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L’Iran promet d’anéantir le Stargate AI d’Abou Dhabi

Dans une vidéo de propagande saisissante, le Corps des Gardiens de la révolution islamique (CGRI) a désigné le centre de données Stargate AI d’Abou Dhabi comme cible prioritaire en cas de frappe militaire, promettant son « anéantissement total et absolu ». Estimé à plus de 30 milliards de dollars et soutenu par OpenAI, Nvidia, Oracle et SoftBank, ce méga-projet d’infrastructure d’intelligence artificielle se retrouve au cœur d’une escalade verbale inédite entre Téhéran et Washington.

La vidéo diffusée par le CGRI frappe par sa précision délibérée : elle montre la Terre depuis l’espace, avant de zoomer sur Abou Dhabi via Google Maps pour localiser le site, en apparence désertique. Un message y apparaît : « Rien ne nous échappe, même si Google le cache. » La séquence bascule ensuite sur une vue nocturne révélant l’étendue réelle des installations. Un avertissement aussi visuel que calculé.

Ces menaces s’inscrivent dans un contexte de tensions croissantes. Début avril, l’armée iranienne avait déjà mis en cause de grandes entreprises américaines, parmi lesquelles Apple, Google, Meta, Intel et Microsoft, les accusant de liens avec les forces armées des États-Unis et menaçant leurs infrastructures au Moyen-Orient.

Le porte-parole du CGRI, Ebrahim Zolfaghari, a depuis élargi ces menaces aux installations américaines et israéliennes dans la région, en réponse à l’ultimatum de Donald Trump évoquant d’éventuelles frappes contre les infrastructures énergétiques iraniennes. A noter que cet ultimatum, qui devait prendre fin lundi 6 avril, a été repoussé à mardi 7 avril à 20 heures (heure de Washington).

La cible désignée n’est pas anodine. Annoncé en mai 2025 et encore partiellement en construction, le centre de données Stargate AI d’Abou Dhabi ambitionne de devenir l’un des plus grands hubs d’intelligence artificielle au monde, avec une capacité de calcul d’un gigawatt destinée à soutenir les applications d’IA et les services cloud. Le projet associe des partenaires de premier rang : OpenAI, Cisco, Nvidia, Oracle, SoftBank et le groupe émirati G42.

A suivre.

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ZLECAf et OAPI : Tunis s’impose comme acteur incontournable du commerce africain

Le ministre du Commerce et du Développement des exportations, Samir Abid, a appelé à accélérer la finalisation des procédures de signature et de ratification relatives à l’Organisation africaine de la propriété intellectuelle (OAPI), dont le siège sera établi en Tunisie. Il s’exprimait lors de la 9ème réunion extraordinaire des ministres du Commerce des États membres du COMESA (Marché commun de l’Afrique orientale et australe), qui se tenait par visioconférence le 2 avril 2026.

Cette réunion avait pour objet l’examen et l’approbation du Plan stratégique du COMESA pour 2026-2030, ainsi que de la stratégie de mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).

Samir Abid a qualifié cette stratégie d’étape cruciale vers le renforcement de l’intégration des États membres au sein du marché africain. Tout en soulignant qu’elle permettra d’améliorer la compétitivité des entreprises et de stimuler le commerce et les investissements intra-régionaux. Contribuant ainsi à un développement inclusif et durable.

Sur le plan opérationnel, le ministre a formulé plusieurs recommandations :

  • Mettre en place des mécanismes de suivi rigoureux dans le respect des échéances fixées.
  • Renforcer la coordination nationale entre les différentes parties prenantes, notamment les douanes, le commerce et les transports.
  • Et définir un rôle plus efficace pour le secteur privé dans la promotion de l’intégration régionale.

Il a également préconisé d’approfondir l’analyse des chaînes de valeur, de recourir aux nouvelles technologies, d’intégrer des approches innovantes telles que l’économie verte, et d’élaborer des plans nationaux de mise en œuvre concrets, adaptés aux spécificités de chaque État membre.

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BH Assurance dégage un résultat bénéficiaire de 11,1 MD en 2025

BH Assurance a réalisé un chiffre d’affaires de 208,7 millions de dinars en 2025, en progression de 4,5% par rapport à 2024. C’est ce qu’il ressort des états financiers approuvés par son Conseil d’Administration, lors de sa réunion du 1er avril 2026.

La société BH Assurance a dégagé un résultat bénéficiaire de 11,1 millions de dinars. Il est en hausse de 1% sur un an, précise un communiqué publié sur le site de la Bourse.

Par ailleurs, le Conseil d’Administration a décidé de proposer la distribution d’un dividende de 1,600 dinar par action. Il a aussi convoqué une Assemblée Générale Ordinaire pour le 27 avril 2026.

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Des flammes à 5,74 millions de dinars : Office Plast convoque ses actionnaires pour recapitaliser à hauteur de 7,33 millions

La société tunisienne Office Plast a enregistré au titre de l’exercice 2025 un résultat net déficitaire de 1,41 million de dinars, contre un bénéfice de 355 000 dinars l’année précédente. Ce retournement résulte d’une « perte extraordinaire » de 1,54 million de dinars consécutive à un incendie survenu dans les locaux de stockage de l’entreprise le 25 juin 2025.

Le sinistre a causé des destructions de stocks et d’immobilisations évaluées à 5,74 millions de dinars. Les compagnies d’assurance ont à ce jour indemnisé la société à hauteur de 4,21 millions de dinars tunisiens, le dossier n’étant pas encore définitivement clôturé.

Hors sinistre, l’activité opérationnelle de la société demeure positive, avec un résultat net avant prise en compte du sinistre de 122 000 dinars et un résultat d’exploitation de 2,41 millions de dinars, en recul par rapport aux 2,72 millions de dinars réalisés en 2024. Le chiffre d’affaires hors taxes s’est établi à 34,32 millions de dinars tunisiens contre 34,93 millions en 2024, tandis que le total bilan progresse légèrement, de 46,95 à 47,11 millions de dinars tunisiens.

Ces états financiers ont été arrêtés par le conseil d’administration lors de sa réunion du 2 avril 2026. À cette occasion, le conseil a convoqué une Assemblée générale ordinaire et une Assemblée générale extraordinaire, toutes deux fixées au 29 avril 2026 à l’hôtel Novotel Tunis Lac, respectivement à 16h00 et 17h00.

L’Assemblée générale extraordinaire est appelée à se prononcer sur une augmentation du capital social de 7,33 millions de dinars tunisiens, selon deux opérations successives devant porter le capital de 14,66 millions à 21,99 millions de dinars tunisiens. La première opération consiste en l’émission de 3,67 millions d’actions nouvelles réservées aux actionnaires existants et aux porteurs de droits de souscription, à raison d’une action nouvelle pour quatre actions anciennes, à un prix d’émission comprenant la valeur nominale augmentée d’une prime dont le montant sera fixé par l’Assemblée. La seconde opération porte sur l’attribution gratuite de 3,67 millions d’actions nouvelles, à raison d’une action pour cinq actions anciennes et nouvelles, par incorporation de réserves, cette opération intervenant après la réalisation de l’augmentation en numéraire. Les actions nouvelles émises dans le cadre de ces deux opérations porteront jouissance à compter du 1er janvier 2026.

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Transformation numérique : la Tunisie boucle 20 projets

La Tunisie généralise la facturation électronique au ministère des Finances dès le troisième trimestre 2026. Sur 192 projets numériques engagés à l’échelle nationale, 121 sont en cours et 20 déjà achevés au premier trimestre 2026. C’est ce qu’a annoncé vendredi le ministre des Technologies de la communication, Sofiane Hemissi, devant le Conseil national des régions et des districts.

Cette initiative vise à consacrer la transparence et la justice fiscale. Au ministère des Finances, d’autres chantiers avancent en parallèle : généralisation du timbre fiscal électronique, paiement à distance de la taxe de circulation et mise en place de l’identifiant fiscal en ligne.

La numérisation s’étend à l’ensemble des secteurs vitaux. L’intérieur et les affaires étrangères déploient des services en ligne pour la carte d’identité des élèves, le renouvellement des passeports, le bulletin n°3 et un consulat numérique destiné aux Tunisiens résidant à l’étranger. La santé avance sur le chantier de l’hôpital numérique, la gestion des rendez-vous à distance et un système intégré pour l’assurance maladie. L’éducation et le transport progressent avec des systèmes de gestion scolaire, de renouvellement des permis de conduire et de transfert de propriété des véhicules.

Hemissi a néanmoins reconnu des obstacles persistants : résistance au changement, déficit de compétences humaines qualifiées et inadaptation du cadre législatif aux évolutions technologiques. La cybersécurité, la souveraineté numérique et le développement d’une culture de l’intelligence artificielle demeurent des priorités pour la réussite de cette stratégie nationale.

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Pharma et pêche : la TIA valide 79 millions de dinars et 800 emplois

La Tunisian Investment Authority (TIA) a tenu, jeudi 2 avril 2026, la deuxième session de l’année 2026 de la Commission nationale chargée d’examiner les demandes de bénéfice des incitations prévues par la loi sur l’investissement. La commission a approuvé l’octroi des avantages fiscaux et financiers à deux projets représentant un coût total déclaré dépassant 79 millions de dinars et une capacité d’emploi excédant 800 postes de travail.

Les deux dossiers soumis à l’examen portent sur des secteurs jugés prioritaires au regard des objectifs de la loi sur l’investissement en vigueur. Le premier concerne une opération d’extension d’un projet existant dans le secteur des industries pharmaceutiques. Le second porte sur la création d’une unité de conserverie de produits de la pêche maritime.

La commission a précisé que ces projets s’inscrivent dans le cadre du développement des secteurs économiques prioritaires, conformément aux dispositions de la législation applicable en matière d’investissement.

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BH Leasing : 3,98 millions de dinars en réserve et une levée de fonds en vue

L’Assemblée Générale Ordinaire de BH Leasing, prévue le 15 avril 2026, soumettra aux actionnaires deux résolutions portant sur des montants significatifs.

Le bénéfice net de l’exercice 2025 de BH Leasing s’établit à 2,85 millions de dinars. Ajouté au résultat reporté de l’exercice précédent, soit 1,13 million de dinars, la masse distribuable atteint 3,98 millions de dinars. Sur ce total, 199 154 dinars seront prélevés au titre de la réserve légale, représentant 5 % du résultat distribuable. Une réserve spéciale de réinvestissement de 1,6 million de dinars sera ensuite constituée. Le solde restant, soit 2,18 millions de dinars, sera intégralement affecté en résultat reporté. Aucun dividende ne sera distribué aux actionnaires au titre de l’exercice 2025.

Par ailleurs, l’assemblée sera appelée à autoriser l’émission d’un ou plusieurs emprunts subordonnés pour un montant plafonné à 50 millions de dinars. Cette autorisation courra sur une durée de trois ans. Le Conseil d’Administration recevra tous pouvoirs pour en déterminer les montants successifs, les modalités et les conditions d’émission.

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BTK Leasing : 6 MDT de bénéfice et 0,400 dinar de dividende par action

L’Assemblée générale ordinaire de BTK Leasing, réunie le 6 avril 2026, soumet à approbation l’affectation du résultat bénéficiaire de l’exercice clos au 31 décembre 2025. Le bénéfice de l’exercice s’établit à 6 millions de dinars. Ajouté au report à nouveau des exercices antérieurs de 3,5 millions de dinars, le bénéfice disponible total atteint 9,5 millions de dinars.

Sur ce montant, deux prélèvements sont opérés avant toute distribution. La dotation au fonds social s’élève à 150 000 dinars. Les réserves spéciales de réinvestissement exonéré absorbent pour leur part 6 millions de dinars. Le bénéfice disponible après ces affectations ressort ainsi à 3,4 millions de dinars.

Sur ce solde, l’assemblée propose de distribuer 1 million de dinars sous forme de dividendes, soit 0,400 dinar par action. Le reliquat de 2,4 millions de dinars est reporté à nouveau sur l’exercice 2025. La date de paiement des dividendes reste à fixer par résolution distincte.

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SOTUVER change de mains : 16,2 millions d’actions cédées à BA Glass B.V

Le 2 avril 2026, le CMF a rendu sa décision n°12. Il autorise BA Glass B.V., société néerlandaise, à acquérir 16 204 636 actions SOTUVER. Ce bloc représente 41,28 % du capital de la Société Tunisienne de Verreries. Le prix retenu est de 13,020 dinars par action.

 Quatre actionnaires participent à cette cession. D’abord, la Compagnie Financière d’Investissement (CFI) transfère 11 400 621 actions, soit 29,04 % du capital. Elle conserve néanmoins 12 666 350 titres à l’issue de l’opération. Ensuite, la Tunisienne d’Assurance Lloyd Tunisien cède 2 696 993 actions (6,87 % du capital) et garde 402 999 titres. Par ailleurs, INDINVEST transfère 1 022 000 actions (2,60 % du capital) et reste propriétaire de 2 591 952 actions. Enfin, Lloyd Vie cède l’intégralité de sa participation : 1 085 022 actions, soit 2,76 % du capital.

Le Ministère du Commerce et du Développement des Exportations a approuvé l’opération dès le 4 mars 2026. Tunisie Valeurs a ensuite déposé la demande auprès du CMF le 10 mars 2026. Ces deux étapes ont ouvert la voie à la décision d’autorisation.

Un conseil d’administration recomposé

BA Glass B.V. détient désormais le contrôle majoritaire de SOTUVER. En conséquence, le Conseil d’Administration accueillera de nouveaux membres représentant l’acquéreur. Cette recomposition interviendra dès la finalisation de la transaction.

En parallèle, le CMF soumet BA Glass B.V. à une offre publique d’achat obligatoire. Celle-ci porte sur 23 049 839 actions, représentant 58,72 % du capital restant. Le prix fixé est de 13,390 dinars par action. Le CMF publiera les caractéristiques définitives de cette OPA dans son Bulletin Officiel, dès la réalisation de l’acquisition du bloc. BA Glass B.V. conduit cette opération en association avec le groupe Bayahi. Ensemble, ils visent à renforcer la position de SOTUVER dans la production d’emballages en verre. Leur ambition cible les marchés méditerranéens ainsi que les marchés émergents d’Afrique.

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Détroit d’Ormuz : Tajani réclame un couloir humanitaire d’urgence pour épargner l’Afrique d’une famine

Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani, a appelé jeudi 2 avril 2026 à la création d’un couloir humanitaire dans le détroit d’Ormuz pour garantir le transit des engrais et des produits essentiels, afin d’éviter ce qu’il a qualifié de « catastrophe alimentaire en Afrique », selon l’Agence France-Presse.

Tajani, qui participait à une réunion coordonnée par le Royaume-Uni consacrée au dossier iranien, a affirmé dans un communiqué que garantir le transport des engrais et des autres marchandises humanitaires à travers le détroit d’Ormuz constituait « une nécessité vitale ». Il a plaidé, aux côtés de ses homologues néerlandais et émirati, pour une coopération avec les Nations unies en vue d’instaurer ce couloir humanitaire « dans les meilleurs délais », en le dédiant prioritairement aux engrais et aux marchandises indispensables à la prévention d’une nouvelle crise alimentaire, notamment dans les pays africains.

Sur le plan économique, une fermeture du détroit d’Ormuz entraînerait une flambée des prix de l’énergie à l’échelle mondiale. L’Europe, première concernée en raison de sa dépendance directe au pétrole et au gaz du Golfe, verrait sa sécurité énergétique et ses infrastructures industrielles sérieusement menacées. Des pays comme l’Italie et le Royaume-Uni seraient particulièrement exposés.

L’Afrique, quant à elle, subirait les conséquences de cette crise de manière indirecte, à travers la hausse des prix du carburant et des produits de première nécessité, aggravant ainsi une situation alimentaire déjà fragile dans plusieurs de ses régions.

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Stupéfiants et propos controversés : Rima Hassan dans le viseur de la justice

La police française a interpellé la députée franco-palestinienne Rima Hassan, membre du Parlement européen, à la suite de la découverte d’une quantité de stupéfiants dans son sac personnel, ainsi qu’en lien avec une publication qu’elle avait partagée sur la plateforme X le mois dernier, selon ce qu’a rapporté l’agence France-Presse.

Il convient de rappeler que la députée européenne Rima Hassan avait précédemment participé à l’initiative « Flottille mondiale de la résilience », lancée en septembre 2025 dans le but de briser le blocus imposé à la bande de Gaza et d’acheminer l’aide humanitaire vers sa population.

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Sécurité et stabilité régionale : Washington et Tunis resserrent leurs liens

L’ambassadeur Bill Bazzi et le contre-amiral Ben Snell, directeur du renseignement au Commandement des États-Unis pour l’Afrique, ont été reçus par le ministre de la Défense nationale, Khaled Sehili. Selon un communiqué publié par l’ambassade des États-Unis en Tunisie, les discussions ont porté sur les objectifs sécuritaires bilatéraux communs, le renforcement de la stabilité régionale et l’approfondissement du partenariat stratégique entre Washington et Tunis.

Les trois responsables ont examiné les axes de coopération susceptibles de consolider les relations sécuritaires entre les deux pays, dans un contexte régional marqué par des enjeux de stabilité croissants.

L’entretien s’inscrit dans le cadre du partenariat stratégique liant les États-Unis et la Tunisie, dont les deux parties ont réaffirmé leur volonté commune d’approfondir les mécanismes de coopération bilatérale.

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Un bras financier stratégique de Pékin en reconnaissance à Tunis

Le Fonds de Développement Chine-Afrique (CAD Fund) a dépêché une délégation de représentants de haut rang à l’Agence de promotion de l’industrie et de l’innovation (APII). Et ce, dans le cadre d’une mission de prospection tournée vers les filières industrielles, technologiques et innovantes du pays. À l’issue des échanges, le fonds a fait part de son intention d’examiner concrètement plusieurs pistes d’investissement en Tunisie.

Trois représentants du CAD Fund ont été accueillis au siège de l’agence par son directeur général, Omar Bouzouada, entouré de plusieurs cadres de l’institution. La délégation était composée de Li Shibao, représentant principal du fonds, de Yu Qing et de Fu Heng, qui dirige le bureau de représentation en charge de l’Afrique du Nord et de l’Est.

Les responsables tunisiens ont articulé leur présentation autour de plusieurs axes. Les réformes entreprises pour assainir l’environnement des affaires ont été détaillées, de même que les dispositifs d’incitation fiscale à destination des investisseurs étrangers et les mécanismes de soutien au développement régional. L’APII a également valorisé la qualité de la main-d’œuvre nationale et le savoir-faire tunisien dans les activités à forte composante technologique. Deux leviers présentés comme des différenciateurs compétitifs.

En outre, la position géographique du pays a occupé une place centrale dans les arguments avancés. En effet, situé à la jonction de l’Europe, du continent africain et du Moyen-Orient, il a été présenté comme une plateforme d’ancrage idéale pour des opérations régionales à rayonnement multiple. Les secteurs porteurs susceptibles d’intéresser CAD Fund ont fait l’objet d’une présentation ciblée. Et ce, sans que les filières concernées n’aient été précisément nommées dans la communication officielle.

Un instrument financier chinois au service de l’expansion en Afrique

Fondé en 2007 sous l’égide de la Banque de Développement de Chine, le CAD Fund a pour vocation d’accompagner le déploiement des entreprises chinoises sur le continent africain. Son périmètre d’intervention couvre des domaines aussi variés que les infrastructures, l’agriculture, l’implantation de zones industrielles et le renforcement des capacités productives locales.

Au terme de la rencontre, le CAD Fund a exprimé sa disposition à approfondir les perspectives de coopération avec la partie tunisienne. De même qu’il s’est déclaré intéressé par plusieurs projets d’investissement identifiés lors des discussions. Cette démarche s’inscrit dans un moment où la Tunisie multiplie les initiatives pour élargir son réseau de partenaires internationaux et mobiliser des capitaux étrangers. Et en particulier dans les secteurs industriels et technologiques à haute valeur ajoutée.

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De l’atelier automobile à la table des négociations : la Tunisie s’impose comme partenaire stratégique de l’Allemagne

 Premier fournisseur africain de l’industrie automobile allemande, présente sur le sol de la première économie européenne avec plus de trois cents établissements et cent mille salariés, la Tunisie entretient avec l’Allemagne une relation qui dépasse de loin les canaux diplomatiques habituels. C’est ce tableau que l’ambassadeur Wassef Chiha a brossé le 31 mars 2026 depuis Berlin, à l’occasion d’une réception organisée à la représentation tunisienne dans la capitale fédérale, lors de son passage récent sur les ondes de la Radio nationale.

 L’événement s’inscrivait dans un double anniversaire : soixante-dix ans d’indépendance nationale et, concomitamment, soixante-dix ans de liens officiels entre Tunis et Bonn, devenu Berlin. Dès 1956, peu après la proclamation de l’indépendance, les deux États avaient formalisé leurs relations par un échange de lettres. Cette simultanéité historique a fourni le fil directeur de la soirée, qui clôturait également la visite officielle du ministre des Affaires étrangères Mohamed Ali Nafti, effectuée les 24 et 25 mars 2026.

À Berlin, le chef de la diplomatie tunisienne avait enchaîné les rencontres à un rythme soutenu. Séance de travail avec son homologue Johann Wadephul, audience auprès de la présidente du Bundestag, entretiens avec le ministre de la Coopération en préparation de la prochaine session de négociations sur la coopération financière et technique, dont la tenue à Tunis est programmée avant la fin 2026. Autant de rendez-vous jalonnant un déplacement que l’ambassadeur a qualifié de particulièrement chargé. Un forum réunissant des opérateurs économiques allemands a également figuré au programme, lors duquel la Tunisie a été présentée comme une porte d’entrée vers son propre marché, vers celui de l’Union européenne et, de manière croissante, vers les marchés africains. Des think tanks berlinois ont par ailleurs reçu le ministre pour des échanges portant sur le modèle de développement du pays, ses orientations en matière de gouvernance et son positionnement en tant que facteur de stabilité dans la région.

Un tissu économique profondément ancré

Les chiffres avancés par Wassef Chiha dessinent un ancrage économique structurel. Les échanges bilatéraux ont atteint 5,3 milliards d’euros, dégageant un solde excédentaire favorable à la Tunisie de plus d’un milliard d’euros. Les 320 firmes allemandes implantées sur le territoire tunisien, très présentes dans l’automobile et les composants à haute valeur ajoutée, font vivre quelque cent mille personnes. L’Agence allemande de coopération internationale, la GIZ, mobilise quant à elle environ trois cents spécialistes sur des chantiers aussi variés que la numérisation des services, la gestion des ressources hydriques et la réforme administrative.

L’ambassadeur a par ailleurs annoncé une initiative destinée à mobiliser des membres de la diaspora maîtrisant les codes du marché allemand pour servir de relais commerciaux aux exportateurs tunisiens, notamment dans le secteur alimentaire. L’huile d’olive biologique a été citée comme produit phare dont les débouchés potentiels restent, selon lui, largement inexploités en Allemagne.

Sur le plan humain, la présence tunisienne en Allemagne a connu une progression notable : de quelque 80 000 ressortissants recensés en 2015, la communauté a grandi pour atteindre près de 130 000 personnes. Cette expansion s’accompagne d’une transformation de sa composition socioprofessionnelle, avec une part grandissante d’ingénieurs, de médecins et de spécialistes des technologies dont les qualifications sont reconnues par les autorités allemandes.

Côté étudiants, 7 500 Tunisiens fréquentent actuellement des établissements universitaires allemands. Un effectif qui progresse d’environ cinq cents unités chaque année. Cent cinquante d’entre eux bénéficient d’une bourse de l’État tunisien. Des mécanismes d’accueil ont été mis en place : réunions d’information dans les consulats, mise en réseau avec des associations communautaires, accompagnement dans les démarches administratives et la recherche de logement, ainsi qu’un portail numérique centralisant les services consulaires à distance.

Un dispositif diplomatique sans équivalent dans la région

Pour assurer le suivi de cette communauté et de ses relations avec l’Allemagne, la Tunisie dispose d’un maillage consulaire que l’ambassadeur décrit comme le plus dense de toutes les nations africaines et arabes présentes sur le territoire allemand : une ambassade avec section consulaire à Berlin, un consulat général à Düsseldorf et des consulats à Fribourg et à Munich. Viennent s’y ajouter une antenne de l’Office national du tourisme tunisien et une délégation de l’agence chargée de la promotion de l’investissement extérieur.

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Nouveau Bureau exécutif de l’UGTT : l’austérité commence par soi-même

Le nouveau Bureau exécutif national de l’Union générale tunisienne du travail a décidé, dès sa première réunion tenue mercredi  au siège central, de suspendre les indemnités de ses propres membres et de vendre le véhicule du secrétaire général Salah Eddine Salmi pour renflouer les caisses de l’organisation.

Réuni pour la première fois depuis son élection lors du vingt-sixième congrès, et en présence de l’ensemble de ses membres, le Bureau a également résolu de constituer une commission mixte d’experts et de syndicalistes, chargée d’élaborer un plan et une stratégie globale pour faire face aux difficultés financières que traverse l’organisation.

Sur le plan des orientations, le Bureau a réaffirmé son attachement au dialogue social comme unique voie pour surmonter les difficultés économiques et sociales, appelant dans le même temps les syndicalistes à l’unité et à la solidarité au service des intérêts de l’ensemble des travailleurs du pays.

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Justice française : la fille de Ben Ali ne sera pas extradée

La justice française a rejeté la demande d’extradition de Halima Ben Ali, fille cadette de l’ancien président tunisien Zine El Abidine Ben Ali, vers la Tunisie.

La chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris avait tenu une première audience le 26 novembre 2025. L’avocat général avait alors sollicité des compléments d’information auprès des autorités tunisiennes pour vérifier que le procès envisagé ne revêtirait pas de caractère politique. Une deuxième audience s’était tenue le 10 décembre 2025.

Halima Ben Ali est mise en cause en Tunisie pour blanchiment de capitaux issus de fonds liés à l’exercice du pouvoir de son père. Elle encourt une peine de 20 ans d’emprisonnement.

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Fonds pour les personnes handicapées : ce que les assureurs doivent retenir dès janvier 2026

La Direction générale des études et de la législation fiscale au ministère des Finances a publié la Note générale n° 10 de l’année 2026. Elle concerne des clarifications procédurales et des modalités d’application relatives à l’article 32 de la loi de finances de l’année 2026. Lequel institue le Fonds de promotion des personnes handicapées.

Ce fonds, créé en tant que fonds spécial du Trésor public, a pour objectif de fournir les ressources nécessaires au financement des programmes d’insertion économique, sociale, culturelle et sportive au profit des personnes handicapées. De même que de les soutenir dans les domaines de la formation, de l’emploi et de la création d’entreprises.

La Note précise que la retenue au taux de 1 % s’applique exclusivement aux « montants nets » des indemnités accordées aux victimes d’accidents de la route, d’accidents du travail et de maladies professionnelles.

Par montants nets, on entend les sommes restant après déduction de l’ensemble des frais de procédure dûment justifiés, notamment les honoraires d’avocat, les frais d’expertise médicale, les droits d’enregistrement et de notification, ainsi que tout autre frais appuyé par des documents officiels.

Le champ d’application de cette retenue englobe les indemnités liées au préjudice corporel et professionnel, au préjudice moral et esthétique, aux frais d’assistance par une tierce personne en cas d’incapacité permanente, ainsi que les indemnités accordées en cas de décès (préjudice économique et moral).

En revanche, et selon la Note fiscale, sont expressément exclus de cette retenue un ensemble de montants, afin de préserver les droits financiers directs des victimes, à savoir :

  • Les remboursements de frais médicaux;
  • L’indemnité funéraire en cas de décès;
  • Les indemnités ou prestations résultant de l’incapacité temporaire de travail (perte de revenus temporaire). Lesquelles demeurent totalement exonérées de toute retenue au profit du Fonds.

Par ailleurs, le document définit la liste des structures légalement tenues de procéder à cette retenue à la source sur une base mensuelle. Il s’agit des compagnies d’assurance et des caisses de mutuelles, du Fonds de garantie des victimes d’accidents de la route, de la Caisse nationale de sécurité sociale, de la Caisse nationale de retraite et de prévoyance sociale, ainsi que de la Caisse des dépôts et consignations.

Le ministère des Finances a par ailleurs insisté sur le fait que cette mesure s’applique immédiatement à toutes les indemnités effectivement versées à compter du 1er janvier 2026, et ce, indépendamment de la date de survenance de l’accident, de la date du jugement ou de celle de la conclusion d’un accord amiable. Ainsi, la « date de versement » constitue le seul critère légal retenu pour l’application de la retenue.

Enfin, le contrôle et la constatation des infractions relatives à cette mesure sont soumis aux mêmes règles et voies de recours que celles en vigueur en matière d’impôt sur le revenu des personnes physiques et d’impôt sur les sociétés.

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Un mois de conflit, 6 % du PIB régional effacé : le Moyen-Orient face à une facture de 186 milliards

Quatre millions de personnes supplémentaires basculant sous le seuil de pauvreté. 3,7 millions d’emplois anéantis et une facture globale frôlant les 190 milliards de dollars. Tels sont les premiers indicateurs économiques et sociaux du conflit qui oppose depuis un mois les États-Unis et Israël à l’Iran au Moyen-Orient. Ces projections ont été rendues publiques, mardi 31 mars 2026, à Amman. Et ce, lors d’une conférence internationale consacrée aux retombées de l’escalade militaire sur le monde arabe.

C’est Abdallah Dardari, sous-secrétaire général des Nations unies et directeur du Bureau régional pour les États arabes au Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), qui a présenté ces estimations devant la presse. Il précise que les pertes enregistrées sur le seul mois écoulé représentent déjà 6 % du produit intérieur brut de la région du Moyen-Orient. Soit 186 milliards de dollars. Ce chiffre devrait encore progresser pour atteindre au minimum 190 milliards avant la fin de la période considérée.

La répartition géographique des pertes révèle des disparités marquées entre sous-régions. Le Levant absorbe l’essentiel du choc, avec un manque à gagner estimé à environ 30 milliards de dollars. Tandis que les économies du Golfe enregistrent un impact d’un milliard de dollars. M. Dardari avertit encore que les conséquences à venir seraient « plus profondes, plus durables et plus difficiles », au-delà du seul bilan immédiat.

Prenant la parole devant les participants à cette conférence, le responsable onusien a plaidé pour une cessation immédiate des combats : « Nous espérons que les combats cesseront demain, car chaque jour de retard a des effets négatifs sur l’économie mondiale. » Il a également pointé les fragilités structurelles qui amplifient l’impact du conflit sur les économies arabes, notamment leur dépendance au pétrole, y compris dans les pays non exportateurs dont les ressources reposent sur les envois de fonds des travailleurs expatriés et les transferts financiers en provenance des États du Golfe. Face à ce constat, il a appelé la région à engager une diversification de son modèle économique et de ses axes commerciaux.

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BNA : bénéfices en hausse de 7,8% à 274,5 MD en 2025

La Banque Nationale Agricole (BNA Bank) a dégagé un résultat net individuel de 274,5 millions de dinars (MD). Et ce, au titre de l’exercice 2025, en hausse de 7,8 % par rapport aux 254,6 MD enregistrés en 2024. C’est ce qu’il ressort d’un communiqué publié à l’issue du conseil d’administration réuni le 30 mars 2026.

Le produit net bancaire (PNB) de la BNA a progressé de 11,4 % pour atteindre 1.087,1 MD contre 976,0 MD un an auparavant. Les capitaux propres de l’établissement se sont établis à 2.372,9 MD au 31 décembre 2025; contre 2.161,6 MD à la même date en 2024. Soit une progression de 9,8%. Sur une base consolidée, le résultat net du groupe BNA s’est inscrit à 313,8 MD, en hausse de 14,6 % par rapport aux 273,7 MD réalisés en 2024.

Dans ce contexte, le conseil d’administration a décidé de proposer à l’Assemblée Générale Ordinaire, sous réserve de l’accord de la Banque centrale de Tunisie, la distribution d’un dividende de 1,100 dinar par action. L’Assemblée Générale Ordinaire est convoquée pour le jeudi 30 avril 2026 à 9 heures, à l’Institut Arabe des Chefs d’Entreprises, rue du Lac Turkana, Berge du Lac, 1053 Tunis, en vue notamment de l’approbation des états financiers arrêtés par le conseil.

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