Nafaa Baccari : « Avec les 600 MW attendus en 2028, nous passerons à 17% »
Quel rôle joue aujourd’hui l’ANME dans les projets des deux centrales solaires implantées à Tozeur et à Sidi Bouzid ? Portées par Scatec, leader norvégien des énergies renouvelables, en partenariat avec Aeolus SAS, filiale du groupe Toyota Tsusho, elles ont été attribuées dans le cadre d’un appel d’offres compétitif. Leur mise en exploitation commerciale a été actée en mars 2026. Quelle stratégie faut-il mettre en place ? Telles sont les principales questions posées au directeur général de l’Agence nationale pour la maîtrise de l’énergie (ANME), Nafaa Baccari, lors de l’inauguration des deux centrales.
Nafaa Baccari a souligné, dans une déclaration à leconomistemaghrebin.com, que l’ANME est l’une des parties prenantes du développement du secteur des énergies renouvelables en Tunisie. De manière générale, la transition énergétique couvre l’ensemble de ses composantes : la production d’électricité à partir des énergies renouvelables, l’efficacité énergétique et la décarbonation.
Dans le domaine des énergies renouvelables, il part du constat que l’ANME a joué un rôle déterminant dans la préparation du cadre réglementaire, du cadre institutionnel et du cadre incitatif, ainsi que dans l’élaboration des différents documents d’appel d’offres pour les concessions.
Avant d’ajouter : « Elle gère également un fonds de transition énergétique, qui accorde des subventions directes aux projets d’efficacité énergétique et d’énergies renouvelables. Par ailleurs, nous travaillons actuellement sur la décarbonation de manière plus large. Les actions menées dans le cadre des programmes d’efficacité énergétique et d’énergies renouvelables permettent de réduire les émissions de carbone dans l’atmosphère ».
Et de poursuivre : « L’ANME fait aussi partie du comité national des énergies renouvelables, qui délivre les autorisations pour les projets de construction, les projets d’autorisation et d’autoproduction. Elle a également contribué au déploiement des différentes offres et à l’évaluation des offres techniques. C’est donc une partie prenante déterminante de la transition énergétique en Tunisie ».
S’agissant des projets en cours, il précise dans ce contexte qu’il existe une véritable continuité, avec un programme qui s’étend jusqu’en 2030-2035, voire jusqu’en 2050. Il comprend des projets d’efficacité énergétique et d’énergies renouvelables dans les trois régimes de production d’électricité : l’autoproduction, l’autorisation et la concession.
Certains projets ont déjà été octroyés. Et de continuer : « Aujourd’hui, cinq projets sont en cours de discussion au Parlement pour la contractualisation de 600 MW, qui seront opérationnels d’ici 2028. D’autres appels d’offres dans l’éolien ont déjà été lancés et attribués, tandis que d’autres sont en cours de lancement. L’objectif est d’atteindre 3 800 MW d’ici 2030 et 4 800 MW d’ici 2035, soit l’équivalent de 50% de nos besoins en électricité couverts par les énergies renouvelables ».
Mais la vraie question est de savoir s’il est possible d’atteindre cet objectif en 2030. À cette interrogation, il a répondu : « Aujourd’hui, nous sommes à 9%. Avec les 600 MW qui seront opérationnels en 2028, nous passerons à 17%. Et avec les projets actuellement en cours de lancement, qui totalisent 800 MW, nous atteindrons 35% d’ici 2030. C’est l’objectif, et nous restons optimistes. Ces projets pourraient même dépasser nos prévisions, à condition que tous les efforts soient réunis et qu’il n’y ait pas de blocage à aucun niveau. Mais selon la cadence actuelle, nous pouvons atteindre les 50% en 2035 ».
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Les relations tuniso-roumaines misent sur des investissements bilatéraux accrus. C’est ce qu’a souligné l’ambassadeur de Roumanie en Tunisie, Valentin-Ciprian Muntean, à leconomistemaghrébin.com, lors d’une conférence de presse au siège de sa mission diplomatique, à l’occasion de la visite en Tunisie de Ciprian Mihali, venu promouvoir la candidature de Dacian CIOLOȘ au poste de secrétaire général de l’OIF.
De son côté, le ministre des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger, Mohamed Ali Nafti, a rappelé que ce partenariat remonte à une période antérieure à l’établissement officiel des relations diplomatiques. Il a évoqué l’ouverture de la légation suisse en 1956, son élévation au rang d’ambassade en 1961, ainsi que les accords conclus la même année dans les domaines de la coopération technique, scientifique et de l’investissement.
Sur le plan économique et humain, les relations entre les deux pays se sont aussi consolidées à travers les échanges commerciaux, les investissements suisses en Tunisie et la présence de diasporas dans les deux sens.