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La BCT multiplie les rencontres stratégiques en marge des réunions du FMI et de la Banque mondiale

En marge des Réunions de printemps du Fonds monétaire international et du Groupe de la Banque mondiale à Washington, Fethi Zouhaier Nouri, Gouverneur de la Banque Centrale de Tunisie (BCT), a tenu plusieurs rencontres de haut niveau avec des responsables d’institutions financières internationales, des investisseurs institutionnels ainsi que ses homologues Gouverneurs de banques centrales.

Réunion avec le Fonds Monétaire Arabe

Le Gouverneur s’est entretenu avec Fahad Al-Turki, Directeur Général et Président du conseil d’Administration du Fonds Monétaire Arabe (FMA). Les échanges ont porté sur les perspectives économiques régionales et les défis auxquels font face les économies arabes non productrices d’énergie.

À cette occasion, le Gouverneur Nouri a souligné l’importance de développer des approches et des instruments innovants afin de renforcer la résilience de ces économies face aux chocs externes.

Il a également insisté sur l’importance de mettre en place des mécanismes adaptés aux transformations économiques en cours, permettant aux pays les plus exposés de faire face aux défis actuels.

Rencontre avec les investisseurs internationaux

Le premier responsable de l’institut d’émission a également rencontré plusieurs investisseurs institutionnels internationaux. Ces rencontres ont permis de présenter les perspectives de l’économie tunisienne et de mettre en lumière les principaux fondamentaux macroéconomiques du pays.

Au cours de cet échange, Nouri a souligné la résilience de l’économie tunisienne face aux chocs extérieurs ainsi que les efforts engagés pour préserver la stabilité macroéconomique et financière. Il a également mis en exergue les opportunités d’investissement qu’offre la Tunisie, en insistant sur le rôle des investisseurs internationaux dans le financement de l’économie nationale, notamment à travers les instruments de financement souverains tunisiens sur les marchés internationaux.

Les investisseurs présents ont manifesté un intérêt soutenu pour les perspectives économiques du pays saluant la résilience de l’économie tunisienne face aux défis internationaux et les efforts engagés par les autorités, tout en réaffirmant leur disposition à accompagner le financement de l’économie tunisienne.

Réunions bilatérales de haut niveau

Dans le cadre des rencontres bilatérales, Fethi Zouhaier Nouri, a tenu deux réunions de haut niveau avec ses homologues de la Banque Centrale de Libye et de la Banque d’Algérie.

Lors de son entretien avec Naji Mohamed Issa, Gouverneur de la Banque Centrale de Libye, les échanges ont porté sur le renforcement du partenariat technique et financier entre les deux institutions.  Les discussions ont particulièrement mis l’accent sur la modernisation des systèmes de paiement et des systèmes d’information, ainsi que sur le développement de solutions communes adaptées aux nouveaux enjeux financiers.

Les deux Gouverneurs ont, en outre, exprimé leur volonté de consolider les mécanismes de coopération bilatérale, afin de faciliter les échanges commerciaux et de soutenir une intégration économique plus étroite entre les deux pays.

Par ailleurs, le Gouverneur de la Banque Centrale de Tunisie s’est entretenu avec son homologue algérien, Mohamed Lamine Lebbou, à qui il a adressé ses félicitations à l’occasion de sa récente nomination à la tête de la Banque d’Algérie.

Cette première rencontre a été l’occasion de réaffirmer la volonté commune de renforcer les relations de coopération technique et financière entre les deux institutions. Les deux parties ont convenu d’intensifier leurs échanges à travers l’organisation de visites mutuelles, en vue d’identifier et de développer de nouveaux axes de collaboration.

Ces rencontres s’inscrivent dans une dynamique visant à approfondir la coopération entre banques centrales de la région, dans un contexte international marqué par des défis économiques et financiers croissants.

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L’administration Trump charge le FMI et la BM

Il y a des discours qui passent inaperçus, et d’autres qui sonnent comme une mise en demeure. Celui prononcé les 16-17 avril 2026 à Washington, lors des réunions de printemps du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale (BM), appartient clairement à la seconde catégorie. Dans cette déclaration officielle intitulée «Statement by Mr. Bessent, United States», le secrétaire au Trésor américain déroule une critique frontale, presque idéologique, de l’évolution récente de ces deux institutions.

Moktar Lamari *  

Derrière les formules diplomatiques, c’est une véritable tentative de redéfinition de leur rôle qui se joue — avec des implications lourdes pour des pays comme la Tunisie.

Dès l’ouverture, le ton est donné. L’administration de Donald Trump revendique une ligne économique claire : croissance robuste, discipline budgétaire, énergie abondante et dérégulation.

Ce cadrage n’est pas neutre. Il sert de référence pour juger l’action du FMI et de la BM, accusés d’avoir dérivé de leur mission originelle.

Le reproche central tient en deux mots : mission creep. Selon Washington, le FMI s’est dispersé dans des domaines jugés «extrinsèques» — climat, genre, développement social — au détriment de son cœur de métier : la stabilité macroéconomique et financière.

Le message est brutal : revenir aux fondamentaux ou perdre en crédibilité.
Derrière cette critique, il y a une vision du monde où l’économie est séparée du social et du politique, une vision qui tranche avec les approches plus holistiques défendues ces dernières années.

Moins de flexibilité et plus d’orthodoxie

Mais la critique ne s’arrête pas là. Les États-Unis exigent un FMI plus dur, plus discipliné dans ses prêts. Les programmes doivent être fondés sur des conditionnalités «significatives», des projections crédibles et une analyse rigoureuse de la soutenabilité de la dette.

Autrement dit, moins de flexibilité, plus d’orthodoxie. Pour les pays emprunteurs — dont la Tunisie — cela signifie une chose : les prochains programmes pourraient être encore plus exigeants, avec un accent accru sur les réformes structurelles, la mobilisation fiscale interne et la responsabilité des gouvernements.

Un passage clé du discours concerne la dette. Washington critique implicitement les situations où les ressources du FMI servent à rembourser d’autres créanciers officiels, transférant ainsi le fardeau sur les pays débiteurs.

Cette remarque vise en filigrane les tensions entre créanciers occidentaux et émergents, notamment la Chine. Le message est clair : il faut restructurer plus vite, plus franchement, au risque sinon d’asphyxier les économies fragiles.

Côté BM, la charge est tout aussi sévère. L’institution est appelée à abandonner son objectif de 45 % de financements climatiques, jugé «inefficace» et «distorsif». Là encore, le virage est idéologique : priorité à la croissance, à l’énergie — y compris fossile — et à l’emploi.

Haro sur les engagements climatiques

Le discours insiste même sur la nécessité de financer le gaz, le pétrole et le charbon pour soutenir le développement. Une ligne qui entre en contradiction frontale avec les engagements climatiques globaux.

Pour les pays du Sud, le message est ambivalent. D’un côté, Washington insiste sur la nécessité de soutenir les pays les plus pauvres, de renforcer leurs capacités et de promouvoir leur autonomie. De l’autre, il exige que les pays à revenu intermédiaire «graduent», c’est-à-dire sortent du système d’aide.

Pour la Tunisie, coincée dans cette catégorie intermédiaire sans réelle capacité d’autofinancement, le risque est évident : être jugée trop pour bénéficier d’un soutien substantiel, mais trop fragile pour s’en passer.

Et les «amis» et«ennemis» dans tout cela ? Le discours ne les nomme pas explicitement, mais les lignes sont visibles. Les alliés sont ceux qui adhèrent à une économie de marché ouverte, respectent les règles et favorisent le secteur privé. Les autres — ceux qui restreignent la demande intérieure, manipulent les politiques industrielles ou dominent via des entreprises publiques — sont implicitement ciblés. C’est une lecture géopolitique de l’économie mondiale, où les institutions financières deviennent des instruments d’influence.

Priorité à l’énergie abondante et bon marché

Sur l’inflation et la croissance, le discours reste étonnamment discret en apparence, mais lourd de sous-entendus. La priorité donnée à l’énergie «abondante et bon marché» traduit une inquiétude face aux tensions inflationnistes.

Pourtant, aucune remise en question des politiques américaines n’est évoquée. Or, pour beaucoup d’observateurs — notamment dans le monde arabe — les choix énergétiques et géopolitiques américains ont contribué à alimenter les chocs pétroliers récents et l’instabilité au Moyen-Orient.

C’est là que le lecteur tunisien doit lire entre les lignes. Quand Washington parle de stabilité, il parle aussi de contrôle. Quand il prône la croissance, il impose un modèle. Et quand il critique le FMI, il ne cherche pas à l’affaiblir, mais à le réaligner sur ses propres priorités.

Des champs de bataille minés

Au fond, ce discours marque un tournant : celui d’un retour assumé à une vision plus dure, plus stratégique, des institutions de Bretton Woods.

Pour la Tunisie, qui espère toujours un accord avec le FMI, le signal est clair : les marges de négociation se réduisent, les exigences vont s’intensifier, et le contexte géopolitique pèsera plus que jamais sur les décisions économiques.

Dans les couloirs feutrés de Washington, une réalité s’impose : le FMI et la BM ne sont pas seulement des institutions techniques. Ce sont des champs de bataille minés, et où se redéfinit l’ordre économique mondial. Et les pays comme la Tunisie restent des petits spectateurs — mais souvent, des grands perdants, les premiers impactés.

* Economiste universitaire.

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Tunisie : Croissance de 2,5% en 2025 avant un ralentissement en 2026, selon le FMI

Selon le rapport semestriel sur les Perspectives de l’économie mondiale (PEM), publié mardi par le Fonds monétaire international (FMI), la Tunisie devrait enregistrer une croissance économique de 2,5% en 2025 et 2,1% en 2026. Ces projections s’accompagnent d’un taux d’inflation estimé à 5,9% l’an prochain et 6,1% en 2026, tandis que le déficit budgétaire devrait se situer à -3,1% du PIB en 2025 et -3,3% en 2026.

Le FMI a légèrement revu à la hausse ses projections globales par rapport à son rapport d’avril, mais celles-ci demeurent inférieures à celles d’octobre 2024. La croissance mondiale devrait ainsi ralentir de 3,3% en 2024 à 3,2% en 2025, puis 3,1% en 2026. Dans les économies avancées, elle plafonnerait autour de 1,5%, tandis que les pays émergents et en développement progresseraient légèrement au-dessus de 4%.

L’inflation mondiale, elle, devrait continuer à reculer pour atteindre 4,2% en 2025 et 3,7% en 2026. Le commerce mondial progresserait en moyenne de 2,9% en 2025–2026, une croissance jugée plus lente que celle de 2024 (3,5%), en raison notamment de la fragmentation persistante des échanges internationaux.

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