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Agri-accélérateur 360° : 240 jeunes entrepreneurs agricoles sélectionnés

La mise en œuvre du programme Agri-accélérateur 360° en Tunisie franchit une nouvelle étape. Une session de formation organisée du 20 au 24 avril 2026 vise à renforcer les capacités des comités chargés de sélectionner les bénéficiaires, dans l’objectif de retenir 240 jeunes agri-entrepreneurs à l’échelle nationale.

Cette formation, souligne un communiqué, est organisée par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), en collaboration avec l’Agence de promotion des investissements agricoles (APIA), dans le cadre d’un projet conjoint avec l’Organisation internationale du travail (OIT), soutenu par le Fonds fiduciaire multi-donateurs pour la jeunesse et l’emploi en Tunisie.

Déployé dans six gouvernorats, en l’occurrence Siliana, Bizerte, Médenine, Nabeul, Sfax et Zaghouan, le programme cible plusieurs filières agricoles à fort potentiel. L’appel à candidatures, lancé du 2 février au 31 mars 2026, a suscité un fort intérêt auprès des jeunes entrepreneurs agricoles.

Au total, 360 candidats seront d’abord présélectionnés (60 par gouvernorat) pour participer à un parcours d’orientation composé de sept sessions. À l’issue de cette phase, 240 jeunes (40 par gouvernorat) bénéficieront d’un accompagnement renforcé, incluant un appui entrepreneurial, technique et en équipements.

La formation des comités de sélection vise à garantir une évaluation transparente, harmonisée et alignée sur les principes internationaux de l’investissement responsable dans l’agriculture.

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Tunisie – Le pari de l’accélération économique

Le conflit en Iran constitue une guerre économique qui perturbe profondément les marchés de l’énergie ainsi que ceux des produits dérivés du pétrole et du gaz, notamment les plastiques et les engrais chimiques. L’ensemble des économies mondiales est affecté, y compris la Tunisie. L’ampleur de l’impact dépendra de la durée du conflit : s’il se prolonge, il entraînera sans doute une stagflation mondiale, combinant une inflation liée à la hausse des prix énergétiques et une stagnation économique.

Pour avoir une idée plus précise sur l’ampleur des répercussions sur l’économie tunisienne, nous avons interrogé un certain nombre d’experts de la place. Loin d’être alarmiste, leur conclusion devrait toutefois faire réagir décideurs et autres chefs d’entreprise.

Pour la Tunisie, soulignent-ils d’emblée, les effets de la guerre, opposant les États-Unis et Israël, d’une part, et l’Iran, de l’autre, se manifestent déjà à deux niveaux. D’abord, sur le plan des finances publiques, un prix du pétrole autour de 100 dollars le baril, contre 63 dollars retenus dans le budget, génère forcément un surcoût des subventions énergétiques, aggravant le déficit budgétaire, les besoins de financement et l’inflation.

Sur le plan extérieur, les déficits énergétiques représentant 60 % du déficit commercial, toute hausse des prix accentue le déséquilibre de la balance courante et augmente les besoins en devises, au risque d’entamer les réserves et de fragiliser les importations essentielles (alimentaires, équipements et autres), notent-ils. Dans ce contexte, nos interlocuteurs sont d’accord pour souligner que le recours aux financements internationaux apparaît pertinent, notamment via l’enveloppe de 70 milliards de dollars prévue par la Banque mondiale pour venir en aide aux pays fragilisés par la hausse du prix du pétrole, ce qui suppose la préparation (par la Tunisie) d’un dossier solide afin d’en bénéficier.

Trois leviers stratégiques immédiatement mobilisables

Il est impérieux de mettre en place trois leviers stratégiques immédiatement mobilisables, comme nous le confirment nos analystes. Le premier levier consiste à positionner la Tunisie comme “hub logistique maritime régional“. En effet, « les perturbations des circuits d’approvisionnement mondiaux, liées notamment à la fermeture du détroit d’Ormuz (20 % des flux mondiaux de gaz) et aux dommages subis par les installations qataries de gaz naturel liquéfié, poussent les armateurs à rechercher des alternatives en Méditerranée ».

Grâce à sa position centrale, à son capital humain et à sa base industrielle, la Tunisie dispose d’atouts significatifs. Dans ce cadre, le projet du port en eaux profondes d’Enfidha, dont les terrains sont expropriés et la maturité technique établie, repose sur trois axes : construction et financement avec des partenaires étrangers, attraction d’armateurs déjà intéressés via des négociations ciblées, et gestion confiée à des opérateurs spécialisés capables d’optimiser délais, coûts et performance, confirment-ils. Sa mise en œuvre peut être rapide sous réserve de décisions stratégiques claires et d’un partenariat public-privé garantissant une exploitation durable.

Lire aussi: Port en eaux profondes : la Tunisie gâche un avantage géostratégique unique

Le deuxième levier consiste en l’accélération de la transition vers l’énergie solaire afin de réduire la dépendance aux importations de pétrole et de gaz. En effet, le coût du kilowattheure solaire est désormais inférieur à celui des énergies fossiles ; un avantage qui devrait s’accentuer. Malgré un objectif de 35 % de production électrique d’origine solaire, le rythme reste cependant insuffisant. Mais pour ce faire, des mesures rapides doivent être mises en place, en levant les contraintes réglementaires, en résolvant les blocages entre opérateurs privés et STEG, en renforçant la gouvernance du secteur et en envisageant la création d’une agence dédiée. Ces ajustements permettraient d’atteindre, voire de dépasser, cet objectif, en intégrant des solutions de stockage déjà disponibles.

Et ce n’est pas tout. Cette dynamique inclut également le développement du véhicule électrique comme stratégie nationale : déploiement accéléré de bornes de recharge via des partenariats public/privé, instauration d’un quota de véhicules électriques dans les importations en fonction de l’ambition du pays, et coopération avec la Chine – laquelle cherche des débouchés alternatifs au marché européen. La Tunisie pourrait alors offrir un marché local et un accès à l’Europe grâce à son accord de libre-échange, tout en s’appuyant sur sa base industrielle, notamment la filière câblerie automobile très développée, pour accueillir des unités de production, à l’image d’expériences menées en Égypte et au Maroc, expliquent nos interlocuteurs.

Accélérer plutôt que réinventer : une question d’exécution

Quant au troisième et dernier levier, il concerne la relance de la filière phosphate. Alors que la région du Golfe fournit 30 % des besoins mondiaux en engrais, essentiels à la production alimentaire, les tensions actuelles ouvrent une opportunité pour la Tunisie, riche en ressources et en savoir-faire technique, illustré par l’expertise d’ingénieurs ayant contribué à des projets industriels internationaux depuis les années 1980. La remise en activité des sites miniers permettrait aussi d’accroître les recettes fiscales, de créer des emplois dans les régions concernées et d’améliorer la balance courante grâce aux exportations.

In fine, toutes ces orientations et bien d’autres s’inscrivent dans une logique d’accélération économique : les projets existent déjà et sont encadrés juridiquement. « L’enjeu réside dans la levée des blocages, l’adaptation des contraintes réglementaires et l’accélération de leur mise en œuvre autour de trois priorités — hub logistique maritime, autonomie énergétique solaire et exportation de phosphate ». Pour ce faire, la Tunisie se doit de mettre en place une « loi d’accélération économique ».

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BIAT : un résultat net de 385 MDT en 2025 et une stratégie tournée vers l’avenir

Réunie en Assemblée Générale Ordinaire, la BIAT confirme la robustesse de son modèle avec un résultat net de 385 millions de dinars et réaffirme son engagement dans la digitalisation, le financement de l’économie et le développement durable.

 

La BIAT a tenu son Assemblée Générale Ordinaire au siège de la banque, en présence des membres du bureau, des administrateurs, de la direction générale et des actionnaires. Cette séance a permis de présenter les résultats de l’exercice 2025 et de revenir sur les principales réalisations de la banque, dans un contexte marqué par la poursuite des transformations économiques, énergétiques et digitales.

Un engagement renforcé et des résultats solides

Au 31 décembre 2025, la BIAT a affiché des résultats en progression, confirmant la solidité de son modèle et la pertinence de ses choix stratégiques, dans un contexte économique exigeant. Grâce à une gouvernance rigoureuse, une gestion prudente des risques et l’engagement de ses équipes, la banque a maintenu une dynamique commerciale soutenue.

La BIAT a ainsi consolidé sa position de banque de référence dans le secteur bancaire avec des dépôts de 22 291 millions de dinars et un produit net bancaire de 1 594,8 millions de dinars, illustrant la confiance de sa clientèle et la qualité de la relation de proximité.

Par ailleurs, elle a poursuivi son engagement dans le financement de l’économie avec des créances sur la clientèle s’élevant à 13 045,4 millions de dinars. Au cours de l’année 2025, la BIAT a accordé près de 42 500 crédits aux particuliers afin de contribuer au soutien des projets de vie et du pouvoir d’achat des ménages. En parallèle, plus de 1 040 crédits d’investissement ont été mobilisés confirmant l’engagement de la Banque dans le financement des entreprises et de l’investissement productif. Le portefeuille de crédits de la BIAT reste diversifié, couvrant l’ensemble des secteurs économiques, avec une part significative du secteur industriel représentant 22% des engagements de la banque, confirmant sa volonté d’accompagner le développement de l’appareil industriel.

Ces performances ont permis d’atteindre un résultat net de 385 millions de dinars, reflétant la solidité financière de la banque, la maîtrise de ses équilibres financiers ainsi que sa capacité à proposer des solutions adaptées aux besoins de sa clientèle.

La BIAT a obtenu plusieurs distinctions internationales majeures récompensant la solidité de ses fondamentaux et son engagement en faveur de l’excellence.

Euromoney a récompensé la BIAT pour son « innovation financière, la qualité de son service, sa performance opérationnelle et l’engagement de ses équipes ».

Global Finance a distingué, pour la cinquième année consécutive, l’excellence de la BIAT sur le marché des changes, portée par une expertise reconnue, des solutions innovantes et un service client performant.

Le magazine CFI a attribué à la BIAT trois distinctions : « Meilleure Gouvernance Bancaire en Tunisie », « Meilleure stratégie de digitalisation en Afrique du Nord » et « Contribution exceptionnelle au développement de la jeunesse en Tunisie ».

La BIAT a également obtenu le prix « Élu Service Client de l’Année 2026 » dans la catégorie Banques, une distinction qui souligne la qualité de la relation client et les efforts continus engagés pour améliorer l’expérience proposée.

Un engagement à travers la transformation digitale

En 2025, la BIAT a poursuivi l’enrichissement de ses solutions digitales afin d’améliorer l’expérience client et de répondre à l’évolution de leurs usages. La plateforme MyBIAT a atteint un taux d’équipement de plus de50 % avec 445 000 clients actifs utilisant les services digitaux de la banque.

Plusieurs évolutions ont été apportées aux plateformes digitales. La solution dédiée aux particuliers et professionnels a bénéficié d’une interface modernisée et de parcours simplifiés, intégrant notamment de nouvelles fonctionnalités de gestion des opérations et des moyens de paiement. La plateforme dédiée aux entreprises s’est enrichie de services complémentaires liés aux opérations de commerce extérieur et à la monétique, à la consultation de produits financiers ainsi qu’à la pré-réservation des chèques.

Cette dynamique a été récompensée par l’obtention du prix « Produit de l’Année 2026 » décerné à l’application MyBIAT.

Un engagement à travers la modernisation des agences

La BIAT a poursuivi la transformation de son réseau avec le déploiement du nouveau concept d’agences. À fin 2025, plus de 70 agences ont été rénovées dans plusieurs régions du pays, dont Tunis, Nabeul, Sousse, Sfax, Monastir, Djerba, Zarzis et Tozeur. Cette démarche s’inscrit dans une volonté de modernisation progressive du réseau visant à offrir des espaces modernes, transparents et conviviaux et favorisant une expérience client fluide et de qualité.

Un engagement renforcé en faveur de l’accompagnement des entreprises

La BIAT a intensifié son soutien aux entreprises à travers des solutions adaptées et des opérations structurantes. Dans ce cadre, un partenariat stratégique a été conclu avec la Banque Africaine de Développement, portant sur une garantie de transaction de 50 millions de dollars pour accompagner les entreprises tunisiennes dans leurs opérations à l’international.

Par ailleurs, la BIAT a participé, en qualité d’agent et d’arrangeur, à la structuration d’un prêt syndiqué de 140 millions de dinars destiné à la réalisation d’une centrale photovoltaïque à Chebika (Kairouan), mobilisant l’expertise de ses équipes et contribuant au développement des énergies renouvelables et à la réduction de l’empreinte carbone. La BIAT est ainsi intervenue à un triple titre comme syndicateur, financeur et investisseur en capital via sa filiale BIAT Capital Risque.

Par ailleurs, la BIAT a renforcé l’accompagnement des sociétés communautaires à travers la signature d’une convention avec le Ministère de l’Emploi et de la Formation Professionnelle. Elle a également lancé une plateforme dédiée à la soumission en ligne des demandes de financement des sociétés communautaires, permettant de simplifier et de digitaliser les démarches d’accès au financement.

La BIAT poursuit également son engagement en faveur des petites et moyennes entreprises. Les crédits à court, moyen et long terme accordés aux PME ont représenté 20%de l’encours total des crédits, témoignant de la place centrale qu’elles occupent dans la stratégie de la banque.

Un engagement durable au service de la société

La BIAT consolide son engagement en faveur d’un développement économique durable à travers la gestion et la mise en œuvre de projets à fort impact dans les domaines social, sportif et culturel.

La BIAT promeut un sport inclusif à travers son soutien au handisport, en partenariat avec la Fédération Tunisienne des Sports pour Handicapés, et parraine des athlètes en situation de handicap en leur offrant des moyens pour porter haut et fort les couleurs de la Tunisie.

La BIAT s’engage aussi dans la préservation du patrimoine architectural et culturel, notamment à travers la restauration de l’immeuble Disegni, l’un des plus remarquables de la ville de Tunis, dont les façades ont été classées au patrimoine tunisien par l’Institut National du Patrimoine, ainsi que par la réalisation de projets nationaux d’envergure, tels que la rénovation de la Maison de la Culture Ibn Khaldoun et la réhabilitation des places Mongi Bali et Barcelone.

Par ailleurs, la BIAT a lancé l’initiative « Oumouri El Maliya », visant à démocratiser la culture financière à travers des contenus pédagogiques, ludiques et accessibles à tous.

À travers la Fondation BIAT, la banque renforce son engagement en faveur de la jeunesse tunisienne et du patrimoine immatériel. En 2025, la Fondation BIAT a poursuivi ses actions dans les domaines de l’éducation, de la culture et du patrimoine. Elle a accompagné des bacheliers brillants à travers le programme « Génération Leaders », dont la septième promotion a été sélectionnée en 2025, en leur proposant des formations et ateliers de développement des compétences afin de renforcer leur employabilité. La Fondation a également poursuivi son engagement pour la valorisation du patrimoine immatériel tunisien à travers le projet « La Tunisie à Table », avec la publication du troisième ouvrage d’une série consacrée aux traditions culinaires des régions.

À l’issue de 2025, la BIAT confirme la solidité de ses résultats et la cohérence de sa stratégie. Forte de la confiance de ses clients, de l’engagement de ses équipes et de la solidité de ses fondamentaux, la banque entend poursuivre sa transformation et renforcer son rôle d’acteur de référence au service d’une économie inclusive et durable.

Avec communiqué

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Deux nouveaux PDG nommés à la CNSS et de la CNAM

Par décret n° 2026-56 du 22 avril 2026, publié dans le JORT du jeudi 23 avril, Fehmi Guezmir, contrôleur général d’État, est nommé président-directeur général de la Caisse nationale de la sécurité sociale (CNSS).

Dans le même numéro, et par décret n° 2026-57 du 22 avril 2026, Mohamed Mokdad, inspecteur général de la santé publique, a été nommé président-directeur général de la Caisse nationale d’assurance maladie (CNAM).

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L’UE face à une crise énergétique prolongée 

Dans un contexte marqué par les perturbations géopolitiques — notamment au Moyen-Orient — et leurs répercussions sur les flux énergétiques internationaux, Bruxelles insiste sur l’urgence d’anticiper des scénarios prolongés de déséquilibre. La volatilité des prix et les risques d’approvisionnement imposent, selon la Commission, une vigilance accrue et des mécanismes de coopération renforcés entre États membres de l’UE.

Le programme AccelerateEU s’inscrit dans cette logique. Il met l’accent sur une meilleure coordination des stocks énergétiques, considérée comme un levier stratégique pour amortir les chocs et garantir la sécurité d’approvisionnement. L’objectif est clair : éviter les réponses nationales fragmentées qui pourraient aggraver les tensions sur le marché intérieur.

Dans cette optique, les États membres de l’UE sont appelés à partager davantage d’informations, à synchroniser leurs politiques énergétiques et à renforcer leurs dispositifs de surveillance. La Commission souligne que la gestion des réserves — qu’elles soient commerciales ou stratégiques — doit devenir un outil central de résilience collective.

Cette approche s’appuie sur un constat désormais largement partagé : les crises énergétiques contemporaines ne relèvent plus de perturbations ponctuelles, mais de dynamiques structurelles liées aux recompositions géopolitiques et aux transformations du système énergétique mondial.

Comme le souligne la Commission, seule une action concertée permettra de protéger durablement les économies européennes et de limiter l’impact sur les consommateurs.

Dans ce contexte, la coordination apparaît non seulement comme une nécessité technique, mais aussi comme une condition politique essentielle pour préserver l’unité et l’efficacité du marché énergétique européen.

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Une ligne de financement de 10 MDT pour les petits agriculteurs

Le ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche annonce la signature d’un contrat d’objectifs avec la Banque tunisienne de solidarité (BTS) portant sur la création d’une ligne de financement de 10 millions de dinars pour financer des crédits saisonniers en faveur des petits agriculteurs.

Les bénéficiaires seront les agriculteurs dont l’âge ne dépasse pas les 70 ans, et ce sans l’obligation de fournir un autofinancement ou une garantie.

Le crédit, dont le taux d’intérêt a été fixé à 5%, est remboursable en une tranche jusqu’à la fin de la saison agricole et ce sans dépasser la date du 31 mars 2027.

En vertu dudit contrat, le ministère de l’Agriculture se chargera des visites de terrain, de l’étude technique des demandes, de l’accompagnement et de l’encadrement des agriculteurs, tandis que la BTS est appelée à effectuer l’étude, conformément à ses procédures en vigueur et à donner son aval.

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Finance et climat en Tunisie : un référentiel pour verdir les portefeuilles

Le Conseil Bancaire et Financier (CBF), en partenariat avec le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) et le ministère de l’Environnement, annonce la publication d’un guide dédié à la décarbonation des portefeuilles des institutions financières en Tunisie. Ce document s’accompagne d’une note sur les émissions financées et les plans de transition, ainsi que d’une liste des activités économiques éligibles à la taxonomie climatique nationale.

Ce guide vise à accompagner les banques et acteurs financiers dans la réduction de leurs émissions carbone financées, en mettant à leur disposition des outils pratiques et des recommandations adaptées au contexte tunisien. Il propose également des orientations concrètes pour intégrer les exigences internationales en matière de finance durable et aligner les pratiques locales avec les objectifs climatiques globaux.

Cette publication intervient dans un contexte de renforcement des standards internationaux en matière de finance durable, notamment en lien avec l’Accord de Paris, qui impose un alignement croissant des flux financiers avec les objectifs de limitation du réchauffement climatique. À travers cette initiative, les partenaires entendent soutenir la transition du secteur financier tunisien vers une économie bas-carbone.

La décarbonation, qui consiste à réduire les émissions de gaz à effet de serre, notamment le dioxyde de carbone, implique pour les institutions financières d’orienter leurs portefeuilles d’investissement vers des activités moins polluantes. Ce rôle est déterminant, dans la mesure où ces institutions influencent directement l’allocation des capitaux.

Dans ce cadre, les institutions financières tunisiennes disposent d’un levier important pour accélérer la transition énergétique nationale. Des investissements accrus dans les énergies renouvelables, en particulier l’éolien et le solaire, pourraient contribuer à réduire la dépendance énergétique du pays, renforcer sa résilience économique et favoriser l’atteinte des engagements climatiques internationaux.

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Investir en France : réussite tunisienne ou aveu de blocage local ?

Pour la sixième année consécutive, la Tunisie s’impose comme premier investisseur africain en France en nombre de projets, un fait peu médiatisé mais révélateur d’un repositionnement stratégique du capital tunisien à l’international. Selon le politologue dans un post sur sa page Facebook, Sami Jallouli, plus de 120 entreprises tunisiennes sont aujourd’hui implantées en France, plaçant le pays au 17e rang mondial des investisseurs étrangers dans l’Hexagone.

Ces entreprises, actives dans les technologies numériques, l’ingénierie ou les services, traduisent une montée en gamme du tissu économique tunisien. Loin de l’image d’une économie dépendante des capitaux étrangers, elles illustrent une capacité réelle d’expansion dans des marchés compétitifs. La France sert ici de plateforme d’accès aux marchés européens et internationaux, tandis que la Tunisie reste un socle pour la recherche et développement (R&D).

D’ailleurs, au-delà de l’Hexagone, cette dynamique s’étend à des hubs comme Paris, Londres ou Dubaï, ainsi qu’à plus de seize pays d’Afrique subsaharienne, notamment Côte d’Ivoire, Sénégal et Cameroun. Les secteurs investis vont de la santé à la logistique, en passant par l’agroalimentaire et les services financiers.

Toutefois, derrière cette performance se cacherait une réalité plus critique. Si les entreprises tunisiennes investissent en France, c’est aussi en raison des limites structurelles du marché local : instabilité réglementaire, accès difficile au financement et faible profondeur du marché intérieur. C’est ce qu’affirment certains investisseurs en quête de meilleurs climats d’affaires. L’expansion extérieure apparaît alors moins comme un choix que comme une nécessité.

Ainsi, ce leadership africain, bien que remarquable, interroge : reflète-t-il une puissance économique émergente ou une fuite stratégique vers des environnements plus favorables ? Cette question devrait, à notre avis, être analysée de plus près par les autorités compétentes, en vue, peut-être, d’apporter la ou les réponses nécessaires.

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Tunisie–Banque mondiale : vers un partenariat renforcé et aligné sur 2026-2030

La Tunisie se dit prête à intensifier sa coopération avec la Banque mondiale, a affirmé le ministre de l’Économie, Samir Abdelhafid, en marge des Réunions de printemps à Washington (13–17 avril 2026). L’objectif : aligner les futurs programmes sur le Plan de développement 2026-2030.

Selon le ministère, cette orientation a été discutée avec le vice-président de la Banque mondiale pour la région MENA, Ousmane Dione.

Lire aussi: Visite du nouveau vice-président de la BM pour la région MENA, du 23 au 25 juin, en Tunisie

En parallèle, le ministre a multiplié les rencontres avec des responsables d’institutions internationales (FIDA, BERD, JICA, PNUD) et pris part à plusieurs événements, notamment sur les partenariats pour les compétences et la mobilité du travail.

Il a également présenté la stratégie tunisienne en matière de sécurité alimentaire et d’emploi dans l’agroalimentaire, mettant l’accent sur les chaînes de valeur, les systèmes agricoles et la gestion durable de l’eau.

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L’innovation industrielle passera par des universités, assure l’AFI

L’Agence foncière industrielle (AFI) a signé des accords avec l’Institut national des sciences appliquées et de technologie (INSAT), l’Institut des hautes études commerciales de Carthage (IHEC) et ESPRIT pour renforcer l’intégration de l’université dans l’écosystème industriel.

Ces partenariats misent sur la recherche appliquée, l’accueil de stagiaires, l’encadrement de projets de fin d’études et la digitalisation des services fonciers. Ils prévoient aussi des séminaires conjoints et la création d’équipes mixtes chargées de développer des solutions innovantes pour les zones industrielles.

À travers ces conventions, l’AFI entend rapprocher recherche académique et besoins économiques, afin de stimuler l’innovation et améliorer la compétitivité du tissu industriel tunisien.

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La Chambre tuniso-française de commerce ouvre une antenne à Sfax

La création d’une section de la Chambre de commerce et d’industrie tuniso-française (CCITF) à Sfax a été officiellement annoncée, vendredi 17 avril 2026. A cette occasion, Slim Marrakchi, membre de la section régionale de la CCITF à Sfax, a déclaré à la TAP qu’il s’agit de la première représentation régionale de la Chambre en Tunisie. La présidence de cette section a été confiée à Cyrine Ben Chrifa Ben Ayed, avec Khaled Sellami, Hatem Fourati et Slim Marrakchi, en tant que membres.

Cette représentation vise notamment le rapprochement des services de la Chambre de ses adhérents et  acteurs économiques de Sfax et des gouvernorats du sud, afin de consolider davantage les relations économiques avec le marché français.

A noter que la  CCITF compte environ 2 500 adhérents, dont 250 à 280 installés à Sfax et dans le Sud, a encore précisé la même source. Le réseau comprend également près de 50 entreprises françaises et entre 40 et 50 sociétés mixtes tuniso-françaises, a-t-il ajouté.

Marrakchi a indiqué que la coopération couvre plusieurs secteurs, notamment l’agroalimentaire -principalement l’huile d’olive-, les industries mécaniques et pharmaceutiques, les services et les technologies de l’information, ainsi que d’autres domaines prometteurs tels que les énergies renouvelables et l’intelligence artificielle, ce qui est de nature à renforcer le partenariat économique et le soutien à l’exportation.

Il convient de rappeler que la Chambre de commerce et d’industrie tuniso-française, fondée en 1974 compte près de deux mille adhérents. Elle œuvre continuellement à consolider les liens de partenariat entre les acteurs économiques des deux pays.

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Tunisie : le CEPEX lance “Start Export” pour accélérer l’internationalisation des entreprises

Le Centre de Promotion des Exportations (CEPEX) a lancé officiellement “Start Export by CEPEX”, un accélérateur destiné à accompagner les entreprises tunisiennes vers les marchés internationaux. Ce programme pilote marque une nouvelle étape dans la stratégie nationale d’appui à l’export, en mettant l’accent sur des résultats concrets plutôt que sur la seule promotion.

Destiné principalement aux entreprises primo-exportatrices ou à fort potentiel, le programme accompagnera pendant huit mois une première cohorte de dix entreprises, sélectionnées parmi vingt-quatre candidates à l’issue d’un processus rigoureux.

L’objectif est d’aider ces entreprises à structurer leur stratégie d’exportation, identifier des marchés porteurs et concrétiser leurs premières opérations commerciales à l’étranger. L’accompagnement vise également à renforcer leurs capacités de prospection, de négociation et d’adaptation aux exigences des marchés internationaux.

Le dispositif repose sur une méthodologie en quatre étapes : diagnostic, structuration, co-construction et déploiement sur le terrain. Il combine accompagnement individualisé, renforcement des compétences et actions ciblées de prospection commerciale.

Huit conseillers spécialisés, accrédités selon des standards internationaux en partenariat avec la CCI Hauts-de-France, ont été mobilisés pour encadrer ce programme et assurer un suivi rapproché des entreprises participantes.

Selon le CEPEX, cette approche vise à rompre avec les dispositifs d’appui traditionnels souvent généralistes, au profit d’un accompagnement intensif, personnalisé et orienté vers l’action.

Le programme bénéficie du soutien du projet Qawafel, financé par l’Agence Française de Développement (AFD) et mis en œuvre par Expertise France, ainsi que de l’appui du Conseil Bancaire et Financier, de la COTUNACE et de la Douane tunisienne.

Pour le PDG du CEPEX, Mourad Ben Hassine, l’objectif est de faire de l’export un véritable levier stratégique pour les entreprises tunisiennes et de renforcer durablement leur présence sur les marchés internationaux.

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Finance mondiale : une première pour les PED

Les pays en développement (PED) viennent de franchir une étape majeure vers le rééquilibrage du système financier mondial en lançant la toute première plateforme des emprunteurs. Selon cette annonce, intervenue lors des réunions de printemps du FMI et de la Banque mondiale, c’est la Conférence des Nations unies pour le commerce et le développement (CNUCED) qui aura la charge d’assurer le secrétariat de cette plateforme.

« La Plateforme rassemble les ministres des Finances et les gouverneurs des banques centrales des pays en développement afin de renforcer les capacités de gestion de la dette, d’améliorer la coordination et d’amplifier leur voix collective dans les discussions mondiales sur la dette », souligne ONU commerce et développement sur son site internet.

A noter au passage que son lancement a réuni des représentants de 30 pays, dont des Premiers ministres, 16 ministres et des gouverneurs de banques centrales.

António Guterres, secrétaire général des Nations unies, s’est félicité de cette initiative la qualifiant de « percée dans le domaine du financement mondial… Une plateforme où les pays emprunteurs se réunissent, apprennent les uns des autres et s’expriment d’une seule voix ».

Il est également précisé que « la CNUCED, qui assurera le secrétariat, est une autorité de premier plan en matière de dette des pays en développement, combinant une analyse indépendante à un soutien direct aux pays dans la gestion de leur dette par le biais du Programme de gestion de la dette – aujourd’hui déployé dans 60 pays ».

D’ailleurs, il n’est pas inutile de rappeler que le lancement de la “Plateforme des emprunteurs“ s’inscrit dans un contexte de difficultés croissantes liées à la dette dans l’ensemble du monde en développement. En effet, « la dette extérieure a atteint 11 700 milliards de dollars en 2024. Tandis que les coûts du service de la dette ont grimpé à environ 920 milliards de dollars ». Ainsi, quelque 54 pays – qui comptent 3,4 milliards d’habitants – consacrent davantage de dépenses au service de la dette qu’à la santé ou à l’éducation. Ce qui souligne l’ampleur du défi, alerte la CNUCED. Ces pressions ont forcément freiné les investissements publics, limitant la capacité des pays à financer la croissance, à renforcer leur résilience et à parvenir à un développement durable.

Combler une lacune dans l’architecture financière internationale

C’est pour cette raison que la coopération entre les emprunteurs apparaît comme une réponse à la fois naturelle et nécessaire aux défis communs, estime l’organisation onusienne.

Et la CNUCED de rappeler : « Alors que des mécanismes de coordination entre créanciers existent depuis longtemps, les pays emprunteurs ne disposaient pas d’une plateforme dédiée pour échanger leurs expériences, partager des informations et renforcer leurs capacités techniques. »

C’est donc pour corriger ce déséquilibre que la Plateforme des emprunteurs a été pensée et conçue. Notons que cette initiative a été évoquée pour la première fois en juillet 2025, dans “l’Engagement de Séville“ adopté lors de la quatrième Conférence internationale sur le financement du développement. L’ONU souligne que « cette initiative crée un espace permanent de collaboration entre les pays en développement ».

Grâce à l’apprentissage entre pairs, au soutien technique et au partage des connaissances, la Plateforme vise à renforcer les pratiques de gestion de la dette et à améliorer la coordination sur les questions de dette souveraine.

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Réunions de la BM et du FMI: le ministre de l’Economie s’active à Washington

Les financements potentiels mobilisés pour faire face aux répercussions de la guerre doivent être additionnels à ceux précédemment alloués, afin de ne pas compromettre le financement du portefeuille de projets en cours. C’est ce qu’a affirmé le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, lors de sa participation à la session des gouverneurs des pays du Moyen-Orient, d’Afrique du Nord, d’Afghanistan et du Pakistan tenue à Washington.

Il s’agit d’une session organisée dans le cadre des réunions annuelles de printemps du Groupe de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international, qui ont lieu du 13 au 17 avril 2026, à Washington.

Pour les rencontres bilatérales, le ministre de l’Économie a eu une rencontre avec le Directeur exécutif du Bureau des Nations Unies pour les services d’appui aux projets, Jorge Moreira.

 Les deux parties ont exprimé leur satisfaction quant à la coopération existante et leur volonté de la renforcer davantage, notamment, dans les domaines liés aux marchés publics et à l’appui à la gouvernance, outre la mise en œuvre des projets d’infrastructures, selon un communiqué publié, jeudi par le département de l’Économie.

Abdelhafidh a, également, rencontré le directeur des investissements dans le secteur public à la Banque asiatique d’investissement dans les infrastructures (AIIB), Konstantin Limitovsky. Ils ont souligné la volonté de renforcer la coopération financière et technique dans le cadre des opportunités offertes par le plan de développement 2026-2030, notamment, dans le domaine des infrastructures.

Sami Abdelhafidh a ensuite rencontré successivement le Vice-président de la Société Financière Internationale, Ephiopis Tafara, et le directeur général de l’Agence Multilatérale de Garantie des Investissements, Tsutomu Yamamoto.

Les discussions ont porté sur les opportunités et les moyens de renforcer la coopération financière et technique, en particulier dans les domaines liés à l’appui à l’investissement, aux énergies renouvelables, à l’eau, au soutien au secteur privé et aux infrastructures…

Pour les rencontres avec le secteur privé, le ministre de l’économie a rencontré plusieurs responsables du constructeur aéronautique Boeing.

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Hervé Kamdem est le nouveau DG de PMI pour la Tunisie et la Libye

Philip Morris International (PMI) annonce la nomination de Hervé Kamdem au poste de directeur général pour la Tunisie et la Libye. Cette nomination s’inscrit dans la continuité d’un parcours marqué par la gestion de marchés en transformation et la conduite de transitions organisationnelles.

Diplômé en ingénierie industrielle et titulaire d’un MBA de l’Alliance Manchester Business School (Royaume‑Uni), Hervé Kamdem combine une approche analytique solide à une expertise opérationnelle acquise sur plusieurs marchés africains. Depuis plus de vingt ans, il a évolué dans des environnements caractérisés par une forte dynamique de changement.

Au sein de PMI, il a occupé différentes fonctions dans des contextes à fort enjeux où il a accompagné la transformation de modèles multi‑pays, renforcé l’excellence opérationnelle et structuré des organisations pour améliorer leur résilience. Mali, Sénégal, Nigeria, océan Indien : autant d’expériences qui illustrent sa capacité à conduire des phases de transition, à poser les bases de systèmes plus solides et à impulser une dynamique durable.

Qu’attendre de son arrivée en Tunisie?

C’est dans ce cadre que Hervé Kamdem exprime sa vision pour la Tunisie, « Ce qui me motive en Tunisie, c’est le potentiel du marché, mais aussi l’opportunité de construire des solutions solides dans un environnement en évolution. Chez PMI, nous transformons progressivement notre modèle : plus de 16 milliards de dollars ont été investis dans les produits sans fumée, plus de 43 millions d’adultes ont effectué la transition et plus de 40 % de nos revenus proviennent désormais de ces alternatives. Une transformation se bâtit étape par étape, en s’appuyant sur les expertises locales et sur des solutions adaptées au contexte. »

Cette vision s’inscrit dans un secteur en transition, où les modèles évoluent vers des alternatives sans combustion et où les équilibres sont en redéfinition. Avec cette nomination, PMI choisit de consolider sa transformation à travers un leadership attentif aux spécificités locales, capable d’accompagner le changement de manière structurée et progressive.

L’arrivée d’Hervé Kamdem en Tunisie répond ainsi à une volonté claire : soutenir un développement fondé sur le pilotage stratégique la cohérence et la continuité, en ligne avec la stratégie globale de PMI vers un avenir sans fumée.

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Tunisie : une nouvelle feuille de route agricole à l’horizon 2030

La cheffe du gouvernement, Sarra Zaafrani Zenzeri, a présidé mercredi 15 avril au palais du gouvernement à La Kasbah un conseil ministériel restreint (CMR). Il était consacré à l’examen de l’avancement des programmes inscrits dans la stratégie nationale de promotion des filières agricoles et aux perspectives de développement du secteur à l’horizon 2030.

Lors de ce conseil, la cheffe du gouvernement a souligné que l’agriculture constitue un enjeu de sécurité nationale. Tout en insistant sur la nécessité de renforcer la sécurité alimentaire et hydrique du pays. Elle a appelé à développer l’ensemble des filières agricoles et des systèmes de production végétale et animale. De même qu’elle insiste sur l’amélioration des capacités de stockage. Et ce, afin de limiter l’impact des fluctuations des marchés mondiaux et d’éviter les perturbations des chaînes d’approvisionnement.

En outre, elle a insisté sur l’importance d’adopter des techniques d’agriculture intelligente et économe en eau permettant de consolider la souveraineté hydrique. Rappelant le poids stratégique du secteur agricole dans l’économie nationale, Mme Zaafrani Zenzeri a indiqué qu’il représente près de 10 % du produit intérieur brut, 13 % des exportations et 14 % de l’emploi. Tout en constituant la principale source de revenus pour environ 70 % de la population rurale. Elle a, dans ce contexte, appelé à surmonter les difficultés rencontrées par les agriculteurs, en particulier les petits exploitants, conformément aux orientations du président de la République.

Vision stratégique agricole 2026-2030

A cette occasion, le ministre de l’Agriculture, Ezzedine Ben Cheikh, a présenté un bilan des réalisations enregistrées dans le secteur entre 2021 et 2025 ainsi que les principaux défis auxquels il fait face. Il a aussi exposé la vision stratégique pour la période 2026-2030. Laquelle se base sur une agriculture inclusive, durable et capable de renforcer la sécurité alimentaire et hydrique.

Cette stratégie prévoit notamment la valorisation et la gestion durable des ressources naturelles, l’adaptation aux changements climatiques, l’amélioration de la production et de la productivité agricoles, ainsi que le renforcement de la compétitivité et des exportations. Elle prévoit encore l’instauration d’un environnement institutionnel plus inclusif pour les acteurs du secteur et l’amélioration des conditions de vie dans les zones rurales, afin de soutenir le développement régional.

Les discussions ont porté sur plusieurs filières stratégiques, notamment les céréales, l’huile d’olive, les cultures fourragères, l’élevage et les produits laitiers. Concernant la filière céréalière, les autorités visent à améliorer les rendements, renforcer la résilience face au changement climatique et accroître le taux de couverture des besoins nationaux, notamment en blé dur. Et ce, grâce à la modernisation des systèmes de production, à la numérisation du secteur et au développement des capacités de stockage.

Filière oléicole

S’agissant de la filière oléicole, la stratégie prévoit l’amélioration de la production et de la productivité, notamment à travers le rajeunissement des oliveraies dans plusieurs régions du pays, ainsi que le renforcement des capacités de stockage et la valorisation de l’huile d’olive sur les marchés internationaux.

De plus, la réunion a abordé le développement des cultures fourragères, la reconstitution du cheptel national et l’amélioration de la productivité du secteur de l’élevage. Les autorités entendent par ailleurs soutenir une production laitière durable adaptée aux contraintes climatiques. Tout en renforçant l’appui aux petits éleveurs.

Au terme de la réunion, la cheffe du gouvernement a réaffirmé que la reconstitution du cheptel national et le renforcement de la production agricole figurent parmi les priorités de l’État. L’objectif étant de consolider les fondements de la souveraineté et de l’autosuffisance alimentaires.

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Gazoduc Nigeria–Maroc : vers la signature de l’accord intergouvernemental

Le Maroc et le Nigeria devraient signer avant la fin de 2026 l’accord intergouvernemental encadrant la construction du gazoduc Nigeria–Maroc, un projet énergétique majeur estimé à 25 milliards de dollars. Selon les autorités marocaines, cette étape marquera le lancement officiel de la phase opérationnelle de cette infrastructure stratégique.

Porté par l’Office National des Hydrocarbures et des Mines (ONHYM) et la Nigerian National Petroleum Company (NNPC), ce projet baptisé « African Atlantic Gas Pipeline » prévoit de relier le Nigeria au Maroc sur près de 6 900 kilomètres le long de la façade atlantique de l’Afrique de l’Ouest, avec une extension vers les marchés européens. Soutenu par la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), il pourrait devenir le plus long gazoduc offshore au monde et transporter jusqu’à 30 milliards de mètres cubes de gaz par an, rapporte africa24tv.com.

Pour l’avocat spécialisé en droit de l’énergie, Olisa Agbakoba, cette initiative illustre la capacité du Maroc à tirer profit de sa proximité avec l’Europe : « Entre le Maroc et l’Europe, il n’y a qu’environ 20 minutes de distance. Le pays devient ainsi un important pôle d’attractivité commerciale pour l’Europe et la région MENA ».

Mais certains experts appellent à la prudence. Le consultant en énergie Charles Majomi estime que « rien de tout cela n’a réellement de sens tant que les investissements nécessaires dans les infrastructures gazières en amont ne sont pas pris au sérieux », ajoute la même source.

À terme, ce gazoduc devrait renforcer l’intégration énergétique de treize pays d’Afrique de l’Ouest et améliorer l’accès à l’énergie pour près de 400 millions de personnes. Selon les promoteurs du projet, il pourrait également soutenir l’industrialisation régionale et générer jusqu’à 50 000 emplois par an durant la phase de construction.

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Anticiper la prochaine pandémie : le combat discret d’un épidémiologiste guinéen

Face au risque de nouvelles pandémies, la science internationale tente d’anticiper plutôt que de subir. En Guinée, l’épidémiologiste Abdoulaye Touré défend une stratégie fondée sur la coopération scientifique entre l’Afrique et l’Europe pour détecter plus tôt les menaces sanitaires mondiales.

Directeur du CERFIG à Conakry et de la plateforme PRISME, ce chercheur guinéen s’est illustré lors des crises d’Ebola puis de COVID-19. Son objectif : repérer les premiers signaux d’alerte avant qu’une épidémie locale ne devienne une crise mondiale. Dans un monde globalisé, un foyer infectieux apparu en Afrique de l’Ouest peut atteindre l’Europe en quelques heures. «Anticiper», explique-t-il, consiste à surveiller les anomalies inhabituelles : décès suspects, rumeurs de fièvre ou maladies animales inattendues, comme le rapporte homeophyto.topsante.com.

Les équipes du CERFIG combinent virologie, épidémiologie et sciences sociales pour suivre les virus au plus près du terrain. Cette approche s’inscrit dans la stratégie One Health, qui considère la santé humaine, animale et environnementale comme un ensemble indissociable. Sur le terrain, cela implique notamment d’identifier les animaux réservoirs, d’améliorer les capacités des laboratoires régionaux et de sensibiliser les communautés locales.

L’enjeu dépasse largement la Guinée. Pour Organisation mondiale de la santé (OMS), la recherche scientifique reste le meilleur rempart contre les crises sanitaires futures. À l’occasion de la Journée mondiale de la santé 2026, l’institution a appelé à renforcer la coopération entre ses centres collaborateurs à travers le monde afin d’accélérer la détection et la réponse aux nouvelles menaces, selon la même source.

Pour Abdoulaye Touré, renforcer la surveillance épidémiologique en Afrique revient aussi à protéger l’Europe. Dans un système sanitaire mondial interconnecté, la prévention locale devient ainsi un enjeu global.

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Sondage FTDJ : seuls 30 % des Tunisiens satisfaits du contenu médiatique

Seuls 30 % des Tunisiens se disent satisfaits du contenu médiatique, selon une étude présentée le 15 avril 2026 lors d’un colloque organisé par la Fédération tunisienne des directeurs de journaux (FTDJ).

L’étude, réalisée dans le cadre du programme Pamt 2 et présentée par Karim Ben Amor, révèle que 70 % des personnes interrogées ne sont pas satisfaites de l’information diffusée par les médias. D’ailleurs, 87 % estiment que les sujets traités ne sont pas liés à leur vie quotidienne, tandis que 64 % jugent le traitement de l’information peu clair et difficile à comprendre.

Malgré ces critiques, 65 % des Tunisiens déclarent suivre l’actualité économique, qui figure parmi leurs rubriques préférées, après le sport et la santé. Cependant, l’intérêt chute fortement chez les jeunes : moins de 5 % des 18-24 ans s’intéressent à l’actualité économique.

Concernant les sources d’information, 61 % des répondants privilégient les réseaux sociaux. Chez les 18-24 ans, 34 % affirment ne pas utiliser les médias traditionnels pour s’informer sur l’économie.

Enfin, l’étude indique que 15 % des Tunisiens suivent un influenceur économique ou social sur les réseaux sociaux.

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