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À Abidjan, l’Afrique prépare sa nouvelle architecture financière pour libérer ses capitaux

Abidjan, capitale économique de la Côte d’Ivoire, a accueilli, jeudi 9 avril 2026, un “Dialogue consultatif“ de haut niveau consacré à la « Nouvelle architecture financière africaine » (NAFA), à l’initiative du Groupe de la Banque africaine de développement.

Cette rencontre stratégique vise à définir une feuille de route pour transformer en profondeur la manière dont l’Afrique mobilise et déploie ses ressources financières afin d’accélérer son développement, indique l’institution financière panafricaine.

En effet, le continent africain fait face à un déficit annuel de financement supérieur à 400 milliards de dollars. Pourtant, l’Afrique disposerait, selon plusieurs études, d’environ 4 000 milliards de dollars d’épargne domestique potentiellement mobilisable. Le problème résiderait donc moins dans le manque de capital que dans les faiblesses structurelles du système financier : fragmentation institutionnelle, perception excessive du risque et marchés de capitaux encore peu développés.

C’est pour répondre à ces blocages que la NAFA a été conçue. Portée par le président du groupe de la BAD, Sidi Ould Tah, cette initiative vise à « bâtir un cadre systémique capable de réorganiser les flux de capitaux et de mieux gérer les risques à l’échelle continentale », explique l’institution. L’objectif est de passer d’interventions financières dispersées à un système coordonné mobilisant efficacement capitaux publics et privés.

Ainsi, le Dialogue d’Abidjan marque une étape décisive après plusieurs mois de consultations avec les acteurs de l’écosystème financier africain. Pour la première fois, gouverneurs de banques centrales, dirigeants de fonds souverains, banques de développement, régulateurs, investisseurs institutionnels et acteurs des marchés de capitaux se réunissent pour élaborer une vision commune, souligne-t-on.

Les discussions se sont articulées autour de neuf « Labs » thématiques portant sur l’architecture du système financier, la mobilisation du capital et son déploiement dans l’économie réelle. On indique également que quatre principes structurent la NAFA : subsidiarité, complémentarité, coordination et transformation du risque, afin de réduire les coûts d’emprunt et attirer davantage d’investissements.

La rencontre devrait aboutir à l’adoption du « Consensus d’Abidjan », une feuille de route destinée à jeter les bases d’un nouveau paradigme financier africain, plus intégré et orienté vers la souveraineté économique du continent.

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Port de Zarzis : une rénovation en marche

logiDerrière chaque baguette de pain, il y a une chaîne invisible — et en Tunisie, cette chaîne montre des signes d’essoufflement. Le problème ne vient pas des champs, ni des boulangers. Il vient en partie des ports.

Le 9 avril, des représentants des ministères de l’Agriculture et du commerce se sont réunis pour une séance d’audition. Sur la table, une question concrète : comment le blé arrive-t-il en Tunisie, et dans quelles conditions est-il stocké ? Les réponses ont mis en lumière une réalité difficile, notamment au port de Zarzis, où les infrastructures peinent à suivre le rythme des importations et des exportations. Containers mal gérés, flux mal organisés, capacités dépassées — les défaillances sont connues. Ce qui est nouveau, c’est que l’État l’admet officiellement. Les représentants du ministère du Commerce ont confirmé qu’un projet de réforme portuaire est en cours, piloté par le ministère du Transport.  L’objectif : moderniser, fluidifier, et rendre ces infrastructures à la hauteur des besoins du pays. Mais le problème ne s’arrête pas au bord de la mer. Dans le sud du pays, à Tataouine notamment, les agriculteurs pourraient bientôt produire plus de céréales que les silos locaux ne peuvent en absorber. Une bonne nouvelle qui risque de tourner mal, si les infrastructures de stockage ne suivent pas.  

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Donald Trump envoie les migrants en Afrique !

Une migrante expulsée des États-Unis s’est retrouvée au Cameroun détenue dans un centre de rétention dans ce pays avec lequel elle n’a aucun lien ! Voilà un exemple vivant de ce qu’endurent des milliers de migrants expulsés par l’Amérique de Donald Trump. Après l’Amérique latine, c’est désormais vers l’Afrique que l’administration Trump dirige ses expulsions de masse dans des conditions où la dignité humaine est complètement bafouée. (Photo : Une prison du Salvador où de nombreux Vénézuéliens ont été envoyés après avoir été expulsés des États-Unis.)

Imed Bahri

Alors que le président Trump est à la recherche partout dans le monde de pays disposés à accueillir des milliers de migrants expulsés des États-Unis, il se trouve que certains des dirigeants les plus réceptifs à cette politique sont ceux qui sont à la tête de régimes autoritaires et qui sont connus pour être des auteurs de violations des droits humains. C’est ce qu’indique une enquête du New York Times menée par Eileen Sullivan, Hamed Aleaziz, Megha Rajagopalan et Pranav Baskar.  

Des documents révèlent que les diplomates américains subissent d’intenses pressions de la Maison-Blanche pour conclure des accords, au point qu’ils envisagent pratiquement toutes les options. Les États-Unis pourraient financer des forces de sécurité de ces pays, assouplir les restrictions de visas ou les droits de douane, financer des services de santé publique ou même revoir le classement d’un pays sur les listes de surveillance américaines.

Dans un télégramme datant de février et consulté par le NYT, le bureau du secrétaire d’État Marco Rubio a donné des instructions aux diplomates sur la manière d’obtenir des offres initiales.

«Si vous êtes prêts à accueillir davantage de personnes, nous pouvons vous apporter un soutien accru», stipulait le télégramme. Une autre formule suggérée était : «Sans prendre d’engagements, que pouvez-vous proposer?»

Une liste de «pays préoccupants»

Le télégramme n’imposait aucune restriction quant aux pays avec lesquels les États-Unis pouvaient négocier. Concernant une liste non précisée de «pays préoccupants», les diplomates américains ont été informés que l’accueil de migrants «pourrait contribuer à améliorer les relations de ces pays avec les États-Unis»

Ces négociations illustrent comment Trump a transformé les expulsions massives, l’une de ses initiatives phares en matière de politique intérieure, en un pilier central de la politique étrangère américaine.

L’administration Trump a expulsé des milliers de personnes vers une douzaine de pays, souvent vers des lieux avec lesquels elles n’ont aucun lien. Face à la complexité politique croissante de la question de la détention massive aux États-Unis, l’administration cherche à conclure davantage d’accords d’expulsion.

Ces arrangements sont particulièrement visibles en Afrique, où Trump a lancé une nouvelle approche diplomatique privilégiant la conclusion d’accords au détriment du respect des droits humains et de la promotion de la démocratie, sous le slogan «America First en Afrique».

Des documents montrent que l’administration est en pourparlers pour renvoyer des migrants en République centrafricaine et en République démocratique du Congo, deux pays dont les systèmes judiciaires sont dysfonctionnels et où les forces gouvernementales sont impliquées dans des actes de torture et des disparitions forcées.

Les États-Unis ont déjà conclu des accords avec des dirigeants autoritaires au Cameroun et au Rwanda. Des migrants sont détenus en vertu d’un accord avec la Guinée équatoriale, un État autoritaire où la torture est systématique. D’autres sont détenus en Eswatini, un royaume marqué par un passé de violations des droits humains et au Soudan du Sud qui est au bord de la guerre civile.

Mot d’ordre : plus de migrants expulsés

Nombre de ces migrants vivaient aux États-Unis sous protection légale, ce qui empêchait leur retour dans leur pays d’origine en raison du risque de persécution politique, religieuse ou ethnique.

Le Département d’État a refusé de commenter ses échanges avec d’autres pays. Le NYT a basé son enquête sur des câbles diplomatiques, des documents relatifs au financement, de la correspondance gouvernementale et d’autres documents, ainsi que sur des entretiens avec des responsables américains et des migrants. Certains responsables ont témoigné sous couvert d’anonymat.

Le programme est encore en cours de finalisation mais le Département d’État est sous pression pour accélérer sa mise en œuvre.

Alors que l’administration réduit les expulsions civiles et militaires dans les grandes villes américaines, le chef de cabinet adjoint de la Maison Blanche Stephen Miller a fait part de sa frustration face à la lenteur des accords conclus avec les pays tiers lors de ses échanges avec le Département d’État, selon des sources proches du dossier.

Le message de la Maison Blanche est clair : plus d’accords, plus vite, et plus de migrants expulsés.

Qui est concerné par les expulsions dans le cadre de ce programme ?

Les États-Unis sont confrontés depuis longtemps à un dilemme migratoire : que faire des étrangers sans droit de séjour mais qui ne peuvent être renvoyés dans leur pays d’origine par crainte de persécution ou de mort ?

Au cours de la dernière décennie, marquée par la plus importante vague d’immigration de l’histoire américaine, des milliers de migrants ont affirmé appartenir à cette catégorie. Faute de solution claire, les autorités les ont autorisés à rester sans statut légal.

L’année dernière, l’administration Trump a trouvé une nouvelle option : confier la gestion de ces expulsions à un autre pays. Elle n’a pas divulgué le nombre de personnes renvoyées vers des pays tiers mais le groupe le plus important –environ 14 000– a été envoyé en Amérique latine et dans les Caraïbes, selon Human Rights First.

Les autorités affirment se concentrer sur l’expulsion des personnes ayant un casier judiciaire. «Nous travaillons avec d’autres pays pour leur dire: nous voulons vous envoyer certains des pires criminels, êtes-vous prêts à le faire?», a déclaré Rubio l’année dernière.

Si certaines des personnes expulsées ont un casier judiciaire, beaucoup n’ont pas de condamnation antérieure. Après la diffusion par le président salvadorien Nayib Bukele d’une vidéo montrant des centaines de Vénézuéliens dans une prison de haute sécurité en 2025, il est apparu que nombre d’entre eux n’avaient pas de casier judiciaire.

Des documents judiciaires révèlent que beaucoup de personnes visées par une procédure d’expulsion n’ont pas non plus de casier judiciaire.

Début mars, quelque 560 migrants étaient détenus dans l’attente d’une expulsion vers un pays autre que le leur. Seuls 139 d’entre eux avaient été condamnés, notamment pour des crimes tels que meurtre, viol et agression.

L’administration envisage d’expulser 7 600 migrants supplémentaires qui ne sont pas détenus, dont seulement un sixième environ a un casier judiciaire.

«Je suis venue aux États-Unis chercher protection», a déclaré une femme détenue dans un centre de rétention au Cameroun. Elle a ajouté avoir été appréhendée alors qu’elle tentait d’entrer sur le territoire américain et avoir obtenu une protection judiciaire l’empêchant de retourner dans son pays d’origine.

«Je ne sais pas quoi faire dans ce pays. Je ne sais pas comment je suis arrivée ici», a-t-elle déclaré sous couvert d’anonymat.

Pourquoi des personnes sont-elles emprisonnées à l’étranger ?

L’administration Trump privilégie deux options. Premièrement, envoyer des personnes dans d’autres pays et leur permettre d’y demander l’asile, comme c’est le cas en Ouganda. Deuxièmement – ​et c’est actuellement la priorité– les expulser vers des pays qui n’offrent aucune garantie de sécurité et où ils sont temporairement réinstallés puis de nouveau expulsés, ce qui entraîne leur détention dans des systèmes juridiques défaillants.

Au Cameroun, des migrants sont détenus dans un complexe gouvernemental de la capitale, Yaoundé, où certains ont contracté le paludisme. Au Soudan du Sud, ils sont détenus dans une maison fermée à clé près de Juba, dans des conditions déplorables. En Eswatini, ils sont détenus dans une prison de haute sécurité. En Guinée équatoriale, ils sont détenus dans un hôtel sous la surveillance de gardes armés. Au Ghana, certains ont été placés dans un camp d’entraînement militaire. «Nous sommes comme des prisonniers ici», a déclaré un détenu.

Qu’obtiennent ces pays en retour ?

Chaque accord est différent. Les États-Unis ont versé des millions de dollars au Salvador et ont relevé leur note de voyage. Ils ont temporairement levé les sanctions imposées au vice-président de la Guinée équatoriale et ont transféré 7,5 millions de dollars au pays. Les restrictions de visa imposées au Ghana ont été levées. Les États-Unis ont versé 5,1 millions de dollars à l’Eswatini. Ils travaillent actuellement à un accord de 1,5 million de dollars avec la Sierra Leone. Ils ont octroyé 85 millions de dollars à une organisation internationale pour soutenir un accord avec la République centrafricaine. 50 millions de dollars ont également été alloués à des dispositifs similaires en République démocratique du Congo.

Un contournement des obligations légales

Est-ce légal ? La question la plus controversée demeure la suivante : les États-Unis instrumentalisent-ils d’autres pays pour faire ce qu’ils ne peuvent légalement faire à savoir renvoyer des migrants dans leur pays d’origine malgré leur protection juridique ?

Dans certains cas, cela s’est déjà produit. Selon des témoignages, certains migrants de Guinée équatoriale ont été renvoyés dans leur pays contre leur gré. Au Cameroun, des migrants ont été informés de leur renvoi imminent et certains ont déjà été expulsés.

«L’administration sait pertinemment que ce sont des pays où l’État de droit est faible et où les migrants peuvent être renvoyés dans leur pays d’origine», a déclaré un avocat.

De son côté, le Département de la Justice a déclaré que les États-Unis ne peuvent pas contrôler les actions des autres pays après l’arrivée des migrants. «Cela semble constituer un contournement des obligations des États-Unis», a déclaré la juge fédérale Tanya Chutkan, tout en reconnaissant que son autorité était limitée.

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Tunisie : leader africain en IA et densité de codeurs

Le rapport du Boston Consulting Group (BCG), publié récemment, met en avant l’ascension fulgurante de l’Afrique dans le vivier mondial de développeurs de logiciels.

Entre 2019 et 2024, le continent a enregistré la croissance la plus rapide au monde avec +21% par an, surpassant l’Asie (+16,6%), l’Europe (+11,3%), l’Amérique du Nord (+9,2%), l’Amérique latine (+19,8%) et l’Océanie (+2,2%).  Malgré cela, l’Afrique compte seulement 4,7 millions de développeurs, loin derrière l’Asie (73,9 millions) ou l’Europe (27,5 millions). Basé sur les données GitHub, le rapport définit les « développeurs » au sens large (incluant étudiants, autodidactes et chercheurs actifs en programmation).

Les disparités intra-africaines s’expliquent par les politiques numériques, l’éducation, les hubs tech et l’accès à Internet. L’Afrique du Sud, l’Égypte et le Nigeria dominent en volume absolu (>500 000 chacun), tandis que l’Éthiopie et l’Angola affichent les croissances les plus rapides. La densité (développeurs pour 1 000 habitants) révèle des leaders comme le Maroc et l’Égypte, corrélée à un fort volume de publications scientifiques. En IA, ML et data science (13,9% des devs africains en moyenne), l’Afrique du Nord et le Kenya concentrent les talents (15-20% dans ces domaines), grâce aux investissements en STEM et infrastructures universitaires.

Mise en lumière de la Tunisie : un leader régional émergent

En IA, apprentissage automatique et science des données, 15-20% des développeurs tunisiens sont spécialisés, au même niveau que l’Algérie, le Maroc, l’Égypte et le Kenya. Cela vient des politiques en sciences et tech, du bon niveau en langues et d’universités solides, qui dopent l’innovation et l’économie. Contrairement au Nigeria (moins dense malgré ses 237,5 millions d’habitants), la Tunisie montre qu’une stratégie bien ciblée compense un petit nombre absolu par une forte « densité de codeurs ».

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Taha Triki : du laboratoire de recherche au terrain 

Du laboratoire de recherche grenoblois aux ministères des Finances de Mauritanie, du Niger, de Tunisie ou d’Irak, Taha Triki a bâti sa trajectoire à la tête d’ArabSoft en relevant des défis que peu d’entreprises technologiques africaines osent affronter : moderniser les systèmes fiscaux d’États souverains.

Portrait d’un docteur devenu directeur général adjoint d’une société familiale tunisienne qui ambitionne aujourd’hui de concurrencer SAP et Oracle sur leurs propres terrains.

Taha Triki, c’est de lui dont il s’agit, retrace son parcours avec la précision de quelqu’un qui a appris à gérer les imprévus. Après une thèse menée à Grenoble (en France), il rejoint directement la Mauritanie pour piloter son premier projet professionnel – un saut brutal, confie-t-il, de l’univers du laboratoire de recherche à celui du terrain. La mission : déployer le système d’information de la Direction générale des impôts (DGI) mauritanienne, en partenariat avec le ministère des Finances du pays. Le projet était en difficulté. Le contexte, complexe. La transition entre contexte français et contexte mauritanien, abrupte. « C’était quatre mois, mais ils m’ont semblé plus longs que les quatre années passées en France », reconnaît-il. « L’opération est couronnée de succès. La réception provisoire est obtenue. Mieux encore, la recette fiscale de l’État mauritanien aurait doublé dans la foulée de cette modernisation – un résultat qui propulse le directeur général des impôts de l’époque, M. Moctar Ould Djay, jusqu’au poste de ministre de l’Économie et des Finances, puis à une fonction de “super ministre“ supervisant deux ministères. Ce projet, conclu en 2014, constitue la référence fondatrice d’ArabSoft sur le marché africain ».

Fort de ce premier succès, le Business Developer Manager d’ArabSoft enchaîne les marchés : la DGI du Niger, l’Office des revenus du Togo, la DGI des Comores, l’Office togolais des recettes, et la Tunisie – « venue plus tard », précise-t-il. Car les administrations tunisiennes étaient longtemps restées fermées sur elles-mêmes avec les différents centres informatiques nationaux. C’est un financement de l’USAID qui ouvre la brèche, permettant à ArabSoft de remporter le marché tunisien, puis ceux du Liberia et de l’Irak. Plus récemment, la Gambie, le Burundi et le Cameroun sont venus allonger cette liste déjà substantielle.

Et Taha Triki devint Business Developer Manager d’ArabSoft

Taha Triki insiste sur la nature particulière de ces projets. La refonte d’un système de recette fiscale n’est pas un contrat ordinaire : c’est un dossier d’État. « Les parties prenantes qui gravitent autour de ces projets sont directement liées à la présidence de la République », tient-il à souligner. Les comptes rendus remontent donc jusqu’au chef de l’État, car la recette fiscale – avec la recette douanière – constitue l’une des deux sources de revenus vitales pour tout gouvernement. Cette réalité impose une rigueur et un niveau d’exigence hors norme, ajoute le Business Developer Manager d’ArabSoft.

C’est précisément cette montée en complexité qui a structuré son évolution interne. Chef de projet à ses débuts, il prend progressivement la direction de plusieurs chefs de projet, puis accède à la direction de l’ensemble du portefeuille des grands projets de la société, avant d’être nommé directeur général adjoint. En parallèle, l’élargissement géographique de l’activité l’amène à développer un réseau commercial panafricain et à assumer des fonctions de business developer – une dimension qui s’étend désormais à d’autres secteurs, comme l’eau et l’énergie au Congo, en Guinée ou à Madagascar.

Le DGA d’ArabSoft décrit le cœur de la société en deux mots : le produit et le capital humain. L’essentiel de l’activité repose sur la réponse aux appels d’offres publics, qui représentent environ 90 % des marchés remportés. Les références accumulées permettent de candidater à des appels d’offres toujours plus exigeants – au point d’avoir été sollicité pour des démonstrations produits ou des consultations au Luxembourg, en Serbie et au Kirghizistan.

Quid de la stratégie d’avenir d’ArabSoft ?

Sur la stratégie à venir, Taha Triki est direct. ArabSoft entend faire de ses produits phares – notamment dans le domaine des finances publiques et du secteur énergétique – des solutions reconnues bien au-delà du continent africain. L’expérience irakienne lui a démontré que cette ambition n’était pas hors de portée. Il évoque la possibilité de développer un ERP sectoriel, conçu industrie par industrie, capable de concurrencer des mastodontes comme SAP, Oracle ou Sage. « Nous connaissons parfaitement les métiers de différentes industries, ce que des sociétés à renommée internationale peinent parfois à maîtriser localement », affirme-t-il. Le déploiement passerait par un réseau de partenaires, plutôt que par une présence directe d’ArabSoft à l’international.

En interne, la société – fondée en 1985, forte aujourd’hui d’environ 150 collaborateurs, dont certains cumulent plus de trente ans d’ancienneté – doit gérer la coexistence de deux générations aux méthodes différentes. Le DGA et Business Developer Manager reconnaît que l’ancienne école apporte stabilité et engagement, là où la nouvelle génération impulse l’adaptation nécessaire à un environnement en mutation rapide. La certification des chefs de projet – PMP, Prince2 – fait partie des chantiers réalisés pour professionnaliser davantage la gestion des grands projets critiques.

Conseil aux jeunes entrepreneurs

Interrogé sur le conseil qu’il adresserait à un jeune entrepreneur tunisien, Taha Triki est lapidaire : se concentrer sur un produit, une niche, un problème précis à résoudre. Travailler la qualité jusqu’au bout. S’entourer de personnes loyales et compétentes. Et avoir la foi dans sa démarche.

Sur la place de la Tunisie dans l’écosystème numérique africain, le ton se fait plus sombre. Le pays possède, selon lui, toutes les compétences pour figurer parmi les nations les plus avancées du continent – mais ces talents s’expatrient, faute d’un environnement réglementaire et politique favorable à l’entrepreneuriat. Il cite en contre-exemple le Rwanda et le Bénin, où des présidents suivent personnellement les projets numériques et où une entreprise peut être créée en quelques minutes. En Tunisie, cette même démarche prend parfois un mois – « ce qui n’est pas normal pour un pays qui était autrefois une référence pour ces mêmes pays africains », conclut-il.

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Smart City Index 2026 : Tunis dans le top 9 africain

L’Afrique reste largement en retrait dans la course mondiale aux villes intelligentes. Car dans le Smart City Index 2026 publié par l’IMD World Competitiveness Center, seules neuf villes africaines figurent parmi les 148 métropoles évaluées à l’échelle mondiale.

C’est ainsi que la capitale marocaine, Rabat, arrive en tête du continent, mais très loin dans le classement global (124e), illustrant l’ampleur du chemin restant à parcourir pour les villes africaines. De son côté, Tunis occupe la 9e place des villes africaines classées (146e mondiale).

Dominé au niveau mondial par Zurich, devant Oslo et Genève, ce classement mesure la capacité des villes à mobiliser la technologie et les infrastructures pour améliorer la qualité de vie des habitants, comme l’explique l’IMD dans son rapport. Il est précisé que l’indice ne se limite pas à l’innovation technologique : il évalue aussi la manière dont les villes répondent aux besoins quotidiens des citoyens en matière de mobilité, sécurité, services publics, opportunités économiques et gouvernance.

En effet, une ville intelligente est définie comme « un espace urbain où les technologies numériques, la collecte et l’exploitation des données (notamment via les technologies de l’information et l’Internet des objets) permettent d’optimiser la gestion urbaine. Ces outils facilitent par exemple l’organisation des transports, la gestion énergétique, la planification urbaine ou encore les services municipaux », lit-on dans le rapport.

Pour établir son classement, l’IMD s’appuie exclusivement sur les perceptions des habitants interrogés dans chaque ville, corrigées par une moyenne mobile sur trois ans afin d’éviter les biais ponctuels. Les résultats sont également ajustés selon le niveau de développement humain local afin de comparer des environnements urbains similaires.

L’indice repose sur deux piliers : les structures (infrastructures, services publics et gouvernance) et la technologie (services numériques accessibles aux citoyens). L’équilibre entre institutions, infrastructures et confiance des habitants constitue de ce fait le socle d’une ville véritablement intelligente.

Enfin, en Afrique, Rabat devance Le Caire (125ᵉ), Cape Town (127ᵉ), Alger (128ᵉ), Abuja (131ᵉ), Nairobi (136ᵉ), Lagos (138ᵉ), Accra (142ᵉ) et Tunis (146ᵉ). Mais toutes se situent dans la dernière partie du classement mondial, confirmant le retard du continent dans l’intégration des solutions urbaines intelligentes.

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Corridor vers l’Afrique : l’ambition tunisienne à l’épreuve de l’action

Un pays qui dispose depuis toujours d’une position géographique exceptionnelle entre deux continents, et qui découvre en 2026 qu’il pourrait en faire un corridor commercial. Ce constat n’est pas une critique, c’est un diagnostic. Et tout diagnostic honnête doit partir de là : la Tunisie n’invente pas une opportunité, elle tente de la rattraper.

Le 1er avril 2026, lors du Forum économique Tunisie-Niger, le ministre du Commerce et du Développement des exportations, Samir Abid, a lancé les travaux de préparation d’un corridor terrestre reliant Ras Jedir aux marchés du Niger, du Tchad, du Mali, du Burkina Faso et de la République centrafricaine, en coordination avec la Libye. L’annonce est structurante. Elle mérite une lecture rigoureuse, mais ni d’enthousiasme de façade, ni de pessimisme de confort.

Derrière les annonces, quelques ordres de grandeur permettent de situer l’enjeu. Le potentiel d’exportation inexploité de la Tunisie vers l’Afrique subsaharienne est estimé à environ 520 millions de dollars, estime le CEPEX en 2025. En parallèle, les échanges avec cette région ont atteint 1,65 milliard de dinars en 2024, en recul par rapport à l’année précédente, et représentant encore moins de 3 % du commerce extérieur tunisien.

Dans le même temps, environ 400 transactions ont été réalisées dans le cadre des certificats d’origine liés à la ZLECAf (Zone de libre-échange continentale africaine). Tandis que le projet libyen SSS, centré sur Syrte et évalué à 2 milliards de dollars, a déjà reçu des validations institutionnelles à l’échelle régionale. L’horizon annoncé pour la mise en opération du corridor reste fixé à 2029.

Ces chiffres ne racontent pas seulement un potentiel. Ils dessinent un écart entre une ambition affichée et une réalité encore limitée dans ses flux.

Pourquoi maintenant, malgré les contraintes

La Tunisie agit aujourd’hui dans un environnement plus complexe qu’il y a une décennie. La Libye reste institutionnellement fragmentée, le Sahel demeure instable sur le plan sécuritaire. Et les financements internationaux sont devenus plus exigeants dans leur allocation. Ce contexte ne remet pas en cause l’intérêt du projet, mais il en redéfinit les conditions de réussite.

Dans le même temps, plusieurs dynamiques convergent. La recomposition des chaînes de valeur mondiales repositionne la Tunisie comme un point d’articulation entre une Europe en recherche de sécurisation de ses approvisionnements et une Afrique en quête de diversification logistique. À titre d’exemple, plus de 90 entreprises françaises réunies à Gammarth fin mars 2026 ont explicitement identifié la Tunisie comme une plateforme potentielle d’ancrage euro-africain. Un signal extérieur qui tient autant de la validation que de l’incitation à structurer davantage l’offre.

Par ailleurs, les économies ciblées (Niger, Tchad, Mali, Burkina Faso) sont caractérisées par leur enclavement et une dépendance structurelle aux importations. Elles expriment une demande soutenue dans des secteurs où la Tunisie dispose d’avantages compétitifs, notamment l’agroalimentaire, les composants industriels, le textile et certains segments pharmaceutiques. Dans ces marchés, le facteur déterminant n’est pas seulement le prix ou la qualité, mais le délai d’acheminement, qui peut aujourd’hui atteindre plusieurs dizaines de jours, là où des alternatives logistiques plus optimisées réduisent considérablement ces temps de transit.

Enfin, il faut souligner que ce corridor ne part pas d’une feuille blanche. Des flux commerciaux existent déjà, des transactions sont réalisées dans le cadre de la ZLECAf, et des réseaux d’acteurs privés se sont progressivement structurés autour de ces marchés. Autrement dit, le corridor envisagé ne créerait pas un marché ex nihilo, mais chercherait à accélérer et fluidifier des échanges déjà amorcés.

Un cadre utile, mais insuffisant

La ZLECAf est souvent présentée comme l’élément structurant de cette dynamique. Elle constitue effectivement un cadre important, en ce qu’elle facilite la réduction des barrières tarifaires entre les pays africains. Mais elle ne couvre pas l’ensemble des obstacles qui conditionnent la réalité des échanges.

Les lenteurs aux frontières, les disparités de procédures douanières, l’absence d’infrastructures logistiques adaptées, les contraintes liées au transport et à l’assurance des marchandises, ou encore les coûts informels, continuent de peser lourdement sur la circulation effective des biens. Dans ce contexte, un corridor ne se résume pas à un accord juridique ou à une déclaration politique. Il repose sur une capacité à mettre en cohérence des chaînes opérationnelles souvent fragmentées.

C’est précisément sur ce terrain que se joue la différence entre un cadre théorique et un corridor réellement fonctionnel.

La Libye comme partenaire structurant

Dans cette équation, la Libye occupe une position centrale. Elle n’est pas seulement un pays de transit, mais un acteur qui développe lui-même une stratégie d’intégration continentale, avec des projets logistiques ambitieux et des axes orientés vers le Sahel.

Cette configuration ouvre la voie à une logique de complémentarité, à condition que la coordination entre Tunis et Tripoli dépasse le niveau des intentions pour atteindre celui des mécanismes concrets de gouvernance et d’exécution. Les flux, les responsabilités, les procédures et les engagements devront être clairement définis pour éviter les déséquilibres et garantir une certaine continuité opérationnelle.

Au-delà de cette relation bilatérale, une réalité régionale plus large demeure : l’absence de coordination maghrébine structurée limite la portée potentielle de toute initiative de ce type. Sans articulation régionale, les coûts logistiques augmentent, les délais s’allongent et la vulnérabilité aux facteurs extérieurs s’accroît.

Dans cette configuration, un corridor conçu sans intégration régionale restera nécessairement contraint dans son extension et dans sa capacité à devenir un véritable axe structurant à l’échelle continentale.

 

Forum économique Tunisie-Niger

 

Les conditions concrètes de la transformation

La réussite d’un tel projet ne dépend pas uniquement de son annonce, mais de sa mise en œuvre progressive et mesurable. Elle commence au niveau national, notamment par l’efficacité des points de passage comme Ras Jedir, dont la modernisation constitue un préalable incontournable. Sans fluidité à la source, les ambitions de transit régional se heurtent à des blocages immédiats.

Elle repose également sur la capacité à définir des objectifs clairs et mesurables dans le temps. Et ce, qu’il s’agisse des délais de transit, des volumes exportés ou de la régularité des flux. L’absence de métriques précises rend toute évaluation difficile et fragilise le pilotage du projet.

Le financement constitue un autre levier déterminant. Les mécanismes existants, qu’ils relèvent des institutions africaines ou européennes, sont en mesure d’accompagner ce type d’infrastructure. A condition que les dossiers présentés soient techniquement solides, cohérents et bien structurés. L’accès aux ressources financières dépend ici directement de la qualité de la préparation.

Enfin, l’environnement opérationnel dans son ensemble doit être pris en compte, depuis les procédures douanières jusqu’à la logistique intégrée, en passant par les assurances et la sécurisation des flux. C’est dans cette dimension souvent invisible que se joue l’efficacité réelle d’un corridor.

Un test de capacité, plus qu’un projet d’infrastructure

Le Plan de développement 2026–2030 inscrit l’intégration africaine parmi ses priorités stratégiques. Dans ce cadre, le corridor terrestre vers l’Afrique subsaharienne apparaît comme une première matérialisation concrète de cette orientation.

Sa réussite permettrait de démontrer une capacité à transformer une ambition en dispositif opérationnel viable. À l’inverse, un échec viendrait rappeler que la difficulté ne réside pas dans la formulation des projets, mais dans leur exécution dans la durée.

La Tunisie dispose d’atouts indéniables, qu’il s’agisse de sa position géographique, de ses compétences sectorielles ou de ses relations institutionnelles. Mais dans ce type de projet, ces avantages ne prennent pleinement leur valeur que s’ils sont traduits en mécanismes concrets, coordonnés et efficaces.

Dans cette région, les infrastructures ne suffisent pas à elles seules à créer des corridors. Ce sont les pratiques, la coordination et la constance dans l’exécution qui finissent par dessiner les routes — et déterminer ceux qui les empruntent réellement.

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Le Mauritanien Zeine Zeidane à la tête du département Afrique du FMI

Zeine Zeidane a été nommé à la tête de cette direction stratégique par la directrice générale du FMI, Kristalina Georgieva. Titulaire d’un doctorat en mathématiques appliquées, il entrera en fonction le 1er mai 2026. Il succède à Abebe Aemro Selassie, qui quitte ses fonctions après près de 10 ans. Durant son mandat, près de 60 milliards de dollars ont été mobilisés au profit de l’Afrique subsaharienne.

Avec plus de vingt ans d’expérience, Zeidane connaît bien l’institution. Actuellement directeur adjoint du département Moyen-Orient et Asie centrale, il supervise les relations avec les pays du Golfe et participe au renforcement des partenariats, notamment via l’ouverture du bureau régional du FMI à Riyad en 2024.

Son parcours combine expérience nationale et internationale. Ancien gouverneur de la Banque centrale de Mauritanie, il a aussi été Premier ministre en 2007 avant de rejoindre le FMI en 2012. Au sein du Fonds, il a occupé plusieurs postes clés, dont celui de directeur adjoint du département Afrique, et contribué à des réformes importantes, notamment en matière de financement concessionnel et de réponse à la crise du Covid-19.

Abebe Aemro Selassie et Zeine Zeidane.



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Un Mauritanien à la tête du Département Afrique du FMI

L’économiste mauritanien Zeine Ould Zeidane prendra la direction du Département Afrique du Fonds monétaire international (FMI) à partir du 1er mai 2026, en remplacement d’Abebe Aemro Selassie, qui partira à la retraite à la même date.

Dans un communiqué, la directrice générale du FMI, Kristalina Georgieva, a indiqué avoir informé le conseil d’administration de son intention de nommer Ould Zeidane à ce poste stratégique. Elle a salué sa « connaissance institutionnelle approfondie », son « jugement sûr » et sa « solide expérience dans l’élaboration des politiques économiques ».

Selon la dirigeante du FMI, ces atouts devraient permettre de renforcer l’action du Département Afrique pour répondre à la demande croissante des pays de la région en matière de conseils stratégiques, de financement et de développement des capacités, notamment en Afrique subsaharienne. Elle a également souligné le style de leadership « équilibré et réfléchi » de Zeine Ould Zeidane, ainsi que sa capacité à gérer des situations économiques complexes.

D’après le FMI, l’économiste dispose de plus de vingt ans d’expérience dans les politiques macroéconomiques et la coopération économique internationale. Il occupe actuellement le poste de directeur adjoint au Département Moyen-Orient et Asie centrale, où il supervise notamment les activités du Fonds dans plusieurs grandes économies du Golfe et a contribué au renforcement des partenariats régionaux.

Avant de rejoindre le FMI en 2012, Zeine Ould Zeidane a occupé plusieurs fonctions importantes en Mauritanie, dont celles de Premier ministre en 2007, de gouverneur de la Banque centrale et de conseiller économique du président.

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Fonds vert pour le climat : 20 milliards engagés, boom africain avec 441 millions de dollars

Le Fonds vert pour le climat (GCF) a approuvé, le 28 mars, à Incheon (Corée du Sud), 960,3 millions USD pour 18 projets climatiques, portant son portefeuille total à plus de 20 milliards USD engagés dans 354 initiatives pour les pays en développement. C’est ce qu’a révélé l’agence Ecofin.

Une avancée structurelle marque cette réunion : l’ouverture de deux bureaux régionaux en Afrique – à Nairobi (Kenya) pour l’Est et le Sud, et à Abidjan (Côte d’Ivoire) pour l’Ouest, le Centre et une partie du Nord. Ces implantations visent à accélérer la préparation et la mise en œuvre des projets en se rapprochant des bénéficiaires.

Près de 46% des financements (441 millions USD) ciblent ainsi l’Afrique, dont le programme Ascent-Green (250 millions USD avec la Banque mondiale). Ce dernier soutient l’accès à l’énergie décentralisée, la cuisson propre et la résilience dans 21 pays d’Afrique orientale et australe, bénéficiant à 28,8 millions de personnes.

Good news #forpeopleforplanet 📢

GCF’s portfolio now exceeds $20 billion, powering #climateaction that leads to a resilient & prosperous future for all. Alongside accrediting 10 new partners & announcing new regional offices, we’re making climate finance more accessible. #GCFB44 pic.twitter.com/9JAisweMVo

— Green Climate Fund (@theGCF) April 3, 2026

D’autres initiatives spécifiques ont été approuvées : adaptation agricole au Tchad (programme Scale avec Acted), protection des risques climatiques pour les petits exploitants en Zambie, et solutions climato-intelligentes pour les PME et agriculteurs au Kenya (avec KCB Bank).

Ces mesures répondent à des besoins croissants en Afrique, où moins de 5% des financements climatiques mondiaux sont alloués malgré une forte vulnérabilité. Mafalda Duarte, directrice exécutive, souligne que ces bureaux renforceront l’impact en mobilisant des capitaux privés et en réduisant les risques perçus.

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Noix de cajou : des échanges Tunisie-Afrique de l’Ouest quasi inexistants

Les échanges commerciaux directs entre la Tunisie et l’Afrique de l’Ouest pour l’importation de noix de cajou (brutes, amandes ou borma) demeurent très limités, pour ne pas dire négligeables, selon les données disponibles jusqu’en 2025. La Tunisie n’est pas un importateur majeur de ce produit, qui transite essentiellement par l’Inde, le Vietnam et l’Union européenne.

En Tunisie, la noix de cajou est principalement utilisée dans l’agroalimentaire (confiseries, snacks) et l’industrie (huiles), avec une demande bien inférieure à celle des pistaches ou amandes locales. Cela explique l’absence d’usines de transformation dédiées, contrairement à la Côte d’Ivoire, ce qui freine les importations directes.

Pourtant, des opportunités émergent : face aux défis ouest-africains (comme l’export de borma vers le Vietnam), la Tunisie pourrait accroître ses importations de coques ou de CNSL pour l’énergie et les biocarburants, via les accords ZLECAf ou UE-Afrique. En 2025, des discussions portent sur des partenariats Tunisie-Côte d’Ivoire en agro-transformation.

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Tunis-Jelma sur l’autoroute en 2027

L’autoroute Tunis-Jelma ouvrira en 2027. C’est la promesse du ministre de l’Équipement et de l’Habitat, Slah Zouari. Il l’a réaffirmé mercredi 1er avril, lors d’une visite sur le chantier du premier tronçon entre Tunis et Zaghouan.

Le projet affiche aujourd’hui 38% d’avancement. Sur 186 kilomètres à construire, c’est insuffisant pour tenir le calendrier. Le ministre le sait et c’est précisément pour cela qu’il s’est déplacé sur place où il a présidé des séances de travail sur les trois premiers tronçons: Tunis-Zaghouan, Zaghouan-El Fahs et El Fahs-Nadhour. Sa consigne aux entreprises était sans ambiguïté: plus de matériel, plus d’ouvriers, plus de rythme, sans jamais sacrifier la qualité.

 

 

Pour les habitants de Zaghouan, Kairouan et Sidi Bouzid, cette autoroute est bien plus qu’une route. C’est une connexion directe avec la capitale. Moins de temps de trajet. Un accès facilité aux services, aux marchés, aux opportunités. Le projet traverse cinq gouvernorats et est découpé en 8 tronçons, pour un coût total de 1,7 milliard de dinars.

 

Le ministre a également appelé à une coordination permanente entre services centraux, équipes régionales, entreprises et bureaux d’études. Objectif: détecter les blocages tôt et les résoudre sans délai.

 

 

 

La visite a eu lieu en présence du gouverneur de Zaghouan, Karim Beranji, des directeurs généraux des Ponts et Chaussées et de l’unité de réalisation, ainsi que des représentants des entreprises chargées des travaux.

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Afrique : un potentiel renouvelable immense, mais une transition encore freinée

L’agence Ecofin a mis en lumière l’écart persistant entre l’énorme potentiel des énergies renouvelables en Afrique et la faiblesse des capacités réellement installées, de la production électrique et de l’accès à l’énergie. Malgré des ressources solaires, éoliennes et géothermiques parmi les plus importantes au monde, le continent demeure freiné par le manque d’investissements, la fragmentation des marchés et l’insuffisance des infrastructures.

Toujours selon Ecofin, cela montre aussi l’existence de deux dynamiques distinctes : d’un côté, quelques pays engagés dans une transition plus structurée, souvent à travers des projets de grande envergure ; de l’autre, une grande partie de l’Afrique subsaharienne qui avance plus lentement, en s’appuyant sur des solutions décentralisées et sur l’appui de financements internationaux.
Enfin, cela prouve que la transition énergétique africaine est de plus en plus orientée vers l’exportation, notamment à travers l’hydrogène vert, ce qui relance le débat entre satisfaction des besoins internes et ambitions sur les marchés extérieurs.

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AGOA : un levier stratégique pour l’avenir commercial de l’Afrique

Le renouvellement de l’African Growth and Opportunity Act (AGOA) par les États-Unis constitue un signal majeur pour l’économie africaine dans un contexte international marqué par les tensions commerciales et l’incertitude géopolitique. Pour la secrétaire générale de la CNUCED, Rebeca Grynspan, cette décision offre aux pays africains un cadre commercial plus prévisible, essentiel pour soutenir les exportations, stimuler les investissements et consolider la résilience économique.

En 2025, malgré l’escalade des rivalités commerciales, l’économie mondiale a démontré une capacité d’adaptation notable. Les chaînes d’approvisionnement se sont ajustées et les marchés sont restés largement interconnectés. Toutefois, les pressions ont été plus fortes pour les économies les plus fragiles, qui dépendent davantage d’un accès stable aux marchés internationaux.

Lire aussi — Un an de plus pour l’AGOA : l’Afrique reste dans le jeu commercial américain

Dans ce contexte, la reconduction de l’AGOA apparaît comme un facteur de stabilité. A rappeler que ce dispositif commercial préférentiel bénéficie aujourd’hui à 32 pays d’Afrique subsaharienne, dont 21 classés parmi les « pays les moins avancés ». Il soutient notamment les exportations dans les secteurs du textile, de l’agriculture et de la manufacture légère. Même si ces exportations représentent une part limitée des importations américaines, elles jouent un rôle crucial pour l’emploi, les recettes en devises et l’équilibre budgétaire des pays bénéficiaires.

Plus largement, ces décisions illustrent l’influence des grandes économies sur la stabilité du système commercial mondial. Dans un environnement marqué par la rivalité stratégique, les accords négociés restent possibles, comme en témoigne également l’accord d’association conclu entre l’Union européenne et les pays de l’Amérique latine, Mercosur.

Pour les pays en développement, la cohérence des règles commerciales demeure essentielle, en ce sens que le commerce reste un moteur de diversification économique et de création de valeur. Mais ces progrès reposent sur des politiques prévisibles et des cadres multilatéraux capables d’évoluer avec les transformations de l’économie mondiale.

À l’heure où l’Organisation mondiale du commerce (OMC) discute de réformes pour adapter les règles commerciales aux chaînes d’approvisionnement contemporaines et au commerce numérique, l’enjeu est on ne peut plus clair : maintenir la confiance dans un système fondé sur la coopération plutôt que sur la fragmentation.

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Tunisie-Libye : un corridor terrestre vers l’Afrique subsaharienne, quels impacts économiques ?

En coordination avec la partie libyenne, le ministre du Commerce et du développement des exportations, Samir Abid, a annoncé le lancement des travaux de préparation d’un projet de corridor terrestre continental vers les pays d’Afrique subsaharienne, visant principalement le Niger, le Tchad, le Mali, le Burkina Faso et la République centrafricaine. Sur le plan économique, la question qui se pose pour la Tunisie est : quel en sera l’impact ?

Un tel projet de corridor terrestre tuniso-libyen vers l’Afrique subsaharienne pourrait avoir un impact économique important pour la Tunisie, à condition qu’il soit concrétisé et sécurisé sur le plan logistique, diplomatique et sécuritaire.

Ce que cela change pour la Tunisie

Le CEPEX, dans un communiqué, souligne que cela ouvre vers de nouveaux marchés. En effet, ce corridor donnerait à la Tunisie un accès plus direct à des marchés africains encore peu exploités, notamment au Sahel et en Afrique centrale.

Quant au ministre du Commerce, Samir Abid, il estime que ce projet contribuera à réduire les coûts et les délais des opérations d’exportation, à atténuer les difficultés liées au transport et à la logistique. Et ce, tout en favorisant l’intégration africaine. Ce qui permet en l’occurrence de renforcer le rôle logistique de la Tunisie. Ainsi, elle pourrait devenir un point de transit, de redistribution et de services pour les échanges entre la Méditerranée et l’Afrique intérieure.

Un soutien à l’intégration africaine : cela s’inscrirait dans la logique de la ZLECAf et pourrait renforcer la présence tunisienne sur le continent.

Pour la Tunisie, l’intérêt principal est stratégique : ce corridor peut transformer le pays en hub commercial entre la Méditerranée et l’Afrique subsaharienne. Sur le plan économique, cela contribuerait à stimuler les exportations, la logistique et l’investissement.

Mais le succès dépendra de la mise en œuvre réelle du projet et de la stabilité régionale. Autrement dit, la Tunisie pourrait devenir un hub entre la Méditerranée et l’Afrique.

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Officiel: en Tunisie, l’IA va nous libérer de nos jobs…

Ce matin, une information circule: l’intelligence artificielle s’apprête à prendre en charge une part massive du travail en Tunisie. Tâches administratives, analyses financières, reporting, gestion des plannings, les machines avancent, silencieusement, méthodiquement. Et la première réaction de beaucoup? La panique. Mais juste après la panique, si on reste honnête avec soi, il y a une autre sensation. Plus discrète. Presque inavouable. Un soulagement.

Parce que quelque part, on savait. On savait qu’on courait sans vraiment savoir vers quoi. Que les deadlines se succédaient comme des vagues, et qu’entre deux réunions, il n’y avait plus de place pour se demander: mais moi, dans tout ça, je suis qui?

Pas votre poste. Pas votre chiffre d’affaires. Pas votre réputation dans le secteur.

Vous, l’être humain

Hatem Goucha, coach professionnel, après 26 ans à construire, à livrer, à performer, a eu cette prise de conscience rare et brutale: ce qui le motivait réellement, ce n’était pas ce qu’il faisait. C’était pourquoi il le faisait. «Il faut apprendre à écouter cette voix intérieure, comprendre ses forces et ses limites, et surtout savoir pourquoi on fait ce qu’on fait», souligne Goucha. Il parle du syndrome de l’imposteur que beaucoup portent en silence. De la connaissance de soi qu’on reporte toujours à plus tard. De ce life purpose, cet objectif de vie profond, qu’on ne cherche jamais vraiment parce qu’on n’a jamais vraiment le temps. Mais le temps, on ne l’a pas. On le choisit.

Oui, c’est le 1er avril. Et non, l’IA ne signe pas vos contrats de licenciement aujourd’hui.

Mais voici ce qui n’est pas une blague:

Des gens passent des décennies entières à travailler, à produire, à s’activer, et arrivent un matin, batterie à plat, à se rendre compte qu’ils ne savent pas ce qu’ils veulent. Pas parce qu’ils sont paresseux. Pas parce qu’ils sont perdus. Mais parce que personne ne leur a jamais posé la question. Et qu’eux-mêmes ne se la sont jamais posée sérieusement.

Qui êtes-vous, loin des chiffres? Qu’est-ce qui vous anime, quand personne ne vous regarde? Quelle vie voudriez-vous raconter dans vingt ans?

Ce sont les vraies questions. Celles que l’IA, aussi puissante soit-elle, ne pourra jamais répondre à votre place.

Alors profitez de ce poisson d’avril pour sourire, puis posez votre téléphone. Fermez le tableau de bord. Et accordez-vous, pour une fois, le luxe d’une question sans deadline: qui êtes-vous, vraiment?

Bon début de mois. Et surtout: bon début d’une vie qui vous ressemble.

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Dangote prête à approvisionner l’Europe en carburant

La raffinerie nigériane Dangote est prête à accroître ses exportations de carburant vers l’Europe, notamment les Pays-Bas, en raison des perturbations sur les marchés pétroliers mondiaux liées au conflit israélo-américain avec l’Iran. C’est ce que rapporte le quotidien néerlandais De Telegraaf.

L’article cite Anthony Chiejina, porte-parole du groupe Dangote, qui affirme que la raffinerie est en mesure d’approvisionner des pays situés au-delà de l’Afrique après avoir déjà exporté 450 000 tonnes de carburant vers 12 États africains confrontés à des pénuries. « Nous sommes prêts à faire face à une demande accrue en provenance d’Europe », a expliqué M. Chiejina, qui ajoute que la raffinerie produit et fournit à la fois de l’essence et du diesel en quantités égales.

A noter que les pays de l’Union européenne (UE) recherchent activement des sources d’approvisionnement en carburant moins exposées aux perturbations du détroit d’Ormuz, dont la demande dépasse les 10 millions de barils par jour, relève encore De Telegraaf.

Le trafic routier représente plus de cinq millions de barils par jour, précise le journal. Tandis que l’aviation et le transport maritime en consomment près de deux millions à eux deux; alors que l’industrie et la pétrochimie consomment 3,5 millions supplémentaires.

La raffinerie Dangote, située à Lagos, a une capacité de 650 000 barils par jour. Ce qui en fait la plus grande raffinerie d’Afrique. En 2024, elle aurait expédié du kérosène à Rotterdam, aux Pays-Bas. Les acheteurs de l’UE recherchant des alternatives aux approvisionnements russes en carburants raffinés.

Sjaak Poppe, porte-parole de l’Autorité portuaire de Rotterdam, a qualifié la taille de l’usine d’« impressionnante », mais a souligné qu’elle ne suffirait pas à satisfaire la demande européenne globale.

« Elle est une fois et demie plus grande que Shell Pernis. Leur contribution apporte un soulagement, mais elle est malheureusement faible par rapport à la demande totale des Pays-Bas et de l’Europe. Tout le monde est à la recherche de carburants », a déclaré Poppe au De Telegraaf.

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Finance mondiale : Tunis ne remplit pas les critères du GFCI 2026

Le dernier Global Financial Centres Index (GFCI), publié en mars 2026, confirme une réalité persistante : l’Afrique reste encore en marge de la hiérarchie mondiale des grandes places financières. Si plusieurs villes du continent apparaissent dans le classement international, leur poids demeure limité face aux hubs dominants de la finance mondiale globale. En tant que place financière, Tunis ne figure pas parmi les 120 recensées et donc parmi les sept africaines classées

Quelques signaux d’émergence se dessinent toutefois, portés par des centres qui gagnent progressivement en visibilité auprès des investisseurs et des acteurs financiers. C’est ce que révèlent plusieurs médias spécialisés du contient en finance mondiale.

Casablanca et Maurice top 50

Le rapport recense 120 centres financiers dans le monde. Parmi eux, seules sept villes africaines figurent dans le classement principal, illustrant l’ampleur du chemin à parcourir pour le continent. En tête du classement africain, Casablanca se positionne au 49ᵉ rang mondial, suivie de près par Maurice, classée 50ᵉ. Ces deux places constituent aujourd’hui les principaux points d’ancrage financiers du continent. C’est ce que rapporte afrique.le360.ma.

Plus loin dans le classement apparaît Kigali, qui occupe la 72ᵉ place mondiale. La capitale rwandaise s’est progressivement imposée ces dernières années comme un hub financier émergent en Afrique de l’Est, bénéficiant d’un environnement réglementaire jugé favorable et d’une stratégie assumée de développement du secteur financier.

Ces positions restent toutefois modestes au regard de la domination exercée par les grands centres internationaux. Mais les centres africains évoluent ainsi dans un second cercle régional; malgré certains progrès enregistrés ces dernières années. L’évolution du classement révèle néanmoins des trajectoires contrastées entre les différentes places africaines. Certaines villes progressent, portées par des réformes réglementaires, le développement des infrastructures financières ou l’essor des services numériques. D’autres enregistrent au contraire des reculs, illustrant la sensibilité de ces centres aux perceptions internationales et aux conditions économiques locales.

Domination occidentale

Quant aux premières places du classement mondial, elles demeurent occupées par des métropoles comme New York, Londres ou Singapour. Lesquelles concentrent une part considérable des flux financiers internationaux. Aucun centre africain n’intègre aujourd’hui les premiers rangs du classement global. Ce qui souligne une insertion encore partielle du continent dans les circuits financiers mondiaux.

Dans la région Moyen-Orient et Afrique, la hiérarchie est par ailleurs largement dominée par les hubs du Golfe, notamment Dubaï, Abu Dhabi et Doha. Ils disposent d’infrastructures financières plus matures et d’une forte connectivité internationale.

Concernant la méthodologie du GFCI, elle combine données économiques objectives et évaluations réalisées par des professionnels de la finance. Cette approche met particulièrement en avant plusieurs facteurs déterminants pour l’attractivité d’une place financière : la stabilité réglementaire; la qualité des infrastructures; la profondeur des marchés; et la capacité à attirer des talents internationaux.

Tiens, stabilité réglementaire et qualité des infrastructures, dites-vous ! Dommage, Tunis n’apparaît nulle part dans les perspectives.

Les centres africains susceptibles de progresser

Au-delà du classement actuel, le rapport identifie également plusieurs centres africains susceptibles de renforcer leur influence dans les prochaines années. Dans les perspectives établies par les professionnels interrogés, Maurice arrive en tête des villes africaines les plus citées, avec 33 mentions. Elle est suivie par Kigali, citée 27 fois; tandis que Casablanca recueille 23 citations.

Ces perspectives témoignent d’un intérêt croissant pour certaines places financières africaines. Et ce, dans un contexte marqué par la transformation progressive des économies du continent. L’urbanisation rapide, la digitalisation des services financiers et l’émergence de nouveaux marchés de capitaux contribuent à renforcer le potentiel de ces hubs.

Classement des centres financiers africains (GFCI 39, 2026)

Pour autant, le paysage financier africain demeure fragmenté. Les centres du continent fonctionnent encore largement comme des pôles régionaux relativement isolés, avec peu d’interconnexions entre eux. À l’échelle mondiale, les places les plus performantes se distinguent justement par leur forte intégration dans des réseaux financiers internationaux, facilitant la circulation des capitaux et des compétences.

Le défi pour l’Afrique consiste donc à consolider ses hubs existants tout en renforçant leur connectivité régionale et internationale. Le développement d’infrastructures modernes, l’amélioration des cadres réglementaires et l’essor des technologies financières pourraient constituer des leviers déterminants pour renforcer la compétitivité du continent dans la finance mondiale.

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50 tonnes d’huile d’olive tunisienne débarquent en Chine: une première qui ouvre un marché d’un milliard de clients

Pour la première fois, de l’huile d’olive tunisienne accoste dans la province du Hubei.

Cinquante tonnes. C’est le poids de cette première cargaison d’huile d’olive tunisienne arrivée au port du Hubei, une province stratégique au cœur de la Chine. Un carrefour commercial qui connecte des dizaines de millions de consommateurs.

L’ambassade de Tunisie à Pékin n’a pas laissé passer l’occasion. Elle a organisé une grande manifestation promotionnelle sur les quais mêmes du port, en partenariat avec l’entreprise locale Wuhan Yangluo.

Le Hubei, une clé pour la Chine entière

Le choix du Hubei n’est pas un hasard. Cette province est une plaque tournante du commerce en Chine centrale. Elle rayonne sur les régions voisines. Elle donne accès à environ un tiers des consommateurs chinois. Un potentiel commercial immense.

Les acteurs économiques locaux l’ont bien compris. Le Bureau des affaires étrangères était présent, la Chambre de l’industrie et du commerce aussi. Les grands importateurs et distributeurs alimentaires de la région ont fait également le déplacement.

 

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