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Les rencontres de Fethi Zouhair Nouri à Washington

En marge des Réunions de printemps du Fonds monétaire international et du Groupe de la Banque mondiale à Washington, Fethi Zouhaier Nouri, gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT), a tenu plusieurs rencontres de haut niveau avec des responsables d’institutions financières internationales, des investisseurs institutionnels, ainsi que ses homologues Gouverneurs de banques centrales.

 

Réunion avec le Fonds monétaire arabe (FMA)

Le gouverneur de la BCT s’est ainsi entretenu avec Fahad Al-Turki, directeur général et président du Conseil d’administration du Fonds monétaire arabe (FMA). Les échanges ont porté sur les perspectives économiques régionales et les défis auxquels font face les économies arabes non productrices d’énergie. À cette occasion, M. Nouri a souligné l’importance de développer des approches et des instruments innovants afin de renforcer la résilience de ces économies face aux chocs externes, lit-on dans un communiqué de la BCT.

Il a également insisté sur l’importance de mettre en place des mécanismes adaptés aux transformations économiques en cours, permettant aux pays les plus exposés de faire face aux défis actuels.

Rencontre avec les investisseurs internationaux

Le premier responsable de l’institut d’émission a aussi rencontré plusieurs investisseurs institutionnels internationaux. Rencontres qui ont permis de présenter les perspectives de l’économie tunisienne et de mettre en lumière les principaux fondamentaux macroéconomiques du pays. Au cours de cet échange, M. Nouri a fait part de la résilience de l’économie tunisienne face aux chocs extérieurs ainsi que les efforts engagés pour préserver la stabilité macroéconomique et financière. Il a également mis en exergue les opportunités d’investissement qu’offre la Tunisie, en insistant sur le rôle des investisseurs internationaux dans le financement de l’économie nationale. Et ce, notamment à travers les instruments de financement souverains tunisiens sur les marchés internationaux.

Les investisseurs présents ont manifesté un intérêt soutenu pour les perspectives économiques du pays saluant la résilience de l’économie tunisienne face aux défis internationaux et les efforts engagés par les autorités. Tout en réaffirmant leur disposition à accompagner le financement de l’économie tunisienne.

 

Réunions bilatérales de haut niveau


Par ailleurs, Fethi Zouhaier Nouri a tenu deux réunions avec ses homologues de la Banque centrale de Libye et de la Banque d’Algérie. Ainsi, lors de son entretien avec Naji Mohamed Issa, gouverneur de la Banque centrale de Libye, les échanges ont porté sur le renforcement du partenariat technique et financier entre les deux institutions, souligne la BCT. Les discussions ont particulièrement mis l’accent sur la modernisation des systèmes de paiement et des systèmes d’information, ainsi que sur le développement de solutions communes adaptées aux nouveaux enjeux financiers.
Les deux responsables ont exprimé leur volonté de consolider les mécanismes de coopération bilatérale, afin de faciliter les échanges commerciaux et de soutenir une intégration économique plus étroite entre les deux pays.

Par la suite, le responsable de l’institut d’émission s’est entretenu avec son homologue algérien, Mohamed Lamine Lebbou, à qui il a adressé ses félicitations à l’occasion de sa récente nomination à la tête de la Banque d’Algérie. Cette première rencontre a été l’occasion de réaffirmer la volonté commune de renforcer les relations de coopération technique et financière entre les deux institutions. Les deux parties ont convenu d’intensifier leurs échanges à travers l’organisation de visites mutuelles, en vue d’identifier et de développer de nouveaux axes de collaboration, indique la BCT dans son communiqué.

A noter que ces rencontres s’inscrivent dans une dynamique visant à approfondir la coopération entre banques centrales de la région, dans un contexte international marqué par des défis économiques et financiers croissants.

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STB Bank : bénéfice net en baisse à 65,9 MDT en 2025

La Société Tunisienne de Banque (STB) a clôturé l’exercice 2025 avec un résultat net individuel de 65,9 millions de dinars, en baisse par rapport aux 82,5 millions enregistrés en 2024, et un résultat net consolidé de 58,7 millions de dinars contre 91,1 millions un an auparavant. C’est ce qu’indiquent ses états financiers arrêtés le 6 avril 2026.

Réuni à cette date, le conseil d’administration a approuvé les états financiers relatifs à l’exercice 2025 de la STB, tels que soumis aux commissaires aux comptes. De même qu’il a examiné le rapport d’activité de la banque pour la même période.

Dans ce contexte, le conseil a décidé de convoquer une Assemblée générale ordinaire le 30 avril 2026. Il proposera également la distribution d’un dividende de 0,200 dinar par action au titre de l’exercice 2025. Ce qui représente une enveloppe globale de 31 millions de dinars. Et ce, sous réserve de l’approbation de la Banque centrale de Tunisie (BCT).

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BCT: un nouveau billet de banque de cinq dinars en circulation

La Banque centrale de Tunisie (BCT) a mis en circulation, le 10 avril 2026, un nouveau billet de banque de cinq dinars (type 2022). Dans une note adressée aux banques et à l’Office national des postes, publiée vendredi 10 avril, l’institut d’émission, précise que ce billet, a cours légal et pouvoir libératoire, portant les mêmes motifs, caractéristiques et éléments de sécurité que ceux du billet de cinq dinars de même type actuellement en circulation, à l’exception :

– de la date d’émission : remplacée par « 25-07-2025 » au lieu de « 20-3-2022 », et imprimée en caractères de taille supérieure;

– des signatures : à savoir celle du gouverneur de la BCT, Fethi Zouhaier Nouri, et celle du vice-gouverneur, Mourad Abdessalem.

 Selon ladite note aux banques, le billet de banque de cinq dinars (type 2022) circulera concurremment avec les autres billets de même dénomination et de même type actuellement en circulation.

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Circulaire de la BCT: 7 solutions pour une application efficace, selon la Conect

Selon un récent communiqué de la Conect, l’organisation patronale tunisienne insiste sur la nécessité d’accompagner la mise en œuvre de la circulaire n° 2026-04 de la Banque centrale de Tunisie (BCT) par un dialogue constructif avec les forces vives de l’économie.

La Conect rappelle que si la préservation des réserves de change reste un objectif partagé, il est indispensable de concilier cette rigueur avec la croissance, l’emploi et la compétitivité. Pour cela, l’organisation propose 7 recommandations clés destinées à ajuster le dispositif et éviter des conséquences indésirables:

  1. Dialogue structuré et concertation: réunir la BCT, les ministères concernés et organisations patronales pour évaluer ensemble l’impact de la mesure.

  2. Révision de la liste des produits: distinguer les biens de consommation finale des intrants industriels pour mieux cibler les restrictions.

  3. Exclusion des produits médicaux essentiels: retirer ceux dont la raréfaction représenterait un risque pour la santé publique.

  4. Simplification des procédures d’exemption: alléger le dispositif bureaucratique pour les industriels concernés.

  5. Approche graduée et incitative: soutenir la production locale et les exportations plutôt que d’imposer des blocages stricts.

  6. Cohérence institutionnelle: aligner les mesures sur la réforme du Code des changes et les engagements internationaux de la Tunisie.

  7. Transparence et communication: informer clairement sur la situation géopolitique et les marges de manœuvre réelles pour éviter les malentendus.

“Le dialogue avec les forces vives de l’économie n’est pas un luxe, c’est une condition de réussite”, insiste, au fil des propos, la confédération. 

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Nouvelle circulaire de la BCT: ce qu’en pense la Conect

Le 26 mars 2026, la Banque centrale de Tunisie (BCT) a publié la circulaire n° 2026-04, imposant aux importateurs de produits “non prioritaires” de financer intégralement leurs opérations sur fonds propres. Concrètement, cela signifie que pour importer ces produits, les entreprises doivent constituer des dépôts couvrant la totalité de la valeur de leurs importations, sans pouvoir recourir aux crédits, avances ou garanties habituellement accordés par les banques ou intermédiaires financiers agréés. Cette mesure est entrée en vigueur immédiatement et concerne tous les modes de règlement des importations. L’objectif officiel affiché est de préserver les réserves de change dans un contexte économique et géopolitique incertain.

Pour sa part, la Conect rappelle, dans un communiqué, que ce type de mesure n’est pas inédit, puisqu’un dispositif similaire avait déjà été introduit en 2017 et qualifié de restriction de change. Après avoir constaté que son impact sur les importations était limité, les autorités tunisiennes l’avaient abrogé en 2019. La réintroduction d’un mécanisme similaire dans un contexte institutionnel plus fragile appelle donc, selon la Conect, à un examen attentif des effets prévisibles.

La confédération souligne que l’obligation d’autofinancement intégral opère une sélection de fait entre les opérateurs économiques. Les grandes entreprises disposant de trésoreries suffisantes continueront leurs importations normalement, tandis que les PME et les commerçants de taille moyenne, qui constituent plus de 97% du tissu économique tunisien, risquent d’être exclus de facto. En outre, cette concentration du marché risque de limiter la concurrence, favorisant des positions de rente alors que les pouvoirs publics appellent à davantage de dynamisme et d’équité sur le marché.

De surcroît, la même source attire également l’attention sur les conséquences directes de cette mesure sur l’emploi et la qualité du travail. Les entreprises concernées, dans le commerce, la distribution, la logistique et les services, représentent le premier employeur privé du pays. Une réduction de leur activité se traduirait par des suppressions de postes et par une dégradation de la qualité de l’emploi, touchant en particulier les jeunes et les travailleurs en situation précaire.

Outre l’impact économique, la confédération met en garde contre des risques pour la santé publique. Certains produits figurant sur la liste des importations concernées, notamment des produits dermatologiques, sont administrés à des patients fragiles, y compris des personnes atteintes de cancer. Leur raréfaction ou leur renchérissement pourrait avoir des conséquences directes sur la santé des citoyens les plus vulnérables.

La chaîne logistique industrielle pourrait également être perturbée. Certains intrants utilisés par l’industrie (emballages, abrasifs, matériaux de construction, équipements sanitaires, tensioactifs pour les produits d’hygiène) transitent souvent par de petits importateurs-distributeurs qui seront les premiers affectés. La restriction de leurs activités risque de désorganiser la production nationale et de pénaliser les exportations.

Enfin, la Conect met en évidence les risques liés à l’expansion de l’économie informelle et aux goulots bureaucratiques. En raréfiant l’offre légale, la mesure pourrait favoriser le développement de circuits parallèles et de la contrebande, avec pour conséquence une perte de recettes fiscales et douanières. Par ailleurs, les obligations strictes imposées aux banques pour vérifier les codes NGP et les fiches techniques exigées des industriels pourraient créer des retards importants et alourdir la gestion administrative des importations.

La Conect ne remet pas en cause la nécessité de préserver les réserves de change. Ce qu’elle questionne, c’est la méthode. Pour la confédération, une mesure prise sans concertation ni anticipation suffisante risque de peser lourdement sur les PME, l’emploi, la santé publique, la production nationale et la dynamique concurrentielle du marché.

Dans ce même ordre d’idées, rappelons que, récemment, la Commission des finances et du budget à l’Assemblée des représentants a refusé d’annuler cette mesure, estimant qu’un tel recul nuirait à la stabilité des lois et au processus de modernisation fiscale. Ils ont toutefois reconnu des difficultés techniques et organisationnelles, notamment pour les petites entreprises et les professions libérales, ainsi que des enjeux liés à la protection des données. Au lieu de supprimer la réforme, ils préconisent une mise en œuvre progressive, accompagnée de formation et de soutien aux acteurs concernés

 

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Tourisme en Tunisie : Recettes record de plus de 8 milliards de dinars en 2025

Le secteur touristique tunisien a dépassé les 8 milliards de dinars de recettes en 2025, grâce à l’accueil de plus de 11 millions de visiteurs, un nouveau record historique. La stratégie de diversification et de montée en gamme de l’offre touristique commence à porter ses fruits.

Selon les indicateurs de la Banque Centrale de Tunisie (BCT), les recettes touristiques 2025 ont atteint 8096,9 millions de dinars (MD), contre 7599,7 MD en 2024, soit une progression annuelle de 6,5%.

Cette augmentation correspond à près de 500 MD supplémentaires, un signe clair que le secteur retrouve sa dynamique d’avant-pandémie et que la demande touristique pour la Tunisie est robuste.

Plus de 11 millions de touristes accueillis

Jusqu’au 22 décembre 2025, la Tunisie a accueilli plus de 11 millions de touristes, dépassant le précédent record de 2019 qui était de 9,4 millions.

Cette performance illustre une reprise complète après la crise Covid-19 (2020-2022), période pendant laquelle le secteur avait connu un recul sévère, avec des pertes importantes en termes de fréquentation et de revenus.

En moyenne, chaque touriste a dépensé environ 735 dinars en 2025. Ce chiffre reflète une orientation vers un tourisme plus haut de gamme, qui mise sur la qualité de l’expérience, le confort et la diversification des offres régionales.

Si les chiffres de 2025 sont encourageants, le secteur devra continuer à développer les infrastructures pour accueillir un nombre croissant de touristes ; diversifier encore plus l’offre touristique pour attirer des segments premium et internationaux ; renforcer la promotion à l’international pour maintenir la dynamique et dépasser les 11 millions de visiteurs

Le tourisme tunisien semble donc sur la voie d’une reprise solide, mais la consolidation de ces résultats dépendra de la qualité de l’expérience offerte et de la stabilité de l’environnement touristique.

Évolution des recettes depuis 2020

Après une chute brutale liée à la pandémie de Covid-19, les recettes touristiques tunisiennes ont suivi une trajectoire ascendante quasi continue depuis 2020. Passées d’environ 2 milliards de dinars en 2020 (-64% par rapport à 2019), elles ont progressé à près de 3 milliards en 2021, avant d’accélérer nettement à 4,2 milliards en 2022, marquant le retour massif des touristes.

En 2023, la dynamique s’est confirmée avec un rebond soutenu, ouvrant la voie à un record historique en 2024 à près de 7,6 milliards de dinars. Cette tendance culmina enfin en 2025, où les recettes dépassent les 8 milliards de dinars, effaçant les séquelles de la crise sanitaire et plaçant le secteur sur une nouvelle trajectoire de croissance.

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Tunisie : Le TMM se maintient à 7,49% pour le quatrième mois consécutif

Le taux moyen du marché monétaire poursuit sa phase de stabilité. En décembre, l’indicateur clé du coût de la liquidité bancaire est resté inchangé, confirmant l’effet progressif de l’assouplissement monétaire engagé par la Banque centrale de Tunisie.

Le Taux moyen du Marché Monétaire (TMM) s’est établi à 7,49% en décembre 2025, conservant exactement le même niveau pour le quatrième mois d’affilée, selon les dernières données monétaires publiées par la Banque centrale de Tunisie (BCT). Cette évolution confirme une phase d’accalmie sur le marché de la liquidité, après une période prolongée de tensions.

Un reflux amorcé depuis l’été 2024

L’indicateur avait entamé un mouvement baissier marqué à partir d’août 2024, après avoir évolué autour de 7,99% durant plusieurs mois. Ce repli s’est poursuivi progressivement au début de 2025, avec un passage à 7,91% en mars, avant de s’installer à 7,50% entre avril et août. Depuis septembre, le TMM s’est quasi figé, glissant légèrement à 7,49% jusqu’à la fin de l’année.

L’impact direct de la politique monétaire

Cette stabilisation s’inscrit dans le sillage des décisions de politique monétaire de la BCT. Le TMM demeure étroitement corrélé au taux directeur, principal instrument de régulation du marché monétaire. Lors de sa dernière réunion, le Conseil d’administration de la Banque centrale a décidé d’abaisser ce taux de 50 points de base, le ramenant à 7%.

Cette décision, qui entrera en vigueur à partir du 7 janvier, devrait progressivement se répercuter sur les conditions de financement interbancaire et, à terme, sur le coût du crédit dans l’économie. La stabilité actuelle du TMM traduit ainsi une phase de transition, en attendant les premiers effets concrets de cet assouplissement monétaire.

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Tunisie : La BCT réduit son taux directeur à 7%

La Banque centrale de Tunisie a décidé d’assouplir sa politique monétaire en abaissant son taux directeur de 50 points de base, le ramenant à 7%. Cette mesure, qui entrera en vigueur début janvier, s’accompagne d’un ajustement des taux du corridor monétaire et de la rémunération minimale de l’épargne.

Un signal d’assouplissement monétaire

Réuni en fin d’année, le Conseil d’administration de la Banque centrale de Tunisie a tranché en faveur d’une baisse du taux directeur, désormais fixé à 7% à compter du 7 janvier 2026. Il s’agit d’une réduction de 50 points de base, traduisant une volonté d’adapter l’orientation monétaire aux évolutions économiques et financières récentes.

Dans le même mouvement, la BCT a procédé à un réajustement des taux des facilités permanentes afin de préserver la cohérence du corridor monétaire. Le taux de la facilité de prêt à 24 heures est ainsi porté à 8%, tandis que celui de la facilité de dépôt à 24 heures est fixé à 6%. Ces ajustements visent à garantir une transmission efficace des décisions de politique monétaire vers le marché interbancaire.

Révision du rendement de l’épargne

Outre les taux directeurs et interbancaires, la Banque centrale a également revu à la baisse le taux minimum de rémunération de l’épargne. Celui-ci est désormais établi à 6%, une décision qui s’inscrit dans la logique globale de détente monétaire et qui aura un impact direct sur les produits d’épargne réglementés.

Cette mesure pourrait contribuer à réduire le coût de financement pour les banques et, à terme, soutenir l’investissement et la consommation, tout en modifiant l’attractivité relative de l’épargne bancaire.

Réactions attendues du secteur financier

La décision de la BCT est scrutée de près par les acteurs économiques et financiers. Les établissements bancaires devront ajuster leurs grilles de taux, tandis que les entreprises et les ménages pourraient bénéficier progressivement de conditions de financement plus favorables.

Les analystes s’attendent à ce que cette inflexion monétaire ouvre un nouveau cycle, à condition que les équilibres macroéconomiques et l’évolution de l’inflation le permettent.

Cette baisse intervient dans un contexte marqué par la nécessité de soutenir l’activité économique tout en préservant la stabilité financière. Après une période prolongée de resserrement monétaire destinée à contenir les pressions inflationnistes, la Banque centrale semble amorcer une phase plus accommodante, tout en maintenant une vigilance accrue sur les indicateurs macroéconomiques.

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Tourisme tunisien : les recettes atteignent 7,8 milliards de dinars et dépassent les niveaux de 2019

Les recettes touristiques ont atteint 7,8 milliards de dinars, jusqu’au 25 décembre 2025, en hausse de 6,3% par rapport à la même période de 2024, selon les indicateurs de la Banque Centrale de Tunisie (BCT).

Le nombre de touristes ayant visité la Tunisie depuis début 2025 et jusqu’au 22 décembre courant, a franchi le cap de 11 millions de touristes, avait déclaré le ministre du Tourisme, Sofien Tekia, lors d’une cérémonie tenue récemment à l’occasion de la campagne « Tounes Lik » pour la promotion du tourisme intérieur et le lancement de l’élaboration du programme « Tunis, capitale du tourisme arabe en 2027 ».

D’après lui, ce chiffre a dépassé celui enregistré en 2019, avant la pandémie de Covid-19, qui était de l’ordre de 9,4 millions de touristes.

Selon lui, le tourisme tunisien a dépassé « la phase de redressement et progresse sur la voie de la consécration d’un tourisme haut de gamme et de la diversification de l’offre touristique.

Il a souligné que cette reprise constitue la preuve de la capacité du secteur à booster le rythme des flux touristiques et des recettes, malgré les défis internationaux.

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Tunisie : révision de la loi sur le change pour harmoniser amnistie, code des changes et lutte contre le blanchiment

La proposition de loi relative à la régularisation des infractions de change doit être amendée pour identifier les infractions de change qui peuvent être régularisées et définir avec précision les bénéficiaires, ont souligné lundi à Tunis, les représentants de la Banque centrale de Tunisie (BCT) et de la Douane tunisienne, lors d’une journée d’étude dédiée à cette proposition de loi.

«La Banque centrale de Tunisie soutient la proposition de loi relative à la régularisation des infractions de change, présentée par l’Assemblée des représentants du peuple, étant donné qu’elle permettra d’améliorer l’intégration des ressources en devises dans le circuit économique organisé, d’impacter positivement la stabilité monétaire et de rétablir les grands équilibres financiers du pays», a indiqué la Directrice générale des opérations de change à la Banque centrale de Tunisie (BCT), Raoudha Boukadida.

«Toutefois, l’Institut d’émission appelle à réunir les conditions permettant de faire réussir cette proposition de loi. Il s’agit, ainsi, d’harmoniser cette proposition de loi avec le projet de code des changes qui sera soumis à la commission des Finances, outre le parachèvement du processus d’adhésion de la Tunisie à l’accord sur l’échange automatique de renseignements en matière fiscale”.

A cet égard, la Directrice générale a rappelé que le projet de code des changes vise à moderniser et à simplifier les opérations de change et à renforcer la confiance entre l’Etat et les citoyens. Il s’agit, également, de l’obligation de prendre en compte les exigences des structures internationales dans le domaine de lutte contre le blanchiment d’argent.

Ainsi, la législation relative à l’amnistie d’infractions de change ou ses textes d’application doivent contenir les quatre principes de base définis par le Groupe d’action financière (GAFI), pour garantir que cette législation ne soit pas exploitée à des fins de blanchiment d’argent .

Ces principes consistent en l’application effective des mesures de diligence raisonnable pour lutter contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme, l’interdiction de l’exemption de l’application de ces mesures, la coordination et la coopération au niveau local pendant toute la durée d’application de ces dispositions, et la coopération internationale permettant à la Tunisie d’échanger des informations avec les pays où se trouvent les fonds et les biens.

La Tunisie a connu une période d’amnistie de change en 2007, laquelle a permis au pays de récupérer près de 12 millions d’euros, durant douze mois, soit l’équivalent de 21,02 millions de dinars ( sur la base de 1euro= 1,7519 dinar, ce qui représente 0,05 % du Produit intérieur brut (PIB), a-t-elle rappelé

De son côté, le Colonel Anouar Sebii, Directeur des contentieux et des poursuites à la Direction générale des douanes au ministère des finances, a mis l’accent sur l’importance de cette proposition de régularisation des infractions de change, notamment avec l’accroissement des infractions de change à cause de la pluralité des textes juridiques et réglementaires, en lien avec la législation des changes.

Il a également appelé à adapter cette proposition avec la loi organique relative à la lutte contre le terrorisme et la répression du blanchiment d’argent, dans son article 92 et de faire bénéficier, de cette amnistie, les personnes sous le coup de poursuites judiciaires pour cause d’infractions de change, et de clarifier son domaine d’application.

De son côté, Maher Ketari, membre de la Commission des finances à l’ARP, a indiqué que cette proposition de loi prévoit toutes les garanties nécessaires pour que les personnes concernées par cette amnistie puissent adhérer à ce processus, et ce en arrêtant toutes les poursuites judiciaires à leur encontre, de la part de la douane, des recettes des finances et du ministère de la Justice.

Pour sa part, le Président de la commission de Finances, Abdel jalil El Heni a souligné que cette proposition de loi fera l’objet d’un examen plus approfondi pour prendre en compte les remarques de la Douane tunisienne et de la BCT, notamment en termes d’élargissement du champ d’application de cette amnistie de change (résident et non résident, personnes physiques et morales). Dans l’actuelle proposition de loi, les bénéficiaires de la régularisation des infractions de change sont seulement les personnes physiques résidentes.

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Tunisie : Revenus du travail et recettes touristiques en hausse

Les derniers indicateurs publiés par la Banque centrale de Tunisie confirment une dynamique positive des revenus du travail sur les onze premiers mois de 2025. Cette amélioration s’inscrit dans un paysage économique contrasté, marqué à la fois par une reprise soutenue du secteur touristique et un recul notable du service de la dette, mais aussi par une pression croissante sur la masse monétaire fiduciaire. Les chiffres actualisés offrent un aperçu précis des équilibres macroéconomiques à l’approche de la clôture de l’exercice.

La BCT révèle que les revenus du travail cumulés ont progressé de 6,5% en glissement annuel. Ils atteignent désormais près de 8 milliards de dinars, un niveau qui témoigne à la fois de la résilience du marché de l’emploi et de l’amélioration des transferts formels, notamment depuis l’étranger.

Cette évolution confirme une tendance déjà observée depuis le début de l’année, où la croissance des revenus déclarés semble dépasser celle de l’activité globale. Elle pourrait également refléter une meilleure intégration des flux de travail dans les circuits bancaires.

Tourisme : un secteur qui consolide sa reprise

Les recettes touristiques continuent d’afficher une trajectoire ascendante. À fin novembre 2025, elles atteignent 7,5 milliards de dinars, contre 7 milliards un an auparavant, soit une progression de 6,8%.

Cette hausse confirme la vigueur retrouvée de l’activité touristique, soutenue par une fréquentation plus dense sur la haute saison et par une diversification progressive des marchés émetteurs. Le secteur reste ainsi l’un des principaux contributeurs à l’amélioration des revenus extérieurs.

En parallèle, les services de la dette affichent un recul d’environ 14%, passant de 13,3 milliards à 11,5 milliards de dinars. Une telle baisse demeure inhabituelle dans un contexte où les engagements extérieurs restent importants. Cette contraction réduit mécaniquement la pression sur les réserves en devises et offre une légère marge aux finances publiques.

Avoirs extérieurs en devises à 104 jours d’importation

Les avoirs nets en devises, eux, connaissent une légère érosion. Au 5 décembre 2025, ils s’établissent à 24,6 milliards de dinars, soit un repli de 1,5% par rapport à la même période l’an dernier.

Converti en jours d’importation, ce niveau correspond à 104 jours, un seuil qui reste supérieur à la ligne de sécurité usuelle mais qui rappelle la nécessité de préserver les flux de financement extérieur et la stabilité des recettes en devises.

La monnaie fiduciaire en circulation poursuit sa hausse spectaculaire. Les billets et pièces totalisent 26,1 milliards de dinars, contre 22 milliards en décembre 2024, soit une progression de 18,2%.

Pris dans leur ensemble, les indicateurs publiés par la BCT dépeignent une économie où certaines composantes – revenus du travail, tourisme, service de la dette – évoluent favorablement, tandis que la liquidité fiduciaire et la contraction légère des réserves extérieures rappellent les fragilités structurelles.

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Tunisie : Le déficit courant recule à 1,6% du PIB en 2024, grâce au rebond des services

Un déficit extérieur en nette amélioration

Selon le rapport annuel de la Banque Centrale de Tunisie sur la balance des paiements 2024, le déficit courant s’est nettement allégé pour atteindre -1,6% du PIB, soit -2,6 milliards de dinars, contre -2,3% du PIB en 2023 (-3,5 milliards). Cette contraction marque une amélioration notable de la position extérieure du pays.

Les services dopent les recettes

La performance du secteur des services constitue le principal levier de cette embellie. L’excédent a progressé pour s’établir à +22,7 milliards de dinars, soutenu par une hausse de 9,8% des recettes touristiques et une augmentation de 12,7% des revenus du travail.

Ce dynamisme a permis d’améliorer le taux de couverture du déficit commercial par ces recettes, passé à 57,7% en 2024 contre 56% l’année précédente.

Un commerce extérieur toujours sous pression

En parallèle, le déficit de la balance des biens continue de peser lourdement. Il s’est aggravé pour atteindre -30,4 milliards de dinars, contre -28,1 milliards en 2023. Cette dégradation résulte d’une hausse de 3,6% des importations conjuguée à une baisse de 1% des exportations, confirmant la fragilité structurelle du commerce extérieur tunisien.

Un dinar stable et des réserves protégées

La BCT fait également état d’une quasi-stabilité du taux de change moyen annuel du dinar (-0,2%) face à l’euro et au dollar. Cette évolution reflète, selon elle, la solidité des indicateurs du compte courant et a contribué à maintenir les réserves en devises à un niveau confortable.

La demande intérieure stimule la croissance

Côté économie réelle, la demande intérieure – moteur principal de la croissance en 2024 – s’est renforcée de 4,3% aux prix constants. La consommation nationale progresse de 1,2 %, portée par :

  • la reprise de la consommation publique (+1,4%),
  • l’amélioration de la consommation privée (+1,1%), favorisées par la détente de l’inflation et la hausse des salaires,
  • l’investissement, en remontée, contribue également à cette dynamique.

Un besoin de financement extérieur quasi résorbé

La BCT note par ailleurs une amélioration marquée du compte financier, dont le besoin de financement est passé de 1296 MD en 2023 à seulement 251 MD en 2024.

Cette évolution s’explique par le redressement de la balance des investissements de portefeuille et des autres investissements (+690 MD), malgré :

  • un recul des emprunts extérieurs à long terme (-9,4%),
  • une hausse du remboursement du principal de la dette extérieure (+27,3%).

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Tunisie : Les avoirs nets en devises couvrent 105 jours d’importation

Les indicateurs monétaires publiés par la Banque centrale de Tunisie (BCT) au 28 novembre 2025 offrent un panorama contrasté de la conjoncture financière du pays. Entre un léger recul des réserves en devises, une amélioration apparente du service de la dette et une forte hausse de la monnaie en circulation, les signaux ne vont pas tous dans la même direction.

Les réserves nettes en devises s’élèvent à 24,6 milliards de dinars, soit l’équivalent de 105 jours d’importation. Un niveau encore confortable, mais en légère baisse de 1,3 % par rapport à la même période en 2024. Ce recul reflète la fragilité structurelle de la balance des paiements, toujours soumise aux aléas des importations énergétiques et alimentaires.

En parallèle, deux indicateurs continuent d’apporter un soutien précieux aux finances extérieures :
– Les recettes touristiques, en hausse de 6,96 %, atteignent 7,3 milliards de dinars.
– Les transferts des Tunisiens à l’étranger, en progression de 6,94 %, s’établissent à 7,7 milliards de dinars à la date du 20 novembre.

Ces deux sources de devises demeurent essentielles dans un contexte où l’investissement étranger reste timide et où les négociations avec les bailleurs internationaux se prolongent.

Autre évolution notable : le service de la dette extérieure en 2025 a reculé de 13,9 %, pour atteindre 11,3 milliards de dinars, contre 13,1 milliards l’année précédente. Une baisse qui peut traduire soit un ralentissement des échéances arrivant à maturité, soit un rééchelonnement partiel. Mais elle ne signifie pas pour autant une détente durable, la pression de la dette restant structurellement élevée.

En revanche, un autre indicateur interpelle : la monnaie en circulation, billets et pièces confondus, poursuit son envolée. Elle passe de 22 milliards de dinars fin novembre 2024 à 25,8 milliards en 2025. Cette hausse spectaculaire continue d’alimenter les inquiétudes sur la taille de l’économie informelle et la faible bancarisation, tout en accentuant la pression sur la liquidité bancaire.

Une économie qui résiste

La tension se manifeste aussi dans le marché interbancaire, où le volume des transactions a bondi de 66 %, atteignant 3,7 milliards de dinars. À l’inverse, les refinancements à long terme de la BCT ont diminué de 4,7 %, s’établissant à 11,1 milliards de dinars, signe d’un léger ajustement de la politique monétaire.

Au final, les chiffres du BCT indiquent une économie qui résiste mais reste sous tension : une respiration du côté du tourisme et des transferts, un répit partiel sur la dette, mais des réserves qui s’érodent lentement et une masse monétaire qui s’emballe. Un équilibre fragile, que les prochains mois diront s’il peut tenir face aux défis budgétaires et sociaux de 2026.

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