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Sousse | Un lycéen arrêté pour avoir créé des vidéos deepfake portant atteinte à ses camarades

Un élève a été arrêté et placé en garde à vue pour avoir conçu et diffusé des contenus à caractère immoral ciblant plusieurs de ses camarades de classe.

​Le jeune élève est soupçonné d’avoir utilisé des techniques de Deepfake pour générer des montages vidéos jugés attentatoires à la pudeur, indique Mohamed Ali Boudhira, délégué régional de l’éducation de Sousse, cité par Mosaïque FM, ce lundi 20 avril 2026 en précisant que ces contenus visaient spécifiquement six de ses camarades filles, scolarisées dans le même lycée.

​Le suspect de 17 ans, qui a partagé les vidéos fabriquées au sein de groupes sur les réseaux sociaux, a été arrêté et placé en garde à vue.

​Face au préjudice moral, la Direction régionale de l’éducation a mobilisé trois spécialistes pour accompagner et prendre en charge les six victimes, dont l’état psychologique a été fortement impacté par cet incident, déclare encore la même source, en ajoutant qu’outre les poursuites judiciaires, toutes les procédures administratives et disciplinaires nécessaires seront engagées à l’encontre de l’élève.

Y. N.

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France | Comment on impose le silence aux journalistes (Vidéo)

En France, les menaces qui pèsent sur la liberté de la presse ne prennent pas toujours la forme de pressions visibles. Elles peuvent aussi s’inscrire dans des dispositifs juridiques discrets, intégrés aux contrats de travail. C’est ce que met en lumière le documentaire ‘‘La loi du silence : ces clauses qui font taire les journalistes’’, publié en mars 2025 par le studio de Reporters sans frontières. (Photo : Jean Bolloré, patron de Vivendi (CNews, Europe 1, JDD…), est l’un des visages de la censure des médias en France).

Djamal Guettala

Fondé sur des témoignages et des enquêtes, ce film révèle une pratique en progression : l’introduction, lors du départ de journalistes, de clauses de confidentialité, de loyauté ou de non-dénigrement. Si ces mécanismes sont courants dans le secteur privé, leur extension au champ médiatique suscite de vives interrogations.

Dans plusieurs situations documentées, ces clauses interdisent aux journalistes de critiquer leur ancienne rédaction ou de rendre publiques certaines informations internes. Certaines dispositions vont jusqu’à restreindre durablement, voire indéfiniment, leur prise de parole sur des sujets liés à leur ancien employeur.

Pour les défenseurs de la liberté de la presse, cette évolution constitue un risque réel : celui d’un affaiblissement progressif de la parole journalistique, y compris en dehors des rédactions.

Un enjeu démocratique et juridique majeur

Ce phénomène intervient dans un paysage médiatique français marqué par une concentration accrue des titres et des groupes de presse. Ce mouvement renforce le poids des acteurs économiques dans l’organisation de l’information, tandis que les journalistes, notamment les plus précaires, disposent de marges de négociation limitées.

Sur le plan légal, ces dispositifs se situent à l’intersection du droit du travail et de la liberté d’expression. Leur validité dépend de leur proportionnalité, mais appliquées au journalisme, elles posent une question centrale : jusqu’où peut-on restreindre la parole d’un professionnel de l’information sans porter atteinte à l’intérêt général ?

Reporters sans frontières alerte sur une possible dérive vers une forme de censure indirecte, moins visible que les pressions classiques, mais potentiellement tout aussi efficace.

Le Studio RSF au service de la liberté de la presse

À l’origine de ce travail, le Studio RSF développe une approche éditoriale fondée sur l’image et le récit. À travers des documentaires et formats vidéo, il s’attache à rendre accessibles des enjeux complexes liés à la liberté de la presse, en s’appuyant sur un réseau de journalistes présents à l’échelle internationale.

Cette démarche vise à donner à voir des réalités peu couvertes, parfois invisibles, en les inscrivant dans des récits incarnés. L’ambition est de permettre une meilleure compréhension des mutations du journalisme contemporain, tout en contribuant à renforcer la confiance dans une information indépendante et d’intérêt public.

Ce travail repose également sur le soutien du public, présenté comme un levier essentiel pour rendre possibles ces enquêtes et assurer leur diffusion.

Au-delà des cas individuels, c’est le fonctionnement du débat public qui est en jeu. Le silence imposé à des journalistes, même après leur départ, peut limiter la circulation d’informations essentielles.

Sans désigner de responsables uniques, le documentaire met en évidence une tendance structurelle. Une évolution qui, selon ses auteurs, appelle un débat public et, éventuellement, un encadrement plus strict.

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Tunis | « Michael » à l’Institut français (Bande-annonce)

L’Institut français de Tunisie (IFT) organise,  mardi 28 avril 2026 à Tunis, la projection du film « Michael » de Antoine Fuqua à 18h

La projection est prévue à 18h à l’auditorium de l’IFT et les billets ( tarif : 6 dinars) sont en vente à l’accueil de l’Institut et en ligne sur son site web

VOSTFR-

Biopic sur la légende de la musique, Michael Jackson.

Bande-annonce

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Tunis | « Le Rêve américain » à l’IFT  (Vidéo)

L’ Institut français de Tunisie (IFT) propose la projection du film « Le Rêve américain » de Anthony Marciano, pour le mercredi 15 avril à 18h

La projection est programmée à l’auditorium de l’IFT à 18h et les billets (6 dinars) sont en vente à l’accueil de l’IFT et en ligne sur son site web.

—- Résumé —-

VOSTFR

Personne n’aurait parié sur Jérémy, coincé derrière le comptoir d’un vidéo club à Amiens, ou sur Bouna, lorsqu’il faisait des ménages à l’aéroport d’Orly. Sans contacts, sans argent et avec un niveau d’anglais plus qu’approximatif, rien ne les prédestinait à devenir des agents qui comptent en NBA.

Inspiré d’une histoire vraie, ce film raconte le parcours de deux outsiders qui, grâce à leur passion absolue pour le basket et leur amitié indéfectible, ont bravé tous les obstacles pour réaliser leur Rêve américain.

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Tunisie | Un député appelle à nationaliser les ressources du pays

Le député Nouri Jeridi, du bloc «Que le peuple triomphe», a exhorté le président Kaïs Saïed, à nationaliser les ressources nationales comme le sel, le pétrole et le gaz et à lutter contre les monopoles. Vidéo.

M. Jeridi, qui intervenait lors d’une session parlementaire ce mardi 7 avril 2026, a ajouté, selon ses propos rapportés par Diwan FM : «Le peuple attend de vous, en tant que principal responsable des orientations du gouvernement, que vous destituiez le cabinet actuel et en nommiez un autre qui vous soutiendra dans la restitution des ressources pillées du pays.»

Le député a affirmé que la nationalisation est la seule issue à la crise, soulignant qu’il s’agit d’une décision qui exige un courage considérable, selon ses termes. Il ne croit pas si bien dire, étant donné que la plupart des entreprises publiques dans le pays sont déficitaires depuis plusieurs années et survivent grâce à l’argent des contribuables.

Ce cher député croit aussi pouvoir enfoncer un coin entre le chef de l’exécutif et le gouvernement qu’il a lui-même nommé et dont il est censé dicter la marche à suivre pour gérer les affaires du pays. A l’en croire, le gouvernement n’agit pas – ou pas suffisamment – conformément aux directives présidentielles et que, par conséquent, il devrait être destitué, sachant que le cabinet actuel présidé par Sarra Zenzeri Zaâfrani est le 6e en moins de 7 ans après ceux de Elyes Fakhfakh, Hichem Mechichi, Najla Bouden, Ahmed Hachani et Kamel Madouri. En matière d’instabilité gouvernementale, difficile de faire pire…

Cette demande de destitution du gouvernement, le député la justifie par la persistance de la crise suffocante, des échecs à répétition, des projets au point mort et de la flambée des prix.

I. B.

Vidéo.

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France | Polémique autour de la garde à vue de Rima Hassan

L’eurodéputée franco-palestinienne Rima Hassan a été libérée jeudi soir, 2 avril 2026, après plusieurs heures de garde à vue à Paris, dans une affaire qui a rapidement pris une dimension politique nationale.

À sa sortie du commissariat, brièvement interpellée par des journalistes sur son arrestation, elle a choisi la retenue : «Je pense qu’il faut être claire : pas de déclaration aujourd’hui. Demain, il y aura une conférence de presse.» Une réponse courte, qui renvoie à une prise de parole plus structurée attendue dans les heures suivantes.

Placée en garde à vue dans le cadre d’une enquête pour «apologie du terrorisme», l’élue, membre de La France insoumise (LFI), est visée pour un message publié sur les réseaux sociaux évoquant Kōzō Okamoto, militant japonais impliqué dans un attentat meurtrier en 1972 en Israël. Le message, depuis supprimé, a été jugé problématique par les autorités, entraînant l’ouverture d’une procédure judiciaire.

Lors de sa convocation, une petite quantité de stupéfiants a été retrouvée dans son sac, donnant lieu à une procédure distincte pour détention et transport. Un élément qui, sans constituer le cœur du dossier, a immédiatement alimenté les commentaires médiatiques et politiques.

Sur le plan judiciaire, cette libération ne met pas fin à l’affaire. Rima Hassan devra comparaître ultérieurement devant le tribunal correctionnel, à une date qui reste à préciser.

Mais c’est surtout sur le terrain politique que la séquence s’est intensifiée. Dans un message publié sur ses réseaux sociaux, Jean-Luc Mélenchon a vivement réagi, dénonçant un traitement qu’il juge partial : «La police laisse faire un traquenard à Lyon, les juges laissent circuler des centaines de messages racistes et néo-nazis, mais une députée est en garde à vue et des pseudo-infos sur “de la drogue” circulent aussitôt à propos d’un produit légal sans rapport avec “la drogue”. Sommes-nous encore en démocratie en France ? […] Relâchez Rima Hassan, messieurs Darmanin et Nunez. Cessez cette ambiance de pressions politiques indigne!»

Cette prise de position illustre la ligne de défense adoptée par LFI, qui voit dans cette affaire une pression politique visant une élue engagée, notamment sur la question palestinienne.

À l’inverse, d’autres responsables politiques insistent sur la nécessité de faire respecter la loi, rappelant que l’apologie du terrorisme constitue une infraction pénale clairement définie.

Au-delà du cas individuel, l’affaire met en lumière les tensions croissantes autour de la liberté d’expression des responsables politiques, à l’heure des réseaux sociaux, où chaque prise de parole peut basculer dans le champ judiciaire.

La conférence de presse annoncée par Rima Hassan est désormais très attendue. Elle devrait permettre à l’eurodéputée de clarifier ses propos, répondre aux accusations et donner sa lecture des faits, dans une affaire appelée à rester au cœur du débat public dans les prochains jours.

Cependant, une chose est sûre: il est devenu difficile d’être Palestinien ou de défendre la cause palestinienne en France. Et cela se confirme jour après jour dans un pays où les crimes contre l’humanité commis par Israël en Palestine sont à peine évoqués par les médias, qui aussitôt s’en excusent, ou presque. La déroute morale de la pseudo démocratie occidentale ne fait plus l’ombre d’un doute dans un monde à la dérive…

Djamal Guettala

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