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Tunisie-Suisse | 70 ans de fructueuses relations bilatérales (Photos)

L’Ambassade de Suisse en Tunisie a officiellement lancé hier à la Résidence les célébrations du 70ᵉ anniversaire des relations diplomatiques entre la Tunisie et la Suisse — Une histoire riche de dialogue, de coopération et de liens profondément humains, depuis 1956.

A cette occasion, l’Ambassadeur de Suisse en Tunisie M. Josef Renggli a eu l’honneur de recevoir à sa résidence le ministre des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger M. Mohamed Ali Nafti, aux côtés de personnalités diplomatiques, culturelles, académiques et médiatiques venues célébrer ensemble cette amitié de longue date.

Cela a été l’occasion de présenter le superbe livre nouvellement édité « Présence(s) suisse(s) – Les destinées helvètes en Tunisie », sous la forme d’une discussion entre son auteur Adnen el Ghali et le journaliste Hatem Bourial.

L’historien, architecte et urbaniste tunisien Adnen el Ghali y retrace les grandes étapes de la relation bilatérale, l’histoire de la Résidence de suisse, et met à l’honneur des figures suisses (artistes, médecins, ingénieurs agronomes et hôteliers) qui ont marqué l’histoire tunisienne et s’en sont imprégnées en retour— parmi elles : Le Corbusier, Paul Klee, Louis Moilliet, Frédéric Boissonnas, Alberto Giacometti, Isabelle Eberhardt, Henri Dunant et Auguste Cuénod. Une version digitale du livre sera disponible dans les prochains mois.

 Tout au long de l’année, des expositions, conférences, projections et rencontres artistiques seront organisées à travers la Tunisie pour illustrer la vitalité de ce partenariat unique. 70 ans, c’est parti !

Communiqué

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Culture : à Tunis, un spectacle des derviches tourneurs entre art et mysticisme

L’ambassade de Türkiye en Tunisie a clôturé sa saison culturelle avec un spectacle toujours impressionnant associant spiritualité et art. Il s’agit des derviches tourneurs et leur rituel de méditation en rotation.

Il régnait un silence presque sacré hier soir dans la grande salle du Rio à Tunis, où l’ambassade de Türkiye, avec le ministère de la Culture et du Tourisme de ce pays, avait convié le public à un voyage hors du temps. Sur scène, une vingtaine d’artistes issus de la prestigieuse troupe des derviches tourneurs ont offert un spectacle d’une rare intensité spirituelle pour marquer la clôture officielle de la saison culturelle turque en Tunisie.

Présent lors de la soirée, l’ambassadeur turc en Tunisie, Ahmet Misbah Demircan, a expliqué que les derviches tourneurs sont des adeptes de l’ordre soufi Mevlevi, rappelant l’héritage universel de Djalâl ad-Dîn Rûmî, poète et mystique du XIIIe siècle, dont les enseignements sont à l’origine de l’ordre Mevlevi. Ceux-ci pratiquent un voyage spirituel à travers une danse sacrée appelée Sema.

Cette cérémonie, profondément ancrée dans le soufisme, est bien plus qu’un spectacle, c’est une quête mystique vers l’union avec Dieu. Les derviches, en tournant sur eux-mêmes, symbolisent le mouvement de l’âme dans sa quête spirituelle, un parcours ascendant vers la connaissance du soi.

L’ambassadeur Ahmet Misbah Demircan.

Onze musiciens, instruments traditionnels en main — ney (flûte soufie), tambours, cithares — ont d’abord tissé une trame sonore envoûtante. En face, sept silhouettes drapées de blanc, coiffées du haut chapeau en feutre brun caractéristique des derviches tourneurs, attendaient dans une immobilité solennelle. Deux maîtres, figures de proue du rituel, veillaient à chaque geste, à chaque respiration, comme les gardiens silencieux d’un art séculaire.

Puis, dans une lente montée, les corps ont commencé à tourner. Non pas une danse au sens classique, mais une prière en mouvement, un dialogue muet entre terre et ciel. Le bras droit tendu vers les sphères célestes, le gauche vers le sol, les derviches ont exécuté leur sema — la célèbre cérémonie tournoyante — dans une parfaite synchronisation. Le public, subjugué, a retenu son souffle, suspendu à la rotation hypnotique de ces figures qui semblaient flotter, hors du monde, hors du temps.

Il ne s’agissait pas d’un simple spectacle, mais d’un moment de communion mystique, où le spectateur devenait témoin d’une quête intérieure. Car le sema n’est pas une performance : c’est une offrande, une élévation, une manière de dissoudre l’ego dans le mouvement répétitif, jusqu’à ne faire qu’un avec le divin.

En clôturant la saison culturelle sur cette note spirituelle, l’événement a rappelé que l’art peut être contemplation, silence, et intensité. La troupe Mevlevi, venue spécialement de Konya, a laissé derrière elle une empreinte lumineuse et apaisée, dans le cœur de ceux qui ont eu le privilège d’assister à cette célébration de l’âme.

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