Inclusion en entreprise : 40 % des personnes en situation de handicap restent hors du marché du travail en Tunisie
La diversité de genre et l’inclusion des femmes à besoins spécifiques progressent lentement dans le secteur privé tunisien, malgré un cadre légal existant. C’est l’un des principaux constats présentés lors d’un événement organisé le 23 avril à Tunis, dans le cadre du projet WOMENA porté par GIZ Tunisie.

Cette rencontre visait à dresser un état des lieux de la diversité de genre en entreprise, tout en mettant l’accent sur l’intégration des femmes à besoins spécifiques. Elle s’inscrit dans l’approche GDM, pour Gender Diversity Management, qui cherche à promouvoir des politiques inclusives et structurées au sein des organisations tunisiennes. L’objectif affiché est double. Partager les résultats d’une étude récente et ouvrir un espace de dialogue entre acteurs publics, privés et société civile. Dans son intervention d’ouverture, Marwa Ben Rejeb a rappelé le cadre du programme. Elle a insisté sur la nécessité de passer d’une logique d’intention à une logique d’action concrète en matière d’inclusion. Selon elle, la GDM constitue aujourd’hui un levier stratégique pour améliorer la performance sociale et économique des entreprises. L’étude présentée par Bechir Lassoued, expert en GDM, met en lumière plusieurs limites. Il souligne notamment un manque de diffusion de l’information et une faible coordination entre les structures concernées. «Le problème n’est pas seulement juridique, il est aussi lié à l’orientation et à l’accompagnement», explique-t-il et d’ajouter «beaucoup d’entreprises se disent prêtes à recruter, mais ne disposent pas des outils nécessaires pour intégrer durablement ces profils». Le diagnostic révèle également un écart important entre les textes et leur application. Malgré des obligations légales, leur mise en œuvre reste partielle, notamment en raison de contraintes opérationnelles comme l’accessibilité, la mobilité ou encore l’adaptation des postes de travail. «L’intégration ne se limite pas au recrutement. Il faut penser l’environnement global pour garantir la stabilité dans l’emploi», précise l’expert. Autre point soulevé, la question des données. L’absence de statistiques détaillées, notamment au niveau régional, limite la capacité à cibler des actions efficaces. «On manque de visibilité sur les profils disponibles et sur les besoins réels du marché», indique-t-il. L’événement a également permis d’identifier des pistes d’action. Parmi elles, le renforcement de la formation, une meilleure coordination entre les institutions et le développement de mécanismes d’accompagnement pour les entreprises. L’objectif est désormais de définir une action prioritaire qui sera soutenue dans le cadre de la prochaine phase du projet, GDM2.
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C’est dans ce cadre qu’est intervenu Richard Sempéré, océanographe, géochimiste et directeur de l’Institut des sciences de l’océan de l’université d’Aix-Marseille. Dans sa conférence intitulée «État de santé des mers et océans», il a mis en lumière un chiffre qui donne le vertige: certains plastiques mettent jusqu’à 450 ans pour se dégrader dans l’environnement. Une bouteille jetée aujourd’hui sera encore présente dans les océans au milieu du XXVe siècle. «Ce qui est produit en 2025 va peut-être être dégradé en 2125, voire en 2425», a-t-il averti, soulignant que le problème des plastiques est avant tout «un problème d’échelle de temps». La lumière du soleil, la chaleur et les bactéries accélèrent la fragmentation en surface, mais les plastiques enfouis au fond des océans se décomposent bien plus lentement, libérant progressivement des microparticules et des substances chimiques toxiques dans l’environnement marin. Ce chiffre de 450 ans prend tout son sens quand on sait que depuis les années 1950, 9 milliards de tonnes de plastique ont été produites, et que 5 à 6 milliards de tonnes circulent encore aujourd’hui sur la planète. Le formateur a rappelé avec force que «le cœur du problème plastique est encore devant nous».



