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“La philosophie comme art de vivre”, selon Frédéric Lenoir

Mardi soir, 21 avril 2026, La Marsa s’est voilée dans un brouillard inhabituel, presque irréel pour cette fin d’avril tunisienne. Un voile dense recouvrait les contours du monde, comme si la réalité elle-même hésitait à se laisser immédiatement saisir. Un flou où voir ne suffit plus. Une injonction silencieuse à regarder autrement, dans un monde où la visibilité ne garantit plus la compréhension. C’est dans ce décor, entre opacité et perception, que s’est tenue au Zéphyr la conférence de Frédéric Lenoir, intitulée «La philosophie comme art de vivre». Une salle comble y posait, sans le dire, une question simple et vertigineuse : comment vivre, vraiment ?

Manel Albouchi

Né en 1962 à Madagascar, Frédéric Lenoir est à la fois philosophe, sociologue et écrivain. Formé à la philosophie et spécialiste du dialogue entre spiritualité et modernité, il a consacré son œuvre à rendre accessibles les grandes traditions de sagesse. Auteur de plus d’une cinquantaine d’ouvrages, traduits dans une vingtaine de langues et vendus à plusieurs millions d’exemplaires, il s’impose aujourd’hui comme l’une des voix majeures de la pensée contemporaine sur le sens, le bonheur et la spiritualité. Parmi ses livres les plus marquants figurent : ‘‘Petit traité de vie intérieure’’, ‘‘L’Âme du monde’’, ‘‘La Puissance de la joie’’, ‘‘Le miracle Spinoza’’, ‘‘Young un voyage vers Soi’’, ‘‘Socrate, Jésus et Buddha’’… et son dernier ‘‘Les 5 piliers de la sagesse’’.

Entre les références à la psychologie, à la philosophie grecque, aux traditions spirituelles, aux pensées plus contemporaines et aux sagesses orientales, une cohérence se dessine. Non pas une fusion des savoirs, mais une circulation entre eux. Frédéric Lenoir n’a pas choisi entre les mondes, mais tente de les relier sans les confondre. Et ce qui en sort est une cohérence intérieure, sans fusion ni séparation.

Une époque en quête de sens

Nous vivons dans un temps paradoxal : tout est dit, tout est visible, tout est accessible… et pourtant, quelque chose manque. Ce manque n’est plus seulement intellectuel. Il est existentiel. Face à la saturation du discours et à la fatigue du bruit, la question du sens revient avec insistance : comment habiter une époque fragmentée sans s’y dissoudre ?

Dès l’ouverture de sa conférence, Frédéric Lenoir propose une distinction structurante entre religion et spiritualité : la première organise et inscrit dans une forme collective, la seconde engage une transformation intérieure et une expérience du lien. Entre les deux, une tension demeure : Comment tenir une forme sans s’y enfermer ? Comment chercher sans se disperser ?

Dans un monde traversé par les guerres, les oppositions et les radicalisations, la tentation est forte de réduire le réel à des binarités simples : bien et mal, vrai et faux, nous et eux. Mais cette simplification est une impasse. La réalité humaine est faite de polarités, non de séparations figées. Le danger commence lorsque ces polarités cessent d’être vivantes pour devenir rigides. C’est dans cet espace de tension que se joue aujourd’hui une part essentielle de notre maturité collective.

Une architecture de la sagesse

La conférence s’est structurée autour des cinq piliers de la sagesse développés dans le dernier ouvrage de Frédéric Lenoir (Éditions Albin Michel). Ces piliers dessinent moins une théorie qu’une discipline intérieure.

1. La connaissance : il ne s’agit pas d’accumuler des savoirs, mais de se défaire des illusions. Socrate en avait fait une exigence fondatrice : se connaître ne signifie pas se définir, mais se questionner sans relâche. Cette démarche implique une traversée intérieure, lente et souvent inconfortable, où l’on perd certaines certitudes pour gagner une forme de liberté plus lucide.

2. L’amour : de Jésus à Ibn Arabi, l’amour apparaît comme une voie d’unification. Mais il ne s’agit pas d’un idéal abstrait. L’amour véritable suppose une lucidité sur ses propres zones d’ombre : jugements, projections, conflits internes. La violence du monde n’est pas seulement extérieure. Elle est aussi le prolongement d’une conflictualité intérieure non reconnue. Aimer, dans cette perspective, ne signifie pas idéaliser. Cela signifie devenir entier.

3. L’éthique rappelle que la liberté ne peut exister sans structure. Loin d’un retour moraliste, elle désigne une intériorisation de la loi : non plus imposée de l’extérieur, mais intégrée comme repère vivant. Elle permet de tenir ensemble rigueur et souplesse, sans basculer ni dans la démesure ni dans le dogmatisme.

4. La présence : dans l’esprit de Michel de Montaigne, elle consiste à vivre ‘à propos’, à habiter le présent sans fuite, à ne pas se perdre dans l’avant ni dans l’après. Mais cette présence est rare. Car nous vivons souvent ailleurs : dans l’anticipation, la correction, l’inquiétude, ou la fuite… dans l’anxiété et les attachements insécures.

5. L’acceptation, avec Épictète et Friedrich Nietzsche, ouvre à un «oui» au réel. Non pas un oui résigné ou passif, mais un oui transformateur. Qui prends ce qui est donné, même l’épreuve, et le convertit en matière de conscience.

Le bonheur : une conséquence, non une conquête

Dans cette perspective, le bonheur n’est pas présenté comme un but. Mais comme un effet secondaire. Celui d’une vie qui cesse de fuir : fuite de soi, fuite du réel, fuite de la contradiction.

Ce qui s’est joué avant-hier soir dépasse le cadre d’une conférence. C’est une certaine manière d’habiter le monde qui s’est donnée à entendre. Une manière qui refuse la simplification, qui accepte la complexité, et qui tente, modestement, de réintroduire du lien dans un espace fragmenté.

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Sousse | Un lycéen arrêté pour avoir créé des vidéos deepfake portant atteinte à ses camarades

Un élève a été arrêté et placé en garde à vue pour avoir conçu et diffusé des contenus à caractère immoral ciblant plusieurs de ses camarades de classe.

​Le jeune élève est soupçonné d’avoir utilisé des techniques de Deepfake pour générer des montages vidéos jugés attentatoires à la pudeur, indique Mohamed Ali Boudhira, délégué régional de l’éducation de Sousse, cité par Mosaïque FM, ce lundi 20 avril 2026 en précisant que ces contenus visaient spécifiquement six de ses camarades filles, scolarisées dans le même lycée.

​Le suspect de 17 ans, qui a partagé les vidéos fabriquées au sein de groupes sur les réseaux sociaux, a été arrêté et placé en garde à vue.

​Face au préjudice moral, la Direction régionale de l’éducation a mobilisé trois spécialistes pour accompagner et prendre en charge les six victimes, dont l’état psychologique a été fortement impacté par cet incident, déclare encore la même source, en ajoutant qu’outre les poursuites judiciaires, toutes les procédures administratives et disciplinaires nécessaires seront engagées à l’encontre de l’élève.

Y. N.

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France | Comment on impose le silence aux journalistes (Vidéo)

En France, les menaces qui pèsent sur la liberté de la presse ne prennent pas toujours la forme de pressions visibles. Elles peuvent aussi s’inscrire dans des dispositifs juridiques discrets, intégrés aux contrats de travail. C’est ce que met en lumière le documentaire ‘‘La loi du silence : ces clauses qui font taire les journalistes’’, publié en mars 2025 par le studio de Reporters sans frontières. (Photo : Jean Bolloré, patron de Vivendi (CNews, Europe 1, JDD…), est l’un des visages de la censure des médias en France).

Djamal Guettala

Fondé sur des témoignages et des enquêtes, ce film révèle une pratique en progression : l’introduction, lors du départ de journalistes, de clauses de confidentialité, de loyauté ou de non-dénigrement. Si ces mécanismes sont courants dans le secteur privé, leur extension au champ médiatique suscite de vives interrogations.

Dans plusieurs situations documentées, ces clauses interdisent aux journalistes de critiquer leur ancienne rédaction ou de rendre publiques certaines informations internes. Certaines dispositions vont jusqu’à restreindre durablement, voire indéfiniment, leur prise de parole sur des sujets liés à leur ancien employeur.

Pour les défenseurs de la liberté de la presse, cette évolution constitue un risque réel : celui d’un affaiblissement progressif de la parole journalistique, y compris en dehors des rédactions.

Un enjeu démocratique et juridique majeur

Ce phénomène intervient dans un paysage médiatique français marqué par une concentration accrue des titres et des groupes de presse. Ce mouvement renforce le poids des acteurs économiques dans l’organisation de l’information, tandis que les journalistes, notamment les plus précaires, disposent de marges de négociation limitées.

Sur le plan légal, ces dispositifs se situent à l’intersection du droit du travail et de la liberté d’expression. Leur validité dépend de leur proportionnalité, mais appliquées au journalisme, elles posent une question centrale : jusqu’où peut-on restreindre la parole d’un professionnel de l’information sans porter atteinte à l’intérêt général ?

Reporters sans frontières alerte sur une possible dérive vers une forme de censure indirecte, moins visible que les pressions classiques, mais potentiellement tout aussi efficace.

Le Studio RSF au service de la liberté de la presse

À l’origine de ce travail, le Studio RSF développe une approche éditoriale fondée sur l’image et le récit. À travers des documentaires et formats vidéo, il s’attache à rendre accessibles des enjeux complexes liés à la liberté de la presse, en s’appuyant sur un réseau de journalistes présents à l’échelle internationale.

Cette démarche vise à donner à voir des réalités peu couvertes, parfois invisibles, en les inscrivant dans des récits incarnés. L’ambition est de permettre une meilleure compréhension des mutations du journalisme contemporain, tout en contribuant à renforcer la confiance dans une information indépendante et d’intérêt public.

Ce travail repose également sur le soutien du public, présenté comme un levier essentiel pour rendre possibles ces enquêtes et assurer leur diffusion.

Au-delà des cas individuels, c’est le fonctionnement du débat public qui est en jeu. Le silence imposé à des journalistes, même après leur départ, peut limiter la circulation d’informations essentielles.

Sans désigner de responsables uniques, le documentaire met en évidence une tendance structurelle. Une évolution qui, selon ses auteurs, appelle un débat public et, éventuellement, un encadrement plus strict.

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Tunis | « Michael » à l’Institut français (Bande-annonce)

L’Institut français de Tunisie (IFT) organise,  mardi 28 avril 2026 à Tunis, la projection du film « Michael » de Antoine Fuqua à 18h

La projection est prévue à 18h à l’auditorium de l’IFT et les billets ( tarif : 6 dinars) sont en vente à l’accueil de l’Institut et en ligne sur son site web

VOSTFR-

Biopic sur la légende de la musique, Michael Jackson.

Bande-annonce

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Tunis | « Le Rêve américain » à l’IFT  (Vidéo)

L’ Institut français de Tunisie (IFT) propose la projection du film « Le Rêve américain » de Anthony Marciano, pour le mercredi 15 avril à 18h

La projection est programmée à l’auditorium de l’IFT à 18h et les billets (6 dinars) sont en vente à l’accueil de l’IFT et en ligne sur son site web.

—- Résumé —-

VOSTFR

Personne n’aurait parié sur Jérémy, coincé derrière le comptoir d’un vidéo club à Amiens, ou sur Bouna, lorsqu’il faisait des ménages à l’aéroport d’Orly. Sans contacts, sans argent et avec un niveau d’anglais plus qu’approximatif, rien ne les prédestinait à devenir des agents qui comptent en NBA.

Inspiré d’une histoire vraie, ce film raconte le parcours de deux outsiders qui, grâce à leur passion absolue pour le basket et leur amitié indéfectible, ont bravé tous les obstacles pour réaliser leur Rêve américain.

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