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Les PME tunisiennes incitée à intégrer le Pacte vert européen

Le Pacte vert européen s’intègre de plus en plus aux chaînes de production tunisiennes liées à l’exportation. Le guide «EcoLab», relancé par la Délégation de l’Union européenne en Tunisie et développé par Ceed Tunisie dans le cadre du programme Savoirs Éco, vise à aider les PME, les startups et les structures d’accompagnement à s’orienter dans la nouvelle réglementation environnementale imposée par le marché européen.

L’idée sous-jacente est que la transition écologique de l’UE ne concerne plus seulement les entreprises établies au sein du marché européen. L’Union a fixé juridiquement l’objectif de la neutralité climatique d’ici 2050, tandis que le mécanisme d’ajustement carbone aux frontières (MACF), régi par le règlement (UE) 2023/956, introduit un système destiné à impacter les importations de biens à forte intensité de carbone.

Pour les entreprises tunisiennes, notamment dans les secteurs du textile, de l’automobile, de la chimie, des matériaux et de l’agroalimentaire, le défi est désormais double : réduire l’impact environnemental des processus de production et mettre en place des systèmes fiables de collecte de données, de traçabilité et de vérification tout au long de la chaîne de valeur. C’est dans cette zone grise, entre exigences réglementaires et accès au marché, que le guide EcoLab se positionne comme un outil d’aide pratique.

Outre le CBAM, le dossier aborde également le reporting de durabilité.

La Commission européenne rappelle que les entreprises soumises à la directive sur le reporting de durabilité des entreprises (CSRD) doivent se conformer aux normes européennes de reporting de durabilité (ESR), tandis que l’Europe’s Voice in Corporate Reporting (Efrag) apporte un soutien technique à leur mise en œuvre.

Concrètement, cela signifie que de nombreux fournisseurs tunisiens au sein des chaînes d’approvisionnement européennes seront également incités à adopter des systèmes plus robustes pour les données ESG, les audits et le reporting continu. Un autre chapitre est consacré à l’économie circulaire.

Le Passeport numérique des produits, prévu par le nouveau cadre européen d’écoconception, vise à accroître la transparence quant à la durabilité, la durabilité et les caractéristiques environnementales des produits. Ses effets se répercuteront également sur la composition, la recyclabilité et la gestion de la fin de vie des biens et des emballages.

En Tunisie, EcoLab se présente comme une initiative permettant de transformer la conformité aux normes environnementales européennes, d’un coût à un avantage concurrentiel.

Le programme Savoirs Éco, financé par l’UE à hauteur de 4,5 millions d’euros et mis en œuvre par Expertise France de février 2023 à août 2026, fournit le cadre d’assistance technique nécessaire à ce type d’initiatives. Celles-ci cherchent à préparer le secteur manufacturier local à un marché européen de plus en plus soumis à des critères environnementaux et de transparence.

D’après Ansamed.

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Les dessous de l’opposition franco-occidentale à l’indépendance de la Tunisie  

Alors que la Tunisie célèbre le 70e anniversaire de son indépendance, nous avons jugé utile de situer l’évolution des déséquilibres structurels des relations arabo-occidentales dans le prolongement des décolonisations ratées du fait de la négation par l’Occident du droit des pays du tiers-monde à une véritable indépendance, y compris de ceux d’entre eux qui étaient réputés alliés de l’Occident comme la Tunisie, objet de cet article.

Ahmed Ben Mustapha *

La guerre israélo-américaine déclenchée contre l’Iran depuis plus d’un mois est souvent présentée, du point de vue de la géopolitique, comme étant l’étape ultime du processus d’élimination des principales composantes de l’axe de la résistance lequel est perçu comme étant le dernier obstacle à la mise en œuvre du plan messianiste expansionniste israélo-sioniste soutenu par l’Occident en Palestine et au Proche- Orient. En réalité, elle s’inscrit dans une dynamique de reconquête et de recolonisation politique, militaire et économique du monde arabo-musulman qui a démarré avec l’invasion et l’occupation de l’Irak en 2003.

Avec les printemps arabes, ce phénomène s’est accentué visant prioritairement la chute des régimes considérés comme étant hostiles à l’Occident et Israël ainsi que la mainmise sur leurs richesses. Mais, outre les guerres destructrices dirigées contre la Libye, le Yémen et la Syrie, les changements de régime ont également touché ceux réputés alliés de l’Occident notamment en Tunisie et en Egypte.

A l’épreuve des faits, ces changements avaient pour but de favoriser l’accession au pouvoir, en Tunisie et dans les pays ciblés, de pouvoirs d’obédience islamiste considérés comme étant plus accommodants et ouverts à la politique de normalisation des relations arabo-israéliennes.

De même ces nouveaux pouvoirs se sont révélés très coopératifs dans la reconduction des politiques d’ouverture économique, de libre échange inégal et d’insertion dans la globalisation qui servent prioritairement les intérêts occidentaux.

La finalité de cette entreprise était de préserver l’hégémonie occidentale jugée menacée par l’émergence des Brics ainsi que la résurgence des aspirations indépendantistes dans le monde arabo-musulman ainsi qu’en Afrique.

Alors que la Tunisie célèbre le 70e anniversaire de son indépendance, nous avons jugé utile de situer ces évolutions et les déséquilibres structurels des relations arabo-occidentales dans le prolongement des décolonisations ratées du fait de la négation par l’Occident du droit des pays du tiers monde à une véritable indépendance.

Ce premier article a pour point de départ la marginalisation croissante en Tunisie de l’indépendance qui, en tant que tournant historique, n’a pas bénéficié à mon sens de l’intérêt qu’elle mérite auprès des historiens et des économistes.

En effet, le protocole du 20 mars 1956 a été, à mon sens, le premier acte d’insertion de la Tunisie dans la mondialisation laquelle revêtait, dès le départ, une double dimension économique et diplomatique. Sa finalité première, était, du point de vue français, destinée à maintenir la Tunisie dans le giron de la France et l’Occident tant dans le domaine des orientations stratégiques économique qu’en politique étrangère. D’où l’inclusion des conventions sur l’autonomie interne en tant que partie intégrante de ce protocole qui est fondé sur le concept d’«interdépendance».

L’indépendance dans l’interdépendance

Depuis de nombreuses décennies, la fête de l’indépendance de la Tunisie, acquise en vertu du protocole du 20 mars 1956, n’est plus célébrée en tant que moment historique fondateur de l’histoire tunisienne. Cette situation remonte en vérité à l’époque de l’ex-Président Ben Ali qui a laissé cet évènement sombrer dans un quasi oubli au profit du «changement» du 7 novembre 1987, lequel s’était substitué dans le discours officiel à toutes les autres dates clés symbolisant notre lutte de libération nationale.

Il s’agit là d’une des caractéristiques de la classe politique dirigeante tunisienne qui a tendance à marginaliser ou déprécier sans distinction, toute référence aux évènements historiques précédents ainsi qu’aux acquis réalisés par ses prédécesseurs.

Dans ses mémoires, Hédi Baccouche – ancien  Premier ministre et l’un des artisans du «changement» du 7 novembre 1987 – confirme que la décision d’écarter le Président Bourguiba du pouvoir avait été prise car il n’était plus en mesure d’assumer les responsabilités inhérentes à ses fonctions en raison de sa sénilité et de son âge avancé (1). Mais il est maintenant admis que les principaux partenaires de la Tunisie, notamment les USA et l’Union européenne, ainsi que ses alliés occidentaux membres du G7 – qui ont toujours exercé une influence considérable sur les centres de pouvoir en Tunisie – avaient reçu des assurances préalables quant à la préservation de leurs intérêts ainsi que le respect par la Tunisie de ses engagements internationaux dans le cadre de la continuité de l’Etat.

Rappelons que le Président Bourguiba était par conviction hostile au communisme et avait revendiqué, dès son accession au pouvoir, son attachement aux valeurs politiques et démocratiques associées aux choix économiques libéraux d’insertion dans l’économie de marché qui étaient promues par les USA et l’Occident (2).

Toutefois, il était fermement attaché à l’indépendance de décision de la Tunisie dans la détermination de sa politique étrangère ainsi que le choix de ses partenaires dans le domaine de la coopération internationale.

A cet effet, il avait introduit, la notion de coopération librement consentie entre nations souveraines dans le préambule de la constitution de 1959 au nombre des principes fondateurs de la République tunisienne.

La constitution de 1959 proclamait en effet – dans son préambule qui définissait les orientations stratégiques de la Tunisie indépendante – la volonté du peuple tunisien qui s’est libéré de la domination étrangère grâce à sa puissante cohésion et à la lutte qu’il a livrée à la tyrannie, à l’exploitation et à la régression d’«instaurer une démocratie fondée sur la souveraineté du peuple et caractérisée par un régime politique stable basée sur la séparation des pouvoirs».

En politique intérieure et étrangère, la constitution réaffirme la volonté du peuple de «consolider l’unité nationale et de demeurer fidèle aux valeurs humaines qui constituent le patrimoine commun des peuples attachés à la dignité de l’homme, à la justice et à la liberté et qui œuvrent pour la paix, le progrès et la libre coopération des nations». De même, elle proclame «la volonté du peuple tunisien de demeurer fidèle aux enseignements de l’Islam, à l’unité du Grand Maghreb, à son appartenance à la famille arabe, à la coopération avec les peuples qui combattent pour la justice et la liberté».

Soulignons que la référence, dans le préambule de la constitution, à la «libre coopération des nations» revêtait une importance capitale dans la mesure où elle exprimait le rejet de la notion d’interdépendance introduite dans le protocole d’indépendance sur insistance de la France. Elle traduisait également l’attachement de la Tunisie à sa pleine souveraineté décisionnelle dans le domaine de la coopération économique internationale ainsi que dans les domaines de la diplomatie, de la sécurité et de la défense. D’où son opposition à la volonté affichée par la France, soutenue par ses alliés occidentaux, de maintenir des rapports de dépendance et de domination avec ses anciennes colonies en les empêchant de varier leurs partenariats internationaux et d’acquérir les attributs d’une véritable indépendance politique, économique, diplomatique et financière.

Soulignons toutefois que le Président Bourguiba, n’aura jamais recours à une politique de rupture avec la France même dans les moments de tensions extrêmes notamment lors de la bataille de Bizerte ainsi que celle de la nationalisation des terres agricoles(3).

D’ailleurs, les USA se sont toujours déployés pour empêcher que les divergences tuniso-françaises n’affectent les orientations de la diplomatie tunisienne qui sont demeurées étroitement ancrées à l’Occident(4) .  

Hostilité occidentale à l’indépendance tunisienne

La Tunisie a accédé à l’indépendance en mars 1956 dans un contexte géopolitique régional et international défavorable aux pays arabes et africains qui souhaitaient bâtir des relations équilibrées, respectueuses de leur souveraineté et mutuellement bénéfiques avec les puissances coloniales et en particulier avec la France.

Il importe de rappeler la nature de ces contraintes d’ordre interne et international qui ont lourdement hypothéqué le processus de décolonisation et de construction des édifices d’un Etat national tunisien démocratique et souverain.

Au nombre de ces facteurs, la détermination des responsables français à préserver, sous des formes aménagées, le contrôle de leur empire colonial dont les ressources sont jugées nécessaires à la reconstruction(5) et au maintien de la France au rang de grande puissance dans la nouvelle reconfiguration du monde après la seconde guerre mondiale. Or la France n’avait pas les moyens de cette ambition du fait qu’elle était sortie de ce conflit, ainsi que l’Europe, défaite, sous domination américaine et économiquement sinistrée. Mais ne pouvant résister à la vague de décolonisation d’après-guerre, elle va œuvrer à maintenir sous tutelle ses anciennes colonies en ne leur concédant que des indépendances de façade à l’instar des pays d’Europe de l’Est qui ont été soumis au statut d’Etats à «souveraineté limitée» par l’URSS durant la guerre froide.(6)

Dès lors, la France va œuvrer à mettre en place un nouveau cadre de gestion de ses relations avec l’Afrique lui permettant d’exercer une sorte de tutelle politique, économique et sécuritaire sur ses colonies africaines .

J’ai évoqué cet aspect méconnu de la stratégie française d’après-guerre en ces termes : «En vérité, il est maintenant admis que les responsables français étaient, pour des raisons économiques et stratégiques, déterminés à conserver des liens étroits et indéfectibles avec leurs anciennes colonies. L’historiographie française et contemporaine nous apprend en effet, que la France, sortie dévastée, ruinée et affaiblie des deux conflits mondiaux ne pouvait réussir sa reconstruction et retrouver un statut de grande puissance sans garder le contrôle des marchés et des ressources de son empire. Ce qui a hypothéqué les aspirations à l’indépendance de ses anciennes colonies» (7).

Dans son ouvrage publié en 2015 Pierre Vermeren – professeur d’histoire contemporaine à la Sorbonne, spécialiste des mondes arabes et africains du Nord et de la décolonisation – révèle que la France, considérablement affaiblie par la seconde guerre mondiale avait besoin de conserver le contrôle de son empire colonial pour pouvoir se reconstruire. Je le cite «pour les autorités françaises la France, occupée, détruite et humiliée n’a aucune chance de se relever sans son empire». Il précise qu’en 1945 la France était menacée de révolution car occupée par l’armée américaine, elle était dépourvue de capitaux, de monnaie, d’armée indépendante sans compter ses infrastructures dévastées, son peuple vieillissant, et ses élites majoritairement compromises durant l’occupation. Dès lors, «l’appel à l’empire se révèle donc plus crucial encore que dans les années 1930» (8).

En somme, les responsables français de l’époque estimaient, pour des considérations stratégiques vitales, qu’un désengagement total de ses possessions coloniales, priverait la France de ressources humaines et matérielles nécessaires à sa renaissance économique et à la préservation de son statut de grande puissance au plan régional et mondial.

S’agissant de la Tunisie, cette politique va se traduire par la conclusion en juin 1955 des conventions sur l’autonomie interne qui seront à l’origine de graves dissensions au sein du mouvement national tunisien.

* Diplomate et ancien ambassadeur.

Notes :

1- Hédi Baccouche : ‘‘En toute franchise’’, Sud Editions, 2018 : «Le pays connait une grave instabilité. Le Président, du fait de sa maladie et de sa sénilité, peut prendre des décisions irréfléchies, inopportunes et imprévues, compliquer davantage la situation. La menace islamiste est réelle. Ben Ali pense devoir prendre les devants et écarter Bourguiba du pouvoir. Habib Ammar l’approuve Pour ma part, après beaucoup d’hésitation, et privilégiant la Tunisie sur le Président si grand soit- il, je me solidarise avec eux» (P. 405).

2- Michel Collon et Grégoire Lalieu : ‘‘La stratégie du chaos. Impérialisme et Islam. Entretiens avec Mohamed Hassan, Investig’ Action – Couleur  Livres, 2011 (P. 171 et s.)

3- Abdelaziz  Chenguir : ‘‘La politique extérieure de la Tunisie 1956-1987, L’Harmattan, 2004 (. P. 77- 91).

4- Ibid (P 51-65).

5 – Pierre Vermeren : ‘‘Le choc des décolonisations.  De la guerre d’Algérie aux printemps arabes’’, Odile Jacob, 2015 (P. 17 et S.)    

6- Sophie Guillermin-Golet : ‘‘La doctrine Brejnev, ou doctrine de la souveraineté limitée’’. Voir également l’article publié en date du 5 mai 1980 sur le site du quotidien Le Monde :‘‘La souveraineté limitée’’.

7- Ahmed Ben Mutapha : ‘‘L’histoire méconnue des négociations tuniso-européennes depuis l’indépendance’’, étude parue dans l’ouvrage collectif ‘‘Economie et relations internationales.  Histoire et mutations nouvelles’’, L’Harmattan, 2021 (P. 309).

8- Pierre Vermeren : ‘‘Le choc des décolonisations. De la guerre d’Algérie aux printemps arabes’’, Odile Jacob, 2015 (P. 17 et S.).

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Tunisie-France | 2e phase du projet «Migration professionnelle sûre»

La nouvelle phase du projet «Migration professionnelle sûre» (Thamm+ OFII), financé par l’Union européenne et mis en œuvre par l’Office français de l’immigration et de l’intégration en partenariat avec le ministère tunisien de l’Emploi et de la Formation professionnelle, débute aujourd’hui, mercredi 8 avril 2026.

Ce projet vise à promouvoir une migration professionnelle légale et organisée entre la Tunisie et la France, afin de répondre aux aspirations des talents tunisiens et aux besoins du marché du travail français dans plusieurs secteurs clés.
Lors de la première phase du projet (2022-2025), plus de 500 bénéficiaires ont pu accéder à des emplois en France, notamment dans des secteurs en pénurie de main-d’œuvre tels que l’agriculture, les services à la personne, l’industrie, le tourisme et la restauration.

Le projet a également soutenu l’employabilité d’environ 1 000 personnes grâce à des formations complémentaires. Et contribué au renforcement des liens entre les employeurs français et les talents tunisiens par l’organisation de sessions de recrutement et de missions exploratoires, ainsi que par des actions de sensibilisation auprès des jeunes et des professionnels sur les possibilités de migration professionnelle légale et l’importance du retour des travailleurs qualifiés en Tunisie.

La nouvelle phase (2026-2030) vise à consolider ces acquis et à étendre le champ d’action du projet, en se concentrant sur cinq secteurs prioritaires : l’agriculture, les services à la personne, les transports et la logistique, l’industrie, et le tourisme et la restauration.

Il reste cependant à espérer que le projet augmentera le nombre des bénéficiaires qui reste très faible eu égard l’ampleur de la demande d’emploi en Tunisie et des besoins de main d’œuvre qualifiée en France.

I. B.

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La guerre fait grimper les rendements obligataires européens

La guerre au Moyen-Orient a engendré d’importantes pertes collatérales pour l’économie mondiale. Et ce, principalement dans les pays européens importateurs d’énergie.

Une inflation plus élevée contraint les banques centrales à adopter une trajectoire de hausse des taux d’intérêt. Ce qui pèsera directement sur les emprunteurs et indirectement sur l’ensemble de l’économie européenne en limitant la croissance. C’est ce qu’a relevé dimanche 5 avril l’agence de presse APE.

La perspective d’une hausse des taux d’intérêt, à son tour, fait grimper les rendements des obligations d’État sur le marché secondaire, augmentant ainsi les coûts d’emprunt des gouvernements. Les rendements de toutes les obligations d’État, d’Amérique, d’Europe et d’Asie, ont commencé à augmenter immédiatement après le début de la guerre à la fin du mois de février, avec des fluctuations importantes dans leur trajectoire ascendante.

Sur le marché secondaire des obligations d’État de la zone euro, les rendements étaient passés, le 2 avril, d’environ 30 points de base (0,3 point de pourcentage) pour les obligations allemandes à 10 ans à environ 50 points de base pour les obligations italiennes. Fin mars, la hausse a été toutefois encore plus marquée, atteignant les 75 points de base pour l’Italie. Et ce, après que le président Trump a manqué le premier ultimatum de cinq jours imposé à l’Iran pour parvenir à un accord de fin à la guerre, sous peine de représailles massives contre les centrales électriques du pays.

Le rendement des obligations d’État grecques à 10 ans s’établissait à 3,79 % jeudi 2 avril, contre 3,35 % le 2 mars. Soit une hausse de 44 points de base en un mois. Cette augmentation est inférieure à celle des obligations italiennes et légèrement inférieure à celle des obligations britanniques (45 points de base).

Dans sa recommandation adressée à l’Eurogroupe le 27 mars, la Commission européenne a fait référence à l’évolution du marché obligataire et a conseillé aux ministres des Finances de la zone euro de faire preuve de prudence dans l’élaboration des mesures de soutien aux ménages et aux entreprises touchés par les conséquences de la guerre.

Au final, « l’incertitude récente a contribué à une volatilité accrue et à une pression à la hausse sur les rendements des obligations d’État en Europe. Si les pressions inflationnistes liées aux prix de l’énergie persistent, les coûts d’emprunt des États pourraient rester élevés. Dans ce contexte, la mise en œuvre du cadre budgétaire de l’UE constitue un élément essentiel pour préserver la crédibilité des finances publiques des pays et limiter l’impact sur les coûts d’emprunt », a souligné la Commission.

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Recherche scientifique | Le Tunisien Chedly Abdelly parmi l’élite mondiale

La Délégation de l’Union européenne en Tunisie a adressé ses plus vives félicitations au Professeur Chedly Abdelly pour son classement exceptionnel dans l’édition 2025 du prestigieux portail ScholarGPS.

Selon cette analyse internationale rigoureuse, l’éminent chercheur se hisse dans le cercle très restreint des 0,06 % des meilleurs chercheurs au monde, toutes disciplines confondues, rappelle la Délégation de l’Union européenne en Tunisie, en affirmant que cette distinction souligne non seulement l’excellence de ses travaux, mais aussi l’impact global de ses contributions scientifiques.

Au-delà de la carrière académique exemplaire du Professeur Abdelly, ce classement honore la qualité et la rigueur de la recherche scientifique en Tunisie. C’est un signal fort envoyé à la communauté internationale sur le potentiel et l’expertise des universitaires tunisiens.

L’Union européenne a réitéré, à cette occasion, sa fierté de soutenir l’écosystème scientifique national à travers son partenariat stratégique avec le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, ainsi qu’avec l’Agence Nationale de la Promotion de la Recherche scientifique (ANPR).

Y. N.

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L’UE anticipe une crise énergétique durable

La Commission européenne a appelé les États membres de l’UE à agir rapidement, de manière coordonnée et avec une ligne commune, afin d’assurer la sécurité de l’approvisionnement en pétrole et en produits pétroliers, dans le contexte des nouvelles turbulences énergétiques provoquées par la guerre au Moyen-Orient et la fermeture du détroit d’Ormuz.

Dans une communication publiée mardi 31 mars, la Commission souligne que la volatilité des marchés internationaux de l’énergie exige une surveillance constante, un échange rapide d’informations et une coordination étroite entre les États membres, afin que l’UE soit préparée à toute éventualité.

La Commission souligne que l’UE est bien préparée, grâce à l’obligation pour les États membres de maintenir des stocks stratégiques de pétrole et de disposer de plans d’urgence pour faire face aux perturbations de la sécurité d’approvisionnement.

Les États membres de l’UE contribuent à hauteur d’environ 20 % à la libération de plus de 400 millions de barils de pétrole d’urgence, dans le cadre du mécanisme coordonné par l’Agence internationale de l’énergie (AIE), ajoute la commission.

Pour le commissaire à l’énergie et au logement, Dan Jørgensen, « la sécurité d’approvisionnement énergétique de l’UE reste garantie. Mais nous devons nous préparer à une perturbation potentiellement prolongée du commerce international de l’énergie. C’est pourquoi nous devons agir maintenant. Et nous devons agir ensemble, en tant que véritable Union. Ce n’est qu’en travaillant ensemble que nous pourrons être plus forts et protéger plus efficacement nos citoyens et nos entreprises. »

Et dans une lettre adressée aux ministres de l’Énergie de l’UE, Jørgensen a appelé les États membres à renforcer leur coordination par le biais du Groupe de coordination pétrolière et du Groupe de travail sur la sécurité de l’Union de l’énergie, ainsi qu’à envisager des mesures d’économie du côté de la demande, en mettant particulièrement l’accent sur le secteur des transports, comme le recommande l’Agence internationale de l’énergie dans son plan en 10 points visant à réduire la consommation de pétrole.

La Commission recommande également aux États membres d’éviter les mesures susceptibles d’accroître la consommation de carburant, de restreindre la libre circulation des produits pétroliers sur le marché unique ou de décourager la production des raffineries européennes.

Il est également souligné que les gouvernements devraient se consulter constamment avec les États membres voisins et la Commission elle-même, afin de maintenir la cohérence au niveau européen et de protéger le fonctionnement du marché intérieur…

Selon la présidence chypriote de la Commission, bien que la sécurité énergétique de l’UE reste assurée, l’Europe, en tant qu’importateur net d’énergie, subit déjà de fortes pressions…, les prix du gaz naturel ayant augmenté d’environ 70 % et ceux du pétrole de 50 % depuis le début de la guerre israélo-américaine contre l’Iran.

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Startups tunisiennes, il vous reste 24h pour candidater à GreenTECH. Jusqu’à 150 000 dinars en jeu

Les startups tunisiennes à impact environnemental ont une dernière opportunité de bénéficier d’un financement grâce à GreenTECH Tunisie, dont les appels à candidatures VAIR (Venture Acceleration for Impact and Resilience) et MAIR (Market Access for Impact and Resilience) ont été prolongés jusqu’au 31 mars 2026.

L’initiative propose deux mécanismes:

  • VAIR: pour les projets en phase de Proof of Concept, doté d’un financement jusqu’à 75 000 dinars. Il s’agit d’un instrument hybride combinant 70% de subvention et 30% d’avance remboursable, destiné au développement des preuves de concept (PoC). À dire vrai, VAIR ambitionne de soutenir 32 startups en phase d’idéation ou de validation technologique (TRL 2-3).

  • MAIR: pour les startups avec un produit minimum viable (MVP) prêt à commercialiser, avec un financement jusqu’à 150 000 dinars.

Les financements sont equity-free et s’accompagnent d’un accompagnement structuré, d’une visibilité nationale et internationale, et d’un accès aux marchés et investisseurs. Une priorité est donnée aux projets portés par des femmes et situés dans les régions intérieures.

Les secteurs concernés incluent les énergies renouvelables, mobilité durable, économie circulaire, AgriTech et WaterTech, ainsi que les initiatives visant la réduction des émissions de CO₂ et la préservation de la biodiversité.

Les candidatures sont à soumettre via le lien officiel: http://portail.startup.gov.tn/login

Rappelons que GreenTECH Tunisie est portée par la Caisse des dépôts et consignations en partenariat avec Smart Capital et soutenue par le projet Greenov’i financé par l’Union européenne et mis en œuvre par Expertise France, en collaboration avec le CITET, le ministère de l’Environnement et le ministère de l’Économie

https://portail.startup.gov.tn/login

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La Tunisie doit renégocier les dividendes du gazoduc Transmed

L’Europe se noie dans sa dépendance énergétique et elle se tourne vers l’Algérie qui joue ses cartes avec calme et assurance. La Tunisie, par où transite encore (et peut-être pas pour longtemps, en attendant la mise en place du nouveau gazoduc Galsi qui reliera directement l’Algérie à l’Italie via la Sardaigne) la plus grande partie du gaz algérien vers l’Europe, regarde passer les trains — ou plutôt les molécules de méthane dans les tuyaux— sans toujours mesurer ce que vaut le rail sur lequel elles circulent. (Photo: Tracé du gazoduc Transmed Algérie-Tunisie-Italie).

Moktar Lamari *

L’Europe a froid et a besoin de se chauffer. Pas métaphoriquement — enfin, si, un peu — mais surtout énergétiquement. Depuis que la guerre impérialiste lancée par les États-Unis et Israël contre l’Iran a transformé le détroit d’Ormuz en bouchon géopolitique géant, bloquant 20 % de l’approvisionnement mondial en GNL qatari, le Vieux Continent court dans tous les sens, carnet de chèques à la main, à la recherche de gaz. Tous les moyens sont bons, même les plus vilains.

Et pendant ce temps, Washington observe la scène avec un sourire de vendeur de voitures d’occasion : achetez américain ou vous perdrez notre accès «favorable» au GNL.

Ce n’est pas une métaphore. C’est ce qu’a littéralement déclaré l’ambassadeur américain auprès de l’Union européenne cette semaine, exhortant Bruxelles à ratifier«rapidement» un accord commercial avec Washington sous peine de se voir couper l’herbe sous le pied énergétique.
Christophe Grudler, député européen centriste, a eu le bon réflexe de qualifier cela de «chantage inacceptable». Il a raison. Mais les chantages inacceptables, quand on a froid et que les factures d’électricité explosent, finissent souvent par être acceptés.

L’Italie court à Alger, l’Espagne supplie, la Tunisie dort

Face à cette panique organisée, les Européens ont redécouvert une évidence que la géographie leur rappelle depuis des siècles : l’Algérie est là, elle a du gaz, et elle est stable. Giorgia Meloni s’est précipitée à Alger cette semaine. Le ministre espagnol des Affaires étrangères l’a suivie le lendemain — sans détour, sans diplomatie de façade, à corps et à cris, comme un locataire en retard de loyer qui frappe à la porte de son bailleur. Le président algérien Tebboune, magnanime, a confirmé que son pays resterait un «partenaire stratégique et fiable.»

Les chiffres donnent le vertige : les exportations algériennes vers l’Italie ont dépassé les 23 milliards de mètres cubes par an en 2022, 2023 et 2024, représentant plus d’un tiers de la consommation annuelle italienne.

L’Algérie est ainsi devenue, depuis l’invasion russe de l’Ukraine, le premier fournisseur de gaz de l’Italie — détrônant Moscou avec le sourire.

Et tout ce gaz — ou presque — passe par un tuyau qui traverse un pays dont on parle peu dans ce grand théâtre énergétique : la Tunisie.

La Tunisie, percepteur discret qui sous-facture ses services

Le gazoduc Transmed, artère vitale de l’énergie européenne, relie l’Algérie à l’Italie en traversant le territoire et les eaux tunisiennes. En échange de ce transit, la Tunisie perçoit des droits en nature : une redevance calculée en volume de gaz, estimée historiquement à environ 5,25 % des volumes transportés, soit plusieurs centaines de millions de mètres cubes par an.

À titre indicatif, sur 23 milliards de mètres cubes annuels, cela représente plus de 1,2 milliard de mètres cubes de gaz — une manne considérable pour un pays qui importe plus de 60% de son énergie et dont la facture énergétique pèse lourd dans une balance commerciale déjà sous tension.

C’est bien. Ce n’est pas suffisant. Et voilà le cœur du problème.

Ce que la Tunisie devrait faire — et ne fait pas encore

La Tunisie est dans la position enviable d’un propriétaire de foncier que tout le monde veut traverser. Sauf qu’elle se comporte encore trop souvent comme un simple gardien de tuyau, alors qu’elle pourrait être un acteur stratégique à part entière. Voici, pédagogiquement, ce que la logique commande :

Premièrement, renégocier le tarif de transit. Dans un contexte où le gaz algérien vaut de l’or sur les marchés européens et où aucune alternative crédible ne peut le remplacer à court terme, la Tunisie dispose d’un levier de négociation inédit. Un relèvement même modeste du taux de redevance — de 5,25 % à 7 ou 8 % — représenterait des revenus supplémentaires considérables, sans que personne ne puisse raisonnablement s’y opposer.

Deuxièmement, valoriser le gaz perçu en nature. Plutôt que de simplement consommer ce gaz dans le mix énergétique national — ce qui est certes utile — la Tunisie pourrait envisager d’en revendre une partie sur les marchés spot européens, aux prix actuels particulièrement élevés. Un arbitrage intelligent qui transformerait une rente passive en revenus actifs.

Troisièmement, se positionner comme hub régional. La Tunisie dispose d’une position géographique unique entre l’Afrique et l’Europe. Développer des capacités de stockage, d’interconnexion et de regazéification lui permettrait de passer du statut de couloir à celui de carrefour — avec tout ce que cela implique en termes d’investissements, d’emplois et d’influence diplomatique.

Quatrièmement, jouer sa carte de stabilité. Dans un Maghreb traversé de tensions, la Tunisie reste un interlocuteur prévisible. C’est une valeur rare — et monnayable. Rome, Madrid, Bruxelles ont besoin de garanties : la Tunisie peut les offrir, à condition de le faire avec méthode et ambition.

Ne pas laisser les autres écrire le contrat

L’Europe se noie dans sa dépendance énergétique et les États-Unis lui tendent une corde — payante, bien sûr. L’Algérie joue ses cartes avec calme et assurance. La Tunisie, elle, regarde passer les trains — ou plutôt les molécules de méthane — sans toujours mesurer ce que vaut le rail sur lequel elles circulent.

L’histoire énergétique mondiale est en train de se réécrire. Ce serait dommage d’en être le décor plutôt que l’auteur. La passerelle plutôt la plateforme…

* Economiste universitaire.

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Retour des Tunisiens de l’étranger : seuls 20 % envisagent un retour définitif

Réalisée entre mai et juin 2025 sur un échantillon de 1041 Tunisiens résidant à l’étranger (TRE) dans différents pays du monde, une enquête intitulée “Le retour des Tunisiens de l’étranger : Freins, Incitations et Perspectives” a montré qu’en dehors des visites de vacances, seuls 20 % des Tunisiens établis à l’étranger déclarent souhaiter retourner définitivement en Tunisie et 59 % ne manifestent aucun intérêt pour un tel retour.

Présentés ce mardi à Tunis, les résultats de l’enquête révèlent, toutefois, que l’attachement à la patrie demeure fort chez les Tunisiens résidant à l’étranger puisque 56 % des participants indiquent retourner en Tunisie plusieurs fois par an et 35 % y reviennent au moins une fois par an.

Menée par l’Association des Tunisiens des Grandes écoles (ATUGE), mise en œuvre par l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) et financée par l’Union Européenne, l’enquête a montré que les motivations du retour temporaire sont principalement d’ordre familial (32 %) et liées au choix de passer la période de retraite en Tunisie (21 %).

Par ailleurs, 24 % des TRE interrogés ont exprimé leur volonté de lancer des projets d’investissement en Tunisie. Les données montrent également que 81 % des personnes sondées avaient initialement quitté le pays pour des raisons professionnelles, ce qui reflète le lien étroit entre la question du retour, le marché du travail et les opportunités d’investissement.

Les résultats indiquent que le désir de retour est conditionné par la disponibilité de facteurs favorables. Ainsi, 71 % des participants se disent intéressés par un retour en cas de disponibilité d’opportunités économiques, 81 % en cas de stabilité économique et politique, et 82 % si le climat d’investissement est facilité, notamment en ce qui concerne le capital-risque et l’accès aux financements bancaires.

S’agissant des obstacles au retour en Tunisie, l’étude a identifié plusieurs entraves majeures, au premier rang desquelles figure la rigidité du marché du travail, considérée par 71 % des répondants comme un obstacle fondamental, notamment en raison du manque d’emplois qualifiés et de la faiblesse des salaires.

En outre, 69 % de l’échantillon estiment que la rareté des opportunités entrepreneuriales et la difficulté de développer des projets en Tunisie constituent un frein important au retour, tandis que 62 % considèrent la lourdeur des procédures administratives comme un obstacle majeur.

Par ailleurs, 64 % des personnes interrogées ont indiqué que la dégradation de la qualité de vie et l’absence de conditions de vie adéquates représentent un obstacle à leur retour définitif. De plus, 58 % estiment que le poids du système fiscal et réglementaire constitue une barrière supplémentaire, en plus des difficultés liées à la bureaucratie.

À l’inverse, les résultats qualitatifs et quantitatifs ont permis d’identifier plusieurs facteurs d’attractivité susceptibles d’encourager le retour des Tunisiens résidant à l’étranger. L’étude souligne notamment l’importance d’améliorer les services de vie quotidienne, en particulier dans les domaines de la santé, de l’éducation, du transport et des infrastructures, de faciliter l’accès aux marchés économiques, de garantir la stabilité économique et politique, ainsi que d’améliorer et de simplifier le climat d’investissement, d’alléger la charge fiscale pesant sur les investisseurs et de simplifier les procédures administratives.

L’étude met également en évidence la nécessité de développer et d’améliorer les services liés au vieillissement et à la retraite, d’introduire davantage de flexibilité sur le marché du travail, de numériser et de moderniser l’administration ainsi que les services administratifs et bancaires, d’améliorer les services de transfert de fonds de l’étranger vers la Tunisie, et de renforcer les accords bilatéraux avec les pays de résidence afin d’améliorer les avantages accordés aux Tunisiens établis à l’étranger.

Enfin, les résultats de cette étude montrent que l’adoption de mesures ciblées est susceptible d’attirer les compétences tunisiennes à revenir dans leur pays. 83 % des participants estiment que la simplification des procédures administratives constitue un facteur fortement attractif pour un retour en Tunisie, 79 % considèrent que la simplification des règles bancaires et de la réglementation des changes encouragerait le retour, tandis que 76 % soulignent l’importance de la mise en place d’une protection sociale lors du retour en Tunisie.

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Guerre en Ukraine : L’UE décide de geler indéfiniment les avoirs souverains russes

L’Union européenne a approuvé, vendredi, le gel pour une durée indéterminée des actifs souverains russes présents sur son territoire, mettant fin au mécanisme de renouvellement semestriel qui exigeait l’unanimité des États membres.

L’annonce a été faite par la cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, qui affirme que la mesure restera en vigueur tant que Moscou n’aura pas versé à l’Ukraine des réparations complètes pour les destructions causées par son invasion.

210 milliards d’euros d’avoirs russes figés

Sur X, Kaja Kallas a indiqué que jusqu’à 210 milliards d’euros d’actifs souverains russes resteront immobilisés dans l’UE. Ce changement de régime évite la menace d’un veto hongrois ou d’autres États prorusses à chaque renouvellement. Selon la diplomate, cette décision doit accroître la pression sur le Kremlin jusqu’à ce que la Russie « prenne les négociations au sérieux » et accepte de répondre des dégâts infligés à l’Ukraine.

Un Conseil européen prévu la semaine prochaine devra par ailleurs préciser les moyens de financement du soutien européen à Kiev pour les années à venir.

Le ministre français des affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a réagi en soulignant que l’UE reprend pleinement la maîtrise du sort des fonds russes placés en Europe. Dans un message publié sur X, il affirme que la Russie sera privée de ces actifs « jusqu’à ce qu’elle cesse sa guerre d’agression et verse des réparations », insistant sur l’importance de maintenir un front européen uni.

Budapest dénonce une décision « illégale »

En amont de l’annonce officielle européenne, le premier ministre hongrois, Viktor Orban, avait anticipé la décision et fustigé un vote « illégal ». Dans un message publié sur Facebook, il accuse Bruxelles de se placer « au-dessus des règles » et estime que cette mesure entraînera « des dommages irréparables » pour l’Union. La Hongrie, régulièrement accusée d’alignement sur Moscou, s’oppose de longue date au mécanisme de sanctions renforcées.

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L’UE classe la Tunisie parmi les pays sûrs : Un tournant majeur pour les demandes d’asile

La Tunisie figure désormais sur la liste commune des pays d’origine jugés « sûrs » par l’Union européenne, une décision entérinée par le Conseil de l’UE. Ce nouveau classement entraîne l’accélération du traitement des demandes d’asile déposées par des Tunisiens. Il s’inscrit dans une refonte profonde de la politique migratoire européenne.

Un classement européen qui change les règles du jeu

L’Union européenne a officialisé l’inscription de la Tunisie sur sa liste actualisée des pays d’origine considérés comme « sûrs », une catégorisation qui modifie profondément la gestion des dossiers d’asile.

Les ressortissants tunisiens continueront d’avoir la possibilité de déposer une demande, mais celle-ci sera désormais examinée selon une procédure abrégée, car présumée non fondée en l’absence d’éléments personnels démontrant un risque réel de persécution.

Le concept européen de « pays sûr » repose sur une évaluation du respect global des droits fondamentaux, du fonctionnement de l’État de droit et des garanties contre les traitements inhumains.

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Une harmonisation imposée aux États membres

Dans cette nouvelle classification, la Tunisie rejoint notamment l’Égypte et le Maroc, sélectionnés à l’issue d’un examen harmonisé appliqué pour la première fois à l’échelle des Vingt-Sept. Les États membres devront aligner leurs mécanismes de tri et de traitement conformément à cette liste unifiée.

Cette évolution intervient dans un contexte de réforme globale du Pacte européen sur la migration et l’asile, qui vise à réduire les divergences entre les systèmes nationaux et à accélérer les procédures de retour pour les personnes déboutées. Bruxelles présente cette harmonisation comme un moyen de fluidifier les flux administratifs et de rendre les décisions plus cohérentes.

Des réserves exprimées par les ONG

Plusieurs organisations de défense des droits humains ont toutefois mis en garde contre une vision perçue comme trop optimiste de la situation tunisienne. Elles estiment que les réalités sociopolitiques doivent être examinées avec plus de nuance, craignant que ce classement n’aboutisse à des rejets systématiques des demandes, indépendamment de situations individuelles potentiellement sensibles.

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Voyager en Europe : ce qui change pour les Tunisiens avec le nouveau système EES

Voyager en Europe : ce qui change pour les Tunisiens avec le nouveau système EES

Depuis le 12 octobre 2025, l’Union européenne applique de nouvelles règles rigoureuses pour les voyageurs non européens, dont les Tunisiens, avec l’entrée en vigueur du système biométrique d’entrée-sortie (EES). Ce mécanisme, qui remplace le traditionnel tampon sur les passeports, enregistre désormais de manière numérique les mouvements des visiteurs grâce à la prise d’empreintes digitales et […]

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L’UE mise sur le digital pour booster le commerce entre la Tunisie et l’Europe

L’Union européenne vient de lancer en Tunisie un programme régional de quatre ans destiné à moderniser les échanges commerciaux grâce au commerce digital. Objectif : soutenir la transformation numérique, harmoniser les cadres juridiques et ouvrir davantage les marchés aux PME tunisiennes.

L’Union européenne a dévoilé en Tunisie un nouveau programme régional, intitulé « Commerce digital et e-commerce dans la région MENA », qui s’étendra de 2025 à 2029. Cette initiative vise à dynamiser le partenariat économique entre la Tunisie et l’Europe en misant sur la transformation numérique et l’intégration régionale.

Financé conjointement par l’UE et l’Allemagne, le projet sera mis en œuvre par la GIZ Tunisie et le Centre du commerce international (ITC). Il ambitionne de créer un environnement propice au développement du commerce électronique, tout en générant de nouvelles opportunités économiques, notamment pour les jeunes entrepreneurs.

Harmonisation juridique et outils transfrontaliers

Le programme s’attaque à plusieurs chantiers prioritaires :

  • Renforcement des stratégies nationales en matière de commerce électronique ;
  • Harmonisation des cadres juridiques avec les normes internationales ;
  • Développement d’outils transfrontaliers, tels que les paiements électroniques et la signature électronique.

Il prévoit également de fluidifier les procédures douanières et logistiques liées au e-commerce, afin de réduire les délais et les coûts de circulation des marchandises.

Booster l’accès des PME aux marchés internationaux

Une partie essentielle du projet concerne l’accompagnement des petites et moyennes entreprises tunisiennes. L’objectif est de renforcer leurs capacités, d’améliorer leur compétitivité sur les plateformes numériques et de faciliter leur accès aux marchés régionaux et européens.

Ce programme s’inscrit dans une dynamique plus large de coopération privilégiée entre la Tunisie et l’Union européenne. En misant sur le digital, les deux partenaires entendent revitaliser leurs échanges commerciaux et anticiper les évolutions du commerce mondial, largement tiré par l’économie numérique.

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L’UE acte la fin des importations de gaz russe à partir de 2027

Bruxelles scelle un accord historique pour mettre un terme total aux importations de gaz russe. La mesure, longuement débattue, vise à assécher l’une des principales sources de revenus de Moscou tout en accélérant la transition énergétique européenne. L’échéance est fixée à l’automne 2027, malgré les résistances de certains États membres.

Tourner la page énergétique russe

Près de quatre ans après le début de la guerre en Ukraine, eurodéputés et États membres sont parvenus à un accord interdisant toute forme d’importation de gaz russe – qu’il soit acheminé par gazoducs ou sous forme de GNL. Ursula von der Leyen a salué un « moment fondateur », assurant que l’Europe basculait vers « l’indépendance énergétique totale » vis-à-vis de Moscou.

L’échéance de l’automne 2027 résulte d’un compromis : le Parlement européen réclamait une interdiction plus rapide, quand plusieurs capitales voulaient plus de temps pour ajuster leurs systèmes d’approvisionnement.

Des ruptures de contrats encadrées

Pour le gaz transporté par gazoducs, les contrats de long terme ne pourront plus être prolongés après le 30 septembre 2027, avec une application maximale au 1er novembre 2027. Pour le GNL, la coupure des contrats longs interviendra dès le 1er janvier 2027.

Les contrats courts seront interdits dès avril 2026 pour le GNL et juin 2026 pour le gaz par gazoduc. Les entreprises pourront invoquer la « force majeure » pour justifier la rupture anticipée des engagements.

Moscou dénonce, Bruxelles assume

Le Kremlin a immédiatement réagi, accusant l’Union européenne de se « condamner » à recourir à une énergie « plus coûteuse ». Pour Dmitri Peskov, porte-parole de Vladimir Poutine, la mesure affaiblira davantage l’équilibre économique européen.

À Bruxelles, le commissaire à l’énergie Dan Jorgensen a, au contraire, salué « la fin des manipulations et du chantage », affirmant que l’Europe « reste solidaire de l’Ukraine ».

Contourner les risques de veto

Afin d’éviter un blocage de la Hongrie et de la Slovaquie, Bruxelles a choisi la voie d’un texte législatif adopté à la majorité qualifiée, plutôt que celle de sanctions nécessitant l’unanimité.

Viktor Orban avait encore affirmé récemment qu’il continuerait d’importer des hydrocarbures russes. L’accord prévoit néanmoins une future proposition de la Commission pour mettre fin définitivement aux importations de pétrole russe en Hongrie et en Slovaquie d’ici fin 2027.

La part du gaz russe dans les importations européennes est passée de 45% en 2021 à 19% en 2024, grâce à une réduction massive des flux par gazoducs. Mais l’Europe est devenue plus dépendante du GNL, notamment américain (45% des importations) et toujours russe (20% en 2024).

En valeur totale, les importations de gaz russe représenteraient encore 15 milliards d’euros en 2025, preuve que la coupure à venir constitue un basculement stratégique majeur.

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Soupçons de fraude au sein de l’UE : l’ex-cheffe de la diplomatie Federica Mogherini en garde à vue

L’ancienne cheffe de la diplomatie européenne, Federica Mogherini, a été interpellée en Belgique dans une enquête retentissante sur des soupçons de fraude, de corruption et de manipulation de marchés publics au sein des institutions européennes.

Deux hauts responsables européens sont également concernés, tandis que l’affaire ébranle le Service européen pour l’action extérieure et le Collège d’Europe.

Un trio de haut niveau dans le viseur du Parquet européen

Federica Mogherini, ancienne haute représentante de l’UE pour les Affaires étrangères, a été interpellée aux côtés de Stefano Sannino – ex-secrétaire général du Service européen pour l’action extérieure (SEAE) et actuel directeur général de la DG MENA – ainsi qu’un haut responsable administratif du Collège d’Europe.

Selon plusieurs médias belges, leur garde à vue intervient dans le cadre d’une enquête du Parquet européen portant sur des soupçons de fraude dans les marchés publics, corruption, violation du secret professionnel et conflit d’intérêts.

Les investigateurs ont effectué des perquisitions à Bruxelles, au siège du SEAE, au Collège d’Europe à Bruges, ainsi que dans plusieurs domiciles privés. Les enquêteurs cherchent à établir l’existence de partages d’informations confidentielles durant une procédure d’appel d’offres sensible.

Le programme de formation en diplomatie européenne au cœur des soupçons

L’enquête concerne un projet financé par l’Union européenne : la European Union Diplomatic Academy, un programme d’une durée de neuf mois destiné à former de jeunes diplomates.

Attribué au Collège d’Europe après un appel d’offres mené entre 2021 et 2022, ce marché aurait été entaché d’irrégularités, selon les fortes suspicions évoquées par l’EPPO.

Les procureurs examinent notamment si des données internes ont été transmises au Collège d’Europe avant la sélection finale. L’enjeu est majeur : prouver ou non que des responsables européens ont violé les règles de concurrence au profit d’une institution financée massivement par l’UE elle-même.

Depuis 2020, Federica Mogherini dirige le Collège d’Europe, prestigieuse institution académique dont le rôle central dans la formation diplomatique européenne en fait un acteur stratégique des relations extérieures de l’Union.

Une affaire qui secoue l’appareil diplomatique européen

L’ampleur de l’affaire et le rang des personnalités interpellées créent un choc au sein des institutions européennes. Le Parquet européen insiste sur la gravité potentielle des faits, rappelant que toute entorse aux règles de concurrence fragilise la crédibilité de l’UE et la transparence de ses marchés publics.

La suite de l’enquête devra déterminer si les responsables incriminés ont favorisé une institution en échange d’avantages ou exercé une influence indue sur la procédure d’attribution du programme diplomatique.

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Tunis proteste contre les agissements de l’ambassadrice des Pays-Bas

Sur instruction du président Kaïs Saïed, le ministre des Affaires étrangères Mohamed Ali Nafti a convoqué l’ambassadrice des Pays-Bas à Tunis pour lui notifier une protestation officielle. Cette démarche intervient après des actes jugés contraires aux usages diplomatiques, dans un contexte déjà marqué par des tensions avec la délégation européenne.

Une convocation formelle

Le ministre des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’Étranger, Mohamed Ali Nafti, a reçu l’ambassadrice du Royaume des Pays-Bas, Josephine Frantzen, au siège du ministère. Cette convocation avait pour objectif de lui transmettre une protestation ferme au nom de l’État tunisien.

Selon les informations communiquées par le ministère, les autorités reprochent à la diplomate néerlandaise d’avoir enfreint certaines règles fondamentales du travail diplomatique. Le ministre lui a demandé de respecter strictement les usages en vigueur et de s’abstenir de toute forme d’intervention dans les affaires internes du pays, une ligne rouge que Tunis affirme défendre avec constance.

Une instruction directe du président Kaïs Saïed

La démarche n’est pas anodine : elle a été entreprise sur instruction directe du président de la République, Kaïs Saïed. Le chef de l’État aurait chargé le ministre des Affaires étrangères de signifier également une contestation aux autorités européennes, visant les initiatives d’une diplomate en poste à Tunis accusée d’avoir agi hors cadre protocolaire.

Sans la nommer publiquement, le président a fustigé des comportements qu’il considère « incompatibles » avec les normes diplomatiques et avec le respect attendu envers les institutions tunisiennes. Une sortie qui s’inscrit dans la ligne dure adoptée par Carthage face à ce qu’elle perçoit comme des ingérences extérieures.

Ce nouvel incident intervient alors que les relations entre Tunis et certaines représentations européennes connaissent une phase de crispation. Quelques jours auparavant, l’ambassadeur de l’Union européenne à Tunis, Giuseppe Perrone, avait déjà été convoqué pour des griefs similaires, liés à des initiatives jugées non conformes aux engagements diplomatiques.

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Tunisie–UE : Bruxelles rappelle les règles diplomatiques après la mise au point de Carthage

La Commission européenne a réagi à la convocation de l’ambassadeur de l’UE en Tunisie par le président Kaïs Saïed, suite à sa rencontre avec le secrétaire général de l’UGTT.

Bruxelles insiste sur les usages diplomatiques et rappelle que le dialogue avec des acteurs de la société civile ou du monde syndical fait partie intégrante du rôle des diplomates.

Une convocation au palais de Carthage qui fait réagir Bruxelles

Le 25 novembre 2025, le président Kaïs Saïed a convoqué Giuseppe Perrone, ambassadeur de l’Union européenne en Tunisie, pour lui signifier une protestation officielle. La présidence a estimé que la rencontre entre le diplomate et Noureddine Taboubi, secrétaire général de l’UGTT, constituait une violation des usages diplomatiques, menée en dehors des canaux officiels de l’État tunisien.

Selon le communiqué de Carthage, l’ambassadeur est tenu, en tant que représentant plénipotentiaire, de respecter strictement les normes encadrant ses relations avec les institutions tunisiennes.

Cette mise au point survient après plusieurs rencontres de Giuseppe Perrone avec des acteurs sociaux et économiques, dont Samir Majoul, président de l’Utica, visant à renforcer le dialogue entre la société civile et l’Union européenne.

La réponse de Bruxelles : le rôle naturel des diplomates

Mercredi 26 novembre 2025, lors du point de presse quotidien, le porte-parole de la Commission européenne, Anouar El Anouni, a souligné que les diplomates dialoguent naturellement avec un large éventail d’interlocuteurs, y compris les syndicats et les organisations de la société civile, qui contribuent au renforcement de la coopération bilatérale.

Il a rappelé le rôle historique de l’UGTT, membre du Quartet du dialogue national honoré par le prix Nobel de la paix 2015, pour sa contribution à l’instauration de la démocratie en Tunisie. Pour Bruxelles, ces contacts font partie intégrante de la mission diplomatique, même s’ils ne remplacent pas les canaux officiels.

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Transition énergétique : L’Europe promet de nouveaux projets et réaffirme son soutien au virage vert tunisien

À la veille du Sommet UA-UE de Luanda, Ursula von der Leyen assure que la Tunisie peut accélérer sa mutation en misant sur les renouvelables.

A l’occasion des 25 ans du partenariat Union africaine–Union européenne, le Sommet de Luanda (24–25 novembre) s’ouvre sur des ambitions renouvelées.

Les dirigeants des deux continents, réunis autour du thème « Promouvoir la paix et la prospérité grâce à un multilatéralisme effectif », doivent annoncer de nouveaux projets liés à la transformation énergétique et numérique.

Pour la Tunisie, l’Union européenne se dit prête à renforcer son soutien, notamment dans les énergies renouvelables, secteur jugé déterminant pour l’avenir du pays.

Une nouvelle vague d’investissements

Dans une déclaration exclusive à l’agence TAP, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a présenté ce sommet comme un « tournant » destiné à ouvrir « une nouvelle ère de commerce et de coopération véritable ».

Elle a rappelé que plusieurs initiatives seront dévoilées dans le cadre de Global Gateway, le plan européen d’investissement destiné à améliorer les interconnexions et à soutenir le développement durable en Afrique.

Le ministre tunisien des Affaires étrangères, Mohamed Ali Nafti, représente la Tunisie à ce 7e sommet UA-UE, où seront lancés de nouveaux programmes dans l’énergie, le numérique et les matières premières critiques. L’Europe insiste sur son rôle de voisin direct et de premier partenaire commercial de l’Afrique, affirmant vouloir porter ce partenariat « à un niveau supérieur ».

Interconnexion avec l’Italie et expansion du solaire

Pour Ursula von der Leyen, la transition énergétique constitue un enjeu stratégique pour Tunis. Elle a mis en avant le projet d’interconnexion électrique sous-marine Tunisie–Italie, soutenu par l’UE, comme un levier crucial pour renforcer la sécurité énergétique, intégrer davantage d’énergies renouvelables et stabiliser les approvisionnements des deux rives.

L’Europe assure également accompagner les projets tunisiens d’extension du solaire et de l’éolien, affirmant que cette diversification permettra de réduire les coûts de production énergétique, de créer des « dizaines de milliers d’emplois » et d’offrir au pays une croissance plus durable.

Selon elle, la réduction de la dépendance aux énergies fossiles pourrait transformer le système énergétique tunisien et diminuer ses émissions de gaz à effet de serre.

Un avenir énergétique

Au-delà du cadre bilatéral, von der Leyen a souligné que l’UE souhaite intensifier la coopération avec l’Union africaine autour des énergies renouvelables propres et des matières premières stratégiques, dans l’objectif de créer davantage de valeur ajoutée sur le sol africain et de générer des emplois pour les populations locales.

Elle a rappelé la campagne « Scaling Up Renewables in Africa », lancée avec l’Afrique du Sud il y a un an, destinée à mobiliser des investissements pour l’accès à l’électricité et l’expansion de l’énergie propre. L’Union européenne vient d’y consacrer 15,5 milliards d’euros supplémentaires, afin de soutenir les réseaux, attirer les investisseurs et aider les 600 millions d’Africains dépourvus d’électricité.

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Tunisie : Négociations avec l’UE et les USA pour alléger les taxes douanières

Le ministre du Commerce, Samir Abid, a annoncé samedi 15 novembre, lors de la séance plénière consacrée au budget 2026, que la Tunisie poursuit des discussions avec l’Union européenne et les États-Unis pour réduire les taxes douanières sur ses exportations. Cette démarche vise à rendre les produits tunisiens plus compétitifs à l’international et à renforcer la balance commerciale.

Une stratégie pour dynamiser les exportations

Selon Samir Abid, l’allègement des taxes douanières permettra de booster les ventes tunisiennes à l’étranger, tout en réduisant le déficit commercial. La Tunisie a déjà obtenu des résultats positifs avec certains partenaires, notamment la Turquie, et espère reproduire ce succès avec l’UE et les USA.

La stratégie ministérielle repose sur plusieurs axes :

  • Élargir et diversifier les exportations ;
  • Moderniser et numériser les circuits commerciaux ;
  • Simplifier les procédures pour les entreprises exportatrices ;
  • Promouvoir le commerce électronique et lutter contre les pratiques illégales à l’importation.

Soutien aux producteurs et régulation des marchés

Parallèlement aux discussions internationales, le ministère prévoit d’installer des points de vente directs du producteur au consommateur dans chaque gouvernorat, afin de limiter les intermédiaires et maîtriser les prix des produits essentiels.

Des quotas spécifiques sont également appliqués sur le café, le sucre et les bananes, avec 30 % réservés à la consommation familiale, et de nouveaux importateurs autorisés pour casser les monopoles historiques.

Le suivi de la chaîne de valeur, du producteur à l’exportateur, permet d’améliorer la qualité et la valorisation des produits tunisiens, notamment l’huile d’olive, les dattes et les produits de la mer. Ces efforts ont permis à la Tunisie de remporter plusieurs distinctions à l’international et de renforcer la compétitivité de ses exportations.

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