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BCT: un nouveau billet de banque de cinq dinars en circulation

La Banque centrale de Tunisie (BCT) a mis en circulation, le 10 avril 2026, un nouveau billet de banque de cinq dinars (type 2022). Dans une note adressée aux banques et à l’Office national des postes, publiée vendredi 10 avril, l’institut d’émission, précise que ce billet, a cours légal et pouvoir libératoire, portant les mêmes motifs, caractéristiques et éléments de sécurité que ceux du billet de cinq dinars de même type actuellement en circulation, à l’exception :

– de la date d’émission : remplacée par « 25-07-2025 » au lieu de « 20-3-2022 », et imprimée en caractères de taille supérieure;

– des signatures : à savoir celle du gouverneur de la BCT, Fethi Zouhaier Nouri, et celle du vice-gouverneur, Mourad Abdessalem.

 Selon ladite note aux banques, le billet de banque de cinq dinars (type 2022) circulera concurremment avec les autres billets de même dénomination et de même type actuellement en circulation.

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Raffineries américaines : grandes gagnantes de la crise iranienne

Les raffineries de la côte américaine du golfe du Mexique enregistrent leurs marges bénéficiaires les plus élevées depuis des années, les perturbations des flux pétroliers du Moyen-Orient stimulant la demande d’exportations de carburant américaines. C’est ce qu’ont déclaré des analystes, déclarés rapportées par Reuters.

Les raffineries d’Asie et d’Europe ont été durement touchées par la baisse des exportations de pétrole brut du Moyen-Orient due au blocus du détroit d’Ormuz par l’Iran, ce qui a contraint certaines d’entre elles à réduire leur production.

Les raffineurs américains, moins dépendants du pétrole du Moyen-Orient, sont bien placés pour tirer profit des pénuries mondiales de carburant en maximisant leurs ventes internationales depuis la plateforme d’exportation de la côte du Golfe.

Les États-Unis, premier marché mondial des carburants, disposent d’une capacité de raffinage d’environ 18 millions de barils par jour, dont une grande partie est située sur la côte du Golfe.

Les grandes raffineries indépendantes, telles que Marathon Petroleum, Phillips 66, Valero Energy et PBF Energy, sont considérées comme des « gagnantes » sur le marché actuel, car elles sont situées à proximité du point de départ du Colonial Pipeline et ont un accès direct aux terminaux d’exportation maritime, selon les analystes. Les raffineurs américains ont la possibilité de vendre à des marchés confrontés à des pénuries sans subir de perturbations importantes dans leur propre approvisionnement en matières premières », a déclaré Jeff Krimmel.

Le taux d’utilisation des raffineries américaines a atteint près de 92 % le mois dernier, avec une moyenne supérieure à 95 % sur la côte du Golfe, contre environ 90 % un an auparavant, selon les données de l’Agence américaine d’information sur l’énergie (EIA). À titre de comparaison, la moyenne saisonnière sur cinq ans pour cette région est d’environ 82 %. En revanche, le taux d’utilisation des raffineries en Asie est tombé à des niveaux aussi bas que 80 %, après avoir fortement diminué en mars et avril en raison des réductions de production, selon le cabinet de conseil Rystad Energy.

Renforcement des marges à l’exportation

Les exportations américaines de produits raffinés ont atteint un niveau record en mars, selon les données de suivi des navires, ce qui a permis d’accroître les marges de raffinage après des trimestres précédents marqués par une surproduction mondiale.

L’augmentation de la demande à l’exportation contribue également à la hausse des prix des carburants sur le marché intérieur, les raffineurs obtenant de meilleurs prix à l’étranger… Ce phénomène est particulièrement marqué sur les marchés du diesel et du kérosène, qui ont été les plus durement touchés par la guerre en Iran, le Moyen-Orient étant un fournisseur clé de ces carburants et de pétroles bruts à haut rendement.

Limites de protection

Malgré la hausse des profits, les raffineurs américains ne sont pas à l’abri de la flambée des prix du pétrole brut, car la demande mondiale accrue fait grimper le coût des matières premières. Les primes du pétrole brut West Texas Intermediate sur le marché au comptant ont atteint des niveaux historiques.

Les offres de WTI Midland à destination de l’Asie du Nord pour livraison en juillet se situaient entre 30 et 40 dollars le baril au-dessus des prix de référence, contre environ 20 dollars fin mars, tandis que les prix à destination de l’Europe atteignaient un niveau record de près de 15 dollars au-dessus du Brent.

Selon des acteurs du marché, les raffineurs asiatiques sont également en concurrence pour les cargaisons de pétrole brut en provenance d’Amérique du Sud qui étaient traditionnellement destinées aux États-Unis…

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Le terroir tunisien, levier stratégique de l’innovation durable (Photos)

Dans le cadre du Projet Psseetat soutenu par le Canada, un séminaire organisé par l’UPA Développement international et l’Union Maghrébine et Nord Africaine des Agriculteurs (UMNAGRI)

Ce projet organisé en mars a été consacré à la valorisation des produits du terroir tunisiens, indique l’ambassade du Canada en Tunisie dans un communiqué publié ce jeudi 9 avril 2026, en précisant que toutes les personnes mobilisées pour la réussite de cette belle initiative.
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Pendant trois jours, il a réuni des acteurs clés du secteur agricole, des professionnels de l’agroalimentaire, des chefs cuisiniers, ainsi que des participants issus des industries créatives, notamment des professionnels et étudiants en design de produits.

Échanges inspirants, démonstrations culinaires, ateliers participatifs et activités de co‑création ont mis en lumière la richesse des produits locaux, le savoir‑faire des productrices, ainsi que des solutions innovantes pour des filières plus durables et résilientes.

Comme il a été souligné lors de l’ouverture du séminaire par la Cheffe de Coopération canadienne : « La valorisation des produits du terroir est un levier puissant de développement durable, lorsqu’elle s’appuie sur les savoir‑faire locaux, l’innovation et la collaboration entre des acteurs aux expertises complémentaires. ».

Communiqué

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Le FSN appelle à une mobilisation samedi 11 avril à Tunis

Le Front de salut national (FSN) a annoncé un rassemblement à l’occasion de l’anniversaire du 4e anniversaire de sa création ainsi que la célébration du 88e anniversaire de la Fête des martyrs.

​Initialement prévue à une autre date, la manifestation se tiendra finalement le samedi 11 avril 2026, à partir de 10h00, devant le Théâtre Municipal de Tunis à l’avenue Habib Bourguiba, indique le FSN, en soulignant que ce rassemblement se tiendra sous le signe de la mémoire et de la solidarité.

​Dans son communiqué, le Front regroupant des partis de l’opposition, exhorte ses sympathisants et les citoyens à venir nombreux pour rendre hommage aux martyrs de la patrie et pour exiger la libération immédiate des détenus politiques.

​« Soyons tous au rendez-vous pour défendre les prisonniers d’opinion et réaffirmer notre attachement indéfectible au processus démocratique », indique encore le FSN dans son appel à manifester.

Y. N.

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Tourisme et transport aérien en Tunisie : pourquoi une croissance à 2 chiffres est tout à fait plausible

Une tribune de Karim Chouchane, Directeur Général de Kars International et Président du Conseil Stratégique et Prospectif de la Chambre de Commerce et d’Industrie Tuniso-Française (CCITF) :

« La Tunisie a franchi en 2025 un cap symbolique avec 11 millions d’entrées touristiques. Un chiffre record, à première vue. Mais derrière cette performance, la lecture mérite d’être nuancée : près de 4 millions de visiteurs algériens ont accédé au territoire par voie terrestre, tandis que le trafic aérien s’est établi autour de 6 millions de passagers.

Ce décalage pose une question centrale : peut-on durablement faire croître le tourisme sans une montée en puissance significative du transport aérien ?

L’illusion du levier unique

Le débat sur l’Open Sky, souvent présenté comme une solution miracle, doit être replacé dans une perspective plus large. L’ouverture du ciel ne saurait, à elle seule, compenser les limites structurelles de l’offre touristique tunisienne.

L’enjeu dépasse largement la capacité aérienne, Il réside dans la profondeur du produit touristique : raréfaction du tourisme de congrès et d’événementiel, recul du tourisme de santé, des seniors et insuffisante structuration d’une programmation culturelle à l’année. Autant de segments qui conditionnent l’attractivité réelle d’une destination.

Autrement dit, les passagers ne viennent pas pour un vol, ils viennent pour une expérience.

Aéroports sous-utilisés, attractivité en question

Le paradoxe tunisien est là : des infrastructures aéroportuaires intérieures – Tabarka, Tozeur, Gafsa – sous-exploitées malgré des incitations gouvernementales fortes, notamment l’exonération des redevances aéroportuaires. Il en est de même pour Djerba et Enfidha actuellement en sous-capacité et dont le potentiel pourrait contribuer significativement à l’essor de l’activité touristique.

Ce constat confirme une réalité simple : l’offre aérienne ne précède pas la demande, elle l’accompagne. Sans produit touristique différencié et structuré, aucune politique d’incitation ne peut durablement remplir des avions.

Dès lors, la question n’est pas uniquement celle des flux, mais celle de la désirabilité des territoires.

Compétitivité : au-delà du rapport qualité-prix

La Tunisie reste bien positionnée en termes de rapport qualité-prix. Mais ce critère n’est plus suffisant dans un marché globalisé et hautement concurrentiel.

La compétitivité d’une destination repose désormais sur une chaîne complète : accessibilité, fluidité des parcours, qualité des infrastructures, richesse de l’offre, lisibilité de la programmation.

À ce titre, la performance aéroportuaire devient un levier stratégique. Le temps de rotation des avions et la durée de passage des passagers dans les terminaux sont déterminants.

Réduire le temps d’attente – de trois heures à une heure grâce à la digitalisation et à la simplification des parcours – constitue un facteur clé pour capter une clientèle à forte valeur ajoutée, notamment celle des courts séjours (short breaks).

Gouvernance et régulation : des réformes structurantes

Le développement du transport aérien tunisien reste contraint par les accords bilatéraux qui limitent l’ouverture des lignes et la flexibilité du marché. Mais au-delà de ce cadre, une réforme de la gouvernance s’impose.

Trois institutions jouent un rôle central : l’OACA, la DGAC et l’ONTT. Elles sont indéniablement liées aux différentes autorités, police et douane en premier lieu. Leur action doit s’inscrire dans une logique de complémentarité opérationnelle, au service d’une stratégie unifiée (globale) de destination.

La DGAC, en particulier, gagnerait à renforcer son indépendance et à élargir son rôle, conformément aux standards de l’OACI. Au-delà notamment de ses missions  de sécurité et de sûreté, elle doit devenir un acteur de la régulation économique et du développement du secteur.

Les redevances aéroportuaires, principale source de financement, doivent être optimisées pour soutenir l’investissement, notamment en ressources humaines et techniques.

Une compagnie nationale comme locomotive

Dans cet écosystème, une compagnie nationale performante reste un levier structurant. Elle agit comme une locomotive, en assurant la connectivité, en soutenant les flux et en renforçant la compétitivité globale de la destination.

Tunis-Carthage : vitrine stratégique

L’aéroport de Tunis-Carthage doit incarner le niveau d’ambition de la destination. Aujourd’hui en situation de saturation fonctionnelle, il nécessite une modernisation en profondeur, à la hauteur des standards internationaux et des attentes des passagers.

Capital humain : anticiper la relève

Un autre défi, plus silencieux mais tout aussi stratégique, concerne les compétences. Le secteur aérien tunisien fait face à un renouvellement générationnel imminent. D’où la nécessité de structurer une offre de formation ambitieuse, capable non seulement d’assurer la relève, mais aussi de positionner la Tunisie comme un hub régional de formation aux métiers de l’aérien.

Vers une stratégie transversale

Au fond, la clé réside dans une approche intégrée. Le tourisme et le transport aérien ne peuvent plus être pensés en silos. Leur développement doit s’inscrire dans une stratégie transversale, impliquant d’autres secteurs, à commencer par la culture sans oublier l’implication des fédérations professionnelles et les régions dans l’élaboration de la vision de la destination Tunisie et notamment le développement du tourisme intérieur.

Programmer, structurer, valoriser : c’est en construisant une offre lisible et continue – festivals, événements, circuits – que la Tunisie renforcera son attractivité.

Horizon 2030 : changer de paradigme

L’objectif n’est pas simplement d’augmenter les chiffres. Il s’agit de transformer le modèle. Passer d’une logique de volume à une logique de valeur. D’une approche segmentée à une vision systémique. Et d’un débat centré sur l’Open Sky à une stratégie globale d’attractivité.

L’amélioration de la compétitivité et des performances ne passe pas nécessairement par une baisse des tarifs. À titre d’exemple, l’optimisation du temps de rotation des vols permet d’augmenter le nombre de rotations, et donc de générer davantage de revenus.

Il ne s’agit pas uniquement d’une mission relevant du Handling, mais bien d’une démarche collective impliquant l’ensemble des intervenants. Une réflexion concertée entre tous les acteurs est indispensable pour identifier et mettre en œuvre des leviers d’amélioration durables.

C’est à ce prix que la Tunisie pourra inscrire durablement son tourisme dans une trajectoire de croissance qualitative, portée par un transport aérien pleinement aligné avec ses ambitions.»

Karim Chouchane

 

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Tunisie | L’ingénierie, un impératif de souveraineté nationale

À l’heure où la Tunisie peaufine son plan de développement 2026-2030, le pays se trouve à la croisée des chemins. Entre une machine économique grippée par des déséquilibres macroéconomiques persistants et une pression asphyxiante sur les finances publiques, un levier stratégique semble encore tragiquement sous-estimé : la valorisation de nos ressources humaines, et plus particulièrement de nos ingénieurs, souvent tentés par l’émigration pour trouver de meilleures opportunités personnelles et professionnelles : une hémorragie de capital gris et un naufrage économique annoncé ?

Abdelwaheb Ben Moussa *

Le constat est brutal, presque insoutenable pour une nation qui mise sur l’innovation et la montée en gamme industrielle. Chaque année, la Tunisie diplôme environ 8 000 ingénieurs, mais en voit s’envoler entre 6 000 et 6 500 vers d’autres cieux.

Ce n’est plus de la mobilité professionnelle, c’est une véritable hémorragie. En 2022, ce chiffre a même atteint le pic alarmant de 6 500 départs, selon l’Ordre des ingénieurs tunisiens (OIT).

Cette fuite massive ne vide pas seulement nos bureaux d’études ; elle érode les fondements mêmes de notre souveraineté nationale.

Comment prétendre à une autonomie technologique, à une transition énergétique réussie ou à une cybersécurité digne de ce nom quand nos cerveaux les plus brillants vont construire l’avenir des économies du Nord ?

Chaque départ est une subvention déguisée que la Tunisie, malgré ses difficultés, offre aux nations les plus riches, perdant ainsi le bénéfice de décennies d’investissement dans l’éducation publique.

Défi énergétique : l’ingénierie comme bouclier

L’un des enjeux majeurs du plan 2026-2030 réside dans notre capacité à briser la dépendance aux énergies fossiles importées, qui grèvent structurellement notre budget. La transition vers les énergies renouvelables et l’hydrogène vert n’est pas une option esthétique, c’est une nécessité de survie. Cependant, installer des panneaux photovoltaïques ou des éoliennes ne suffit pas à créer de la souveraineté si nous restons de simples importateurs de technologies et de maintenance.

Le véritable défi est d’ordre intellectuel : maîtriser le mix énergétique, optimiser les réseaux intelligents (Smart Grids) et concevoir des solutions de stockage adaptées à notre climat. Sans une armée d’ingénieurs spécialisés, nous passerons d’une dépendance au gaz étranger à une dépendance technologique étrangère. L’ingénierie tunisienne doit être le fer de lance de cette «indépendance énergétique 2.0», capable de transformer nos contraintes climatiques en avantages compétitifs.

Un écosystème qui rejette ses talents

Pourquoi nos talents partent-ils ? La réponse est connue, mais les remèdes tardent. Des perspectives salariales dérisoires face à une inflation galopante, des structures économiques sclérosées et un manque criant de projets stimulants à l’échelle nationale. L’environnement productif tunisien actuel semble incapable d’absorber cette matière grise, créant un cercle vicieux où le manque d’innovation décourage l’investissement, lequel finit par pousser les talents à l’exil.

Plus grave encore, la déconnexion entre le monde académique et le secteur productif reste une plaie ouverte. Les collaborations sont fragmentaires, et la recherche appliquée, parent pauvre des politiques publiques, peine à devenir ce moteur de croissance tant espéré. Nos ingénieurs se retrouvent souvent confinés à des rôles de maintenance ou de gestion de processus obsolètes, loin des frontières technologiques où se joue la compétition mondiale.

Rétention des compétences ou résistance souveraine ?

Pour le plan 2026-2030, il ne s’agit plus de saupoudrer quelques incitations fiscales. Il faut un changement de paradigme radical. La rétention des talents et l’établissement de conditions attractives doivent être érigés en piliers de la sécurité nationale. Sans une masse critique d’ingénieurs installés durablement sur le territoire, la Tunisie restera condamnée à la dépendance et à la sous-traitance à faible valeur ajoutée.

Les réformes doivent être systémiques et s’articuler autour de trois axes majeurs :

Soutien massif à l’innovation et à la R&D : il est impératif de multiplier les fonds de capital-risque dédiés aux projets industriels innovants. La propriété intellectuelle doit devenir un indicateur de performance national ;

Facilitation des investissements de rupture : le cadre législatif doit être assoupli pour permettre une intégration rapide de l’IA et de la Green-Tech dans le tissu industriel et financier ;

Refonte du lien université-entreprise : le passage à une économie de la connaissance exige que les universités deviennent de véritables laboratoires pour les entreprises, avec des doctorats industriels généralisés.

Façonner notre propre destin

L’intégration des ingénieurs dans les grands chantiers nationaux — de la gestion du stress hydrique à la modernisation des services financiers — doit être le cœur battant du prochain plan quinquennal. Il ne s’agit pas d’un débat corporatiste, mais d’une question de survie économique.

Si la Tunisie veut cesser d’être la pépinière gratuite du monde pour enfin redevenir un pôle de décision souverain, elle doit comprendre qu’investir massivement dans ses ingénieurs coûte infiniment moins cher que de subir leur absence. Car à force de former des talents pour les autres, nous finirons par n’être que les spectateurs de notre propre déclin, importateurs de solutions que nos propres enfants ont conçues ailleurs. Affirmer la place stratégique de l’ingénieur, c’est choisir, enfin, de piloter notre avenir plutôt que de le laisser s’exporter irrémédiablement.**

* Ingénieur en informatique, cadre d’une banque publique.

** Ce texte a été élaboré avec l’assistance d’un outil d’IA.

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Tunisie | Ouverture des concours d’entrée aux écoles d’ingénieurs

Ouverture des concours nationaux d’entrée aux cycles de formation d’ingénieurs pour l’année universitaire 2026-2027. Au total, 3 238 places sont ouvertes, toutes spécialités confondues.

L’ouverture de ces concours ont été annoncée par un arrêté conjoint des ministres de l’Enseignement supérieur, de l’Agriculture et des Technologies de la communication, daté du 1er avril 2026 et publié au Jort du 3 avril.

Quatre concours sont prévus : Mathématiques-Physique (M-P), Physique-Chimie (P-C), Technologie (T) et Biologie-Géologie (B-G).

Les épreuves débuteront le lundi 1er juin 2026 et se poursuivront les jours suivants.

Les inscriptions se font exclusivement en ligne via la plateforme dédiée, avec une date limite fixée au 20 avril 2026.

Les étudiants inscrits dans une institution préparatoire publique pour l’année 2025-2026 devront obligatoirement passer les épreuves dans leur établissement.

Les autres candidats devront choisir deux centres d’examen lors de leur inscription, l’affectation finale relevant de la direction générale des études technologiques, selon les capacités d’accueil.

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Commerces cambriolés à Tunis | Quatre individus arrêtés

La brigade de la police judiciaire de Bab Souika a démantelé, ce samedi 4 avril 2026, un réseau de cambrioleurs qui ciblait les commerces du quartier de Sabaghine à Tunis.

Après plusieurs semaines d’enquête et d’investigations, les unités de la police judiciaire de Bab Souika ont porté un coup d’arrêt définitif à ce réseau, en arrêtant ses quatre membres, indique Mosaïque FM en citant une source proche du dossier.

Après consultation du ministère public près le Tribunal de première instance de Tunis, les quatre suspects ont été placés en détention

Y. N.

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Guerre d’Iran | La pénurie d’hélium affecte les industries de pointe

La guerre d’Iran affecte l’approvisionnement en hélium, gaz essentiel pour la fabrication des semi-conducteurs, le bon fonctionnement des appareils d’IRM et dont dépend aussi fortement l’IA. Dans une enquête publiée dans le Wall Street Journal, Georgi Kantchev indique que les acheteurs d’hélium ont été avertis de possibles réductions d’approvisionnement étant donné que les livraisons en provenance du Golfe persique étant fortement réduites par le conflit. (Photo : Les frappes iraniennes contre l’usine de GNL de Ras Laffan au Qatar ont affecté les exportations d’hélium.)

Imed Bahri

Cette crise exerce une pression immense sur un marché où l’offre ne peut être augmentée rapidement, menaçant de perturber la production de nombreux composants, des semi-conducteurs aux pièces détachées pour drones militaires et fusées spatiales.

L’hélium est le deuxième élément le plus abondant de l’univers après l’hydrogène mais il est rare sur Terre où on ne le trouve qu’en petites quantités dans des poches de gaz naturel. Les entreprises énergétiques le séparent du méthane, de l’azote et d’autres gaz puis le transportent sous forme de liquide cryogénique.

Si de nombreux fabricants de puces et entreprises de défense ne seront pas immédiatement touchés, les fournisseurs ont déjà commencé à informer certains clients de possibles réductions d’approvisionnement selon des acteurs du secteur.

Livraisons limitées sur un marché au comptant

Les utilisateurs d’hélium s’appuient généralement sur des contrats à long terme mais se démènent désormais pour obtenir des livraisons limitées sur le marché au comptant*, ce qui a engendré une surenchère et plus que doublé les prix, selon les observateurs. La Corée du Sud, grand fabricant de puces fortement dépendant des approvisionnements qataris s’est tournée vers les producteurs américains pour obtenir des quantités supplémentaires.

«C’est le scénario que nous redoutions depuis toujours», a déclaré Cliff Keane, directeur commercial de Pulsar Helium Exploration qui avertit : «C’est un événement rare et dangereux. Nous allons assister à une escalade progressive de la concurrence pour l’accès à ce gaz».

L’hélium est essentiel à de nombreuses industries modernes en raison de sa conductivité thermique élevée, ce qui le rend idéal pour un refroidissement rapide. Les fabricants de puces l’utilisent pour maintenir des températures stables lors de la fabrication de semi-conducteurs de pointe.

Dans de nombreuses applications de refroidissement de puces, il n’existe pas de substitut facile à l’hélium. Il est également utilisé en médecine pour refroidir les aimants supraconducteurs des appareils d’IRM et soutient les technologies spatiales, notamment les missions de la Nasa où il est utilisé pour nettoyer les réservoirs de carburant des fusées. Il joue également un rôle crucial dans la fabrication des fibres optiques et les applications de défense.

«La pénurie d’hélium révèle une vulnérabilité plus profonde du développement de l’IA: sa forte dépendance à un nombre limité de sites sensibles aux tensions géopolitiques», a déclaré Ralph Gobler, directeur de recherche chez S&P Global.

Essentiel à de nombreuses industries modernes

Ce gaz non renouvelable est produit par la désintégration radioactive dans les profondeurs du sous-sol et s’échappe dans l’espace une fois libéré. ​​La production mondiale l’an dernier s’élevait à environ 190 millions de mètres cubes, soit l’équivalent de 76 000 piscines olympiques.

Les perturbations des livraisons de gaz naturel liquéfié (GNL) en provenance du Qatar ont réduit les approvisionnements en hélium, Doha exportant la majeure partie de sa production via le détroit d’Ormuz dont la navigation est perturbée par le conflit.

Même si la guerre prend fin rapidement et que le détroit rouvre, certaines pertes seront difficiles à compenser. Le Qatar a annoncé que les frappes iraniennes contre son usine de Ras Laffan ont causé d’importants dégâts, réduisant ses exportations d’hélium de 14% et que les réparations pourraient prendre jusqu’à cinq ans.

Certains fournisseurs ont déjà commencé à rationner leurs approvisionnements. La société américaine AirGas a invoqué la force majeure, informant l’un de ses clients qu’elle ne serait en mesure de couvrir que la moitié de ses besoins mensuels habituels, moyennant un supplément de 13,50 $ par tranche de 100 pieds cubes au-delà du prix convenu.

Ken a indiqué que des acheteurs en Inde et au Brésil avaient également reçu des notifications similaires de leurs fournisseurs.

En raison de l’utilisation généralisée de l’hélium, les effets de la pénurie se propagent rapidement à de nombreux secteurs et pays. La Corée du Sud a averti qu’une crise persistante nuirait à sa production de semi-conducteurs car elle a importé environ les deux tiers de ses besoins du Qatar l’année dernière.

Taïwan est confrontée à des risques similaires en raison de sa forte dépendance aux approvisionnements qataris, tandis que l’industrie chimique allemande a mis en garde contre des pénuries de matières premières, notamment d’hélium.

Les États-Unis, premier producteur mondial d’hélium, sont actuellement moins touchés, mais les analystes estiment qu’une crise qatarie persistante aura également des répercussions sur ce pays.

Les fabricants de puces disposent de stocks d’hélium et des cargaisons étaient déjà en route vers l’Asie lorsque le conflit a éclaté, ce qui pourrait retarder le début de la crise. GlobalFoundries a déclaré suivre la situation de près mais ne prévoit pas d’impact immédiat.

Un autre problème réside dans la durée de conservation limitée de l’hélium, notamment sous sa forme liquide cryogénique. Il absorbe progressivement la chaleur et se transforme en gaz, ce qui augmente la pression à l’intérieur des conteneurs et provoque des fuites, un phénomène appelé «ébullition»

Des centaines de conteneurs actuellement bloqués

La durée de conservation effective de la plupart des conteneurs est de 35 à 48 jours avant que des pertes de gaz importantes ne commencent. Des centaines de conteneurs spécialisés, d’une valeur d’environ un million de dollars chacun, sont actuellement bloqués au Moyen-Orient.

Les entreprises se préparent au pire et les principales entreprises asiatiques procèdent à un examen approfondi de leurs stocks d’hélium.

* Le marché au comptant (ou spot market) est un marché financier ou de matières premières où les transactions sont conclues et réglées immédiatement (ou sous 2 jours ouvrables, T+2), avec une livraison immédiate de l’actif au prix actuel.

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Au clair d’un conte à l’IFT | Et si la magie naissait d’une simple lueur

L’Institut français de Tunisie (IFT) organise un atelier poétique pour les 6–12 ans, où personnages fantastiques et récits prennent forme entre ombre et lumière.

À la douce lumière de bougies LED, les contes prennent vie dans une atmosphère féerique et immersive. Jeux d’ombres, silhouettes et histoires se mêlent pour éveiller l’imaginaire des enfants en toute sécurité 🕯

Ces ateliers gratuits  (abonnement à la médiathèque requis) seront organisés les samedis 04 et 18 avril 2026

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Intempéries à Jendouba | Suspension des cours et appels à la vigilance

Face aux fortes précipitations et aux risques d’inondations, la Commission régionale de lutte contre les catastrophes naturelles de Jendouba a annoncé la suspension des cours dans l’ensemble du gouvernorat pour demain.

Compte tenu des pluies torrentielles enregistrées ces dernières heures, ayant entraîné une montée inquiétante du niveau des oueds et des glissements de terrain dus à la saturation des sols, les autorités régionales ont décidé de jouer la carte de la prudence, annonce la Direction régionale de la protection civile de Jendouba.

Par ailleurs, afin de garantir la sécurité des élèves, des étudiants et du personnel éducatif, la Commission régionale a décidé de maintenir la la suspension des cours pour demain vendredi 3 avril 2026.

Cette décision concerne tous les établissements scolaires publics et privés (primaire, collège et lycée) ainsi que les centres de formation professionnelle, et ce, dans toutes les délégations du gouvernorat de Jendouba

Le communiqué souligne par ailleurs que plusieurs axes routiers sont actuellement coupés, notamment en zone rurale et au niveau des intersections avec les cours d’eau.

La Direction régionale a par ailleurs appelé à la vigilance, sachant que la Commission régionale se déclare en réunion permanente et prête à intervenir en cas d’urgence.

Les citoyens sont appelés à la plus grande vigilance, à éviter tout comportement risqué à proximité des oueds et à respecter scrupuleusement les consignes de sécurité des services compétents.

Y. N.

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Trump face au casse-tête de la fin de la guerre en Iran

Donald Trump s’est adressé aux Américains dans la nuit de mercredi à jeudi 2 avril pour affirmer que les États-Unis étaient sur le point d’atteindre leurs objectifs militaires en Iran, il laisse cependant planer une incertitude sur la fin du conflit.

Le chef de la Maison Blanche a revendiqué des avancées majeures, évoquant la destruction d’une grande partie des capacités militaires iraniennes, notamment la marine, l’aviation et les infrastructures liées aux missiles et au nucléaire. Il a toutefois évité de fixer un calendrier précis pour la fin des opérations, se contentant d’évoquer une possible issue « dans deux à trois semaines ».

Malgré ce discours se voulant rassurant, le ton est resté offensif. Trump a menacé de nouvelles frappes « extrêmement dures », notamment contre les installations énergétiques iraniennes, en cas d’échec des négociations en cours.

Pour sa part, l’armée iranienne a averti les États-Unis et Israël de « mesures plus massives, plus étendues et plus destructrices », accompagnées de menaces de frappes « extrêmement sévères » dans les deux à trois semaines à venir. Comme l’a annoncé Téhéran, la guerre se poursuivra jusqu’à « la reddition et le repentir final de l’ennemi » indique l’agence Tasnim.

Cette ambiguïté stratégique de Trump alimente les doutes, tant sur les objectifs réels de Washington que sur la durée du conflit. Si l’administration américaine affirme avoir neutralisé une grande partie de l’appareil militaire iranien, plusieurs incertitudes demeurent, notamment sur les capacités nucléaires du pays et la solidité du régime en place.

Par ailleurs et sur le plan international, les conséquences économiques se font déjà sentir. L’absence de feuille de route claire a contribué à une forte volatilité des marchés, en particulier sur le pétrole. Et ce, dans un contexte marqué par les tensions autour du détroit d’Ormuz, axe clé du commerce énergétique mondial.

Sur le plan intérieur, le discours de Donal Trump n’a pas dissipé les inquiétudes. Une majorité d’Américains exprime désormais son scepticisme face à cette intervention militaire, critiquant le manque de clarté et les risques d’escalade prolongée…

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Bizerte | Vers l’émergence d’un hub numérique sud-méditerranéen

L’arrivée stratégique du câble sous-marin Medusa à Bizerte ouvre des perspectives inédites pour le développement d’infrastructures numériques de pointe dans la région. C’est dans ce cadre qu’une expertise de haut niveau en ingénierie numérique a récemment exploré la viabilité de l’implantation de data centers au sein de ce gouvernorat du nord de la Tunisie. (Photo : Medusa fait de Bizerte la porte d’entrée naturelle des flux numériques entre l’Europe et l’Afrique).

Lotfi Sahli

Sollicité pour apporter un éclairage technique sur les spécificités du paysage énergétique local, cet échange a permis d’évaluer comment transformer cette connectivité internationale en un levier de croissance concret. L’objectif est clair : harmoniser les capacités de la fibre optique avec les ressources territoriales pour positionner Bizerte comme un pôle technologique majeur, prêt à accueillir les défis de l’intelligence artificielle (IA) et de l’économie de la donnée.

Mutation des forteresses numériques

Pour comprendre l’enjeu, il faut d’abord définir ce qu’est un data center moderne. Ces infrastructures, véritables poumons de l’Internet, ne sont plus de simples entrepôts de serveurs. Elles se classent désormais selon une hiérarchie de puissance et de service :

Le Petit/Edge (< 1 MW) : déployé localement (bureaux, usines) pour garantir une latence minimale.

Le Moyen (1-10 MW) : le standard pour la colocation d’entreprises.

Le Grand (10-100 MW) : opéré par les grands fournisseurs de Cloud.

L’Hyperscale (> 100 MW) : des infrastructures colossales portées par les géants comme Google ou AWS, capables de gérer des flux mondiaux sur des surfaces dépassant les 50 000 m².

Au-delà de la taille, c’est la densité par baie (ou rack) qui dicte la complexité technique. Si une baie standard consomme entre 5 et 10 kW, l’explosion de l’IA et du calcul intensif (HPC) propulse les besoins vers des sommets de 40 à 60 kW, transformant chaque armoire en une source de chaleur intense qu’il faut impérativement maîtriser.

Les data center moderne, véritables poumons de l’Internet, ne sont plus de simples entrepôts de serveurs.

L’efficacité énergétique, juge de paix du PUE

Dans cette course à la puissance, la rentabilité et l’écologie se rejoignent autour d’un indicateur clé : le Power Usage Effectiveness (PUE). Il mesure le rendement énergétique en comparant l’énergie totale consommée par le centre à celle réellement utilisée par les serveurs.

PUE= Puissance totale consommée en KWH/Energie IT en KWH.

Un score de 1,0 représente la perfection théorique. Aujourd’hui, les projets les plus ambitieux visent un PUE situé entre 1,1 et 1,3. Pour y parvenir, l’innovation se porte sur le refroidissement, qui représente souvent 40 % de la facture électrique :

Free cooling : utilisation de l’air extérieur pour refroidir les circuits, réduisant la climatisation de 70 à 90 % ;

Refroidissement adiabatique : vaporisation d’eau pour abaisser la température par évaporation, une solution très économe en énergie ;

Liquid Cooling (Direct-to-Chip) : cette technologie émergente, qui sera présente dans 20 % des nouveaux centres d’ici fin 2026, utilise un liquide caloporteur circulant directement sur les processeurs. Elle est 1 000 fois plus efficace que l’air pour gérer les charges de travail liées à l’IA.

Medusa, le détonateur de la souveraineté numérique

L’atterrissement du câble sous-marin Medusa à Bizerte en novembre 2025 change radicalement la donne pour la Tunisie. Reliant la Tunisie à la France (Marseille) et à 12 autres pays, ce lien de fibre optique de 8 700 km offre une capacité vertigineuse de 24 Tbps.

En multipliant la bande passante par dix et en garantissant une latence inférieure à 10 ms, Medusa fait de Bizerte la porte d’entrée naturelle des flux numériques entre l’Europe et l’Afrique. Cette connectivité directe permet d’envisager l’hébergement local de données critiques, renforçant ainsi la souveraineté numérique tunisienne.

SoleCrypt : un phare à Bizerte

C’est précisément sur ce terreau fertile que germe le projet de SoleCrypt, en partenariat avec Schneider Electric. Annoncé en janvier 2026, ce cluster de data centers durables au sein du Parc d’activités économiques de Bizerte (PAEB) se veut exemplaire :

Puissance et échelle : une capacité totale prévue de 20 MW (phase initiale de 10 MW) en architecture Tier III.

Optimisation IA : utilisation des architectures Nvidia et du refroidissement liquide pour supporter des densités allant jusqu’à 80 kW par baie.

Énergie Verte : pour limiter son empreinte carbone, le cluster sera couplé à un projet de production solaire de 60 MW basé à Tozeur.

Sous l’impulsion d’Amir Ben-Gacem, SoleCrypt ne se contente pas de bâtir une infrastructure ; le projet crée un écosystème. La proximité immédiate (2 km) des câbles sous-marins et l’expertise locale en gestion énergétique font de ce site l’un des futurs poumons numériques de l’Afrique.

Vers un corridor numérique méditerranéen

La convergence entre la puissance de Medusa, l’innovation technique du refroidissement liquide et la maîtrise du paysage énergétique local dessine un avenir prometteur. La Tunisie ne se positionne plus seulement comme un consommateur de technologies, mais comme un hébergeur de classe mondiale, capable d’attirer les fintechs et les laboratoires d’IA les plus exigeants.

Bizerte, forte de son histoire et de sa géographie, s’impose désormais comme le pivot central de cette révolution numérique durable.

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Rumeurs sur la fermeture du CNCI | Le Syndicat réclame transparence et concertation

​La Syndicat indépendant des réalisateurs-producteurs a publié un communiqué suite à la persistance de rumeurs concernant la fermeture du Centre National du Cinéma et de l’Image (CNCI).

Exprimant sa profonde préoccupation, ce mardi 31 mars 2026 , le Syndicat a indiqué que le « CNCI n’est pas qu’une simple institution mais le fruit d’un long combat mené par des générations de cinéastes tunisiens et constitue aujourd’hui la pierre angulaire du développement et du soutien à l’industrie cinématographique nationale ».

​La même source estime que toute décision prise sans concertation avec les acteurs du secteur et ses structures professionnelles serait simplement inacceptable, estimant que le dialogue et la transparence demeurent les seules garanties de pérennité pour les institutions culturelles du pays.

​Si le syndicat ne nie pas la nécessité d’opérer des réformes structurelles, il exige toutefois que celles-ci soient menées dans le dialogue et non dans la précipitation et appelle les autorités de tutelle et les structures de l’État « à préserver le CNCI comme un édifice culturel national intouchable » et à ouvrir un dialogue national inclusif et élargi avec l’ensemble des composantes du secteur cinématographique avant toute décision cruciale.

La même source a appelé à renforcer les moyens administratifs et financiers du CNCI pour lui permettre de remplir pleinement ses missions, considérant que l’avenir du cinéma tunisien ne peut se construire en marge de ceux qui en sont les artisans.

Y. N.

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Finance mondiale : Tunis ne remplit pas les critères du GFCI 2026

Le dernier Global Financial Centres Index (GFCI), publié en mars 2026, confirme une réalité persistante : l’Afrique reste encore en marge de la hiérarchie mondiale des grandes places financières. Si plusieurs villes du continent apparaissent dans le classement international, leur poids demeure limité face aux hubs dominants de la finance mondiale globale. En tant que place financière, Tunis ne figure pas parmi les 120 recensées et donc parmi les sept africaines classées

Quelques signaux d’émergence se dessinent toutefois, portés par des centres qui gagnent progressivement en visibilité auprès des investisseurs et des acteurs financiers. C’est ce que révèlent plusieurs médias spécialisés du contient en finance mondiale.

Casablanca et Maurice top 50

Le rapport recense 120 centres financiers dans le monde. Parmi eux, seules sept villes africaines figurent dans le classement principal, illustrant l’ampleur du chemin à parcourir pour le continent. En tête du classement africain, Casablanca se positionne au 49ᵉ rang mondial, suivie de près par Maurice, classée 50ᵉ. Ces deux places constituent aujourd’hui les principaux points d’ancrage financiers du continent. C’est ce que rapporte afrique.le360.ma.

Plus loin dans le classement apparaît Kigali, qui occupe la 72ᵉ place mondiale. La capitale rwandaise s’est progressivement imposée ces dernières années comme un hub financier émergent en Afrique de l’Est, bénéficiant d’un environnement réglementaire jugé favorable et d’une stratégie assumée de développement du secteur financier.

Ces positions restent toutefois modestes au regard de la domination exercée par les grands centres internationaux. Mais les centres africains évoluent ainsi dans un second cercle régional; malgré certains progrès enregistrés ces dernières années. L’évolution du classement révèle néanmoins des trajectoires contrastées entre les différentes places africaines. Certaines villes progressent, portées par des réformes réglementaires, le développement des infrastructures financières ou l’essor des services numériques. D’autres enregistrent au contraire des reculs, illustrant la sensibilité de ces centres aux perceptions internationales et aux conditions économiques locales.

Domination occidentale

Quant aux premières places du classement mondial, elles demeurent occupées par des métropoles comme New York, Londres ou Singapour. Lesquelles concentrent une part considérable des flux financiers internationaux. Aucun centre africain n’intègre aujourd’hui les premiers rangs du classement global. Ce qui souligne une insertion encore partielle du continent dans les circuits financiers mondiaux.

Dans la région Moyen-Orient et Afrique, la hiérarchie est par ailleurs largement dominée par les hubs du Golfe, notamment Dubaï, Abu Dhabi et Doha. Ils disposent d’infrastructures financières plus matures et d’une forte connectivité internationale.

Concernant la méthodologie du GFCI, elle combine données économiques objectives et évaluations réalisées par des professionnels de la finance. Cette approche met particulièrement en avant plusieurs facteurs déterminants pour l’attractivité d’une place financière : la stabilité réglementaire; la qualité des infrastructures; la profondeur des marchés; et la capacité à attirer des talents internationaux.

Tiens, stabilité réglementaire et qualité des infrastructures, dites-vous ! Dommage, Tunis n’apparaît nulle part dans les perspectives.

Les centres africains susceptibles de progresser

Au-delà du classement actuel, le rapport identifie également plusieurs centres africains susceptibles de renforcer leur influence dans les prochaines années. Dans les perspectives établies par les professionnels interrogés, Maurice arrive en tête des villes africaines les plus citées, avec 33 mentions. Elle est suivie par Kigali, citée 27 fois; tandis que Casablanca recueille 23 citations.

Ces perspectives témoignent d’un intérêt croissant pour certaines places financières africaines. Et ce, dans un contexte marqué par la transformation progressive des économies du continent. L’urbanisation rapide, la digitalisation des services financiers et l’émergence de nouveaux marchés de capitaux contribuent à renforcer le potentiel de ces hubs.

Classement des centres financiers africains (GFCI 39, 2026)

Pour autant, le paysage financier africain demeure fragmenté. Les centres du continent fonctionnent encore largement comme des pôles régionaux relativement isolés, avec peu d’interconnexions entre eux. À l’échelle mondiale, les places les plus performantes se distinguent justement par leur forte intégration dans des réseaux financiers internationaux, facilitant la circulation des capitaux et des compétences.

Le défi pour l’Afrique consiste donc à consolider ses hubs existants tout en renforçant leur connectivité régionale et internationale. Le développement d’infrastructures modernes, l’amélioration des cadres réglementaires et l’essor des technologies financières pourraient constituer des leviers déterminants pour renforcer la compétitivité du continent dans la finance mondiale.

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La question migratoire, facteur de polarisation politique en Tunisie

La présence d’une forte communauté de migrants subsahariens en situation irrégulière dans la plupart des villes côtières en Tunisie commence à susciter des réactions de rejet parmi la population locale. Samedi dernier, 28 mars 2026, des dizaines de manifestants se sont rassemblés devant le gouvernorat de Tunis pour scander le slogan «La Tunisie aux Tunisiens». Ils réclamaient l’expulsion des migrants subsahariens présents dans le pays et dénonçaient les associations qui les assistent et défendent leurs droits. (Photo : La banderole tenue par des enfants appelle à l’expulsion des migrants subsahariens de tout le territoire tunisien).

Latif Belhedi

La manifestation, qui a été relayée dans de courtes vidéos sur plusieurs plateformes de médias sociaux arabophones, a aussi été organisée pour s’opposer aux programmes de «réinstallation» de ces migrants dont il est de plus en plus question dans certains cercles européens qui cherchent à profiter de la vulnérabilité actuelle du pays pour y implanter des sortes de camps de rétention de migrants irréguliers en attente d’examen de leurs demandes d’asile en Europe.

La mobilisation s’est principalement développée en ligne, sans structure formelle identifiable. Les jours précédents, plusieurs publications Facebook avaient appelé à se rassembler devant le gouvernorat de Tunis avec des slogans et des hashtags tels que «Non à la naturalisation des Africains», «Oui à l’expulsion» et des appels à la «tunisification» du secteur associatif, soupçonné de servir des intérêts de bailleurs de fonds étrangers.

Rejet de toute «réinstallation déguisée» de migrants

Cet événement survient dans un contexte de durcissement du discours public tunisien sur la question migratoire. Le 24 mars, la Tunisie a réaffirmé à Genève son rejet de toute «réinstallation déguisée» de migrants en situation irrégulière, tandis que le ministre des Affaires étrangères, Mohamed Ali Nafti, en visite à Berlin le 25 mars, a réaffirmé la position de la Tunisie en faveur du retour volontaire, de la lutte contre les réseaux criminels et, parallèlement, du renforcement des voies de migration légale vers l’Europe.

D’après les données officielles publiées en mars, plus de 21 000 migrants subsahariens ont bénéficié du programme de retour volontaire ces quatre dernières années, dont 1 262 depuis début 2026, l’objectif affiché étant de 10 000 retours d’ici la fin de l’année. Par ailleurs, le 25 mars, un nouveau vol charter a ramené 97 migrants en Guinée.

Sur le plan politique, le discours tenu lors de la manifestation de samedi s’inscrit dans le droit fil des déclarations faites par le président Kaïs Saïed en février 2023, à propos d’un «plan criminel» visant à modifier la composition démographique de la Tunisie, assimilant l’immigration irrégulière à une menace pour l’identité et la sécurité du pays. Depuis, la question s’est fermement ancrée dans le débat public et parlementaire. Ces dernières semaines, des propositions visant à durcir le code de la nationalité et à renforcer les mécanismes d’expulsion ont également refait surface, invoquant la protection de la souveraineté nationale et de la paix sociale.

Les manifestants ont ciblé non seulement les migrants, mais aussi le décret législatif n° 88 de 2011 relatif aux associations, dont ils exigent l’abrogation.

La société civile vouée à la vindicte populaire

Ce mouvement est significatif car il intervient dans un contexte de fortes pressions exercées par les autorités sur les organisations de la société civile et les défenseurs des droits humains. Le contraste est d’autant plus frappant que la Tunisie dispose depuis 2018 d’une loi exhaustive contre toutes les formes de discrimination raciale, tandis que plusieurs organisations de défense des droits humains dénoncent depuis longtemps la complicité de militants et d’associations dans un prétendu projet de «grand remplacement», thématique chère aux militants d’extrême droite européens farouchement opposés à l’immigration.

Dans l’ensemble, la manifestation de Tunis, bien que peu nombreuse, a eu une portée politique significative, confirmant que la question migratoire demeure un facteur majeur de polarisation en Tunisie, au carrefour d’une souveraineté mis à mal par des pressions européennes, les exigences de la sécurité intérieure et les appels au respect des droits humains émanant des Ong nationales et internationales.

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City Cars et la STAR font leur entrée dans le Tunindex20

La Bourse de Tunis a mis à jour la composition de son indice Tunindex20. Deux valeurs ont quitté, à savoir Euro-Cycles et MPBS, et ont été remplacées par City Cars et la STAR. Aucun facteur de plafonnement ne leur est appliqué.

Pour rappel, la composition de l’indice fait l’objet d’une révision régulière effectuée annuellement en décembre, et de révisions exceptionnelles effectuées trimestriellement en mars, juin et septembre afin de garantir une bonne représentativité de l’indice. L’univers de l’indice est celui des 25 premières capitalisations boursières flottantes admises au marché principal des titres de capital de la Bourse, dont la période de séjour est supérieure à un mois, cotées en continu et qui resteront cotées en continu lors de la répartition annuelle des titres de capital cotés.

Cette révision vise à refléter l’évolution réelle du marché en termes de liquidité et de capitalisation flottante. L’arrivée de la STAR renforce la représentation du secteur financier, déjà présent avec huit banques et une compagnie de leasing. L’intégration de City Cars, un concessionnaire automobile, diversifie l’indice vers la consommation et les services, en remplacement d’un industriel et d’un spécialiste en matériaux de construction.

La mise à jour est une opération technique courante qui n’a pas d’impact sur les prix des actions. Néanmoins, pour les investisseurs, ce mouvement confirme que la liquidité de certaines positions est un élément important surtout lorsque le marché traverse de mauvaises périodes. Ce qui est très utile pour les investisseurs étrangers qui incorporent ce facteur dès leur décision initiale de placement. Il crée des fenêtres d’arbitrage à court terme, permettant de dynamiser les échanges.

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Ce secteur lève plus d’un milliard de dollars. Détails

L’Afrique n’attend plus les investisseurs. Ce sont les investisseurs qui se battent pour y entrer.

Selon le rapport Africa’s Climatetech Capital Inflection Point publié en mars 2026 par TechCabal Insights, les startups africaines spécialisées dans la technologie climatique ont levé 1,18 milliard de dollars en 2025. C’est un record historique. C’est aussi une hausse de 57 % en un an.

Le marché a changé de nature. Il ne s’agit plus de promettre. Il s’agit de livrer.

Moins de deals, mais des chèques beaucoup plus gros

Le nombre de transactions a baissé pour la troisième année de suite. Seulement 151 deals ont été conclus en 2025. Pourtant, l’argent n’a jamais été aussi abondant.

Pourquoi ? Parce que les investisseurs misent désormais sur des entreprises qui ont déjà fait leurs preuves. Les petits tickets disparaissent. Les gros rounds dominent. C’est le signe d’un marché adulte, pas d’un marché en difficulté.

La dette a remplacé les fonds propres

C’est le changement le plus important que documente le rapport. En 2025, plus de la moitié du financement total — 54 % — est venue sous forme de dette. En 2022, cette part n’était que de 30 %.

Les entreprises les plus financées du continent, comme Sun King (957 millions cumulés) ou M-KOPA (408 millions), sont des acteurs établis avec des revenus stables. Pour elles, emprunter coûte moins cher que de céder des parts. C’est une logique d’entreprise mature, pas de startup en démarrage.

L’énergie capte tout, le reste attend

Le secteur énergie et eau a absorbé 76 % du financement total en 2025. Tout le reste — agriculture, déchets, santé climatique — se partage les miettes.

C’est un problème. L’agriculture africaine de subsistance et la gestion des déchets sont en première ligne face au changement climatique. Mais les capitaux ne suivent pas encore. Le rapport identifie cet écart comme une opportunité majeure pour les décideurs publics et les bailleurs de fonds.

L’Afrique de l’Ouest, le grand absent

Depuis 2019, l’Afrique de l’Est a capté 62 % de tous les financements climatetech du continent. L’Afrique de l’Ouest, malgré le poids du Nigeria, du Ghana et du Sénégal, n’en représente que 20 %.

Ce n’est pas un manque de potentiel. C’est un manque d’histoire de déploiement. Les fondamentaux sont là. Les investisseurs commencent à le voir.

2026 démarre sur les chapeaux de roue

En seulement janvier et février 2026, le marché a déjà levé 201 millions de dollars en 12 transactions. Le ticket moyen dépasse désormais 16 millions de dollars par deal. Si ce rythme se maintient, 2026 battra le record de 2025.

Le message du rapport est simple : l’Afrique de la climatetech est entrée dans une nouvelle ère. Le capital est là, les modèles économiques ont fait leurs preuves, et les grandes manœuvres ont commencé. La vraie question, pour les investisseurs comme pour les gouvernements, est de savoir s’ils sont prêts à suivre le rythme.

 

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Investissements étrangers: la Tunisie vise 4 milliards de dinars en 2026

La Tunisie anticipe une nouvelle progression des investissements étrangers en 2026. Le pays table sur un volume d’environ 4 milliards de dinars, porté par une dynamique positive observée ces dernières années, selon les données de l’agence TAP.

Cette projection repose sur l’évolution des intentions d’investissement. En 2025, celles-ci ont fortement progressé pour atteindre près de 8 milliards de dinars. Une partie de ces engagements devrait se concrétiser, comme c’est généralement le cas. Les autorités estiment qu’environ la moitié de ces projets se réalisera effectivement, ce qui explique le niveau attendu pour 2026. Comme a été annoncé le directeur général de la Fipa. 

Cette tendance confirme l’intérêt croissant des investisseurs pour la Tunisie. Sa proximité avec l’Europe, ainsi que les transformations économiques dans certaines régions du monde, renforcent son attractivité. Le pays attire notamment des investisseurs venus d’Europe et d’Asie, à la recherche de nouvelles opportunités proches des marchés européens.

Cependant, cette dynamique reste fragile. La concurrence internationale est forte et plusieurs pays offrent des conditions attractives pour capter ces investissements. Selon les propos du directeur, la Tunisie doit donc améliorer son environnement des affaires, développer ses infrastructures et simplifier ses procédures pour transformer les intentions en projets concrets.

Si la Tunisie met à disposition des investisseurs ses zones industrielles, assure un accompagnement efficace et propose les facilités nécessaires, tout en respectant les normes environnementales et l’urbanisme, elle pourra renforcer son attractivité et fidéliser les investisseurs étrangers, a déclaré Tebib.

Par ailleurs, malgré les défis à relever, le pays dispose d’atouts solides, notamment une main-d’œuvre locale qualifiée et un positionnement géographique stratégique. L’objectif est désormais de consolider ces avantages pour attirer davantage d’investissements et soutenir la croissance économique dans les années à venir.

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