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Médenine renforce son mix énergétique avec 4 nouvelles centrales solaires

Source: ministère de l’Industrie

Quatre centrales solaires photovoltaïques d’une capacité de 2 MW chacune ont été inaugurées à Médenine, dans le cadre du système de licences pour les projets d’énergie renouvelable, d’après un communiqué du ministère de l’Industrie. Le 4 avril, la cérémonie a été présidée par Wael Chouchane, secrétaire d’État chargé de la Transition énergétique, en présence des autorités locales et des responsables du secteur électrique.

Ces installations, d’un coût total de 16 millions de dinars, permettent non seulement de réduire les coûts de production de l’électricité d’environ 1,5 million de dinars par an, mais aussi de diminuer les importations de gaz naturel de 4,5 millions de dinars annuellement. À dire vrai, elles s’inscrivent dans la stratégie nationale visant à produire 35% de l’électricité à partir des énergies renouvelables d’ici 2030, et 50% d’ici 2035, contribuant ainsi à un modèle énergétique durable et résilient, conforme aux standards ESG.

Un autre projet énergétique en cours…

Dans le même temps, une station de transformation haute/moyenne tension est en cours de construction à Ben Guerdane, incluant :

  • une station 33/225 kV avec transformateurs de 80 MVA;

  • une ligne aérienne 225 kV reliant les centrales de Médenine et Abu Kammash à la Libye.

Le projet, qui a coûté 17 millions de dinars et avancé à 82%, vise à sécuriser l’approvisionnement électrique de la région, soutenant la croissance économique locale et l’attractivité pour les entreprises et investisseurs.

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La Tunisie s’apprête à lancer la 6ᵉ phase des projets d’énergie renouvelable

La sixième phase du système d’autorisations pour les nouveaux projets d’énergie renouvelable, d’une capacité de 1, 2 et 10 mégawatts, sera lancé dans le courant de ce mois. (Photo : Centrale-solaire-photovoltaïque à Metbasta – Kairouan).

C’est ce qu’a annoncé le secrétaire d’État à la Transition énergétique, Wael Chouchane, qui s’exprimait, samedi 4 avril 2026, lors de la clôture de la deuxième édition du Salon de l’Agriculture, de l’Eau, de l’Irrigation et des Énergies renouvelables, destiné aux gouvernorats de Médenine, Tataouine, Gabès et Kébili.

Ces projets permettront d’élargir la base d’investisseurs et de renforcer les initiatives privées, a souligné Chouchane, en rappelant que la cinquième phase de ce système avait abouti à l’octroi de 186 autorisations préliminaires pour des projets solaires, représentant une capacité totale d’environ 286 MW.

La Stratégie nationale de l’énergie à l’horizon 2035 repose sur le renforcement de la souveraineté et de la sécurité énergétiques, ainsi que sur la mise en place de services énergétiques modernes, fiables et compétitifs, a précisé le secrétaire d’État.

Selon lui, la Tunisie vise à produire 35 % de son électricité à partir de sources renouvelables d’ici 2030, puis à porter cette part à 50 % d’ici 2035. «Ces objectifs nationaux ne pourront être atteints que par des projets concrets dans les régions, ce qui souligne le rôle essentiel du développement régional dans la transition énergétique», a-t-il souligné.

Chouchane a ajouté que le mix énergétique tunisien était constitué d’environ 9 % d’énergies renouvelables jusqu’en mars 2026, avec un objectif de 10 à 11 % d’ici la fin de l’année. «Cette part pourrait atteindre 20 à 25 % d’ici fin 2027, grâce à la mise en service de plusieurs nouveaux projets», a-t-il affirmé.

I. B. (avec Tap).

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Investissement, blocages, solutions: le dossier des renouvelables au cœur d’une réunion État-privé

L’investissement dans les énergies renouvelables s’accélère en Tunisie. Le gouvernement mise désormais sur le système des autorisations pour débloquer les projets et attirer davantage d’opérateurs privés.

Une concertation pour lever les blocages

Une réunion de travail s’est tenue mardi 17 mars au ministère de l’Industrie. Elle a été présidée par Ouael Chouchene, secrétaire d’État chargé de la Transition énergétique. Des représentants de la Conect, des entreprises du secteur et plusieurs responsables publics étaient présents autour de la table. L’objectif est d’identifier précisément les obstacles pour accélérer la mise en œuvre de ces projets stratégiques.

Les autorisations comme levier de croissance

Le mécanisme des autorisations devient aujourd’hui un outil central pour le développement du secteur. Lors de la cinquième ronde, 186 autorisations ont été accordées pour une capacité totale de 286 mégawatts. Ce système vise à faciliter l’installation des investisseurs. Il complète les dispositifs déjà existants, comme les concessions et l’autoproduction, afin d’augmenter rapidement la part du vert dans le mix énergétique national.

Des solutions concrètes pour les ménages

En parallèle, plusieurs programmes continuent de se déployer auprès des particuliers. Le programme Prosol Elec permet notamment aux ménages de produire leur propre électricité. Une version économique de ce dispositif cible également les familles à revenus moyens. Ces initiatives ont pour but d’élargir l’accès aux énergies propres tout en réduisant la facture énergétique des foyers.

Le rôle essentiel du secteur privé

L’État considère le secteur privé comme un partenaire indispensable pour réussir cette mutation. Les entreprises participent activement à la mise en œuvre des solutions énergétiques sur le terrain. Ouael Chouchene a rappelé que cette collaboration est la clé pour renforcer l’efficacité énergétique du pays. Face à une demande en électricité qui augmente, la Tunisie accélère pour bâtir un modèle plus durable et sécuriser son approvisionnement.

 

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Transition énergétique : 15,4 MD pour soutenir l’investissement durable

L’Agence nationale pour la maîtrise de l’énergie et la Société tunisienne de garantie ont conclu un nouvel accord visant à relancer le fonds de garantie dédié aux projets d’efficacité énergétique et d’énergies renouvelables. Une initiative destinée à renforcer le financement de la transition énergétique et à stimuler l’investissement durable.

Un mécanisme financier relancé pour soutenir les entreprises

Une nouvelle convention de partenariat a été signée ce jeudi 18 décembre entre l’Agence nationale pour la maîtrise de l’énergie (ANME) et la Société tunisienne de garantie (SOTUGAR), avec pour objectif de réactiver le Fonds de garantie de l’efficacité énergétique. L’accord a été paraphé par le directeur général de l’ANME, Nafaâ Baccari, et la présidente-directrice générale de la SOTUGAR, Amel Zaoui, en présence de cadres des deux institutions.

Ce dispositif vise à faciliter l’accès des entreprises aux financements bancaires pour des projets liés à la maîtrise de l’énergie et aux énergies renouvelables, en réduisant les risques supportés par les établissements de crédit.

Des ressources réorientées vers la transition énergétique

Créé dans le cadre d’un projet pilote d’efficacité énergétique, le fonds est géré par la SOTUGAR depuis 2004. Il garantit les prêts accordés aux industriels pour la réalisation de projets énergétiques via des sociétés de services énergétiques. Le mécanisme bénéficie d’un appui financier du Fonds pour l’environnement mondial, en collaboration avec la Banque mondiale.

Les ressources actuellement disponibles sont estimées à environ 15,4 millions de dinars. Selon les termes de la nouvelle convention, ces fonds seront réaffectés au financement de projets de transition énergétique à travers des crédits à moyen et long terme, avec un plafond d’engagement fixé afin d’assurer l’équilibre financier et la pérennité du dispositif.

Cette relance est présentée comme un levier stratégique pour encourager l’investissement productif, soutenir l’économie nationale et accélérer la transition vers un système énergétique plus durable et résilient.

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Tunisie : La plus grande station solaire entre en service !

La Tunisie a franchi une étape majeure dans sa transition énergétique avec l’entrée en production de la centrale solaire de Kairouan, premier grand projet d’énergie renouvelable de cette envergure dans le pays. La ministre de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, Fatma Thabet Chiboub, a qualifié ce projet de stratégique, soulignant qu’il a été réalisé dans des délais record.

La cérémonie de lancement s’est déroulée mardi 16 décembre 2025 en présence de plusieurs ambassadeurs de pays africains accrédités en Tunisie, du directeur général de la société émiratie AMEA Power, du directeur général de la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (Steg), du gouverneur de Kairouan ainsi que de cadres centraux et régionaux.

Selon la ministre, ce projet marque une première expérience tunisienne à grande échelle dans le domaine de l’énergie solaire, tant sur le plan technologique que sur celui du transfert de savoir-faire. Il contribuera directement au renforcement de la sécurité énergétique nationale, à la réduction du déficit énergétique et à la limitation des dépenses en devises liées à l’importation du gaz.

Fatma Thabet Chiboub a également rappelé que la Steg demeure l’unique acheteur de l’électricité produite par la centrale, saluant l’engagement de l’investisseur ainsi que la confiance accordée à la Tunisie par les bailleurs de fonds internationaux ayant participé au financement du projet. Elle a présenté cette réalisation comme un modèle de partenariat réussi dans le secteur des énergies renouvelables.

Dimension humain

La dimension humaine du projet a été particulièrement mise en avant. Environ 850 cadres et 20 entreprises ont participé à sa réalisation. Bien qu’ils ne disposaient pas initialement d’une expérience dans ce type de projets, ils ont acquis des compétences avancées, permettant désormais à la Tunisie de disposer d’un savoir-faire local. Le projet a été mené avec des compétences tunisiennes à 100 %.

Sur le plan technique, les résultats dépassent les attentes. Les essais lancés depuis un mois n’ont révélé aucune défaillance, tandis que le rendement de la centrale a excédé les prévisions de plus de 20 % en termes de production, selon la ministre.

Pour sa part, le directeur général de la centrale solaire de Kairouan, Sahbi Ammar, a indiqué qu’il s’agit du plus grand projet solaire du pays, avec une capacité de production dépassant 100 mégawatts injectés directement dans le réseau national. Une extension du projet est d’ores et déjà envisagée.

Implantée sur une superficie d’environ 200 hectares, la centrale compte près de 221 000 panneaux solaires. Elle produira annuellement une quantité d’électricité équivalente à la consommation d’environ 43 000 foyers tunisiens et permettra de réduire les émissions de dioxyde de carbone de près de 120 000 tonnes par an. Le coût global du projet est estimé à 260 millions de dinars.

Alléger la pression sur le réseau électrique national

Le directeur général de la Steg, Fayçal Trifa, a souligné que cette centrale contribuera à alléger la pression sur le réseau électrique national en fournissant plus de 100 mégawatts, soit l’équivalent de l’alimentation de plus de 40 000 abonnés. Il a également annoncé l’entrée en production prochaine de deux autres centrales solaires à Tozeur et Sidi Bouzid, d’une capacité de 50 mégawatts chacune, avant la fin de l’année administrative en cours.

Située dans la zone d’El Metbassta, relevant de la délégation de Sbikha dans le gouvernorat de Kairouan, la centrale solaire est le fruit d’un partenariat tuniso-émirati conduit par la société AMEA Power. Ce projet illustre la volonté de la Tunisie d’accélérer son virage vers les énergies renouvelables et de renforcer sa souveraineté énergétique.

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Hydrocarbures et énergies vertes : Le plan de relance du gouvernement

La cheffe du gouvernement, Sarra Zaafrani Zenzri, a annoncé que l’État entend revitaliser le secteur des hydrocarbures en adoptant des législations favorables à l’investissement et en révisant le code des hydrocarbures. L’objectif : renforcer la souveraineté énergétique et combler le déficit croissant provoqué par la baisse de la production nationale.

Un secteur en recul et des réformes en préparation

Présentant le projet de budget de l’État et le budget économique 2026 devant une séance plénière conjointe de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) et du Conseil national des régions et des districts (CNRD), Sarra Zaafrani Zenzri a indiqué que la production d’hydrocarbures a chuté de près de 30% entre 2021 et 2025.

Cette baisse s’explique par la diminution de la rentabilité de plusieurs champs pétroliers, notamment ceux d’El Borma et d’Achtrat, mais aussi par le désengagement des grandes compagnies internationales. Résultat : le taux d’indépendance énergétique du pays a reculé de 93% en 2010 à seulement 41% en 2024.

Pour inverser cette tendance, le gouvernement prévoit, dès 2026, de relancer les activités de recherche, d’exploration et de développement des gisements. Des mesures seront prises pour « rétablir la confiance des investisseurs », notamment par la simplification et l’accélération des procédures d’autorisation et la mise en avant des sites les plus rentables.

Cap sur les énergies renouvelables

Parallèlement, l’exécutif compte intensifier les efforts de transition énergétique, avec l’ambition de produire 35 % de l’électricité nationale à partir des énergies renouvelables.

Selon la cheffe du gouvernement, plusieurs projets solaires, totalisant 800 mégawatts, ont été attribués au premier semestre 2025. Parmi eux figurent une centrale photovoltaïque de 100 MW à Matbasta (Kairouan), ainsi que deux stations de 50 MW à Sidi Bouzid et Tozeur, dont trois entreront en service d’ici la fin de l’année.

De nouvelles licences ont également été octroyées pour quatre unités solaires supplémentaires, tandis que deux centrales électriques à cycle combiné sont opérationnelles à Sfax. Ces initiatives s’ajoutent aux projets menés dans le cadre de la production sous licence et de l’autoproduction.

La cheffe du gouvernement a souligné que les énergies renouvelables représentent aujourd’hui un pôle d’attraction majeur pour les investisseurs. Entre janvier et septembre 2025, les investissements déclarés dans ce domaine ont atteint environ 1,66 milliard de dinars, soit 28% du total national.

Elle a rappelé que ces résultats s’inscrivent dans la mise en œuvre de la stratégie nationale de transition énergétique, appuyée par des partenariats solides avec des opérateurs expérimentés et un cadre juridique modernisé, incluant le système de concession.

Une vision à long terme

Sarra Zaafrani Zenzri a également évoqué deux projets structurants. L’interconnexion électrique Tunisie-Italie (ELMED), qui fera du pays un hub régional des énergies propres ; et le programme national de transition énergétique, doté d’un financement de 343 millions de dinars, destiné à développer davantage la production issue de ressources renouvelables.

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