Des projets bloqués depuis des années à Korbous, mais…
Nichée sur les hauteurs du Cap Bon, Korbous est l’une des stations thermales les plus anciennes de Tunisie, réputée depuis des siècles pour ses sources d’eau chaude aux vertus thérapeutiques. Une région bénie par la nature, entre mer et collines verdoyantes, qui aurait tout pour être une destination de référence, et qui pourtant peine à décoller.

Le 8 avril dernier, le ministre du Tourisme s’est rendu sur place pour examiner la situation. Des projets touristiques à l’arrêt, paralysés par des blocages juridiques et fonciers, une région au potentiel intact mais inexploité. Sur place, aux côtés de la gouverneure de Nabeul et des investisseurs concernés, le message était sans ambiguïté: identifier les blocages, coordonner les efforts, débloquer sans délai. Car les atouts sont là: sources thermales, littoral préservé, cadre idéal pour le tourisme de bien-être et l’écotourisme. Des richesses qui attendent depuis trop longtemps d’être valorisées. Le signal est fort. Les investisseurs, eux, attendent désormais les actes.
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Le 9 avril, des représentants des ministères de l’Agriculture et du commerce se sont réunis pour une séance d’audition. Sur la table, une question concrète : comment le blé arrive-t-il en Tunisie, et dans quelles conditions est-il stocké ? Les réponses ont mis en lumière une réalité difficile, notamment au port de Zarzis, où les infrastructures peinent à suivre le rythme des importations et des exportations. Containers mal gérés, flux mal organisés, capacités dépassées — les défaillances sont connues. Ce qui est nouveau, c’est que l’État l’admet officiellement. Les représentants du ministère du Commerce ont confirmé qu’un projet de réforme portuaire est en cours, piloté par le ministère du Transport. L’objectif : moderniser, fluidifier, et rendre ces infrastructures à la hauteur des besoins du pays. Mais le problème ne s’arrête pas au bord de la mer. Dans le sud du pays, à Tataouine notamment, les agriculteurs pourraient bientôt produire plus de céréales que les silos locaux ne peuvent en absorber. Une bonne nouvelle qui risque de tourner mal, si les infrastructures de stockage ne suivent pas. 

