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Tunisie | Ennahdha dénonce l’instrumentalisation politique de la justice

Le mouvement Ennahdha a condamné les premiers jugements rendus dans l’affaire dite de la «causerie du Ramadan», exigeant la libération de son chef, Rached Ghannouchi, selon un communiqué publié par le mouvement le mercredi 15 avril 2026.

Le communiqué réaffirme que «l’appel lancé par Rached Ghannouchi lors de la causerie du Ramadan s’inscrivait dans un contexte d’appel à l’unité nationale, de rejet de l’exclusion et de la violence, et de mise en garde contre la division».

Le mouvement exprime son rejet du caractère politique du procès, dans lequel les opinions dissidentes sont persécutées, le droit de s’organiser est bafoué et les droits constitutionnels sont violés, selon les termes du communiqué.

Ennahdha, qui a gouverné entre 2011 et 2021 et dont la plupart des dirigeants sont incarcérés et condamnés à de lourdes peines de prison dans diverses affaires, a également condamné l’instrumentalisation du pouvoir judiciaire et de la loi antiterroriste pour exclure des opposants politiques et réprimer la liberté d’opinion, d’expression et d’activité politique, dans le but d’intimider les citoyens et de masquer l’incapacité à remédier à la situation économique et sociale et à enrayer la dégradation des conditions de vie des Tunisiens.

Rappelons que la chambre criminelle du tribunal de première instance de Tunis a condamné, mardi 14 avril, Rached Ghannouchi, chef du mouvement Ennahdha et ancien président de l’Assemblée des représentants du peuple (2019-2021), à vingt ans de prison dans la seule affaire dite de la  «causerie du Ramadan».

D’autres personnalités politiques ont également été condamnées dans cette affaire, notamment Ahmed Mechergui, Belgacem Hassen, Mohamed Goumani, l’ancien ministre des Affaires étrangères Rafik Abdessalem, le membre du Conseil de la Choura Youssef Nouri, l’ancien responsable des jeunes d’Ennahdha à l’université Mohamed Cheniba, et plusieurs autres.

D’autres dirigeants du parti sont incarcérés et condamnés dans d’autres affaires dont Ali Larayedh, Noureddine Bhiri, Habib Ellouze, Ajmi Lourimi et autres Mondher Ounissi.  

I. B.

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