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Soudan | Les musées pillés et les trésors vendus !

La barbarie des Forces de soutien rapide (FSR) dirigées par l’ancien chamelier Hemedti Dagalo ne connaît aucune limite. Le patrimoine soudanais héritier d’une Histoire millénaire n’a pas été épargné. Les musées soudanais sont pillés et leurs trésors sont vendus à l’étranger. Selon l’Unesco, le trafic de pièces archéologiques est une activité criminelle très lucrative, classée troisième après les armes et la drogue. Au Soudan, 8000 pièces se sont évaporées ! 

Imed Bahri

Selon le Wall Street Journal, des historiens et des conservateurs de musées soudanais affirment que les FSR qui combattent l’armée régulière depuis trois ans ciblent le riche patrimoine culturel du Soudan et le vendent au plus offrant sur le marché noir international de l’art. Partout dans le pays, leurs combattants se sont alliés à des pillards parmi les civils pour dépouiller les musées des pièces inestimables témoins de l’histoire du pays de l’âge de pierre à l’avènement de l’Islam. 

L’Autorité nationale des antiquités et des musées du Soudan estime à 150 millions de dollars le montant des trésors pillés depuis le début du conflit. Ces dernières semaines, des vidéos circulant en ligne ont montré des vitrines vides qui contenaient autrefois de l’or et des bijoux ayant appartenu aux rois de Napata et de Méroé au Musée national du Soudan.

Dans la ville d’El Fasher, ravagée par la guerre, un palais du XIXe siècle qui abritait le Musée du Sultan Ali Dinar a été vidé avant d’être bombardé et réduit en ruines. Le musée de Nyala, situé dans la capitale de facto des rebelles de l’ouest du Soudan, a été pillé et son contenu, y compris du mobilier, a été volé avant d’être transformé en base militaire.

Une base de données des objets volés

Abdelrahman Ali Mohamed, expert culturel de l’Unesco, impliqué dans les efforts de récupération des objets pillés, indique que les combattants avaient systématiquement ciblé les pièces les plus précieuses. Il a déclaré : «Nous pensons que la milice s’est associée à des organisations criminelles internationales pour faciliter la vente de ces objets. Nous constituons actuellement une base de données de tous les objets volés afin de faciliter leur localisation et leur récupération».

Plus de 8 000 objets ont été volés dont de l’or et des bijoux anciens.

Le contenu des musées soudanais représente une cible de choix pour les FSR. Ce groupe composé principalement d’Arabes trouve ses racines dans les tristement célèbres milices Janjawid responsables du massacre d’environ 200 000 personnes au Darfour –majoritairement des Africains noirs– au début des années 2000.

Les FSR font l’objet de nouvelles accusations de génocide dans le conflit actuel. Pendant des années, le groupe a dépendu des revenus tirés de la vente d’or dans la région du Golfe et des paiements pour la surveillance des mines appartenant au groupe russe Wagner dans l’ouest du Soudan.

Toutefois, depuis le début de la guerre il y a trois ans, ces ressources se sont raréfiées car l’armée régulière a bombardé les mines d’or tenues par les rebelles et les Russes ont quasiment disparu après la mort du fondateur de Wagner Evgueni Prigojine.

Trafic sur le marché noir international de l’art

C’est là que les musées et leurs collections sont devenus la cible des FSR car le trafic sur le marché noir international de l’art, selon l’Unesco, est une activité criminelle très lucrative, classée troisième après les armes et la drogue. 

Au début du conflit, les combattants des FSR ont pris pour cible les quatre musées de la capitale Khartoum. Au Musée national, ils se sont positionnés sur le toit comme des tireurs d’élite avant de piller méthodiquement la majeure partie de l’or, notamment une couronne de fleurs découverte dans la pyramide du roi Talakhamani, un souverain méroïtique du Ve siècle avant J.-C.

Les pilleurs s’attaquent généralement aux petites pièces, faciles à transporter et de grande valeur, laissant sur place les objets plus lourds.

Dans des vidéos qui circulent, on voit les combattants poser avec des piles de bijoux et de lingots d’or volés. Ces objets sont transportés par camion jusqu’aux frontières sud et ouest, d’où ils sont exportés clandestinement du pays, selon des responsables soudanais et des images satellites. Les enquêteurs de l’Onu affirment qu’ils sont vendus à des marchands d’art et que les recettes servent à acheter des drones, des véhicules blindés et des obus d’artillerie utilisés par les FSR dans une guerre qui a fait plus de 150 000 morts et plus de 14 millions de déplacés.

Un porte-parole des FSR a évidemment nié que ses combattants aient pillé des musées. Cependant, selon l’Autorité nationale des antiquités et des musées, les objets volés ont déjà été mis en vente sur les réseaux sociaux et les plateformes en ligne. Certaines pièces, notamment des peintures et des poteries provenant vraisemblablement du Musée national, ont été proposées sur eBay avant d’être retirées après l’alerte donnée par des experts. La société a indiqué appliquer une politique de «tolérance zéro» à l’égard de la mise en vente d’antiquités illicites.

L’Unesco a appelé les autres musées, collectionneurs et maisons de vente aux enchères à s’abstenir de tout commerce d’objets pillés au Soudan.

Il est probable qu’un nombre important de ces objets se soient déjà retrouvés sur le marché noir de l’art.

Au début du conflit, l’Unesco et les autorités soudanaises travaillaient sur des projets de restauration de plusieurs millions de dollars dans plus d’une douzaine de musées et de centres culturels. Des collections entières d’objets avaient été emballées dans des caisses, facilitant ainsi leur transport par les rebelles. Parmi ces objets figuraient des vestiges de certaines des plus anciennes civilisations du monde comme le royaume de Koush qui prospérait le long du Nil il y a des milliers d’années.

Certains de ces objets ont été récupérés. Les autorités ont déclaré que certaines pièces avaient été récupérées par les forces gouvernementales après des affrontements avec les Forces de soutien rapide, tandis que d’autres avaient été saisies aux points de passage frontaliers. Mais cela ne représente qu’une fraction du total. Seuls 570 objets environ ont été exposés lors d’une cérémonie à Port-Soudan en janvier, contre plus de 8 000 volés depuis le début du conflit.

«Ce pillage est non seulement une tragédie nationale pour le Soudan mais une perte pour l’humanité entière», a déclaré Ahmed Junaid, représentant de l’Unesco au Soudan qui a ajouté : «Ces pièces ne devraient pas être autorisées à entrer sur le marché international de l’art»

Des objets archéologiques servent de cibles d’entraînement

Lors des pillages, les voleurs se sont concentrés sur les objets de petite taille mais même les plus grands n’ont pas été entièrement épargnés. Des images ont montré que certaines statues de pharaons aux entrées des musées endommagés étaient criblées de balles comme si elles avaient servi de cibles d’entraînement.

Des cercueils contenant des momies vieilles de plusieurs siècles ont également été détruits à l’intérieur du musée. Les combattants ont également pris pour cible le Musée d’histoire naturelle de l’Université Ahlia d’Omdourman où ils ont brûlé des manuscrits et des livres rares dans une tentative manifeste d’effacer l’identité du Soudan.

«Il est clair que les combattants cherchaient à effacer notre histoire», a déclaré Ikhlas Abdel Latif Ahmed, directeur au sein de l’Autorité nationale des antiquités et des musées du Soudan. 

Près de son bureau se dresse une statue colossale du dieu nubien Apédémak au bord du Nil Bleu. La légende raconte que cette divinité à tête de lion protégeait le pays des envahisseurs et était vénérée comme un dieu de la guerre dans l’ancien Royaume de Koush.

Aujourd’hui, sa statue –qui a survécu en partie parce qu’elle était probablement trop lourde pour être déplacée– se dresse seule au milieu des ruines de la guerre.

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CAN-2025 : l’Algérie déterminée avant son premier match

Le sélectionneur de l’équipe nationale algérienne de football, Vladimir Petkovic, a souligné l’importance de réussir l’entame de la Coupe d’Afrique des Nations CAN-2025 (21 décembre – 18 janvier 2026), à l’occasion du match face au Soudan, prévu mercredi à 16h00, pour le compte de la 1re journée du groupe E.

« Le premier match est toujours difficile, surtout lorsqu’il intervient juste après la période de préparation. Nous sommes sereins et confiants, prêts à tout donner. Nous ferons le maximum pour gagner. La rencontre s’annonce compliquée : nous devons respecter l’adversaire, tout en ayant confiance en nos propres qualités », a déclaré Petkovic lors d’une conférence de presse tenue à 24 heures de la rencontre.

Outre le Soudan, l’Algérie, qui dispute sa 21e participation à la CAN, affrontera également le Burkina Faso et la Guinée équatoriale, qui se rencontrent mercredi à 13h30.

« Je pense que nous sommes contents de tout ce qu’on a fait. L’équipe va bien. Par chance, nous avons récupéré tous les joueurs mis à part Aouar. L’équipe travaille bien et je suis sûr qu’elle va bien commencer », a ajouté le sélectionneur.

Revenant sur les deux dernières éditions de la CAN, conclues par des éliminations dès le premier tour, Petkovic a insisté sur la nécessité de se projeter uniquement sur la compétition en cours.

« J’ai dit à mes joueurs que le passé appartient à hier. Il faut travailler aujourd’hui pour préparer demain. Nous abordons cette aventure avec confiance et positivité. Mon équipe travaille bien et nous attendons la dernière séance, prévue ce mardi, pour arrêter le onze de départ ainsi que la liste des joueurs convoqués. Nous sommes dans l’obligation de donner satisfaction à notre pays et à notre peuple », a-t-il souligné.

Sans la moindre victoire depuis la finale remportée à la CAN-2019 face au Sénégal (1-0) en Égypte, la sélection algérienne est appelée à renouer avec le succès dès cette rencontre face au Soudan, estime Petkovic.

« Nous devons changer les choses. Le groupe a bien travaillé et ce qui s’est passé est désormais derrière nous. Face au Soudan, je suis convaincu que mon équipe sera prête pour la compétition », a-t-il indiqué.

Enfin, le sélectionneur algérien a affirmé avoir analysé son adversaire à travers ses récentes participations au CHAN-2025 et à la Coupe arabe FIFA-2025 au Qatar.

« Nous avons profité de ces compétitions pour analyser cet adversaire. Il a disputé le CHAN et la Coupe arabe pratiquement avec le même effectif », a-t-il conclu.

Pour rappel, les deux premiers de chaque groupe, ainsi que les quatre meilleurs troisièmes, se qualifieront pour les huitièmes de finale.

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