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Allemagne : croissance inférieure aux prévisions pour 2026 et 2027

Le gouvernement fédéral de l’Allemagne revoit à la baisse ses prévisions de croissance économique pour 2026 et 2027; et ce, en raison de la guerre en Iran. L’annonce officielle des estimations du ministère de l’Économie est attendue au cours de la semaine du 20 avril 2026.

Selon Reuters, le gouvernement allemand prévoit une croissance de 0,5 % cette année; contre 1 % initialement anticipé. De même qu’il revoit ses prévisions à la baisse pour l’année prochaine, à 0,9 % contre 1,3 %. Parallèlement, Berlin anticipe une inflation de 2,7 % en 2026 et de 2,8 % en 2027, contre 2,3 %.

Dans le même esprit, le Fonds monétaire international (FMI) a « corrigé » avant-hier ses prévisions de croissance économique pour l’Allemagne, à 0,8 % pour 2026 et à 1,2 % pour 2027. La réduction par rapport aux prévisions initiales représente 0,3 point pour les deux années.

La première économie européenne peine donc à retrouver son élan depuis la pandémie de 2020. La concurrence accrue de la Chine et la hausse des prix de l’énergie – d’abord provoquée par la guerre en Ukraine, puis exacerbée par le conflit en Iran – mettant à l’épreuve son modèle économique axé sur les exportations.

Enfin, le conflit en Iran alimente les anticipations d’inflation. La forte hausse des prix du pétrole et du gaz depuis le début des attaques conjointes américano-israéliennes contre l’Iran le 28 février a déjà fait grimper l’inflation en Allemagne à 2,8 % en mars.

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L’inflation dans la zone euro a été plus élevée que prévu en mars

Les mesures définitives d’Eurostat pour le mois de mars ont révélé un taux d’inflation légèrement supérieur aux estimations préliminaires.

Selon l’agence statistique européenne (Eurostat), l’indice des prix à la consommation (IPC) s’est établi en mars à un taux annuel de 2,6 % au lieu des 2,5 % initialement estimés. Et ce, après une accélération significative par rapport aux 1,9 % de février.

De même, la mesure d’Eurostat pour la Grèce a été légèrement révisée à la hausse, à 3,4 %. Soit un niveau harmonisé avec les normes européennes; contre 3,3 % dans la mesure préliminaire.

Malgré la révision du niveau général de l’inflation dans la zone euro, l’inflation structurelle (hors énergie et alimentation) a confirmé l’estimation initiale d’un taux de 2,3 % par an. Le secteur des services s’établissant à 3,2 % (contre 3,4 % précédemment).

Dans l’ensemble de l’Union européenne, le taux d’inflation annuel s’établissait à 2,8 % en mars; contre 2,1 % en février.

Au niveau local, les taux d’inflation annuels les plus bas ont été enregistrés au Danemark (1 %), et en République Tchèque, à Chypre et en Suède (1,5 %).

En revanche, on observe les taux d’inflation les plus élevés en Roumanie (9 %), en Croatie (4,6 %) et en Lituanie (4,4 %).

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Moyen-Orient : un cessez-le-feu fragile entre Israël et le Liban

Les perspectives d’une désescalade au Moyen-Orient se sont nettement renforcées jeudi 16 avril, avec l’entrée en vigueur d’un cessez-le-feu de dix jours entre Israël et le Liban, résultat d’intenses efforts diplomatiques menés par les États-Unis.

Annoncée par le président américain Donald Trump, cette trêve vise à ouvrir la voie à des négociations en vue d’un règlement plus durable. Le cessez-le-feu est entré en application jeudi à 22h00 (heure de Tunis) et pourrait être prolongé d’un commun accord entre les deux parties. Mais quelques heures après son entrée en vigueur, l’armée libanaise et le Hezbollah ont fait état, sur X, de « plusieurs violations de l’accord »…

Le Hezbollah a affirmé avoir « bombardé un rassemblement de soldats israéliens près de la ville de Khiam », dans le sud du Liban, précisant qu’il s’agissait d’une riposte à des violations du cessez-le-feu par « l’armée d’occupation ».

L’Agence nationale de l’information (NNA) a également signalé des frappes visant Khiam et le village voisin de Debbine, ainsi que d’« intenses activités de drones » dans la région.

Dans ce contexte tendu, Donald Trump a déclaré jeudi espérer que le Hezbollah « se comporterait bien » durant la trêve, dans un message publié sur sa plateforme Truth Social.

Le mouvement chiite, acteur central du conflit, n’a pas directement pris part aux négociations et conserve une position ambiguë vis-à-vis de l’accord. Et ce, tout en réclamant des garanties concernant la souveraineté libanaise et le retrait des forces israéliennes.

Malgré ces incertitudes, Washington entend tirer parti de cette pause pour relancer un processus politique plus large. Le président américain a indiqué vouloir réunir prochainement des responsables israéliens et libanais à la Maison Blanche, dans l’espoir de transformer cette trêve en accord de paix durable.

En toile de fond, cette crise a également provoqué des répercussions économiques à l’échelle mondiale. Notamment en raison des perturbations observées dans le détroit d’Ormuz. Renforçant ainsi la pression internationale en faveur d’un règlement rapide.

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Le pétrole en baisse sur fond d’espoirs de désescalade au Moyen-Orient

Les prix du pétrole ont chuté en début de séance vendredi 17 avril, dans un contexte d’optimisme quant à une possible fin du conflit au Moyen-Orient. Et ce, suite à l’entrée en vigueur d’un cessez-le-feu de 10 jours entre le Liban et Israël. Mais aussi à l’annonce par le président américain Donald Trump de la possibilité de nouvelles discussions entre les États-Unis et l’Iran en début de semaine prochaine.

Le prix du Brent a chuté de 1,34 dollar, soit 1,35 %, à 98,05 dollars le baril. Le prix du WTI américain a reculé de 1,65 dollar, soit 1,74 %, à 93,40 dollars le baril, effaçant ainsi quelques gains par rapport à la séance précédente.

Trump a déclaré que Téhéran avait proposé de ne pas acquérir d’armes nucléaires pendant plus de 20 ans, abordant ainsi un point d’achoppement majeur dans les négociations visant à mettre fin à la guerre avec l’Iran, qui a entraîné la fermeture du détroit d’Ormuz et perturbé près d’un cinquième de l’approvisionnement mondial en pétrole.

De ce fait, les prix du pétrole ont atteint un niveau record en mars, en hausse de 50 %, et sont récemment tombés sous la barre des 100 dollars le baril. Mais ils sont restés dans la fourchette des 90 dollars au cours de la semaine.

La campagne israélienne contre le Liban constituait également un obstacle majeur à la conclusion d’un accord de paix. Sachant que Trump cherche à mettre fin à la guerre qu’il a lancée en coopération avec Israël contre l’Iran fin février.

Les analystes d’ING estiment que la fermeture du détroit perturbe le flux de près de 13 millions de barils de pétrole par jour.

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Iran–États-Unis : vers un accord intérimaire après les discussions d’Islamabad ?

Les discussions entre les États-Unis et l’Iran ont permis de réduire certains désaccords, sans toutefois aboutir à un compromis global. Et ce, à l’issue de négociations menées sous médiation pakistanaise à Islamabad, ont indiqué des responsables iraniens.

Un haut responsable iranien précise que les deux parties ont commencé à envisager un accord intérimaire, faute de consensus sur un règlement global. L’objectif serait de stabiliser la situation à court terme et de gagner du temps pour des négociations plus approfondies.

Les États-Unis exigent un arrêt prolongé de l’enrichissement d’uranium, jusqu’à vingt ans. Tandis que l’Iran propose une suspension beaucoup plus courte, de trois à cinq ans. Tout en revendiquant son droit à un usage civil de cette technologie.

Autre point de friction : le devenir des stocks d’uranium hautement enrichi. L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) estime que l’Iran dispose encore de plus de 200 kilogrammes de ces matériaux, principalement stockés à Ispahan et Natanz. Ce qui alimente les inquiétudes occidentales quant à un potentiel usage militaire.

Des signes d’ouverture ont néanmoins émergé. Téhéran pourrait accepter de transférer une partie de cet uranium vers un pays tiers. Alors que Washington envisagerait un allègement des sanctions et le déblocage d’avoirs iraniens gelés.

Les discussions ont également porté sur la sécurité maritime dans le détroit d’Ormuz, axe stratégique par lequel transite environ 20 % du pétrole mondial. L’Iran a évoqué la possibilité de garantir une circulation plus sûre dans cette zone en échange de concessions économiques, selon Investing.com.

Si un mémorandum de cessez-le-feu ou d’accord intérimaire venait à être conclu, les deux parties disposeraient d’un délai de 60 jours pour négocier un accord plus large, sous supervision internationale.

Pour l’heure, aucune date n’a été fixée pour une nouvelle session de négociations. Mais les canaux diplomatiques restent ouverts, dans un contexte où les tensions militaires et économiques continuent de peser sur la région et les marchés mondiaux.

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L’Italie se dirige-t-elle vers une récession économique?

Les conséquences de la guerre en Iran continuent de susciter de vives inquiétudes en Italie. Le ministre italien des Finances, Giancarlo Giorgetti, plaide en faveur d’une suspension temporaire du Pacte européen de stabilité.

« Nous savons que la Commission européenne répond que cela ne peut se faire qu’en cas de grave récession économique. Je crains que si la situation continue d’évoluer au même rythme, notamment dans le secteur de l’énergie, une grave récession économique ne devienne une réalité », a souligné M. Giorgetti.

La Confindustria, association industrielle italienne, prédit quant à elle que si la guerre en Iran se poursuit, l’Italie sera confrontée à une crise énergétique et n’exclut pas la possibilité d’une interdiction de circulation le dimanche, comme ce fut déjà le cas dans les années 1970. « Nous risquons de connaître la crise énergétique la plus grave de l’histoire; une intervention immédiate est nécessaire, assortie de mesures de soutien exceptionnelles », insistent les industriels italiens.

Avant même le déclenchement de la guerre en Iran, les prévisions de croissance de la Confindustria étaient loin d’être optimistes : ce centre de recherche estime que le PIB du pays ne progressera que de 0,5 % cette année et que l’inflation atteindra 2,5 %. Si les opérations militaires se prolongent pendant quatre mois, la croissance du produit intérieur brut devrait être nulle; tandis que l’inflation pourrait atteindre 4,3 %.

Il existe cependant une autre approche de cette période particulièrement critique et de l’avenir de l’économie européenne. Elena Beccali, rectrice de l’Università Cattolicadel Sacro Cuore, la plus grande université catholique d’Italie, vient de présenter son nouvel ouvrage au Sénat à Rome. En présence du président du Sénat italien, Ignazio La Russa, elle a affirmé que « la faible productivité du travail en Europe demeure un point qui exige une attention et des efforts accrus. Le rétablissement de la compétitivité reste un pilier essentiel des politiques européennes. Mais pour que l’Europe réussisse, une nouvelle dynamique est également nécessaire, fondée sur la solidarité, afin de préserver la confiance et la cohésion sociale ».

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La Chine, otage stratégique du bras de fer Washington-Téhéran

Au cœur de la crise du détroit d’Ormuz, la Chine apparaît comme l’acteur silencieux, mais central, d’un affrontement qui la dépasse. Première importatrice mondiale de pétrole, elle dépend largement des flux énergétiques transitant par cette voie stratégique, aujourd’hui fragilisée par la guerre entre Washington et Téhéran.

Dans ce contexte, les déclarations de Donald Trump, mercredi 15 avril, sur une « réouverture » du détroit prennent une dimension particulière. Le président américain affirme vouloir garantir la liberté de navigation. Un objectif qui bénéficierait directement à Pékin, fortement exposée aux perturbations du Golfe.

La Chine n’a pas encore réagi au dernier message du dirigeant américain concernant la réouverture du détroit. Mais elle a auparavant nié à plusieurs reprises fournir un quelconque soutien militaire à l’Iran. Sachant que Pékin a accusé également Washington d’un comportement « dangereux et irresponsable » suite au blocus des navires iraniens.

Mais derrière cette rhétorique, la réalité est plus complexe. Les États-Unis imposent un contrôle naval strict dans le détroit d’Ormuz, ciblant notamment les flux liés à l’Iran. Cette stratégie de pression vise officiellement Téhéran. Mais elle place indirectement la Chine dans une position de dépendance accrue vis-à-vis de la puissance maritime américaine.

Pour Pékin, l’équation est délicate. D’un côté, la stabilité du détroit est vitale pour sécuriser ses approvisionnements énergétiques. De l’autre, l’hégémonie militaire américaine sur cette route commerciale contredit ses ambitions de puissance globale et son projet de diversification des routes énergétiques, notamment à travers les nouvelles routes de la soie.

Lire aussi : Pékin redoute la chute d’un allé stratégique au Moyen-Orient

En pratique, les compagnies chinoises se montrent prudentes. Plusieurs pétroliers ont réduit leurs passages ou modifié leurs itinéraires. Un signe que la pression américaine produit déjà des effets concrets. Cette adaptation illustre la vulnérabilité de la Chine face aux points d’étranglement maritimes contrôlés par d’autres puissances.

Face à cette situation, Pékin privilégie pour l’instant une posture mesurée : appels à la désescalade; refus d’une confrontation directe; et maintien de ses relations économiques avec l’Iran. Mais en filigrane, la crise d’Ormuz renforce une priorité stratégique chinoise : réduire sa dépendance aux routes maritimes sous contrôle occidental.

Ainsi, loin d’être un simple spectateur, la Chine se retrouve au cœur d’un jeu de puissance où se redessinent les équilibres énergétiques mondiaux; sans pour autant en maîtriser les règles.

Notons enfin que Trump doit effectuer une visite d’État en Chine le 14 mai prochain. Tandis que Xi devrait se rendre à Washington pour une visite réciproque à une date ultérieure.

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Six Français sur dix ont réduit leurs dépenses

Six Français sur dix déclarent avoir « serré la ceinture » ces dernières semaines en raison de la hausse des prix du carburant, indique un sondage d’ELABE.

Les résultats du sondage de la société ELABE publiés mercredi 15 avril 2025 indiquent entre autres que 37 % des Français interrogés ont renoncé à l’idée de partir en vacances. Tandis que 33 % disent avoir réduit leurs achats et leurs sorties telles que les cinémas, les restaurants, etc. 59 % disent également avoir limité leurs déplacements en voiture. A noter au passage qu’en France, les prix des carburants ont augmenté de 15 % ces trois dernières semaines.

Enfin, concernant les mesures visant à atténuer les conséquences de la crise, 78 % des personnes interrogées se disent favorables à des allégements fiscaux et 72 % à une aide ciblée aux professionnels et aux ménages économiquement plus faibles.

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Les obligations américaines perdent leur « prime de sécurité »

Le Fonds monétaire international (FMI) a averti que l’émission croissante d’obligations du Trésor américain réduit la prime de sécurité dont elles bénéficient depuis longtemps auprès des investisseurs. Ce qui a un impact négatif sur les obligations d’État dans le monde entier.

Dans son dernier rapport, « Fiscal Monitor », publié mercredi 15 avril, le FMI indique que « l’augmentation de l’offre d’obligations du Trésor américain réduit la prime de sécurité dont ces obligations ont traditionnellement bénéficié. Ce qui entraîne une hausse des coûts d’emprunt à l’échelle mondiale ».

Selon Bloomberg News, les États-Unis émettent massivement des obligations car leur déficit budgétaire a atteint en moyenne environ 6 % par an ces trois dernières années. Soit un niveau historiquement élevé, sauf en temps de guerre ou de récession économique. Le Bureau du budget du Congrès prévoit que ce déficit important se maintiendra tout au long de la prochaine décennie, d’après l’agence de presse allemande dpa.

L’institution de Bretton Woods souligne le resserrement de l’écart entre les rendements des obligations d’entreprises AAA et ceux des bons du Trésor comme preuve du déclin de l’attractivité des titres d’État américains. Alors que les spreads sont généralement considérés comme une mesure du risque que les investisseurs sont prêts à accepter chez les emprunteurs d’entreprises, le FMI inverse cette analyse, les considérant plutôt comme une mesure de la prime que les acheteurs sont disposés à payer pour investir dans des bons du Trésor…

Le fonds a présenté un graphique montrant que les marges bénéficiaires des obligations d’entreprises notées AAA sont tombées à environ 35 points de base, après avoir dépassé 55 points de base au début de 2019.

Il a également mis en lumière un autre risque : la dépendance croissante du Trésor américain aux émissions d’obligations à court terme. « Lorsque la dette est concentrée sur des échéances courtes, les gouvernements sont contraints de se refinancer fréquemment. Ce qui accroît leur vulnérabilité aux fluctuations soudaines des conditions de marché ou du sentiment des investisseurs ».

Les avertissements du FMI interviennent trois semaines avant la publication par le Trésor américain de sa dernière déclaration de politique monétaire concernant l’émission de dette américaine.

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Le Conseil de sécurité de l’ONU reconduit le dispositif contre le trafic de brut libyen

Le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté, mardi 14 avril 2026, un projet de résolution renouvelant jusqu’au 1er août 2027 le régime de sanctions concernant l’exportation illégale de pétrole libyen.

Le projet de texte, rédigé par le Royaume-Uni, renouvelle également le mandat du Groupe d’experts (GdE) du Comité des sanctions de 1970 sur la Libye jusqu’au 15 août 2027.

A cet égard, notons que par sa résolution 2146, le Conseil avait autorisé les États membres à inspecter en haute mer les navires désignés par le Comité des sanctions de 1970 pour avoir facilité l’exportation illégale de pétrole libyen.

La nouvelle résolution 2819 précise la mise en œuvre de mesures de gel des avoirs. Et ce, tout en maintenant par ailleurs le cadre de sanctions existant contre la Libye.

La modification de fond la plus importante concerne l’ajout d’un nouveau paragraphe opérationnel. Celui-ci autorise, sous des conditions strictes, le transfert des actifs bloqués/gelés de l’Autorité libyenne d’investissement (LIA) de certaines institutions financières qui les détiennent (« dépositaires ») à d’autres relevant de la même juridiction (c’est-à-dire du même pays ou d’un pays doté d’un système juridique similaire) dans le seul but de changer de dépositaire et sans possibilité de les utiliser.

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Venezuela : Washington desserre l’étau financier

Le département du Trésor américain a annoncé mardi 14 avril au soir la levée des sanctions contre la Banque centrale du Venezuela et trois autres banques du pays.

Cette décision s’inscrit dans le cadre du processus de normalisation progressive des relations entre le Venezuela et les États-Unis. Et ce, suite à l’annonce faite en mars par le département d’État américain de rétablir les relations diplomatiques entre Caracas et Washington, qui avaient été rompues en 2019.

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Prix à la pompe : Lecornu vise les marges, pas les tarifs

Face à la hausse persistante des prix des carburants, le gouvernement français envisage de reprendre la main sur les marges des distributeurs. Plutôt qu’un gel direct des prix à la pompe, l’exécutif privilégie une intervention ciblée par décret, visant à encadrer les profits réalisés par les acteurs du secteur.

Le gouvernement français a annoncé mardi 14 avril qu’il envisage d’agir sur les prix à la pompe via un décret pour contrôler les marges des distributeurs, notamment dans un contexte de pression inflationniste. Cette mesure vise à assurer une baisse significative des tarifs, en lien avec une politique de stabilisation du coût énergétique pour les consommateurs. Elle pourrait être déclenchée au-delà d’un certain niveau de prix, afin de limiter les effets des fluctuations internationales sur le pouvoir d’achat des consommateurs. L’objectif affiché est de contenir les hausses sans désorganiser totalement le marché.

Les autorités justifient cette approche par la nécessité de trouver un équilibre entre protection des automobilistes et maintien d’un fonctionnement normal de la distribution. Un blocage strict des prix est en effet jugé trop rigide et potentiellement contre-productif.

Du côté des distributeurs, une telle perspective suscite des inquiétudes. Certains acteurs du secteur estiment que l’encadrement des marges pourrait fragiliser leur rentabilité, notamment dans un contexte déjà marqué par des coûts logistiques élevés.

Le projet reste à ce stade à l’étude, mais il s’inscrit dans une série de mesures envisagées pour répondre à la pression croissante liée au coût de l’énergie…

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Washington met fin au répit sur le brut iranien

Le département du Trésor américain annonce qu’il ne prolongerait pas la levée temporaire de certaines sanctions sur le pétrole iranien. Laquelle avait été décidée le mois dernier. Et ce, dans le but d’atténuer les effets de la guerre au Moyen-Orient sur le marché des hydrocarbures.

« L’autorisation temporaire permettant la vente du pétrole iranien actuellement bloqué en mer expire dans quelques jours. Et elle ne sera pas renouvelée ». C’est ce qu’a écrit le département du Trésor sur son compte X. Il indique poursuivre avec détermination l’opération « Fureur économique » (à l’instar de l’opération militaire « Fureur épique » contre l’Iran), en exerçant une pression maximale sur l’Iran.

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Le FMI alerte sur une très forte inflation mondiale en 2026

L’économie mondiale entre dans une période de turbulences suite à la guerre au Moyen-Orient. Ainsi prévient le Fonds monétaire international (FMI) dans son dernier rapport « Perspectives de l’économie mondiale » (PEM) rendu public mardi 14 avril. Il y revoit à la baisse ses prévisions de croissance et à la hausse ses prévisions d’inflation. 

Une fois de plus, l’économie mondiale est menacée, cette fois par le déclenchement d’une guerre au Moyen-Orient, souligne le FMI. En 2025, l’impact négatif de la hausse des barrières commerciales et de l’incertitude accrue a été compensé par une impulsion donnée aux investissements technologiques, une conjoncture économique favorable – notamment un dollar américain plus faible – et des politiques budgétaires et monétaires accommodantes. Le conflit au Moyen-Orient constitue un important facteur de résistance à ces éléments positifs, en raison de son impact sur les marchés des matières premières, les anticipations d’inflation et la conjoncture économique, précise encore le Fonds.

En raison de la forte incertitude, le FMI présente dans son rapport une « prévision de référence » – plutôt que le scénario de base traditionnel – fondée sur l’hypothèse que la guerre sera de durée, d’intensité et d’ampleur limitées. De sorte que les perturbations s’atténueront d’ici mi-2026.

Toutefois, compte tenu de l’évolution rapide de la situation, le rapport envisage des scénarios où le conflit se prolonge ou s’étend. La probabilité que ces scénarios se concrétisent augmente progressivement à mesure que les hostilités et les perturbations qui en découlent se poursuivent.

Selon les prévisions de référence, la croissance mondiale devrait s’établir à 3,1 % en 2026 et à 3,2 % en 2027. Tout en ralentissant par rapport à son rythme récent d’environ 3,4 % en 2024-2025.

Prévisions de croissance du FMI

Aux États-Unis, après 2,1 % en 2025, ce taux atteindra 2,3 % en 2026 et 2,1 % en 2027.

Dans la zone euro, la croissance devrait ralentir, passant de 1,4 % en 2025 à 1,1 % en 2026 et 1,2 % en 2027.

Pour l’Allemagne, première économie de la zone euro, le FMI a revu ses estimations à la baisse de 0,3 point de pourcentage pour 2026 et 2027. Il table désormais sur une croissance de 0,8 % et 1,2 % respectivement; contre seulement 0,2 % en 2025.

En France, deuxième pays le plus important de l’UE, le FMI a revu ses prévisions à la baisse de 0,1 point de pourcentage et de 0,3 point de pourcentage. Et ce, respectivement pour 2026 et 2027, avec une croissance de 0,9 % pour les deux années.

Quant au Royaume-Uni, la croissance devrait ralentir, passant de 1,3 % en 2025 à 0,8 % en 2026.

Concernant la Chine, le Fonds a revu à la baisse ses prévisions pour 2026 de 0,1 point de pourcentage et les a laissées inchangées pour 2027. Plus précisément, il prévoit un ralentissement de la croissance, passant de 5 % en 2025 à 4,4 % en 2026 et à 4 % en 2027.

Le FMI a revu ses prévisions à la hausse de 0,3 point de pourcentage en 2026 et de 0,1 point de pourcentage en 2027 du côté de la Russie.

Dans le même temps, le FMI a revu à la hausse ses prévisions d’inflation mondiale, les portant à 4,4 % pour 2026 et à 3,7 % pour 2027; contre 3,7 % précédemment prévu pour 2026.

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Et si l’once d’or atteignait les 6 000 dollars?

La banque privée suisse Union Bancaire Privée (UBP) a reconstitué ses positions d’investissement dans l’or. Et ce, après avoir considérablement réduit son exposition suite à la chute des prix provoquée par la guerre en Iran. Ladite banque considère désormais que les perspectives à long terme pour le précieux métal restent solides.

L’UBP explique avoir progressivement réintégré l’or dans les portefeuilles discrétionnaires de ses clients, après avoir réduit son exposition à environ 3 % contre environ 10 % auparavant. Grâce à cette mesure, les positions en or des investisseurs sont désormais « globalement équilibrées ». C’est ce que relève Paras Gupta, responsable de la gestion de portefeuille discrétionnaire en Asie, lors d’un entretien avec la presse, lundi 13 avril.

La banque gérait des actifs clients d’une valeur d’environ 184,5 milliards de francs suisses (environ 233 milliards de dollars) jusqu’à l’année dernière.

Le cours de l’or devrait atteindre 6 000 dollars

En outre, M. Gupta noté, selon Bloomberg, qu’UBP cherche à renforcer davantage ses positions dans l’or. Lesquelles consistent principalement en des fonds négociés en bourse (ETF) adossés à l’or; après que ces allocations ont atteint environ 6 % des portefeuilles discrétionnaires. Elle a confirmé son adhésion à ses prévisions selon lesquelles le prix de l’or atteindra 6 000 dollars l’once d’ici la fin de l’année. Il serait soutenu par des facteurs structurels de la demande. Avec, notamment, les achats des banques centrales et les préoccupations liées aux déficits budgétaires publics.

Parmi les autres raisons figurent l’escalade des tensions géopolitiques et la volatilité à court terme, malgré la tendance à la hausse. Nonobstant ces perspectives positives, le cours de l’or a reculé depuis le début de la guerre. Et ce, sous l’effet des inquiétudes liées à la hausse des taux d’intérêt et aux tensions sur les liquidités qui ont incité les investisseurs à vendre une partie de leurs avoirs pour compenser leurs pertes sur d’autres marchés. Le précieux métal a ainsi perdu environ 10 % de sa valeur depuis le début du conflit. Et plus précisément après l’échec des négociations de paix entre les États-Unis et l’Iran et l’annonce par Washington d’un blocus naval du détroit d’Ormuz.

Cependant, le cours de l’or a encore augmenté d’environ 80 % depuis début 2025. Ce qui témoigne de son attrait persistant en tant que valeur refuge en période d’incertitude.

Risques inflationnistes et impact sur l’or

M. Gupta explique encore que les risques d’inflation se font plus pressants à court terme, en raison de la hausse des prix de l’énergie. Ce qui pourrait exercer une pression temporaire sur les cours de l’or. Il a toutefois souligné que les prévisions macroéconomiques n’indiquent pas que l’économie mondiale entre en récession. En effet, l’opinion d’UBP rejoint les prévisions de plusieurs banques d’investissement internationales. Celles-ci confirment des perspectives positives à long terme pour l’or, notamment ANZ Banking Group et Goldman Sachs.

Par ailleurs, les investisseurs cherchant des opportunités d’achat lors des baisses ont récemment contribué à soutenir les prix. Les avoirs mondiaux de fonds négociés en bourse (ETF) adossés à l’or ayant augmenté d’environ 20 tonnes en avril. Après les plus importantes sorties de capitaux mensuelles en cinq ans en mars, indiquent les données de Bloomberg.

A noter que l’UBP est l’une des principales banques privées en matière de gestion de patrimoine, gérant des actifs d’une valeur de plus de 150 milliards de francs suisses. Son retour sur le marché de l’or témoigne d’une confiance accrue dans ses perspectives à long terme. Cette dernière est alimentée par une demande structurelle et des tensions géopolitiques; malgré une volatilité à court terme liée aux risques d’inflation et au resserrement des liquidités. Cette tendance conforte la position de l’or comme valeur refuge de premier plan dans les portefeuilles d’investissement mondiaux.

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Pétrole : vers 150 dollars le baril !

Selon un cadre expérimenté du marché pétrolier, les prix du pétrole vont être bien plus élevés qu’actuellement. Et ce, si les États-Unis mettent à exécution leur projet de blocus naval du détroit d’Ormuz.

Le prix du Brent a dépassé les 103 dollars le baril lundi 13 avril, après l’échec des négociations du week-end entre Washington et Téhéran. Ce qui aggrave la crise énergétique mondiale et provoque de fortes turbulences sur les marchés. Les forces américaines ont commencé, lundi 13 avril à partir de 16 heures, à appliquer le blocus. Lequel concerne tous les navires entrant ou sortant des ports iraniens.

« Le chiffre que nous avons vu ce matin — 103 dollars, soit une hausse de 8 % — ne reflète absolument pas ce qui pourrait se produire si les États-Unis décidaient de mettre à exécution cette obstruction ». C’est ce qu’a déclaré Jorge Montepeque, PDG d’Onyx Capital Group, à Bloomberg Television. « C’est absurde. Le prix devrait se situer entre 140 et 150 dollars ». Un blocus américain transformerait un conflit régional en un conflit potentiellement mondial. Avec pour conséquence une perte d’approvisionnement pouvant atteindre 12 millions de barils par jour, a-t-il ajouté. Les opérateurs ont jugé « trop extrême » de bloquer les deux rives du détroit. Ce qui explique la relative stabilité des prix durant la séance asiatique.

Selon Montepeque, les prix du pétrole pourraient se maintenir autour de 100 dollars le baril jusqu’à la fin de l’année, si Trump modère certaines de ses actions.

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Les prix du pétrole brut arabe ont atteint des sommets

Les prix du pétrole brut des pays arabes ont collectivement bondi en mars 2026. Et ce, sous l’effet du déclenchement de la guerre iranienne et de ses conséquences.

Selon les données de l’Energy Research Unit, publiées lundi 13 avril, le prix moyen du pétrole brut Brent a connu une hausse remarquable de 43,6 %, atteignant 99,60 dollars le baril. Alors que parallèlement le pétrole brut West Texas Intermediate subissait un bond similaire de 41 %, à 91 dollars.

Dans le même temps, les contrats à terme connaissent actuellement une dynamique plus forte. Ils se négocient au-dessus de 102 dollars pour le Brent et de 104 dollars pour le pétrole brut américain. C’est la conséquence de l’échec des pourparlers américano-iraniens et de l’annonce par la marine américaine de sa volonté d’imposer un blocus total de la circulation des navires à destination et en provenance d’Iran.

Au niveau arabe, les pétroles bruts Saudi Arabian Light et Kuwaiti Export ont dominé la liste des prix les plus élevés au cours du mois dernier. Et ils se sont également classés en tête de la liste des pétroles bruts arabes les plus chers du panier de l’OPEP.

Prix du panier de l’OPEP

Ainsi, le prix moyen du panier de pétrole brut de l’OPEP a bondi de 71 % en mars, atteignant 116,36 dollars le baril, contre 67,90 dollars le mois précédent. Le pétrole brut d’exportation du Koweït a enregistré la plus forte hausse de prix en pourcentage, bondissant d’environ 86,5 % pour atteindre 124,25 dollars le baril, contre 66,61 dollars le mois précédent.

Selon le rapport de l’OPEP publié lundi (13 avril 2026), le pétrole brut Saudi Arabian Light est arrivé en deuxième position avec une augmentation de plus de 77 %, le prix du baril atteignant 121,29 dollars le mois dernier, après s’être négocié à une moyenne de 68,4 dollars en février 2026. Le pétrole brut Basra Medium irakien a, lui, enregistré une hausse de 76 %, atteignant 117,62 dollars, contre environ 66,77 dollars le mois précédent.

Quant au pétrole brut Murban des Émirats arabes unis, son prix a augmenté de 59,6 %, atteignant 110,86 dollars le baril en mars dernier, contre un prix moyen de 69,45 dollars le mois précédent. Parallèlement, le pétrole brut libyen Es Sider a enregistré une hausse d’environ 46 %, le prix du baril atteignant 103,69 dollars contre 71,14 dollars le mois précédent.

Le prix du pétrole brut algérien Saharan Blend a également augmenté de 41,6 %, atteignant 104,24 dollars, contre environ 73,59 dollars en février 2026.

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L’OTAN ne participera pas au blocus du détroit d’Ormuz

Les pays membres de l’OTAN ont annoncé, lundi 13 avril, qu’ils ne participeraient pas au plan de Donald Trump d’un blocus du détroit d’Ormuz, proposant plutôt d’intervenir seulement après la fin des hostilités, une décision qui irrite le républicain et exacerbe les tensions au sein de l’alliance.

Trump a déclaré que l’armée américaine collaborerait avec d’autres pays pour bloquer le trafic maritime dans le détroit après que les pourparlers entre Américains et Iraniens n’ont pas permis de parvenir à un accord pour mettre fin au conflit avec l’Iran.

L’armée américaine a précisé par la suite que le blocus ne concernerait que les navires à destination ou en provenance des ports iraniens.

Depuis le début de la guerre le 28 février, l’Iran a largement fermé le détroit à tous les navires, à l’exception des siens. Il cherche à pérenniser son contrôle sur cette voie maritime et envisage d’imposer des droits de passage aux navires qui l’empruntent…

Cependant, les alliés de l’OTAN, dont la Grande-Bretagne et la France, ont indiqué qu’ils ne se laisseraient pas entraîner dans le conflit en rejoignant le blocus, soulignant au contraire qu’ils travaillaient à une initiative visant à ouvrir cette voie maritime, par laquelle transite habituellement environ un cinquième des approvisionnements mondiaux en pétrole.

Pression

« Nous ne soutenons pas le blocus, a déclaré le Premier ministre britannique, Keir Starmer, à la BBC. Ma décision est on ne peut plus claire : quelles que soient les pressions – et elles ont été considérables –, nous ne nous laisserons pas entraîner dans une guerre ».

Le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte, a informé les gouvernements européens que Trump souhaitait des engagements concrets pour sécuriser le détroit d’Ormuz, selon des diplomates cités par Reuters. L’OTAN pourrait jouer un rôle dans le détroit si ses 32 membres acceptaient de mettre en place une mission.

Plusieurs pays européens ont annoncé être prêts à participer, mais seulement après une cessation durable des hostilités et un accord avec l’Iran garantissant que leurs navires ne seront pas attaqués.

La France organisera une conférence avec la Grande-Bretagne et d’autres pays afin de créer une mission multinationale visant à rétablir la navigation dans le détroit, a annoncé lundi le président français Emmanuel Macron sur X. « Cette mission strictement défensive, distincte de celles impliquées dans le conflit, sera déployée dès que les conditions le permettront », a ajouté Macron…

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Les États-Unis officialisent le blocus du détroit d’Ormuz

Les États-Unis ont officiellement mis en œuvre cet après-midi du mardi 13 avril un blocus maritime dans le détroit d’Ormuz. Il marque une nouvelle étape dans l’escalade des tensions avec l’Iran. De même qu’il suscite de vives inquiétudes à l’échelle internationale.

Décision stratégique annoncée par Donald Trump, ce verrouillage partiel de l’un des passages maritimes les plus cruciaux au monde vise à restreindre les capacités de navigation iraniennes et à accentuer la pression sur Téhéran. Le détroit d’Ormuz, par lequel transite une part significative du pétrole mondial, constitue en effet une artère vitale pour le commerce énergétique international. Ce blocus est donc une décision lourde de conséquences.

Situé entre le golfe Persique et le golfe d’Oman, le détroit d’Ormuz est emprunté chaque jour par des dizaines de navires transportant hydrocarbures et marchandises. Toute entrave à la circulation dans cette zone a des répercussions immédiates sur les marchés énergétiques et financiers mondiaux.

Avec ce blocus, Washington entend envoyer un signal fort, dans un contexte de tensions persistantes avec Iran. Les autorités américaines justifient cette décision par des impératifs de sécurité maritime et de contrôle des flux stratégiques dans la région.

Cependant, cette initiative suscite des réactions contrastées à travers le monde. Plusieurs pays redoutent une escalade militaire dans une région déjà instable. Tandis que les acteurs économiques s’inquiètent des conséquences sur les prix de l’énergie et la stabilité des approvisionnements.

Par ailleurs, les marchés pétroliers, particulièrement sensibles à toute perturbation dans le Golfe, pourraient rapidement réagir à cette nouvelle donne. Une hausse des prix du brut est redoutée, si la situation venait à se détériorer davantage.

En instaurant ce blocus, les États-Unis prennent le risque d’un engrenage difficile à maîtriser. L’Iran pourrait répondre par des mesures de rétorsion, accentuant encore la volatilité régionale et internationale.

Dans ce contexte, le détroit d’Ormuz redevient plus que jamais un point de friction majeur, au cœur des rivalités géopolitiques contemporaines et des équilibres énergétiques mondiaux.

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