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Recherche scientifique | Les Arabes, Israël et les autres

Les Arabes devraient tirer la leçon de leur important retard en matière de recherche scientifique dans pratiquement tous les domaines et des grandes avancées d’Israël, qui est en passe de devenir la première puissance au Moyen-Orient. S’ils ne réagissent pas pour tenter de rattraper leur retard, ils vont quitter l’Histoire, d’autant plus que le pétrole et le gaz, leurs principales ressources aujourd’hui, ne sont pas éternels. Bourguiba les en avait pourtant avertis dès les années 1960.**

Mohamed Larbi Bouguerra *

Qui peut nier l’importance de la recherche scientifique aujourd’hui ?

Qui peut nier son apport à la santé, à l’agriculture, à la problématique de l’eau, aux questions environnementales ? Donald Trump ?

Qui peut nier notre retard dans ce domaine vital ? MBS ou son acolyte des Emirats arabes unis ?

La première puissance dans ce domaine est la Chine. Je l’ai toujours noté lors de mes séjours dans l’Empire du Milieu.

La Chine marque des points

Plus que les Etats-Unis de Trump, la Chine consacre 1028 milliards dollars à ce secteur. Les retombées sont visibles. Dans les revues d’environnement que je lis quotidiennement, les publications de chercheurs chinois sont très nombreuses, toujours plus nombreuses d’un numéro à l’autre. Cette prééminence se voit dans les exploits chinois dans l’Espace, dans la recherche médicale, dans le domaine de la physico-chimie, en biotechnologie, en génétique… Des chercheurs chinois sont venus à Gabès pour étudier nos variétés de grenade, uniques au monde semble-t-il.

En 1946, avant la naissance de la République Populaire (communiste) de Chine, dans les rizières, dans les champs de céréales des femmes remplaçaient les animaux de trait ! Le chemin parcouru est phénoménal. L’actuel chef du gouvernement Xi Jinping est un ingénieur chimiste de la prestigieuse université Tsinghua de Beijing. A noter ici que Margaret Thatcher, la Première ministre britannique, une conservatrice aiguë, est aussi chimiste ainsi qu’Angela Merkel, l’ancienne chancelière allemande (thèse de chimie quantique de l’Université de Leipzig, à l’époque en RDA communiste).

Les Arabes à la traîne

Chez nous dominent les juristes et les gens de lettres. Regardez les gouvernements de Bourguiba : quelques très rares ingénieurs, médecins, physiciens du secondaire et ingénieurs assignés à des ministères sans poids politique important. Je n’ai rien contre les juristes et les littéraires mais il n’y a pas qu’eux pour diriger et faire de la politique.

Où sont les Arabes dans la R&D ? Leurs meilleurs éléments- et ils sont nombreux- sont généralement à l’étranger parce que les équipements et les salaires font défaut at home.

On n’entend plus parler de la Cité de la Science du Caire– qui porte le nom d’Ahmed Zuwaïl (1946- 2016) premier Arabe à décrocher un Nobel de chimie en 1999 pour ses travaux… aux Etats-Unis, bien que formé à la Faculté des Sciences d’Alexandrie pour sa maîtrise.

Certaines monarchies pétrochimiques couvrent d’or des Prix Nobel occidentaux et américains pour quelques mois dans leurs Universités. Les résultats se font attendre.

Au Maghreb, les choses avancent piano piano mais ne dormons pas sur nos lauriers et faisons plus surtout. Nous sommes encore loin. Les Académies pourraient peut-être faire plus.

Israël arrive en tête de la recherche R&D

Israël est le pays qui consacre le plus d’argent à la R&D parmi les 37 pays les plus développés.

L’indice qui permet de mesurer l’ampleur de l’investissement se calcule en rapportant le total des dépenses de recherche et développement, tant publiques que privés, au PIB de chaque pays.

Israël arrive en tête de ce palmarès. Avec un indice de 6,8%. Suivi par la Corée du Sud, le Japon, Taiwan, le Japon, la Suède et les Etats Unis. (Le Canard Enchaîné du 15 avril 2026).

Ici encore, une loi historique risque, une fois de plus de se vérifier ; la guerre accélère toujours le progrès technologique. Les tanks, les bombardements par avion, le gaz moutarde… après 14-18 ; le napalm, l’Agent Orange – impureté dans un herbicide utilisé contre la jungle qui a tout pollué, y compris les fœtus chez la femme – lors de la guerre américaine contre le peuple vietnamien.

A noter que les colonisateurs ont osé utiliser contre des civils des technologie développées pour la guerre : ainsi, le premier bombardement par avion de l’histoire a été commis par l’Italie contre la résistance de Omar Al-Mokhtar en Libye.

Les Britanniques, aussi, ont utilisé des gaz de combat contre des nationalistes arabes à Bagdad en 1923 et, en 1913, contre les Gazaouis à l’époque où le territoire dépendait de la Sublime Porte !  

Israël est un Etat expansionniste et belliqueux animé par le messianisme, l’occupation et le racisme depuis 1948. Le Polonais David Grun alias Ben Gourion, juif non religieux, lorgnait pourtant sur le fleuve Litani. C’était la marque indélébile de sa recherche.

Avec la volonté sans faille des politiques, Israël a tellement développé d’armes, l’aéronautique, les techniques de combat et d’espionnage, les robots, la reconnaissance faciale, l’IA, la cybernétique…. contre les Palestiniens qu’il les vend maintenant comme des petits pains et qu’il expose dans tous les salons d’armement en France et ailleurs !

Grâce à cette recherche (Lire l’excellent ouvrage de Maya Wind, ‘Towers of ivory and steel. How Israeli Universities deny palestinian freedom’’, Editions Verso, London, 2024) et à la coopération des universités européennes et américaines, à l’aide résolue de l’Union Européenne (UE) voulue par la présidente de la Commission, l’Allemande Ursula van der Leyen.

Les Arabes devraient tirer la leçon de tout cela ; sinon, ils vont quitter l’Histoire. D’autant plus que le pétrole et le gaz ne sont pas éternels. Bourguiba les avait pourtant avertis.

* Professeur honoraires à la Faculté des sciences de Tunis et ancien directeur associé de recherche au CNRS-Paris.

** Ce texte est dédié aux 9000 prisonniers palestiniens enfermés dans les geôles israéliennes du messianique et raciste ministre de la Sécurité sioniste Itamar Ben Gvir – déjà condamné pour racisme et violence – qui a ordonné de torturer Marwan Barghouti.

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Les prix du pétrole brut arabe ont atteint des sommets

Les prix du pétrole brut des pays arabes ont collectivement bondi en mars 2026. Et ce, sous l’effet du déclenchement de la guerre iranienne et de ses conséquences.

Selon les données de l’Energy Research Unit, publiées lundi 13 avril, le prix moyen du pétrole brut Brent a connu une hausse remarquable de 43,6 %, atteignant 99,60 dollars le baril. Alors que parallèlement le pétrole brut West Texas Intermediate subissait un bond similaire de 41 %, à 91 dollars.

Dans le même temps, les contrats à terme connaissent actuellement une dynamique plus forte. Ils se négocient au-dessus de 102 dollars pour le Brent et de 104 dollars pour le pétrole brut américain. C’est la conséquence de l’échec des pourparlers américano-iraniens et de l’annonce par la marine américaine de sa volonté d’imposer un blocus total de la circulation des navires à destination et en provenance d’Iran.

Au niveau arabe, les pétroles bruts Saudi Arabian Light et Kuwaiti Export ont dominé la liste des prix les plus élevés au cours du mois dernier. Et ils se sont également classés en tête de la liste des pétroles bruts arabes les plus chers du panier de l’OPEP.

Prix du panier de l’OPEP

Ainsi, le prix moyen du panier de pétrole brut de l’OPEP a bondi de 71 % en mars, atteignant 116,36 dollars le baril, contre 67,90 dollars le mois précédent. Le pétrole brut d’exportation du Koweït a enregistré la plus forte hausse de prix en pourcentage, bondissant d’environ 86,5 % pour atteindre 124,25 dollars le baril, contre 66,61 dollars le mois précédent.

Selon le rapport de l’OPEP publié lundi (13 avril 2026), le pétrole brut Saudi Arabian Light est arrivé en deuxième position avec une augmentation de plus de 77 %, le prix du baril atteignant 121,29 dollars le mois dernier, après s’être négocié à une moyenne de 68,4 dollars en février 2026. Le pétrole brut Basra Medium irakien a, lui, enregistré une hausse de 76 %, atteignant 117,62 dollars, contre environ 66,77 dollars le mois précédent.

Quant au pétrole brut Murban des Émirats arabes unis, son prix a augmenté de 59,6 %, atteignant 110,86 dollars le baril en mars dernier, contre un prix moyen de 69,45 dollars le mois précédent. Parallèlement, le pétrole brut libyen Es Sider a enregistré une hausse d’environ 46 %, le prix du baril atteignant 103,69 dollars contre 71,14 dollars le mois précédent.

Le prix du pétrole brut algérien Saharan Blend a également augmenté de 41,6 %, atteignant 104,24 dollars, contre environ 73,59 dollars en février 2026.

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Guerre en Iran : l’alerte économique des banques centrales régionales

Face à l’aggravation des retombées économiques de la guerre en Iran, plusieurs banques centrales arabes ont enclenché des mesures d’urgence. Et ce, pour préserver la stabilité financière et amortir l’impact de la crise sur leurs économies.

Dans un environnement régional dominé par une forte incertitude géopolitique et des tensions persistantes sur les marchés énergétiques, les autorités monétaires redoublent de vigilance. Leur priorité : contenir les risques d’inflation, limiter la volatilité des devises et éviter un ralentissement brutal de la croissance. Parmi les principaux leviers activés figurent l’injection de liquidités dans les systèmes bancaires, l’ajustement des politiques monétaires et des interventions ciblées sur les marchés financiers. Plusieurs banques centrales ont également affirmé leur capacité à défendre leurs monnaies nationales en cas de pressions accrues.

Ces décisions interviennent alors que les économies arabes subissent déjà un choc d’ampleur. Les pertes économiques liées au conflit sont estimées à plus de 180 milliards de dollars en l’espace d’un mois, affectant directement la croissance, l’emploi et les conditions sociales dans la région.

Dans ce contexte tendu, les banques centrales des pays du Golfe, ainsi que celles de la Jordanie et de l’Égypte, adoptent une stratégie mêlant prudence et réactivité afin d’anticiper d’éventuelles secousses supplémentaires. L’objectif est double : préserver les équilibres macroéconomiques tout en soutenant les secteurs les plus vulnérables.

Des réponses différenciées…

Les réponses varient toutefois selon la solidité financière et le degré d’exposition de chaque économie. En Arabie saoudite, la Banque centrale saoudienne mise sur l’abondance de ses réserves pour renforcer la liquidité bancaire et maintenir la stabilité du riyal, étroitement lié au dollar. Aux Émirats arabes unis, la Banque centrale se tient prête à intervenir rapidement pour soutenir le système financier et préserver la confiance des investisseurs, dans une économie fortement intégrée aux marchés mondiaux.

La Banque centrale du Qatar s’appuie, quant à elle, sur ses importantes recettes gazières pour absorber les chocs extérieurs et garantir la stabilité monétaire. Au Koweït, la Banque centrale surveille de près les pressions inflationnistes importées… Plus fragile, la Banque centrale d’Oman privilégie une gestion prudente de la liquidité et des mesures préventives pour protéger son système bancaire. La Banque centrale de Bahreïn quant à elle concentre ses efforts sur la stabilité du secteur financier, pilier de son économie.

Hors du Golfe, la Banque centrale d’Égypte fait face à une équation plus complexe, marquée par une inflation élevée et des tensions sur la monnaie, nécessitant d’éventuels ajustements de taux. Enfin, la Banque centrale de Jordanie s’attache à préserver l’ancrage du dinar au dollar, tout en subissant de plein fouet la hausse des coûts énergétiques.

Une région sous pression mais résiliente

Malgré des situations contrastées, plusieurs tendances communes émergent : soutien accru aux systèmes bancaires, défense des taux de change et vigilance face à l’inflation alimentée par les prix de l’énergie.

Les pays du Golfe apparaissent globalement mieux armés grâce à leurs importantes réserves financières et à leurs revenus d’hydrocarbures. À l’inverse, les économies importatrices d’énergie, comme l’Égypte ou la Jordanie, restent plus vulnérables aux chocs externes.

Dans ce contexte, les responsables monétaires soulignent l’importance d’une coordination régionale renforcée pour faire face à une crise aux ramifications globales. Alors que la guerre continue de peser lourdement sur les équilibres économiques et financiers internationaux.

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