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L’extrême droite européenne face à la guerre toxique de Trump

Le président américain Donald Trump pensait pouvoir compter sur le soutien des dirigeants populistes de la droite radicale en Europe dans sa guerre contre l’Iran mais ceux-ci se sont rapidement retournés contre lui étant donné que cette guerre tourne au fiasco et, surtout, elle est très peu soutenue par l’opinion publique européenne. 

Imed Bahri

De larges pans de l’extrême droite européenne ont perdu leur enthousiasme pour le président américain qu’ils vénéraient autrefois, estime The Telegraph dans une enquête sur les conséquences de la guerre d’Iran sur le positionnement des partis d’extrême droite en Europe vis-à-vis de Donald Trump. Le journal britannique précise que et que les dirigeants de ces partis ont abandonné leur fascination pour le président américain qu’ils couvraient jadis d’éloges excessifs. Ils n’éprouvent certes aucune sympathie pour la République islamique d’Iran mais que le rejet massif de la guerre par l’opinion publique en Europe les place dans une situation délicate.

Impopularité de la guerre contre l’Iran

Ces partis expriment leur colère face à l’engagement de Trump dans des guerres étrangères perpétuelles car sa politique étrangère toxique pourrait les entraîner dans sa chute, compte tenu de sa popularité déclinante et de l’effritement de ses alliances.

En Grande-Bretagne, des personnalités de droite, dont Nigel Farage, chef du Parti de la réforme (Reform UK), ont pris leurs distances avec la guerre menée par Trump, laissant entendre que soutenir le président dans ce conflit pourrait s’avérer politiquement suicidaire.

Farage s’était pourtant vanté par le passé de sa proximité avec Trump.

La présidente du Conseil italien Giorgia Meloni a surpris nombre d’observateurs lorsque son gouvernement a refusé cette semaine d’autoriser les bombardiers américains à utiliser une base aérienne en Sicile en route vers le Moyen-Orient, illustrant ainsi l’impopularité d’une guerre américano-israélienne contre l’Iran en Italie.

Meloni fut jadis l’une des plus ferventes supportrices de Trump en Europe. Aujourd’hui, elle est affaiblie politiquement après son échec lors d’un référendum sur la réforme judiciaire, un an avant les élections législatives. Elle tente désormais de prendre ses distances avec Trump qui l’avait pourtant qualifiée de «grande dirigeante»

«Ce gouvernement a été accusé à tort d’être soumis à Trump», a déclaré Deborah Bergamini, députée de Forza Italia, parti de la coalition au pouvoir, avant d’ajouter : «L’Italie n’est pas en guerre et n’a aucune intention d’entrer en guerre».

En France, malgré des relations plus tendues avec Trump, la dirigeante d’extrême droite Marine Le Pen n’a pas hésité à critiquer les objectifs changeants de la guerre, arguant que les frappes contre l’Iran avaient été menées «à l’aveuglette» et sans tenir compte de leur impact sur les prix du carburant.

Des sources au sein du Rassemblement national indiquent que les États-Unis semblent enlisés dans le conflit et que les interventions étrangères sont non seulement inefficaces mais risquent même de renforcer le régime iranien au lieu de l’affaiblir.

La politique extérieure de Trump inquiète

En Allemagne, les relations entre le parti Alternative pour l’Allemagne (AfD) et l’administration Trump se sont détériorées après une période de coopération étroite. Tino Chrupalla, figure de proue du parti, a exprimé sa «profonde déception envers le président de la guerre Trump» et a, carrément, appelé au retrait des troupes américaines d’Allemagne.

En Pologne, malgré des relations de longue date avec Trump, des signes de discorde sont apparus après que le conseiller pour la politique étrangère du président Karol Nawrocki a reproché aux États-Unis de ne pas avoir consulté leurs alliés avant de frapper l’Iran.

En Hongrie, le Premier ministre Viktor Orbán demeure l’un des plus proches alliés de Trump mais il a adopté une position plus prudente, mettant en garde contre l’envoi de troupes terrestres américaines en Iran, notamment en raison de la sensibilité des prix de l’énergie sur le marché intérieur.

Orbán dirige Patriotes pour l’Europe au Parlement européen, une coalition qui comprend des partis tels que l’Alternative pour l’Allemagne (AfD), le Rassemblement national (RN) et le Parti populaire danois (DFP), ce dernier ayant été indigné par la tentative de Trump d’annexer le Groenland.

«Trump avait promis de retirer les troupes américaines des zones de conflit et s’était vanté de ses efforts pour instaurer la paix mais cette rhétorique s’est complètement effondrée après ses menaces concernant le Groenland et ses attaques contre le Venezuela et l’Iran», a déclaré Anders Vistisen, eurodéputé danois.

En Espagne, le parti Vox et son chef Santiago Abascal avaient initialement soutenu une attaque contre l’Iran avant de se taire, signe d’un déclin de l’enthousiasme.

Cependant, tous ne se sont pas désolidarisés de Trump. Le politicien néerlandais Geert Wilders a continué de le soutenir, saluant les attaques contre l’Iran, une position qui le distingue au sein de la droite radicale européenne.

Selon le Telegraph, les analystes estiment qu’il ne s’agit pas d’une rupture définitive entre l’extrême droite européenne et Trump mais plutôt d’un test de la solidité des relations. La plupart des membres de ce courant politique se montrent réticents à l’égard de la guerre, tout en admirant la politique intérieure de Trump sans pour autant approuver ses interventions à l’étranger.

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Tunis | Rassemblement pour la libération de Mourad Zeghidi

Le Comité national de soutien à Mourad Zeghidi et le Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT) appellent à un rassemblement de protestation pour exiger sa libération.

Le rassemblement est prévu pour le mardi 14 avril 2026 à 9h devant la Cour d’appel de Tunis à l’Av. du 9 Avril : « Votre présence est très importante, alors soyez au rendez-vous pour Mourad et contre l’injustice », commentent les organisateurs.

Pour rappel Mourad Zeghidi a été condamné à trois ans et demi de prison, en janvier dernier pour blanchiment d’argent et infractions fiscales et sera à nouveau devant la justice pour une audience en appel.

Y. N.

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« Muse Spark » propulse Meta à des sommets historiques

Les actions de Meta Platforms ont bondi de 8 % mercredi 8 avril, atteignant 621 dollars, ce qui constitue un nouveau record historique. Cette hausse prolonge une dynamique déjà positive en séance, portée par l’annonce du lancement d’un nouveau modèle d’intelligence artificielle baptisé « Muse Spark ».

Avec cette innovation, le groupe dirigé par Mark Zuckerberg entend renforcer sa position dans la course mondiale à l’IA face à ses principaux rivaux, notamment Google et OpenAI.

« Muse Spark » inaugure la nouvelle famille de modèles « Muse », développée par l’unité « Meta Superintelligence Labs », fruit d’investissements de plusieurs milliards de dollars. Initialement connu sous le nom de code « Avocat », ce modèle sera d’abord intégré à l’application Meta AI, avant d’être progressivement déployé sur l’ensemble des plateformes du groupe.

Cette annonce confirme l’accélération stratégique de Meta dans l’intelligence artificielle, un secteur devenu central dans la compétition technologique mondiale et dans la valorisation boursière des géants du numérique.

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Kia élu «Meilleur Constructeur» au TopGear.com EV Awards 2026

Kia a été nommée «Meilleur Constructeur» lors des TopGear.com EV Awards, le 6 avril 2026. La marque dont la vaste gamme 100 % électrique couvre désormais la quasi-totalité des segments de marché, offrant un choix adapté à chaque profil de client, a été sacrée par ce palmarès annuel distinguant les meilleurs véhicules électriques actuellement commercialisés.

Organisée pour la septième année consécutive au Royaume-Uni, cette cérémonie annuelle distingue les meilleurs modèles électriques du marché ainsi que les constructeurs moteurs de la transition énergétique.

Pour Kia, ce nouveau titre s’inscrit dans la lignée du succès déjà remporté lors de l’édition des BBC TopGear.com Awards, où le PV5 Passenger avait été sacré «Voiture Familiale de l’Année».

«Que vous soyez au volant du Kia EV3, du statutaire EV9, de l’élégante EV6 ou du PV5 à la silhouette cubique, on retrouve une cohérence et un air de famille à travers tous les modèles électriques de Kia», a déclaré Ollie Kew, rédacteur en chef adjoint de TopGear.com. Et d’ajouter : «Autonomie fiable, performances fluides, confort… sans oublier l’audace de couvrir tous les segments, du B-SUV avec EV2 jusqu’au grand SUV familial et sportif avec EV9 GT».

En route vers l’électrification

«Recevoir le titre de « Meilleur Constructeur 2026 » par TopGear.com est une reconnaissance forte de la stratégie électrique de Kia en Europe», a déclaré Pablo Martinez Masip, vice-président Produit, Marketing et Expérience Client de Kia Europe. Il a ajouté : «Ces dernières années, nous avons développé l’un des portefeuilles de véhicules électriques les plus complets du marché, allant de modèles compacts et accessibles jusqu’à des véhicules haute performance, afin de répondre aux divers besoins de mobilité des clients européens. Cette récompense souligne la dynamique de notre transformation et renforce notre engagement à devenir une marque leader de la mobilité électrique en Europe.»

Kia poursuit l’expansion de sa gamme de véhicules électriques. Son offre diversifiée comprend désormais les modèles EV3, EV4, EV5, EV6, EV9 et PV5.

Du mouvement vient l’inspiration

EV2 représente la prochaine étape de la stratégie «Plan S» de la marque, initiée en 2021 avec le lancement du Kia EV6.

Modèle électrique le plus compact et accessible de Kia à ce jour, EV2 a été conçu, mis au point et produit en Europe, exclusivement pour les clients européens. Les premières livraisons du Kia EV2 aux clients sont désormais en cours, tandis que les versions GT des EV3, EV4 et EV5 seront lancées prochainement.

Communiqué.

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Tunisie-Italie | Pour la valorisation et la préservation du corail rouge

Le corail rouge s’affirme à nouveau comme un axe de coopération entre l’Italie et la Tunisie, non plus seulement comme matière première pour la joaillerie, mais comme un vecteur potentiel de filière euro-méditerranéenne à forte valeur ajoutée, fondée sur la protection de l’environnement, l’innovation et une production spécialisée.

Telle est l’orientation de l’atelier international sur le thème : «Le corail, pont de la coopération en Méditerranée», qui s’est tenu le 25 février 2026 à Torre del Greco, qui a réuni des acteurs économiques, des pôles de compétitivité, des centres de recherche et des institutions des deux pays, avec pour objectif de construire une filière éthique, circulaire et durable.

Parmi les intervenants de renom, dont le journaliste spécialiste Domenico Letizia, figuraient Fabrizio Monticelli, PDG de ForMare Innovation Hub for Blue Economy, et Emna Sohlobji, présidente du Cluster maritime de Tunis. Des délégués d’Assocoral, du BIG (Blue Italian Growth Cluster), du WestMed National Hub pour l’Italie, de l’Institut national des sciences et technologies de la mer (INSTM-Tunisie) et du zoo Anton Dohrn étaient également présents.

Complémentarité des deux rives.

D’une part, la Tunisie entretient une relation historique avec le corail rouge, notamment dans la région de Tabarka, où le secteur conserve des racines ancestrales ; d’autre part, Torre del Greco demeure un haut lieu de l’art du corail et du travail du camée.

Le protocole signé en marge de la réunion vise à mutualiser les ressources, la recherche et l’expertise, renforçant ainsi la pêche professionnelle tunisienne et la capacité de l’Italie à transformer les matières premières en produits finis de meilleure qualité, valorisant l’identité territoriale et offrant de nouvelles perspectives commerciales.

Ce projet s’inscrit également dans un cadre méditerranéen plus large, marqué par de fortes contraintes environnementales.

Evoquant ce projet de coopération entre l’Italie et la Tunisie pour la création d’une chaîne corail durable, Domenico Letizia a déclaré: «C’est une initiative fondamentale non seulement pour la protection de la biodiversité marine, mais aussi pour la valorisation de l’excellence artisanale et commerciale qui unit les deux rives de notre mer».

Nécessité de prévenir la surpêche

La Commission générale des pêches pour la Méditerranée (CGPM) de la FAO a adopté un plan de gestion du corail rouge afin de prévenir la surpêche et de maintenir les populations à des niveaux biologiquement durables.

Ce même programme a renforcé les travaux sur la traçabilité, les analyses de laboratoire, l’évaluation des stocks et la dimension socio-économique de la chaîne d’approvisionnement.

En 2024, le groupe de travail de la CGPM a constaté des signes de surexploitation dans certaines zones méditerranéennes, soulignant la nécessité de mesures à long terme et de contrôles plus efficaces.

Pour la Tunisie, la coopération corallienne est également liée à l’économie bleue et au renforcement des économies côtières.

La FAO en Tunisie note que le programme de recherche méditerranéen sur le corail rouge a été mis en œuvre localement par l’INSTM, dans le but de créer une plateforme de coordination pour le suivi des stocks et de fournir une base scientifique pour les futures mesures de conservation et de gestion.

Dans ce contexte, l’accord avec l’Italie peut constituer un laboratoire concret de coopération économique ciblée, où la protection de la biodiversité, la formation des jeunes artisans et plongeurs, l’inclusion des femmes et des communautés locales, la certification des produits et la lutte contre l’illégalité deviennent des outils de développement partagé dans le détroit de Sicile.

I. B. (avec Ansa).

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À l’ère de l’IA, les compétences décisives ne sont plus celles que l’école valorise  !

L’intelligence artificielle ne menace pas seulement certains métiers : elle commence déjà à fragiliser l’accès même au travail. Ce qui se joue aujourd’hui n’est pas uniquement une vague de licenciements visibles, mais une transformation plus diffuse et plus profonde : premiers emplois gelés, stages plus rares, profils débutants moins recherchés, tâches d’entrée de gamme absorbées par l’automatisation. Dans ce nouveau paysage, la vraie question n’est plus de savoir quels métiers vont disparaître, mais quelles compétences permettront encore de rester utile, employable et adaptable.

C’est là que beaucoup d’analyses se trompent. L’IA ne supprime pas des professions entières d’un bloc ; elle retire des tâches, parfois une part croissante de la chaîne de valeur, au sein de presque tous les métiers. Un comptable ne disparaît pas du jour au lendemain, pas plus qu’un artisan ou un plombier. En revanche, tout ce qui relève de la saisie, du suivi, du traitement administratif, de la synthèse ou de la gestion standardisée peut être automatisé. Le problème n’est donc pas la disparition soudaine d’un titre de poste, mais la réduction progressive du besoin humain autour de ce poste.

Cette nuance est capitale, car elle invalide un autre réflexe répandu : celui qui consiste à croire que les destructions d’emplois seront naturellement compensées par la création de nouveaux métiers techniques. Oui, l’IA créera des opportunités dans l’ingénierie, l’intégration ou la supervision de systèmes. Mais non, cela ne compensera pas mécaniquement les fonctions rendues moins nécessaires. Une technologie pensée pour démultiplier la productivité ne recrée pas à l’identique tout ce qu’elle remplace. Dire à tous les travailleurs fragilisés qu’ils n’ont qu’à devenir développeurs ou experts IA relève davantage du slogan que d’une stratégie sérieuse.

Le marché du travail est donc en train de déplacer son centre de gravité. Pendant longtemps, l’école puis l’entreprise ont récompensé la maîtrise de savoir-faire stables, la conformité à une méthode et la répétition efficace d’une tâche connue. Or l’IA excelle précisément dans cet univers de l’exécution standardisée. Ce que la machine fait mal, en revanche, c’est tout ce qui suppose discernement, adaptation, jugement et reformulation. En clair, la valeur se déplace de la compétence figée vers la capacité à évoluer.

L’esprit critique devient une compétence décisive. Non pas au sens de contester systématiquement, mais au sens de savoir vérifier, comparer et corriger. Demain, dans beaucoup de métiers, la vraie valeur ne sera pas de produire vite une réponse avec l’IA, mais de repérer quand cette réponse est incomplète, approximative ou hors sujet. Prenons un exemple simple : un commercial demande à une IA de lui préparer une note sur un client potentiel. Le document est propre, bien rédigé, convaincant en apparence. Mais il contient une erreur sur le secteur de l’entreprise, oublie une actualité récente et propose un angle de contact inadapté. Celui qui gardera sa valeur ne sera pas celui qui aura simplement cliqué sur “générer”, mais celui qui saura relire, détecter ce qui cloche et reformuler la demande pour obtenir un résultat juste.

La deuxième est la capacité à apprendre vite, et surtout à apprendre seul. C’est probablement l’une des qualités les moins valorisées par les systèmes scolaires classiques, alors qu’elle devient centrale. Demain, l’employabilité ne reposera plus seulement sur ce que l’on sait déjà faire, mais sur la preuve que l’on peut acquérir vite une compétence nouvelle, changer d’outil, se reconfigurer. Le bon candidat ne sera pas seulement celui qui maîtrise un logiciel ou une procédure, mais celui qui peut démontrer qu’il sait s’approprier un nouveau terrain en peu de temps.

Vient ensuite la collaboration humain-machine. On réduit encore trop souvent ce sujet à l’art du “prompt”, comme s’il suffisait d’aligner quelques formules pour bien utiliser l’IA. C’est beaucoup plus profond. Il s’agit de comprendre ce que fait réellement l’outil, d’en connaître les limites, de structurer une demande, de vérifier une réponse, puis d’intégrer cette réponse dans une décision humaine. Autrement dit : ne pas déléguer son jugement à la machine, mais apprendre à travailler avec elle sans s’effacer devant elle.

Enfin, plus l’automatisation progresse, plus les qualités relationnelles et créatives deviennent stratégiques. L’intelligence émotionnelle, l’écoute, l’empathie, la capacité à sentir ce qui manque dans une réponse ou dans une relation ne sont plus des compétences périphériques. Elles deviennent centrales. Même chose pour la créativité réelle : non pas produire des variations superficielles, mais relier des idées éloignées, formuler une intuition originale, inventer une réponse inattendue. C’est là que l’humain garde un avantage, non parce que la machine serait incapable de tout simuler, mais parce qu’elle n’éprouve ni expérience vécue, ni responsabilité, et encore moins d’intuition propre.

Le plus inquiétant, au fond, est peut-être ailleurs : ni l’école, ni une grande partie de la culture professionnelle ne préparent vraiment à ce basculement. On continue à valoriser la bonne réponse attendue, la conformité, le diplôme, la spécialisation linéaire; alors que l’époque exige mobilité mentale, curiosité et capacité à se réinventer. C’est là que se joue désormais la véritable ligne de partage. À l’ère de l’IA, la compétence la plus rare n’est plus de savoir faire comme avant. C’est de savoir devenir autre chose quand le monde change.

Mehdi Ghazai

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Silicon Valley | Le visage caché de la guerre contre l’Iran

La Silicon Valley est devenue un immense laboratoire balistique, où chaque clic alimente le cerveau d’une IA capable de déclencher le premier conflit mondial dont les généraux ne porteront pas d’uniformes, mais des sweats à capuche.

Mahjoub Lotfi Belhedi *

L’époque où les géants du numérique se contentaient de vendre des téléphones et du stockage en ligne est définitivement révolue. C’est désormais l’ère où le code informatique devient l’arme de précision chirurgicale utilisée par les Etats-Unis et Israël dans leur guerre contre l’Iran.

Le déploiement massif de l’intelligence artificielle (IA) par Palantir permet aujourd’hui de transformer des milliards de données hétérogènes, issues de satellites ou de réseaux sociaux, en une carte thermique des intentions de Téhéran, offrant aux états-majors une vision prédictive qui rend les méthodes d’espionnage traditionnelles totalement obsolètes. 

Parallèlement, l’infrastructure tentaculaire d’Amazon Web Services et la puissance de calcul de Google ne servent plus seulement à héberger des sites de commerce, mais fournissent le squelette numérique indispensable au Pentagone pour traiter, en temps réel, les flux vidéo des drones survolant les zones de tension du Golfe.

Même Apple, sous ses airs de neutralité esthétique, participe à cet écosystème en verrouillant des protocoles qui facilitent l’intégration des technologies de défense américaines, tandis que les modèles de langage d’Anthropic, malgré les barrières éthiques de leurs concepteurs, sont détournés par des contractants militaires pour simuler des scénarios d’attaque ou analyser les communications chiffrées de l’adversaire. 

Cette collusion, documentée par les fuites contractuelles et les enquêtes des grands médias, prouve que la frontière entre le confort de l’utilisateur civil et la létalité du champ de bataille a été définitivement supprimée.

Nous ne sommes plus de simples clients de ces firmes, mais les complices involontaires d’une machine de guerre invisible qui a transformé la Silicon Valley en un immense laboratoire balistique, où chaque clic alimente le cerveau d’une IA capable de déclencher le premier conflit mondial dont les généraux ne porteront pas d’uniformes, mais des sweats à capuche, signant l’arrêt de mort des souverainetés étatiques au profit de la tyrannie du processeur.

* Stratège en réflexion IA, Ceo d’un cabinet spécialisé en transformation IA.

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Affaire Mourad Zeghidi | Le procès en appel fixé

La date de l’audience en appel du journaliste Mourad Zeghidi a été fixée au mardi 14 avril 2026, annonce son comité de soutien, dans la soirée de ce lundi.

Après une première condamnation à trois ans et demi de prison, en janvier dernier, qui a suscité une vive émotion dans le paysage médiatique, Mourad Zeghidi s’apprête à retourner devant la justice pour une audience en appel qui représente un tournant crucial.

À l’annonce de cette date, les soutiens du journaliste, notamment collègues, organisations de défense de la liberté de la presse et membres de la société civile, ont lancé un appel à la mobilisation :   « Nous renouvelons avec insistance notre appel à sa libération immédiate et à son acquittement total de l’ensemble des charges retenues contre lui. »

Pour rappel, Mourad Zeghidi est alors condamnés à cette pour blanchiment d’argent et infractions fiscales et a également été soumis à la confiscation de ses avoirs et des parts des sociétés dont il est actionnaire.

Y. N.

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Festival MCM 2026 | Nour Ben Salem et ‘‘Zohra sans permis’’ au palmarès

Entre la domination de ‘‘White Snail’’, la visibilité offerte à Nour Ben Salem et le coup de cœur du public ‘‘Zohra sans permis’’, le festival international Music & Cinema Marseille (MCM), tenu du 30 mars au 4 avril 2026, a célébré des voix fortes et des œuvres audacieuses, plaçant le festival au cœur de la création internationale.

Djamal Guettala 

Le festival a rassemblé plus de 30 000 spectateurs et 1 000 professionnels autour de 350 films venus du monde entier.

Entre projections, rencontres et événements musicaux, cette 27e édition a confirmé le rôle du MCM comme plateforme incontournable pour la rencontre entre cinéma et musique.

Le long métrage ‘‘White Snail’’ s’est imposé comme le grand gagnant de cette édition, raflant le prix du meilleur long métrage, le Grand Prix de la musique originale et le prix Pass Culture. La musique, composée par John Gürtler et Jan Miserre, a été saluée pour son atmosphère immersive et son pouvoir narratif.

Dans la même catégorie, ‘‘Perla’’ d’Alexandra Makarová a été distingué pour la mise en scène, avec la musique de Rusanda Panfili et Johannes Winkler soulignant la sensibilité et la précision de l’œuvre.

Parmi les moments forts, ‘‘Palestine Islands’’, coréalisé par Nour Ben Salem et Julien Menanteau, a marqué le festival dans la catégorie scolaire, remportant les prix Jacques Prévert/Stéphane Mallarmé, Edgar Quinet et Collège/Lycée (film et musique).

Porté par la musique de Jack Bartman et Nassim Kouti, le film offre un regard sensible et engagé sur des réalités complexes, tout en restant accessible aux jeunes publics.

Le public a quant à lui plébiscité ‘‘Zohra sans permis’’ de Pierre-Loup Docteur. Porté par la musique de Louis Chenu, le film se distingue par son réalisme et sa proximité avec les personnages, offrant une lecture humaine et profondément juste de situations contemporaines.

Cette reconnaissance souligne l’importance de la relation entre le cinéma et le spectateur, où les récits incarnés trouvent un écho immédiat.

La compétition des courts métrages a mis en lumière des œuvres originales et audacieuses. ‘‘Spermatheca’’ de Silje Baer a remporté le Grand Prix de la meilleure musique originale, tandis que ‘‘Dancing Pigeons’’ de Christofer Nilsson a été salué pour sa créativité musicale. Dans la fiction, ‘‘What If They Bomb Here Tonight?’’ de Samir Syriani s’est distingué pour la puissance et la pertinence de son récit.

Le documentaire ‘‘Pedro Tomas Explains the World’’ a été récompensé pour la finesse de son regard et la qualité de sa narration.

De plus, lors de la dernière journée du festival, une projection hors compétition a permis au public de découvrir ‘‘La Voix de Hind Rajab’’ de la Tunisienne Kaouther Ben Hania, inspiré d’un fait réel à Gaza. À travers le récit d’une enfant prise au piège sous les tirs, le film a suscité une forte émotion, rappelant combien le cinéma peut donner voix à celles et ceux que l’actualité peine à faire entendre.

Le Grand Prix Sirar, destiné à soutenir la création émergente, a été remis à‘‘Dans ce monde et dans tous les autres’’, avec une aide à la composition musicale attribuée par Méridiens. Cette distinction confirme l’engagement du festival pour accompagner les jeunes auteurs, scénaristes et compositeurs dans le développement de leurs projets. Cette 27e édition du MCM aura une nouvelle fois démontré la vitalité du cinéma contemporain et son lien intime avec la musique.

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Guerre d’Iran | La pénurie d’hélium affecte les industries de pointe

La guerre d’Iran affecte l’approvisionnement en hélium, gaz essentiel pour la fabrication des semi-conducteurs, le bon fonctionnement des appareils d’IRM et dont dépend aussi fortement l’IA. Dans une enquête publiée dans le Wall Street Journal, Georgi Kantchev indique que les acheteurs d’hélium ont été avertis de possibles réductions d’approvisionnement étant donné que les livraisons en provenance du Golfe persique étant fortement réduites par le conflit. (Photo : Les frappes iraniennes contre l’usine de GNL de Ras Laffan au Qatar ont affecté les exportations d’hélium.)

Imed Bahri

Cette crise exerce une pression immense sur un marché où l’offre ne peut être augmentée rapidement, menaçant de perturber la production de nombreux composants, des semi-conducteurs aux pièces détachées pour drones militaires et fusées spatiales.

L’hélium est le deuxième élément le plus abondant de l’univers après l’hydrogène mais il est rare sur Terre où on ne le trouve qu’en petites quantités dans des poches de gaz naturel. Les entreprises énergétiques le séparent du méthane, de l’azote et d’autres gaz puis le transportent sous forme de liquide cryogénique.

Si de nombreux fabricants de puces et entreprises de défense ne seront pas immédiatement touchés, les fournisseurs ont déjà commencé à informer certains clients de possibles réductions d’approvisionnement selon des acteurs du secteur.

Livraisons limitées sur un marché au comptant

Les utilisateurs d’hélium s’appuient généralement sur des contrats à long terme mais se démènent désormais pour obtenir des livraisons limitées sur le marché au comptant*, ce qui a engendré une surenchère et plus que doublé les prix, selon les observateurs. La Corée du Sud, grand fabricant de puces fortement dépendant des approvisionnements qataris s’est tournée vers les producteurs américains pour obtenir des quantités supplémentaires.

«C’est le scénario que nous redoutions depuis toujours», a déclaré Cliff Keane, directeur commercial de Pulsar Helium Exploration qui avertit : «C’est un événement rare et dangereux. Nous allons assister à une escalade progressive de la concurrence pour l’accès à ce gaz».

L’hélium est essentiel à de nombreuses industries modernes en raison de sa conductivité thermique élevée, ce qui le rend idéal pour un refroidissement rapide. Les fabricants de puces l’utilisent pour maintenir des températures stables lors de la fabrication de semi-conducteurs de pointe.

Dans de nombreuses applications de refroidissement de puces, il n’existe pas de substitut facile à l’hélium. Il est également utilisé en médecine pour refroidir les aimants supraconducteurs des appareils d’IRM et soutient les technologies spatiales, notamment les missions de la Nasa où il est utilisé pour nettoyer les réservoirs de carburant des fusées. Il joue également un rôle crucial dans la fabrication des fibres optiques et les applications de défense.

«La pénurie d’hélium révèle une vulnérabilité plus profonde du développement de l’IA: sa forte dépendance à un nombre limité de sites sensibles aux tensions géopolitiques», a déclaré Ralph Gobler, directeur de recherche chez S&P Global.

Essentiel à de nombreuses industries modernes

Ce gaz non renouvelable est produit par la désintégration radioactive dans les profondeurs du sous-sol et s’échappe dans l’espace une fois libéré. ​​La production mondiale l’an dernier s’élevait à environ 190 millions de mètres cubes, soit l’équivalent de 76 000 piscines olympiques.

Les perturbations des livraisons de gaz naturel liquéfié (GNL) en provenance du Qatar ont réduit les approvisionnements en hélium, Doha exportant la majeure partie de sa production via le détroit d’Ormuz dont la navigation est perturbée par le conflit.

Même si la guerre prend fin rapidement et que le détroit rouvre, certaines pertes seront difficiles à compenser. Le Qatar a annoncé que les frappes iraniennes contre son usine de Ras Laffan ont causé d’importants dégâts, réduisant ses exportations d’hélium de 14% et que les réparations pourraient prendre jusqu’à cinq ans.

Certains fournisseurs ont déjà commencé à rationner leurs approvisionnements. La société américaine AirGas a invoqué la force majeure, informant l’un de ses clients qu’elle ne serait en mesure de couvrir que la moitié de ses besoins mensuels habituels, moyennant un supplément de 13,50 $ par tranche de 100 pieds cubes au-delà du prix convenu.

Ken a indiqué que des acheteurs en Inde et au Brésil avaient également reçu des notifications similaires de leurs fournisseurs.

En raison de l’utilisation généralisée de l’hélium, les effets de la pénurie se propagent rapidement à de nombreux secteurs et pays. La Corée du Sud a averti qu’une crise persistante nuirait à sa production de semi-conducteurs car elle a importé environ les deux tiers de ses besoins du Qatar l’année dernière.

Taïwan est confrontée à des risques similaires en raison de sa forte dépendance aux approvisionnements qataris, tandis que l’industrie chimique allemande a mis en garde contre des pénuries de matières premières, notamment d’hélium.

Les États-Unis, premier producteur mondial d’hélium, sont actuellement moins touchés, mais les analystes estiment qu’une crise qatarie persistante aura également des répercussions sur ce pays.

Les fabricants de puces disposent de stocks d’hélium et des cargaisons étaient déjà en route vers l’Asie lorsque le conflit a éclaté, ce qui pourrait retarder le début de la crise. GlobalFoundries a déclaré suivre la situation de près mais ne prévoit pas d’impact immédiat.

Un autre problème réside dans la durée de conservation limitée de l’hélium, notamment sous sa forme liquide cryogénique. Il absorbe progressivement la chaleur et se transforme en gaz, ce qui augmente la pression à l’intérieur des conteneurs et provoque des fuites, un phénomène appelé «ébullition»

Des centaines de conteneurs actuellement bloqués

La durée de conservation effective de la plupart des conteneurs est de 35 à 48 jours avant que des pertes de gaz importantes ne commencent. Des centaines de conteneurs spécialisés, d’une valeur d’environ un million de dollars chacun, sont actuellement bloqués au Moyen-Orient.

Les entreprises se préparent au pire et les principales entreprises asiatiques procèdent à un examen approfondi de leurs stocks d’hélium.

* Le marché au comptant (ou spot market) est un marché financier ou de matières premières où les transactions sont conclues et réglées immédiatement (ou sous 2 jours ouvrables, T+2), avec une livraison immédiate de l’actif au prix actuel.

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Pharma et pêche : la TIA valide 79 millions de dinars et 800 emplois

La Tunisian Investment Authority (TIA) a tenu, jeudi 2 avril 2026, la deuxième session de l’année 2026 de la Commission nationale chargée d’examiner les demandes de bénéfice des incitations prévues par la loi sur l’investissement. La commission a approuvé l’octroi des avantages fiscaux et financiers à deux projets représentant un coût total déclaré dépassant 79 millions de dinars et une capacité d’emploi excédant 800 postes de travail.

Les deux dossiers soumis à l’examen portent sur des secteurs jugés prioritaires au regard des objectifs de la loi sur l’investissement en vigueur. Le premier concerne une opération d’extension d’un projet existant dans le secteur des industries pharmaceutiques. Le second porte sur la création d’une unité de conserverie de produits de la pêche maritime.

La commission a précisé que ces projets s’inscrivent dans le cadre du développement des secteurs économiques prioritaires, conformément aux dispositions de la législation applicable en matière d’investissement.

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Loi Yadan | La liberté d’expression menacée en France

En France, il y a des lois qui protègent. Et d’autres qui, sous couvert de protection, organisent le silence. La proposition de loi portée par la députée Caroline Yadan appartient dangereusement à la seconde catégorie. Elle risque de restreindre la liberté de critiquer un État, et ici il est surtout question d’Israël, même sur des faits établis, et de priver ainsi la démocratie de l’un de ses mécanismes les plus précieux : le contrôle citoyen et la transparence.

Djamal Guettala 

Présentée comme un rempart contre l’antisémitisme, comme s’il n’y en avait pas déjà beaucoup de ces remparts en France, cette loi apparaît, à la lecture, comme un texte aux accents liberticides, dont la portée dépasse largement l’objectif affiché.

Ce qui se joue ici n’est pas seulement la lutte contre la haine — nécessaire et incontestable — mais bien la redéfinition des limites de la parole publique sur le territoire français.

Le contenu du texte inquiète. La proposition introduit des notions floues, extensibles à l’infini, comme celle de «provocation à la négation ou à la destruction d’un État». Une formulation suffisamment vague pour englober des positions politiques, des analyses critiques, voire des prises de position en faveur d’une solution de paix. Dans un tel cadre, la critique devient suspecte, l’analyse devient risquée, la parole devient conditionnelle.

La liberté d’informer placée sous contrôle

Les exemples concrets ne manquent pas. Un journaliste français qui documente les bombardements de civils à Gaza, un universitaire qui analyse les conséquences humanitaires des conflits ou un écrivain qui publie un ouvrage dénonçant des violations des droits humains pourraient, sous certaines interprétations de la loi, se retrouver exposés à des poursuites pénales. La crainte de sanctions suffirait à produire l’autocensure. La liberté d’informer, pourtant pilier de la démocratie, serait placée sous contrôle.

Le glissement est doublement inquiétant : non seulement la loi pourrait criminaliser la critique politique, mais elle tend à confondre critique d’un État et haine envers une communauté.

En France, dénoncer des faits, appeler à la paix ou analyser une politique étrangère pourrait être perçu comme une infraction. La loi Yadan transforme ainsi un outil de protection en instrument de restriction de la parole publique.

Mais ce danger n’est pas seulement juridique. Il est aussi politique. Initialement prévue pour être examinée à la mi-avril, la proposition pourrait être inscrite à l’ordre du jour plus tôt, en lien avec d’autres textes, notamment sur la Kanaky–Nouvelle-Calédonie.

Cette manœuvre suggère une volonté de passage en force, réduisant le temps de débat parlementaire et fragilisant le contrôle démocratique sur un texte majeur.

En parallèle, l’histoire récente de la France montre que la liberté d’expression n’est jamais acquise. Des lois successives ont déjà encadré, restreint ou sanctionné certains discours. La loi Yadan pourrait accentuer cette tendance, en créant un précédent dangereux, où la parole critique, même argumentée, serait suspecte et exposée à des sanctions.

Information filtrée, réalité tue et vérité muselée

Pour les médias, cette loi représente un véritable piège. Les rédactions, confrontées à ce risque juridique, pourraient éviter de traiter certains sujets ou de publier des analyses critiques, par peur des conséquences. Les citoyens français, eux, auraient accès à une information moins complète, plus filtrée, et plus prudente, dans un contexte où la vérité exige courage et franchise.

La lutte contre l’antisémitisme est, rappelons-le, une nécessité absolue. Mais en France, elle ne doit pas devenir un instrument pour museler toute critique politique. L’équilibre est fragile : protéger les citoyens ne doit jamais se faire au détriment de la liberté de penser et de dire. La loi Yadan franchit ce seuil, et ses implications dépassent largement le seul domaine de la lutte contre la haine.

Face à ce texte, il est crucial de comprendre l’enjeu. Ce n’est pas un simple ajustement législatif. C’est un signal inquiétant : celui d’un État prêt à transformer le droit en censure, à imposer la peur comme garde-fou de la parole publique.

Une démocratie qui restreint la liberté de critiquer un État, même sur des faits établis, risque de se priver de l’un de ses mécanismes les plus précieux : le contrôle citoyen et la transparence.

La France doit choisir. Elle peut protéger sans museler, encadrer sans intimider, légiférer sans criminaliser la critique. Ou elle peut céder à une logique de contrôle, où la vérité et la dénonciation deviennent dangereuses. La proposition de loi Yadan, telle qu’elle est rédigée et telle que son adoption est précipitée, penche dangereusement vers cette seconde option.

Il n’est plus question de nuances. La liberté d’expression est en jeu. Chaque citoyen, chaque journaliste, chaque intellectuel est potentiellement concerné. Refuser que la parole critique devienne une variable d’ajustement politique est aujourd’hui une exigence pour préserver la démocratie française.

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Dhafer El Abidine sacré meilleur réalisateur à Manchester pour Sophia

Le cinéaste tunisien Dhafer El Abidine a remporté le prix du Meilleur Réalisateur à la 12ᵉ édition du Manchester Film Festival, tenue du 19 au 29 mars 2026 au Royaume-Uni, pour son thriller familial Sophia.

Tourné entre Tunis et Londres en 2024, le film explore les déchirures de l’exil à travers l’histoire d’un père tunisien expulsé que sa famille tente de retrouver. Un casting tuniso-britannique réunissant Hiba Abouk, Kais Sebti, Jessica Brown Findlay et Alex MacQueen donne corps à ce récit à cheval entre deux cultures.

Il s’agit de la troisième distinction internationale du réalisateur, après le prix FIPRESCI au Caire pour Ghodwa (2021) et la récompense au Hollywood Arab Film Festival pour To My Son (2023).  

Ce nouveau sacre s’inscrit dans une tendance de fond qui ne trompe pas! Les Tunisiens rayonnent aujourd’hui bien au-delà de leurs frontières, du 7ᵉ art aux scènes musicales internationales, des arts plastiques aux podiums de la mode, sans oublier un écosystème tech et startup en pleine effervescence qui attire l’attention des investisseurs du monde entier. Un talent national pluriel, discret mais tenace, qui s’impose désormais sur tous les fronts.

 
 
 
 
 

 

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La Tunisie teste un film anti-évaporation sur les barrages

La Tunisie, qui souffre d’un stress hydrique structurel dû au réchauffement climatique, a lancé un essai pilote à Lebna (photo), dans le Cap Bon, visant à réduire l’évaporation de l’eau stockée dans les barrages, l’une des principales sources de pertes pour le système hydrique national durant l’été. La technique consiste à appliquer un film protecteur mince à la surface de l’eau afin de limiter l’évaporation.

Cette initiative a été annoncée par le secrétaire d’État aux Ressources hydrauliques, Hamadi Habaieb, en marge de la signature, le 30 mars 2026, de 14 contrats de programmes de recherche au Centre de biotechnologie Borj Cédria, dans le gouvernorat de Ben Arous.

Le projet pilote est en cours au barrage de Lebna, dans le gouvernorat de Nabeul, où des tests en laboratoire ont débuté pour évaluer l’impact du matériau sur l’eau potable et l’irrigation, avant une éventuelle extension à d’autres infrastructures.

Habaieb a expliqué que la Tunisie perd près d’un million de mètres cubes d’eau par jour par évaporation en été, un volume que les autorités comparent à la consommation cumulée du Grand Tunis, de Nabeul, du Sahel et de Sfax.

L’installation de panneaux solaires flottants figure parmi les solutions envisagées pour atténuer l’impact de la chaleur et du changement climatique sur les ressources en eau.

Ce test intervient alors que les réservoirs du pays connaissent une relative amélioration. Au 30 mars, le taux de remplissage des barrages tunisiens atteignait 58 %, un niveau qualifié de «rassurant» par les autorités et supérieur à celui de la même période l’an dernier.

Les récentes pluies en Tunisie ont également contribué à la remontée des nappes phréatiques, atteignant près de quatre mètres par endroits. Cette amélioration est cependant inégale. Dans le dernier bilan régional publié le 24 mars, Habaieb a indiqué des niveaux supérieurs à 67 % dans le Nord et à plus de 90 % au Cap Bon, tandis que les barrages du Centre restaient stables entre 12 et 13 %. Dans le même temps, le secrétaire d’État a évoqué une augmentation des réserves d’environ 500 millions de mètres cubes par rapport à l’année précédente.

La Banque africaine de développement (BAD) décrit le pays comme souffrant de pénuries d’eau chroniques, avec moins de 450 mètres cubes d’eau par habitant et par an, soit en dessous du seuil de pénurie absolue fixé à 500 mètres cubes.

Le gouvernement a reconnu la sécheresse comme une catastrophe naturelle pour la campagne agricole 2023-2024 dans 12 gouvernorats, signe que la restauration des barrages ne suffira pas à effacer les effets cumulés de plusieurs années de stress hydrique.

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In Memoriam | Sadok Belaid tel que je l’ai connu

Hommage au Doyen Sadok Belaid, décédé le 7 mars 2026 à 87 ans, que j’avais eu comme professeur de droit constitutionnel en première année à Faculté de droit et des sciences politiques et économiques de Tunis (1977), de droit international public, en troisième année (1979) et de droit international en DEA (1982).

Raouf Chatty *  

A l’époque, il n’avait que 33 ans, quand il succéda à Chedly Ayari, appelé à des fonctions ministérielles, au poste de Doyen. Son nom était sur toutes les lèvres. Il avait la stature et la réputation d’un grand professeur et d’un excellent manager. Étudiants comme enseignants, maîtres de conférences, maitres -assistants et assistants lui vouaient un grand respect, car il était le premier Tunisien agrégé en droit public de l’université de la Sorbonne.

L’homme, réputé pour sa rigueur et sa fermeté, tenait la faculté en main et rien ne lui échappait. Ceux qui l’avaient côtoyé de près se félicitaient de son honnêteté intellectuelle, de son intelligence portée par un remarquable esprit de synthèse, de ses capacités de gestion et de son sens aiguë du rôle que doit jouer l’université dans la vie de la nation. 

Un grand maître.

Par sa présence, son aura, son choix vestimentaire (il était souvent en costume noir), le sérieux et la rigueur qu’il dégageait, sa science et sa pédagogie, il ne passait pas inaperçu. C’était ce qu’on appelle un grand maître.

Chaque fois qu’il entrait dans l’amphithéâtre 1, à 9 heures tapantes, toujours ponctuel, pour son cours de droit constitutionnel, il posait son porte-documents en cuir noir sur le pupitre et entamait ses conférences devant plusieurs centaines d’étudiants. Les portes de l’amphithéâtre étaient aussitôt refermées et aucun retardataire ne se hasardait à s’annoncer, sachant que celles et ceux qui avaient osé le faire furent renvoyés sèchement et illico presto, le Professeur Belaid ne tolérant aucun retard et avait horreur de voir ses conférences perturbées de quelque manière que ce soit. 

Les étudiants, pour leur part, se précipitaient pour être aux premières loges. Ils prenaient plaisir à suivre studieusement ses conférences qui étaient bien structurées, claires et concises, alliant érudition, rigueur et pédagogie. 

Le Professeur Belaid, qui maniait brillamment la langue de Molière, ce qui lui permettait de familiariser les étudiants que nous étions aux concepts de sa discipline, le droit constitutionnel. Il avait d’ailleurs beaucoup de facilité à faire comprendre les idées et les thèmes qu’il développait avec une évidente aisance. Il faut dire que cette aisance était le fruit d’un grand travail, car il préparait minutieusement ses conférences et ne laissait rien au hasard. Il était d’autant plus exigeant avec les autres qu’il l’était, d’abord, avec lui-même. Son but fondamental était que les étudiants disposent des clés indispensables pour se familiariser avec la discipline enseignée, en comprendre les tenants et aboutissants et ne pas se perdre dans les détails… Sa méthode nous aidait beaucoup dans les recherches que nous faisions et dans nos lectures des ouvrages spécialisés de grands juristes français comme Maurice et André Hauriou, Georges Burdeau, Maurice Duverger et autres Marcel Waline.

Le Professeur Belaid dispensait ses conférences comme un mathématicien soucieux de logique et de sens. 

Ironie, drôlerie et finesse d’esprit

Le sérieux qui caractérisait sa démarche n’excluait pas un humour fin. Qui ne se souvient de ses réparties sarcastiques pleines de finesse, comme de ses réactions virulentes lorsque des étudiants étrangers à la faculté envahissaient l’amphithéâtre pour faire sortir de force les étudiants et les obliger à assister aux assemblées générales qu’ils tenaient dans l’enceinte de la faculté ?

Dans de telles circonstances, le Professeur Belaid agit en démocrate en s’adressant, micro en main, à l’amphithéâtre pour inviter les étudiants voulant participer aux AG à le faire de plein gré. Comme très peu d’étudiants se laissaient intimider par les appels des organisateurs des AG et préféraient suivre le cours, le Professeur Belaid en prenait immédiatement acte, donnait l’ordre aux agitateurs de quitter immédiatement l’amphithéâtre et continuait calmement à donner sa conférence, comme si de rien n’était. 

Interpellant, un jour, une étudiante qui, voulant se faire remarquer, défonça la porte de l’amphithéâtre, vingt minutes après le commencement du cours, il lui intima l’ordre de quitter les lieux en prenant soin de lui faire remarquer : «Mademoiselle, la faculté a ses règles qui doivent être respectées.»

Aux étudiants qui s’inquiétaient de la grande sélection aux épreuves de première et de deuxième année, le pourcentage des admis en premier cycle (Deug) ne dépassant jamais les 25% du nombre des candidats, sessions de juin et de septembre comprises, il répondait de manière sarcastique : «Ne vous en faites pas, vous serez licenciés d’une manière ou d’une autre !». Ainsi, tout le monde savait à quoi s’en tenir et redoublait d’effort pour traverser le cap.

Quant aux sujets qu’il donnait pour les examens de fin d’année, souvent redoutés par les étudiants, ils étaient souvent axés sur des questions transversales qui faisaient appel à l’intelligence des étudiants et à leur capacité de synthèse. Il accordait une grande importance à la manière avec laquelle ses étudiants abordaient ces sujets.

Lors de la correction des épreuves, il était intraitable sur la question du plan en deux parties, tout comme sur l’esprit de synthèse, la rigueur de l’analyse et la clarté de la dissertation.

Je me rappelle, à titre d’exemples, de ces sujets que nous avions eu à traiter : «Constitutions coutumières et coutumes constitutionnelles» ou encore «Un État peut-il vivre sans Constitution ?» Celles et ceux qui obtenaient une bonne note, c’est-à-dire 16/20 dans le meilleur des cas, étaient félicités par leurs camarades qui cherchaient à connaître les secrets de leur performance. 

A ce sujet, le Professeur Belaid avait pris coutume de dire : «L’essentiel ce n’est pas de travailler, mais plutôt de savoir comment travailler. Je veux des têtes bien faites et non des têtes pleines.»

Par ailleurs, celles et ceux qui ont l’honneur de préparer des mémoires de troisième cycle ou des thèses de doctorat sous sa direction se rappellent toujours des séances harassantes et exigeantes qu’ils ont eues avec lui, travaillant au peigne fin leurs brouillons, ne laissant rien passer sans le soumettre à la loupe de la rigueur et de la méthode, exigeant de tout doctorant de grands efforts pour apporter du nouveau et s’éloigner des sentiers battus.

Chaque thèse de doctorat prenait quatre années de travail acharné pour voir le jour. Le récipiendaire pouvait légitimement se targuer d’avoir eu pour directeur de thèse le Doyen Belaid. A ce propos, feu Lazhar Bououny, futur professeur de droit, Doyen et ministre, et qui fut son assistant de droit constitutionnel en 1976/1977, me racontait les souffrances endurées lors de la préparation de sa thèse de doctorat sous la direction du Doyen Belaid, pour qui il avait un profond respect. 

Il a formation de hauts cadres de la nation

Je me rappelle toujours de la soutenance de thèse de doctorat d’État de droit public de Hafedh Ben Salah, devenu ultérieurement doyen de la Faculté de droit et ministre. Ce dernier avait travaillé sous le patronage du Doyen Belaid. Son travail était de l’avis de tous réellement un chef d’œuvre de rigueur. Cela n’avait pas empêché un membre du jury, lors de la soutenance, devant une salle archicomble, en présence de hauts magistrats, d’universitaires et de certains ministres, de lui lancer des fléchettes, pour entendre le Doyen Belaid lui rétorquer : «Maintenant que vous avez lancé vos fléchettes au candidat, je souhaite vous dire que nous les recevons avec bonheur.» Ce à quoi, le concerné, qui était assis à l’extrême droite de la table, est monté au créneau pour signifier avec tact au Doyen  Belaid : «Ni la gauche ni la droite ne soutiennent le centre», allusion faite au Professeur Belaid qui était assis, ce jour-là, au centre de la table du jury. Le prenant à la lettre, ce dernier lui rétorqua : «Le centre n’a pas besoin de soutien, du fait qu’il se tient de lui-même», au grand bonheur des présents, qui avaient apprécié ce tic-au-tac entre deux grands juristes.

En pleine année universitaire 1979, des rumeurs ont couru qui prêtaient au Professeur Belaid d’avoir refusé le poste de ministre de l’Enseignement supérieur que venait de lui proposer le Premier ministre de l’époque, Hedi Nouira. Ces rumeurs étaient fondées. Les milieux universitaires en étaient au courant. Le poste est reviendra au vice-doyen de la Faculté de droit, Abdelaziz Ben Dhia, professeur de droit civil et ami de longue date du Doyen Belaid…

Ce dernier croyait fermement au rôle de l’université dans la formation de hauts responsables de la nation, des cadres rigoureux, disciplinés, honnêtes, ayant le sens de l’honneur et du travail bien accompli et capables de jouer pleinement leurs rôles dans le développement de la Tunisie. Il avait largement contribué à doter notre pays de centaines de cadres supérieurs qui lui sont redevables de ce qu’ils sont devenus.

Le Doyen Belaid restera toujours l’exemple à suivre par toute personne imbue d’amour pour son pays. Paix à son âme. Puisse le Tout Puissant lui accorde miséricorde et l’accueillir dans son éternel paradis.

* Ancien ambassadeur.  

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Port du brassard rouge à l’agence Tap | Les journalistes restent mobilisés

Le mouvement de contestation se poursuit, ce mercredi 1er avril 2026, au sein de l’agence Tunis Afrique presse (Tap), pour la deuxième journée consécutive.

Les consœurs et confrères journalistes et l’ensemble du personnel de la Tap arborent le brassard rouge, dans le cadre d’une action visant à réaffirmer des principes fondamentaux pour l’avenir du secteur médiatique.

Leurs revendications s’articulent autour de trois axes majeurs : l’indépendance du service public, la défense des libertés et le refus des ingérences.

Les journalistes, qui ont dénoncé toute forme de pression ou d’intervention directe dans la ligne éditoriale et le travail journalistique au quotidien, ont ainsi appelé à préserver l’agence de toute influence partisane ou gouvernementale pour garantir une information neutre.

Alors que le mouvement entre dans sa deuxième journée, ils ont réaffirmé leur détermination en attendant une réponse concrète à leurs préoccupations et revendications.

Y. N.

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IA : la révolution qui menace les emplois qualifiés

Les métiers du numérique et de la connaissance figurent désormais en première ligne face à l’intelligence artificielle. Selon l’American AI Jobs Risk Index publié par Tufts University, 784 métiers ont été analysés pour mesurer leur vulnérabilité réelle à l’IA, avec des projections concrètes de suppressions de postes.

Le constat est sans appel : rédacteurs, développeurs et designers arrivent en tête des professions menacées à court terme. Les pertes pourraient atteindre 57,4 % pour les rédacteurs, 55,2 % pour les développeurs informatiques et 54,6 % pour les designers web d’ici deux à cinq ans. L’étude, basée sur plusieurs bases de données majeures, dépasse la simple théorie en évaluant l’impact économique réel de l’automatisation, rapporte BDM qui a lu ladite étude.

Plus largement, les métiers analytiques et intellectuels sont fortement exposés : statisticiens, data scientists, sociologues ou encore spécialistes en communication figurent parmi les plus vulnérables. Même les journalistes et traducteurs apparaissent dans le haut du classement, avec des pertes estimées autour de 35 %.

À ce niveau, on peut cependant s’interroger sur la présence des « sociologues » parmi les métiers à risques. Cela fait peur, car tout semble montrer que la machine pourrait remplacer l’homme partout et dans tous les domaines. Mais on informe que les professions manuelles ou de terrain résistent. Maçons, cuisiniers ou brancardiers affichent un risque quasi nul, confirmant un basculement inédit : ce sont désormais les emplois qualifiés qui sont les plus fragilisés.

Par secteur, les services d’information concentrent 18,3 % des emplois menacés, devant la finance et les services scientifiques. Au total, l’étude projette jusqu’à 9,3 millions d’emplois menacés aux États-Unis, pour un impact économique estimé à 757 milliards de dollars par an.

Derrière ces chiffres, un paradoxe : plus l’IA améliore la productivité, plus elle réduit les besoins en main-d’œuvre. Une transformation profonde du marché du travail est en marche, conclut l’étude.

Voici les 20 métiers les plus menacés, avec le pourcentage de postes susceptibles d’être supprimés d’ici deux à cinq ans aux États-Unis :

  1. Rédacteurs et auteurs : 57,4 %
  2. Développeurs informatiques : 55,2 %
  3. Designers web et d’interfaces numériques : 54,6 %
  4. Éditeurs : 54,4 %
  5. Métiers des sciences mathématiques : 47,6 %
  6. Développeurs web : 46,2 %
  7. Architectes de bases de données : 46 %
  8. Analystes en recherche opérationnelle : 45,1 %
  9. Scientifiques de l’atmosphère et de l’espace : 44,2 %
  10. Sociologues : 43 %
  11. Rédacteurs techniques : 42,4 %
  12. Statisticiens : 42,1 %
  13. Politologues : 40,3 %
  14. Administrateurs de bases de données : 39 %
  15. Spécialistes en relations publiques : 37,3 %
  16. Chercheurs en sciences sociales : 37,3 %
  17. Data scientists : 37,2 %
  18. Conseillers financiers personnels : 37,1 %
  19. Testeurs QA logiciel : 36,4 %
  20. Assistants de recherche en sciences sociales : 36,1 %.

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Liberté de la presse en Tunisie | Ghassen Ben Khelifa choisit l’exil  

Le journaliste et militant Ghassen Ben Khelifa a annoncé, dans un poste sur sa page Facebook, avoir été condamné, le 27 mars 2026, à deux ans de prison par le tribunal de première instance de Tunis et avoir quitté la Tunisie suite à cette condamnation, du reste dénoncée par le Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT), qui dénonce une «condamnation politique».

«Ce jugement n’est pas un acte judiciaire isolé, mais s’inscrit dans une tendance plus large : le recours aux lois répressives pour restreindre la liberté d’expression et cibler systématiquement les voix critiques», a noté le SNJT dans un communiqué.

Cette condamnation concerne une affaire d’utilisation présumée de réseaux et de systèmes informatiques pour produire et diffuser de fausses informations préjudiciables à la sécurité publique, dans un dossier faisant également référence au décret législatif n° 54 jugé restrictif de la liberté d’expression dans le pays par la plupart des organisations de la société civile, eu égard le nombre importants de journalistes et d’activistes politiques condamnés à la prison sur sa base.

Ben Khelifa, directeur du site d’information Inhiyez, a contesté la sentence, la qualifiant d’injuste et affirmant que l’affaire avait été montée de toutes pièces.

Dans la même déclaration, le journaliste nie tout lien avec la page Facebook au cœur de l’enquête et affirme que le principal accusé a reconnu en être le seul administrateur.

Le militant lui-même cite des accusations allant de l’association terroriste à l’incitation au terrorisme, qu’il réfute toutes, et rappelle avoir déjà été condamné à six mois de prison pour la même infraction, ce qui porterait sa peine totale à deux ans et demi.

Ben Khelifa est engagé depuis des années dans le journalisme militant et l’activisme politique et propalestinien. Sa page, Inhiyez, le présente comme un journaliste et militant de gauche, cofondateur du site et membre fondateur de la campagne tunisienne pour le boycott et l’opposition à la normalisation des relations avec Israël.

En juillet 2025, la cour d’appel de Tunis a confirmé sa peine de six mois de prison, toujours en lien avec l’accusation contestée de gestion d’une page de réseau social diffusant des contenus extrémistes ; une décision alors critiquée par les organisations de défense des droits humains et de la liberté de la presse.

Cette nouvelle condamnation intervient dans un contexte tunisien marqué par une pression judiciaire accrue sur les journalistes, les figures de l’opposition et les acteurs de la société civile.

Amnesty International dénonce depuis 2024 l’érosion de l’indépendance de la justice, suite à la dissolution du Conseil supérieur de la magistrature et à la révocation de dizaines de juges en 2022.

Le Comité pour la protection des journalistes affirme que le décret-loi 54 est devenu ces dernières années un instrument central pour réprimer la dissidence, criminaliser le travail journalistique et maintenir ouvertes de nouvelles poursuites contre les voix critiques, tandis que Reporters sans frontières continue de signaler la persécution judiciaire des médias et classe la Tunisie 129e sur 180 dans le Classement mondial de la liberté de la presse 2025.

Dans le cas de Ben Khelifa, le passage de l’activisme public à l’exil revêt une signification qui dépasse le cadre de son histoire personnelle. Son départ, présenté comme forcé pour des raisons personnelles et familiales, révèle comment une partie des militants tunisiens, notamment les plus virulents sur les questions palestiniennes, l’opposition à la normalisation et la critique politique, perçoivent désormais le risque de poursuites judiciaires comme un facteur structurel de la Tunisie actuelle.

Pour le pouvoir, les procès intentés contre certains journalistes et activistes politiques pour terrorisme, complot contre l’Etat ou atteinte à la sécurité publique entrent dans le cadre de l’application des lois.

I. B.    

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