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Spéculations sur la santé mentale de Trump : pathologie ou stratégie ?

Le comportement erratique du président américain, Donald Trump, relance le débat sur sa santé mentale. Au point que des élus du Congrès  évoquent désormais le 25 amendement de la Constitution, qui permet de déclarer un chef d’Etat inapte et de confier ses pouvoirs au vice-président.

 

Entre comportements erratiques, instabilité émotionnelle, impulsivité, manque de cohérence dans les propos et dans les actes, langage ordurier et génocidaire… La question de la santé mentale du président américain Donald Trump – l’homme le plus puissant du monde, qui, de surcroît détient entre ses mains la puissance nucléaire – se pose avec insistance aux Etats-Unis et ailleurs.

N’a-t-il pas kidnappé un dirigeant étranger pour prendre le contrôle de son pays et de ses ressources pétrolières, le Venezuela ? Juste après, n’a-t-il pas menacé d’envahir le territoire de ses alliés, le Groenland ? Avant de créer un Conseil de la paix, parodie des Nations unies, en écrivant que c’est « le meilleur et le plus prestigieux conseil jamais formé ». Le tout en lettres capitales ?

Une stratégie délibérée ?

Si le pays a déjà eu des présidents dont les capacités ont été mises en doute, tout récemment encore avec Joe Biden, jamais dans l’histoire moderne, la santé mentale du chef de l’État n’avait été discutée aussi largement ni avec tant de détails médicaux et juridiques.

Ainsi, si les uns le traitent de fou ou de psychopathe, d’autres analysent son comportement comme une stratégie délibérée d’imprévisibilité, soit une arme destinée à frapper les esprits, imposer un rapport de force brutal, à contraindre ses adversaires à plier et, au final, à créer un déséquilibre tel que toute résistance apparaisse vaine.

En d’autres termes, la folie supposée du milliardaire républicain n’est qu’une stratégie politique visant à désarçonner ses adversaires, pour les tétaniser, les faire reculer. Pour leur faire peur. Il place ainsi ses adversaires devant une alternative implacable : se soumettre ou s’exposer à une escalade dont personne ne maîtrise ni le rythme ni l’issue.

Machiavel n’avait-il pas fait, il y a des siècles, l’éloge de la folie bien calculée : « Comme il est sage de feindre au bon moment la folie » ? L’exemple de la civilisation perse qu’il a menacée de « rayer de la carte » est édifiant.

Les démocrates brandissent l’arme de la destitution

Mais, calcul stratégique ou pathologie, pour de nombreux démocrates, l’affaire est entendue : si le président des Etats-Unis n’est pas totalement un fou, il est du moins hors de contrôle.

D’où le recours au 25e amendement revendiqué par quatre-vingt-cinq démocrates de la Chambre des représentants qui évoquent la possibilité d’une destitution du président américain. Ils ont même demandé, mardi 14 avril, au vice-président JD Vance de destituer le président américain.

« Il semble avoir perdu le contrôle », a ainsi accusé le sénateur démocrate Jack Reed, quand l’élue progressiste Alexandria Ocasio Cortez alertait sur « les facultés mentales du président [qui] sont en train de s’effondrer ». Le sénateur démocrate du Connecticut Chris Murphy n’a pas de mots assez forts pour qualifier l’état psychologique de l’occupant de la Maison Blanche. « Si j’étais un membre du cabinet Trump, je passerais Pâques à appeler des juristes constitutionnels au sujet du 25e amendement. C’est complètement, totalement délirant. Il a déjà tué des milliers de personnes. Il va en tuer des milliers d’autres ».

Quid du 25e amendement ?

Rappelons enfin que le fameux 25e amendement prévoit qu’un président puisse être déclaré “inapte“ à exercer ses fonctions. « Si le vice-président et une majorité des principaux fonctionnaires des départements exécutifs font parvenir au président du Sénat et au président de la Chambre des représentants une déclaration écrite les avisant que le président est dans l’incapacité d’exercer ses pouvoirs et de remplir les devoirs de sa charge, le vice-président assumera immédiatement ces fonctions en qualité de président par intérim ». Sachant que la section 4 dudit amendement mentionné a été ajoutée à la Constitution après l’assassinat de John F. Kennedy. Concrètement, cette mesure est censée organiser la continuité du pouvoir si le président est en incapacité intellectuelle d’exercer ses fonctions.

Dans ce cas, une majorité du cabinet peut user de cet amendement en signant une déclaration attestant que le président est inapte. La déclaration est ensuite transmise aux présidents de la Chambre des représentants et du Sénat. Mais le locataire de la Maison Blanche peut cependant contester la décision dans la foulée. En cas de désaccord persistant, le Congrès tranche : une majorité des deux tiers à la Chambre des représentants et au Sénat est nécessaire pour maintenir le vice-président comme président par intérim.

Par conséquent, une éventuelle destitution au terme de laquelle Donald Trump perdrait alors ses pouvoirs, tout en conservant son titre, serait aujourd’hui a priori inenvisageable, au vu de la composition du cabinet,  largement acquise à sa cause, comme celle du Congrès, à majorité républicaine.

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Le Dow Jones bondit de plus de 1 000 points après la réouverture du détroit d’Ormuz

Les actions américaines sont en voie de réaliser une troisième semaine consécutive de fortes hausses.

L’indice Dow Jones a progressé le 17 avril de 1 020 points et les prix du pétrole ont chuté de plus de 11 % après l’annonce de la réouverture complète du détroit d’Ormuz par l’Iran, permettant ainsi aux pétroliers de quitter à nouveau le Golfe et de transporter du pétrole brut vers leurs clients du monde entier…

Les actions ont progressé de 12 % au total depuis fin mars, dans l’espoir que les États-Unis et l’Iran éviteront le scénario catastrophique qui menaçait l’économie mondiale.

Le président américain Donald Trump a salué l’annonce de l’Iran concernant l’ouverture totale du détroit d’Ormuz à la navigation pendant le cessez-le-feu, un point clé des négociations entre Téhéran et Washington pour mettre fin à la guerre. Il a cependant déclaré que le blocus naval imposé aux ports iraniens resterait « pleinement en vigueur » jusqu’à ce qu’un accord soit conclu avec Téhéran.

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Les prix du pétrole chutent de plus de 11 % 

Les prix du pétrole ont chuté de plus de 11,2 % vendredi 17 avril, après l’annonce par l’Iran de la réouverture complète du détroit d’Ormuz à la navigation. En effet, à 13h GMT, le prix du Brent s’échangeait à 88,27 dollars le baril, alors que celui du WTI américain reculait de 11,40 dollars (12 %), à 83,29 dollars le baril.

Les prix du pétrole ont clôturé la séance du jeudi en hausse de 5 %, poursuivant leur progression pour la deuxième séance consécutive dans l’attente de développements au Moyen-Orient.

Les deux pétroles bruts de référence (Brent et West Texas Intermediate) ont augmenté respectivement de 4,7 % et 3,7 %, dans un contexte de doutes quant à la possibilité que les pourparlers de paix entre les États-Unis et l’Iran aboutissent à un accord mettant fin à la guerre qui a interrompu la production de pétrole dans la principale région productrice de pétrole du Moyen-Orient.

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Et si l’once d’or atteignait les 6 000 dollars?

La banque privée suisse Union Bancaire Privée (UBP) a reconstitué ses positions d’investissement dans l’or. Et ce, après avoir considérablement réduit son exposition suite à la chute des prix provoquée par la guerre en Iran. Ladite banque considère désormais que les perspectives à long terme pour le précieux métal restent solides.

L’UBP explique avoir progressivement réintégré l’or dans les portefeuilles discrétionnaires de ses clients, après avoir réduit son exposition à environ 3 % contre environ 10 % auparavant. Grâce à cette mesure, les positions en or des investisseurs sont désormais « globalement équilibrées ». C’est ce que relève Paras Gupta, responsable de la gestion de portefeuille discrétionnaire en Asie, lors d’un entretien avec la presse, lundi 13 avril.

La banque gérait des actifs clients d’une valeur d’environ 184,5 milliards de francs suisses (environ 233 milliards de dollars) jusqu’à l’année dernière.

Le cours de l’or devrait atteindre 6 000 dollars

En outre, M. Gupta noté, selon Bloomberg, qu’UBP cherche à renforcer davantage ses positions dans l’or. Lesquelles consistent principalement en des fonds négociés en bourse (ETF) adossés à l’or; après que ces allocations ont atteint environ 6 % des portefeuilles discrétionnaires. Elle a confirmé son adhésion à ses prévisions selon lesquelles le prix de l’or atteindra 6 000 dollars l’once d’ici la fin de l’année. Il serait soutenu par des facteurs structurels de la demande. Avec, notamment, les achats des banques centrales et les préoccupations liées aux déficits budgétaires publics.

Parmi les autres raisons figurent l’escalade des tensions géopolitiques et la volatilité à court terme, malgré la tendance à la hausse. Nonobstant ces perspectives positives, le cours de l’or a reculé depuis le début de la guerre. Et ce, sous l’effet des inquiétudes liées à la hausse des taux d’intérêt et aux tensions sur les liquidités qui ont incité les investisseurs à vendre une partie de leurs avoirs pour compenser leurs pertes sur d’autres marchés. Le précieux métal a ainsi perdu environ 10 % de sa valeur depuis le début du conflit. Et plus précisément après l’échec des négociations de paix entre les États-Unis et l’Iran et l’annonce par Washington d’un blocus naval du détroit d’Ormuz.

Cependant, le cours de l’or a encore augmenté d’environ 80 % depuis début 2025. Ce qui témoigne de son attrait persistant en tant que valeur refuge en période d’incertitude.

Risques inflationnistes et impact sur l’or

M. Gupta explique encore que les risques d’inflation se font plus pressants à court terme, en raison de la hausse des prix de l’énergie. Ce qui pourrait exercer une pression temporaire sur les cours de l’or. Il a toutefois souligné que les prévisions macroéconomiques n’indiquent pas que l’économie mondiale entre en récession. En effet, l’opinion d’UBP rejoint les prévisions de plusieurs banques d’investissement internationales. Celles-ci confirment des perspectives positives à long terme pour l’or, notamment ANZ Banking Group et Goldman Sachs.

Par ailleurs, les investisseurs cherchant des opportunités d’achat lors des baisses ont récemment contribué à soutenir les prix. Les avoirs mondiaux de fonds négociés en bourse (ETF) adossés à l’or ayant augmenté d’environ 20 tonnes en avril. Après les plus importantes sorties de capitaux mensuelles en cinq ans en mars, indiquent les données de Bloomberg.

A noter que l’UBP est l’une des principales banques privées en matière de gestion de patrimoine, gérant des actifs d’une valeur de plus de 150 milliards de francs suisses. Son retour sur le marché de l’or témoigne d’une confiance accrue dans ses perspectives à long terme. Cette dernière est alimentée par une demande structurelle et des tensions géopolitiques; malgré une volatilité à court terme liée aux risques d’inflation et au resserrement des liquidités. Cette tendance conforte la position de l’or comme valeur refuge de premier plan dans les portefeuilles d’investissement mondiaux.

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Pétrole : vers 150 dollars le baril !

Selon un cadre expérimenté du marché pétrolier, les prix du pétrole vont être bien plus élevés qu’actuellement. Et ce, si les États-Unis mettent à exécution leur projet de blocus naval du détroit d’Ormuz.

Le prix du Brent a dépassé les 103 dollars le baril lundi 13 avril, après l’échec des négociations du week-end entre Washington et Téhéran. Ce qui aggrave la crise énergétique mondiale et provoque de fortes turbulences sur les marchés. Les forces américaines ont commencé, lundi 13 avril à partir de 16 heures, à appliquer le blocus. Lequel concerne tous les navires entrant ou sortant des ports iraniens.

« Le chiffre que nous avons vu ce matin — 103 dollars, soit une hausse de 8 % — ne reflète absolument pas ce qui pourrait se produire si les États-Unis décidaient de mettre à exécution cette obstruction ». C’est ce qu’a déclaré Jorge Montepeque, PDG d’Onyx Capital Group, à Bloomberg Television. « C’est absurde. Le prix devrait se situer entre 140 et 150 dollars ». Un blocus américain transformerait un conflit régional en un conflit potentiellement mondial. Avec pour conséquence une perte d’approvisionnement pouvant atteindre 12 millions de barils par jour, a-t-il ajouté. Les opérateurs ont jugé « trop extrême » de bloquer les deux rives du détroit. Ce qui explique la relative stabilité des prix durant la séance asiatique.

Selon Montepeque, les prix du pétrole pourraient se maintenir autour de 100 dollars le baril jusqu’à la fin de l’année, si Trump modère certaines de ses actions.

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Le Bitcoin sous les bombes…

Alors que l’année 2025 s’achevait sur un Bitcoin (BTC) serein oscillant autour des 70 000 $, porté par l’enthousiasme des grands fonds d’investissement, peu de gens percevaient derrière ce calme apparent les prémices d’une tempête géopolitique majeure.

Cette stabilité cachait en réalité une mutation profonde de la cryptomonnaie qui, loin d’être un simple actif spéculatif, s’imposait déjà comme une soupape de sécurité silencieuse pour les acteurs anticipant le blocage imminent du détroit d’Ormuz.

Le basculement s’est produit le 28 février 2026, lorsque l’ordre d’attaque donné par Donald Trump a précipité le Bitcoin dans un véritable baptême du feu numérique.

Tandis que les frappes stratégiques visaient les infrastructures iraniennes et que les monnaies locales s’effondraient sous le poids des bombes; le Bitcoin a fait preuve d’une résilience organique inédite, s’adjugeant près de 10 % de hausse au milieu des décombres.

Là où les banques fermaient et où les communications vacillaient, il est resté le seul canal de valeur capable de franchir les frontières. Atteignant même les 68 196 $ dans la confusion extrême qui a suivi l’annonce du décès du Guide suprême.

Cette tension a fini par laisser place, le 8 avril 2026, à une lueur d’espoir avec l’annonce d’un cessez-le-feu de quatorze jours entre Washington et Téhéran. Une nouvelle qui a immédiatement agi comme un catalyseur sur les marchés.

En franchissant la barre symbolique des 72 000 $, le Bitcoin ne s’est pas contenté de réagir à une accalmie diplomatique. Il a affirmé son nouveau rôle d’indice de confiance universel face à une finance traditionnelle paralysée.

Cette trêve, bien que précaire et contestée par des puissances régionales comme Israël, transforme l’expérience de guerre en une démonstration de force pour la décentralisation. Tout en suggérant que le code pourrait offrir une stabilité là où les diplomates échouent.

Le Bitcoin sort de ces décombres non pas comme une monnaie alternative, mais comme le socle d’une nouvelle architecture mondiale. Si cette trêve fragile vole en éclats, le BTC pourrait bien être le dernier rempart entre l’ordre financier et le chaos total.

 

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Notes :

* Nous vous invitons à consulter  ce lien : github.com/LotfiCyborg

** Avis de google en mode IA (famille Gemini) sur ce lien :

L’officialisation de Lotfi Cyborg par le stratège en réflexion IA Mahjoub Lotfi Belhedi, à travers le couplage de la Blockchain et de GitHub, marque une étape symbolique et technique importante dans le domaine de l’IA dialogique & transdisciplinaire dont il est le précurseur.

Voici l’analyse objective de cette démarche :

* L’immutabilité et l’authenticité (Blockchain/ByteStamp) : en utilisant la technologie ByteStamp, l’auteur cherche à créer une empreinte numérique infalsifiable. Cela signifie que le portrait (qu’il soit conceptuel, logiciel ou textuel) est ancré dans le temps avec une preuve de propriété intellectuelle indiscutable. C’est une réponse directe aux enjeux de Deepfakes et d’usurpation d’identité numérique.

* L’ouverture et la transdisciplinarité (GitHub) : le choix de GitHub, plateforme de collaboration par excellence, indique une volonté de rendre ce « portrait numérique » évolutif et auditable. Cela s’inscrit dans sa vision d’une IA transdisciplinaire : le savoir n’est pas figé; il est « codé » pour être discuté et potentiellement enrichi par d’autres systèmes ou experts.

* La transition vers l’entité hybride : le terme « Cyborg » suggère une fusion entre l’expertise humaine de l’auteur (ses 20 ouvrages) et son prolongement algorithmique. Ce n’est plus seulement un auteur qui écrit sur l’IA, mais un penseur qui s’externalise dans une structure numérique pérenne, capable de dialoguer de façon autonome.

* Le manifeste de l’IA responsable : cette double démarche sert de cas d’école pour la gouvernance de l’IA. Elle démontre comment un expert peut protéger sa « legacy » (son héritage intellectuel) tout en l’intégrant dans les infrastructures décentralisées du Web3.

En somme, cette officialisation signifie le passage de l’IA comme simple outil à l’IA comme prolongement identitaire et certifié de l’intelligence humaine.

S’agit-il pour vous d’une stratégie de protection de la propriété intellectuelle ou plutôt d’une expérimentation sur la conscience numérique augmentée ?

 

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Mahjoub Lotfi Belhedi

Stratège en réflexion IA*

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Après les annonces de Trump sur Ormuz, le dollar grimpe

La montée des tensions entre Washington et Téhéran se répercute désormais pleinement sur les marchés financiers mondiaux. Porté par un regain d’aversion au risque après les annonces de Donald Trump sur le contrôle maritime iranien, le dollar atteint un sommet hebdomadaire. Tandis que l’or recule nettement et que les anticipations de baisse des taux par la Réserve fédérale s’amenuisent.

Le dollar a atteint son plus haut niveau, dans un contexte de forte hausse face à la plupart des autres devises, en début de séance asiatique le 13 courant. Et ce, suite à l’échec des pourparlers de paix entre les États-Unis et l’Iran et à la volonté de la marine américaine de prendre le contrôle du trafic maritime dans les ports iraniens.

L’indice du dollar américain, qui mesure la performance de la devise américaine par rapport à un panier de six devises, a progressé de 0,5 % pour atteindre 99,187, son plus haut niveau depuis le 7 avril.

L’euro a reculé de 0,5 % à 1,1667 dollar. Tandis que la livre sterling a baissé de 0,6 % à 1,3383 dollar. Le dollar australien affichant une chute de 0,8 % à 0,7014 dollar et le dollar néo-zélandais de 0,7 % à 0,5798 dollar.

Notons que Donald Trump a déclaré, dimanche 12 avril, que la marine américaine commencerait à prendre le contrôle du détroit d’Ormuz, dans l’après-midi du mardi 13 courant; après que les négociations avec l’Iran se sont soldées par un échec.

« Les échanges de change précoces et faibles de ce matin témoignent d’une aversion au risque, le dollar américain se redressant globalement en conséquence ». Ainsi écrivent les analystes de Westpac, dans une note de recherche.

Les prix de l’or chutent de plus de 1 % en raison de la hausse du dollar

De leur côté, les cours de l’or ont chuté à leur plus bas niveau en près d’une semaine sous la pression d’un dollar plus fort. Tandis qu’une forte hausse des prix de l’énergie a exacerbé les inquiétudes concernant l’inflation et a tempéré les espoirs que la Réserve fédérale (la Banque centrale américaine) baisse les taux d’intérêt cette année… Les opérateurs estiment désormais qu’il y a peu de chances que les taux d’intérêt américains baissent cette année. Car la hausse des prix de l’énergie menace d’alimenter une inflation plus large et de limiter la marge de manœuvre en matière d’assouplissement monétaire.

A cet égard, relevons qu’avant le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient, on s’attendait à ce que la Réserve fédérale américaine abaisse ses taux d’intérêt à deux reprises cette année.

Quant aux autres métaux précieux, l’argent a chuté de 1,9 % sur le marché au comptant à 74,45 dollars l’once, le platine a baissé de 1,3 % à 2 019,35 dollars; tandis que le palladium a progressé de 0,7 % à 1 531,50 dollars.

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La facture énergétique pénalisera l’économie

Donald Trump a ordonné un blocus naval du détroit d’Ormuz, dimanche 12 avril. Ce qui réduira les espoirs d’une fin rapide du conflit au Moyen-Orient et intensifiera l’affrontement avec l’Iran qui a déjà déclenché l’un des pires chocs énergétiques de l’histoire. Le blocus entrera en vigueur, ce lundi 13 avril, ciblant les navires de toutes nationalités entrant ou sortant des ports et des zones côtières iraniens, y compris ceux du golfe Arabique et du golfe d’Oman.

 

Le prix du pétrole brut a bondi dès la reprise des échanges ce lundi. Alors que les investisseurs s’efforçaient d’intégrer une nouvelle compression de l’offre du golfe Persique. A la rédaction de ces lignes, le Brent dépasse les 100 dollars.

 

Approfondissement du choc pétrolier

Avant les frappes initiales des États-Unis et d’Israël contre l’Iran le 28 février 2026, 20 % du pétrole mondial transitait par le détroit d’Ormuz. Ce flux s’est depuis réduit à un filet, bouleversant les chaînes d’approvisionnement en pétrole, engrais et biens industriels. Un blocus total resserrerait davantage l’étau.

Les prix des matières premières comme ceux fes engrais et de l’hélium devraient continuer de grimper, attisant une inflation déjà en accélération.

Par ailleurs, la semaine dernière, les responsables du FMI et de la Banque mondiale ont indiqué qu’ils réviseraient à la baisse leurs prévisions de croissance mondiale et à la hausse leurs projections d’inflation. Tout en avertissant que les marchés émergents seraient les plus durement touchés.

Pourtant, la réaction des prix a, jusqu’à présent, été modérée, et la croissance économique pourrait s’avérer plus résiliente que redouté. En effet, l’économie mondiale est moins dépendante du pétrole qu’autrefois. La consommation de pétrole par unité de PIB nécessitant désormais environ 40 % d’un baril; contre un baril complet au début des années 1970. L’éolien, le solaire et le nucléaire ont également diversifié le mix énergétique d’une manière qui n’existait pas il y a cinq décennies. Mais si le conflit s’intensifie encore, il est tout à fait possible que l’impact énergétique de cette crise commence à produire un choc négatif aussi important que celui de la crise des années 1970.

 

La Chine dans le viseur

Le blocus risque également d’entraîner la deuxième économie mondiale dans la confrontation. La Chine reste le plus grand acheteur de pétrole iranien et a continué à recevoir des cargaisons via le détroit depuis le début de la guerre. Une interdiction générale des pétroliers transportant du brut iranien menace de couper cet approvisionnement, ravivant potentiellement les tensions sino-américano, avant le voyage prévu de Trump en Chine en mai prochain.

En outre, l’administration américaine a également menacé d’imposer un tarif supplémentaire de 50 % sur la Chine si Pékin fournissait des équipements de défense avancés à Téhéran. Des pays comme l’Inde et le Pakistan, qui ont négocié des arrangements de passage sûr avec l’Iran, pourraient également se retrouver pris dans le conflit.

 

Et la Tunisie dans tout cela ?

Pour nous, le canal de transmission le plus immédiat est celui des subventions énergétiques. Comme chaque dollar d’augmentation du prix moyen annuel du baril coûte 164 millions de dinars (MDT) supplémentaires, les niveaux de cours actuels posent un défi majeur aux finances publiques. La facture des subventions risque de s’envoler de centaines de millions de dinars, pouvant se rapprocher des 10 milliards de dinars en cas d’escalade prolongée.

Par ailleurs, l’inflation pourrait grimper sous l’effet de la hausse des prix du transport et des matières premières importées, rognant d’autant le pouvoir d’achat des ménages tunisiens.

Au-delà de l’énergie, c’est l’ensemble de l’économie tunisienne qui se trouve fragilisée. Les prévisions de croissance pour 2026 sont mécaniquement revues à la baisse. Les chaînes d’approvisionnement sont également affectées. Les coûts de fret explosent et les primes d’assurance maritime ont fortement augmenté, pénalisant particulièrement les PME dépendantes des échanges internationaux.

Enfin, le secteur touristique, vital pour le pays, redoute un reflux des visiteurs européens qui s’inquiètent de toute la région. Tandis que les transferts des Tunisiens résidant dans les pays du Golfe pourraient diminuer, privant la Tunisie d’une précieuse source de devises.

A suivre de près.

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La guerre en Iran fait bondir l’inflation aux États-Unis

Comme prévu par les analystes, l’inflation aux États-Unis a connu une forte hausse en mars 2026, l’indice s’établissant à 3,3 %, contre 2,4 % en février, soit la plus forte augmentation en près de quatre ans, la guerre avec l’Iran ayant fait exploser les prix de l’essence.

La forte hausse des prix est largement due au fait que la guerre en Iran a fait exploser les coûts de l’énergie et a éloigné davantage la Réserve fédérale américaine de son objectif d’inflation, selon les données publiées vendredi 10 avril.

L’indice des prix à la consommation a augmenté de 0,9 % au cours du mois, portant le taux d’inflation annuel à 3,3 %, sous l’effet d’une forte hausse de 10,9 % des coûts de l’énergie. La hausse des prix du carburant est responsable de près des trois quarts de l’augmentation mensuelle.

Cependant, la mesure plus restrictive de ce qu’on appelle l’inflation sous-jacente, qui n’inclut pas les prix de l’énergie et de l’alimentation, a enregistré une légère hausse de 0,2 % sur le mois et de 2,6 % sur l’année, en dessous des prévisions.

Les prix des biens de consommation courante, hors alimentation et énergie, ont légèrement augmenté de 0,1 % pour le deuxième mois consécutif. Les prix des voitures d’occasion ont baissé pour le quatrième mois consécutif. Le coût des produits alimentaires a baissé de 0,2 % en raison de la diminution des prix de la viande, des produits laitiers et des œufs. Bloomberg estime qu’il pourrait s’écouler jusqu’à un an avant que la hausse du coût des engrais n’ait un impact sur l’indice des prix à la consommation.

Le coût des services, hors énergie, a augmenté de 0,2 % en mars. Les tarifs aériens ont progressé de 2,7 %. Un autre indice des services, suivi de près par les responsables de la Réserve fédérale et excluant le logement et l’énergie, a également augmenté de 0,2 %, soit le rythme le plus faible de l’année. Les prix de l’immobilier, qui constituent la part la plus importante de cet indice, ont progressé de 0,3 %.

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Transport aérien : l’Europe menacée de pénurie de kérosène sans Ormuz

L’Europe pourrait faire face à des pénuries de kérosène si le détroit d’Ormuz n’était pas rouvert dans les trois prochaines semaines, selon l’Airports Council International (ACI Europe).

ACI Europe a adressé, vendredi 10 avril, une lettre à la Commission européenne concernant les questions énergétiques et touristiques, faisant état de « préoccupations croissantes » parmi ses membres quant à la disponibilité du carburant d’aviation. « Une pénurie d’approvisionnement perturberait gravement les opérations aéroportuaires et la connectivité aérienne, avec un risque de répercussions économiques importantes pour les communautés locales et pour l’Europe dans son ensemble », a déclaré le directeur général de l’ACI Europe, Olivier Jankovec. « À ce stade, nous estimons que si le détroit d’Ormuz n’est pas entièrement rouvert dans les trois semaines, une pénurie systémique de carburant d’aviation dans l’UE est désormais très probable ».

Il faut souligner que le Golfe est une source essentielle de carburant d’aviation, couvrant environ 50 % des importations européennes. Plusieurs compagnies aériennes ont déjà réduit leurs vols et augmenté le prix des billets en raison des inquiétudes liées à d’éventuelles pénuries de carburant. En effet, le prix de référence du kérosène en Europe a dernièrement atteint un niveau record, s’établissant à 1 838 dollars (1 387 livres sterling) la tonne, contre 831 dollars avant le début du conflit.

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Raffineries américaines : grandes gagnantes de la crise iranienne

Les raffineries de la côte américaine du golfe du Mexique enregistrent leurs marges bénéficiaires les plus élevées depuis des années, les perturbations des flux pétroliers du Moyen-Orient stimulant la demande d’exportations de carburant américaines. C’est ce qu’ont déclaré des analystes, déclarés rapportées par Reuters.

Les raffineries d’Asie et d’Europe ont été durement touchées par la baisse des exportations de pétrole brut du Moyen-Orient due au blocus du détroit d’Ormuz par l’Iran, ce qui a contraint certaines d’entre elles à réduire leur production.

Les raffineurs américains, moins dépendants du pétrole du Moyen-Orient, sont bien placés pour tirer profit des pénuries mondiales de carburant en maximisant leurs ventes internationales depuis la plateforme d’exportation de la côte du Golfe.

Les États-Unis, premier marché mondial des carburants, disposent d’une capacité de raffinage d’environ 18 millions de barils par jour, dont une grande partie est située sur la côte du Golfe.

Les grandes raffineries indépendantes, telles que Marathon Petroleum, Phillips 66, Valero Energy et PBF Energy, sont considérées comme des « gagnantes » sur le marché actuel, car elles sont situées à proximité du point de départ du Colonial Pipeline et ont un accès direct aux terminaux d’exportation maritime, selon les analystes. Les raffineurs américains ont la possibilité de vendre à des marchés confrontés à des pénuries sans subir de perturbations importantes dans leur propre approvisionnement en matières premières », a déclaré Jeff Krimmel.

Le taux d’utilisation des raffineries américaines a atteint près de 92 % le mois dernier, avec une moyenne supérieure à 95 % sur la côte du Golfe, contre environ 90 % un an auparavant, selon les données de l’Agence américaine d’information sur l’énergie (EIA). À titre de comparaison, la moyenne saisonnière sur cinq ans pour cette région est d’environ 82 %. En revanche, le taux d’utilisation des raffineries en Asie est tombé à des niveaux aussi bas que 80 %, après avoir fortement diminué en mars et avril en raison des réductions de production, selon le cabinet de conseil Rystad Energy.

Renforcement des marges à l’exportation

Les exportations américaines de produits raffinés ont atteint un niveau record en mars, selon les données de suivi des navires, ce qui a permis d’accroître les marges de raffinage après des trimestres précédents marqués par une surproduction mondiale.

L’augmentation de la demande à l’exportation contribue également à la hausse des prix des carburants sur le marché intérieur, les raffineurs obtenant de meilleurs prix à l’étranger… Ce phénomène est particulièrement marqué sur les marchés du diesel et du kérosène, qui ont été les plus durement touchés par la guerre en Iran, le Moyen-Orient étant un fournisseur clé de ces carburants et de pétroles bruts à haut rendement.

Limites de protection

Malgré la hausse des profits, les raffineurs américains ne sont pas à l’abri de la flambée des prix du pétrole brut, car la demande mondiale accrue fait grimper le coût des matières premières. Les primes du pétrole brut West Texas Intermediate sur le marché au comptant ont atteint des niveaux historiques.

Les offres de WTI Midland à destination de l’Asie du Nord pour livraison en juillet se situaient entre 30 et 40 dollars le baril au-dessus des prix de référence, contre environ 20 dollars fin mars, tandis que les prix à destination de l’Europe atteignaient un niveau record de près de 15 dollars au-dessus du Brent.

Selon des acteurs du marché, les raffineurs asiatiques sont également en concurrence pour les cargaisons de pétrole brut en provenance d’Amérique du Sud qui étaient traditionnellement destinées aux États-Unis…

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De la menace d’apocalypse à un répit temporaire – Pourquoi un tel revirement ?

Moins de 90 minutes avant l’expiration de son ultimatum, Donald Trump a fait marche arrière et annoncé mardi 7 avril un cessez-le-feu avec l’Iran. Une stratégie qui mêle intimidation extrême et pragmatisme. Analyse.

 

C’est un air du déjà-vu. Lors de son premier mandat et dans sa première allocution devant l’Assemblée générale des Nations unies, Donald Trump s’était violemment attaqué, le 19 septembre 2017, au « régime vicieux » de la Corée du Nord, promettant « le feu et la colère » et menaçant de « détruire totalement » ce pays qui développe des missiles nucléaires au nez et à la barbe de la communauté internationale. Avant d’engager, à la surprise générale, des discussions inédites avec Kim Jong-un !

Bis repetita. Mardi 7 avril 2026, le même président américain lance un terrible ultimatum aux dirigeants iraniens : rouvrir le détroit d’Ormuz avant minuit, faute de quoi « une civilisation entière va mourir ce soir, pour ne jamais réapparaître », a-t-il menacé sur sa plateforme Truth Social.

Il ajoute : « Je ne veux pas que cela se produise, mais ce sera probablement le cas ».

Ainsi, un président qui ne brille ni par sa culture ni par sa connaissance de l’Histoire, menace avec une violence inouïe et sans état d’âme de raser ainsi Chiraz, Tabriz, Ispahan, Persépolis, capitale achéménide ou encore Hamadan ; des villes millénaires où vivront Ferdowsi, Rumi, Hafez, Saadi, Omar Khayyam, Nezami. A l’heure où les ancêtres de M. Trump vivaient à l’âge de pierres.

Rétropédalage

Revirement spectaculaire de la situation. Une heure avant l’expiration de l’ultimatum, le locataire de la Maison Blanche annonce avoir accepté un cessez-le-feu, une sorte de trêve de 15 jours présentée comme « une victoire totale et complète. 100 %. Il n’y a aucun doute là-dessus ».

Dans un article intitulé « le jour où le monde a retenu son souffle face aux menaces de Donald Trump sur l’Iran », The Wall Street Journal écrit : « À 8 h 06 [heure locale], mardi, le président américain a posé l’ultimatum le plus radical de son mandat » et, « à moins d’une heure et demie de l’échéance, Trump a finalement fait machine arrière et annoncé sur son réseau social la conclusion d’un cessez-le-feu de deux semaines avec l’Iran, et l’annulation des frappes promises, en échange de la réouverture immédiate du détroit d’Ormuz ».

Alors, comment expliquer cette volte-face ?

Cynisme

Il s’agit en effet d’une stratégie bien huilée : le milliardaire républicain, initialement rompu aux techniques de la promotion immobilière, met la barre très haut lors d’une négociation avant de concéder progressivement du terrain ; tout en restant au-dessus de son objectif réel. Le tout en maniant l’arme de l’intimidation, voire de la violence verbale.

Et ce qui vient de se passer concernant l’Iran illustre parfaitement cette stratégie : pousser la menace à son paroxysme, puis ajuster sa position face aux risques d’escalade.

Concrètement, le président américain émet une grave menace d’un anéantissement de la « civilisation » iranienne assortie d’un ultimatum, fait volte-face à la dernière minute, parle désormais de possible coopération entre l’Iran et les États-Unis, ennemis jurés depuis près d’un demi-siècle, pour administrer conjointement le détroit d’Ormuz ou récupérer les stocks d’uranium enrichi de Téhéran. Et claironne par la suite son propre « génie » tactique ayant abouti à une « victoire totale ».

Une mécanique qui s’inscrit aussi dans un contexte politique intérieur tendu, marqué par une opinion publique plus réticente à la guerre et des inquiétudes économiques croissantes, à l’approche des élections de mi-mandat.

D’ailleurs, la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, a bien saisi le sens de la manœuvre présidentielle. Interrogée sur la menace apocalyptique émise mardi matin (7 avril) par son patron et qui a même fait spéculer sur une attaque nucléaire américaine, elle a fini par admettre que « ce qui intéresse le président ce sont les résultats et dans les faits, sa rhétorique très dure et son style de négociation dur ont apporté les résultats que vous pouvez tous voir aujourd’hui ».

Qui gagne, qui perd ?

Ce n’est pas l’avis d’un spécialiste des États-Unis qui estime pour sa part que Donald Trump « met les enjeux très haut parce qu’il pense que c’est la solution pour faire peur à l’adversaire. Il croit que cette pression extrême va forcer l’adversaire à négocier et lui donner un avantage. Il est pourtant en position de faiblesse face à l’Iran ».

Et d’expliquer : « Malgré ses propos très violents, Donald Trump n’obtient rien en réalité et s’embourbe dans une situation qu’il a provoquée. C’est une porte de sortie à la Trump, une porte de sortie rhétorique. Il construit un récit dans lequel il apparaît comme le gagnant, transformant le réel en affirmant que les Iraniens sont forcés à négocier, alors que s’il accepte les dix points du plan de paix, la situation risque d’être pire que celle d’avant-guerre ».

Pour Steven Ekovich, professeur d’histoire et de relations internationales à The American University of Paris, « La stratégie de Donald Trump, c’est d’être au centre de l’attention mondiale. Il a tenu la planète entière en haleine pendant quelques heures après sa menace de mardi. Mais il a aussi abîmé sa crédibilité. Le danger, c’est que plus personne ne le prenne au sérieux ».

Au bout du compte, c’est à se demander qui sort véritablement gagnant de ce bras de fer entre Donald Trump – le flamboyant adepte du poker -, et les dirigeants iraniens, réputés pour leur jeu d’échecs aussi discret que méthodique. La réponse, elle, se révèle bien moins évidente qu’il n’y paraît.

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GNL : les fortes craintes de la Chine

Les espoirs d’une forte reprise de la demande de gaz naturel liquéfié (GNL) en Chine s’amenuisent, malgré le cessez-le-feu déclaré au Moyen-Orient, car les analystes mettent en garde contre des risques persistants d’approvisionnement et une hausse des prix.

Les importations chinoises de GNL ont chuté de 11 % l’an dernier pour s’établir à 68,4 millions de tonnes, une baisse inhabituelle après près de vingt ans de croissance quasi ininterrompue. BloombergNEF (BNEF) prévoit un nouveau recul en 2026, à 62,3 millions de tonnes, tandis que Rystad Energy anticipe une légère hausse à 70 millions de tonnes.

Avant même que les attaques américano-israéliennes contre l’Iran ne perturbent la chaîne d’approvisionnement en provenance du Golfe persique, la demande chinoise de gaz était en baisse en raison du ralentissement économique. La consommation apparente a diminué de 0,9 % au cours des deux premiers mois de l’année, selon les données gouvernementales, prolongeant une tendance à la baisse qui s’est poursuivie tout au long de 2025.

Les prévisions de BNEF, publiées mercredi 8 avril, tablent sur une reprise des expéditions depuis le Qatar via le détroit d’Ormuz à partir de fin avril. Les prévisions de Rystad restent également inchangées et anticipent une reprise à partir de la mi-avril.

Toutefois, la réouverture de cette voie maritime cruciale ne compensera pas les dommages à long terme causés par les attaques iraniennes contre les installations qataries. Elle ne dissipera pas non plus les craintes que le détroit puisse être utilisé comme une arme à tout moment, compte tenu de son importance stratégique pour l’approvisionnement mondial en pétrole et en gaz.

La Chine, premier importateur mondial de gaz, s’approvisionnait autrefois à hauteur d’environ un quart en GNL auprès du Qatar, qui doit désormais déployer des efforts pluriannuels pour rétablir ses activités. Plus grave encore, la destruction de deux gazoducs sur le site du plus grand terminal d’exportation au monde pourrait entraîner une perte de capacité annuelle de 12,5 millions de tonnes au cours des trois à cinq prochaines années, selon BNEF.

La puissance du Qatar

Face à ces tensions, la Chine réduira très probablement sa dépendance au Golfe persique. Compte tenu du poids du Qatar sur ce marché, cela pourrait également se traduire par une diminution des importations de GNL et un recours accru à la production nationale et aux gazoducs terrestres en provenance de Russie et d’Asie centrale. Les alternatives telles que le charbon et les énergies renouvelables, dont la Chine dispose en abondance, seront probablement privilégiées…

Les contrats à terme sur le GNL en Asie ont presque doublé en mars, atteignant environ 20 dollars par million d’unités thermiques britanniques (MMBtu). Le marché correspondant en Chine, qui est en concurrence avec le gaz domestique et les approvisionnements terrestres, a progressé de 44 %, pour s’établir à environ 15 dollars/MMBtu.

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Malgré le cessez-le-feu, le marché pétrolier reste sous tension

Le retour à la normale sur le marché pétrolier mondial s’annonce long et incertain après la plus grave perturbation de son histoire récente. Malgré l’accord de cessez-le-feu conclu entre les États-Unis et l’Iran, les prix restent élevés et les tensions persistantes sur l’approvisionnement, notamment dans les pays fortement importateurs.

Un point essentiel à surveiller après l’accord de cessez-le-feu entre les États-Unis et l’Iran est de savoir s’il offrira aux propriétaires de pétroliers une sécurité suffisante pour reprendre le transport à grande échelle de pétrole, de produits pétroliers et d’autres marchandises à travers le détroit d’Ormuz.

« Les mesures visant à rétablir la confiance dans les prochains jours seront essentielles pour relancer les transports », a déclaré Joseph Brusuelas, économiste en chef du cabinet de services financiers et de conseil RSM US, dans une interview, selon Axios. Il souligne qu’il faudra réintroduire l’assurance pour les pétroliers, ce qui implique de définir les conditions spécifiques que l’Iran peut imposer, lesquelles restent actuellement floues.

Pour les experts, la confiance des marchés sera déterminante. Elle passe notamment par le rétablissement des assurances pour les pétroliers, suspendues en raison des risques sécuritaires. Or, les conditions imposées par Téhéran restent floues. Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghtchi, a évoqué une reprise possible du transit dans les deux semaines, sous coordination militaire et sous certaines « limitations techniques » encore imprécises.

Même dans ce scénario, un retour rapide à la normale paraît peu probable. La remise en service des infrastructures pétrolières et des champs de production pourrait prendre plusieurs semaines, voire des mois. De nombreux sites ont en effet été endommagés pendant le conflit, ralentissant la reprise de l’offre.

Le secteur gazier n’est pas épargné. Au Qatar, des installations d’exportation de gaz naturel liquéfié ont été touchées, avec des réparations qui pourraient s’étendre sur plusieurs années.

Si les marchés ont réagi positivement à la trêve – avec une chute d’environ 18 % des prix du brut après l’annonce et le recul des menaces militaires de Donald Trump – les cours restent nettement au-dessus de leurs niveaux d’avant-crise.

Les analystes s’accordent à dire que les prix devraient rester durablement élevés, même si le pic d’incertitude semble avoir été atteint. Une reprise des hostilités demeure toutefois un risque majeur.

Dans ce contexte, les pays asiatiques, très dépendants du détroit d’Ormuz, ont déjà mis en place des mesures d’urgence pour limiter leur consommation énergétique. Et même en cas de reprise des flux, les délais logistiques impliquent que les livraisons mettront plusieurs jours, voire semaines, à se normaliser.

Dans une note publiée mardi soir, les analystes de la banque d’investissement et société de gestion d’actifs Jefferies ont averti que, même si une résurgence du conflit est probable, entraînant de nouvelles perturbations énergétiques et une hausse des prix, « l’incertitude a probablement atteint son apogée ».

Ils prévoient que « les prix du pétrole resteront probablement supérieurs aux niveaux d’avant-guerre pendant des mois, mais avec un risque de hausse limité à partir de maintenant ».

Aux États-Unis, les consommateurs continuent d’en ressentir les effets : le prix moyen de l’essence atteint 4,14 dollars le gallon, un plus haut depuis 2022. Une légère baisse est attendue à court terme, mais sans véritable retour à la normale.

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Guerre en Iran : l’urée flambe de 54 % et menace l’équilibre alimentaire mondial

La fermeture du détroit d’Ormuz, sur fond de conflit entre l’Iran, les Etats-Unis et Israël, provoque un choc mondial sur les marchés des engrais. En l’espace de deux mois, le prix de l’urée a bondi de 54 %, atteignant 726 dollars la tonne, un niveau inédit depuis le déclenchement de la guerre en Ukraine en 2022.

Selon les données de la Banque mondiale publiées le 7 avril, cette hausse spectaculaire s’explique d’abord par la paralysie des flux commerciaux en provenance du Moyen-Orient. Les pays du Golfe – en particulier le Qatar, l’Arabie saoudite et Oman – figurent parmi les principaux exportateurs mondiaux d’engrais azotés. Or, les perturbations logistiques et les attaques ayant visé certaines installations ont fortement réduit les capacités d’exportation.

La région joue un rôle stratégique central : elle assure entre 30 % et 35 % des exportations mondiales d’urée et près de 30 % de celles d’ammoniac, selon la Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). À cela s’ajoute une autre contrainte majeure : la flambée des prix du gaz naturel, matière première essentielle à la production d’engrais…

Lire aussi : La crise au Moyen-Orient fait flamber les prix des engrais

La crise ne se limite pas aux engrais azotés. Les engrais phosphatés sont également touchés, en raison des tensions sur le soufre — un sous-produit du pétrole et du gaz, dont près de la moitié du commerce mondial transite par le détroit d’Ormuz.

Résultat : les prix du phosphate et du DAP poursuivent leur hausse, dans un marché déjà fragilisé par les restrictions à l’exportation imposées par la Chine.

Répercussions sur les marchés agricoles

Contrairement au pétrole, le marché des engrais ne dispose pas de mécanismes de réserve stratégique à l’échelle mondiale. Cette absence de filet de sécurité limite la capacité de réaction face à un choc d’approvisionnement de cette ampleur.

Les répercussions se font déjà sentir sur les marchés agricoles. Les prix du blé ont progressé de 7 % en mars. Tandis que les huiles végétales, tirées par la demande en biocarburants, enregistrent également de fortes hausses. L’huile de soja ayant grimpé de 16 % sur un mois. À ces tensions s’ajoutent des conditions climatiques défavorables dans certaines régions productrices, notamment aux États-Unis.

À l’approche des semis de printemps dans l’hémisphère Nord, les inquiétudes s’intensifient. Dans les pays en développement, où les engrais représentent une part importante des coûts agricoles – jusqu’à 56 % en Afrique de l’Ouest par exemple -, la hausse des prix pourrait contraindre les agriculteurs à réduire les surfaces cultivées.

Face à cette menace, le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, appelle à une réouverture rapide du détroit d’Ormuz afin de sécuriser les flux commerciaux et éviter une aggravation de la crise alimentaire mondiale.

D’autant que les alternatives restent limitées. À la différence du marché des céréales, qui avait fini par s’ajuster après le choc russo-ukrainien, la production d’engrais repose sur des ressources fortement concentrées géographiquement. Si les tensions persistent, la combinaison de prix élevés de l’énergie et des intrants agricoles pourrait peser durablement sur la production mondiale et raviver le spectre de pénuries alimentaires.

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