La Chine annonce une croissance de 5 % au premier trimestre 2026
Les taux de croissance des grandes économies, au cours du premier quart de l’année 2026, commencent à tomber. Les chiffres sont bien attendus bien qu’ils n’incluent pas intégralement le choc énergétique découlant de la guerre en Iran.
La Chine a annoncé un produit intérieur brut en progression de 5 % fin mars 2026, une accélération par rapport aux 4,5 % du trimestre précédent et dépassant les prévisions des économistes. Pour rappel, Pékin avait abaissé son objectif de croissance à une fourchette de 4,5 – 5 %, ce qui en constitue le moins ambitieux depuis le début des années 1990.
Chiffres en demi-teinte
Le communiqué qui a accompagné ces statistiques a appelé à être conscient que l’environnement extérieur devient plus complexe et volatil. Il met en garde contre un déséquilibre entre une offre forte et une demande faible.
Par ailleurs, l’investissement en actifs fixes urbains, y compris dans l’immobilier et les infrastructures, a augmenté de 1,7 % au premier trimestre en rythme annuel. La crise immobilière persiste. L’investissement ayant chuté de 11,2 %, accentuant la baisse de 9,9 % enregistrée sur la même période l’an dernier. La croissance provient des ventes au détail, qui ont augmenté de 1,7 % sur une année, après les 2,8 % enregistré en février, dopée par les vacances du nouvel an lunaire.
La production industrielle a également progressé mieux que les attentes, atteignant 5,7 % au mois de mars. En même temps, les ventes d’automobiles ont diminué par rapport à l’année précédente, signalant que les consommateurs restent prudents quant aux achats importants dans un contexte de récentes fluctuations des prix du pétrole.
Déséquilibre entre l’offre et la demande
La résilience de la croissance globale en ce début d’année 2026 feront que Pékin mette l’accent sur le soutien à la consommation et l’investissement privés. Au premier trimestre, la production industrielle a bondi de 6,1 % en glissement annuel, dépassant largement la croissance trimestrielle des ventes au détail de 2,4 %. Le secteur manufacturier est le principal moteur de croissance de l’économie, alors même que la consommation reste à la traîne.
Cela dit, cette croissance s’est essoufflée alors que le conflit au Moyen-Orient fait rage. En tant que premier importateur mondial de pétrole et une économie fortement dépendante des exportations, la Chine est vulnérable à un choc pétrolier qui ralentit déjà les échanges commerciaux, augmente les coûts de production et assombrit les perspectives pour le reste de l’année.
En mars 2026, la croissance des exportations du pays a ralenti à 2,5 %, en net recul par rapport aux 21,8 % de la période janvier-février. Les prix à la production en Chine ont augmenté en mars pour la première fois en plus de trois ans, signe qu’une flambée des coûts de l’énergie commence à se répercuter sur le secteur manufacturier et menace des marges bénéficiaires déjà faibles.
A noter que le FMI a revu à la baisse sa prévision de croissance économique pour la Chine cette année, la ramenant à 4,4 %, contre une estimation de 4,5 % en janvier. Cet ajustement est bien moindre que la révision à la baisse opérée pour la croissance économique mondiale sur la même période. Il s’agit, par ailleurs, d’une révision à la hausse de 20 points de base par rapport à ses prévisions d’octobre.
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