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La guerre fait grimper les rendements obligataires européens

La guerre au Moyen-Orient a engendré d’importantes pertes collatérales pour l’économie mondiale. Et ce, principalement dans les pays européens importateurs d’énergie.

Une inflation plus élevée contraint les banques centrales à adopter une trajectoire de hausse des taux d’intérêt. Ce qui pèsera directement sur les emprunteurs et indirectement sur l’ensemble de l’économie européenne en limitant la croissance. C’est ce qu’a relevé dimanche 5 avril l’agence de presse APE.

La perspective d’une hausse des taux d’intérêt, à son tour, fait grimper les rendements des obligations d’État sur le marché secondaire, augmentant ainsi les coûts d’emprunt des gouvernements. Les rendements de toutes les obligations d’État, d’Amérique, d’Europe et d’Asie, ont commencé à augmenter immédiatement après le début de la guerre à la fin du mois de février, avec des fluctuations importantes dans leur trajectoire ascendante.

Sur le marché secondaire des obligations d’État de la zone euro, les rendements étaient passés, le 2 avril, d’environ 30 points de base (0,3 point de pourcentage) pour les obligations allemandes à 10 ans à environ 50 points de base pour les obligations italiennes. Fin mars, la hausse a été toutefois encore plus marquée, atteignant les 75 points de base pour l’Italie. Et ce, après que le président Trump a manqué le premier ultimatum de cinq jours imposé à l’Iran pour parvenir à un accord de fin à la guerre, sous peine de représailles massives contre les centrales électriques du pays.

Le rendement des obligations d’État grecques à 10 ans s’établissait à 3,79 % jeudi 2 avril, contre 3,35 % le 2 mars. Soit une hausse de 44 points de base en un mois. Cette augmentation est inférieure à celle des obligations italiennes et légèrement inférieure à celle des obligations britanniques (45 points de base).

Dans sa recommandation adressée à l’Eurogroupe le 27 mars, la Commission européenne a fait référence à l’évolution du marché obligataire et a conseillé aux ministres des Finances de la zone euro de faire preuve de prudence dans l’élaboration des mesures de soutien aux ménages et aux entreprises touchés par les conséquences de la guerre.

Au final, « l’incertitude récente a contribué à une volatilité accrue et à une pression à la hausse sur les rendements des obligations d’État en Europe. Si les pressions inflationnistes liées aux prix de l’énergie persistent, les coûts d’emprunt des États pourraient rester élevés. Dans ce contexte, la mise en œuvre du cadre budgétaire de l’UE constitue un élément essentiel pour préserver la crédibilité des finances publiques des pays et limiter l’impact sur les coûts d’emprunt », a souligné la Commission.

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« Brader la destination Tunisie serait une erreur irréversible »

À la suite des informations parfois inquiétantes et souvent contradictoires concernant l’impact de la guerre au Moyen-Orient sur la Tunisie, nous avons voulu en avoir le cœur net en sondant la perception des professionnels du secteur. Le premier d’entre eux est un confrère, fondateur d’une revue spécialisée dans le secteur touristique (avant de recueillir d’autres témoignages). Tout de go, il tire la sonnette d’alarme.

Dans un contexte marqué par la guerre au Moyen-Orient et un climat anxiogène persistant, il appelle les hôteliers tunisiens à résister aux pressions tarifaires des tour-opérateurs. Tout en pointant un facteur de compétitivité perdu : l’obligation du passeport pour les touristes étrangers.

Interrogé sur l’impact du conflit au Moyen-Orient sur la destination tunisienne, il n’a pas manqué de souligner l’opacité qui règne autour des données officielles sur le tourisme en Tunisie. Pour étayer ses dires, il indique que les chiffres du tourisme en Tunisie, de la saison 2024-2025, n’ont toujours pas été publiés…

 

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Sur le fond, le journaliste a tenu à rappeler un argument géographique essentiel : la Tunisie est loin de la zone de conflit. Le vrai problème, estime-t-il, réside dans l’amalgame persistant qui affecte une partie de l’opinion publique européenne, peu au fait de la géographie, et qui tend à assimiler l’ensemble des pays arabes et musulmans dans une même perception de danger. Face à cela, il reconnaît qu’un certain freinage des réservations a bien eu lieu, les tour-opérateurs eux-mêmes le confirment. Mais il distingue ce ralentissement d’un refus catégoriel. À ses yeux, il s’agit avant tout d’une conséquence du climat anxiogène généré par la surexposition médiatique à la guerre. Lequel retarde la prise de décision du touriste sans l’annuler.

 

La saison sera sans doute celle du last minute. Les voyageurs se décideront tard, très tard. D’où la tentation, pour les tour-opérateurs en situation de panique face à des carnets de réservation insuffisants, de faire pression sur les hôteliers tunisiens pour qu’ils baissent leurs tarifs, dans l’espoir d’attirer la clientèle par le prix.

 

Quel que soit le scénario – poursuite ou cessation des hostilités au Moyen-Orient -, notre confrère, au fait des données sur le secteur touristique, prédit une saison placée sous le signe du last minute. Les voyageurs se décideront tard, très tard. C’est dans ce contexte qu’il identifie le principal danger : la tentation, pour les tour-opérateurs en situation de panique face à des carnets de réservation insuffisants, de faire pression sur les hôteliers tunisiens pour qu’ils baissent leurs tarifs, dans l’espoir d’attirer la clientèle par le prix. Mais notre interlocuteur s’y oppose catégoriquement : il s’agirait là d’une erreur fatale. « Céder aux sirènes du discount, prévient-il, compromettrait durablement l’image de la destination et rendrait le relèvement tarifaire ultérieur quasiment impossible ».

À ce défi s’ajoute un facteur aggravant d’ordre international : la flambée du prix du kérosène, dont le coût a doublé sur les marchés mondiaux. Le transport aérien sera frappé de plein fouet, entraînant mécaniquement une hausse des coûts pour le voyageur. Notre interlocuteur note toutefois que la Tunisie conserve une carte à jouer face à ses concurrents directs. L’Égypte et la Turquie, bien qu’elles s’efforcent de rassurer leur clientèle, seront elles aussi affectées par le même phénomène d’amalgame géographique, la Turquie ayant déjà par ailleurs essuyé des impacts directs du conflit.

Sur le plan de la communication institutionnelle, le journaliste décrit un débat non encore tranché : d’un côté, ceux qui plaident pour une communication proactive destinée à rassurer ; de l’autre, ceux qui craignent qu’elle ne donne l’impression de se justifier face à une menace qui ne concerne pas la Tunisie. Une troisième voix prône le profil bas, dans l’attente d’une accalmie avant de relancer les campagnes traditionnelles. En attendant, les professionnels du secteur préparent la saison estivale avec une relative sérénité, conscients des turbulences possibles mais déterminés à avancer.

 

Sur le plan de la communication institutionnelle, le journaliste décrit un débat non encore tranché : d’un côté, ceux qui plaident pour une communication proactive destinée à rassurer ; de l’autre, ceux qui craignent qu’elle ne donne l’impression de se justifier face à une menace qui ne concerne pas la Tunisie.

 

L’obligation du passeport

In fine, notre spécialiste aborde un autre handicap compétitif, apparu dès la saison précédente : l’obligation faite aux touristes étrangers voyageant en formule tout compris de se présenter munis d’un passeport. Une mesure qui, selon lui, a considérablement freiné certains marchés. Et notamment le marché italien, où la tradition du séjour qui se décide à la dernière minute est bien ancrée. Le coût du passeport, pouvant atteindre 90 à 100 euros selon les pays, représente une charge dissuasive pour une famille : quatre passeports à renouveler, c’est jusqu’à 400 euros supplémentaires avant même de boucler sa valise.

 

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Autant de raisons, conclut-il, de choisir la Turquie, le Maroc, l’Égypte, la Grèce ou l’Espagne, des destinations qui, elles, continuent d’accepter la carte d’identité. La Tunisie aurait ainsi perdu un facteur de compétitivité majeur. Quand bien même les autorités soutiendraient que les chiffres globaux n’en ont pas souffert ; sans cette décision, ils auraient été meilleurs, assure-t-il.

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L’UE anticipe une crise énergétique durable

La Commission européenne a appelé les États membres de l’UE à agir rapidement, de manière coordonnée et avec une ligne commune, afin d’assurer la sécurité de l’approvisionnement en pétrole et en produits pétroliers, dans le contexte des nouvelles turbulences énergétiques provoquées par la guerre au Moyen-Orient et la fermeture du détroit d’Ormuz.

Dans une communication publiée mardi 31 mars, la Commission souligne que la volatilité des marchés internationaux de l’énergie exige une surveillance constante, un échange rapide d’informations et une coordination étroite entre les États membres, afin que l’UE soit préparée à toute éventualité.

La Commission souligne que l’UE est bien préparée, grâce à l’obligation pour les États membres de maintenir des stocks stratégiques de pétrole et de disposer de plans d’urgence pour faire face aux perturbations de la sécurité d’approvisionnement.

Les États membres de l’UE contribuent à hauteur d’environ 20 % à la libération de plus de 400 millions de barils de pétrole d’urgence, dans le cadre du mécanisme coordonné par l’Agence internationale de l’énergie (AIE), ajoute la commission.

Pour le commissaire à l’énergie et au logement, Dan Jørgensen, « la sécurité d’approvisionnement énergétique de l’UE reste garantie. Mais nous devons nous préparer à une perturbation potentiellement prolongée du commerce international de l’énergie. C’est pourquoi nous devons agir maintenant. Et nous devons agir ensemble, en tant que véritable Union. Ce n’est qu’en travaillant ensemble que nous pourrons être plus forts et protéger plus efficacement nos citoyens et nos entreprises. »

Et dans une lettre adressée aux ministres de l’Énergie de l’UE, Jørgensen a appelé les États membres à renforcer leur coordination par le biais du Groupe de coordination pétrolière et du Groupe de travail sur la sécurité de l’Union de l’énergie, ainsi qu’à envisager des mesures d’économie du côté de la demande, en mettant particulièrement l’accent sur le secteur des transports, comme le recommande l’Agence internationale de l’énergie dans son plan en 10 points visant à réduire la consommation de pétrole.

La Commission recommande également aux États membres d’éviter les mesures susceptibles d’accroître la consommation de carburant, de restreindre la libre circulation des produits pétroliers sur le marché unique ou de décourager la production des raffineries européennes.

Il est également souligné que les gouvernements devraient se consulter constamment avec les États membres voisins et la Commission elle-même, afin de maintenir la cohérence au niveau européen et de protéger le fonctionnement du marché intérieur…

Selon la présidence chypriote de la Commission, bien que la sécurité énergétique de l’UE reste assurée, l’Europe, en tant qu’importateur net d’énergie, subit déjà de fortes pressions…, les prix du gaz naturel ayant augmenté d’environ 70 % et ceux du pétrole de 50 % depuis le début de la guerre israélo-américaine contre l’Iran.

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Guerre au Moyen-Orient : l’Asie en première victime

L’Asie subit les effets les plus graves de la guerre au Moyen-Orient, confrontée qu’elle est à une crise énergétique, avertit la société d’analyse de données maritimes, Kpler.

« Nous estimons que, pour le moment, l’Asie sera la plus touchée », a déclaré Jean Maynier, président de Kpler, dans une interview accordée mardi 31 mars à l’AFP. Il a ajouté que « les ressources énergétiques ne seront pas suffisantes en Chine, elles ne suffiront pas à satisfaire les besoins de grands pays comme les Philippines et l’Indonésie. Il s’agit donc d’une véritable crise énergétique ».

Les effets de la fermeture du détroit d’Ormuz sont déjà visibles dans des pays comme les Philippines, qui ont déclaré « l’état de crise énergétique nationale et où des centrales électriques au charbon sont remises en service afin de préserver le gaz naturel pour d’autres usages », souligne-t-il…

À noter que Kpler surveille de près le détroit d’Ormuz depuis le début de l’attaque américano-israélienne contre l’Iran le 28 février. Au 30 mars, seuls 196 cargos, dont 120 transportant du pétrole ou du gaz naturel, ont traversé le détroit.

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Évacuation du Liban | un troisième groupe de 9 Tunisiens est arrivé à Tunis

Ce mardi 31 mars 2026, neuf citoyens tunisiens en provenance du Liban ont atterri à l’aéroport de Tunis-Carthage après une escale à Istanbul.

À leur arrivée, ils ont été accueillis par des représentants du ministère des Affaires étrangères ainsi que par des membres du Croissant-Rouge tunisien ainsi que leurs familles, qui ont exprimé leur soulagement, indique une source citée par l’agence Tap.

Cette opération est le fruit d’une coordination étroite entre le ministère des Affaires étrangères, l’Office des Tunisiens à l’étranger (OTE)  et l’Office de l’aviation civile et des aéroports (OACA) ainsi que le ministère de la Jeunesse et des Sports (pour l’hébergement) et le Croissant-Rouge tunisien (pour la prise en charge logistique et alimentaire).

Avec l’arrivée de ce groupe via Istanbul, le nombre total de Tunisiens rapatriés du Liban s’élève désormais à 37 personnes. Les deux vagues précédentes avaient été acheminées via la Jordanie les 15 et 18 mars.

La mission diplomatique tunisienne au Liban affirme par aielleurs qu’elle reste en état d’alerte maximale et rappelle que pour toute assistance ou urgence, les ressortissants peuvent contacter l’ambassade via :

    WhatsApp : +961 81 369 290

    Téléphone fixe : +961 5 457 431 // +961 5 457 430

    E-mail : ambassadetunisieliban@gmail.com

Y. N.

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Guerre au Moyen-Orient : l’alerte du FMI sur l’économie mondiale

Le monde fait face à un nouveau choc majeur. La guerre au Moyen-Orient ne se limite pas à ses conséquences humaines : elle fragilise profondément l’économie mondiale déjà éprouvée par des crises successives, alerte le Fonds monétaire international (FMI), lundi 30 mars 2026. Dans une analyse récente, l’institution insistait sur le caractère « mondial mais asymétrique » de ce choc, qui frappe plus durement les pays importateurs d’énergie, les économies pauvres et celles disposant de faibles réserves.

Dans les pays directement touchés, les destructions d’infrastructures et les perturbations industrielles pèsent lourdement sur les perspectives de croissance à court terme. Mais l’impact dépasse largement la région. Les grandes économies importatrices d’énergie en Asie et en Europe subissent de plein fouet la flambée des coûts, dans un contexte où une part cruciale du pétrole et du gaz transite par le détroit d’Ormuz, décrit le FMI.

Cette dépendance expose particulièrement les économies d’Afrique et d’Asie, déjà fragiles, à des difficultés d’approvisionnement croissantes. Parallèlement, la hausse des prix des denrées alimentaires et des engrais accentue les risques d’insécurité alimentaire, notamment dans les pays à faible revenu, où les marges budgétaires sont limitées.

Quel que soit le scénario – conflit bref, prolongé ou tensions persistantes – les effets convergent : hausse des prix de l’énergie, inflation accrue et ralentissement de la croissance mondiale. La durée et l’intensité du conflit seront déterminantes pour l’ampleur du choc.

L’énergie constitue le principal canal de transmission de la crise. La perturbation du trafic dans le Golfe et la fermeture de facto du détroit d’Ormuz ont provoqué un choc sans précédent sur le marché pétrolier, selon l’Agence internationale de l’énergie. Pour les pays importateurs, cela se traduit par une explosion des factures énergétiques, pesant sur les finances publiques, les entreprises et le pouvoir d’achat des ménages.

Les répercussions sont multiples. En Asie, la hausse des coûts de production affaiblit l’activité industrielle. En Europe, elle ravive les craintes d’une nouvelle crise énergétique. Dans les économies émergentes, elle accentue les déséquilibres extérieurs et la pression sur les monnaies. À l’inverse, certains pays exportateurs de pétrole tirent profit de la hausse des prix, renforçant leurs recettes budgétaires; à condition de pouvoir maintenir leurs exportations.

La guerre perturbe également les chaînes d’approvisionnement mondiales. Le détournement des flux maritimes allonge les délais de livraison et renchérit les coûts logistiques. Les perturbations touchent aussi des produits essentiels comme les engrais, dont une part importante transite par le Golfe. Faisant craindre une hausse durable des prix alimentaires et des tensions sur les récoltes.

Dans ce contexte, les populations les plus vulnérables sont les premières touchées. Dans les pays à faible revenu, où l’alimentation représente une part importante des dépenses, toute hausse des prix se traduit par des conséquences sociales immédiates, susceptibles de provoquer des tensions politiques.

L’inflation constitue un autre risque majeur. La persistance de prix élevés de l’énergie et de l’alimentation pourrait ancrer des anticipations inflationnistes durables, compliquant la tâche des banques centrales et augmentant le risque d’un ralentissement économique plus marqué.

Les marchés financiers ne sont pas épargnés : baisse des actions, hausse des rendements obligataires et volatilité accrue témoignent d’un resserrement des conditions financières mondiales. Les pays les plus endettés ou disposant de faibles réserves sont particulièrement exposés, notamment en Afrique subsaharienne et dans certaines régions d’Asie et du Moyen-Orient.

Face à ce choc global et inégal, le Fonds monétaire international appelle à des réponses adaptées à chaque pays. De même qu’il renforce son soutien aux économies les plus vulnérables, via des conseils, une assistance technique et des financements. Comme l’a souligné sa directrice générale Kristalina Georgieva, dans un contexte d’incertitude croissante, un nombre grandissant de pays aura besoin d’un appui international renforcé.

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L’or s’apprête à enregistrer sa pire performance mensuelle en 17 ans

Les cours de l’or ont légèrement progressé ce 31 mars, soutenus par la faiblesse du dollar, mais s’orientent vers leur pire performance mensuelle en plus de 17 ans. La hausse des prix de l’énergie ayant freiné les espoirs d’une baisse des taux d’intérêt américains cette année.

L’or au comptant a progressé de 0,8 % à 4 544,19 dollars l’once ce matin. Tandis que les contrats à terme sur l’or américain pour livraison en avril ont grimpé de 0,3 % à 4 573,20 dollars. Selon Reuters, le dollar s’est affaibli, rendant les matières premières libellées en dollars moins chères pour les détenteurs d’autres devises.

Dans cet ordre d’idées, l’or a perdu environ 14 % de sa valeur depuis le début du mois, s’orientant vers sa plus forte baisse depuis octobre 2008…

Les opérateurs de marché ont quasiment exclu toute possibilité de baisse des taux d’intérêt par la Réserve fédérale (la banque centrale américaine) cette année, car la hausse des prix de l’énergie menace d’alimenter une inflation plus généralisée. Avant le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient, on s’attendait à ce que le taux d’intérêt américain soit abaissé deux fois cette année.

Le président de la Réserve fédérale, Jerome Powell, a déclaré lundi 30 mars que la banque centrale pourrait attendre de voir comment une guerre avec l’Iran affecterait l’économie et l’inflation. Tout en notant que les décideurs politiques ignorent souvent les chocs tels que ceux provoqués par la hausse des prix du pétrole.

Quant aux autres métaux précieux, l’argent a progressé de 1,2 % pour atteindre 70,81 dollars l’once sur le marché au comptant, le platine a grimpé de 0,1 % à 1 901,95 dollars et le palladium a gagné 1,1 % à 1 421,45 dollars.

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L’édito de Hédi Mechri – Relever le défi de l’indépendance face aux crises mondiales

L’agression américano-israélienne contre l’Iran n’a pas fait que des victimes humaines, détruit et endommagé des infrastructures, des bases militaires et des installations industrielles. Elle a, comme on pouvait le craindre, fait exploser le cours du pétrole. Une catastrophe, une hécatombe mondiale. Le Moyen-Orient est une véritable poudrière de par sa nature, ses richesses pétrolières, les tensions qui le fracturent et les conflits qui le déchirent. Les Israéliens et leur supplétif américain ont de nouveau mis le feu aux poudres. Et embrasé toute la région.

De toute évidence, les pétromonarchies du Golfe, les plus grands producteurs de pétrole et de gaz dans le monde, devenus les proxys des Américains, sinon des Israéliens, n’y ont pas échappé.

L’Iran, pris dans une guerre asymétrique, se devait de se défendre comme il pouvait en ripostant par une sorte de guérilla globale à travers « le blocus » du détroit d’Ormuz et de missiles balistiques d’une efficacité redoutable et d’une précision chirurgicale qui ne finissent pas d’infliger d’immenses dégâts aux pays qui hébergent les bases militaires américaines, comme chez les instigateurs de cette guerre en violation du droit international.

 

La chance de survie de l’Iran face à la supériorité militaire et technologique et au déluge de feu américano-israélien réside dans sa capacité d’internationaliser le conflit, provoquant ainsi une grave crise économique mondiale. L’explosion du prix du baril et la désorganisation du commerce mondial lui servent d’armes de dissuasion massive.

 

La chance de survie de l’Iran face à la supériorité militaire et technologique et au déluge de feu américano-israélien réside dans sa capacité d’internationaliser le conflit, provoquant ainsi une grave crise économique mondiale. L’explosion du prix du baril et la désorganisation du commerce mondial lui servent d’armes de dissuasion massive.

Dans ce registre guerrier, l’Iran a de solides attributs, de par son passé plusieurs fois millénaire, sa résilience et sa capacité de se défendre. Le président Trump projetait une guerre-éclair, abusé qu’il est par la propagande des faucons qui l’entourent.

Objectif: décapiter le régime, fermer une fois pour toutes la parenthèse islamiste et régner en maître sur le pays. Erreur fa tale : la guerre s’enlise, le cours du baril s’envole à plus de 100 dollars, les signes de récession, voire de l’une des plus grandes dépressions économiques mondiales déjà visibles, provoquent partout inquiétude et incertitude. A moins d’un arrêt des hostilités dans l’immédiat qui paraît peu probable, la peur de l’inconnu s’installe dans tous les esprits. La destruction jusqu’à l’effondrement de l’Iran n’est pas exclue, mais sa capitulation l’est beaucoup moins.

Quelle que soit l’issue de cette guerre au relent colonial, elle fera rebattre les cartes. Peut-être même, contre toute attente, sonnera le glas de la présence des forces militaires américaines dans la région. La volonté de domination et le rêve du Grand Israël – qui ne semblent pas altérer la conscience des puissances occidentales – ne sortiraient pas indemnes de cette nouvelle conflagration.

 

En attaquant l’Iran au mépris du droit international, sous des prétextes fallacieux, les Amé ricains et les Israéliens «jouent à qui gagne perd». L’Iran est loin d’être le Venezuela, l’Irak, l’Afghanistan, la Syrie, la Libye, et encore moins Gaza. Son unité et sa capacité de résister sont sans commune mesure. L’onde de choc sera autrement plus dévastatrice dans la région et dans le monde.

 

En attaquant l’Iran au mépris du droit international, sous des prétextes fallacieux, les Amé ricains et les Israéliens «jouent à qui gagne perd». L’Iran est loin d’être le Venezuela, l’Irak, l’Afghanistan, la Syrie, la Libye et moins encore Gaza. Son unité et sa capacité de résister sont sans commune mesure. L’onde de choc sera autrement plus dévastatrice dans la région et dans le monde.

L’inflation reprend déjà de plus belle, le commerce mondial est largement impacté, les marchés financiers s’affolent, la croissance est en sursis. Et pour couronner le tout, l’économie mondiale affiche des signes de détresse. L’économie nationale n’échappera pas à ce désastre annoncé. Elle est même parmi les plus exposées au choc pétrolier, au regard de sa dépendance énergétique.

Dans l’immédiat, nous allons souffrir et nous soumettre à un régime spartiate. L’explosion de la facture pétrolière nous obligera à faire des choix douloureux, cornéliens, à sabrer dans l’importation de produits de première nécessité pour l’industrie comme pour la consommation des ménages. Avec pour effet une contraction de l’activité, déjà réduite à sa plus simple ex pression depuis plus d’une décennie.

Difficile de faire plus et mieux quand l’UE, notre principal partenaire économique et financier, se prépare à une lente agonie en raison de la facture pétrolière, de la montée du protectionnisme et de la perte de ses lucratifs marchés moyen-orientaux. Les autorités publiques seraient bien inspirées de répercuter la hausse des prix du carburant à la pompe. A croire que le poids exorbitant des dépenses de subventions qui plombent le budget de l’Etat n’y suffisait pas. Le réajustement des prix – ailleurs quasi mécanique – pour ne pas aggraver le déséquilibre des finances publiques est économiquement nécessaire et moralement justifiable. Ce n’est pas user de moyens détournés que de profiter de cette fenêtre de tir pour mettre un peu plus de rationalité dans la consommation d’énergie. Les gens comprendront, moyennant le déploiement d’une pédagogie de crise et d’enjeu au ton juste et sincère.

L’année du 70ème anniversaire de la proclamation de l’In dépendance nous mettra à rude épreuve. Il nous faut impérativement reprendre le combat qui nous a permis de nous libérer de la tutelle coloniale, nous armer de rigueur, de discipline, de convictions solides, de vision lointaine et de justice, et pas que sociale. Nous devons oser le futur sans hésitation, sans crainte, avec détermination et une capacité d’anticipation en cohérence avec notre intelligence collective. La préservation de notre cohésion et de notre souveraineté nationales est à ce prix. Ce coût serait-il des plus élevés qu’il est largement à notre portée, si tant est qu’on le désire. En 70 ans, le pays n’a pas réussi partout où il le pouvait.

 

Le réajustement des prix… est économiquement nécessaire et moralement justifiable. Ce n’est pas user de moyens détournés que de profiter de cette fenêtre de tir pour mettre un peu plus de rationalité dans la consommation d’énergie. Les gens comprendront, moyennant le déploiement d’une pédagogie de crise et d’enjeu au ton juste et sincère. 

 

Les 20 dernières années furent des plus difficiles et des plus douloureuses. Nos concurrents d’hier nous ont surclassés sans qu’ils soient mieux pourvus en moyens hu mains, physiques et financiers. Sans doute pour avoir choisi un mode de gouvernance, un modèle et une trajectoire de développement meilleurs et plus efficaces que ce ne fut le cas chez nous. Inutile d’invoquer les vicissitudes du temps, les rendez-vous manqués et l’exacerbation de la concurrence mondiale. Osons regarder droit devant nous.

Le fait est qu’aujourd’hui, le pays est mieux pourvu, mieux armé en capital humain et physique qu’il ne l’a jamais été. Il a à son actif une riche expérience industrielle et nous pouvons beaucoup apprendre de nos fautes et de certaines de nos dérives. Notre potentiel de développement n’a jamais été aussi grand. Que faire ? Transformer l’essai. On ne devrait même pas se poser la question tellement elle paraît inéluctable. A condition de renouer avec les fondamentaux qui ont consacré dans les faits notre indépendance nationale. Il faut retrouver l’élan des pionniers de la première heure, le courage, l’audace, la volonté de transformation politique, économique, sociale et sociétale qui furent les leurs.

La première décennie postindépendance a, à tous égards, changé la physionomie du pays, consacré la rup ture avec le passé. Et élevé la modernité au rang d’ultime emblème. Par moments, le taux d’investissement s’élevait à près de 40% du PIB. On ne saurait mieux exprimer, au lendemain de l’Indépendance, notre préférence du futur, au détriment du présent fait de sacrifice et d’abstinence.

Qu’est-ce à dire, sinon que pour sortir de la crise qui frappe à nos portes, il nous faut retrouver l’esprit du 20 mars 1956, sans perdre de vue les causes qui ont fait le lit de la domination coloniale. Le combat est le même, quoiqu’avec des armes rénovées, dans un contexte mondial à la fois plus difficile, plus complexe, mais qui n’offre pas moins de véritables issues salutaires. La croisade menée par le couple belliqueux Israël-USA contre l’Iran est dans le droit-fil du passé des empires coloniaux de l’Occident collectif. Si elle échoue, ce serait la dernière tentative et l’annonce de la fin de la domination du Nord collectif, et peut-être l’amorce de la montée du Sud global. Mais, quoi qu’il arrive, cette croisade au relent religieux, raciste et colonial, va modifier l’architecture du Moyen-Orient. Les pays du Golfe, aujourd’hui sous les bombes, auront beaucoup plus de mal à l’avenir pour faire de la sécurité et de la stabilité à long terme leur principal argument d’attractivité. Les commodités offertes, les complaisances financières, la sophistication de la logistique n’y suffiront pas.

 

La croisade menée par le couple belliqueux Israël-USA contre l’Iran est dans le droit-fil du passé des empires coloniaux de l’Occident collectif. Si elle échoue, ce serait la dernière tentative et l’annonce de la fin de la domination du Nord collectif, et peut-être l’amorce de la montée du Sud global.

 

Ils payent déjà le prix de leurs liaisons dangereuses en termes d’exode de sociétés étrangères, d’expatriés, de touristes et de compétences en tout genre au profit d’autres destinations prometteuses, plus sûres et tout aussi attractives. On aurait aimé que cette guerre ignoble n’ait pas eu lieu, qu’un éventuel redéploiement des chaines d’approvisionnement et de valeur ne soit pas évoqué, fût-ce par décence. Mais on ne change pas le cours des choses.

Nous ne serons pas les seuls à vouloir profiter de ce nouvel effet d’aubaine. Et il serait inadmissible de ne pas se positionner sur la ligne de départ parmi l’ensemble des prétendants. C’est moins une option qu’une nécessité pour ne pas subir les affres de la crise économique, sans réels moyens de défense. Nous allons payer un lourd tribut à cause de cette guerre. Nous risquons un arrêt de la croissance pour ne pas avoir cherché à nous positionner dans la nouvelle architecture en devenir des chaînes de valeur mondiales. Et à faire valoir les arguments qui nous ont valu par le passé les faveurs des investisseurs étrangers. Il est de bonne stratégie de mettre en avant notre proximité de l’Europe, tout en étant le point focal de l’Eurafrique. A quoi s’ajoutent la sécurité, la stabilité, un savoir-faire et une élite managériale ouverte sur les langues, sur le monde et sur les technologies émergentes. Qu’est-ce qui peut expliquer les hésitations, le peu d’empressement et d’engouement des investisseurs étrangers? Comment se fait-il qu’avec autant d’atouts le pays subisse une sorte de déclassement mondial ?

L’Administration tunisienne doit se poser ce genre de questions et entre prendre au plus vite une véritable révolution culturelle. Sa frilosité, son aversion pour le risque freinent, quand elles ne limitent pas, les transformations économiques, sociales et financières. Elle donne à penser qu’elle a pour principale vocation de contrôler, superviser, régenter et sanctionner, alors qu’on attend d’elle qu’elle stimule, incite, encourage les acteurs économiques et leur vienne en appui, tout en se projetant dans le monde qui arrive. Nous avons manqué d’audace et d’imagination quand il fallait agir au plus vite, voir grand et frapper fort. Les défaillances de notre infrastructure, l’absence de logistique digne des économies en émergence rapide, les balbutiements et l’ambiguïté d’un code de change que plus rien ne justifie, si ce n’est la persistance de tout un faisceau de malentendus.

 

La Tunisie 2026 est, d’une certaine manière, malade de sa bureaucratie administrative, de ses lois et législations qui inhibent toute velléité d’innovation et d’entrepreneuriat. Le sempiternel sentiment de méfiance à l’égard de l’appareil administratif ne l’incite pas à restaurer et à construire la confiance, principal carburant de la croissance. Sortir d’une crise globale n’a rien d’une sinécure. Mais l’espoir est permis si l’on prend pleinement conscience que chaque crise est porteuse de nouvelles opportunités.

 

La Tunisie 2026 est, d’une certaine manière, malade de sa bureaucratie administrative, de ses lois et législations qui inhibent toute velléité d’innovation et d’entrepreneuriat. Le sempiternel sentiment de méfiance à l’égard de l’appareil administratif ne l’incite pas à restaurer et à construire la confiance, principal carburant de la croissance. Sortir d’une crise globale n’a rien d’une sinécure. Mais l’espoir est permis si l’on prend pleinement conscience que chaque crise est porteuse de nouvelles opportunités. Nous avons raté par le passé plusieurs rendez-vous qui auraient pu accélérer notre émergence.

Nous avons perdu plus d’une fois nos illusions de faire de la Tunisie une place financière et un hub technologique dans le bassin méditerranéen, chaque fois que s’ouvrait pour nous une fenêtre d’opportunité. Nous n’avons plus le droit – ne serait-ce que par fidélité à nos martyrs et aux pionniers de l’Indépendance – de laisser passer sans doute l’ultime chance de rattraper le temps et le terrain perdus. Nous n’avons pas d’autre choix que de défier la cohorte des dragons qui lorgnent du côté du Moyen-Orient. S’il y a une place à prendre, il n’y a aucune raison qu’on en soit exclu. On ne s’en sortira pas autrement. Cela est aujourd’hui possible, quelle que soit la puissance du choc externe. La balle est dans le camp de l’Etat.

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