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ECLAIRAGE – Le thermomètre et l’illusion : quand l’économie se gouverne à vue

Il est des vérités que les graphiques ne parviennent pas à saisir, des réalités que les courbes lissent mais que les vies éprouvent avec brutalité. L’inflation appartient à cette catégorie de phénomènes insaisissables par la seule technicité statistique. Elle ne se contente pas d’exister dans les tableaux des économistes ; elle s’insinue dans les gestes quotidiens, dans le poids du panier, dans la frustration silencieuse des fins de mois. Et c’est précisément là que réside le paradoxe fondamental du pilotage économique contemporain : alors que les gouvernements s’appuient sur des indicateurs sophistiqués pour orienter leurs politiques, les citoyens, eux, jugent à partir d’une expérience empirique, cumulative et profondément subjective. Entre ces deux lectures du réel, le fossé ne cesse de se creuser.

Depuis des décennies, la gouvernance économique s’est progressivement enfermée dans une logique technocratique, dominée par des indicateurs agrégés censés refléter l’état de santé d’un pays. Croissance, inflation, chômage : autant de variables que l’on manipule, compare et interprète avec une précision quasi scientifique. Pourtant, cette sophistication masque une faiblesse structurelle : ces indicateurs ne disent rien, ou presque, de la manière dont les individus perçoivent leur propre situation.

L’exemple de l’inflation est, à cet égard, particulièrement éclairant. Les indices officiels, calculés selon des méthodologies rigoureuses, prétendent mesurer l’évolution générale des prix. Mais pour le citoyen, l’inflation n’est pas une moyenne pondérée ; elle est une succession de hausses concrètes, répétées, parfois invisibles dans les statistiques mais omniprésentes dans la réalité. Une augmentation du prix du pain, de l’huile ou du transport public a un impact psychologique bien plus fort qu’une variation globale de l’indice des prix.

Ce décalage révèle une limite majeure du pilotage à vue de l’activité économique : en s’appuyant sur des instruments imparfaits pour capter une réalité complexe, les décideurs risquent de sous-estimer l’ampleur des tensions sociales qui se forment en silence.

Le primat de l’inflation dans la hiérarchie des peurs

L’un des enseignements les plus troublants des dynamiques économiques récentes tient à la hiérarchie implicite que les citoyens établissent entre inflation et chômage. Contrairement à une idée longtemps dominante dans la pensée économique, l’emploi n’est plus nécessairement la priorité absolue des populations. L’inflation, en revanche, s’impose comme une menace diffuse, omniprésente et politiquement explosive.

La raison en est simple : le chômage est une épreuve individuelle, même s’il peut atteindre des proportions importantes ; l’inflation, elle, est une expérience collective. Elle affecte indistinctement toutes les catégories sociales, du salarié au retraité, du fonctionnaire au travailleur informel. Elle agit comme un impôt invisible, érodant progressivement le pouvoir d’achat et alimentant un sentiment d’injustice généralisée.

 

L’inflation, en revanche, s’impose comme une menace diffuse, omniprésente et politiquement explosive. La raison en est simple : le chômage est une épreuve individuelle, même s’il peut atteindre des proportions importantes; l’inflation, elle, est une expérience collective.

 

Dans le contexte tunisien, cette réalité prend une acuité particulière. Avec une inflation persistante autour de niveaux élevés, la perception de la cherté de la vie dépasse largement les chiffres officiels. Le citoyen ne raisonne pas en termes de glissement annuel ou de moyenne mobile ; il constate simplement que son revenu ne lui permet plus de maintenir son niveau de vie. Et cette perception, qu’elle soit statistiquement exacte ou non, devient la vérité politique.

Le pilotage à vue : entre contrainte et illusion de contrôle

Face à ces dynamiques, les autorités économiques se retrouvent dans une position délicate. Le pilotage à vue, souvent décrié, apparaît en réalité comme une nécessité dans un environnement incertain et instable. Les chocs externes, qu’ils soient liés aux prix des matières premières, aux tensions géopolitiques ou aux fluctuations des marchés financiers, limitent considérablement la capacité des gouvernements à planifier sur le long terme.

Cependant, cette gestion au fil de l’eau comporte un risque majeur : celui de donner l’illusion du contrôle. En ajustant les politiques de manière réactive, sans vision stratégique claire, les décideurs peuvent certes atténuer certaines tensions à court terme, mais ils peinent à restaurer la confiance. Or, en économie, la confiance est une variable essentielle, bien que difficilement mesurable.

Dans le cas tunisien, cette problématique est exacerbée par des contraintes structurelles : déséquilibres budgétaires, pression sur les réserves en devises, dépendance aux importations. Le pilotage à vue devient alors non seulement une méthode, mais presque une fatalité. Pourtant, il alimente un sentiment d’improvisation permanente, qui fragilise la crédibilité de l’action publique.

La responsabilité politique asymétrique

Un autre enseignement fondamental réside dans l’asymétrie de la perception des responsabilités. La croissance et l’emploi sont souvent perçus comme le résultat de dynamiques globales, échappant en grande partie au contrôle des gouvernements. À l’inverse, l’inflation est presque systématiquement imputée aux autorités en place.

Cette asymétrie crée une situation paradoxale : même lorsque les fondamentaux économiques s’améliorent, un niveau d’inflation perçu comme élevé peut suffire à délégitimer l’action gouvernementale. Le pouvoir politique se retrouve ainsi jugé non pas sur des performances objectives, mais sur une variable unique, fortement chargée émotionnellement.

En Tunisie, cette dynamique est particulièrement visible. Les efforts de stabilisation macroéconomique, aussi réels soient-ils, peinent à produire un effet politique tangible dès lors que le coût de la vie continue de peser sur les ménages. Le débat économique se réduit alors à une question simple, presque brutale : pourquoi tout devient-il plus cher ? 

Vers une redéfinition des priorités économiques

Ce contexte impose une remise en question profonde des paradigmes traditionnels. L’idée selon laquelle la croissance peut compenser une inflation modérée semble de moins en moins acceptée par les populations. Au contraire, une stabilité des prix, même au prix d’une croissance plus faible, apparaît comme un objectif prioritaire.

Cette évolution pose un dilemme majeur pour les décideurs. Faut-il privilégier des politiques restrictives pour contenir l’inflation, au risque de freiner l’activité économique ? Ou maintenir un soutien à la croissance, en acceptant une érosion du pouvoir d’achat ? Ce choix, loin d’être purement technique, est profondément politique.

Dans le cas tunisien, la marge de manœuvre est d’autant plus limitée que les instruments de politique économique sont contraints. La politique monétaire, orientée vers la maîtrise de l’inflation, ne peut à elle seule résoudre des déséquilibres structurels. Quant à la politique budgétaire, elle est encadrée par des contraintes de financement de plus en plus strictes.

 

Gouverner, ce n’est pas seulement ajuster des variables; c’est aussi capter les signaux faibles, écouter les ressentis, anticiper les réactions. Dans un monde où l’incertitude est la norme, la lucidité devient la ressource la plus précieuse.

 

Réconcilier l’économie réelle et l’économie perçue

Au-delà des arbitrages techniques, le véritable défi réside peut-être ailleurs : dans la capacité à réconcilier l’économie des chiffres et l’économie du vécu. Tant que les citoyens auront le sentiment que les discours officiels ne reflètent pas leur réalité quotidienne, la défiance persistera.

Cela suppose un changement de paradigme dans la manière de concevoir et de le communiquer aux agents économiques. Il ne s’agit plus seulement de produire des indicateurs fiables; mais de comprendre et d’intégrer les perceptions. L’économie n’est pas une science exact; elle est aussi une science sociale.

En définitive, le pilotage à vue n’est pas en soi une faute. Il devient problématique lorsqu’il s’accompagne d’une cécité sur les réalités vécues. Gouverner, ce n’est pas seulement ajuster des variables. C’est aussi capter les signaux faibles, écouter les ressentis, anticiper les réactions. Dans un monde où l’incertitude est la norme, la lucidité devient la ressource la plus précieuse.

Et c’est peut-être là que se joue l’essentiel : dans la capacité à transformer une gestion réactive en une vision cohérente, à redonner du sens à l’action économique, et à restaurer ce lien fragile entre gouvernants et gouvernés. Car au fond, l’économie n’est pas qu’une affaire de chiffres ; elle est une affaire de confiance.

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* Dr. Tahar EL ALMI,

Economiste-Economètre.

Ancien Enseignant-Chercheur à l’ISG-TUNIS,

Psd-Fondateur de l’Institut Africain

D’Economie Financière (IAEF-ONG)

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Inflation, risque souverain et système bancaire en Tunisie

Une économie sous tension… mais pas sans ressorts : analyse de l’inflation en Tunisie, du risque souverain et du rôle des banques dans la stabilité économique et le financement de l’État.

Abdelwaheb Ben Moussa *

Ces derniers mois, plusieurs signaux ont mis l’économie tunisienne sous les projecteurs : inflation persistante, contraintes budgétaires de l’État et notations prudentes attribuées à certaines banques tunisiennes.

Pris isolément, chacun de ces éléments peut sembler inquiétant. Pourtant, ils ne sont pas indépendants : ils s’inscrivent dans un même système macro-financier où la politique monétaire, la situation budgétaire et la solidité du secteur bancaire évoluent en interdépendance.

Comprendre ces interactions est essentiel pour interpréter correctement les tensions économiques actuelles et éviter les conclusions simplistes.

L’inflation persiste

Contrairement à certaines prévisions d’un ralentissement rapide, l’inflation en Tunisie ne baisse pas et tend même à s’accentuer récemment. Selon l’Indice des prix à la consommation publié par l’INS, le taux d’inflation annuel a augmenté à 5 % en février 2026, contre 4,8 % en janvier. Cette progression est principalement due à l’accélération des prix des produits alimentaires.

La Banque centrale de Tunisie (BCT) continue d’agir pour contenir les pressions sur les prix, mais ses efforts se heurtent à des facteurs externes et structurels. La hausse des prix de l’énergie et des importations, notamment alimentaires, alimente encore le ressenti inflationniste des ménages.

Autrement dit, la désinflation n’est pas encore observable, et le système économique doit composer avec une inflation persistante dans certains secteurs.

Entre risque et stabilisation

Le risque souverain joue un rôle central dans l’évaluation des banques tunisiennes. Les notations internationales tiennent compte de l’environnement macroéconomique autant que de la gestion interne des institutions financières. Une banque bien gérée peut apparaître prudente dans ces évaluations simplement parce qu’elle opère dans un contexte économique marqué par des contraintes budgétaires.

Distinguer risque souverain et fragilité opérationnelle permet d’interpréter correctement les notations et de ne pas confondre perception macroéconomique et performance institutionnelle.

La forte exposition des banques à la dette publique est souvent considérée comme un facteur de vulnérabilité. En réalité, cette relation remplit également une fonction stabilisatrice. Les obligations d’État constituent des actifs sûrs et liquides, et les banques financent l’État lorsque l’accès aux marchés internationaux est limité.

Une diversification progressive des portefeuilles bancaires reste toutefois souhaitable pour réduire la concentration sur la dette publique et stimuler le financement de l’économie productive.

Inflation, banques et dette

L’économie tunisienne fonctionne selon un équilibre où plusieurs dimensions financières interagissent. L’inflation persistante pèse sur les finances publiques et sur le pouvoir d’achat, influençant la perception du risque souverain et les conditions de financement de l’État et du système bancaire. Les banques deviennent alors un canal de transmission de ces tensions vers le financement de l’économie.

Ces interactions montrent que les défis actuels ne sont pas isolés mais font partie d’un équilibre macrofinancier global.

Renforcer la résilience du système économique

Plusieurs leviers peuvent renforcer la stabilité économique à long terme. La diversification des actifs bancaires et le financement accru du secteur privé, notamment des PME, permettraient de réduire la dépendance à la dette publique. Le développement des marchés financiers domestiques offrirait de nouveaux instruments pour partager les risques.

La transparence des politiques économiques et le renforcement des cadres de gouvernance peuvent également améliorer la confiance des investisseurs et atténuer la perception du risque souverain.

Lecture de l’infographie :

  • Inflation : prix, énergie, importations – influence la politique monétaire et les finances publiques ;
  • Risque souverain : dette publique, finances publiques – conditionne la perception des marchés et notations ;
  • Système bancaire : crédit, liquidité, financement de l’État – transmet les tensions vers l’économie ;
  • Centre : Financement de l’économie – investissements, PME, croissance.

Comprendre les équilibres

Les débats sur l’inflation persistante, le risque souverain et la solidité des banques traduisent des préoccupations légitimes. Mais leur interprétation nécessite une vision globale des interactions économiques. La BCT, les banques et les finances publiques ne fonctionnent pas isolément : elles forment un système interdépendant où chaque élément influence la stabilité globale.

L’enjeu pour la Tunisie n’est pas seulement de gérer les tensions à court terme, mais de consolider les fondations macro-financières pour soutenir une croissance durable et renforcer la crédibilité du pays sur les marchés internationaux. **

* Ingénieur en informatique, cadre d’une banque publique.

** Mention: un outil d’intelligence artificielle est utilisé pour affiner le style, la fluidité et la structure.

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Europe : les marchés rechutent sous la menace d’Ormuz

Les actions européennes ont chuté jeudi 9 avril après avoir enregistré leur plus forte hausse en quatre ans, les investisseurs restant préoccupés par la fragilité du cessez-le-feu entre les États-Unis et l’Iran et ses conséquences sur les prix du pétrole et l’inflation mondiale.

L’indice paneuropéen STOXX 600 a reculé de 0,2 % à 612,59 points, après avoir réduit ses pertes initiales suite à des informations selon lesquelles Israël et le Liban pourraient bientôt entamer des négociations directes. Idem pour l’indice DAX allemand qui a perdu 1,1 % et le CAC 40 (-0,2 %).

Rappelons que les marchés européens ont bondi mercredi 8 avril après que le président américain Donald Trump a accepté un cessez-le-feu de deux semaines avec l’Iran. Ce qui a suscité l’optimisme quant à la possibilité de reprendre les expéditions de pétrole et de gaz via le détroit d’Ormuz, voie de passage vitale.

Fiona Cincotta, analyste de marché senior chez City Index, a déclaré : « La hausse de mercredi était excessive étant donné que le cessez-le-feu n’est valable que pour deux semaines, et aujourd’hui, des inquiétudes subsistent quant à sa pérennité, et l’attention du marché reste principalement focalisée sur le détroit d’Ormuz. »

Les marchés européens sont en baisse depuis février dernier, date du début du conflit, en raison de la forte dépendance du continent aux importations de pétrole et de sa vulnérabilité aux chocs énergétiques.

Le secteur industriel a accusé le plus fort recul, avec une baisse de 0,5 %, les actions de l’entreprise allemande Siemens chutant de 2,1 % et celles d’Airbus de 2,5 %. Les actions des secteurs du voyage, de la banque et de la technologie ont également reculé après une forte hausse lors de la séance précédente.

Le secteur du luxe a reculé de 0,7 %, suite à la chute de 3 % du cours de l’action du groupe de mode LVMH.

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Guerre au MO et inflation – Les inquiétudes du FMI pour la croissance mondiale 

La directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), Kristalina Georgieva, a indiqué lundi 6 avril que la guerre au Moyen-Orient entraînerait une hausse de l’inflation et un ralentissement de la croissance mondiale. Elle a fait cette déclaration avant la publication des nouvelles prévisions économiques mondiales attendues durant la semaine du 13 courant.

Citée par Reuters, Kristalina Georgieva a souligné que sans la guerre, le FMI prévoyait une croissance mondiale de 3,3 % en 2026 et de 3,2 % en 2027. « Si cette guerre n’avait pas existé, nous aurions constaté une légère hausse de nos prévisions de croissance. Mais au lieu de cela, tous les chemins mènent désormais à une hausse des prix et à un ralentissement de la croissance. »

Le rapport à venir souligne que même si les combats prenaient fin subitement et qu’une reprise économique relativement rapide s’opérait, cela n’entraînerait qu’une faible révision à la baisse des prévisions de croissance et une légère hausse des anticipations d’inflation. Il ajoute que si la guerre se prolongeait, son impact sur l’inflation et la croissance serait plus important.

Dans cette perspective, la patronne du FMI souligne que l’institution du Bretton Woods a reçu des demandes d’assistance financière de certains pays, sans toutefois les nommer. Elle a précisé que le Fonds pourrait étendre certains programmes de prêts existants afin de répondre aux besoins de ces pays.

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La flambée de l’essence relance l’inflation aux États-Unis

La hausse des prix de l’essence aux États-Unis devrait se traduire dans les prochaines données sur l’inflation attendues cette semaine.

Selon les prévisions d’économistes interrogés par Bloomberg, l’indice des prix à la consommation pourrait enregistrer une progression mensuelle de 1 % en mars. Il s’agirait alors de la plus forte hausse aux USA depuis 2022. La porte principalement l’envolée des prix du carburant et de l’essence en particulier.

En cause, les répercussions de la guerre en Iran, qui ont entraîné une augmentation d’environ 1 dollar par gallon dans les stations-service à travers le pays. Ce qui accentue la pression sur le pouvoir d’achat des ménages américains.

En parallèle, l’inflation sous-jacente (qui exclut les prix volatils de l’alimentation et de l’énergie) devrait rester plus modérée, avec une hausse estimée à 0,3 % sur un mois.

Ce décalage illustre le rôle déterminant de l’énergie dans la dynamique inflationniste actuelle; alors que les tensions géopolitiques continuent d’alimenter la volatilité des marchés.

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Inflation : la Turquie respire, mais l’énergie inquiète

L’inflation annuelle en Turquie a ralenti, malgré les pressions économiques causées par la guerre en Iran.

L’inflation annuelle des prix s’est établie à 30,9 %, selon les données publiées vendredi 3 avril par l’agence nationale des statistiques, TurkStat. Le rythme en février était de 31,5 %…

L’inflation mensuelle a ralenti à 1,94 %, contre 2,96 % le mois précédent, soit bien en dessous de la prévision médiane de 2,34 % établie dans une enquête distincte menée auprès de 16 analystes.

Les répercussions économiques de la guerre au Moyen-Orient, notamment la hausse des prix de l’énergie, menacent une tendance déflationniste qui avait déjà commencé à ralentir à la fin de l’année 2025. Sachant que la Turquie est particulièrement vulnérable à de tels chocs, car elle partage une longue frontière avec l’Iran et est un important importateur de pétrole et de gaz.

En réponse, la Banque centrale turque a freiné son cycle de baisses de taux d’intérêt le mois dernier, allant même jusqu’à procéder à une hausse déguisée des taux d’intérêt. Son gouverneur, Fatih Karahan, a déclaré aux médias locaux en début de semaine que l’institution maintiendrait une politique monétaire restrictive face aux tendances déflationnistes. Malgré les mesures gouvernementales visant à atténuer les effets de la guerre, la hausse des prix de l’énergie devrait avoir des conséquences inflationnistes.

Avant la publication des données, les économistes d’ING Groep NV ont déclaré que des baisses de taux d’intérêt n’étaient probablement pas à l’ordre du jour « du moins pas pour les prochains mois ».

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Marokko – Inflationsrate trotzt globalem Druck und stärkt geldpolitischen Spielraum

VerbraucherpreisindexDas Königreich verzeichnet im Februar 2026 moderate Preissteigerungen, gestützt durch sinkende Nahrungsmittelkosten auf Jahressicht. Ein Analyseblick auf die HCP-Daten und die Ziele der Bank Al-Maghrib. Rabat – In einer Phase weltweiter politischer und auch wirtschaftlicher Unsicherheit sowie volatiler Lieferketten präsentiert sich die marokkanische Volkswirtschaft im ersten Quartal 2026 als bemerkenswert stabil. Die neuesten Zahlen des […]

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Marokko – Inflationsrate zeigt sich trotz globaler Marktschwankungen im Februar 2026 stabil

InflationWährend Energiepreise leicht im Februar angezogen haben, sorgte ein Rückgang bei den Nahrungsmittelpreisen im Jahresvergleich für eine moderate Teuerung im nordafrikanischen Königreich. Rabat – Die wirtschaftliche Entwicklung in Marokko bleibt im ersten Quartal 2026 von einer bemerkenswerten Stabilität geprägt. Laut den aktuellen Daten des marokkanischen Statistikamtes Haut-Commissariat au Plan (HCP) verzeichnete der Verbraucherpreisindex (VPI) im […]

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Inflation en net reflux : L’indice des prix recule à 5,3% en 2025

Le taux d’inflation en Tunisie a poursuivi sa décrue en 2025 pour s’établir à 5,3%, contre 7% en 2024 et 9,3% en 2023, selon les données officielles publiées par l’Institut national de la statistique (INS). Cette évolution traduit un ralentissement progressif des pressions inflationnistes, après un pic atteint en 2023.

La trajectoire de l’inflation montre une décélération continue depuis 2023, année marquée par une flambée des prix à la consommation sous l’effet conjugué des tensions sur les marchés internationaux, de la hausse des coûts de l’énergie et des perturbations des chaînes d’approvisionnement. En 2024, le repli à 7% avait déjà signalé un premier infléchissement, confirmé en 2025 avec un recul plus marqué.

Effets combinés des politiques publiques et du contexte international

Cette baisse s’explique par plusieurs facteurs. D’une part, l’atténuation des chocs externes, notamment sur les prix des matières premières et du fret international, a contribué à réduire la pression sur les coûts d’importation. D’autre part, les mesures de contrôle des prix et de soutien aux produits de base, combinées à une politique monétaire restrictive, ont freiné la progression des prix sur le marché intérieur.

Un soulagement relatif pour le pouvoir d’achat

Si le ralentissement de l’inflation constitue un signal positif, il ne se traduit pas automatiquement par une amélioration rapide du pouvoir d’achat. Les niveaux de prix restent élevés par rapport aux revenus, et la baisse du rythme de hausse ne compense pas les pertes accumulées au cours des années précédentes, en particulier pour les ménages à revenus fixes.

La poursuite de cette dynamique dépendra de plusieurs variables, notamment l’évolution des finances publiques, la politique des subventions, le comportement des prix alimentaires et énergétiques, ainsi que les choix de politique monétaire.

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Tunisie : La BCT réduit son taux directeur à 7%

La Banque centrale de Tunisie a décidé d’assouplir sa politique monétaire en abaissant son taux directeur de 50 points de base, le ramenant à 7%. Cette mesure, qui entrera en vigueur début janvier, s’accompagne d’un ajustement des taux du corridor monétaire et de la rémunération minimale de l’épargne.

Un signal d’assouplissement monétaire

Réuni en fin d’année, le Conseil d’administration de la Banque centrale de Tunisie a tranché en faveur d’une baisse du taux directeur, désormais fixé à 7% à compter du 7 janvier 2026. Il s’agit d’une réduction de 50 points de base, traduisant une volonté d’adapter l’orientation monétaire aux évolutions économiques et financières récentes.

Dans le même mouvement, la BCT a procédé à un réajustement des taux des facilités permanentes afin de préserver la cohérence du corridor monétaire. Le taux de la facilité de prêt à 24 heures est ainsi porté à 8%, tandis que celui de la facilité de dépôt à 24 heures est fixé à 6%. Ces ajustements visent à garantir une transmission efficace des décisions de politique monétaire vers le marché interbancaire.

Révision du rendement de l’épargne

Outre les taux directeurs et interbancaires, la Banque centrale a également revu à la baisse le taux minimum de rémunération de l’épargne. Celui-ci est désormais établi à 6%, une décision qui s’inscrit dans la logique globale de détente monétaire et qui aura un impact direct sur les produits d’épargne réglementés.

Cette mesure pourrait contribuer à réduire le coût de financement pour les banques et, à terme, soutenir l’investissement et la consommation, tout en modifiant l’attractivité relative de l’épargne bancaire.

Réactions attendues du secteur financier

La décision de la BCT est scrutée de près par les acteurs économiques et financiers. Les établissements bancaires devront ajuster leurs grilles de taux, tandis que les entreprises et les ménages pourraient bénéficier progressivement de conditions de financement plus favorables.

Les analystes s’attendent à ce que cette inflexion monétaire ouvre un nouveau cycle, à condition que les équilibres macroéconomiques et l’évolution de l’inflation le permettent.

Cette baisse intervient dans un contexte marqué par la nécessité de soutenir l’activité économique tout en préservant la stabilité financière. Après une période prolongée de resserrement monétaire destinée à contenir les pressions inflationnistes, la Banque centrale semble amorcer une phase plus accommodante, tout en maintenant une vigilance accrue sur les indicateurs macroéconomiques.

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Inflation : L’INS annonce une stabilisation à 4,9% en novembre

L’inflation en Tunisie est restée fixée à 4,9% au mois de novembre, selon les dernières données publiées par l’Institut National de la Statistique. Cette stabilité résulte de mouvements contrastés entre plusieurs groupes de produits, certains affichant une hausse, d’autres un ralentissement. L’évolution des prix alimentaires, des services et du logement a joué un rôle déterminant dans ce maintien du niveau général des prix.

Tendances générales des prix

L’INS indique que le taux global est demeuré inchangé, malgré une accélération des prix de l’alimentation (5,8% contre 5,6% en octobre) et du logement, de l’eau et du gaz (3,5% contre 3,4% un mois plus tôt).

En parallèle, plusieurs catégories ont contribué à tempérer cette progression, notamment la restauration, les cafés et l’hôtellerie, dont la hausse est descendue à 6,2% après 7,5%, ainsi que les meubles et articles de ménage, dont la croissance est légèrement revenue à 4,8%.

Alimentation : des augmentations marquées

Les prix alimentaires continuent de tirer l’inflation vers le haut. L’INS relève des hausses significatives sur un an : +18,5% pour la viande d’agneau, +15,9% pour les légumes frais, +11,5% pour les fruits, +10,4% pour la viande bovine, et +10% pour les poissons.

Seule exception notable : les huiles alimentaires, en recul de 17,3%, ce qui allège partiellement la pression sur le panier du consommateur.

Les produits manufacturés enregistrent une hausse de 5%, principalement portée par l’habillement et les chaussures (+9,2%) et les produits d’entretien du foyer (+5%).

Du côté des services, la progression annuelle atteint 4%. Les activités de restauration, cafés et hôtels demeurent les plus dynamiques, avec une augmentation de 6,2%.

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« L’économie nationale est en voie de redressement », annonce Sarra Zaafrani Zenzri

La cheffe du gouvernement, Sarra Zaafrani Zenzri, a affirmé mercredi que l’économie tunisienne amorce une véritable phase de redressement, marquée par une amélioration notable des principaux indicateurs macroéconomiques.

Une croissance de 3,2% et un retour de la confiance économique

S’exprimant lors d’une séance plénière conjointe de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) et du Conseil national des régions et des districts (CNRD), consacrée à la présentation du budget de l’État et du budget économique 2026, Zenzri a souligné que le produit intérieur brut (PIB) a progressé de 3,2% au deuxième trimestre 2025, contre 1,4% à la même période de 2024.

Cette dynamique traduit, selon elle, « une reprise économique soutenue », portée par la bonne performance de l’agriculture, de la construction, de l’industrie manufacturière et des services.

Inflation maîtrisée et relance monétaire

La cheffe du gouvernement a mis en avant la baisse du taux d’inflation, passé de 6,7% en septembre 2024 à 5% en septembre 2025, puis à 4,9% en octobre, ce qui témoigne, selon elle, de « l’efficacité de la politique monétaire adoptée ».

Cette évolution a permis à la Banque centrale de Tunisie de réduire son taux directeur à 7,5% à la fin du mois de mars 2025 — une première depuis 2022 —, favorisant ainsi la relance de l’investissement et l’allégement du coût du crédit pour les ménages et les entreprises.

Déficit maîtrisé, dinar renforcé et réserves solides

Zenzri a par ailleurs salué le contrôle du déficit commercial et la stabilité du taux de change, soulignant que les réserves en devises atteignent 106 jours d’importation au 31 octobre 2025.

Ces progrès résultent de la hausse des recettes touristiques (+8,2%) et des transferts des Tunisiens résidant à l’étranger (+8,1%).

Le dinar tunisien s’est également apprécié face au dollar (+2,8%) et à l’euro (+0,5%), par rapport à 2024.

Investissements en hausse et chantiers en cours

La cheffe du gouvernement a enfin évoqué la progression des investissements directs étrangers, en hausse de 21,3% au premier semestre 2025, par rapport à la même période en 2024.

Elle a également salué l’avancement des grands projets d’infrastructure, notamment dans les secteurs des transports, de la santé et des énergies renouvelables, estimant qu’ils constituent des leviers essentiels pour la croissance future.

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Tunisie – Inflation : Légère accalmie à 4,9% en octobre, selon l’INS

L’inflation a enregistré une légère baisse en octobre 2025, s’établissant à 4,9% contre 5% le mois précédent, selon les données publiées mercredi par l’Institut national de la statistique (INS). Ce recul reste modeste, mais marque un ralentissement du rythme de hausse des prix, en particulier dans l’alimentation et les services.

Le repli observé est principalement lié au ralentissement de l’évolution des prix des produits alimentaires (+5,6% contre +5,7% en septembre) et du groupe “restaurants, cafés et hôtels” (+7,5% contre +10,1% un mois plus tôt).

Sur un an, les prix alimentaires demeurent en hausse de 5,6%, tirés par les légumes frais (+21,4%), la viande d’agneau (+18,8%), les poissons frais (+9,9%), la viande bovine (+9,8%) et les fruits frais (+9,2%). À l’inverse, les huiles alimentaires enregistrent une baisse spectaculaire de 22,2%.

Les produits manufacturés affichent une progression annuelle de 5%, en raison notamment de la hausse des prix de l’habillement et des chaussures (+9,2%) et des articles d’entretien courant du foyer (+5%).

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Tunisie : Léger recul à 5 % du taux d’inflation


L’inflation à la consommation des ménages a enregistré un léger repli au mois de septembre 2025, pour s’établir à 5 %, contre 5,2 % en août, selon les dernières données publiées dimanche par l’Institut national de la statistique (INS).

Ce fléchissement, bien que modeste, s’explique principalement par le ralentissement du rythme d’évolution des prix des produits alimentaires, passés de 5,9 % en août à 5,7 % en septembre, ainsi que par la baisse des prix dans plusieurs autres catégories, notamment les loisirs et la culture (4,6 % contre 5,4 %), les services de restauration, cafés et hôtels (10,1 % contre 10,6 %) et les services de transport (3,1 % contre 3,6 %).

L’INS précise que la hausse des prix alimentaires sur un an reste tirée par certains produits de base, en particulier les légumes frais (+21,1 %), la viande ovine (+20,2 %), les poissons frais (+10,3 %) et les fruits frais (+9,9 %). À l’inverse, les prix des huiles alimentaires ont reculé de 24,3 %, contribuant à freiner l’inflation globale.

Les produits manufacturés affichent une hausse annuelle de 9,4 %, en raison notamment de l’augmentation des prix des vêtements et chaussures (+9 %) et des produits de nettoyage (+4,9 %). Les services, quant à eux, ont progressé de 4,5 %, tirés principalement par les services de restauration et d’hébergement (+10,1 %).

Cette légère détente de l’inflation intervient dans un contexte où le pouvoir d’achat des ménages demeure fragilisé, et où la question de la stabilité des prix reste au cœur des préoccupations économiques et sociales en Tunisie.

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