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Cuba : le tourisme s’effondre 

Les arrivées de touristes à Cuba ont chuté de près de 50 % au premier trimestre de l’année, en raison des restrictions énergétiques imposées par les États-Unis et de la suspension de nombreuses liaisons aériennes internationales.

Entre janvier et mars, l’île caribéenne a accueilli 298 057 visiteurs, soit 48 % de moins qu’à la même période en 2025, selon les données publiées par l’Office cubain des statistiques et de l’information, lundi 27 avril.

Cette baisse a été particulièrement marquée en mars, mois durant lequel seulement 35 561 touristes sont arrivés sur l’île, soit le chiffre le plus bas depuis des années.

Au cours du premier trimestre, le nombre de visiteurs en provenance du Canada, principal pays d’origine des touristes, a chuté de 54 %. Les arrivées de Russie ont diminué de 37 %, tandis que celles des Cubains résidant à l’étranger, dont la majorité vit aux États-Unis, ont baissé de près de 43 %.

Deuxième source de devises étrangères du pays, le tourisme avait déjà été affaibli ces dernières années par la crise économique qui a touché le pays à la suite de la pandémie et du renforcement des sanctions américaines pendant le premier mandat de Donald Trump (2017-2021). Entre 2019 et 2025, les revenus du secteur ont chuté de 70 %, selon des calculs basés sur des données officielles.

Washington exerce également des pressions sur les pays qui bénéficient des services médicaux cubains, une autre source importante de revenus pour l’île.

Suite à l’annonce de pénuries de kérosène dans les aéroports du pays, de nombreuses compagnies aériennes canadiennes, russes et européennes ont annoncé la suspension de leurs vols… D’ailleurs, outre le tourisme, le blocus énergétique américain affecte également d’autres secteurs importants de l’économie, tels que l’exploitation du nickel et du tabac.

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Les Émirats arabes unis quittent l’OPEP

Les Émirats arabes unis ont annoncé leur intention de se retirer de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), ainsi que de l’alliance élargie OPEP+. Cette décision, rendue publique mardi 28 avril 2026 par Emirates News Agency, entrera en vigueur le 1er mai 2026.

Selon les autorités émiraties, ce retrait de l’OPEP s’inscrit dans une vision stratégique et économique à long terme. Laquelle vise à accompagner le développement du secteur énergétique national. Abou Dhabi affirme vouloir renforcer son rôle de producteur « responsable et fiable ». Tout en s’adaptant aux évolutions du marché mondial de l’énergie.

Cette décision intervient après une réévaluation approfondie de ses capacités et de ses objectifs énergétiques. Et notamment dans un contexte de demande mondiale en hausse et de tensions sur l’offre.

D’après plusieurs analyses, cette sortie marque un tournant majeur pour l’organisation, déjà fragilisée par les rivalités internes et les bouleversements géopolitiques. En effet, les Émirats arabes unis reprochent entre autres à l’organisation certaines contraintes liées aux quotas de production. De même qu’ils souhaitent exploiter pleinement leurs ressources pétrolières, parmi les moins coûteuses au monde.

Par ailleurs, le contexte régional joue un rôle déterminant. La guerre en Iran et les tensions dans le détroit d’Ormuz ont mis en lumière des divergences entre pays du Golfe. Et plus précisément en ce qui concerne la sécurité énergétique et la coordination politique. Ainsi, le ministre émirati de l’Énergie, Suhail Mohamed al-Mazrouei, a précisé que cette décision relevait d’un choix souverain; sans concertation préalable avec les autres membres de l’OPEP.

Ce départ est perçu comme un coup dur pour l’OPEP. L’organisation perd l’un de ses producteurs clés. Et ce, à un moment où le marché pétrolier mondial reste sous pression. Il pourrait accentuer la volatilité des prix et affaiblir la capacité du cartel à réguler l’offre. Alors même que la demande énergétique mondiale demeure soutenue.

En quittant l’organisation, les Émirats arabes unis, pays membre de l’OPEP depuis 1967, misent sur une plus grande flexibilité pour augmenter leur production. Répondre de la sorte plus efficacement aux besoins du marché. Tout en redessinant les équilibres énergétiques internationaux.

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Accord de libre-échange entre l’Inde et la Nouvelle-Zélande

L’Inde et la Nouvelle-Zélande ont franchi une étape majeure dans leurs relations économiques. Et ce, en signant, le 27 avril 2026 à New Delhi, un accord bilatéral de libre-échange qualifié d’« emblématique ». Ce partenariat vise à renforcer les échanges commerciaux, les investissements et la mobilité des travailleurs entre les deux pays.

L’accord prévoit une libéralisation massive des échanges entre les deux pays. Tout en garantissant notamment un accès en franchise de droits pour 100 % des exportations indiennes vers la Nouvelle-Zélande, couvrant plus de 8 000 produits.

En retour, la Nouvelle-Zélande bénéficiera d’une réduction ou d’une suppression progressive des droits de douane sur la majorité de ses exportations vers l’Inde. Et notamment dans des secteurs clés comme le bois, la laine, le charbon ou encore certains produits agricoles.

L’accord vise à doubler le volume des échanges bilatéraux pour atteindre les 5 milliards de dollars au cours des cinq prochaines années. Il s’accompagne également d’un engagement d’investissement néo-zélandais estimé à 20 milliards de dollars sur quinze ans. Celui-ci se destine à soutenir des secteurs stratégiques tels que l’industrie, les services et les technologies.

Au-delà des biens, le texte introduit des dispositions importantes sur la mobilité professionnelle. Il prévoit notamment la délivrance de visas pour environ 5 000 travailleurs qualifiés indiens. Ainsi que des programmes spécifiques pour les jeunes et les étudiants, favorisant les échanges dans des domaines comme les technologies de l’information, la santé, l’ingénierie et l’éducation.

Toutefois, certaines filières sensibles ont été exclues de la libéralisation, notamment les produits laitiers, le sucre ou certaines huiles alimentaires. Et ce, afin de protéger les agriculteurs et les industries locales indiennes.

Fruit de plusieurs années de négociations — relancées récemment dans un contexte de recomposition du commerce mondial — cet accord s’inscrit dans une stratégie plus large de diversification économique. New Delhi cherche à réduire sa dépendance à certains marchés traditionnels. Tandis que Wellington ambitionne de limiter son exposition à la Chine et de renforcer sa présence dans la région indo-pacifique.

L’entrée en vigueur de l’accord reste conditionnée à sa ratification par le Parlement néo-zélandais. Un processus qui pourrait s’étendre sur plusieurs mois.

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Carburants : la France au bord de la panne sèche ?

La France se dirige-t-elle vers une nouvelle crise énergétique ? Alors que le PDG de TotalEnergies, Patrick Pouyanné, alerte sur un possible risque de pénurie de carburants dans un contexte de fortes tensions géopolitiques, les premiers impacts se font déjà sentir dans le transport aérien. La compagnie Transavia a ainsi commencé à ajuster son programme de vols face à la flambée des prix du kérosène.

La crainte d’une pénurie de carburants en France refait surface. Le PDG de TotalEnergies, Patrick Pouyanné, a évoqué, lundi 27 avril, ce risque, alimentant les inquiétudes dans un contexte international particulièrement instable.

En ligne de mire : le détroit d’Ormuz, passage stratégique par lequel transite une part essentielle du pétrole mondial. Sa fermeture ou ses perturbations, liées aux tensions entre les États-Unis et l’Iran depuis la fin février, font peser une menace directe sur l’approvisionnement énergétique global…

Si les autorités françaises appellent à relativiser — rappelant que le pays dispose de réserves stratégiques capables de couvrir plusieurs semaines de consommation — les premiers signes de tension sont déjà visibles. Depuis fin mars 2026, un nombre croissant de stations-service rencontre des pénuries d’approvisionnement, dans un contexte de hausse des prix et de déséquilibres persistants sur le marché du diesel.

Transavia supprime des vols avant l’été

Surtout, les répercussions de cette crise énergétique commencent à dépasser le seul cadre routier. Le transport aérien en subit désormais les effets concrets. La compagnie low-cost Transavia, filiale du groupe Air France-KLM, a ainsi annoncé l’annulation de certains vols prévus en mai et juin. Une décision directement liée à la flambée des prix du kérosène. Ces annulations restent toutefois limitées (moins de 2 % des vols) mais traduisent une adaptation prudente face à la hausse des coûts. Pour les passagers concernés, la compagnie propose des solutions de report, de remboursement ou de réacheminement rapide, généralement sous 24 heures. Parallèlement, une hausse moyenne d’environ 10 euros par aller-retour a déjà été appliquée sur certains billets, une tendance susceptible de s’étendre à l’ensemble du secteur.

Face à cette situation, les inquiétudes gagnent également les institutions internationales. L’Association internationale du transport aérien (IATA) appelle à une meilleure coordination entre États. Tandis que certains gouvernements envisagent de recourir à des stocks stratégiques pour éviter une pénurie de kérosène.

Ainsi, si le scénario d’une panne sèche généralisée en France reste, à ce stade, peu probable selon les pouvoirs publics, la conjonction de tensions géopolitiques, de perturbations logistiques et de hausse des coûts énergétiques révèle la vulnérabilité d’un système fortement dépendant des équilibres internationaux. Une fragilité désormais visible, aussi bien à la pompe que dans les airs.

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Le Canada lance son premier fonds souverain doté de 25 milliards de dollars

Le Canada annonce la création de son tout premier fonds souverain, baptisé « Canada Strong Fund ».  Et ce, dans un contexte de recomposition économique mondiale et de tensions commerciales croissantes. C’est une initiative que présentait le Premier ministre Mark Carney, à Ottawa, lundi 27 avril.

Doté d’un capital initial de 25 milliards de dollars canadiens (environ 18 milliards de dollars américains), ce fonds public d’investissement vise à financer des projets stratégiques à l’échelle nationale, notamment dans les secteurs de l’énergie, des infrastructures, des minerais critiques, de l’agriculture et des technologies.

Pensé comme un outil de long terme, le fonds fonctionnera sur un modèle d’investissement aux côtés du secteur privé, avec l’objectif de générer des rendements commerciaux tout en soutenant la transformation de l’économie canadienne. Les bénéfices seront réinvestis afin d’accroître progressivement sa capacité financière et de constituer une richesse durable pour les générations futures.

L’une des particularités du dispositif réside dans la volonté d’ouvrir le fonds aux citoyens. Le gouvernement prévoit en effet de lancer un produit d’investissement accessible au grand public, permettant aux Canadiens de participer directement au financement des projets et de bénéficier des retombées économiques.

Cette initiative intervient dans un contexte marqué par des tensions commerciales avec les États-Unis et une volonté affichée d’accroître l’indépendance économique du pays. Le fonds doit ainsi contribuer à réduire la dépendance du Canada à certains partenaires commerciaux, tout en renforçant sa compétitivité dans des secteurs clés.

Toutefois, certains observateurs soulignent que le Canada ne dispose pas d’importants excédents budgétaires — traditionnellement à l’origine des fonds souverains — ce qui pourrait limiter, à court terme, la capacité d’expansion du dispositif. Malgré ces réserves, le gouvernement défend un instrument stratégique destiné à stimuler l’investissement domestique et à soutenir la croissance sur le long terme.

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Smartphones et IA plus chers : la guerre en Iran frappe la tech

Le conflit en Iran ne se limite plus aux marchés de l’énergie : il perturbe désormais profondément l’industrie technologique mondiale, désorganise la chaîne d’approvisionnement des circuits imprimés et des puces électroniques, entraînant une hausse significative des coûts pour les entreprises du secteur.

Au cœur de cette crise figure une dépendance critique à certains matériaux produits ou transitant par le Moyen-Orient. Selon un rapport de Reuters, des installations pétrochimiques majeures ont été touchées, affectant notamment la production de résines essentielles à la fabrication des circuits imprimés. L’un des acteurs clés du marché, responsable d’une large part de l’approvisionnement mondial, se retrouve ainsi à l’arrêt, aggravant les tensions sur les stocks disponibles.

Conséquence directe : les prix des composants électroniques flambent. Selon plusieurs analyses, le coût des circuits imprimés a bondi jusqu’à 40 % en avril, dans un contexte déjà marqué par la hausse des prix des puces mémoire et des matières premières comme le cuivre.

Cette situation fragilise l’ensemble de l’écosystème technologique, des fabricants de smartphones aux géants du cloud et de l’intelligence artificielle. Les entreprises doivent désormais arbitrer entre augmentation des prix, réduction des marges ou réorganisation de leurs chaînes d’approvisionnement.

Ressources stratégiques affectées…

Au-delà des matériaux, le conflit affecte aussi des ressources stratégiques indispensables à la production de semi-conducteurs. Le Moyen-Orient joue en effet un rôle clé dans la fourniture de gaz rares comme l’hélium, utilisé pour refroidir les wafers lors de la fabrication des puces. Les perturbations logistiques et les fermetures de sites accentuent la pression sur une chaîne déjà sous tension.

Plus largement, la fermeture ou la perturbation du détroit d’Ormuz, par lequel transite une part essentielle des hydrocarbures et de nombreuses matières premières, renforce les difficultés d’approvisionnement à l’échelle mondiale.

Lire aussi – Détroit d’Ormuz : un cessez-le-feu trop court pour relancer le trafic

Face à cette accumulation de chocs, les industriels anticipent une hausse durable des coûts et des tensions persistantes sur les chaînes d’approvisionnement. Même en cas d’accalmie militaire, les effets du conflit pourraient se prolonger pendant plusieurs années, tant les interdépendances industrielles sont profondes et difficiles à reconfigurer rapidement.

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Entre économie et énergie, l’Égypte temporise sur les horaires commerciaux

Le gouvernement de l’Égypte annonce une décision concernant les horaires de fermeture des commerces. Et ce, à l’issue d’une réunion de la cellule de crise présidée par le Premier ministre, Mustafa Madbouli, dimanche 26 avril 2026.

Cette décision arrive à la veille de l’expiration de la mesure exceptionnelle fixant la fermeture des magasins à 23h00 en Égypte. Laquelle intervenait dans un contexte de tensions internationales et de pressions économiques, notamment liées à l’énergie.

Selon les informations disponibles, les autorités égyptiennes ont choisi de maintenir provisoirement les horaires actuels. Et ce, dans l’attente d’une évaluation complète de leur impact sur l’activité économique et la consommation.

Ainsi, dans le détail, on retrouve les dispositions suivantes :

  • Les commerces et centres commerciaux ferment à 23h00. Et ce, avec une extension jusqu’à minuit les jeudis, vendredis et jours fériés.
  • Les restaurants et cafés peuvent rester ouverts jusqu’à 1h du matin. Tout en continuant les services de livraison 24h/24.

Par ailleurs, le gouvernement égyptien souligne que ces mesures restent transitoires, et qu’une décision finale — prolongation, modification ou suppression — sera prise en fonction des indicateurs économiques et des besoins du marché.

En parallèle, certaines zones touristiques bénéficient d’exceptions dans le pays. Car la nécessité se fait sentir de préserver l’activité du secteur stratégique pour l’économie nationale.

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S&P abaisse la note de la Belgique

L’agence S&P Global Ratings abaisse la note de crédit de la Belgique d’un cran, à AA-. Soit sa deuxième dégradation en une semaine. Et ce, sur fond d’inquiétudes concernant l’aggravation du déficit budgétaire du pays.

L’agence explique que la dette publique de la Belgique pourrait atteindre environ 109 % du PIB d’ici 2029, avec une augmentation du poids du service de la dette.

Dans le même contexte, S&P a abaissé ses perspectives pour la Finlande à négatives. Tout en maintenant tout de même la notation finoise à AA+. Cette décision fait suite au ralentissement de la croissance, à l’augmentation des dépenses de défense, aux pressions démographiques et à la hausse des coûts d’intérêt de ce pays.

Au final les agences de notation avertissent que le maintien de prix élevés de l’énergie et les tensions géopolitiques, notamment la guerre au Moyen-Orient, pourraient entraver la reprise de l’économie européenne.

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Méditerranée : Paris et Athènes resserrent les rangs, au grand dam d’Ankara

La France et la Grèce ont scellé, le 25 avril, un accord stratégique majeur visant à renforcer leur autonomie face aux grandes puissances, tout en consolidant leur coopération militaire. Les déclarations d’Emmanuel Macron sur la souveraineté grecque en mer Égée ont toutefois provoqué l’irritation d’Ankara, qui dénonce une volonté d’isolement et un repositionnement accru de Paris en Méditerranée orientale, dans un contexte de rivalités croissantes au sein de l’OTAN.

Le président français a agréablement surpris son auditoire, samedi 25 avril, en déclarant que si la souveraineté de la Grèce en mer Égée était menacée, « nous serions là ». Une allusion indirecte à la Turquie, ce qui du reste a irrité Ankara. Les médias turcs voient dans cette déclaration une volonté du président français de vendre davantage d’armes à la Grèce, l’un des principaux clients de la France en matière d’équipements militaires. Ils estiment par ailleurs que la France soutiendra la Grèce, les Chypriotes grecs et Israël face à la Turquie. Ils dénoncent un « héroïsme à bon marché » de Macron à Athènes…

Fidan à Londres

Des chroniqueurs turcs affirment que, depuis 1999, la Grèce poursuit une politique consistant à transformer tous ses problèmes bilatéraux avec la Turquie en problèmes UE-Turquie. Elle souhaiterait désormais rallier l’ensemble de l’Union européenne à sa cause face à une possible « attaque turque ».

Selon eux, la France et la Grèce seraient, pour l’instant, enclines à isoler la Turquie de l’Europe au nom de leurs propres intérêts nationaux. Le renforcement de l’accord avec la Grèce, soutiennent-ils, s’inscrit dans la stratégie parisienne visant à consolider sa présence militaire dans la région, avec des retombées économiques à la clé.

Il est toutefois diplomatiquement intéressant de noter que, durant les deux jours de visite du président Macron à Athènes pour signer d’importants accords stratégiques, le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, était à Londres pour signer lui aussi un important accord-cadre bilatéral stratégique avec le Royaume-Uni. La concomitance de ces deux visites pourrait annoncer une divergence notable au sein de l’OTAN dans les prochains mois, soulignent les analystes turcs.

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Le pétrole grimpe, Wall Street dans le doute

Les contrats à terme sur les indices boursiers américains ont peu évolué après des clôtures à des niveaux records la semaine dernière. Alors qu’une flambée des prix du pétrole et le blocage des négociations entre les États-Unis et l’Iran ont freiné l’appétit pour le risque avant une semaine chargée pour Wall Street.

Les contrats à terme sur le S&P 500 ont reculé de 0,1 % à 7 189,75 points. Tandis que les contrats à terme sur le Nasdaq 100 ont gagné 0,1 % à 27 455,75 points à 02h50 (heure de Paris). Les contrats à terme sur le Dow Jones ont chuté de 0,2 % à 49 293,0 points.

Le S&P 500 et le NASDAQ Composite ont clôturé quant à eux à des niveaux records vendredi, couronnant une quatrième semaine consécutive de gains, soutenus par la vigueur des valeurs technologiques à très forte capitalisation.

Sur la semaine, le S&P 500 a progressé de 0,6% et le Nasdaq a bondi de 1,5 %. Le Dow Jones Industrial Average a reculé de 0,4 % sur la semaine.

Par ailleurs, les prix du pétrole ont grimpé lors des échanges asiatiques lundi 27 avril. Et ce, après le blocage des négociations entre les États-Unis et l’Iran ce week-end. Le Brent brut s’élevant ainsi à 108 $ le baril.

Cette hausse intervient alors que le détroit d’Ormuz est resté largement fermé, perturbant les flux énergétiques mondiaux et suscitant des inquiétudes quant à des contraintes d’approvisionnement prolongées.

A noter que Donald Trump a annulé, le 25 courant, le voyage des émissaires américains au Pakistan visant à faire progresser les négociations sur la guerre avec l’Iran…

Les investisseurs attendent les résultats des « Mag 7 » cette semaine

Relevons également que l’attention des investisseurs se tourne désormais vers une semaine cruciale pour les résultats d’entreprises, avec cinq des sept géants technologiques surnommés les « Magnificent Seven » qui s’apprêtent à publier leurs résultats.

L’attention se portera également sur la décision de politique monétaire de la Réserve fédérale mercredi, qui pourrait marquer la dernière réunion dirigée par son président, Jerome Powell, qui cèdera sa place à Kevin Warsh en mai prochain.

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La BCE joue la prudence dans un climat économique incertain

La Banque centrale européenne (BCE) devrait maintenir ses taux d’intérêt inchangés lors de sa réunion de jeudi 30 avril, optant pour une posture attentiste face au ralentissement de l’économie européenne.

Cette décision de la BCE s’explique notamment par l’incertitude persistante autour de l’inflation, alimentée par les répercussions du conflit au Moyen-Orient et la hausse des prix de l’énergie. L’institution préfère ainsi disposer de davantage de données avant d’ajuster sa politique monétaire.

Déjà en mars 2026, la BCE avait choisi de ne pas modifier ses taux, réaffirmant une stratégie prudente fondée sur l’analyse des données économiques au cas par cas.

Dans ce contexte, la croissance en zone euro montre des signes d’essoufflement. Ce qui renforce la nécessité d’éviter un durcissement prématuré des conditions financières. Plusieurs analystes estiment toutefois qu’une éventuelle hausse pourrait intervenir d’ici juin, si les pressions inflationnistes se confirmaient.

En somme, la BCE privilégie une approche graduelle : maintenir les taux à court terme; tout en gardant la possibilité d’agir rapidement selon l’évolution de l’économie et de l’inflation.

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Pékin serre la vis budgétaire malgré les turbulences géopolitiques

La Chine a réduit ses dépenses publiques en mars, alors que son économie se redressait en ce début d’année, malgré les perturbations causées par la guerre en Iran.

Une mesure générale des dépenses publiques a chuté de 2,5 % le mois dernier par rapport à l’année précédente, soit la plus forte baisse depuis octobre, selon les calculs de Bloomberg basés sur les données du département du Trésor publiées vendredi 24 avril.

La deuxième économie mondiale a connu une croissance plus rapide que prévu au premier trimestre, inversant le ralentissement observé en fin d’année dernière grâce à un net renforcement du secteur manufacturier. Le conflit au Moyen-Orient n’a jusqu’à présent pas constitué une menace sérieuse pour la Chine, grâce notamment aux efforts déployés par le passé pour renforcer sa sécurité énergétique.

La reprise inattendue de la croissance pourrait avoir réduit le besoin de mesures de soutien budgétaire supplémentaires, au-delà de celles déjà prévues dans le budget de cette année. Les décideurs politiques se montrent également plus prudents quant à l’extension de ce soutien, compte tenu des inquiétudes croissantes concernant la dette publique et la baisse des recettes de l’État.

Dans le même temps, la pression sur Pékin diminue après la réduction de son objectif de croissance annuel à 4,5 %-5 %, soit l’objectif le moins ambitieux depuis 1991.

Toutefois, la guerre au Moyen-Orient pourrait encore compliquer les plans de relance économique, car le blocus du détroit d’Ormuz – voie maritime essentielle pour l’énergie – fait grimper les prix du pétrole et pourrait affaiblir la demande d’exportations chinoises.

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Transport maritime : le commerce mondial sous tension extrême

Selon l’Autorité du canal de Panama, des entreprises ont déboursé jusqu’à 4 millions de dollars pour transiter par cette voie de navigation, le détroit d’Ormuz étant de facto fermé, ce qui a provoqué un « choc » dans les flux commerciaux mondiaux.

Alors que le transit par le canal se fait généralement à prix fixe sur réservation, les entreprises sans réservation peuvent traverser le canal en payant un supplément via une vente aux enchères des places disponibles, qui sont attribuées au plus offrant, leur évitant ainsi d’attendre des jours au large de Panama City, la capitale.

Le prix moyen du passage du canal se situe entre 300 000 et 400 000 dollars, selon le navire. Auparavant, pour bénéficier d’un passage plus rapide, les compagnies payaient un supplément de 250 000 à 300 000 dollars. Ces dernières semaines, ce surcoût moyen a explosé pour atteindre près de 425 000 dollars.

Selon l’Associated Press, ce prix a explosé ces dernières semaines suite au double blocus imposé par l’Iran et les États-Unis sur le détroit d’Ormuz… De plus en plus de navires transitent par le canal de Panama, les cargaisons étant redirigées et les acheteurs s’approvisionnant dans d’autres pays afin d’éviter le commerce via la route désormais dangereuse du Moyen-Orient.

« Avec tous ces bombardements, ces missiles, ces drones… les entreprises trouvent plus sûr et moins coûteux de passer par le canal de Panama », a déclaré l’avocat et analyste dans la ville de Panama, Rodrigo Noriega. « Tout cela perturbe les chaînes d’approvisionnement mondiales ». Il a ajouté que le gouvernement panaméen maximise ce qu’il peut tirer du canal de Panama…

Cependant, tout en engrangeant davantage de revenus grâce aux nouveaux points de passage, le gouvernement panaméen a également été touché par des troubles géopolitiques. Mercredi 22 avril, le ministère des Affaires étrangères du pays a accusé l’Iran d’avoir illégalement arraisonné un navire battant pavillon panaméen appartenant à la compagnie italienne MSC Francesca dans le détroit d’Ormuz. « Ceci constitue une grave atteinte à la sécurité maritime et une escalade inutile à un moment où la communauté internationale plaide pour l’ouverture du détroit d’Ormuz à la navigation internationale sans menaces ni coercition d’aucune sorte », indique un communiqué.

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L’AIE prévoit deux années de tension sur le marché mondial du gaz

Le marché mondial du gaz naturel devrait rester tendu bien au-delà de cette année, car le conflit en cours au Moyen-Orient et les dommages causés aux infrastructures régionales continuent de perturber l’approvisionnement, s’inquiète l’Agence internationale de l’énergie (AIE).

Dans un récent rapport, l’AIE indiqué que la guerre a retardé la surproduction attendue de gaz naturel liquéfié (GNL), malgré la mise en service de nouvelles capacités de production. L’impact est retardé d’« au moins deux ans. L’ajustement de la demande sera crucial pour équilibrer le marché mondial du gaz », selon l’AIE.

Ces prévisions rejoignent l’avertissement lancé en début de semaine par le groupe Vitol, qui estimait que l’approvisionnement mondial pourrait être affecté jusqu’en 2028. La compagnie énergétique a rappelé le mois dernier des dommages aux installations de GNL au Qatar et des retards dans de nouveaux projets au Moyen-Orient. D’ailleurs, le Qatar souligne que les frappes iraniennes du mois dernier avaient endommagé environ 17 % de sa capacité de liquéfaction, et que les réparations pourraient prendre jusqu’à cinq ans.

La combinaison de pertes d’approvisionnement immédiates et d’un développement plus lent des nouvelles capacités de production pourrait entraîner une pénurie totale d’environ 120 milliards de mètres cubes de GNL entre 2026 et 2030, selon l’AIE.

Pour l’instant, la demande a chuté sur les principaux marchés d’importation en raison de la hausse des prix, de la douceur des températures et des politiques de restriction de la consommation. Certains pays asiatiques se tournent vers des carburants alternatifs et des mesures de limitation de la demande pour pallier la pénurie.

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Les États-Unis accusent la Chine de vol de technologies d’IA à « échelle industrielle »

Des entités chinoises sont accusées par la Maison Blanche de mener des campagnes « à l’échelle industrielle » pour copier secrètement des modèles d’intelligence artificielle américains.

« Les États-Unis ont des preuves que des entités étrangères, principalement en Chine, mènent des campagnes de désinformation à grande échelle pour voler l’IA américaine », a déclaré Michael Kratsios, conseiller en politique technologique de la Maison Blanche, dans un message publié sur la plateforme X.

La « distillation » est une technique qui consiste à entraîner un modèle d’intelligence artificielle sur les réponses d’un modèle plus puissant afin de reproduire ses capacités ; elle est légale lorsqu’elle est autorisée, illégale lorsqu’elle est pratiquée secrètement.

Fin février, la société Anthropic a accusé trois laboratoires d’IA chinois — DeepSeek, Moonshot et MiniMax — d’avoir créé « plus de 24 000 faux comptes pour générer plus de 16 millions d’interactions avec le modèle Claude » afin de reconstituer son fonctionnement et d’entraîner leurs propres modèles.

Le 12 février, dans un mémorandum adressé au Congrès américain, OpenAI a accusé DeepSeek de copier secrètement ses modèles grâce à des techniques de contournement complexes.

« Ces entités étrangères », non nommées par la Maison Blanche, « utilisent des dizaines de milliers de comptes de prête-nom » pour échapper à la détection « et aux techniques de contournement afin de détourner systématiquement les avancées technologiques américaines », a ajouté Michael Kratsios. « Les entités étrangères qui bâtissent sur des fondations aussi fragiles doivent avoir peu confiance en l’intégrité et la fiabilité des modèles qu’elles produisent ».

L’administration Trump a annoncé qu’elle partagerait ses informations avec les entreprises américaines spécialisées dans l’IA et qu’elle « étudierait des mesures » pour sanctionner les responsables, sans donner plus de précisions.

Ce mémorandum a été rendu public moins de trois semaines avant le sommet prévu à Pékin le 14 mai entre Donald Trump et son homologue chinois Xi Jinping.

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L’Inde et la Chine se disputent le pétrole russe

L’Inde et la Chine, deux des plus grands importateurs de pétrole au monde, se disputent les approvisionnements mondiaux en pétrole brut. Alors que les perturbations dans le détroit d’Ormuz et le gel des pourparlers de paix entre les États-Unis et l’Iran limitent l’offre.

« La concurrence entre l’Inde et la Chine pour le pétrole brut russe est intense et se poursuivra pour les cargaisons chargées en juin », a déclaré, le 23 avril, Muyu Xu, analyste principal chez Kpler, cité par CNBC.

Il faut rappeler que le 18 avril, les États-Unis ont renouvelé une dérogation autorisant les pays à acheter du pétrole russe sous sanctions, acheminé par voie maritime, pour une durée d’environ un mois. Ce qui a permis d’atténuer la pression sur les prix mondiaux.

Cependant, ils n’ont pas levé les sanctions imposées au pétrole iranien, dont près de 98 % est destiné à la Chine, et en plus petites quantités à l’Inde.

Les attaques iraniennes contre les infrastructures énergétiques au Moyen-Orient ont également perturbé les approvisionnements en provenance des pays du Golfe, augmentant ainsi la demande de pétrole russe.

Selon Kpler, les importations chinoises transitant par cette voie maritime stratégique ont chuté à environ 222 000 barils par jour en avril, contre 4,45 millions de barils par jour avant la guerre en Iran. Les importations indiennes par cette même voie ont quant à elles diminué, passant de 2,8 millions de barils par jour en février à 247 000 barils par jour actuellement.

« La fermeture de facto du détroit d’Ormuz pousse les pays asiatiques à rechercher du pétrole brut bon marché et disponible. Et le pétrole russe entre dans cette catégorie », a expliqué Muyu Xu de Kpler.

Inde et Chine : des vulnérabilités différentes

L’Inde semble plus vulnérable aux perturbations d’approvisionnement. Ses importations ont chuté en mars et, selon les experts du secteur pétrolier, elle ne dispose que d’une marge de manœuvre limitée à une trentaine de jours face à des chocs prolongés. Contrairement à d’autres pays, le gouvernement indien n’a pas augmenté les prix des carburants, maintenant ainsi la demande d’essence et de diesel stable.

La Chine, quant à elle, dépend de cette voie maritime cruciale pour 45 à 50 % de ses importations de pétrole brut, selon le Centre de politique énergétique mondiale de l’Université Columbia. Cependant, ses réserves peuvent couvrir la demande pendant trois à quatre mois…

Néanmoins, Pékin a besoin d’importations de pétrole pour soutenir ses importantes industries d’exportation et pétrochimiques, ainsi que pour renforcer ses réserves stratégiques en cas de guerre prolongée.

Dépendance au pétrole russe

L’Inde a importé un total de 4,57 millions de barils par jour en mars, dont 2,14 millions (47 %) provenaient de Russie, selon Benjamin Tang de S&P Global.

Ce chiffre représente presque le double de celui de février, où la part de la Russie avoisinait les 20 %. Sur la même période, les importations totales de l’Inde ont chuté de plus de 14 %.

Les importations chinoises ont également chuté, enregistrant une baisse de 2,8 % en mars par rapport à l’année précédente. Face à la limitation des flux iraniens, la Chine s’est tournée vers la Russie pour combler ce manque.

Selon Kpler, la Chine a importé 1,8 million de barils de pétrole russe par jour en mars, un volume légèrement inférieur aux 1,9 million de février. Cependant, en avril, l’Inde et la Chine se sont retrouvées en concurrence directe, chacune important environ 1,6 million de barils de pétrole brut russe.

Avant la guerre, les raffineurs indiens avaient réduit leurs importations de pétrole russe suite aux sanctions américaines imposées à deux grandes compagnies pétrolières. Washington avait également fait pression sur l’Inde pour qu’elle réduise sa dépendance à l’égard de la Russie en échange d’un accord commercial favorable…

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Extension de la trêve Israël–Liban et pari risqué de Washington face à Téhéran

Israël et le Liban ont convenu, jeudi 23 avril, de prolonger de trois semaines le cessez-le-feu en vigueur depuis le 16 avril 2026, à l’issue de négociations menées à la Maison-Blanche sous l’impulsion de Donald Trump. Cette trêve, initialement fixée à dix jours, visait à ouvrir la voie à des discussions en vue d’un accord plus durable dans un contexte régional explosif.

Malgré cette extension, la situation sur le terrain reste extrêmement fragile. Des affrontements se poursuivent dans le sud du Liban entre l’armée israélienne et le mouvement chiite Hezbollah, soutenu par l’Iran. Des frappes israéliennes ont notamment fait plusieurs victimes, dont Amal Khalil, journaliste libanaise de 42 ans, tuée lors d’une frappe israélienne dans la localité d’Al-Tayri, illustrant les limites concrètes de la trêve.

En parallèle, Donald Trump affirme vouloir obtenir « le meilleur accord possible » avec l’Iran, sans précipitation, dans le cadre d’un conflit plus large marqué par les tensions autour du programme nucléaire iranien et la sécurité du détroit stratégique d’Ormuz.

A noter que l’Iran a perturbé le trafic maritime en saisissant des navires et en maintenant une pression sur les routes énergétiques mondiales. Tandis que Washington a durci son ton, allant jusqu’à menacer de riposter militairement à toute tentative de minage maritime.

Sur le plan diplomatique, la trêve Israël–Liban s’inscrit dans une stratégie plus large de désescalade pilotée par les États-Unis. Washington espère même organiser, dans les prochaines semaines, une rencontre directe entre les dirigeants israéliens et libanais. A savoir, une perspective inédite depuis des décennies.

Mais plusieurs obstacles demeurent. Le Hezbollah, acteur central du conflit, n’a pas participé aux négociations. Et Israël conditionne toute avancée à un affaiblissement de ce mouvement. De son côté, le Liban réclame un retrait israélien et des garanties sur sa souveraineté territoriale.

Ainsi, malgré une dynamique diplomatique relancée, la prolongation du cessez-le-feu apparaît davantage comme une pause stratégique que comme une véritable sortie de crise. Entre ambitions américaines, rivalités régionales et réalités militaires, l’équilibre reste précaire.

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L’économie de la zone euro recule sous la pression des prix

L’activité économique de la zone euro s’est contractée en avril, selon les données provisoires de l’enquête PMI de S&P Global publiées le 23 avril, mettant fin à 15 mois consécutifs de croissance.

Le secteur des services s’est contracté, tandis que la production manufacturière a progressé. Les pressions inflationnistes ont continué de s’accentuer, les coûts des intrants et les prix des produits augmentant à leur rythme le plus rapide depuis plus de trois ans, dans un contexte de répercussions de la guerre au Moyen-Orient. Ce conflit a également provoqué de graves perturbations des chaînes d’approvisionnement, les délais de livraison des fabricants s’allongeant au plus haut niveau depuis mi-2022. Parallèlement, la confiance des entreprises a chuté et l’emploi a légèrement reculé.

Dans le secteur des services, l’activité économique a reculé pour la première fois en près d’un an et au rythme le plus soutenu depuis février 2021. En revanche, la production manufacturière a continué de croître, enregistrant une expansion pour le quatrième mois consécutif et au rythme le plus rapide depuis août dernier.

En Allemagne, l’activité économique a reculé pour la première fois en 11 mois, tandis qu’en France, la production a chuté au rythme le plus soutenu depuis février 2025… « La zone euro est confrontée à des difficultés économiques croissantes dues à la guerre au Moyen-Orient, ce qui représente un casse-tête majeur pour les décideurs politiques. Le conflit a plongé l’économie en récession en avril, tout en faisant exploser l’inflation. Parallèlement, la multiplication des pénuries d’approvisionnement menace de freiner davantage la croissance et d’exercer une pression à la hausse sur les prix dans les semaines à venir », a déclaré Chris Williamson, économiste en chef chez S&P Global Market Intelligence.

« Il n’est pas surprenant que les entreprises soient de plus en plus pessimistes, le moral des entreprises étant désormais à son plus bas niveau depuis fin 2022 », a-t-il ajouté.

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Allemagne : la croissance du PIB ne dépassera pas 0,5 % pour 2026

Le gouvernement fédéral de l’Allemagne revoit à la baisse de manière significative ses prévisions de croissance économique pour l’année en cours et en 2027. Et ce, dans le contexte de la nouvelle crise au Moyen-Orient.

Selon les estimations du ministère de l’Économie, présentées par la ministre Katherina Reiche, le PIB allemand ne progressera que de 0,5 % cette année; contre 1,0 % prévu par le gouvernement il y a quelques mois. « La reprise économique attendue cette année est une fois de plus freinée par des chocs géopolitiques externes. La guerre en Iran fait grimper les prix de l’énergie et des matières premières. Ce qui pèse sur les ménages et alourdit le fardeau de l’économie allemande » a-t-elle expliqué. Le PIB devrait croître de 0,9 % en 2027. Alors qu’une croissance de 1,3 % était initialement attendue, a-t-elle ajouté.

En outre, les estimations de l’inflation ont été révisées. En effet, les prix à la consommation augmenteront de 2,7 % cette année et de 2,8 % en 2027.

Par ailleurs, le commerce extérieur demeure en crise, le gouvernement estimant que les exportations resteront stagnantes cette année et augmenteront de 1,3 % l’année prochaine. Outre la crise géopolitique, la taille de l’économie est également affectée par les difficultés croissantes liées à la concurrence internationale. De même que par la réduction continue des capacités de production.

A cet égard, Mme Reiche estime que la croissance en Allemagne est principalement due à l’augmentation des dépenses publiques. Et plus précisément dans les domaines de la défense et des infrastructures. Et ce, grâce au recours au « fonds spécial » et à la suspension du « frein à la dette ».

Au final, notons que depuis le début de la guerre américano-israélienne contre l’Iran, l’économie mondiale s’est affaiblie. C’est un facteur qui n’épargne pas l’Allemagne, a commenté la ministre de l’Économie. Tout en faisant notamment référence à la fermeture du détroit d’Ormuz, qui a entraîné une restriction des approvisionnements énergétiques mondiaux et une hausse des prix. Cette hausse des prix de l’énergie a des répercussions sur les prix des autres produits et services, a-t-elle souligné. Et d’insister sur la nécessité de réformes structurelles « rapides et décisives »…

Le chômage devrait toutefois se maintenir à un niveau élevé de 6,3 %. Ce qui constitue un problème structurel, car il ralentit l’économie dans son ensemble à court terme. Avec moins de travailleurs, le potentiel de croissance diminue également.

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