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Tunis, la renaissance qui séduit le monde

Tunis s’impose aujourd’hui comme l’une des destinations les plus en vue en Méditerranée. Saluée par The New York Times, la capitale tunisienne est décrite comme une ville qui « se réinvente en temps réel ».

Portée par des prix attractifs, une accessibilité renforcée et une scène créative dynamique; Tunis attire un nombre croissant de voyageurs en quête d’authenticité. C’est ce que rapporte le site algérien spécialisé VVA.

A l’appui de cela, le journal américains cite des chiffres qu’il juge éloquents voire flatteurs. Ainsi, « après 6,4 millions de visiteurs en 2022, la Tunisie a dépassé les 11 millions de touristes en 2025. Elle renoue avec son attractivité d’avant crise. Vols courts depuis l’Europe, formalités simplifiées et coût de la vie compétitif expliquent en partie cet engouement ».

Et ce n’est pas tout. Car Tunis séduit également par sa transformation. C’est le cas à Sidi Bou Saïd, souligne le média, « les façades traditionnelles côtoient concept stores et initiatives durables. Cette modernité s’ancre dans un riche héritage, notamment à Carthage, dont les vestiges restent accessibles, ou au musée du Bardo, célèbre pour ses mosaïques ».

Entre cafés hybrides, gastronomie revisitée et vie nocturne animée, Tunis conjugue passé et présent. Une alchimie qui fait de la capitale une destination à la fois vivante, culturelle et résolument contemporaine, conclut The New York Times.

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Ayachi Hammami : Une affaire tunisienne qui fait réagir le New York Times

Le quotidien américain New York Times a consacré un long article au dossier d’Ayachi Hammami, figure de l’opposition et avocat spécialisé dans les droits humains, arrêté mardi à son domicile près de Tunis. Le journal inscrit cette arrestation dans ce qu’il décrit comme un durcissement politique en Tunisie, un point de vue relayé par plusieurs organisations internationales.

Selon Human Rights Watch, citée par le New York Times, Ayachi Hammami a été interpellé après la confirmation en appel, la semaine dernière, d’une peine de cinq ans de prison. Celle-ci s’inscrit dans un vaste dossier d’environ quarante prévenus poursuivis pour appartenance à une organisation terroriste et complot contre la sûreté de l’État. Les condamnations prononcées en appel atteignent, pour certains accusés, jusqu’à 45 ans d’emprisonnement.

Dans la vidéo qu’il avait préparée avant son arrestation, publiée sur sa page Facebook, Ayachi Hammami qualifie sa condamnation de décision politique et annonce entamer une grève de la faim.

Le dossier, ouvert en 2023, concerne des personnalités politiques, des avocats, des militants et des journalistes. Human Rights Watch affirme que les charges seraient dépourvues de fondement et s’inquiète d’une instrumentalisation judiciaire. Le quotidien américain cite aussi un analyste de l’International Crisis Group, selon lequel le contexte économique difficile aurait renforcé une logique de fermeté de la part des autorités.

Inquiétude croissante

Ayachi Hammami, ancien ministre chargé des droits de l’homme et opposant connu depuis les années 2000, bénéficie d’une popularité certaine au sein de plusieurs courants politiques. Selon le New York Times, plus de vingt accusés du même dossier ont quitté la Tunisie avant le verdict en appel, tandis que huit personnes avaient été placées en détention provisoire dès 2023. Deux d’entre elles seraient actuellement en grève de la faim.

Pour le média américain, cette affaire illustre une inquiétude croissante, au niveau international, quant à l’évolution politique du pays. Depuis 2021, la Tunisie est régulièrement critiquée par des organisations de défense des libertés publiques à la suite de la suspension du Parlement, de la révision de la Constitution et de poursuites visant des personnalités politiques ou médiatiques.

La diplomatie tunisienne quant à elle n’a pas cessé de rappeler son droit à défendre sa souveraineté et s’est montrée ferme, notamment par le biais des discours présidentiels, face à toute ingérence extérieure.

Un autre élément soulevé par la publication américaine est la place importante accordée au dossier Hammami dans la presse internationale, alors même que d’autres crises économiques et sociales persistent en Tunisie. Cette focalisation interroge : reflète-t-elle une inquiétude grandissante concernant l’évolution du paysage politique tunisien ou une tendance récurrente, chez certains médias étrangers, à privilégier une lecture centrée sur les aspects politiques, parfois au détriment d’analyses plus nuancées du contexte local ? Cette attention extérieure souligne en tout cas l’impact symbolique de ce procès, mais pose aussi la question de la manière dont les enjeux tunisiens sont perçus, sélectionnés et mis en récit à l’international.

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