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Crise d’Ormuz : 13 millions de barils perdus

Fatih Birol, directeur de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), alerte, dans une déclaration à la CNBC et rapportée par Sky News sur la plus grande menace pour la sécurité énergétique de l’histoire. 

Il a fait savoir que la crise du détroit d’Ormuz a causé une perte de 13 millions de barils par jour de pétrole. Ce qui a conduit à des perturbations majeures dans les matières premières essentielles ».

Il a également rappelé dans une déclaration antérieure que la guerre en Iran et la fermeture continue du détroit d’Ormuz serait la plus grande crise énergétique que le monde ait jamais connue. Tout en appelant les gouvernements à renforcer leur résilience en utilisant des sources d’énergie alternatives.

De ce fait, il prédit que l’énergie nucléaire recevra un coup de pouce important. De même que les sources d’énergie renouvelable croîtront fortement comme l’énergie solaire, l’éolien et autres. Tandis que les voitures électriques seront les principales bénéficiaires.

Il a également indiqué que les combustibles fossiles alternatifs pourraient revenir sur le devant de la scène. Il en va de même du charbon, qui lui aussi recevra aussi un coup de pouce et connaîtra une grande hausse dans certains grands pays d’Asie. 

A cet égard, notons que ce passage maritime vital par lequel transitent près de 20 millions de barils de pétrole et de produits pétroliers par jour avant la guerre, est actuellement soumis à un « double blocus ». L’Iran et les États-Unis n’autorisant ni l’entrée ni la sortie des navires du détroit.

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Ridha Chkoundali alerte sur l’accès aux médicaments

L’expert en économie, Ridha Chkoundali dresse un état des lieux sur sa page officielle fb, du secteur de la santé, en particulier le coût des médicaments.

Il part du constat de l’écart entre les ambitions affichées d’un État social et les réalités vécues par les assurés. Son analyse met l’accent sur la disponibilité des médicaments, leur coût, ainsi que sur les contraintes administratives auxquelles les patients se confrontent. Les pénuries de certains médicaments ont d’ailleurs été signalées dans plusieurs enquêtes récentes sur le secteur pharmaceutique.

Il estime que l’accès à certains traitements est particulièrement compliqué pour les patients atteints de maladies chroniques, qui doivent parfois avancer des montants élevés pour obtenir un remboursement ultérieur. Il cite le cas d’un assuré contraint d’acheter, pour trois mois, un ensemble de médicaments prescrits pour une pathologie cardiaque, pour un coût total supérieur à mille dinars. Alors même que le système de remboursement impose des démarches et des délais qui compliquent la prise en charge.

Les régimes de couverture de la CNAM reposent en effet sur plusieurs filières de soins et sur des modalités de remboursement ou de prise en charge directe selon les cas.

Par ailleurs, Ridha Chkoundali souligne que les procédures de paiement peuvent limiter la possibilité d’échelonner les dépenses en pharmacie. Ce qui laisse entendre que l’accès au traitement pour les ménages aux revenus modestes est de plus en plus difficile.
Ainsi la question essentielle qui se pose est de savoir jusqu’où les mécanismes de protection sociale peuvent être efficaces. En particulier pour les personnes qui doivent assumer une avance de frais importante avant remboursement.

Il convient de rappeler que la CNAM constitue le régime de base de l’assurance maladie, avec plusieurs filières de soins destinées à encadrer la prise en charge.

De ce fait, Ridha Chkoundali à travers son analyse, pointe les difficultés dues à des dysfonctionnements dans la gouvernance du secteur de la santé.

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La Tunisie à l’heure du boom solaire africain

Les importations de panneaux solaires « Made in China » ont connu une hausse en Afrique, passant de 12,7 GW en 2024 à 18,8 GW en 2025, soit une augmentation de 48%. Telle est l’annonce du rapport Global Electricity Review 2026 publié le 21 avril par Ember.

Ce volume triple la capacité du Grand barrage de la Renaissance éthiopienne (5,15 GW). Longtemps dominée par l’Afrique du Sud, la demande se diversifie : 15 pays ont importé plus de 0,3 GW, avec l’Égypte (2,3 GW, +130 %) et l’Algérie (2,1 GW, x6) en tête, suivis du Nigeria, de la RD Congo et de l’Afrique du Sud (plus de 1 GW chacun).

Il convient de noter que selon le dit rapport, Pékin redirige ses exportations vers l’Afrique face aux droits de douane américains et européens. Ainsi les prix attractifs des panneaux chinois varient entre -20 et -30% et dopent cet engouement. C’est à dire qu’ils sont moins chers que les concurrents asiatiques, selon Terje Osmundsen d’Empower New Energy. De ce fait, dix autres nations comme le Maroc, le Kenya, le Sénégal, la Tunisie ou le Cameroun dépassent 0,3 GW.

Le solaire, champion mondial de la transition

À l’échelle globale, le solaire couvre 75 % de la hausse de la demande électrique en 2025, avec une production record de 2 778 TWh (+30 %, +636 TWh). Il représente désormais 8,7 % du mix mondial, devant l’éolien (8,5 %). Ce rapport d’Ember souligne l’accélération de la transition énergétique africaine.

Les disruptions fossiles de 2026 et le virage renouvelable mondial dominent le rapport Global Electricity Review 2026 d’Ember. Les conflits au Venezuela, puis au Moyen-Orient ont exposé les vulnérabilités des chaînes d’approvisionnement fossiles, après les chocs de 2022 (Ukraine) et la stagnation fossile de 2025.

Tournant des renouvelables en 2025

Pour la première fois hors crise économique majeure, la production fossile s’est figée. Tandis que le solaire et l’éolien ont couvert toute la croissance de la demande électrique mondiale. Le solaire a représenté 75 % de cette hausse (production à 2 778 TWh, +30 %), atteignant 8,7 % du mix global devant l’éolien (8,5 %). Les batteries, en baisse de coûts, étendent le solaire au 24/7, comme en Australie et au Chili, repoussant les fossiles des heures de pointe et stabilisant les réseaux.

Impacts mondiaux, que sait-on?

En Chine et en Inde, les renouvelables couvrent désormais toute la demande croissante, boostant l’industrie, les data centers et l’IA. L’Asie, touchée par la crise actuelle, pourrait suivre l’Europe post-2022 dans la décarbonation accélérée des importations fossiles (gaz, charbon, pétrole affectant 75 % de la population mondiale).

Qu’en est-il pour la Tunisie?

La Tunisie émerge comme 6e importatrice africaine de panneaux solaires chinois (655 MW entre juillet 2024 et juin 2025), derrière l’Égypte, l’Algérie et le Maroc (plus de 850 MW chacun), confirmant son accélération solaire via des projets comme Tozeur (20 MW opérationnels) et des appels d’offres (ex. : 198 MW à El Khobna). L’Afrique du Nord bénéficie de ce boom continental (18,8 GW importés en 2025), avec les renouvelables surpassant le charbon sur le continent grâce au solaire et à l’hydrogène.

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Nafaa Baccari : « Avec les 600 MW attendus en 2028, nous passerons à 17% »

Quel rôle joue aujourd’hui l’ANME dans les projets des deux centrales solaires implantées à Tozeur et à Sidi Bouzid ? Portées par Scatec, leader norvégien des énergies renouvelables, en partenariat avec Aeolus SAS, filiale du groupe Toyota Tsusho, elles ont été attribuées dans le cadre d’un appel d’offres compétitif. Leur mise en exploitation commerciale a été actée en mars 2026. Quelle stratégie faut-il mettre en place ? Telles sont les principales questions posées au directeur général de l’Agence nationale pour la maîtrise de l’énergie (ANME), Nafaa Baccari, lors de l’inauguration des deux centrales.

Nafaa Baccari a souligné, dans une déclaration à leconomistemaghrebin.com, que l’ANME est l’une des parties prenantes du développement du secteur des énergies renouvelables en Tunisie. De manière générale, la transition énergétique couvre l’ensemble de ses composantes : la production d’électricité à partir des énergies renouvelables, l’efficacité énergétique et la décarbonation.

Dans le domaine des énergies renouvelables, il part du constat que l’ANME a joué un rôle déterminant dans la préparation du cadre réglementaire, du cadre institutionnel et du cadre incitatif, ainsi que dans l’élaboration des différents documents d’appel d’offres pour les concessions.

Avant d’ajouter : « Elle gère également un fonds de transition énergétique, qui accorde des subventions directes aux projets d’efficacité énergétique et d’énergies renouvelables. Par ailleurs, nous travaillons actuellement sur la décarbonation de manière plus large. Les actions menées dans le cadre des programmes d’efficacité énergétique et d’énergies renouvelables permettent de réduire les émissions de carbone dans l’atmosphère ».

Et de poursuivre : « L’ANME fait aussi partie du comité national des énergies renouvelables, qui délivre les autorisations pour les projets de construction, les projets d’autorisation et d’autoproduction. Elle a également contribué au déploiement des différentes offres et à l’évaluation des offres techniques. C’est donc une partie prenante déterminante de la transition énergétique en Tunisie ».

S’agissant des projets en cours, il précise dans ce contexte qu’il existe une véritable continuité, avec un programme qui s’étend jusqu’en 2030-2035, voire jusqu’en 2050. Il comprend des projets d’efficacité énergétique et d’énergies renouvelables dans les trois régimes de production d’électricité : l’autoproduction, l’autorisation et la concession.

Certains projets ont déjà été octroyés. Et de continuer : « Aujourd’hui, cinq projets sont en cours de discussion au Parlement pour la contractualisation de 600 MW, qui seront opérationnels d’ici 2028. D’autres appels d’offres dans l’éolien ont déjà été lancés et attribués, tandis que d’autres sont en cours de lancement. L’objectif est d’atteindre 3 800 MW d’ici 2030 et 4 800 MW d’ici 2035, soit l’équivalent de 50% de nos besoins en électricité couverts par les énergies renouvelables ».

Mais la vraie question est de savoir s’il est possible d’atteindre cet objectif en 2030. À cette interrogation, il a répondu : « Aujourd’hui, nous sommes à 9%. Avec les 600 MW qui seront opérationnels en 2028, nous passerons à 17%. Et avec les projets actuellement en cours de lancement, qui totalisent 800 MW, nous atteindrons 35% d’ici 2030. C’est l’objectif, et nous restons optimistes. Ces projets pourraient même dépasser nos prévisions, à condition que tous les efforts soient réunis et qu’il n’y ait pas de blocage à aucun niveau. Mais selon la cadence actuelle, nous pouvons atteindre les 50% en 2035 ».

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Fatma Thabet Chiboub : « Les énergies renouvelables constituent une réponse durable »

À Tozeur et Sidi Bouzid, deux centrales solaires de 50 MW ont été inaugurées dans le cadre du programme national de transition énergétique. Lequel vise 35 % d’énergies renouvelables d’ici 2030. Ces projets renforcent le réseau électrique, réduisent les importations de gaz et atténuent le déficit énergétique du pays.

Lors de l’inauguration de la centrale de Sidi Bouzid le 21 avril 2026, la ministre de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, Fatma Thabet Chiboub, a salué un jalon majeur pour la sécurité énergétique nationale. « Les énergies renouvelables constituent une réponse durable et compétitive aux besoins énergétiques du pays. Elles renforcent notre sécurité énergétique tout en accompagnant la transition vers un modèle plus propre et plus résilient », a-t-elle déclaré.

Elle a rappelé l’importance vitale de l’énergie au quotidien et la supériorité des renouvelables (soleil, vent) : propres, abordables et respectueux du climat.

La Tunisie excelle déjà avec des centrales solaires à Kairouan, Tataouine et Tozeur, et des fermes éoliennes à Sidi Daoud, Metline et Kchabta. De nouveaux sites émergent à Sidi Bouzid, Gafsa et Gabès. Focus sur la centrale de Tozeur (50 MW, 135 MD) : modèle environnemental pour la région, avec une réduction des importations de gaz de 13 millions de dollars par an (1,2 % des volumes) et des économies de 8 millions de dollars pour la STEG.

Dans ce contexte, la ministre a appelé à lever les obstacles fonciers pour multiplier les initiatives. Tout n exhortant les acteurs à sensibiliser et innover. « Soyez les ambassadeurs de l’énergie propre ! » a-t-elle conclu. Misant sur eux pour propulser les renouvelables et positionner la Tunisie comme leader en durabilité.

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Manuel Bufala : “Les énergies renouvelables, un secteur d’avenir pour un développement équilibré”

À Tozeur et à Sidi Bouzid, deux centrales solaires de 50 MW ont été inaugurées dans le cadre du programme national de transition énergétique, qui vise 35 % d’énergies renouvelables d’ici 2030. Ces projets s’inscrivent dans une stratégie plus large de renforcement du réseau électrique, de réduction des importations de gaz et de diminution du déficit énergétique. Lors de l’inauguration de la centrale de Sidi Bouzid, le 21 avril 2026, Manuel Bufala, ministre conseiller à l’ambassade de France en Tunisie, a évoqué la contribution des acteurs français, notamment Proparco.

Interrogé sur la participation française dans ces projets et plus largement lors de ces deux journées, au-delà de l’AFD, avec l’implication de Business France; Manuel Bufala a rappelé que celle-ci s’opérait via Proparco, filiale de l’AFD dédiée au financement du secteur privé. Proparco a ainsi accordé un financement d’environ 15 millions d’euros, dont une partie bonifiée par le gouvernement français, permettant aux investisseurs SCATEC et EOLUS de concrétiser ces projets.

Il précise dans ce contexte : «  La France est fière d’y avoir contribué, car l’énergie solaire et, plus largement, les énergies renouvelables constituent un secteur d’avenir pour la Tunisie. C’est un levier essentiel pour renforcer sa souveraineté énergétique et soutenir un développement économique plus équilibré. C’est un secteur stratégique pour nous. »

Lire aussi –  Tozeur et Sidi Bouzid : deux jalons solaires pour la transition énergétique

Par ailleurs, Manuel Bufala a fait allusion, dans son allocution, à un événement prévu par le Forum euro-méditerranéen les 27 et 28 octobre 2026. Il s’agit d’un grand rendez-vous à Tunis, organisé en coordination avec l’Union européenne et plusieurs pays méditerranéens, pour promouvoir le développement durable.

A cet égard, l’objectif est d’attirer des investisseurs et entreprises majeurs en leur présentant les opportunités tunisiennes, en valorisant les avancées réalisées et le potentiel du pays, avec le soutien de Business France et du ministère de l’Économie et de la Planification. « Des annonces supplémentaires sur les invités, objectifs et programme seront communiquées prochainement », rappelle-t-il.

Des invités internationaux sont donc attendus, a-t-il confirmé, afin de réunir grandes entreprises, investisseurs internationaux et multilatéraux autour de l’écosystème du développement durable.

En somme, les échanges porteront sur des enjeux méditerranéens communs, tels que la gestion de l’eau, la pollution marine, les énergies renouvelables et le développement urbain durable et inclusif. Et ce, dans l’espoir de faire de cet événement un moment fort de coopération entre la Tunisie, les pays méditerranéens et la France.

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Abdelhalim Hafedh et Oum Kalthoum n’ont jamais atterri à l’aéroport Tunis-Carthage!

La sortie du ministre du Transport, Rachid Amri, lors d’une séance plénière à l’ARP, lundi 20 avril 2026, n’est pas passée inaperçue. Le ministre y a défendu l’attractivité de l’aéroport international de Tunis-Carthage; tout en affirmant que « les gens veulent atterrir à Tunis-Carthage ». Et ce, avant d’ajouter cette phrase virale qui tourne en boucle sur les réseaux sociaux : « Les gens veulent atterrir là où ont atterri Abdel Halim Hafez et Oum Kalthoum. C’est ce que disent les pronostics que nous avons effectués. » Sauf que de tels propos ont rapidement suscité des réactions, en raison d’une certaine approximation historique. Car ces célèbres artistes égyptiens ne pouvaient pas atterrir à Tunis-Carthage, l’infrastructure n’étant pas encore en service à l’époque.

En témoigne le post de l’architecte Fethi Jelassi qui est revenu sur les propos du ministre en réagissant sur Facebook. Il déclare à cet égard : « Abdel Halim Hafez, tout comme Oum Kalthoum, ne sont pas descendus à l’aéroport Tunis-Carthage. Pour la simple raison qu’il n’existait pas. Il a été inauguré par le président Bourguiba le 1er août 1972. Même si les « pronostics » remplacent les « sondages », autrement dit, si les paris sportifs supplantent la sociologie, les stars de l’époque atterrissaient à l’aérodrome d’El Aouina. »

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Faycel Tarifa : « De 9 à 35 % d’ici 2030, le rêve de 2019 devient réalité »

À Tozeur et Sidi Bouzid a eu lieu l’inauguration de deux centrales solaires de 50 MW pilotées, entre autres, par la STEG. Ces projets phares s’inscrivent au cœur du programme national de transition énergétique visant 35 % d’énergies renouvelables d’ici 2030. Renforcement du réseau, réduction des importations de gaz et comblement du déficit énergétique : décryptage avec les experts sur le terrain. Rencontré lors de l’inauguration de la centrale de Tozeur le 20 avril 2026, Fayçal Tarifa, PDG de la STEG, livre ses impressions. Interview :

En quoi les projets de Tozeur et Sidi Bouzid s’inscrivent-ils dans la stratégie énergétique de la Tunisie ?

 Aujourd’hui, nous parlons de ces deux projets phares menés par la STEG. Nous sommes actuellement à Tozeur. Ce projet de 50 mégawatts s’inscrit dans le cadre du programme national de transition énergétique visant à atteindre 35 % de production d’énergie renouvelable dans le mix national. Ce projet est d’une importance capitale. Il va renforcer notre réseau de distribution dans la zone de Tozeur et améliorer notre capacité financière. Cela nous évitera d’importer une grande quantité de gaz, remplacée par cette énergie renouvelable. 

Autrement dit, cela permet-il  aussi de combler le déficit énergétique? 

En effet, cette transition énergétique vise essentiellement l’autonomie et l’indépendance énergétique. Chaque projet contribue, pas à pas, à cette indépendance et à la maîtrise des coûts énergétiques.

Pensez-vous qu’il soit possible d’atteindre les 35 % d’ici 2030, alors que nous sommes actuellement à environ 6 % ?

Les représentants du ministère viennent de déclarer que nous sommes déjà à environ 9 %, car la progression est rapide. Oui, nous sommes très ambitieux pour atteindre ces 35 %. Nous pouvons y arriver : comme vous l’avez vu lors de cette inauguration, en 2019, tout le monde parlait d’un rêve d’installer ces 50 MW en si peu de temps. Aujourd’hui, ce rêve est réalisé.

Ces 35 % porteront sur les énergies renouvelables solaires et éoliennes, mais aussi sur la biomasse, l’autoproduction et les toits solaires pour les clients particuliers ou les entreprises. Avec tous ces efforts, je suis convaincu que nous y parviendrons.

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Ouael Chouchène : deux projets énergétiques pour économiser 60 millions de dinars par an

La transition énergétique mondiale est irréversible : il faut accélérer. Au-delà de cette vision stratégique, viser 30 à 35% d’énergies renouvelables (solaire et éolien) dans le mix électrique d’ici 2030 est une nécessité économique et un enjeu de souveraineté nationale.

Rencontré en marge de l’inauguration  des deux centrales solaires, implantées à Tozeur et Sidi Bouzid, portées par Scatec (leader norvégien des énergies renouvelables) en partenariat avec Aeolus SAS (filiale du groupe Toyota Tsusho), Ouael Chouchène, secrétaire d’État auprès du ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, chargé de la Transition énergétique, l’a rappelé dans une déclaration à L’Economiste Maghrébin : « Nous sommes très heureux d’assurer l’inauguration de deux projets structurants dans le domaine des énergies renouvelables : le projet Tozeur et Sidi Bouzid.  Chacun de ces projets photovoltaïques affiche une puissance de 50 MW. »

Sur le plan des investissements,  il souligne : « Chaque projet représente 135 millions de dinars. Soit un total de 270 millions de dinars pour les deux réunis ». Et de poursuivre : « Ces initiatives renforcent avant tout notre sécurité et notre souveraineté énergétique. Elles permettent également de réduire les coûts de production d’électricité. En effet, ensemble, les deux projets génèrent une économie annuelle d’environ 60 millions de dinars. »

Au-delà de cela, « ces projets dynamisent l’économie locale. Ils favorisent la création de sociétés de construction et de bureaux d’études dédiés. En phase de construction, un projet de 50 MW mobilise environ 450 employés sur site, principalement tunisiens, générant ainsi une réelle employabilité dans la région », conclut-il. 

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Maha Ben Hmidane : Tozeur et Sidi Bouzid, deux projets solaires structurants

Portées par Scatec et Aeolus, les centrales de Tozeur et Sidi Bouzid marquent une nouvelle étape dans la transition énergétique tunisienne, avec une production d’électricité propre, un transfert de compétences vers les équipes locales et des retombées durables pour l’emploi.

Maha Ben Hmidane, directrice de Scatec Tunisie, a présenté ce lundi 20 avril 2026 lors de l’inauguration la centrale solaire de Tozeur comme un projet structurant, à la fois en matière de production d’électricité propre et de transfert de compétences vers les équipes tunisiennes.

Maha Ben Hmidane  a rappelé dans une déclaration à leconomistemaghrebin.com  que la centrale solaire de Tozeur, d’une capacité de 60 MW, couvre la consommation d’environ 40 000 personnes sur une superficie de 100 hectares, avec près de 95 000 panneaux solaires et un investissement de 135 millions de dinars. Elle a insisté sur le fait que ce projet, porté par des capitaux norvégiens et japonais, a également permis de développer les compétences locales, en formant des talents tunisiens et en renforçant une expertise nationale dans le domaine des énergies renouvelables.

Elle a par ailleurs indiqué que Scatec inaugurera Sidi Bouzid dans la journée du mardi 21 avril 2026, avant de poursuivre son développement en Tunisie à travers deux centrales photovoltaïques de 100 MW à Tataouine et Sidi Bouzid, ainsi qu’un projet éolien à Al-Fahs.

Selon elle, l’entreprise emploie actuellement 90 personnes en Tunisie, avec un pic à 450 employés pendant la phase de construction de Tozeur, puis une vingtaine de postes par projet pour l’exploitation et la maintenance, sans compter les emplois indirects générés autour de ces chantiers.

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Tozeur et Sidi Bouzid : deux jalons solaires pour la transition énergétique

La Tunisie franchit une étape majeure dans sa transition énergétique avec l’entrée en exploitation commerciale de deux centrales solaires de 60 MW chacune à Tozeur et Sidi Bouzid, produisant 288 GWh d’électricité propre par an. 

Même si la transition énergétique mondiale est irréversible, la Tunisie met les bouchées doubles pour atteindre 30 à 35% d’énergies renouvelables dans son mix électrique d’ici 2030. Ces projets, menés par Scatec (51%, leader norvégien) et Aeolus SAS (49%, filiale de Toyota Tsusho), s’inscrivent dans une stratégie de décarbonation et de souveraineté nationale.

Il convient de noter que les bailleurs internationaux, dont la BERD, la Banque mondiale, l’AFD et celui du Japon, accompagnent la Tunisie dans sa trajectoire vers 35% d’énergies renouvelables d’ici 2030. Leur appui financier et technique soutient la création d’emplois, la décarbonation du secteur électrique et le renforcement de la sécurité énergétique.

Federico Garone, pour la BERD, a salué la solidité du cadre réglementaire tunisien et son effet d’entraînement sur près de 1,7 GW de projets renouvelables. Fayçel Tarifa, PDG de la STEG, a souligné l’apport de ces nouvelles capacités à l’équilibre du réseau électrique.

De son côté, l’ambassadeur du Japon en Tunisie M. SAITO Jun a rappelé que le projet s’inscrit dans le mécanisme JCM et dans le 70e anniversaire des relations diplomatiques entre les deux pays.

La France, à travers l’AFD et des entreprises comme Neoen ou Voltalia, participe elle aussi à cette dynamique, avec plus de 500 MW solaires déjà réalisés. C’est ce qu’a souligné Manuel Bufala, ministre conseiller chargé d’affaires à l’ambassade de France en Tunisie, en déclarant comme suit: « La France souhaite rester pleinement engagée aux côtés de la Tunisie dans sa transition énergétique, à travers l’AFD, ses opérateurs et des partenariats économiques entre entreprises françaises et tunisiennes.  »

Selon lui, plusieurs sociétés françaises, dont Engie et Voltalia, ont déjà remporté des projets solaires en Tunisie, illustrant une coopération concrète au service du co-développement. Il a aussi rappelé que cette dynamique s’inscrit dans une relation bilatérale plus large, appelée à se renforcer à travers de nouveaux projets et le forum euro-méditerranéen du développement durable qui sera prochainement  organisé à Tunis.

En somme, les premiers projets solaires IPP ( Independent Power Producer, c’est-à-dire producteur indépendant d’électricité)  de Scatec et Aeolus  en Tunisie, ces centrales marquent une étape importante dans la diversification du mix énergétique national.

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Scatec et Aeolus déploient 120 MW solaires à Tozeur et Sidi Bouzid

Même si la transition énergétique mondiale est irréversible, la Tunisie met les bouchées doubles pour viser 30 à 35 % d’énergies renouvelables (solaire et éolien) dans son mix électrique d’ici 2030, et potentiellement 50 % d’ici 2035.

Cet objectif répond à une urgence économique et à un enjeu de souveraineté : chaque mégawatt produit réduit la dépendance aux importations, allège les charges de compensation et attire les investissements.

Dans ce cadre s’inscrivent les centrales solaires de Tozeur et de Sidi Bouzid, chacune d’une capacité de 60 MW, portées par Scatec (leader norvégien, coté SCATEC à Oslo, 6,2 GW gérés mondialement) et Aeolus SAS (filiale de Toyota Tsusho).

Attribuées via appel d’offres compétitif en 2019 et validées en 2021, elles entrent en exploitation commerciale en mars 2026. Leur production annuelle atteint 288 GWh d’électricité propre, alimentant des dizaines de milliers de foyers. Soutenues par un PPA de 30 ans avec la STEG, elles sont financées par des prêts sans recours de la BERD et de Proparco, des fonds concessionnels (Fonds pour les technologies propres, FEM) ainsi que des crédits carbone japonais (JCM).

Lors de l’inauguration à Tozeur (investissement de 135 millions de dinars), la ministre de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, Fatma Thabet Chiboub, a célébré le lundi 20 avril 2026 un projet qui renforce la sécurité énergétique nationale. Elle a déclaré à cette occasion : « L’énergie illumine nos vies, mais seules les énergies renouvelables sont propres et abordables. Imaginez un jour sans électricité : impossible ! La Tunisie avance avec fierté, de Kairouan à Tataouine, de Sidi Daoud à Gabès. Ce jalon à Tozeur fait de la région un modèle environnemental, alliant croissance et préservation. »

La ministre a mis en avant le rôle des investisseurs Scatec et Aeolus, des institutions tunisiennes, notamment la STEG, ainsi que des équipes impliquées, saluant leur professionnalisme. Elle a ajouté : « Vous, pionniers, transformez les idées en actes. »

Pour sa part, Maha Ben Hmidane, directrice de Scatec Tunisia, a présenté la centrale solaire de Tozeur (60 MW), couvrant la consommation de près de 40 000 personnes sur 100 hectares avec 95 000 panneaux, pour un investissement de 135 millions de dinars (norvégien-japonais). Elle a insisté sur le transfert de compétences aux talents tunisiens, contribuant au développement d’une expertise locale dans les énergies renouvelables.

Scatec inaugurera par ailleurs dans la journée du 21 avril 2026 la centrale de Sidi Bouzid (60 MW) et a été sélectionné pour deux centrales photovoltaïques de 100 MW (Tataouine et Sidi Bouzid) ainsi qu’une éolienne à Al-Fahs.

Le groupe emploie actuellement 90 personnes en Tunisie, avec un pic à 450 lors de la construction de Tozeur (sur une durée de 1 à 1,5 an), suivi d’environ 20 postes en exploitation et maintenance par projet, en plus des emplois indirects générés.

Sur le plan économique, ces projets permettent une réduction estimée à 13 millions de dollars des importations de gaz naturel (soit 1,2 % des volumes) et environ 8 millions de dollars d’économies en frais d’exploitation pour la STEG.

Ces premières réalisations de Scatec et Aeolus en Tunisie contribuent ainsi au développement de l’économie locale à travers la création d’emplois, le renforcement des infrastructures et la promotion du développement durable.

Avec d’autres projets en préparation à Gafsa ou Sidi Bouzid, la Tunisie entend s’appuyer sur une nouvelle vague d’investisseurs pour consolider sa position en matière de durabilité énergétique dans la région.

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Scatec et Aeolus mettent en service 120 MW de solaire à Tozeur et Sidi Bouzid

Même si la tendance mondiale à la transition énergétique est irréversible, la Tunisie doit mettre les bouchées doubles pour accélérer le mouvement.

L’objectif national de 30 à 35 % d’énergies renouvelables (solaire et éolien) dans le mix électrique d’ici 2030, potentiellement 50 % d’ici 2035 selon les mises à jour, répond à une nécessité économique et à un enjeu de souveraineté.

Chaque mégawatt produit via les renouvelables réduit la dépendance énergétique. Il allège aussi la charge de compensation et stimule les investissements.

C’est dans ce cadre que s’inscrivent les deux centrales solaires de 60 MW chacune, implantées à Tozeur et Sidi Bouzid.

Portées par Scatec (leader norvégien des énergies renouvelables) en partenariat avec Aeolus SAS (filiale du groupe Toyota Tsusho), elles ont été attribuées via un appel d’offres compétitif. Leur mise en exploitation commerciale a été actée en mars 2026.

Ces installations produiront 288 GWh d’électricité propre par an, alimentant des dizaines de milliers de foyers.

En outre, elles s’appuient sur un contrat d’achat d’électricité de 30 ans avec la STEG, garantissant une visibilité durable des revenus. Le financement repose sur des prêts sans recours de la BERD et Proparco, des fonds (Fonds pour les technologies propres, Fonds pour l’environnement mondial), des apports propres et des crédits carbone japonais via le JCM.

Par ailleurs, ces projets marquent un jalon décisif. En effet, premiers du genre pour Scatec en Tunisie, ils accélèrent la décarbonation, diversifient le mix énergétique et boostent l’économie locale via des emplois, des investissements étrangers et un développement infrastructurel dans ces régions.

Enfin, notons que Scatec est basée à Oslo et cotée (SCATC). L’entreprise développe et opère 6,2 GW de capacités renouvelables dans le monde.
Nous y reviendrons…

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Partenariat Tunisie-Roumanie : vers une nouvelle dynamique d’investissements

Les relations économiques  tuniso-roumaines connaissent une progression notable. La Roumanie se classe désormais au 8e rang des fournisseurs européens de la Tunisie, avec des échanges commerciaux ayant dépassé les 274 millions d’euros en 2024, principalement dans le textile, les composants automobiles, l’agroalimentaire et la santé. Parallèlement,  un intérêt croissant pour les partenariats technologiques et les énergies renouvelables est perceptible.

Les relations tuniso-roumaines misent sur des investissements bilatéraux accrus. C’est ce qu’a souligné l’ambassadeur de Roumanie en Tunisie, Valentin-Ciprian Muntean, à leconomistemaghrébin.com, lors d’une conférence de presse au siège de sa mission diplomatique, à l’occasion de la visite en Tunisie de Ciprian Mihali, venu promouvoir la candidature de Dacian CIOLOȘ au poste de secrétaire général de l’OIF.

A cette occasion, le diplomate roumain a annoncé qu’une délégation d’hommes d’affaires roumains sera à Tunis durant la semaine du 20 avril, et qui verra le lancement de nouveaux projets économiques en Tunisie. Il s’agit du retour de la mission économique « Conect » de l’année dernière (22-24 septembre 2025), dont le bilan est positif mais peut encore s’améliorer.

Il part du constat que les échanges commerciaux bilatéraux, déjà dynamiques, visent à se renforcer dans des secteurs clés comme l’agroalimentaire, l’IT et l’énergie. La visite commencera le 25 avril à Sousse, avec des entretiens avec le gouverneur, des membres de la Chambre de commerce et du parc industriel. Selon lui, il s’agit d’une porte d’entrée stratégique pour les investissements roumains en Tunisie.

L’ambassadeur ajoute que l’ouverture officielle aura lieu lundi 27 avril à Gammarth, et potentiellement en présence de ministres tunisiens. Suivront des rendez-vous B2B sectoriels, des visites d’usines et d’entreprises tunisiennes à Tunis.

Cette visite, toujours selon  M. Muntean, est de poursuivre et d’élargir les discussions de l’année dernière (2025), où des entreprises ont déjà lancé des joint-ventures fructueuses. Il cite notamment l’exemple d’un important distributeur roumain qui achète régulièrement des conserves de thon et de sardines tunisiennes, illustrant des flux commerciaux concrets. C’est aussi l’occasion pour la Tunisie de mettre en avant ses savoir-faire en IT, énergies renouvelables et agroalimentaire, tout en identifiant de nouveaux partenariats.

Et de conclure: “l’effort vise à renforcer les liens économiques, favoriser les rencontres et créer des opportunités d’affaires durables, car au final, ce sont les personnes et les entreprises qui concrétisent les échanges”.

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Présences suisses: paix, constance et amitiés

À travers une enquête patiente dans les archives tunisiennes et suisses, l’historien Adnen El Ghali  raconte une présence helvétique en Tunisie vieille de plus de 130 ans, faite d’échanges humains, d’engagement et de mémoire partagée. De cette histoire oubliée ressortent trois mots-clés : paix, constance et amitié. C’était lors de la célébration du 70ᵉ anniversaire des relations diplomatiques entre les deux pays, établies en 1956. La cérémonie a lieu jeudi 16 avril 2026 à la résidence de l’ambassadeur de Suisse en Tunisie, en présence du ministre des Affaires étrangères de la migration et des Tunisiens à l’étranger Mohamed Ali Nafti ainsi que plusieurs responsables et membres du corps diplomatique accrédités en Tunisie et un groupe d’universitaires et de chercheurs. 

Interview

 

Vous avez mené un travail de recherche très dense. Combien de temps cela vous a-t-il pris ?

Ce livre nous a mobilisés pendant une année complète, à plein temps. Au départ, nous pensions travailler sur quelques mois seulement, mais les archives nous ont réservé beaucoup plus de surprises que prévu. Nous avons eu la chance de trouver des fonds très riches, aussi bien en Tunisie qu’en Suisse, ce qui nous a permis de reconstituer une histoire bien plus vaste et plus humaine que celle que nous imaginions au départ.

Qu’est-ce qui rend cette histoire si particulière ?

Ce qui est remarquable, c’est que nous ne sommes pas seulement dans une histoire diplomatique ou consulaire. Nous avons découvert une véritable aventure humaine, faite de trajectoires de médecins, d’agriculteurs, d’artistes, de photographes et d’hôteliers suisses installés en Tunisie. C’est aussi une histoire de présence discrète, mais durable, sur tout le territoire tunisien, du nord au sud.

 

Lire aussi: Tunisie-Suisse: 70 ans de liens humains et culturels

 

Si vous deviez résumer cet ouvrage « Présences suisses » en Tunisie en trois mots ?

Je dirais : paix, constance et amitié. Paix, parce que cette présence s’inscrit dans une logique d’échange et de coopération. Constance, parce que la communauté suisse a su préserver sa mémoire et ses traditions dans la durée. Et amitié, parce qu’aujourd’hui, cette histoire est aussi celle des liens profonds entre les deux peuples, souvent renforcés par des mariages mixtes et des relations humaines très fortes.

Pourquoi avoir choisi le titre « Agape » ?

Parce que ce titre reflète bien l’esprit de cette présence suisse : une présence fondée sur l’humain, sur l’engagement social, économique et culturel, mais aussi sur l’innovation. C’est une histoire de contribution, de continuité et de dialogue, qui a longtemps été oubliée et que nous avons voulu remettre en lumière.

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Ormuz : Macron et Starmer mobilisent des pays “non-belligérants” pour sécuriser le détroit

Le président français Emmanuel Macron et le Premier ministre britannique Keir Starmer ont réuni à Paris, vendredi 17 avril 2026, une cinquantaine de pays et d’organisations internationales afin d’examiner la mise en place d’une mission de sécurisation du détroit d’Ormuz, pensée dans un cadre non belligérant. L’enjeu est de préserver la liberté de navigation et de protéger le trafic maritime dans un contexte de fortes tensions avec l’Iran.

Les États-Unis n’ont pas été conviés, Paris souhaitant écarter toute association directe avec les parties au conflit. L’Élysée défend une opération strictement défensive, conduite en coordination avec Washington mais sans coalition américaine.

Cette réunion intervient alors que Téhéran a annoncé l’ouverture du passage aux navires commerciaux pendant le cessez-le-feu, une annonce immédiatement saluée par Donald Trump. Mais la situation reste instable, poussant les Européens à préparer une réponse multinationale au cas où le détroit serait de nouveau menacé.

L’enjeu est aussi économique : par le détroit d’Ormuz transite environ 20% du pétrole et du gaz consommés dans le monde. Paris et Londres cherchent donc à fédérer des soutiens volontaires autour d’une mission limitée, avec des contributions adaptées aux capacités de chaque pays.

A noter qu’au moment de la publication de cette news, nous apprenons que l’Iran, par la voie de son ministre des Affaires étrangères, Abbas Araghtchi a annoncé la liberté de circulation du détroit d’Ormuz.

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Iran rouvre le détroit d’Ormuz

Le conflit irano-israélo-américain, déclenché le 28 février 2026, est sur le point de prendre fin. Ce vendredi 17 avril 2026, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghtchi, a annoncé via Telegram l’ouverture totale du détroit d’Ormuz aux navires commerciaux. Cette mesure, valable « pendant la période restante du cessez-le-feu » au Liban (environ 9 jours), suit l’annonce de la trêve dans le pays.

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La rose, un levier de croissance, d’emplois et de rayonnement territorial

Les roses de Kairouan s’imposent sur le marché national et prochainement sur le marché international. Il faut bien le croire, la production de la rose est en croissance. Cela n’a jamais été aussi promu en Tunisie depuis les trois dernières années.

L’objectif est de faire découvrir Kairouan comme l’une des principales zones de production de rose de Damas en Tunisie. Mais aussi de promouvoir davantage les roses de Kairouan réputées pour leur parfum envoûtant et plébiscitées par les parfumeurs. Aujourd’hui, il est important de mettre en valeur le marketing territorial. A savoir comment faire connaître une région pour inciter aussi bien les Tunisiens que les touristes à venir la visiter. Il s’agit donc de créer cette identité de la ville, du terroir, en fonction du produit. Cela permettra également de diversifier la production de la rose via les essences de rose, les produits cosmétiques, le parfum, le côté gastronomique… La rose aujourd’hui peut être intégrée dans des recettes comme les salades, le dessert et déclinée à toutes les sauces.

Ce concept permet aussi de créer un Festival de la rose à Kairouan. Ainsi, indépendamment de son histoire, la rose de Kairouan demeure un atout de création d’emplois et une source de devises pour le pays. A Kairouan, la filière est capable d’atteindre 25 000 postes d’emploi. A cet égard, le salaire d’un ouvrier, principalement des femmes, s’élève à 50 dinars par jour , soit 1 dinar le kilo de roses.

Au final, la production de la rose est plus productive qu’on ne le pense. Sachant que sa consommation en eau ne dépasse pas 5 %. Comme toute production agricole, la floriculture passe au stade industriel, un business éclatant.

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Détroit d’Ormuz : une conférence à Paris pour restaurer la liberté de navigation

Le président français Emmanuel Macron et le premier ministre britannique Keir Starmer se réuniront, dans la journée du vendredi 17 avril à l’Élysée, avec une trentaine de participants pour préparer une mission multinationale, strictement défensive, destinée à sécuriser la navigation dans le détroit d’Ormuz une fois le cessez-le-feu irano-américain consolidé.

Selon les médias français, la réunion doit commencer à 14 h et être suivie d’une déclaration conjointe des deux dirigeants. Elle s’inscrit dans une logique proche de la coalition des volontaires pour l’Ukraine, avec des participants européens, moyen-orientaux, asiatiques et latino-américains, dont plusieurs en visioconférence.

Outre Macron et Starmer, le chancelier allemand Friedrich Merz et la Première ministre italienne Giorgia Meloni doivent être présents à l’Élysée. Les États-Unis ne participeront pas à la conférence, ni à la mission envisagée. Paris voulant associer seulement des pays non belligérants.

L’idée est de garantir la liberté de navigation dans le détroit d’Ormuz, considéré par l’Élysée comme une priorité immédiate en raison de son impact économique mondial. Londres insiste aussi sur la nécessité de rassurer le transport maritime commercial et de soutenir les opérations de déminage.

En effet, le détroit d’Ormuz est présenté comme un point de passage crucial, par lequel transitent environ 20 % du pétrole et du gaz consommés dans le monde. Paris veut éviter à la fois un retour à la guerre et toute escalade qui imposerait un blocage maritime ou un « péage » dans le détroit.

Or la grande question est de savoir ce qui s’ensuivra. On sait, d’après des médias occidentaux, qu’un sommet international suivrait prochainement la conférence de vendredi. Il devrait se dérouler au quartier général interarmées permanent de Northwood, près de Londres, toujours sur le dossier d’Ormuz. Cela montre à quel point Paris et Londres cherchent à structurer une réponse multilatérale durable. Et ce, même si les conditions militaires et diplomatiques restent fragiles.

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