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Abdelhalim Hafedh et Oum Kalthoum n’ont jamais atterri à l’aéroport Tunis-Carthage!

La sortie du ministre du Transport, Rachid Amri, lors d’une séance plénière à l’ARP, lundi 20 avril 2026, n’est pas passée inaperçue. Le ministre y a défendu l’attractivité de l’aéroport international de Tunis-Carthage; tout en affirmant que « les gens veulent atterrir à Tunis-Carthage ». Et ce, avant d’ajouter cette phrase virale qui tourne en boucle sur les réseaux sociaux : « Les gens veulent atterrir là où ont atterri Abdel Halim Hafez et Oum Kalthoum. C’est ce que disent les pronostics que nous avons effectués. » Sauf que de tels propos ont rapidement suscité des réactions, en raison d’une certaine approximation historique. Car ces célèbres artistes égyptiens ne pouvaient pas atterrir à Tunis-Carthage, l’infrastructure n’étant pas encore en service à l’époque.

En témoigne le post de l’architecte Fethi Jelassi qui est revenu sur les propos du ministre en réagissant sur Facebook. Il déclare à cet égard : « Abdel Halim Hafez, tout comme Oum Kalthoum, ne sont pas descendus à l’aéroport Tunis-Carthage. Pour la simple raison qu’il n’existait pas. Il a été inauguré par le président Bourguiba le 1er août 1972. Même si les « pronostics » remplacent les « sondages », autrement dit, si les paris sportifs supplantent la sociologie, les stars de l’époque atterrissaient à l’aérodrome d’El Aouina. »

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Faycel Tarifa : « De 9 % à 35 % d’ici 2030, le rêve de 2019 devient réalité »

À Tozeur et Sidi Bouzid a eu lieu l’inauguration de deux centrales solaires de 50 MW pilotées, entre autres, par la STEG. Ces projets phares s’inscrivent au cœur du programme national de transition énergétique visant 35 % d’énergies renouvelables d’ici 2030. Renforcement du réseau, réduction des importations de gaz et comblement du déficit énergétique : décryptage avec les experts sur le terrain. Rencontré lors de l’inauguration de la centrale de Tozeur le 20 avril 2026, Fayçal Tarifa, PDG de la STEG, livre ses impressions. Interview :

En quoi les projets de Tozeur et Sidi Bouzid s’inscrivent-ils dans la stratégie énergétique de la Tunisie ?

 Aujourd’hui, nous parlons de ces deux projets phares menés par la STEG. Nous sommes actuellement à Tozeur. Ce projet de 50 mégawatts s’inscrit dans le cadre du programme national de transition énergétique visant à atteindre 35 % de production d’énergie renouvelable dans le mix national. Ce projet est d’une importance capitale. Il va renforcer notre réseau de distribution dans la zone de Tozeur et améliorer notre capacité financière. Cela nous évitera d’importer une grande quantité de gaz, remplacée par cette énergie renouvelable. 

Autrement dit, cela permet-il  aussi de combler le déficit énergétique? 

En effet, cette transition énergétique vise essentiellement l’autonomie et l’indépendance énergétique. Chaque projet contribue, pas à pas, à cette indépendance et à la maîtrise des coûts énergétiques.

Pensez-vous qu’il soit possible d’atteindre les 35 % d’ici 2030, alors que nous sommes actuellement à environ 6 % ?

Les représentants du ministère viennent de déclarer que nous sommes déjà à environ 9 %, car la progression est rapide. Oui, nous sommes très ambitieux pour atteindre ces 35 %. Nous pouvons y arriver : comme vous l’avez vu lors de cette inauguration, en 2019, tout le monde parlait d’un rêve d’installer ces 50 MW en si peu de temps. Aujourd’hui, ce rêve est réalisé.

Ces 35 % porteront sur les énergies renouvelables solaires et éoliennes, mais aussi sur la biomasse, l’autoproduction et les toits solaires pour les clients particuliers ou les entreprises. Avec tous ces efforts, je suis convaincu que nous y parviendrons.

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Ouael Chouchène : deux projets énergétiques pour économiser 60 millions de dinars par an

La transition énergétique mondiale est irréversible : il faut accélérer. Au-delà de cette vision stratégique, viser 30 à 35% d’énergies renouvelables (solaire et éolien) dans le mix électrique d’ici 2030 est une nécessité économique et un enjeu de souveraineté nationale.

Rencontré en marge de l’inauguration  des deux centrales solaires, implantées à Tozeur et Sidi Bouzid, portées par Scatec (leader norvégien des énergies renouvelables) en partenariat avec Aeolus SAS (filiale du groupe Toyota Tsusho), Ouael Chouchène, secrétaire d’État auprès du ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, chargé de la Transition énergétique, l’a rappelé dans une déclaration à L’Economiste Maghrébin : « Nous sommes très heureux d’assurer l’inauguration de deux projets structurants dans le domaine des énergies renouvelables : le projet Tozeur et Sidi Bouzid.  Chacun de ces projets photovoltaïques affiche une puissance de 50 MW. »

Sur le plan des investissements,  il souligne : « Chaque projet représente 135 millions de dinars. Soit un total de 270 millions de dinars pour les deux réunis ». Et de poursuivre : « Ces initiatives renforcent avant tout notre sécurité et notre souveraineté énergétique. Elles permettent également de réduire les coûts de production d’électricité. En effet, ensemble, les deux projets génèrent une économie annuelle d’environ 60 millions de dinars. »

Au-delà de cela, « ces projets dynamisent l’économie locale. Ils favorisent la création de sociétés de construction et de bureaux d’études dédiés. En phase de construction, un projet de 50 MW mobilise environ 450 employés sur site, principalement tunisiens, générant ainsi une réelle employabilité dans la région », conclut-il. 

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Maha Ben Hmidane : Tozeur et Sidi Bouzid, deux projets solaires structurants

Portées par Scatec et Aeolus, les centrales de Tozeur et Sidi Bouzid marquent une nouvelle étape dans la transition énergétique tunisienne, avec une production d’électricité propre, un transfert de compétences vers les équipes locales et des retombées durables pour l’emploi.

Maha Ben Hmidane, directrice de Scatec Tunisie, a présenté ce lundi 20 avril 2026 lors de l’inauguration la centrale solaire de Tozeur comme un projet structurant, à la fois en matière de production d’électricité propre et de transfert de compétences vers les équipes tunisiennes.

Maha Ben Hmidane  a rappelé dans une déclaration à leconomistemaghrebin.com  que la centrale solaire de Tozeur, d’une capacité de 60 MW, couvre la consommation d’environ 40 000 personnes sur une superficie de 100 hectares, avec près de 95 000 panneaux solaires et un investissement de 135 millions de dinars. Elle a insisté sur le fait que ce projet, porté par des capitaux norvégiens et japonais, a également permis de développer les compétences locales, en formant des talents tunisiens et en renforçant une expertise nationale dans le domaine des énergies renouvelables.

Elle a par ailleurs indiqué que Scatec inaugurera Sidi Bouzid dans la journée du mardi 21 avril 2026, avant de poursuivre son développement en Tunisie à travers deux centrales photovoltaïques de 100 MW à Tataouine et Sidi Bouzid, ainsi qu’un projet éolien à Al-Fahs.

Selon elle, l’entreprise emploie actuellement 90 personnes en Tunisie, avec un pic à 450 employés pendant la phase de construction de Tozeur, puis une vingtaine de postes par projet pour l’exploitation et la maintenance, sans compter les emplois indirects générés autour de ces chantiers.

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Tozeur et Sidi Bouzid : deux jalons solaires pour la transition énergétique

La Tunisie franchit une étape majeure dans sa transition énergétique avec l’entrée en exploitation commerciale de deux centrales solaires de 60 MW chacune à Tozeur et Sidi Bouzid, produisant 288 GWh d’électricité propre par an. 

Même si la transition énergétique mondiale est irréversible, la Tunisie met les bouchées doubles pour atteindre 30 à 35% d’énergies renouvelables dans son mix électrique d’ici 2030. Ces projets, menés par Scatec (51%, leader norvégien) et Aeolus SAS (49%, filiale de Toyota Tsusho), s’inscrivent dans une stratégie de décarbonation et de souveraineté nationale.

Il convient de noter que les bailleurs internationaux, dont la BERD, la Banque mondiale, l’AFD et celui du Japon, accompagnent la Tunisie dans sa trajectoire vers 35% d’énergies renouvelables d’ici 2030. Leur appui financier et technique soutient la création d’emplois, la décarbonation du secteur électrique et le renforcement de la sécurité énergétique.

Federico Garone, pour la BERD, a salué la solidité du cadre réglementaire tunisien et son effet d’entraînement sur près de 1,7 GW de projets renouvelables. Fayçel Tarifa, PDG de la STEG, a souligné l’apport de ces nouvelles capacités à l’équilibre du réseau électrique.

De son côté, l’ambassadeur du Japon en Tunisie M. SAITO Jun a rappelé que le projet s’inscrit dans le mécanisme JCM et dans le 70e anniversaire des relations diplomatiques entre les deux pays.

La France, à travers l’AFD et des entreprises comme Neoen ou Voltalia, participe elle aussi à cette dynamique, avec plus de 500 MW solaires déjà réalisés. C’est ce qu’a souligné Manuel Bufala, ministre conseiller chargé d’affaires à l’ambassade de France en Tunisie, en déclarant comme suit: « La France souhaite rester pleinement engagée aux côtés de la Tunisie dans sa transition énergétique, à travers l’AFD, ses opérateurs et des partenariats économiques entre entreprises françaises et tunisiennes.  »

Selon lui, plusieurs sociétés françaises, dont Engie et Voltalia, ont déjà remporté des projets solaires en Tunisie, illustrant une coopération concrète au service du co-développement. Il a aussi rappelé que cette dynamique s’inscrit dans une relation bilatérale plus large, appelée à se renforcer à travers de nouveaux projets et le forum euro-méditerranéen du développement durable qui sera prochainement  organisé à Tunis.

En somme, les premiers projets solaires IPP ( Independent Power Producer, c’est-à-dire producteur indépendant d’électricité)  de Scatec et Aeolus  en Tunisie, ces centrales marquent une étape importante dans la diversification du mix énergétique national.

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Scatec et Aeolus déploient 120 MW solaires à Tozeur et Sidi Bouzid

Même si la transition énergétique mondiale est irréversible, la Tunisie met les bouchées doubles pour viser 30 à 35 % d’énergies renouvelables (solaire et éolien) dans son mix électrique d’ici 2030, et potentiellement 50 % d’ici 2035.

Cet objectif répond à une urgence économique et à un enjeu de souveraineté : chaque mégawatt produit réduit la dépendance aux importations, allège les charges de compensation et attire les investissements.

Dans ce cadre s’inscrivent les centrales solaires de Tozeur et de Sidi Bouzid, chacune d’une capacité de 60 MW, portées par Scatec (leader norvégien, coté SCATEC à Oslo, 6,2 GW gérés mondialement) et Aeolus SAS (filiale de Toyota Tsusho).

Attribuées via appel d’offres compétitif en 2019 et validées en 2021, elles entrent en exploitation commerciale en mars 2026. Leur production annuelle atteint 288 GWh d’électricité propre, alimentant des dizaines de milliers de foyers. Soutenues par un PPA de 30 ans avec la STEG, elles sont financées par des prêts sans recours de la BERD et de Proparco, des fonds concessionnels (Fonds pour les technologies propres, FEM) ainsi que des crédits carbone japonais (JCM).

Lors de l’inauguration à Tozeur (investissement de 135 millions de dinars), la ministre de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, Fatma Thabet Chiboub, a célébré le lundi 20 avril 2026 un projet qui renforce la sécurité énergétique nationale. Elle a déclaré à cette occasion : « L’énergie illumine nos vies, mais seules les énergies renouvelables sont propres et abordables. Imaginez un jour sans électricité : impossible ! La Tunisie avance avec fierté, de Kairouan à Tataouine, de Sidi Daoud à Gabès. Ce jalon à Tozeur fait de la région un modèle environnemental, alliant croissance et préservation. »

La ministre a mis en avant le rôle des investisseurs Scatec et Aeolus, des institutions tunisiennes, notamment la STEG, ainsi que des équipes impliquées, saluant leur professionnalisme. Elle a ajouté : « Vous, pionniers, transformez les idées en actes. »

Pour sa part, Maha Ben Hmidane, directrice de Scatec Tunisia, a présenté la centrale solaire de Tozeur (60 MW), couvrant la consommation de près de 40 000 personnes sur 100 hectares avec 95 000 panneaux, pour un investissement de 135 millions de dinars (norvégien-japonais). Elle a insisté sur le transfert de compétences aux talents tunisiens, contribuant au développement d’une expertise locale dans les énergies renouvelables.

Scatec inaugurera par ailleurs dans la journée du 21 avril 2026 la centrale de Sidi Bouzid (60 MW) et a été sélectionné pour deux centrales photovoltaïques de 100 MW (Tataouine et Sidi Bouzid) ainsi qu’une éolienne à Al-Fahs.

Le groupe emploie actuellement 90 personnes en Tunisie, avec un pic à 450 lors de la construction de Tozeur (sur une durée de 1 à 1,5 an), suivi d’environ 20 postes en exploitation et maintenance par projet, en plus des emplois indirects générés.

Sur le plan économique, ces projets permettent une réduction estimée à 13 millions de dollars des importations de gaz naturel (soit 1,2 % des volumes) et environ 8 millions de dollars d’économies en frais d’exploitation pour la STEG.

Ces premières réalisations de Scatec et Aeolus en Tunisie contribuent ainsi au développement de l’économie locale à travers la création d’emplois, le renforcement des infrastructures et la promotion du développement durable.

Avec d’autres projets en préparation à Gafsa ou Sidi Bouzid, la Tunisie entend s’appuyer sur une nouvelle vague d’investisseurs pour consolider sa position en matière de durabilité énergétique dans la région.

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Scatec et Aeolus mettent en service 120 MW de solaire à Tozeur et Sidi Bouzid

Même si la tendance mondiale à la transition énergétique est irréversible, la Tunisie doit mettre les bouchées doubles pour accélérer le mouvement.

L’objectif national de 30 à 35 % d’énergies renouvelables (solaire et éolien) dans le mix électrique d’ici 2030, potentiellement 50 % d’ici 2035 selon les mises à jour, répond à une nécessité économique et à un enjeu de souveraineté.

Chaque mégawatt produit via les renouvelables réduit la dépendance énergétique. Il allège aussi la charge de compensation et stimule les investissements.

C’est dans ce cadre que s’inscrivent les deux centrales solaires de 60 MW chacune, implantées à Tozeur et Sidi Bouzid.

Portées par Scatec (leader norvégien des énergies renouvelables) en partenariat avec Aeolus SAS (filiale du groupe Toyota Tsusho), elles ont été attribuées via un appel d’offres compétitif. Leur mise en exploitation commerciale a été actée en mars 2026.

Ces installations produiront 288 GWh d’électricité propre par an, alimentant des dizaines de milliers de foyers.

En outre, elles s’appuient sur un contrat d’achat d’électricité de 30 ans avec la STEG, garantissant une visibilité durable des revenus. Le financement repose sur des prêts sans recours de la BERD et Proparco, des fonds (Fonds pour les technologies propres, Fonds pour l’environnement mondial), des apports propres et des crédits carbone japonais via le JCM.

Par ailleurs, ces projets marquent un jalon décisif. En effet, premiers du genre pour Scatec en Tunisie, ils accélèrent la décarbonation, diversifient le mix énergétique et boostent l’économie locale via des emplois, des investissements étrangers et un développement infrastructurel dans ces régions.

Enfin, notons que Scatec est basée à Oslo et cotée (SCATC). L’entreprise développe et opère 6,2 GW de capacités renouvelables dans le monde.
Nous y reviendrons…

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Partenariat Tunisie-Roumanie : vers une nouvelle dynamique d’investissements

Les relations économiques  tuniso-roumaines connaissent une progression notable. La Roumanie se classe désormais au 8e rang des fournisseurs européens de la Tunisie, avec des échanges commerciaux ayant dépassé les 274 millions d’euros en 2024, principalement dans le textile, les composants automobiles, l’agroalimentaire et la santé. Parallèlement,  un intérêt croissant pour les partenariats technologiques et les énergies renouvelables est perceptible.

Les relations tuniso-roumaines misent sur des investissements bilatéraux accrus. C’est ce qu’a souligné l’ambassadeur de Roumanie en Tunisie, Valentin-Ciprian Muntean, à leconomistemaghrébin.com, lors d’une conférence de presse au siège de sa mission diplomatique, à l’occasion de la visite en Tunisie de Ciprian Mihali, venu promouvoir la candidature de Dacian CIOLOȘ au poste de secrétaire général de l’OIF.

A cette occasion, le diplomate roumain a annoncé qu’une délégation d’hommes d’affaires roumains sera à Tunis durant la semaine du 20 avril, et qui verra le lancement de nouveaux projets économiques en Tunisie. Il s’agit du retour de la mission économique « Conect » de l’année dernière (22-24 septembre 2025), dont le bilan est positif mais peut encore s’améliorer.

Il part du constat que les échanges commerciaux bilatéraux, déjà dynamiques, visent à se renforcer dans des secteurs clés comme l’agroalimentaire, l’IT et l’énergie. La visite commencera le 25 avril à Sousse, avec des entretiens avec le gouverneur, des membres de la Chambre de commerce et du parc industriel. Selon lui, il s’agit d’une porte d’entrée stratégique pour les investissements roumains en Tunisie.

L’ambassadeur ajoute que l’ouverture officielle aura lieu lundi 27 avril à Gammarth, et potentiellement en présence de ministres tunisiens. Suivront des rendez-vous B2B sectoriels, des visites d’usines et d’entreprises tunisiennes à Tunis.

Cette visite, toujours selon  M. Muntean, est de poursuivre et d’élargir les discussions de l’année dernière (2025), où des entreprises ont déjà lancé des joint-ventures fructueuses. Il cite notamment l’exemple d’un important distributeur roumain qui achète régulièrement des conserves de thon et de sardines tunisiennes, illustrant des flux commerciaux concrets. C’est aussi l’occasion pour la Tunisie de mettre en avant ses savoir-faire en IT, énergies renouvelables et agroalimentaire, tout en identifiant de nouveaux partenariats.

Et de conclure: “l’effort vise à renforcer les liens économiques, favoriser les rencontres et créer des opportunités d’affaires durables, car au final, ce sont les personnes et les entreprises qui concrétisent les échanges”.

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Présences suisses: paix, constance et amitiés

À travers une enquête patiente dans les archives tunisiennes et suisses, l’historien Adnen El Ghali  raconte une présence helvétique en Tunisie vieille de plus de 130 ans, faite d’échanges humains, d’engagement et de mémoire partagée. De cette histoire oubliée ressortent trois mots-clés : paix, constance et amitié. C’était lors de la célébration du 70ᵉ anniversaire des relations diplomatiques entre les deux pays, établies en 1956. La cérémonie a lieu jeudi 16 avril 2026 à la résidence de l’ambassadeur de Suisse en Tunisie, en présence du ministre des Affaires étrangères de la migration et des Tunisiens à l’étranger Mohamed Ali Nafti ainsi que plusieurs responsables et membres du corps diplomatique accrédités en Tunisie et un groupe d’universitaires et de chercheurs. 

Interview

 

Vous avez mené un travail de recherche très dense. Combien de temps cela vous a-t-il pris ?

Ce livre nous a mobilisés pendant une année complète, à plein temps. Au départ, nous pensions travailler sur quelques mois seulement, mais les archives nous ont réservé beaucoup plus de surprises que prévu. Nous avons eu la chance de trouver des fonds très riches, aussi bien en Tunisie qu’en Suisse, ce qui nous a permis de reconstituer une histoire bien plus vaste et plus humaine que celle que nous imaginions au départ.

Qu’est-ce qui rend cette histoire si particulière ?

Ce qui est remarquable, c’est que nous ne sommes pas seulement dans une histoire diplomatique ou consulaire. Nous avons découvert une véritable aventure humaine, faite de trajectoires de médecins, d’agriculteurs, d’artistes, de photographes et d’hôteliers suisses installés en Tunisie. C’est aussi une histoire de présence discrète, mais durable, sur tout le territoire tunisien, du nord au sud.

 

Lire aussi: Tunisie-Suisse: 70 ans de liens humains et culturels

 

Si vous deviez résumer cet ouvrage « Présences suisses » en Tunisie en trois mots ?

Je dirais : paix, constance et amitié. Paix, parce que cette présence s’inscrit dans une logique d’échange et de coopération. Constance, parce que la communauté suisse a su préserver sa mémoire et ses traditions dans la durée. Et amitié, parce qu’aujourd’hui, cette histoire est aussi celle des liens profonds entre les deux peuples, souvent renforcés par des mariages mixtes et des relations humaines très fortes.

Pourquoi avoir choisi le titre « Agape » ?

Parce que ce titre reflète bien l’esprit de cette présence suisse : une présence fondée sur l’humain, sur l’engagement social, économique et culturel, mais aussi sur l’innovation. C’est une histoire de contribution, de continuité et de dialogue, qui a longtemps été oubliée et que nous avons voulu remettre en lumière.

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Ormuz : Macron et Starmer mobilisent des pays “non-belligérants” pour sécuriser le détroit

Le président français Emmanuel Macron et le Premier ministre britannique Keir Starmer ont réuni à Paris, vendredi 17 avril 2026, une cinquantaine de pays et d’organisations internationales afin d’examiner la mise en place d’une mission de sécurisation du détroit d’Ormuz, pensée dans un cadre non belligérant. L’enjeu est de préserver la liberté de navigation et de protéger le trafic maritime dans un contexte de fortes tensions avec l’Iran.

Les États-Unis n’ont pas été conviés, Paris souhaitant écarter toute association directe avec les parties au conflit. L’Élysée défend une opération strictement défensive, conduite en coordination avec Washington mais sans coalition américaine.

Cette réunion intervient alors que Téhéran a annoncé l’ouverture du passage aux navires commerciaux pendant le cessez-le-feu, une annonce immédiatement saluée par Donald Trump. Mais la situation reste instable, poussant les Européens à préparer une réponse multinationale au cas où le détroit serait de nouveau menacé.

L’enjeu est aussi économique : par le détroit d’Ormuz transite environ 20% du pétrole et du gaz consommés dans le monde. Paris et Londres cherchent donc à fédérer des soutiens volontaires autour d’une mission limitée, avec des contributions adaptées aux capacités de chaque pays.

A noter qu’au moment de la publication de cette news, nous apprenons que l’Iran, par la voie de son ministre des Affaires étrangères, Abbas Araghtchi a annoncé la liberté de circulation du détroit d’Ormuz.

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Iran rouvre le détroit d’Ormuz

Le conflit irano-israélo-américain, déclenché le 28 février 2026, est sur le point de prendre fin. Ce vendredi 17 avril 2026, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghtchi, a annoncé via Telegram l’ouverture totale du détroit d’Ormuz aux navires commerciaux. Cette mesure, valable « pendant la période restante du cessez-le-feu » au Liban (environ 9 jours), suit l’annonce de la trêve dans le pays.

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La rose, un levier de croissance, d’emplois et de rayonnement territorial

Les roses de Kairouan s’imposent sur le marché national et prochainement sur le marché international. Il faut bien le croire, la production de la rose est en croissance. Cela n’a jamais été aussi promu en Tunisie depuis les trois dernières années.

L’objectif est de faire découvrir Kairouan comme l’une des principales zones de production de rose de Damas en Tunisie. Mais aussi de promouvoir davantage les roses de Kairouan réputées pour leur parfum envoûtant et plébiscitées par les parfumeurs. Aujourd’hui, il est important de mettre en valeur le marketing territorial. A savoir comment faire connaître une région pour inciter aussi bien les Tunisiens que les touristes à venir la visiter. Il s’agit donc de créer cette identité de la ville, du terroir, en fonction du produit. Cela permettra également de diversifier la production de la rose via les essences de rose, les produits cosmétiques, le parfum, le côté gastronomique… La rose aujourd’hui peut être intégrée dans des recettes comme les salades, le dessert et déclinée à toutes les sauces.

Ce concept permet aussi de créer un Festival de la rose à Kairouan. Ainsi, indépendamment de son histoire, la rose de Kairouan demeure un atout de création d’emplois et une source de devises pour le pays. A Kairouan, la filière est capable d’atteindre 25 000 postes d’emploi. A cet égard, le salaire d’un ouvrier, principalement des femmes, s’élève à 50 dinars par jour , soit 1 dinar le kilo de roses.

Au final, la production de la rose est plus productive qu’on ne le pense. Sachant que sa consommation en eau ne dépasse pas 5 %. Comme toute production agricole, la floriculture passe au stade industriel, un business éclatant.

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Détroit d’Ormuz : une conférence à Paris pour restaurer la liberté de navigation

Le président français Emmanuel Macron et le premier ministre britannique Keir Starmer se réuniront, dans la journée du vendredi 17 avril à l’Élysée, avec une trentaine de participants pour préparer une mission multinationale, strictement défensive, destinée à sécuriser la navigation dans le détroit d’Ormuz une fois le cessez-le-feu irano-américain consolidé.

Selon les médias français, la réunion doit commencer à 14 h et être suivie d’une déclaration conjointe des deux dirigeants. Elle s’inscrit dans une logique proche de la coalition des volontaires pour l’Ukraine, avec des participants européens, moyen-orientaux, asiatiques et latino-américains, dont plusieurs en visioconférence.

Outre Macron et Starmer, le chancelier allemand Friedrich Merz et la Première ministre italienne Giorgia Meloni doivent être présents à l’Élysée. Les États-Unis ne participeront pas à la conférence, ni à la mission envisagée. Paris voulant associer seulement des pays non belligérants.

L’idée est de garantir la liberté de navigation dans le détroit d’Ormuz, considéré par l’Élysée comme une priorité immédiate en raison de son impact économique mondial. Londres insiste aussi sur la nécessité de rassurer le transport maritime commercial et de soutenir les opérations de déminage.

En effet, le détroit d’Ormuz est présenté comme un point de passage crucial, par lequel transitent environ 20 % du pétrole et du gaz consommés dans le monde. Paris veut éviter à la fois un retour à la guerre et toute escalade qui imposerait un blocage maritime ou un « péage » dans le détroit.

Or la grande question est de savoir ce qui s’ensuivra. On sait, d’après des médias occidentaux, qu’un sommet international suivrait prochainement la conférence de vendredi. Il devrait se dérouler au quartier général interarmées permanent de Northwood, près de Londres, toujours sur le dossier d’Ormuz. Cela montre à quel point Paris et Londres cherchent à structurer une réponse multilatérale durable. Et ce, même si les conditions militaires et diplomatiques restent fragiles.

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Tunisie-Suisse: 70 ans de liens humains et culturels

L’ambassade de Suisse en Tunisie a célébré le 70ᵉ anniversaire des relations diplomatiques entre les deux pays, établies en 1956. La cérémonie a lieu jeudi 16 avril 2026 à la résidence de l’ambassadeur de Suisse en Tunisie.

À cette occasion, l’ouvrage inédit « Présences suisses », signé par l’historien Adnen El Ghali, a été présenté au public. Le livre retrace les grandes étapes de la relation bilatérale et revient sur plusieurs figures suisses qui ont marqué l’histoire et la culture tunisiennes, parmi lesquelles Le Corbusier, Paul Klee, Paul Moilliet, Henri Dunant et Alberto Giacometti.

Dans son intervention, l’ambassadeur helvétique en Tunisie, Josef Renggli, a rappelé que la Suisse figurait parmi les premiers pays à reconnaître la Tunisie après son indépendance, en mai 1956. Il a souligné la continuité des relations Tuniso-suisses sont fortement ancrées via plusieurs domaines. A l’instar de la formation professionnelle, la coopération scientifique et la culture.

En outre, il a évoqué la symbolique de cet ouvrage, ainsi que sur la résidence suisse à Carthage, qu’il a présentée comme un signe de la qualité des relations bilatérales.

De son côté, le ministre des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger, Mohamed Ali Nafti, a rappelé que ce partenariat remonte à une période antérieure à l’établissement officiel des relations diplomatiques. Il a évoqué l’ouverture de la légation suisse en 1956, son élévation au rang d’ambassade en 1961, ainsi que les accords conclus la même année dans les domaines de la coopération technique, scientifique et de l’investissement.

Le ministre a également mis en avant la contribution de la Suisse dans plusieurs secteurs clés, dont l’éducation, la santé, la formation professionnelle, le tourisme et l’agriculture. Il a souligné que la coopération actuelle s’inscrit dans les priorités nationales de la Tunisie, en particulier le développement économique inclusif, la transition énergétique et numérique, la cohésion sociale, l’agriculture biologique et la formation.

Il a enfin insisté sur la nécessité de poursuivre les efforts sur certains dossiers sensibles, notamment celui de la restitution des biens mal acquis en Suisse.

Sur le plan économique et humain, les relations entre les deux pays se sont aussi consolidées à travers les échanges commerciaux, les investissements suisses en Tunisie et la présence de diasporas dans les deux sens.

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Repenser l’agriculture à l’heure du stress hydrique

Le stress hydrique constitue aujourd’hui une menace majeure pour l’agriculture. Dans un contexte marqué par le changement climatique, la rareté des ressources en eau et la multiplication des usages concurrents, la question n’est plus de savoir si ce risque existe, mais comment y faire face de manière durable, intelligente et anticipée. C’est ce qu’il ressort du débat, qui s’intitule « Agriculture intelligente : stress hydrique et productivité durable », organisé ce jeudi 16 avril 2026 à l’université Esprit.

L’eau est devenue une ressource stratégique. Comme le souligne l’un des intervenants du deuxième panel. Il estime qu’il faut désormais en reconnaître pleinement la valeur économique au XXIe siècle. La Tunisie, pays aride et fortement exposé aux aléas climatiques, se trouve en première ligne.

Même lorsqu’une année est globalement pluvieuse, cela ne signifie pas nécessairement que les réserves hydriques seront suffisantes. Le faible taux de remplissage des barrages, malgré des précipitations abondantes, montre bien que le problème n’est pas seulement quantitatif. Mais il est aussi lié à la répartition, au ruissellement et à la capacité de stockage. Cela traduit un véritable déséquilibre hydrologique.

Cette réalité a des conséquences directes sur l’agriculture. Le stress hydrique affecte la production, mais surtout la productivité. C’est-à-dire la capacité à produire davantage avec moins de ressources. Il entraîne une hausse des coûts de revient, une baisse des rendements et une fragilisation des exploitations agricoles.

À cela s’ajoutent les conflits d’usage entre l’eau potable et l’eau agricole, notamment dans plusieurs régions du nord et dans le bassin de la Medjerda, où l’irrigation entre en concurrence avec l’alimentation en eau des populations. La pression démographique, l’urbanisation croissante et l’augmentation saisonnière de la consommation avec le tourisme accentuent encore cette tension.

Le stress hydrique ne peut pas être abordé uniquement comme une question technique. Il s’agit aussi d’un enjeu économique, social et même géopolitique.

Pour d’autres intervenants, la dépendance à l’importation de produits céréaliers et alimentaires rappelle que l’eau locale n’est pas seulement une ressource agricole : elle est liée à la souveraineté alimentaire.

Dans ce cadre, l’eau virtuelle, c’est-à-dire l’eau incorporée dans les produits importés devient elle aussi un facteur stratégique. Les tensions géopolitiques internationales peuvent avoir un impact direct sur la sécurité hydrique et alimentaire du pays.

Face à ces défis, notamment l’IA, les objets connectés, les capteurs et la science des données apparaissent comme des leviers de transformation essentiels.

Car l’enjeu est de passer d’un système agricole réactif à un système prédictif, capable d’anticiper les risques et de prendre des décisions en temps réel. Grâce aux données climatiques, aux images satellites et aux outils de modélisation, il devient possible de mieux connaître les besoins en eau des cultures, d’optimiser l’irrigation, de réduire les pertes et d’anticiper les scénarios défavorables. Mais pour que ces technologies soient réellement utiles, encore faut-il qu’elles soient intégrées dans une stratégie nationale cohérente et qu’elles s’appuient sur des bases de données fiables, accessibles et bien traitées.

L’exemple du secteur privé montre également que des solutions concrètes existent déjà. Certaines entreprises agricoles investissent dans la recherche variétale pour identifier ou développer des plants et des porte-greffes plus résistants au stress hydrique et au stress salin. D’autres agissent sur l’ensemble de la chaîne de valeur, depuis l’élevage jusqu’à l’industrie, pour réduire la consommation d’eau, améliorer les procédés de nettoyage, recycler certains rejets ou encore installer des stations d’épuration. La logique n’est plus seulement celle de la production, mais celle de l’efficience et de la durabilité.

Au niveau macroéconomique, le coût de l’inaction climatique est déjà visible. Les pertes liées aux chocs climatiques affectent lourdement l’agriculture et les céréales, avec des coûts estimés à l’échelle de centaines de millions, voire de milliards de dinars sur le long terme. Cela montre que le changement climatique ne doit plus être considéré comme une menace abstraite, mais comme un risque économique réel, mesurable et croissant. Pour y répondre, il faut adopter une approche multidimensionnelle : préserver les ressources, améliorer la productivité, renforcer la résilience des exploitations et intégrer les risques dans les politiques publiques.

En somme, les intervenants concluent que la gestion du stress hydrique ne peut réussir que si elle repose sur une alliance entre la science, la technologie, l’entreprise privée, la recherche et les politiques publiques. Il faut produire davantage, mais surtout produire mieux, avec moins d’eau et plus d’intelligence.

La transition vers une agriculture résiliente passera par la formation, la circulation de l’information, la valorisation des données et la coopération entre tous les acteurs. Et ce, en transformant une contrainte hydrique profonde en opportunité d’innovation et de durabilité.

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Ciprian Mihali: « Nous voulons faire de l’espace francophone un lieu d’amorçage des projets »

L’espace francophone traverse aujourd’hui une période de transformation profonde. Nos sociétés font face non seulement à des crises isolées, mais aussi à une accumulation de défis sécuritaires, climatiques et environnementaux. Dans ce contexte, la Francophonie doit se réinventer afin de promouvoir une vision plus inclusive, plus visible et plus efficace, ancrée dans ses fondations culturelles et linguistiques. Cela intervient à l’occasion de la visite en Tunisie de Ciprian Mihali, conseiller personnel du président de la Roumanie pour la Francophonie. Interview.

La Francophonie, justement, pour l’OIF, quels sont les défis à relever ? Vous avez évoqué plusieurs points, notamment la diplomatie économique, l’aspect culturel. Mais pour faire avancer aujourd’hui les intérêts de la Francophonie, que faut-il faire ?

Ciprian Mihali: Il faut d’abord que le nouveau ou la nouvelle, même si nous espérons bien le nouveau secrétaire général, soit la voix de toute la Francophonie, et pas seulement celle d’une organisation politique qu’est l’OIF. La famille francophone compte aujourd’hui beaucoup plus d’organisations que l’OIF. Bien sûr, il y a les opérateurs, mais il y a aussi les organisations de la société civile, les organisations patronales, les organisations de femmes, les organisations de jeunes, partout dans l’espace francophone. Il faut que toutes ces voix puissent être entendues dans les décisions concernant nos sociétés.

Nous défendons aussi une nouvelle vision de la Francophonie, beaucoup plus politique. Elle doit devenir un acteur important sur la scène internationale, capable de porter la voix de plus de 50 pays et de défendre les intérêts égaux de pays de tailles différentes, mais unis dans une même famille.

Il faut donc une Francophonie plus politique, mais aussi plus pragmatique, capable de dépasser les beaux discours pour prendre des décisions concrètes en faveur du bien-être de nos sociétés. Elle doit regagner la confiance de nos peuples. La Francophonie sera efficace lorsque nos femmes, nos hommes, nos jeunes et toutes les générations y trouveront une voix qui les représente et défend leurs intérêts.
Une stratégie économique fondée sur la synergie

 

Il y a eu plusieurs missions économiques, notamment à Djibouti et au Cambodge. Dans la mesure où le candidat roumain Dacian Cioloș est élu à la tête de l’OIF, quelle vision économique comptez-vous porter ?

Ciprian Mihali: Le candidat roumain au poste de secrétaire général de la Francophonie, M. Dacian Cioloș, a une stratégie économique très claire. Elle part d’un constat : l’écart entre nos ambitions et nos moyens reste important. Les crises internationales ont réduit nos marges d’action, alors que nos ambitions demeurent fortes.

Il faut donc réduire ce décalage en associant non seulement les acteurs étatiques, mais aussi le secteur privé, les grandes institutions internationales, les banques, les entreprises, les agences de développement et les acteurs de la coopération. L’idée est de faire de la Francophonie un espace de synergie où différentes ressources, compétences et capacités financières peuvent se rencontrer et travailler ensemble.

Nous voulons aussi faire de l’espace francophone un lieu d’amorçage des projets. Les grands projets de développement nécessitent des ressources importantes, et l’OIF peut jouer un rôle de catalyseur. Si l’OIF contribue à ce premier appui, elle peut rendre ces projets accessibles, même à des pays qui n’ont pas toujours les moyens d’y accéder directement.

Enfin, il faut renforcer le lien entre la formation et l’employabilité. Nos sociétés souffrent d’un décalage entre une formation souvent de bonne qualité et un marché du travail très exigeant. L’OIF peut aider à combler ce manque en travaillant avec les associations patronales, les universités, les entreprises, les banques et la presse.

Comment faire face à la concurrence du monde anglophone, notamment en Afrique, alors que la langue chinoise prend aussi de plus en plus de place ?

Il ne s’agit pas de renverser la donne. Nous ne sommes pas dans une compétition avec l’anglais, mais dans une forme de concurrence positive, fondée sur l’attractivité. Les jeunes générations sont très pragmatiques. Elles sont souvent anglophones, mais lorsque le français peut leur offrir un avantage sur le marché, elles y reviennent.

Le français peut constituer un atout différenciant. Dans un monde où tout le monde parle anglais, il faut savoir se distinguer. Les soft skills, comme on dit en anglais, peuvent aussi venir du français. Cette langue peut offrir, au Kenya, au Ghana, en Europe, en Asie ou en Amérique latine, un avantage qui aide les jeunes à mieux construire leur avenir.

Votre présence aujourd’hui vise-t-elle à obtenir le soutien de la Tunisie ? Quels sont les objectifs de cette visite ?

C’est d’abord une visite très symbolique, une visite d’appréciation de la contribution de la Tunisie à la grande famille francophone. La Tunisie a toujours été présente. Elle a une sensibilité forte pour la Francophonie et pour le multilatéralisme.

Sur le plan bilatéral, nous pouvons saluer l’excellente relation durable entre nos deux pays à travers les époques. J’ai eu aujourd’hui une rencontre au ministère des Affaires étrangères, une excellente rencontre avec les autorités tunisiennes. Nous nous félicitons réciproquement de la qualité de nos relations.

Nous comptons bien sûr sur le soutien de la Tunisie pour cette candidature. Mais nous évoquons aussi nos dossiers communs et cherchons à développer nos actions. Je viens en tant que porte-parole du président de la Roumanie, avec un message d’amitié, d’encouragement et de solidarité aux autorités et au peuple tunisien.

Pouvez-vous donner un aperçu des dossiers qui seront au centre de la coopération entre la Tunisie et la Roumanie ?

Il s’agit d’abord de dossiers économiques. Une mission économique tunisienne est prévue en Roumanie à la fin de l’année 2025, et une mission économique roumaine aura lieu en Tunisie dans les prochains jours.

Les échanges entre nos deux pays sont aussi importants dans les domaines de l’éducation et de la formation, notamment dans le secteur médical, mais aussi dans les secteurs technologique et de l’ingénierie. Nos échanges économiques sont d’excellente qualité, avec des chiffres impressionnants pour deux pays de taille moyenne comme la Roumanie et la Tunisie.

Il existe également des dossiers culturels. Notre ambassade travaille beaucoup à renforcer la connaissance mutuelle entre nos deux pays. Nous avons récemment participé à la Foire du Livre avec un stand assuré par l’Institut culturel roumain. Plusieurs dossiers sont donc actifs et peuvent encore être développés. Je suis convaincu que cette excellente relation bilatérale va continuer et que nous nous retrouverons aussi ensemble dans la grande famille francophone.

 

Le mot de la fin ?

Que cette belle lumière tunisienne nous guide dans nos parcours et dans nos décisions.

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Francophonie 2026 : la voix de l’Europe de l’Est pour un multilatéralisme de proximité

L’espace francophone traverse aujourd’hui une période de transformation profonde. Nos sociétés font face non seulement à des crises isolées, mais aussi à une accumulation de défis sécuritaires, climatiques et environnementaux.

Dans ce contexte, la Francophonie doit se réinventer afin de promouvoir une vision plus inclusive, plus visible et plus efficace, ancrée dans ses fondations culturelles et linguistiques. Comme le dit un vieux proverbe : « Le bilinguisme et la diversité culturelle confèrent aux États une double ouverture sur le monde. »

L’Ambassade de Roumanie a organisé, ce jeudi 16 avril 2026, une conférence de presse au siège de sa mission diplomatique. Et ce, à l’occasion de la visite en Tunisie de Ciprian Mihali. Il s’agit du conseiller personnel du président de la Roumanie pour la Francophonie. Il a été également ambassadeur de la Roumanie au Sénégal.

Cette rencontre a pour objectif de promouvoir la candidature de Dacian Cioloș, ancien Premier ministre et ancien commissaire européen à l’Agriculture, au poste de Secrétaire général de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) pour 2026.

A cet égard, notons que la Tunisie, pays fondateur de la Francophonie, a très tôt saisi cette opportunité. Aujourd’hui, cette institution a l’occasion de se réinventer à travers un multilatéralisme de proximité. Ciprian Mihali estime que la Francophonie doit porter la voix de pays comme la Tunisie et la Roumanie, tout en se développant avec pragmatisme :  » Nos ambitions sont plus grandes et nos moyens plus réduits ».
Les enjeux sont considérables. Comment renforcer une Francophonie économique avec davantage de moyens ? Il faut mobiliser non seulement des ressources publiques, mais aussi des financements privés et des PME capables d’intervenir aux niveaux local et régional. Ces ressources peuvent servir d’amorçage pour attirer de grands bailleurs.

C’est dans cette perspective que la candidature de Dacian Cioloș apparaît comme une candidature solide, rassembleuse et crédible. Présentée par Ciprian Mihali devant plusieurs ambassadeurs et acteurs économiques, notamment la CNFCE et la CIFE, elle s’inscrit dans une logique de continuité et de renforcement de l’action francophone.

Ciprian Mihali souligne d’ailleurs : « Nous apprécions ce qui a été réalisé par les prédécesseurs. La bonne gouvernance, dans un processus démocratique équitable, permettra à celui ou celle qui remportera l’élection d’assurer la qualité de la gouvernance et le rôle de la Francophonie à l’échelle internationale.  »

Il met enfin l’accent sur la nécessité de poursuivre ce qui a été bien fait et de le renforcer davantage dans un esprit démocratique. Il estime que l’Europe de l’Est peut être une voix qui rassemble, et non qui divise.

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INS : panorama des principaux indicateurs économiques et sociaux

L’Annuaire de l’édition 2019-2023 qui vient d’être publiée par l’INS, constitue une référence incontournable pour quiconque s’intéresse à la vie économique et sociale. Publié annuellement, il compile une vaste documentation chiffrée, issue des statistiques collectées par l’INS et l’ensemble du système national de la statistique. 

L’édition 2023 commence par le poids de notre démographie. Plus de 12 millions d’habitants, oui, mais avec des écarts criants entre les régions. La pyramide des âges évolue. A savoir moins de jeunes et plus de seniors. Ce qui bouscule tout, à commencer par l’éducation, le travail et la santé. Cela force les politiques publiques à repenser leur copie.

Côté économie, le tableau est fragile. Les services dominent mais il est plombé par un investissement mollasson et des déséquilibres tenaces. En effet, les services mènent la danse en valeur ajoutée, talonnés par l’industrie et l’agro. C’est diversifié mais cela dépend trop du tourisme, du commerce et des importations d’énergie. L’agriculture et certaines industries d’export tiennent bon.

Les échanges avec l’extérieur ? C’est le cœur du réacteur. On est branché sur le commerce mondial, avec des flux costauds des deux côtés. Mais le déficit commercial nous colle à la peau. Car on importe plus qu’on exporte et la soif d’énergie empire la note quand le pétrole flambe.

L’emploi est le talon d’Achille social avec un chômage galopant, surtout chez les jeunes et les diplômés. Ce qui fait que l’économie n’absorbe pas tout ce monde. Informalité partout, indépendants à foison, insertion en rade pour les nouveaux. Cette situation chauffe les tensions et bloque la croissance.

Le pouvoir d’achat en prend un coup aussi. L’inflation grignote, via les secteurs des aliments, des services et de l’énergie. Les salaires ne suivent pas toujours le pas, donc la consommation des ménages s’essouffle. 

Socialement, l’éducation et la santé avancent, avec la scolarisation, l’espérance de vie et l’accès aux soins corrects mieux qu’ailleurs en région; mais pas assez pour tout le monde. Les disparités régionales sautent aux yeux : infrastructures, services, jobs… tout est inégal.

L’agro reste vital, avec un fort impact sur les emplois ruraux et l’équilibre des territoires. On a des terres, mais le climat, l’eau rare et les imports pour les basiques nous fragilisent. L’eau, c’est l’enjeu brûlant avec le réchauffement.

Bref, cet annuaire 2023 dresse un paysage en pleine mue : atouts solides (capital humain, éducation, diversité éco); mais chaînes lourdes sur la croissance, le chômage, l’inflation, le déficit extérieur, le budget tendu et les inégalités. C’est plus qu’un tas de chiffres : un miroir des défis qu’on doit affronter de front pour une croissance qui profite à tous.

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Ridha Chkoundali : « Le FMI alerte sur un choc pétrolier mondial »

La guerre au Moyen-Orient rebat les cartes de l’économie mondiale, selon le FMI, qui alerte sur un choc d’offre inédit et ses effets en cascade sur les prix, la croissance et les ménages. C’est ce qu’a révélé l’expert en économie Ridha Chkoundali, sur sa page Facebook officielle.

Il souligne dans ce contexte que  Kristalina Georgieva , la  directrice générale du Fonds monétaire international (FMI) a ouvert les réunions de printemps 2026 en tirant la sonnette d’alarme : la guerre au Moyen-Orient inflige à l’économie mondiale un choc négatif sur l’offre d’ampleur inédite.

Dans son analyse, les approvisionnements en pétrole ont plongé de 13 %, ceux en gaz naturel liquéfié de 20 %, déstabilisant durablement les marchés énergétiques. Pire, ce choc est asymétrique : les pays, selon leur dépendance énergétique et leur solidité financière, n’absorbent pas tous les coups de la même manière, creusant les inégalités mondiales.

En outre, il ajoute que les prix du baril ont explosé, de 72 à plus de 100 dollars, frôlant 120 dollars par moments, propageant une inflation galopante.

Ce qui veut dire que le bilan est dramatique : 45 millions de personnes déjà touchées par la faim verront ce chiffre bondir à 360 millions, exposant les failles des marchés pour protéger les plus vulnérables.

Avec plus de 80 % des pays importateurs nets de pétrole, l’impact est planétaire. La directrice du FMI exhorte à éviter les pièges comme les restrictions commerciales ou des subventions massives, et anticipe une ruée sur ses financements : 20 à 50 milliards de dollars pour les économies fragiles sous pression.

Par ailleurs, au-delà du fait, l’alerte sur l’économie mondiale est lourde pour l’économie tunisienne, relève le FMI. Elle devrait enregistrer une croissance d’environ 2,1 %, soit un niveau inférieur à la moyenne mondiale de 3,1 %, ainsi qu’à la moyenne des pays arabes, estimée à 3,4 %.

« En revanche, l’inflation en Tunisie demeure élevée, à 6,1 %, dépassant la moyenne mondiale de 4,4 %. Cela traduit la fragilité de l’économie tunisienne face aux chocs des prix , surtout en tant qu’économie importatrice d’énergie », poursuit-il 

Et de conclure : « Cet écart est d’autant plus visible par comparaison avec les pays arabes, notamment les exportateurs de pétrole, qui profitent relativement de la hausse des prix. Tandis que la Tunisie en supporte le coût sans disposer de marges budgétaires suffisantes pour l’absorber. « 

 

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