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Attijari distribue 4,200 DT de dividendes par action pour 2025

Banque Attijari de Tunisie a annoncé, à l’issue de son Assemblée Générale Ordinaire du 10 avril 2026, un dividende de 4,200 dinars (quatre dinars et deux cents millimes) par action pour l’exercice 2025. Le paiement sera effectif à partir du 21 avril 2026. Cette décision, prise au siège social situé à Tunis, récompense les actionnaires dans un contexte économique marqué par des défis persistants.

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STA : bénéfice en hausse de 70,7% en 2025, mais pas de dividendes face aux restrictions BCT

La STA publie ses résultats 2025 : bilan à 100,1 MDT (-6,4%), produits d’exploitation à 173,7 MDT (+59,1%) et bénéfice net record de 9,9 MDT (+70,7%).

Le total bilan s’établit à 100,1 millions de dinars tunisiens (MDT) au 31 décembre 2025, en baisse de 6,4% par rapport aux 107 MDT de 2024. Les produits d’exploitation bondissent toutefois de 59,1%, à 173,7 MDT, contre 109,2 MDT l’année précédente. Le résultat net bénéficiaire atteint un pic de 9,9 MDT, en hausse de 70,7% (+4,1 MDT).

Ces bons chiffres interviennent dans un contexte de resserrement monétaire. Le Conseil a pris acte de la circulaire de la Banque centrale de Tunisie n°2026-04 du 26 mars 2026, qui impose le financement des importations de véhicules (NGP 8703) via les fonds propres des opérateurs, excluant les crédits documentaires. L’encours de ces crédits s’élevait à 47,9 MDT fin 2025, menaçant la trésorerie et le cycle d’exploitation de la STA.

Pour préserver ses équilibres financiers, le Conseil proposera à l’Assemblée générale ordinaire (AGO) de ne pas distribuer de dividendes au titre de 2025. L’AGO se tiendra le vendredi 29 mai 2026 à Tunis.

Ces mesures soulignent les défis du secteur automobile tunisien face aux politiques de restriction des importations non prioritaires.

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La BTE réduit ses pertes en 2025 malgré des capitaux propres en baisse

La Banque de Tunisie et des Émirats (BTE) a publié, ce vendredi, les états financiers de l’exercice 2025, arrêtés par son conseil d’administration réuni le 1er avril dernier. Soumis aux commissaires aux comptes, ces documents révèlent une amélioration des résultats malgré une situation toujours fragile.

Sur le plan individuel, la banque affiche un produit net bancaire en hausse de 6,03%, à 70,3 millions de dinars tunisiens (MDT), contre 66,3 MDT en 2024. Le résultat net s’établit à -9,9 MDT, contre -27,9 MDT l’année précédente, tandis que le résultat net après modifications comptables reste à -9,9 MDT (contre -32,1 MDT en 2024). Les capitaux propres chutent toutefois à 29 MDT, contre 38,9 MDT fin 2024.

Côté consolidé, le résultat net avant modifications comptables s’améliore à -7,2 MDT (-26 MDT en 2024), et après modifications, il reste à -7,2 MDT (-30,2 MDT en 2024).

Dans un contexte de continuité d’exploitation sous tension, la BTE poursuit sa restructuration lancée en 2024. Ce processus inclut une première augmentation de capital de 18,7 MDT, conforme à la feuille de route définie par les actionnaires majoritaires.

Le conseil d’administration conviera les actionnaires en Assemblée générale ordinaire le jeudi 30 avril 2026 à son siège social.

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BCT: un nouveau billet de banque de cinq dinars en circulation

La Banque centrale de Tunisie (BCT) a mis en circulation, le 10 avril 2026, un nouveau billet de banque de cinq dinars (type 2022). Dans une note adressée aux banques et à l’Office national des postes, publiée vendredi 10 avril, l’institut d’émission, précise que ce billet, a cours légal et pouvoir libératoire, portant les mêmes motifs, caractéristiques et éléments de sécurité que ceux du billet de cinq dinars de même type actuellement en circulation, à l’exception :

– de la date d’émission : remplacée par « 25-07-2025 » au lieu de « 20-3-2022 », et imprimée en caractères de taille supérieure;

– des signatures : à savoir celle du gouverneur de la BCT, Fethi Zouhaier Nouri, et celle du vice-gouverneur, Mourad Abdessalem.

 Selon ladite note aux banques, le billet de banque de cinq dinars (type 2022) circulera concurremment avec les autres billets de même dénomination et de même type actuellement en circulation.

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Engagement durable : la BH Bank enchaîne avec le lancement de son projet structurant de bilan carbone

Dans la poursuite de la mise en œuvre de son plan d’action en matière de Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE) 2025/2027, la BH Bank vient de franchir une nouvelle étape majeure en lançant son projet structurant de bilan carbone.

Ce projet stratégique s’inscrit dans la volonté affirmée de la Banque de maîtriser et de réduire son empreinte environnementale, tout en contribuant activement aux enjeux de développement durable. Il consistera, dans une première étape, en l’évaluation des émissions liées aux scopes 1 et 2. Permettant ainsi à la Banque de disposer d’une base fiable pour mesurer et piloter son empreinte carbone, d’identifier les leviers d’amélioration et de mettre en place des actions concrètes visant à réduire son impact environnemental.

Dans une logique de progression continue, la Banque anticipe également l’extension du périmètre au scope 3 lui permettant de disposer d’une évaluation plus élargie.

À cette occasion, une cérémonie de lancement (kick-off) s’est tenue au siège de la BH Bank, le 08-04-2026 en présence du Directeur Général par intérim, monsieur Lotfi Ben Hammouda, du staff managérial, de l’équipe projet ainsi que des représentants de la Société Proverdy, partenaire retenu pour accompagner cette mission.

À travers cette initiative, la BH Bank réaffirme son engagement sans faille à réussir sa stratégie de développement durable axée sur un développement responsable, conciliant performance économique, respect de l’environnement et responsabilité sociale. Elle entend ainsi, inscrire durablement ses actions dans une démarche proactive, innovante et alignée avec les meilleures pratiques internationales en matière de durabilité.

D’après communiqué

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Tunisie – Le Parlement veut redéfinir la mission de la BCT

La Commission des finances et du budget de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) examine une modification du statut de la Banque centrale de Tunisie (BCT). Et ce afin de permettre à l’État de mobiliser davantage de ressources financières et de réduire le coût de son endettement.

Réunie mercredi 7 avril 2026, la commission a auditionné les initiateurs des propositions de loi n°06/2023 et n°70/2024 visant à amender la loi n°35 de 2016 relative au statut de la BCT. Le texte propose notamment d’élargir le rôle de la Banque centrale pour qu’elle soutienne davantage la politique économique du gouvernement.

Selon les promoteurs des dites propositions, cette réforme intervient dans un contexte économique difficile, marqué par une forte pression sur les finances publiques, une hausse des besoins de financement de l’économie et un renchérissement de l’endettement extérieur. Alors que les déséquilibres de la balance des paiements persistent.

Lire aussi – ARP : appels à un amendement du statut de la BCT

Ils estiment que la loi actuelle a montré ses limites, en particulier en raison d’un manque de coordination entre la politique monétaire et la politique économique de l’État. Ce qui complique la mobilisation de financements internes à un coût raisonnable.

La réforme envisagée vise ainsi à redéfinir les missions de la Banque centrale. Outre la stabilité des prix, la BCT serait appelée à contribuer au soutien de la croissance et de l’emploi, tout en veillant à la stabilité du taux de change et à la solidité du système financier.

Le texte prévoit également de renforcer la coordination entre la politique monétaire et la politique budgétaire afin de réduire le coût du financement du budget et de contenir l’endettement public.

Parmi les nouveaux mécanismes proposés figure la possibilité d’utiliser des obligations d’État pour refinancer les banques, ainsi que l’achat par la Banque centrale d’une partie de la dette publique afin d’en diminuer le coût.

Les auteurs du projet rappellent que les besoins de financement de l’État pour 2026 sont estimés à 27 milliards de dinars. Tandis que le service de la dette dépasse 23 milliards de dinars et que l’endettement approche les 80 % du PIB.

Plusieurs députés ont toutefois exprimé des réserves, s’inquiétant des effets potentiels néfastes de ces mesures sur l’inflation et sur l’indépendance de la Banque centrale. Ils ont également souligné que la situation financière du pays nécessite des réformes structurelles plus larges.

À l’issue de la séance, la commission a décidé de solliciter l’avis de la Banque centrale de Tunisie avant de poursuivre l’examen du texte.

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Caisses enregistreuses : l’avertissement aux restaurants et cafés

Si vous êtes propriétaire d’un restaurant touristique, un salon de thé ou de café de deuxième et troisième catégorie, ceci vous concerne. Ces commerces doivent impérativement se conforment sans délai à l’obligation d’adhésion au « système des caisses enregistreuses fiscales, sous peine de sanctions fiscales et pénales ».

Le département des Finances rappelle et explique, dans un communiqué, que cette adhésion, qui s’effectue entièrement à distance, repose sur deux étapes clés : d’abord, contacter un fournisseur agréé (liste disponible sur Jibaya.tn) pour l’adaptation technique des équipements existants ou l’acquisition de nouvelles caisses conformes, ensuite, finaliser les procédures administratives et techniques avec le fournisseur concerné.

« Cette mesure vise à garantir la transparence des transactions commerciales, dans le cadre de la stratégie de modernisation et de simplification des procédures administratives ».

Pour accompagner les contribuables, deux numéros ont été mis à disposition : le Centre d’information fiscale à distance (CIFD) au 81 100 400, et la Cellule d’adhésion des impôts de la Direction générale des impôts au 71 780 347.

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Ridha Chkoundali alerte sur une escalade durable du conflit au Moyen-Orient

Après l’accord de principe entre l’Iran et les États-Unis, la guerre paraît plus que jamais susceptible de s’étendre et de durer, selon l’analyse de l’expert en économie Ridha Chkoundali. Il estime que l’Iran affirme que l’accord inclut le Liban, alors que les États-Unis soutiennent le contraire, créant ainsi une zone de friction exploitée par Israël.

Selon lui, l’entité sioniste n’a aucun intérêt à voir aboutir un accord entre Washington et Téhéran, car tout rapprochement risquerait de réduire son rôle de relais dans la région. Dans cette logique, il considère que les bombardements au Liban visent aussi à faire échouer toute détente entre les deux parties.

Ridha Chkoundali ajoute que l’Iran utilise la défiance des pays du Golfe envers les États-Unis comme levier politique, en cherchant à montrer l’incapacité de Washington à protéger la région. Il avance aussi que Téhéran veut pousser au retrait des bases américaines au profit de la Chine et de la Russie, afin de renforcer sa position régionale.

L’expert en économie souligne enfin que la poursuite militaire du conflit sert les intérêts israéliens, tandis que son extension économique favorise ceux de l’Iran, dans les deux cas avec un risque de hausse des prix mondiaux du pétrole. Il en déduit que la Tunisie doit anticiper ce choc par une loi de finances rectificative, voire un budget d’urgence, afin de limiter l’impact sur son économie.

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UTICA : lever les freins aux exportations tunisiennes

Samir Majoul, président de l’UTICA, a reçu ce mercredi 8 avril 2026 à Tunis l’ambassadeur du Portugal, Jorge Roza de Oliveira, en présence de membres du Bureau exécutif national.

Cette rencontre a permis de réaffirmer la solidité des relations historiques entre la Tunisie et le Portugal et d’explorer de nouvelles pistes pour les renforcer au service des intérêts communs.

Les échanges ont porté sur le développement de la coopération économique, à travers un appui accru aux investissements bilatéraux. Les deux parties ont passé en revue les flux d’investissements entre les deux pays et les moyens de les dynamiser davantage.

Elles ont également exprimé leur volonté de nouer des partenariats plus actifs entre les acteurs économiques tunisiens et portugais, avec un intérêt particulier pour des secteurs porteurs comme les énergies renouvelables, l’agroalimentaire, le maritime, la pharmacie, ainsi que le textile, le cuir et la chaussure.

La rencontre a aussi souligné l’importance de renforcer les échanges d’hommes d’affaires et de rétablir la liaison aérienne directe entre Tunis et Lisbonne afin de faciliter les relations économiques.

Enfin, l’UTICA a plaidé pour un assouplissement des barrières douanières et non douanières pesant sur les exportations tunisiennes vers l’Union européenne, notamment dans le textile et l’huile d’olive, un produit stratégique qu’elle souhaite voir accéder librement aux marchés mondiaux.

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Bénéfices en bond de 47 % : Smart Tunisie en grande forme avant son AG

Smart Tunisie affiche un bénéfice net de 22 millions de dinars en 2025, en hausse de 47 %, et prévoit une augmentation de capital de 10 millions de dinars

Le conseil d’administration de Smart Tunisie, réuni le vendredi 3 avril 2026, a arrêté les comptes de l’exercice 2025 et annoncé une série de décisions soumises à l’approbation des actionnaires lors d’assemblées générales convoquées pour le 29 avril prochain.

Sur le plan des résultats consolidés, la société enregistre un bénéfice net de 22,1 millions de dinars contre 15 millions de dinars l’année précédente, soit une progression de 47 %. Les comptes individuels font état d’un bénéfice net de 21 millions de dinars contre 15,6 millions de dinars en 2024, en hausse de 35 %. La société attribue cette performance à la croissance de son chiffre d’affaires ainsi qu’à la maîtrise de ses charges opérationnelles et financières.

Le conseil d’administration proposera aux actionnaires la distribution d’un dividende d’un dinar par action, prélevé sur les résultats reportés et soumis à la retenue à la source au titre de l’impôt.

Par ailleurs, une assemblée générale extraordinaire se tiendra le même jour, à 11h30, au siège social situé à Charguia 1 à Tunis, afin de statuer sur une augmentation de capital par incorporation de réserves d’un montant total de 10,1 millions de dinars. Cette opération sera réalisée en deux tranches successives. La première, d’un montant de 5 millions de dinars, interviendra au cours de l’exercice 2026 sur la base d’une action nouvelle pour dix actions anciennes. La seconde tranche, d’un montant identique, sera réalisée en 2027 sur la base d’une action nouvelle pour onze actions anciennes. Chaque tranche portera sur 1 012 344 actions nouvelles. La société procédera à l’acquisition et à l’annulation des droits d’attribution non entiers.

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OneTech Holding : son bénéfice net explose de 38 %

OneTech Holding accélère malgré les vents contraires du secteur automobile mondial. Ses états financiers 2025, individuels et consolidés, arrêtés le 3 avril par le Conseil d’administration, révèlent une santé florissante et un virage stratégique audacieux. C’est ce qu’a révélé le communiqué du CMF.

Sur le plan consolidé, le chiffre d’affaires de OneTech Holding s’élève à 1 078 millions de dinars (+3 %), contre 1 048 MDT en 2024). Le résultat net bondit à 42,7 MDT (+38 % vs 30,9 MDT), et les investissements grimpent à 34,5 MDT (+23 % vs 28 MDT).

Côté individuel, le CA atteint 31,08 MDT (contre 37,3 MDT l’an passé) et le bénéfice net 23,9 MDT (vs 25,4 MDT).

Cerise sur le gâteau : un dividende proposé à 330 millimes par action (+27 % par rapport à 2024), soumis à l’approbation des actionnaires lors de l’AGO du 9 juin à l’IACE.

Mais le clou du spectacle reste le projet de scission des pôles Mécatronique et Câbles (47 % du CA consolidé). Ce dernier sera introduit en Bourse de Tunis d’ici fin 2026 comme entité cotée autonome, libérant son potentiel via une gouvernance dédiée et un accès direct aux capitaux. Cette opération est bien entendu conditionnée aux feux verts administratifs.

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BNA Assurance : bénéfice net en hausse de 4,5 %

BNA Assurance dévoile des états financiers 2025 solides, validés par son Conseil d’Administration le 6 avril et certifiés par les commissaires aux comptes. Malgré un léger tassement des ratios de solvabilité, la société affiche une trajectoire ascendante.

Le résultat net grimpe à 17,045 millions de dinars (+4,5 % par rapport aux 16,315 millions de 2024), porté par un chiffre d’affaires record de 190,547 millions (+9,7 %) et des revenus nets de placements à 31,506 millions (+10,3 %). Les engagements techniques restent bien couverts à 104 % (contre 105 % l’an passé). Tandis que la marge de solvabilité s’établit à 208 % (vs 262 %), pénalisée par le remboursement de 35 millions de dinars de titres participatifs.

Les actionnaires sont attendus en Assemblée Générale Ordinaire le 8 mai 2026 au siège social.

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Afrique, logistique, digitalisation : Mohamed Louzir dessine les leviers de la Tunisie

La Tunisie devrait mieux valoriser ses atouts, accélérer ses réformes et consolider son rôle de hub entre l’Europe et l’Afrique. La CCITF souligne ainsi les conditions d’une croissance plus solide, fondée sur la digitalisation, la simplification administrative et un meilleur accès au financement. Le baromètre met en évidence des entreprises résilientes, mais encore freinées par des réformes inachevées et par des outils de transformation insuffisamment déployés.

Sur la question de l’Afrique, le continent représente aussi une opportunité à saisir dans le cadre du baromètre économique. Certes, nous restons en deçà des attentes, alors même que d’autres acteurs, comme la Chine, y sont déjà solidement implantés. Mohamed Louzir précise dans contexte : « La Tunisie est un petit pays, y compris à l’échelle du continent africain. Mais sa force réside dans son expertise, son savoir-faire et sa proximité avec l’Europe. C’est précisément ce qui peut lui permettre de jouer un rôle de tremplin et de hub vers l’Afrique. »

La question est donc de savoir si la Tunisie doit aller davantage vers ce continent. La réponse est oui. Et Mohamed Louzir d’ajouter : « D’une part, parce que nous n’y allons pas encore assez. D’autre part, parce que nous ne disposons pas toujours des informations nécessaires pour y accéder dans de bonnes conditions. C’est pourquoi notre rôle, en tant que chambre, est d’agir comme facilitateur du développement en Afrique. »

Au final, il conclut : « Je pense, par ailleurs, que dans les dix à quinze prochaines années, l’Afrique peut devenir un véritable dragon géopolitique et économique. Si la diaspora africaine revient sur le continent, si des projets intégrés se développent et si l’innovation ainsi que la technologie prennent leur essor, alors l’Afrique changera d’échelle. La croissance démographique jouera aussi un rôle majeur : la population du continent devrait doubler d’ici 2050 pour atteindre 2,5 milliards d’habitants, puis3,8 milliards d’habitants en 2100, soit un être humain sur trois. L’Afrique représentera alors un marché immense, qu’il faudra savoir orienter et structurer. La Chine l’a bien compris en s’y implantant massivement et en y développant de grands projets. Elle a saisi que l’Afrique est aujourd’hui un vaste champ d’opportunités à exploiter et qu’elle sera l’économie de demain. »

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Khalil Laabidi: « La Tunisie a des atouts, mais doit encore lever ses blocages »

Digitalisation, simplification administrative, accès au financement : la CCITF met en lumière les conditions d’une croissance plus solide. Le baromètre économique a mis en lumière une dynamique positive, tempérée par des anticipations prudentes pour 2026. Ainsi, sans un contexte mondial en recomposition, la Tunisie pourrait redevenir un hub pour les investisseurs en quête de stabilité et de proximité avec l’Europe. Encore faut-il lever les obstacles structurels qui freinent l’investissement et renforcer l’attractivité du pays. Rencontré à l’issue de l’événement, Khalil Laabidi a souligné dans une déclaration exclusive à leconomistemaghrebin.com que les enjeux clés peuvent être répartis en deux grands volets. 

D’abord, il existe en Tunisie des atouts déjà bien installés qu’il faut continuer à développer et à mieux valoriser. Khalil Laabibi rappelle que le pays bénéficie d’une attractivité presque naturelle, en raison de sa position géographique, de son ouverture et de son histoire. Ce qui reste à faire aujourd’hui, c’est surtout de mieux communiquer sur ces acquis et d’améliorer la logistique. Car même si la Tunisie est proche de l’Europe, une logistique insuffisante la rend, en pratique, beaucoup plus éloignée.

Le deuxième volet concerne les éléments que l’on peut encore améliorer. Il précise dans ce contexte : “La Tunisie est souvent perçue comme un pays à l’administration lourde, notamment en matière de dossiers d’investissement. La gestion de ces dossiers reste complexe, et la stabilité juridique n’est pas toujours au rendez-vous. Pourtant, ce sont des aspects qui peuvent être corrigés relativement rapidement, notamment à travers les lois de finances et des ajustements réglementaires plus souples.”

L’administration, à cet égard, doit accélérer sa digitalisation. C’est le meilleur moyen d’éviter les lenteurs, les tracasseries administratives et le traitement au cas par cas. Dans ce domaine, beaucoup peut encore être fait, en particulier pour la facturation électronique, qui peine toujours à se déployer. 

Le problème ne tient pas à l’idée elle-même, mais à la manière dont elle a été préparée. Son adoption graduelle n’a pas été suffisamment maîtrisée. Comme dans d’autres pays, il aurait fallu procéder par étapes, sur plusieurs années, en commençant par les acteurs les mieux outillés. Au lieu de cela, on a voulu aller trop vite et le saut s’est révélé périlleux, poursuit-il.

Rôle essentiel de la diplomatie économique et des TRE

Par ailleurs, le contexte géopolitique actuel, notamment au Moyen-Orient, fait apparaître de nouvelles opportunités. 

Il ajoute à cet effet : “Le monde des investissements est en train de changer, avec l’émergence de nouveaux pôles et d’un nouvel ordre économique. La Tunisie doit choisir entre accompagner ce mouvement ou rester à l’écart. Elle doit être partie prenante de cette mutation, sans instrumentaliser les drames des autres; mais en sachant saisir les opportunités qu’offre ce changement de paradigme.”

Dans cette perspective, Khalil Laabidi souligne que : “La diplomatie économique et les Tunisiens établis à l’étranger ont un rôle essentiel à jouer. Il faut aussi rappeler qu’un bon accueil réservé aux entreprises déjà implantées en Tunisie constitue la meilleure publicité possible pour le pays. Lorsqu’une entreprise est satisfaite, elle devient un relais crédible et attire naturellement d’autres investisseurs.”

Enfin, au-delà des recommandations déjà formulées, moins de pression fiscale, plus de stabilité et moins de bureaucratie, il faut aller vers des réformes plus ciblées, avec des incitations peut-être moins nombreuses, mais réellement efficaces et directement utiles aux entreprises. Il faut aussi renforcer la communication autour de ces mesures pour qu’elles soient mieux comprises et mieux valorisées, conclut-il.

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CCITF : la reprise des entreprises se consolide, les attentes restent fortes

La Chambre de commerce et d’industrie tuniso-française (CCITF) a présenté, lors d’une conférence de presse mardi 7 avril 2026, la troisième édition de son baromètre économique. Il est mené auprès de 167 entreprises tunisiennes et françaises opérant entre les deux pays. Réalisée du 15 décembre 2025 au 5 mars 2026, l’enquête évalue l’évolution du chiffre d’affaires, les perspectives d’investissement, l’impact de la conjoncture et les transformations en cours. Et ce, notamment en matière de digitalisation, de RSE, de ressources humaines et de cadre réglementaire.

Lors de la présentation, Khelil Chaibi, président de la CCITF, a souligné que les résultats du baromètre confirment une amélioration de la performance des entreprises en 2025, avec une activité majoritairement stable ou en progression. Il a toutefois appelé à la prudence pour 2026. Tout en estimant nécessaire de consolider cette dynamique dans un environnement des affaires plus lisible, plus fluide et plus incitatif.

Mohamed Louzir, secrétaire général de la CCITF, a de son côté insisté sur la résilience des entreprises, tout en rappelant que la pression fiscale, les lourdeurs administratives et les incertitudes réglementaires continuent de peser sur leur compétitivité. Il a également insisté sur la qualité des ressources humaines en Tunisie, qu’il a présentée comme l’un des atouts majeurs de cette résilience.

Une reprise réelle, mais fragile

Le baromètre met en évidence une amélioration des performances en 2025, portée par la progression du chiffre d’affaires. Plus de 80 % des entreprises interrogées déclarent une activité stable ou en hausse. Tandis que les baisses importantes reculent nettement. Les perspectives pour 2026 restent positives mais plus prudentes : 55 % des entreprises anticipent une amélioration de leur activité; 4 % une stagnation; et 11 % une baisse.

 

Cette trajectoire confirme une dynamique de reprise sur trois ans. Mais elle révèle aussi un écart récurrent entre les anticipations et les résultats effectivement enregistrés. Les prévisions pour 2026 traduisent donc davantage un signal de confiance qu’une garantie de performance.

Des freins structurels persistants

Le baromètre confirme que le premier frein à l’activité reste un triptyque fiscal, réglementaire et administratif. La pression fiscale est citée par 68 % des entreprises. Les formalités administratives le sont par 58 %. Et le cadre réglementaire demeure également perçu comme un obstacle majeur.

L’enquête montre aussi un impact très marqué de la conjoncture internationale. En effet, 91 % des entreprises déclarent avoir été affectées par la tendance inflationniste et 87 % par les conflits géopolitiques. L’ensemble des facteurs testés affiche un impact fort ou modéré supérieur à 60 %. Ce qui confirme la faiblesse des marges de manœuvre des entreprises.

Des attentes claires

Face à ces contraintes, les entreprises expriment des priorités nettes. Elles réclament d’abord de nouvelles incitations financières et fiscales, citées par 41 % des répondants. Puis, elles sollicitent, à 32 %, un allègement des procédures administratives.

Le baromètre met également en avant la nécessité de simplifier et de fluidifier les relations avec l’administration, de faciliter l’accès au financement et de sécuriser l’investissement. Il souligne aussi l’importance d’accompagner les entreprises dans leur structuration, notamment en matière de RSE, de gouvernance et d’internationalisation.

Transition numérique encore incomplète

La digitalisation apparaît comme un chantier encore inabouti. Les entreprises interrogées se situent majoritairement à un stade expérimental ou en réflexion. Tandis qu’une minorité seulement dispose d’un usage structuré. Au total, 85 % des entreprises restent avant le stade du déploiement opérationnel. Ce qui freine l’intégration de l’intelligence artificielle à grande échelle.

Cette situation révèle un tissu économique conscient des enjeux numériques, mais encore dépourvu d’un socle digital suffisamment mature pour accélérer la transformation.

En conclusion, un écosystème favorable reste indispensable pour soutenir l’innovation, la croissance et la durabilité à long terme.

Afrique et transition énergétique

L’Afrique demeure un potentiel de développement important, mais encore peu exploité. En effet, en 2026, 44 % des entreprises n’ont aucun échange avec le continent. Alors que 28 % seulement anticipent une hausse de leurs échanges. En revanche, 56 % des entreprises déjà actives sur ce marché maintiennent ou améliorent leurs relations commerciales.

Le baromètre souligne enfin la montée en puissance des enjeux énergétiques et environnementaux. Les entreprises accordent une place croissante aux énergies renouvelables, perçues comme un levier de compétitivité, de réduction de la dépendance énergétique et d’amélioration de la balance commerciale. 39 % des dirigeants interrogés estiment que les énergies renouvelables devraient constituer le principal investissement public dans les années à venir.

La nouveauté de cette édition réside dans l’élaboration d’un livre blanc, que la CCITF s’apprête à lancer et qui est attendu avant la fin de l’année.

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Fitch place la notation de huit banques qataries sous surveillance négative

L’agence de notation Fitch Ratings place sous « surveillance négative » les notes de crédit à long et à court terme de huit banques qataries. Il s’agit entre autres de la Banque nationale du Qatar, la Banque islamique du Qatar et la Banque commerciale du Qatar.

Fatih Birol, DG de l’AIE. En effet, fin mars dernier, Fitch Ratings avait placé la note de crédit du Qatar sous surveillance négative… Elle avait expliqué que l’incertitude entourant l’environnement sécuritaire pourrait persister; même si l’on s’attend à ce que la guerre prenne fin dans la période à venir. Tout en soulignant la possibilité d’une détérioration de la situation susceptible d’affecter la stabilité économique.

A rappeler dans ce cadre qu’une attaque de missile iranien avait touché la ville industrielle de Ras Laffan, centre névralgique de l’industrie gazière du Qatar, causant d’importants dégâts.

Lire aussi — QatarEnergy invoque la force majeure pour ses approvisionnements en GNL

Malgré les prévisions selon lesquelles les prix du pétrole et du gaz resteront à des niveaux élevés, Fitch estime que cette hausse ne compensera pas entièrement les pertes de production prévues pour 2026.

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Hausse des prix alimentaires, alerte sur la Tunisie

L’indice FAO des prix alimentaires a grimpé durant les mois de février et mars (+0,9 % en février à 125,3 pts; +2,4 % en mars à 128,5 pts), porté par les huiles végétales, le sucre et le blé. Et ce, malgré des stocks céréaliers confortables et une production 2025 en hausse. C’est ce qu’a révélé l’agence Ecofin. Aux dernières nouvelles, les  tensions au Moyen-Orient risquent d’exacerber aussi bien le secteur des engrais que la flambée du pétrole (>100 $/baril possible).  Ce qui impacte les rendements 2026-27 et coûte +45 M en insécurité alimentaire (PAM).

Malgré cela, l’indice reste 1 % au-dessus durant le mois de mars et en comparaison de la guerre Russie-Ukraine ayant connu une hausse de 20 % en 2022. Les tensions liées à la guerre en Iran (fin février 2026) font craindre une aggravation notamment via la flambée des prix du pétrole, renchérissant ceux des engrais, du transport et des intrants. Si le conflit dure plus de 40 jours, les agriculteurs pourraient réduire les surfaces ou les intrants, impactant les rendements 2026-2027.

Le PAM alerte donc sur 45 millions de personnes supplémentaires en insécurité alimentaire. Ainsi, une étude GSA pointe le riz comme le plus vulnérable, via les importations d’engrais du Golfe par l’Inde, Pakistan et Thaïlande (fournisseurs africains).

De son côté, la Tunisie, importatrice nette (70 % blé, engrais Golfe), subit  +6,8 % d’inflation alimentaire en mars, avec des  subventions sous pression et une facture énergétique alourdie.

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Forte progression des revenus du travail 

Les revenus du travail cumulés ont augmenté de 6,5% au premier trimestre 2026 pour dépasser 2,1 milliards de dinars, tandis que les billets et monnaies en circulation ont enregistré une forte hausse de 17,3%, franchissant les 28,2 milliards de dinars début avril, d’après les indicateurs publiés lundi par la Banque centrale de Tunisie.

Ces revenus du travail couvrent presque entièrement les services de la dette extérieure, à hauteur de 99%, ces derniers s’étant maintenus à 2,1 milliards de dinars.

Parallèlement, les recettes touristiques ont progressé de 4,5% pour avoisiner 1,5 milliard de dinars au cours de la même période, confirmant une tendance globale à l’amélioration des entrées en devises.

Dans ce contexte, les avoirs nets en devises ont augmenté pour atteindre 24,5 milliards de dinars, soit l’équivalent de 103 jours d’importation, contre 23 milliards de dinars (101 jours d’importation) à la même date de l’année précédente.

Ces évolutions s’inscrivent dans une dynamique monétaire marquée par une expansion notable de la liquidité fiduciaire en circulation par rapport à début avril 2025, où elle s’établissait à 24 milliards de dinars.

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BH Assurance dégage un résultat bénéficiaire de 11,1 MD en 2025

BH Assurance a réalisé un chiffre d’affaires de 208,7 millions de dinars en 2025, en progression de 4,5% par rapport à 2024. C’est ce qu’il ressort des états financiers approuvés par son Conseil d’Administration, lors de sa réunion du 1er avril 2026.

La société BH Assurance a dégagé un résultat bénéficiaire de 11,1 millions de dinars. Il est en hausse de 1% sur un an, précise un communiqué publié sur le site de la Bourse.

Par ailleurs, le Conseil d’Administration a décidé de proposer la distribution d’un dividende de 1,600 dinar par action. Il a aussi convoqué une Assemblée Générale Ordinaire pour le 27 avril 2026.

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