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Les dessous de l’attentat contre Donald Trump

Le samedi 25 avril, les correspondants de la Maison blanche s’apprêtaient à célébrer ce qui est devenu un rituel annuel : un diner en présence du président en exercice. La fête était programmée comme d’habitude au ‘’ Washington Hilton’’, baptisé ‘’Hinckel Hilton’’, en référence à l’attentat et à la tentative d’assassinat contre l’ancien président Ronald Reagan le 30 mars 1981 à la même fête, par John Hinckel.

45 ans après, le même scénario se répète. Un autre Américain, Cole Tomas Allen, 31 ans, s’introduit au même hôtel où est célébré le même rituel pour tenter d’assassiner le président actuel, Donald Trump. Mais si le scénario est le même, les motifs derrière les deux attentats sont très différents.

En 1981, John Hinckel, pour attirer l’attention de la star Jodie Foster dont il était follement amoureux, n’avait trouvé rien de mieux que d’attenter à la vie de Ronald Reagan.

En 2026, Cole Tomas Allen est apparemment animé par des motifs politico-religieux clairement exprimés dans ses comptes sur les réseaux sociaux, dont des extraits sont publiés par la presse américaine.

Déjà, des rumeurs circulent en Amérique selon lesquelles Allen serait « un fanatique antichrétien soutenu par un réseau de sympathisants d’extrême gauche. » Rumeurs largement alimentées par Donald Trump lui-même qui, dans une déclaration à Fox News, a affirmé : « Selon ses écrits, cet homme, hait les chrétiens. Il porte en lui une haine envers les chrétiens ». Ce n’est pas l’avis des amis de Tomas Allen qui le considèrent comme « un homme pieux, intelligent et poli. »

Par ailleurs, la presse américaine rapporte que « le compte Bluesky d’Allen sur les réseaux sociaux contient de nombreuses références au christianisme, notamment une publication datant du début du mois où il se déclare protestant. Tout en se livrant à« des comparaisons répétées entre Trump et l’Antéchrist. »

Il semble que ces comparaisons sont devenues plus insistantes après le 13 avril. Ce jour-là, Trump a posté, une image mise au point par l’intelligence artificielle qui l’assimile à Jésus en train de guérir un malade. Commentant l’image, Allen a cité un verset de la bible concernant l’Antéchrist :« Il n’y aura de repos ni jour ni nuit pour ceux qui adorent la bête et son image, ni pour quiconque reçoit la marque de son nom.»

Dans sa couverture de l’événement, le New York Post a cité de larges extraits des écrits de Tomas Allen. Lesquels ajoutent une dimension politique à la motivation religieuse de l’auteur de l’attentat qui devient « politico-religieuse ».

Dans l’un de ces extraits, Tomas Allen commente « l’injonction évangélique de tendre l’autre joue » (un enseignement du Sermon sur la montagne où Jésus exhorte ses disciples à ne pas se venger des injustices qu’ils subissent). Allen réinterprète cet enseignement en ces termes : « Tendre l’autre joue, c’est pour ceux qui sont eux-mêmes opprimés. Je ne suis pas la personne violée dans un camp de détention. Je ne suis pas le pêcheur exécuté sans procès. Je ne suis pas l’écolier tué dans une explosion, l’enfant mort de faim ou l’adolescente abusée par les nombreux criminels de cette administration. Tendre l’autre joue quand quelqu’un d’autre est opprimé n’est pas un comportement chrétien ; c’est se rendre complice des crimes de l’oppresseur. »

Dans un autre extrait cité par le New York Post, Allen commente l’expression évangélique « Rendez à César ce qui est à César ». Interrogé sur le paiement des impôts par les Juifs à Rome, Jésus a répondu qu’il faut « rendre à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu. »

Commentant ce principe évangélique, cité depuis des siècles pour justifier le respect de l’autorité politique, Allen écrit : « Constitutionnellement, les États-Unis d’Amérique doivent être gouvernés par la loi et non par une ou plusieurs personnes. Dans la mesure où les responsables politiques ne respectent pas la loi, nul n’est tenu de leur céder quoi que ce soit ordonné illégalement. »

Une référence claire au pouvoir personnel sans précédent que Trump a imposé comme règle de gouvernement. D’après ses écrits révélés par la presse américaines, on peut supposer sans prendre trop de risques que les deux gouttes qui auraient débordé le verre et poussé Cole Tomas Allen à tenter d’assassiner sont les suivantes :

  • La réponse de Trump à la question d’un journaliste sur la limite à son pouvoir : « Ma propre moralité, mon propre esprit. C’est la seule chose qui puisse m’arrêter. »
  • La publication par Trump de son image incarnant Jésus en train de guérir un malade.

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Trump, un président en mode-panique

Il y a deux jours, Donald Trump accorda une interview à Fox News dans laquelle il a dit ceci : « J’ai connu la meilleure année, la meilleure première année de mandat dans l’histoire américaine. J’ai mis fin à huit guerres. L’économie est plus florissante qu’elle n’a jamais été. Mais, voyez-vous, dans notre pays, même un grand président peut avoir tendance à perdre les élections de mi-mandat. Je ne comprends pas. Nous avons connu la meilleure première année de l’histoire de la présidence américaine. Normalement, il faut nous féliciter pour ça. »

Comme s’il veut prouver au public américain et au monde qu’il est détaché de la réalité et qu’il vit dans son propre monde illusoire, il publie dans la nuit du 18 au 19 avril sur son Truth Social 47 tweets en seulement une heure. Un véritable acharnement qui révèle le véritable état de Donald Trump : un homme en mode-panique, plutôt qu’un président maitrisant les situations et gérant les conséquences de ses décisions tant à l’intérieur de son pays qu’à l’extérieur.

Donald Trump agit en mode-panique parce qu’il se sent entièrement dépassé par les conséquences de sa décision d’aller en guerre contre l’Iran. Ne sachant trop comment s’y prendre pour sortir du « bourbier persan » dans lequel il s’enfonça sous l’instigation de Netanyahu et du lobby sioniste.

C’est probablement une première dans l’histoire des guerres que le problème principal que Donald Trump tente désespérément de résoudre est celui qui n’existait pas au moment de l’agression américano-sioniste le 28 février contre l’Iran. C’est-à-dire l’ouverture du détroit d’Ormuz où le commerce maritime mondial du pétrole, du gaz et des fertilisants n’a jamais été menacé depuis la guerre Irak-Iran des années 1980…

C’est, à coup sûr, une première dans l’histoire qu’une guerre si dangereuse pour le monde est gérée par son initiateur par une profusion de tweets. Des tweets qui se télescopent, se contredisent, provoquent dans le monde consternation et sarcasme et finissent en objets de plaisanteries sur les réseaux sociaux.

C’est ce mode-panique sous l’emprise duquel se trouve le président américain qui explique pourquoi, en l’espace de quelques tweets, l’Iran est menacé de totale annihilation s’il persiste à ne pas capituler; que l’Iran supplie pour la négociation; qu’il a accepté de livrer à l’Amérique les 450 kilogrammes d’uranium enrichi à 60%; qu’aujourd’hui (18 avril) est « un grand jour pour l’humanité » parce que le détroit d’Ormuz est ouvert… Il va sans dire qu’aucun de ces tweets n’a aucun rapport avec la réalité.

Quand un journaliste posa à Trump la question : comment allez-vous réagir à la décision iranienne de fermer encore une fois le détroit d’Ormuz ? Trump a répondu : « Ah bon ! Ils l’ont refermé de nouveau ? Je vais voir ça. » Face à de telles péripéties « kafkaesques », on ne sait trop s’il faut en rire ou en pleurer.

Plus « kafkaesque » encore, Trump continue de réclamer le prix Nobel de la Paix parce qu’il a « arrêté huit guerres ». Auxquelles il a ajouté le 18 avril une « neuvième », celle qui oppose le Liban et Israël et que Trump a « arrêté pour la première fois depuis 1948 »…

Alors que Donald Trump continue de compter les guerres qu’il a arrêtées tout en exigeant un budget militaire de 1500 milliards de dollars pour 2027 (50 % d’augmentation par rapport à 2026), le Wall Street Journal nous informe que le Pentagone, désemparé face à l’épuisement des réserves de ces équipements militaires et des munitions dans les guerres d’Ukraine, de Gaza et d’Iran, a approché deux grands constructeurs automobiles américains (General Motors et Ford) pour leur demander de contribuer à la fabrication d’armements…

Un tel recours aux constructeurs automobiles pour leur demander de convertir leur chaines de production de voitures en chaines de production d’armements n’a pas été vu depuis la Deuxième Guerre mondiale. Après plus de 80 ans, c’est le président qui a promis d’arrêter toutes les guerres et de s’occuper des « infrastructures vétustes » de l’Amérique qui a recouru de nouveau à ce procédé !

A part un petit nombre de représentants et de sénateurs qui mettent en garde contre les agissement de « ce président qui perd la tête », le Congrès américain, avec ses deux chambres est inscrit aux abonnés absents, renonçant à toutes ses prérogatives constitutionnelles et gardant un silence assourdissant face aux développements dangereux dans le monde que provoque la conduite du 47ème  président, en cette année où la République américaine s’apprête à fêter son 250ème anniversaire.

Un président en mode-panique est dangereux parce que la panique est mauvaise conseillère. Le danger est autrement plus grand quand il s’agit d’un président qui a sous ses ordres un arsenal de 5000 têtes nucléaires.

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