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Les dessous de l’opposition franco-occidentale à l’indépendance de la Tunisie  

Alors que la Tunisie célèbre le 70e anniversaire de son indépendance, nous avons jugé utile de situer l’évolution des déséquilibres structurels des relations arabo-occidentales dans le prolongement des décolonisations ratées du fait de la négation par l’Occident du droit des pays du tiers-monde à une véritable indépendance, y compris de ceux d’entre eux qui étaient réputés alliés de l’Occident comme la Tunisie, objet de cet article.

Ahmed Ben Mustapha *

La guerre israélo-américaine déclenchée contre l’Iran depuis plus d’un mois est souvent présentée, du point de vue de la géopolitique, comme étant l’étape ultime du processus d’élimination des principales composantes de l’axe de la résistance lequel est perçu comme étant le dernier obstacle à la mise en œuvre du plan messianiste expansionniste israélo-sioniste soutenu par l’Occident en Palestine et au Proche- Orient. En réalité, elle s’inscrit dans une dynamique de reconquête et de recolonisation politique, militaire et économique du monde arabo-musulman qui a démarré avec l’invasion et l’occupation de l’Irak en 2003.

Avec les printemps arabes, ce phénomène s’est accentué visant prioritairement la chute des régimes considérés comme étant hostiles à l’Occident et Israël ainsi que la mainmise sur leurs richesses. Mais, outre les guerres destructrices dirigées contre la Libye, le Yémen et la Syrie, les changements de régime ont également touché ceux réputés alliés de l’Occident notamment en Tunisie et en Egypte.

A l’épreuve des faits, ces changements avaient pour but de favoriser l’accession au pouvoir, en Tunisie et dans les pays ciblés, de pouvoirs d’obédience islamiste considérés comme étant plus accommodants et ouverts à la politique de normalisation des relations arabo-israéliennes.

De même ces nouveaux pouvoirs se sont révélés très coopératifs dans la reconduction des politiques d’ouverture économique, de libre échange inégal et d’insertion dans la globalisation qui servent prioritairement les intérêts occidentaux.

La finalité de cette entreprise était de préserver l’hégémonie occidentale jugée menacée par l’émergence des Brics ainsi que la résurgence des aspirations indépendantistes dans le monde arabo-musulman ainsi qu’en Afrique.

Alors que la Tunisie célèbre le 70e anniversaire de son indépendance, nous avons jugé utile de situer ces évolutions et les déséquilibres structurels des relations arabo-occidentales dans le prolongement des décolonisations ratées du fait de la négation par l’Occident du droit des pays du tiers monde à une véritable indépendance.

Ce premier article a pour point de départ la marginalisation croissante en Tunisie de l’indépendance qui, en tant que tournant historique, n’a pas bénéficié à mon sens de l’intérêt qu’elle mérite auprès des historiens et des économistes.

En effet, le protocole du 20 mars 1956 a été, à mon sens, le premier acte d’insertion de la Tunisie dans la mondialisation laquelle revêtait, dès le départ, une double dimension économique et diplomatique. Sa finalité première, était, du point de vue français, destinée à maintenir la Tunisie dans le giron de la France et l’Occident tant dans le domaine des orientations stratégiques économique qu’en politique étrangère. D’où l’inclusion des conventions sur l’autonomie interne en tant que partie intégrante de ce protocole qui est fondé sur le concept d’«interdépendance».

L’indépendance dans l’interdépendance

Depuis de nombreuses décennies, la fête de l’indépendance de la Tunisie, acquise en vertu du protocole du 20 mars 1956, n’est plus célébrée en tant que moment historique fondateur de l’histoire tunisienne. Cette situation remonte en vérité à l’époque de l’ex-Président Ben Ali qui a laissé cet évènement sombrer dans un quasi oubli au profit du «changement» du 7 novembre 1987, lequel s’était substitué dans le discours officiel à toutes les autres dates clés symbolisant notre lutte de libération nationale.

Il s’agit là d’une des caractéristiques de la classe politique dirigeante tunisienne qui a tendance à marginaliser ou déprécier sans distinction, toute référence aux évènements historiques précédents ainsi qu’aux acquis réalisés par ses prédécesseurs.

Dans ses mémoires, Hédi Baccouche – ancien  Premier ministre et l’un des artisans du «changement» du 7 novembre 1987 – confirme que la décision d’écarter le Président Bourguiba du pouvoir avait été prise car il n’était plus en mesure d’assumer les responsabilités inhérentes à ses fonctions en raison de sa sénilité et de son âge avancé (1). Mais il est maintenant admis que les principaux partenaires de la Tunisie, notamment les USA et l’Union européenne, ainsi que ses alliés occidentaux membres du G7 – qui ont toujours exercé une influence considérable sur les centres de pouvoir en Tunisie – avaient reçu des assurances préalables quant à la préservation de leurs intérêts ainsi que le respect par la Tunisie de ses engagements internationaux dans le cadre de la continuité de l’Etat.

Rappelons que le Président Bourguiba était par conviction hostile au communisme et avait revendiqué, dès son accession au pouvoir, son attachement aux valeurs politiques et démocratiques associées aux choix économiques libéraux d’insertion dans l’économie de marché qui étaient promues par les USA et l’Occident (2).

Toutefois, il était fermement attaché à l’indépendance de décision de la Tunisie dans la détermination de sa politique étrangère ainsi que le choix de ses partenaires dans le domaine de la coopération internationale.

A cet effet, il avait introduit, la notion de coopération librement consentie entre nations souveraines dans le préambule de la constitution de 1959 au nombre des principes fondateurs de la République tunisienne.

La constitution de 1959 proclamait en effet – dans son préambule qui définissait les orientations stratégiques de la Tunisie indépendante – la volonté du peuple tunisien qui s’est libéré de la domination étrangère grâce à sa puissante cohésion et à la lutte qu’il a livrée à la tyrannie, à l’exploitation et à la régression d’«instaurer une démocratie fondée sur la souveraineté du peuple et caractérisée par un régime politique stable basée sur la séparation des pouvoirs».

En politique intérieure et étrangère, la constitution réaffirme la volonté du peuple de «consolider l’unité nationale et de demeurer fidèle aux valeurs humaines qui constituent le patrimoine commun des peuples attachés à la dignité de l’homme, à la justice et à la liberté et qui œuvrent pour la paix, le progrès et la libre coopération des nations». De même, elle proclame «la volonté du peuple tunisien de demeurer fidèle aux enseignements de l’Islam, à l’unité du Grand Maghreb, à son appartenance à la famille arabe, à la coopération avec les peuples qui combattent pour la justice et la liberté».

Soulignons que la référence, dans le préambule de la constitution, à la «libre coopération des nations» revêtait une importance capitale dans la mesure où elle exprimait le rejet de la notion d’interdépendance introduite dans le protocole d’indépendance sur insistance de la France. Elle traduisait également l’attachement de la Tunisie à sa pleine souveraineté décisionnelle dans le domaine de la coopération économique internationale ainsi que dans les domaines de la diplomatie, de la sécurité et de la défense. D’où son opposition à la volonté affichée par la France, soutenue par ses alliés occidentaux, de maintenir des rapports de dépendance et de domination avec ses anciennes colonies en les empêchant de varier leurs partenariats internationaux et d’acquérir les attributs d’une véritable indépendance politique, économique, diplomatique et financière.

Soulignons toutefois que le Président Bourguiba, n’aura jamais recours à une politique de rupture avec la France même dans les moments de tensions extrêmes notamment lors de la bataille de Bizerte ainsi que celle de la nationalisation des terres agricoles(3).

D’ailleurs, les USA se sont toujours déployés pour empêcher que les divergences tuniso-françaises n’affectent les orientations de la diplomatie tunisienne qui sont demeurées étroitement ancrées à l’Occident(4) .  

Hostilité occidentale à l’indépendance tunisienne

La Tunisie a accédé à l’indépendance en mars 1956 dans un contexte géopolitique régional et international défavorable aux pays arabes et africains qui souhaitaient bâtir des relations équilibrées, respectueuses de leur souveraineté et mutuellement bénéfiques avec les puissances coloniales et en particulier avec la France.

Il importe de rappeler la nature de ces contraintes d’ordre interne et international qui ont lourdement hypothéqué le processus de décolonisation et de construction des édifices d’un Etat national tunisien démocratique et souverain.

Au nombre de ces facteurs, la détermination des responsables français à préserver, sous des formes aménagées, le contrôle de leur empire colonial dont les ressources sont jugées nécessaires à la reconstruction(5) et au maintien de la France au rang de grande puissance dans la nouvelle reconfiguration du monde après la seconde guerre mondiale. Or la France n’avait pas les moyens de cette ambition du fait qu’elle était sortie de ce conflit, ainsi que l’Europe, défaite, sous domination américaine et économiquement sinistrée. Mais ne pouvant résister à la vague de décolonisation d’après-guerre, elle va œuvrer à maintenir sous tutelle ses anciennes colonies en ne leur concédant que des indépendances de façade à l’instar des pays d’Europe de l’Est qui ont été soumis au statut d’Etats à «souveraineté limitée» par l’URSS durant la guerre froide.(6)

Dès lors, la France va œuvrer à mettre en place un nouveau cadre de gestion de ses relations avec l’Afrique lui permettant d’exercer une sorte de tutelle politique, économique et sécuritaire sur ses colonies africaines .

J’ai évoqué cet aspect méconnu de la stratégie française d’après-guerre en ces termes : «En vérité, il est maintenant admis que les responsables français étaient, pour des raisons économiques et stratégiques, déterminés à conserver des liens étroits et indéfectibles avec leurs anciennes colonies. L’historiographie française et contemporaine nous apprend en effet, que la France, sortie dévastée, ruinée et affaiblie des deux conflits mondiaux ne pouvait réussir sa reconstruction et retrouver un statut de grande puissance sans garder le contrôle des marchés et des ressources de son empire. Ce qui a hypothéqué les aspirations à l’indépendance de ses anciennes colonies» (7).

Dans son ouvrage publié en 2015 Pierre Vermeren – professeur d’histoire contemporaine à la Sorbonne, spécialiste des mondes arabes et africains du Nord et de la décolonisation – révèle que la France, considérablement affaiblie par la seconde guerre mondiale avait besoin de conserver le contrôle de son empire colonial pour pouvoir se reconstruire. Je le cite «pour les autorités françaises la France, occupée, détruite et humiliée n’a aucune chance de se relever sans son empire». Il précise qu’en 1945 la France était menacée de révolution car occupée par l’armée américaine, elle était dépourvue de capitaux, de monnaie, d’armée indépendante sans compter ses infrastructures dévastées, son peuple vieillissant, et ses élites majoritairement compromises durant l’occupation. Dès lors, «l’appel à l’empire se révèle donc plus crucial encore que dans les années 1930» (8).

En somme, les responsables français de l’époque estimaient, pour des considérations stratégiques vitales, qu’un désengagement total de ses possessions coloniales, priverait la France de ressources humaines et matérielles nécessaires à sa renaissance économique et à la préservation de son statut de grande puissance au plan régional et mondial.

S’agissant de la Tunisie, cette politique va se traduire par la conclusion en juin 1955 des conventions sur l’autonomie interne qui seront à l’origine de graves dissensions au sein du mouvement national tunisien.

* Diplomate et ancien ambassadeur.

Notes :

1- Hédi Baccouche : ‘‘En toute franchise’’, Sud Editions, 2018 : «Le pays connait une grave instabilité. Le Président, du fait de sa maladie et de sa sénilité, peut prendre des décisions irréfléchies, inopportunes et imprévues, compliquer davantage la situation. La menace islamiste est réelle. Ben Ali pense devoir prendre les devants et écarter Bourguiba du pouvoir. Habib Ammar l’approuve Pour ma part, après beaucoup d’hésitation, et privilégiant la Tunisie sur le Président si grand soit- il, je me solidarise avec eux» (P. 405).

2- Michel Collon et Grégoire Lalieu : ‘‘La stratégie du chaos. Impérialisme et Islam. Entretiens avec Mohamed Hassan, Investig’ Action – Couleur  Livres, 2011 (P. 171 et s.)

3- Abdelaziz  Chenguir : ‘‘La politique extérieure de la Tunisie 1956-1987, L’Harmattan, 2004 (. P. 77- 91).

4- Ibid (P 51-65).

5 – Pierre Vermeren : ‘‘Le choc des décolonisations.  De la guerre d’Algérie aux printemps arabes’’, Odile Jacob, 2015 (P. 17 et S.)    

6- Sophie Guillermin-Golet : ‘‘La doctrine Brejnev, ou doctrine de la souveraineté limitée’’. Voir également l’article publié en date du 5 mai 1980 sur le site du quotidien Le Monde :‘‘La souveraineté limitée’’.

7- Ahmed Ben Mutapha : ‘‘L’histoire méconnue des négociations tuniso-européennes depuis l’indépendance’’, étude parue dans l’ouvrage collectif ‘‘Economie et relations internationales.  Histoire et mutations nouvelles’’, L’Harmattan, 2021 (P. 309).

8- Pierre Vermeren : ‘‘Le choc des décolonisations. De la guerre d’Algérie aux printemps arabes’’, Odile Jacob, 2015 (P. 17 et S.).

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Bientôt, offre d’embauche pour 15 000 Tunisiens en Europe  

Le ministre de la Formation professionnelle et de l’Emploi, Riadh Chaoued, a confirmé aujourd’hui, mercredi 8 avril 2026, que le projet «Pour une approche intégrée de la gestion des migrations et de la mobilité des travailleurs en Afrique du Nord» (Thamm+OFII), financé par l’Union européenne (UE), ne se limite pas à la création d’emplois en France, mais s’étend à plusieurs pays de l’UE, dans le cadre d’accords avec l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) visant à élargir les partenariats.

Les efforts pour diversifier les destinations européennes ont permis de recevoir des offres pour l’embauche de plus de 15 000 jeunes Tunisiens, notamment dans le secteur du tourisme en Autriche.

Riadh Choued a également annoncé un renforcement des liens avec le marché italien : une nouvelle convention sera signée le 13 avril 2026 avec l’Agence italienne pour l’emploi. Les recrutements ne se limiteront pas aux diplômés des centres de formation dans le secteur du bâtiment, mais concerneront également d’autres spécialités, telles que la maintenance industrielle, les technologies de l’information et la communication, ainsi que l’agriculture.

I. B.

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Tunisie-France | 2e phase du projet «Migration professionnelle sûre»

La nouvelle phase du projet «Migration professionnelle sûre» (Thamm+ OFII), financé par l’Union européenne et mis en œuvre par l’Office français de l’immigration et de l’intégration en partenariat avec le ministère tunisien de l’Emploi et de la Formation professionnelle, débute aujourd’hui, mercredi 8 avril 2026.

Ce projet vise à promouvoir une migration professionnelle légale et organisée entre la Tunisie et la France, afin de répondre aux aspirations des talents tunisiens et aux besoins du marché du travail français dans plusieurs secteurs clés.
Lors de la première phase du projet (2022-2025), plus de 500 bénéficiaires ont pu accéder à des emplois en France, notamment dans des secteurs en pénurie de main-d’œuvre tels que l’agriculture, les services à la personne, l’industrie, le tourisme et la restauration.

Le projet a également soutenu l’employabilité d’environ 1 000 personnes grâce à des formations complémentaires. Et contribué au renforcement des liens entre les employeurs français et les talents tunisiens par l’organisation de sessions de recrutement et de missions exploratoires, ainsi que par des actions de sensibilisation auprès des jeunes et des professionnels sur les possibilités de migration professionnelle légale et l’importance du retour des travailleurs qualifiés en Tunisie.

La nouvelle phase (2026-2030) vise à consolider ces acquis et à étendre le champ d’action du projet, en se concentrant sur cinq secteurs prioritaires : l’agriculture, les services à la personne, les transports et la logistique, l’industrie, et le tourisme et la restauration.

Il reste cependant à espérer que le projet augmentera le nombre des bénéficiaires qui reste très faible eu égard l’ampleur de la demande d’emploi en Tunisie et des besoins de main d’œuvre qualifiée en France.

I. B.

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Bourguiba, un destin hors du commun

Le 6 avril 2000, Habib Bourguiba, premier président de la Tunisie indépendante, tira sa révérence. Il fut le libérateur de la nation, le 20 mars 1956, et le fondateur de la république, le 25 juillet 1957, le jour où l’assemblée nationale constituante abolit la monarchie fondée par Hussein Ben Ali, le 15 juillet 1705. Un destin hors du commun qui mérite d’être mis en exergue et médité.

Raouf Chatty *

Pour ses nombreux admirateurs comme pour ses détracteurs, il fut un grand leader qui a donné un statut à son pays sur la scène régionale et internationale et œuvré pour la construction d’un État laïque, libéré du tribalisme, respectueux des droits de la femme et porté sur la modernité et le progrès.

Vingt-six ans après la disparition du «Combattant suprême», les Tunisiens, ou une écrasante majorité d’entre eux, invoquent son œuvre colossale. Ils le considèrent comme le père de la nation, un homme d’État, un visionnaire, un bâtisseur et un homme de progrès, même s’il a été autoritaire, comme la plupart des dirigeants du tiers-monde à son époque.

D’aucuns affirment que Bourguiba était un véritable animal politique. Il privilégiait le pragmatisme, le travail de terrain et la lecture lucide des réalités, loin des idéologies qui foisonnaient à son époque. On évoque aujourd’hui encore ses discours prémonitoires et quasi-prophétiques, comme celui prononcé à Jéricho, en Jordanie, en 1965, appelant les Palestiniens à accepter la résolution des Nations Unies sur le partage de la Palestine en deux États, l’un pour les Palestiniens, l’autre pour les Israéliens, comme une étape dans la lutte pour libération totale du territoire, tout comme celui prononcé au Palmarium, à Tunis, en 1972, au cours duquel il a recadré sèchement le colonel Mouammer Kadhafi…

Une véritable boule de feu

Comme tout grand homme politique, Bourguiba était un fin connaisseur de l’histoire de son pays et des autres nations. Ceux qui l’avaient côtoyé de près durant le combat pour l’indépendance et la construction de l’Etat postindépendance, se souviennent d’un homme dynamique et toujours en mouvement, une véritable boule de feu.

Durant sa vie, comme élève au collège Sadiki, étudiant en droit et sciences politiques à Paris, militant nationaliste, journaliste, politicien et homme d’État, il a brillé par sa vivacité intellectuelle et son charisme irrésistible. Il avait sillonné la Tunisie en long et en large et plus d’une fois, instauré la méthode du contact direct dont il a fait sa devise et sa méthode, organisé des centaines de meetings populaires, rencontré des dizaines de milliers de gens, tissé de fortes relations avec les notables locaux pour les associer à son combat. Il avait aussi visité des dizaines de pays à travers le monde pour défendre la cause de la Tunisie durant la période coloniale, comme après l’indépendance, pour défendre les intérêts de la jeune nation.

Bourguiba s’était lié d’amitié avec des dizaines d’hommes d’État et de hauts responsables politiques à travers le monde : De Gaulle, Mendes France, Mitterrand, Chirac, Nasser, Sadate, Mohamed V, Hassan II, Boumediene, Senghor, Arafat, Helmut Kohl, Willy Brant et bin d’autres sommités de son époque…

Habib Chatty, son ministre des Affaires étrangères entre 1974 et 1977, souligne dans ses mémoires publiés en France en 2022 que Bourguiba, soucieux du statut international de la Tunisie, avait décliné en dernière minute l’invitation du président de l’Union Soviétique Léonid Brejenev, exigeant d’être reçu par son homologue à l’aéroport et non par le ministre des Affaires étrangères André Gromyko comme le voulait le protocole soviétique, refusant d’être traité comme certains chefs d’État africains à l’époque.

Consécration de l’autorité de l’Etat

Avec le temps, grâce à la force de ses idées, la clarté de ses objectifs, la puissance de sa détermination et la rigueur de sa démarche, il avait réussi à bâtir un nouvel État et à faire resusciter une nation trois fois millénaire : la Tunisie, l’héritière de Carthage…

Lucide, Bourguiba a misé, depuis son accession à la magistrature suprême, sur la consécration de l’autorité de l’Etat, l’émancipation de la femme, la généralisation de l’éducation et l’instauration du planning familial et du contrôle des naissances, afin de garantir les conditions d’un développement équilibré. Sans cette vision stratégique, la Tunisie compterait aujourd’hui 26 millions d’habitants, soit plus que le double de sa population actuelle : 12,5 millions.

Rien que sur ce plan, l’homme mérite d’être célébré comme un grand bâtisseur à l’échelle de sa petite nation qu’il a sauvée des affres du sous-développement.

Bourguiba savait également s’entourer de responsables très compétents comme le furent Hedi Nouira, Mongi Slim, Mahmoud Messadi, Chedly Klibi, Idriss Guiga, Lassaad Ben Osman, Mansour Molla, Chedly Ayari….

L’homme est aujourd’hui cité dans les annales politiques et diplomatiques parmi les grands chefs d’État au vingtième siècle. Il restera toujours une source de fierté pour notre pays. *

* Ancien ambassadeur.

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Loi Yadan | La liberté d’expression menacée en France

En France, il y a des lois qui protègent. Et d’autres qui, sous couvert de protection, organisent le silence. La proposition de loi portée par la députée Caroline Yadan appartient dangereusement à la seconde catégorie. Elle risque de restreindre la liberté de critiquer un État, et ici il est surtout question d’Israël, même sur des faits établis, et de priver ainsi la démocratie de l’un de ses mécanismes les plus précieux : le contrôle citoyen et la transparence.

Djamal Guettala 

Présentée comme un rempart contre l’antisémitisme, comme s’il n’y en avait pas déjà beaucoup de ces remparts en France, cette loi apparaît, à la lecture, comme un texte aux accents liberticides, dont la portée dépasse largement l’objectif affiché.

Ce qui se joue ici n’est pas seulement la lutte contre la haine — nécessaire et incontestable — mais bien la redéfinition des limites de la parole publique sur le territoire français.

Le contenu du texte inquiète. La proposition introduit des notions floues, extensibles à l’infini, comme celle de «provocation à la négation ou à la destruction d’un État». Une formulation suffisamment vague pour englober des positions politiques, des analyses critiques, voire des prises de position en faveur d’une solution de paix. Dans un tel cadre, la critique devient suspecte, l’analyse devient risquée, la parole devient conditionnelle.

La liberté d’informer placée sous contrôle

Les exemples concrets ne manquent pas. Un journaliste français qui documente les bombardements de civils à Gaza, un universitaire qui analyse les conséquences humanitaires des conflits ou un écrivain qui publie un ouvrage dénonçant des violations des droits humains pourraient, sous certaines interprétations de la loi, se retrouver exposés à des poursuites pénales. La crainte de sanctions suffirait à produire l’autocensure. La liberté d’informer, pourtant pilier de la démocratie, serait placée sous contrôle.

Le glissement est doublement inquiétant : non seulement la loi pourrait criminaliser la critique politique, mais elle tend à confondre critique d’un État et haine envers une communauté.

En France, dénoncer des faits, appeler à la paix ou analyser une politique étrangère pourrait être perçu comme une infraction. La loi Yadan transforme ainsi un outil de protection en instrument de restriction de la parole publique.

Mais ce danger n’est pas seulement juridique. Il est aussi politique. Initialement prévue pour être examinée à la mi-avril, la proposition pourrait être inscrite à l’ordre du jour plus tôt, en lien avec d’autres textes, notamment sur la Kanaky–Nouvelle-Calédonie.

Cette manœuvre suggère une volonté de passage en force, réduisant le temps de débat parlementaire et fragilisant le contrôle démocratique sur un texte majeur.

En parallèle, l’histoire récente de la France montre que la liberté d’expression n’est jamais acquise. Des lois successives ont déjà encadré, restreint ou sanctionné certains discours. La loi Yadan pourrait accentuer cette tendance, en créant un précédent dangereux, où la parole critique, même argumentée, serait suspecte et exposée à des sanctions.

Information filtrée, réalité tue et vérité muselée

Pour les médias, cette loi représente un véritable piège. Les rédactions, confrontées à ce risque juridique, pourraient éviter de traiter certains sujets ou de publier des analyses critiques, par peur des conséquences. Les citoyens français, eux, auraient accès à une information moins complète, plus filtrée, et plus prudente, dans un contexte où la vérité exige courage et franchise.

La lutte contre l’antisémitisme est, rappelons-le, une nécessité absolue. Mais en France, elle ne doit pas devenir un instrument pour museler toute critique politique. L’équilibre est fragile : protéger les citoyens ne doit jamais se faire au détriment de la liberté de penser et de dire. La loi Yadan franchit ce seuil, et ses implications dépassent largement le seul domaine de la lutte contre la haine.

Face à ce texte, il est crucial de comprendre l’enjeu. Ce n’est pas un simple ajustement législatif. C’est un signal inquiétant : celui d’un État prêt à transformer le droit en censure, à imposer la peur comme garde-fou de la parole publique.

Une démocratie qui restreint la liberté de critiquer un État, même sur des faits établis, risque de se priver de l’un de ses mécanismes les plus précieux : le contrôle citoyen et la transparence.

La France doit choisir. Elle peut protéger sans museler, encadrer sans intimider, légiférer sans criminaliser la critique. Ou elle peut céder à une logique de contrôle, où la vérité et la dénonciation deviennent dangereuses. La proposition de loi Yadan, telle qu’elle est rédigée et telle que son adoption est précipitée, penche dangereusement vers cette seconde option.

Il n’est plus question de nuances. La liberté d’expression est en jeu. Chaque citoyen, chaque journaliste, chaque intellectuel est potentiellement concerné. Refuser que la parole critique devienne une variable d’ajustement politique est aujourd’hui une exigence pour préserver la démocratie française.

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France | Polémique autour de la garde à vue de Rima Hassan

L’eurodéputée franco-palestinienne Rima Hassan a été libérée jeudi soir, 2 avril 2026, après plusieurs heures de garde à vue à Paris, dans une affaire qui a rapidement pris une dimension politique nationale.

À sa sortie du commissariat, brièvement interpellée par des journalistes sur son arrestation, elle a choisi la retenue : «Je pense qu’il faut être claire : pas de déclaration aujourd’hui. Demain, il y aura une conférence de presse.» Une réponse courte, qui renvoie à une prise de parole plus structurée attendue dans les heures suivantes.

Placée en garde à vue dans le cadre d’une enquête pour «apologie du terrorisme», l’élue, membre de La France insoumise (LFI), est visée pour un message publié sur les réseaux sociaux évoquant Kōzō Okamoto, militant japonais impliqué dans un attentat meurtrier en 1972 en Israël. Le message, depuis supprimé, a été jugé problématique par les autorités, entraînant l’ouverture d’une procédure judiciaire.

Lors de sa convocation, une petite quantité de stupéfiants a été retrouvée dans son sac, donnant lieu à une procédure distincte pour détention et transport. Un élément qui, sans constituer le cœur du dossier, a immédiatement alimenté les commentaires médiatiques et politiques.

Sur le plan judiciaire, cette libération ne met pas fin à l’affaire. Rima Hassan devra comparaître ultérieurement devant le tribunal correctionnel, à une date qui reste à préciser.

Mais c’est surtout sur le terrain politique que la séquence s’est intensifiée. Dans un message publié sur ses réseaux sociaux, Jean-Luc Mélenchon a vivement réagi, dénonçant un traitement qu’il juge partial : «La police laisse faire un traquenard à Lyon, les juges laissent circuler des centaines de messages racistes et néo-nazis, mais une députée est en garde à vue et des pseudo-infos sur “de la drogue” circulent aussitôt à propos d’un produit légal sans rapport avec “la drogue”. Sommes-nous encore en démocratie en France ? […] Relâchez Rima Hassan, messieurs Darmanin et Nunez. Cessez cette ambiance de pressions politiques indigne!»

Cette prise de position illustre la ligne de défense adoptée par LFI, qui voit dans cette affaire une pression politique visant une élue engagée, notamment sur la question palestinienne.

À l’inverse, d’autres responsables politiques insistent sur la nécessité de faire respecter la loi, rappelant que l’apologie du terrorisme constitue une infraction pénale clairement définie.

Au-delà du cas individuel, l’affaire met en lumière les tensions croissantes autour de la liberté d’expression des responsables politiques, à l’heure des réseaux sociaux, où chaque prise de parole peut basculer dans le champ judiciaire.

La conférence de presse annoncée par Rima Hassan est désormais très attendue. Elle devrait permettre à l’eurodéputée de clarifier ses propos, répondre aux accusations et donner sa lecture des faits, dans une affaire appelée à rester au cœur du débat public dans les prochains jours.

Cependant, une chose est sûre: il est devenu difficile d’être Palestinien ou de défendre la cause palestinienne en France. Et cela se confirme jour après jour dans un pays où les crimes contre l’humanité commis par Israël en Palestine sont à peine évoqués par les médias, qui aussitôt s’en excusent, ou presque. La déroute morale de la pseudo démocratie occidentale ne fait plus l’ombre d’un doute dans un monde à la dérive…

Djamal Guettala

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Startups tunisiennes, il vous reste 24h pour candidater à GreenTECH. Jusqu’à 150 000 dinars en jeu

Les startups tunisiennes à impact environnemental ont une dernière opportunité de bénéficier d’un financement grâce à GreenTECH Tunisie, dont les appels à candidatures VAIR (Venture Acceleration for Impact and Resilience) et MAIR (Market Access for Impact and Resilience) ont été prolongés jusqu’au 31 mars 2026.

L’initiative propose deux mécanismes:

  • VAIR: pour les projets en phase de Proof of Concept, doté d’un financement jusqu’à 75 000 dinars. Il s’agit d’un instrument hybride combinant 70% de subvention et 30% d’avance remboursable, destiné au développement des preuves de concept (PoC). À dire vrai, VAIR ambitionne de soutenir 32 startups en phase d’idéation ou de validation technologique (TRL 2-3).

  • MAIR: pour les startups avec un produit minimum viable (MVP) prêt à commercialiser, avec un financement jusqu’à 150 000 dinars.

Les financements sont equity-free et s’accompagnent d’un accompagnement structuré, d’une visibilité nationale et internationale, et d’un accès aux marchés et investisseurs. Une priorité est donnée aux projets portés par des femmes et situés dans les régions intérieures.

Les secteurs concernés incluent les énergies renouvelables, mobilité durable, économie circulaire, AgriTech et WaterTech, ainsi que les initiatives visant la réduction des émissions de CO₂ et la préservation de la biodiversité.

Les candidatures sont à soumettre via le lien officiel: http://portail.startup.gov.tn/login

Rappelons que GreenTECH Tunisie est portée par la Caisse des dépôts et consignations en partenariat avec Smart Capital et soutenue par le projet Greenov’i financé par l’Union européenne et mis en œuvre par Expertise France, en collaboration avec le CITET, le ministère de l’Environnement et le ministère de l’Économie

https://portail.startup.gov.tn/login

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Traitement déséquilibré de la guerre au Moyen-Orient par les médias français

Dans la déclaration que nous publions ci-dessous, une soixantaine de journalistes indépendants exerçant en France dénoncent la couverture médiatique de la guerre au Moyen-Orient par les grands médias français, qu’ils qualifient de «défaillante, lacunaire, déséquilibrée et, trop souvent, complaisante envers certains récits officiels», notamment américains et israéliens.   

Nous sommes journalistes, reporters, photojournalistes pigistes et de médias indépendants, exerçant en France et à l’international.

Depuis les attaques conjointes lancées par les États-Unis et Israël sur l’Iran, ainsi que la guerre enclenchée au Liban depuis le 2 mars, nous assistons, indignés, à une couverture médiatique défaillante, lacunaire, déséquilibrée et, trop souvent, complaisante envers certains récits officiels. Une défaillance qui ne date pas d’hier et qui s’inscrit dans une longue histoire de conflits perpétuels, notamment au Liban Sud, dans les territoires palestiniens occupés et à Gaza, où le traitement médiatique reste systématiquement le même : simpliste, orienté et répétitif, donnant l’impression d’un «nouveau» conflit à chaque escalade alors qu’il s’agit en réalité d’une continuité tragique ignorée ou minimisée.

Nous demandons qu’à une guerre asymétrique ne soit pas apposé un traitement médiatique asymétrique.

Sans essentialiser l’ensemble des médias, force est de constater que trop de journaux, de magazines, de chaînes de télévision et de radios produisent une lecture partielle de cette actualité pourtant majeure, aux conséquences humaines, politiques et géopolitiques considérables.

Nous ne comprenons pas les choix éditoriaux concernant les invité·es convié·es à commenter ces événements. Trop souvent, les plateaux sont occupés par des intervenant·es insuffisamment qualifié·es pour analyser des situations d’une telle complexité. Couvrir ces conflits exige pourtant une connaissance fine du terrain, une maîtrise des contextes historiques et une capacité à mobiliser des analyses géopolitiques rigoureuses.

Nous dénonçons également un manque criant de pluralisme. Les prises de parole de représentants israéliens sont fréquentes, parfois hégémoniques, alors même que le chef du gouvernement fait l’objet d’un mandat d’arrêt international.

Dans le même temps, les représentants politiques des autres parties impliquées sont marginalisés, disqualifiés ou absents des grands espaces de débat.

Cette asymétrie dans l’accès à la parole contribue à orienter la perception du public et à appauvrir la compréhension du conflit.

Nous condamnons fermement les commentaires de plateau qui, sous couvert d’analyse, relèvent trop souvent de prises de position approximatives ou idéologiques. Ils participent à une déshumanisation des victimes, réduisant les morts iraniens, libanais et palestiniens à des données chiffrées, déconnectées de toute réalité humaine, sociale et historique.

Nous souhaitons également attirer l’attention sur les usages sémantiques profondément différenciés selon les parties concernées. Là où certains «meurent», d’autres sont «tués», voire «assassinés». Là où certaines opérations sont présentées comme des «frappes préventives», d’autres sont immédiatement qualifiées d’«attaques».

Ces choix lexicaux ne sont pas neutres : ils hiérarchisent implicitement les vies et orientent la lecture morale des événements.

De la même manière, le recours au terme «évacuation» pour désigner des déplacements massifs de populations civiles mérite d’être interrogé. Lorsqu’ils sont contraints, organisés sous la menace ou dans un contexte de bombardements, ces déplacements relèvent, en droit international humanitaire, de transferts forcés, voire de déportations.

L’article 49 de la Quatrième Convention de Genève interdit explicitement «les transferts forcés individuels ou massifs, ainsi que les déportations de personnes protégées hors du territoire occupé», sauf impératif absolu de sécurité, une exception strictement encadrée et dont l’interprétation ne saurait être extensible à des politiques de déplacement généralisé.

Nous nous indignons de voir certaines informations émanant des autorités américaines ou israéliennes reprises sans distance critique, parfois en temps réel, tandis que des faits documentés concernant des violations du droit international imputables à ces mêmes acteurs sont systématiquement relativisés, minimisés ou entourés de doutes excessifs. Cette asymétrie dans le traitement de la preuve fragilise la crédibilité du travail journalistique.

Nous sommes également préoccupés par la multiplication de chroniqueurs et chroniqueuses présents non pas pour établir des faits, mais pour exprimer des positions idéologiques. Ce glissement brouille la frontière entre information et opinion, au risque de transformer certains espaces médiatiques en chambres d’écho ou en instruments de légitimation politique.

En ce sens, nous appelons nos consœurs et confrères exerçant dans les rédactions télévisées, radiophoniques et de presse écrite à large audience à se montrer à la hauteur de leurs responsabilités. Leur engagement est encadré par des principes clairs, notamment ceux énoncés dans la charte de Munich : recherche de la vérité, vérification des faits, indépendance vis-à-vis des pouvoirs politiques et économiques, refus de la manipulation.

Nous les appelons à sortir de l’écueil de l’autocensure, qu’elle soit imposée, intériorisée ou structurelle, qui conduit trop souvent à tordre, simplifier ou édulcorer l’information. En agissant ainsi, c’est le droit fondamental des citoyennes et des citoyens à une information libre, complète et honnête qui est compromis.

Informer, ce n’est pas relayer. Informer, ce n’est pas hiérarchiser les vies. Informer, ce n’est pas choisir ses mots au service d’un récit dominant.

Informer, c’est donner à comprendre, avec rigueur, honnêteté et courage.

Aujourd’hui plus que jamais, face à des conflits d’une gravité extrême, notre responsabilité collective est engagée.

Source : Acrimed

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France : Un vol Transavia à destination de Sfax dérouté en urgence

Un vol de la compagnie française Transavia reliant Paris-Orly à Sfax-Thyna a été dérouté en urgence vers l’aéroport de Lyon Saint-Exupéry, lundi 5 janvier 2026 dans l’après-midi. L’information, rapportée par actu Lyon, confirme une première publication du quotidien Le Progrès.

L’appareil, un Boeing 737, se trouvait au-dessus de la région de Saint-Étienne lorsqu’il a émis un signal d’alerte en plein vol. Le pilote a alors déclenché le code d’urgence 7700, utilisé pour signaler une situation critique, avant de se poser en urgence sur le tarmac lyonnais.

Contactée, Transavia, filiale du groupe Air France, a indiqué que la décision de dérouter l’avion avait été prise « conformément aux procédures du constructeur, aux consignes de la compagnie et en application du principe de précaution ».

Fumée suspecte

Selon les premières informations, une fumée suspecte aurait été détectée à bord de l’appareil. Un élément confirmé par les sapeurs-pompiers, immédiatement mobilisés sur la piste de l’aéroport de Lyon Saint-Exupéry. Leur intervention a permis de maîtriser rapidement la situation. Aucun blessé n’est à déplorer parmi les passagers ou l’équipage.

Le vol devait initialement atterrir à Sfax à 17h25. Il a finalement été annulé et reporté au lendemain. Les passagers ont été pris en charge et contraints de passer la nuit à Lyon avant d’embarquer sur un nouveau vol prévu mardi à destination de la Tunisie.

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Oranges maltaises : La Tunisie repart à la conquête du marché français

La Tunisie a donné le coup d’envoi de la saison d’exportation des oranges maltaises vers la France avec l’expédition d’un premier lot de 200 tonnes à destination du port de Marseille. Un démarrage anticipé qui vise à renforcer la présence tunisienne sur un marché concurrentiel et à relancer une filière stratégique pour l’agriculture nationale.

La campagne d’exportation des oranges maltaises tunisiennes vers la France a officiellement débuté avec une première cargaison de 200 tonnes. Selon Imed Bey, président de l’Union régionale de l’agriculture et de la pêche (URAP) de Nabeul, le rythme des expéditions augmentera progressivement en fonction de la demande du marché français.

Un lancement anticipé pour gagner des parts de marché

Cette saison démarre avec une semaine d’avance par rapport aux années précédentes, une stratégie destinée à prolonger la période d’exportation et à positionner plus tôt le produit tunisien sur les étals européens. Une seule semaine de campagne permettrait d’exporter entre 2000 et 3000 tonnes d’oranges maltaises.

Cette relance s’inscrit dans le cadre des mesures d’encouragement mises en place par le Centre de promotion des exportations. L’objectif affiché pour la saison en cours est d’atteindre 15.000 tonnes exportées, contre environ 5000 tonnes lors de la campagne précédente.

Au-delà des oranges maltaises, les exportations tunisiennes d’agrumes, toutes variétés confondues, ont déjà atteint près de 13.000 tonnes. La Libye demeure un débouché majeur, avec environ 8000 tonnes exportées, un marché que les professionnels appellent à consolider tout en explorant de nouvelles destinations.

Production sous pression hydrique

La production nationale d’oranges maltaises est estimée entre 90.000 et 130.000 tonnes. Malgré les contraintes liées au manque d’eau d’irrigation, la qualité du fruit reste jugée satisfaisante. La répartition des calibres reflète toutefois l’impact du stress hydrique, avec environ 20% de gros fruits, 40% de calibres moyens et 40% de petits calibres.

Selon les professionnels, le goût sucré et la qualité gustative des oranges tunisiennes demeurent un atout majeur pour séduire les marchés extérieurs. La récolte a débuté depuis quelques jours et le rythme de cueillette devrait s’intensifier dans les semaines à venir.

Une concurrence régionale

Les exportateurs tunisiens font face à une concurrence de plus en plus vive, notamment sur le marché français. Le coût élevé du transport maritime et la pression exercée par les oranges égyptiennes, produites à hauteur de près de 380.000 tonnes, constituent des freins majeurs. Les opérateurs égyptiens bénéficient d’avantages logistiques et d’incitations qui renforcent leur compétitivité à l’export.

Dans ce contexte, les acteurs du secteur plaident pour des solutions de soutien ciblées, notamment une réduction des coûts logistiques et des mécanismes de promotion plus efficaces à l’international.

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Snapshot : Qui a fermé Bab Bhar ?

Look étrange pour la porte de Tunis qui donne accès à la médina. Rarement fermée, Bab Bhar est ici portes closes au petit matin.

Sans domicile fixe, quelques pauvres hères semblent avoir trouvé un abri précaire sous son porche qu’ils doivent quitter au lever du jour.

Massive, séparant hermétiquement la médina historique du centre-ville européen, la porte dite à la fois de France et de la Mer semble ici condamner un horizon déjà bouché.

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Pétition en France pour alerter contre la situation « catastrophique » du zoo de Gafsa

La situation du jardin zoologique de Gafsa suscite une vive inquiétude, après la publication d’un rapport sur un site amateur français évoquant un état jugé « catastrophique » des animaux hébergés sur le site. Le document, rédigé par un militant écologiste, dresse un tableau alarmant des conditions de vie au sein de cette structure publique tunisienne.

Selon le rapport, plusieurs animaux apparaissent amaigris, souffrant de la faim, de la soif et d’un manque total de soins vétérinaires. L’auteur dénonce une absence manifeste de suivi et de prise en charge, affirmant que certains animaux seraient livrés à eux-mêmes, dans un environnement dégradé et inadapté à leurs besoins biologiques. Les primates, en particulier, seraient touchés par des troubles assimilés à des formes de détresse psychologique, liés à l’isolement et au confinement prolongé.

Le rapport n’hésite pas à employer un ton sévère pour qualifier la situation, évoquant des créatures privées de leur environnement naturel et de leur liberté. Il parle d’une réalité « choquante » et « intolérable », mettant en cause la responsabilité humaine dans la souffrance infligée à ces animaux.

Face à ce constat, un appel urgent a été lancé pour sauver les animaux du zoo de Gafsa. Le rapport appelle à une mobilisation collective à travers la diffusion d’une pétition et le contact avec de grandes organisations internationales de protection animale, afin d’exercer une pression suffisante pour provoquer une intervention rapide.

Nécessité d’agir avant qu’il ne soit trop tard

« Nous ne pouvons pas attendre que les responsables de ce lieu changent d’eux-mêmes le destin de ces animaux », souligne le texte, insistant sur la nécessité d’agir avant qu’il ne soit trop tard, notamment pour les espèces les plus vulnérables. Les animaux sont décrits comme des « victimes silencieuses », incapables de faire entendre leur souffrance.

Cette mobilisation semble déjà trouver un écho. Près de 14000 signatures ont été recueillies en ligne en faveur d’une pétition pour une intervention urgente pour sauver le jardin zoologique et améliorer les conditions de vie des animaux qui y sont détenus.

Parallèlement, plusieurs vidéos circulant récemment sur les réseaux sociaux montrent des animaux dans un état préoccupant à l’intérieur du zoo, alimentant l’indignation et relançant le débat sur la gestion des parcs zoologiques en Tunisie, leur conformité aux normes internationales et la responsabilité des autorités locales.

Cette affaire remet sur le devant de la scène la question de la protection animale et de la nécessité d’un contrôle rigoureux des structures censées garantir le bien-être des espèces sauvages, dans un pays où ce sujet reste encore largement marginal dans le débat public.

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Colonisation française : Alger criminalise, Paris dénonce un acte hostile

  • L’Algérie réclame des « excuses » et des « réparations » à la France pour son passé colonial

L’Algérie a franchi un cap symbolique et politique en adoptant une loi qualifiant la colonisation française de crime imprescriptible. Paris a immédiatement réagi, dénonçant une initiative jugée hostile et incompatible avec un apaisement mémoriel entre les deux pays.

Le Parlement algérien a adopté à l’unanimité une loi érigeant la colonisation française en crime, engageant explicitement la responsabilité juridique de l’État français pour les faits commis entre 1830 et 1962. Le texte, voté dans un climat solennel, appelle à des excuses officielles et à des réparations qualifiées d’« intégrales » au bénéfice de l’État et du peuple algériens.

Debout dans l’hémicycle, les députés ont salué l’adoption d’un texte longtemps repoussé, qui marque un tournant dans la gestion institutionnelle de la mémoire coloniale. La loi affirme que les conséquences humaines, économiques et sociales de la colonisation relèvent d’une responsabilité historique directe de la France.

Une liste de crimes déclarés imprescriptibles

Le texte législatif énumère une série de faits qualifiés de crimes majeurs, parmi lesquels figurent les essais nucléaires, les exécutions extrajudiciaires, la torture systématique, ainsi que le pillage des ressources naturelles. Ces actes sont considérés comme non soumis à la prescription, ouvrant symboliquement la voie à des revendications juridiques et financières.

La loi affirme également le principe d’un droit à réparation pour l’ensemble des préjudices matériels et moraux subis durant la période coloniale, inscrivant cette revendication dans un cadre juridique national.

Un passé toujours au cœur des tensions bilatérales

La colonisation de l’Algérie, entamée au XIXe siècle, reste un traumatisme central dans les relations franco-algériennes. Les historiens évoquent une conquête marquée par des massacres, des déplacements forcés et la destruction de structures sociales entières, suivie d’une guerre d’indépendance particulièrement meurtrière.

Les estimations du nombre de victimes divergent fortement selon les sources, mais la mémoire de cette période demeure un point de crispation durable entre Alger et Paris.

Réaction immédiate et ferme de la France

La France a réagi rapidement à l’adoption de cette loi. Le ministère des Affaires étrangères a qualifié le texte d’initiative « manifestement hostile », estimant qu’il va à l’encontre d’un dialogue apaisé et d’un travail mémoriel constructif entre les deux pays.

Paris affirme toutefois maintenir sa volonté de poursuivre un dialogue exigeant avec Alger, notamment sur les dossiers jugés prioritaires, tels que la sécurité régionale et les questions migratoires.

Depuis la remise du rapport de l’historien Benjamin Stora, la France a multiplié les gestes symboliques, tout en excluant formellement toute demande d’excuses officielles, une ligne rouge que cette nouvelle loi algérienne remet frontalement en cause.

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Tunisie – France : Deux nouvelles agences consulaires à Ajaccio et Bordeaux

Le ministère des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger a annoncé l’ouverture prochaine de deux nouvelles agences consulaires tunisiennes en France, à Ajaccio et à Bordeaux.

L’annonce a été faite mardi à travers les indices officiels du département. Cette initiative vise à renforcer la proximité avec la diaspora tunisienne et à améliorer l’accès aux services consulaires.

Renforcement du réseau consulaire en France

Selon les informations communiquées par le ministère, ces nouvelles agences s’inscrivent dans une stratégie globale destinée à rapprocher l’administration consulaire des Tunisiens établis à l’étranger. L’objectif affiché est d’améliorer la qualité des prestations offertes et de réduire les contraintes liées à l’éloignement géographique.

L’ouverture d’agences consulaires à Ajaccio et à Bordeaux vient répondre à une demande croissante des ressortissants tunisiens résidant dans ces régions.

Treize représentations tunisiennes sur le territoire français

Avec ces deux nouvelles structures, le réseau consulaire tunisien en France comptera désormais treize représentations. Il se compose de cinq consulats généraux établis à Paris, Strasbourg, Lyon, Marseille et Nice, ainsi que de quatre consulats à Pantin, Toulouse, Grenoble et Montpellier.

Le dispositif est complété par quatre agences consulaires, situées à Toulon, Lille, Ajaccio et Bordeaux, renforçant ainsi la couverture territoriale des services consulaires tunisiens.

Le ministère précise par ailleurs que l’agence consulaire de Lille, récemment inaugurée, a entamé ses activités depuis le début du mois de décembre.

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Tunisiens en France : Les titres de séjour longue durée renouvelés automatiquement

Chapeau aux députés des Tunisiens de l’étranger dont le travail de fond et la diplomatie parlementaire viennent de donner des résultats remarquables. En effet, l’Assemblée nationale française vient d’adopter un texte selon lequel le renouvellement des titres de séjour longue durée devient automatique.

Les députés Riadh Jaidane et Amor Barhoumi, représentants des Tunisiens à l’étranger, ont réalisé un travail appréciable de sensibilisation des parlementaires français.

Après plusieurs échanges avec leurs collègues français ( à l’Assemblée nationale et au Sénat au sein du groupe d’amitié parlementaire France Tunisie ) concernant les difficultés rencontrées par nos compatriotes pour renouveler leurs titres de séjour notamment de longue durée, une proposition de loi par des députés français vient d’être adoptée visant à garantir un renouvellement automatique des titres de séjour de longue durée (10 ans).

Une bonne nouvelle pour les Tunisiens en France et des démarches couronnées de succès pour les députés tunisiens.

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Paris : une fuite d’eau au Musée du Louvre endommage des centaines de documents d’égyptologie

Paris : une fuite d’eau au Musée du Louvre endommage des centaines de documents d’égyptologie

Un important dégât des eaux survenu le 26 novembre au Musée du Louvre a provoqué l’endommagement de plusieurs centaines de documents conservés dans la bibliothèque du département des Antiquités égyptiennes. Selon Francis Stenbuck, directeur adjoint du musée, entre 300 et 400 ouvrages ont été touchés, confirmant ainsi les informations publiées par La Tribune de l’Art. […]

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Visas France-Tunisie : Une détente spectaculaire, les refus plongent à 18%

La France confirme un tournant majeur dans sa politique de visas envers les Tunisiens : le taux de refus tombe à 18%, alors même que les demandes augmentent. Le consul général Dominique Mas évoque un climat de confiance retrouvée, soutenu par la hausse des visas longue durée et par l’essor de la mobilité étudiante.

Une détente palpable après des années de crispation administrative

Entre janvier et fin octobre 2025, 118.000 demandes de visa ont été déposées par des Tunisiens, soit une hausse de 6% par rapport à l’année précédente. Malgré cet afflux, la France a rejeté seulement 18,3% des dossiers, un taux nettement inférieur à celui enregistré ces dernières années.

Cette baisse s’observe également sur les visas de court séjour, dont le taux de refus descend à 13%, même en période de forte demande. Pour le consul général Dominique Mas, cette tendance s’explique par l’amélioration notable de la qualité des dossiers ainsi que par une meilleure préparation des demandeurs, accompagnés notamment par Campus France, a-t-il expliqué dans une interview accordée ce jeudi à Express FM.

Mobilité étudiante : un flux en hausse et des procédures allégées

Avec près de 16.000 étudiants tunisiens inscrits dans l’enseignement supérieur français – dont 4500 dans des programmes longs, en progression de 9% en un an – la mobilité académique reste un pilier central de la relation bilatérale.

Durant les dix premiers mois de 2025, plus de 5000 visas étudiants ont été délivrés, confirmant l’importance de cette filière d’excellence pour les jeunes Tunisiens séduits par les formations françaises.

Le renforcement des visas longue durée illustre également ce mouvement : la moitié des visas délivrés sont désormais valables plus d’un an, signe d’une confiance renouvelée et d’une volonté d’encourager les parcours professionnels et académiques à cheval entre les deux pays.

Une normalisation qui se construit malgré les difficultés techniques

Le Consul général a ajouté que 6700 rendez-vous étaient exclusivement réservés aux étudiants, les services consulaires adoptant cette démarche pour éviter que des candidats légitimes ne soient pénalisés.

Au final, la tendance générale reste marquée par une réouverture progressive et une volonté politique d’apaiser un dossier longtemps source de malaise diplomatique. La régularité des échanges, la montée des partenariats universitaires et l’augmentation des visas longue durée témoignent de cette dynamique.

Ainsi, après les tensions de 2021-2022, la relation franco-tunisienne retrouve un terrain plus stable, avec un accent particulier mis sur la jeunesse, la formation et les mobilités professionnelles.

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Coopération : Djerba et Nice se mettent au diapason du tourisme durable

Lors de la Rencontre Tuniçoise qui a eu lieu vendredi 21 novembre à Nice, dans le sud de la France, un protocole d’accord sur les bonnes pratiques dans le domaine du tourisme durable a été signé par Hichem Mahouachi, délégué régional du Tourisme à Djerba, et Jean-Sébastien Martinez, directeur général de l’Office du tourisme Nice Côte d’Azur ( de gauche à droite sur notre photo ).

Ce mémorandum d’accord constitue une déclaration d’intentions et un premier pas dans de nouvelles synergies touristiques entre les deux régions. De plus, cet accord est appelé à instaurer dans le futur, un nouveau mécanisme de coopération décentralisée entre Nice et Djerba.

La signature de cet accord de principe a compté parmi les nombreux temps forts d’une journée  » tuniçoise « , un néologisme construit à partir de Tunisie et Nice.

Sur notre photo, de gauche à droite : Imen Jaidane (conseillère municipale et métropolitaine – Nice), Marc Concas (conseiller municipal et métropolitain – Nice), Riadh Jaidane (député des Tunisiens à l’étranger – ARP), Badis Belhadj Ali (député de Djerba et président de la Commission parlementaire du Tourisme – ARP), Abdallah Khemis (conseiller municipal et métropolitain – Nice) et Amor Barhoumi (député des Tunisiens à l’étranger – ARP).

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