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Mornaguia : une station d’épuration à traitement tertiaire au service des agriculteurs

Le ministre de l’Environnement, Habib Abid, a appelé à renforcer la coordination entre les différents acteurs, afin de promouvoir l’exploitation la station des eaux usées à traitement tertiaire d’El Mornaguia pour le secteur agricole. L’objectif est de mieux valoriser les ressources hydriques. Et ce, dans un contexte marqué par leur raréfaction. Cette déclaration a été faite à l’occasion d’une visite effectuée lundi 20 avril, dans le gouvernorat de La Manouba.

Selon une source du ministère, dans une déclaration à L’Économiste Maghrébin, une station d’épuration à traitement tertiaire fournit une eau adaptée à l’irrigation, exempte d’impuretés et de bactéries. Elle offre ainsi une alternative fiable aux agriculteurs.

Accompagné du PDG de l’Office national de l’assainissement, de députés et de responsables régionaux, le ministre a notamment inspecté les travaux d’extension de la station d’épuration d’El Jadida. Le projet prévoit l’installation d’une unité de traitement tertiaire et l’augmentation de la capacité de la station, qui passera de 2 800 à 15 200 m³ par jour. Il comprend également la programmation de la réutilisation des eaux traitées en agriculture ainsi que le raccordement de la zone de Sidi Thabet.

La visite a débuté par une tournée dans plusieurs quartiers concernés par le sixième projet d’assainissement des quartiers populaires. Ce programme porte sur 1 000 habitations, le long de 16 kilomètres de réseaux. Et il inclut la réalisation de deux stations de pompage. Les zones d’El Msaïdines, Hay Ettawfik, Ennazha et El Baladia sont notamment concernées. Le démarrage des travaux est prévu pour le début du mois de novembre. C’est ce qu’indique un communiqué publié par le ministère sur sa page officielle Facebook.

Par ailleurs, le ministère a annoncé un programme d’aménagement et d’embellissement des espaces verts dans les localités de Borj El Amri, El Mornaguia et Oued Ellil. Et ce, dans le cadre de ses actions en faveur de l’amélioration du cadre de vie.

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tunisien | Le système d’approvisionnement en eau fait preuve de résilience

Lors d’une visite de travail effectué à Monastir, où il a présidé les travaux du Conseil régional de l’eau en présence de plusieurs responsables régionaux, le secrétaire d’Etat chargé des Ressources hydrauliques, Hamadi Habaib, a rappelé que la Tunisie avait connu neuf années de sécheresse au cours de la dernière décennie, dont six consécutives, soulignant que le système d’approvisionnement en eau, et notamment le système de distribution d’eau potable, avait fait preuve de résilience malgré ces difficultés.

Le système de rationnement de l’eau avait été supprimé l’été dernier et les interruptions survenues étaient dues à des dysfonctionnements techniques, à des situations d’urgence sur le réseau ou à des coupures de courant, et non uniquement à une pénurie de ressources en eau, a précisé le responsable, cité par Diwan FM.

Le niveau de remplissage des barrages varie d’une région à l’autre, ceux du nord et de la péninsule du Cap Bon affichant des niveaux élevés, tandis que ceux de la région centrale continuent de souffrir de faibles niveaux de stockage, a expliqué Habaieb, ajoutant que des années de sécheresse ont affecté négativement les zones irriguées du système de Nebhana et la part d’eau du barrage revenant au gouvernorat de Monastir.

Durant la campagne agricole 2024/2025, 400 000 mètres cubes d’eau ont été alloués à la région afin de sauver les premières récoltes, en plus de l’apport exceptionnel d’eau provenant du nord, chaque fois que cela est possible, a encore précisé le responsable, ajoutant que le ministère de l’Agriculture a adopté une stratégie nationale de l’eau à l’horizon 2050, caractérisée par sa flexibilité et son adaptabilité aux évolutions, et visant à garantir la durabilité des ressources en eau.

Exploitation des aquifères profonds

Tout en soulignant l’importance de relier les barrages centraux au système hydraulique du nord et d’accroître les ressources par l’exploitation des aquifères profonds, comme le forage exploratoire prévu dans le district de Bekalta, ainsi que par le développement du dessalement des eaux saumâtres et saumâtres, M. Habaieb a, également, indiqué que le projet de coopération tuniso-espagnol, mené en partenariat avec l’Agence espagnole de coopération internationale pour le développement (AECID), vise à soutenir la gestion des ressources en eau du système de Nebhana en étudiant la faisabilité de la construction d’une usine de dessalement.

Concernant l’approvisionnement en eau potable, le secrétaire d’État a expliqué que la Société nationale d’exploitation et de distribution des eaux (Sonede) est confrontée à des difficultés croissantes, ce qui a nécessité la mise en place d’une cellule de crise fonctionnant 24h/24 et 7j/7 pour surveiller l’approvisionnement et recevoir les réclamations. Des efforts sont aussi déployés pour mettre en place un système de surveillance en temps réel des réseaux et des installations de stockage afin d’améliorer l’efficacité et de réduire les pertes d’eau.

Les récentes précipitations ont contribué à l’amélioration du niveau des nappes phréatiques dans plusieurs régions. Et le gouvernement est engagé en faveur du développement des ressources en eau non conventionnelles, avec pour objectif d’utiliser 70 % des eaux usées traitées pour l’irrigation d’ici 2050, a souligné le responsable, en insistant sur la nécessité d’une utilisation efficiente des ressources en eau face aux changements climatiques et de faire face aux défis auxquels la région est confrontée, notamment le vieillissement des réseaux d’irrigation, la nécessité de réviser la carte agricole et de prendre en compte la situation des associations de gestion de l’eau afin de garantir leur contribution à la réalisation des objectifs de développement durable.

Par ailleurs, les autorités expérimentent la méthode d’ensemencement des nuages ​​menée en coopération avec les ministères de la Défense et des Transports. Celle-ci pourrait être étendue, en particulier dans le bassin versant du barrage de Nebhana.

I. B.

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La Tunisie teste un film anti-évaporation sur les barrages

La Tunisie, qui souffre d’un stress hydrique structurel dû au réchauffement climatique, a lancé un essai pilote à Lebna (photo), dans le Cap Bon, visant à réduire l’évaporation de l’eau stockée dans les barrages, l’une des principales sources de pertes pour le système hydrique national durant l’été. La technique consiste à appliquer un film protecteur mince à la surface de l’eau afin de limiter l’évaporation.

Cette initiative a été annoncée par le secrétaire d’État aux Ressources hydrauliques, Hamadi Habaieb, en marge de la signature, le 30 mars 2026, de 14 contrats de programmes de recherche au Centre de biotechnologie Borj Cédria, dans le gouvernorat de Ben Arous.

Le projet pilote est en cours au barrage de Lebna, dans le gouvernorat de Nabeul, où des tests en laboratoire ont débuté pour évaluer l’impact du matériau sur l’eau potable et l’irrigation, avant une éventuelle extension à d’autres infrastructures.

Habaieb a expliqué que la Tunisie perd près d’un million de mètres cubes d’eau par jour par évaporation en été, un volume que les autorités comparent à la consommation cumulée du Grand Tunis, de Nabeul, du Sahel et de Sfax.

L’installation de panneaux solaires flottants figure parmi les solutions envisagées pour atténuer l’impact de la chaleur et du changement climatique sur les ressources en eau.

Ce test intervient alors que les réservoirs du pays connaissent une relative amélioration. Au 30 mars, le taux de remplissage des barrages tunisiens atteignait 58 %, un niveau qualifié de «rassurant» par les autorités et supérieur à celui de la même période l’an dernier.

Les récentes pluies en Tunisie ont également contribué à la remontée des nappes phréatiques, atteignant près de quatre mètres par endroits. Cette amélioration est cependant inégale. Dans le dernier bilan régional publié le 24 mars, Habaieb a indiqué des niveaux supérieurs à 67 % dans le Nord et à plus de 90 % au Cap Bon, tandis que les barrages du Centre restaient stables entre 12 et 13 %. Dans le même temps, le secrétaire d’État a évoqué une augmentation des réserves d’environ 500 millions de mètres cubes par rapport à l’année précédente.

La Banque africaine de développement (BAD) décrit le pays comme souffrant de pénuries d’eau chroniques, avec moins de 450 mètres cubes d’eau par habitant et par an, soit en dessous du seuil de pénurie absolue fixé à 500 mètres cubes.

Le gouvernement a reconnu la sécheresse comme une catastrophe naturelle pour la campagne agricole 2023-2024 dans 12 gouvernorats, signe que la restauration des barrages ne suffira pas à effacer les effets cumulés de plusieurs années de stress hydrique.

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