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Yasmine Hammamet ouvre son Carnaval international

La 11e édition du Carnaval international de Yasmine Hammamet se tient du 3 au 5 avril 2026, avec la participation de 800 artistes venus de 10 pays européens et de groupes folkloriques du nord, du sud et de la presqu’île du Cap Bon en Tunisie.

Ils ont présenté des spectacles artistiques (chorégraphies, chants et concerts musicaux) dans les rues principales de la ville.

Le directeur du carnaval, Walid Darwish, estimait à 40 000 le nombre de visiteurs, indique Diwan FM.

Le Carnaval international de Yasmine Hammamet est considéré comme une opportunité pour promouvoir le tourisme culturel et les loisirs dans cette zone balnéaire huppée.

I. B.

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La Tunisie teste un film anti-évaporation sur les barrages

La Tunisie, qui souffre d’un stress hydrique structurel dû au réchauffement climatique, a lancé un essai pilote à Lebna (photo), dans le Cap Bon, visant à réduire l’évaporation de l’eau stockée dans les barrages, l’une des principales sources de pertes pour le système hydrique national durant l’été. La technique consiste à appliquer un film protecteur mince à la surface de l’eau afin de limiter l’évaporation.

Cette initiative a été annoncée par le secrétaire d’État aux Ressources hydrauliques, Hamadi Habaieb, en marge de la signature, le 30 mars 2026, de 14 contrats de programmes de recherche au Centre de biotechnologie Borj Cédria, dans le gouvernorat de Ben Arous.

Le projet pilote est en cours au barrage de Lebna, dans le gouvernorat de Nabeul, où des tests en laboratoire ont débuté pour évaluer l’impact du matériau sur l’eau potable et l’irrigation, avant une éventuelle extension à d’autres infrastructures.

Habaieb a expliqué que la Tunisie perd près d’un million de mètres cubes d’eau par jour par évaporation en été, un volume que les autorités comparent à la consommation cumulée du Grand Tunis, de Nabeul, du Sahel et de Sfax.

L’installation de panneaux solaires flottants figure parmi les solutions envisagées pour atténuer l’impact de la chaleur et du changement climatique sur les ressources en eau.

Ce test intervient alors que les réservoirs du pays connaissent une relative amélioration. Au 30 mars, le taux de remplissage des barrages tunisiens atteignait 58 %, un niveau qualifié de «rassurant» par les autorités et supérieur à celui de la même période l’an dernier.

Les récentes pluies en Tunisie ont également contribué à la remontée des nappes phréatiques, atteignant près de quatre mètres par endroits. Cette amélioration est cependant inégale. Dans le dernier bilan régional publié le 24 mars, Habaieb a indiqué des niveaux supérieurs à 67 % dans le Nord et à plus de 90 % au Cap Bon, tandis que les barrages du Centre restaient stables entre 12 et 13 %. Dans le même temps, le secrétaire d’État a évoqué une augmentation des réserves d’environ 500 millions de mètres cubes par rapport à l’année précédente.

La Banque africaine de développement (BAD) décrit le pays comme souffrant de pénuries d’eau chroniques, avec moins de 450 mètres cubes d’eau par habitant et par an, soit en dessous du seuil de pénurie absolue fixé à 500 mètres cubes.

Le gouvernement a reconnu la sécheresse comme une catastrophe naturelle pour la campagne agricole 2023-2024 dans 12 gouvernorats, signe que la restauration des barrages ne suffira pas à effacer les effets cumulés de plusieurs années de stress hydrique.

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La saison du zhar est de retour à Nabeul

À Nabeul, au cœur du Cap Bon, le printemps embaume à nouveau le parfum intense du zhar, la fleur de bigaradier ou oranger amer qui rythme le calendrier agricole et familial de la région depuis des générations. Selon les estimations d’Imed Bey, président de l’Union régionale de l’agriculture et de la pêche, la récolte saisonnière de fleurs d’oranger dans le gouvernorat pourrait atteindre entre 11 000 et 14 000 tonnes cette année, confirmant l’importance symbolique et économique d’un secteur qui reste l’un des plus emblématiques du pays.

Paolo Paluzzi

Ce même directeur a expliqué que le secteur peut compter sur quatre structures professionnelles actives dans les zones rurales de Korba, Beni Khiar, Dar Chaabane et Nabeul, ainsi que sur deux coopératives.

La principale difficulté réside cependant dans la récolte, qui continue d’être effectuée selon des méthodes traditionnelles et requiert une main-d’œuvre qualifiée. Le manque de cueilleurs qualifiés, a souligné M. Bey, a un impact direct sur la qualité finale du produit.

Un savoir-faire féminin et familial

En termes de prix, une wazna, soit quatre kilogrammes de fleurs, se vend actuellement autour de 20 dinars (6 euros), alors que les producteurs auraient besoin d’un seuil d’au moins 30 dinars (9,1 euros) pour couvrir leurs coûts et assurer une marge viable.

Mais à Nabeul, le zhar n’est pas qu’une simple culture. C’est un rituel saisonnier, un savoir-faire féminin et familial, un code d’hospitalité. Entre mars et avril, la récolte se fait à la main, avec une extrême délicatesse, et que les fleurs sont ensuite utilisées pour la distillation de l’eau de fleur d’oranger, un ingrédient essentiel de la cuisine locale. Le zhar parfume le café, les pâtisseries, le couscous et les conserves, et est également présent lors des occasions sociales les plus solennelles, de l’accueil des invités aux mariages, où l’eau de fleur d’oranger reste associée à la chance et à la prospérité.

Le néroli, levier du marketing local

Derrière cet univers domestique se cache une filière haut de gamme. La distillation de la fleur de bigaradier produit le néroli, l’une des essences les plus recherchées en parfumerie internationale. Selon Onudi Tunisie et des sources de l’industrie des parfums, la production d’un seul kilogramme de néroli nécessite environ 1 000 kilogrammes de fleurs, et la valeur à l’exportation de l’huile essentielle peut varier entre 3 000 et 5 000 euros par kilogramme.

Une étude de l’Apia souligne également que la première unité de production de néroli à Nabeul remonte à 1903 et que cette culture demeure un élément important de la tradition familiale du Cap Bon, dont le savoir-faire se transmet de génération en génération. Ce n’est pas un hasard si, ces dernières années, la Tunisie a cherché à faire du néroli un levier pour le marketing local.

En 2025, la «Route des Fleurs de Bigaradier» a été présentée à Nabeul. Cet itinéraire, soutenu par les institutions tunisiennes et le projet Pampat-Onudi, vise à fédérer agriculture, artisanat, gastronomie, cosmétiques et tourisme expérientiel autour d’un produit emblématique de la région, bien au-delà de la saison des récoltes.

Dans cette mosaïque de parfums et de savoir-faire, le néroli reste un petit bijou de la Tunisie méditerranéenne : une matière première précieuse qui nourrit la mémoire, l’économie et le prestige international. Et tandis que le pays tente également de relancer ses exportations d’agrumes, visant à augmenter les expéditions d’oranges maltaises vers la France à environ 15 000 tonnes au cours de la saison 2025-2026, à Nabeul, la fleur continue de raconter l’histoire de la partie la plus intime de la chaîne d’approvisionnement, celle qui pousse dans les cours, passe par les alambics et finit par se retrouver dans les parfums de luxe.

Traduit de l’italien.

Source : Ansamed.

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La Tunisie au Sommet Mondial de la Gastronomie à Barcelone

La Tunisie a pris part au 1er Sommet Mondial de la Gastronomie qui s’est tenu le 27 septembre 2025 au Palais royal de Pedralbes à Barcelone.

Organisé par l’Institut international de la gastronomie, de la culture, des arts et du tourisme (IGCAT) et accueilli par la Gouvernance de la Catalogne, cet événement s’inscrivait en parallèle de MONDIACULT 2025, initiative de l’UNESCO.

Le sommet a rassemblé experts, institutions internationales, chefs et représentants de Régions Gastronomiques du Monde, autour de la reconnaissance de la gastronomie comme culture, patrimoine et vecteur d’identité. Il a abouti à l’adoption d’une déclaration appelant à intégrer la gastronomie dans les agendas culturels mondiaux et à promouvoir un avenir alimentaire durable, inclusif et culturellement ancré.

Mourad Belhassen, directeur général de la Diplomatie économique et culturelle auprès du ministère des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’Etranger, et Lamia Temimi, cofondatrice et CEO de Sawa Taste of Tunisia, ainsi qu’initiatrice de la candidature du Cap Bon au titre de Région du Monde de la Gastronomie 2028, ont représenté la Tunisie à cet événement.

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Lamia Temimi et Mourad Belhassen à Barcelone

Les échanges ont porté sur des pistes de collaboration autour de la valorisation des patrimoines culinaires et culturels, tout en soutenant la candidature du Cap Bon au titre de Région du Monde de la Gastronomie 2028, avec l’objectif d’accueillir le sommet et de stimuler un tourisme durable dans la région.

Dans un contexte mondial où les enjeux alimentaires restent cruciaux, la Tunisie a réaffirmé l’importance de faire de la gastronomie un vecteur de dialogue et de solidarité entre les peuples, exprimant sa préoccupation face à la famine à Gaza et appelant à un engagement collectif pour garantir le droit fondamental à l’alimentation.

Région mondiale de la gastronomie

Le Cap Bon a officiellement été accueilli comme candidat au titre de Région mondiale de la gastronomie 2028. L’annonce avait été confirmée lors de la 12ᵉ Assemblée générale et du 36ᵉ Forum consultatif de l’IGCAT, le 18 juin 2025, marquant une étape majeure pour la région.

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Le Cap Bon devient ainsi la première région africaine — et la deuxième de la région Moyen-Orient et Afrique du Nord — à rejoindre la Plateforme des Régions Mondiales de la Gastronomie, réaffirmant l’engagement mondial de l’IGCAT en faveur de la diversité, de la richesse culturelle et d’un développement inclusif par la gastronomie.

« Nous sommes profondément honorés d’accueillir le Cap Bon, première région africaine et puissant représentant de la région MENA, au sein de la Plateforme des Régions Mondiales de la Gastronomie. Les traditions culinaires uniques, le riche paysage agricole et l’héritage culturel dynamique du Cap Bon en font un candidat inspirant. Cette étape témoigne d’une forte volonté de résilience culturelle et de fierté régionale » avait déclaré Dr Diane Dodd, présidente de l’IGCAT.

De son côté, Lamia Temimi, cofondatrice de Sawa Taste of Tunisia avait expliqué que « le Cap Bon a accueilli mes ancêtres siciliens au début du siècle dernier, leur offrant des années à la fois laborieuses et pleines de joie. Après une décennie vécue au coeur de cette région, il est temps pour moi de rendre hommage à la terre, à la culture et à la cuisine qui ont façonné l’enfance de ma mère. Je suis fière d’avoir initié la candidature du Cap Bon comme Région mondiale de la gastronomie et profondément encouragée de voir les secteurs public et privé unis, main dans la main, pour faire rayonner le Cap Bon sur la scène internationale. »

 

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