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Guerre au MO et inflation – Les inquiétudes du FMI pour la croissance mondiale 

La directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), Kristalina Georgieva, a indiqué lundi 6 avril que la guerre au Moyen-Orient entraînerait une hausse de l’inflation et un ralentissement de la croissance mondiale. Elle a fait cette déclaration avant la publication des nouvelles prévisions économiques mondiales attendues durant la semaine du 13 courant.

Citée par Reuters, Kristalina Georgieva a souligné que sans la guerre, le FMI prévoyait une croissance mondiale de 3,3 % en 2026 et de 3,2 % en 2027. « Si cette guerre n’avait pas existé, nous aurions constaté une légère hausse de nos prévisions de croissance. Mais au lieu de cela, tous les chemins mènent désormais à une hausse des prix et à un ralentissement de la croissance. »

Le rapport à venir souligne que même si les combats prenaient fin subitement et qu’une reprise économique relativement rapide s’opérait, cela n’entraînerait qu’une faible révision à la baisse des prévisions de croissance et une légère hausse des anticipations d’inflation. Il ajoute que si la guerre se prolongeait, son impact sur l’inflation et la croissance serait plus important.

Dans cette perspective, la patronne du FMI souligne que l’institution du Bretton Woods a reçu des demandes d’assistance financière de certains pays, sans toutefois les nommer. Elle a précisé que le Fonds pourrait étendre certains programmes de prêts existants afin de répondre aux besoins de ces pays.

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Guerre au Moyen-Orient : le monde entre dans un « avril noir », avertit l’AIE 

Le directeur de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), Fatih Birol, estime, dans une interview accordée au quotidien français Le Figaro, que le monde entre dans un « avril noir ». La crise énergétique liée à la guerre au Moyen-Orient étant la pire que le monde ait jamais connue. Cependant, elle accélérerait à terme le développement des énergies renouvelables et nucléaires.

Depuis le début des attaques américano-israéliennes le 28 février, l’Iran a effectivement fermé le détroit d’Ormuz, voie maritime vitale pour l’approvisionnement mondial en pétrole et en gaz naturel liquéfié.

En effet, le monde n’a jamais connu de perturbation de cette ampleur dans l’approvisionnement énergétique », déclare encore M. Birol. « La crise actuelle est plus grave que celles de 1973, 1979 et 2022 réunies », ajoute-t-il. Tout en poursuivant : « Cette guerre perturbe l’une des artères de l’économie mondiale. Non seulement le pétrole et le gaz, mais aussi les engrais, les produits pétrochimiques, l’hélium et bien d’autres choses encore. »

Il explique : « Si le détroit d’Ormuz reste fermé tout au long du mois d’avril, nous perdrons deux fois plus de pétrole brut et de produits raffinés qu’en mars. 75 infrastructures énergétiques ont été attaquées et endommagées; tandis que plus d’un tiers d’entre elles ont été gravement ou très gravement endommagées. »

Pourtant, M. Birol reste par ailleurs optimiste, faisant valoir qu’« il y a aussi des raisons d’être optimiste, étant donné que la structure du système énergétique mondial va changer » dans les années à venir… « C’est le cas des sources d’énergie renouvelables, comme l’énergie solaire et éolienne, qui peuvent être installées très rapidement. On assistera à une transition rapide vers les énergies renouvelables d’ici quelques mois. »

En outre, « la crise devrait relancer le développement de l’énergie nucléaire, notamment des petits réacteurs modulaires ». Alors que certains pays pourront compter sur des capacités supplémentaires grâce à l’allongement de la durée de vie des centrales existantes. Il s’est également dit convaincu que « les véhicules électriques connaîtront un essor ».

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Fitch place la notation de huit banques qataries sous surveillance négative

L’agence de notation Fitch Ratings place sous « surveillance négative » les notes de crédit à long et à court terme de huit banques qataries. Il s’agit entre autres de la Banque nationale du Qatar, la Banque islamique du Qatar et la Banque commerciale du Qatar.

Fatih Birol, DG de l’AIE. En effet, fin mars dernier, Fitch Ratings avait placé la note de crédit du Qatar sous surveillance négative… Elle avait expliqué que l’incertitude entourant l’environnement sécuritaire pourrait persister; même si l’on s’attend à ce que la guerre prenne fin dans la période à venir. Tout en soulignant la possibilité d’une détérioration de la situation susceptible d’affecter la stabilité économique.

A rappeler dans ce cadre qu’une attaque de missile iranien avait touché la ville industrielle de Ras Laffan, centre névralgique de l’industrie gazière du Qatar, causant d’importants dégâts.

Lire aussi — QatarEnergy invoque la force majeure pour ses approvisionnements en GNL

Malgré les prévisions selon lesquelles les prix du pétrole et du gaz resteront à des niveaux élevés, Fitch estime que cette hausse ne compensera pas entièrement les pertes de production prévues pour 2026.

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Guerre en Iran: le compte à rebours est lancé, le pétrole s’envole 

Les prix du pétrole augmentent, suite au durcissement du discours du président américain contre l’Iran, menaçant de prendre des mesures plus sévères si Téhéran ne rouvrait pas le détroit d’Ormuz, une voie essentielle pour les expéditions mondiales de pétrole.

Le prix du pétrole brut Brent a augmenté dès les premières heures de ce matin 7 avril de 57 cents, soit 0,5 %, pour atteindre 110,34 dollars le baril, tandis que le prix du pétrole brut West Texas Intermediate américain a augmenté de 1,26 dollar, soit 1,1 %, pour atteindre 113,67 dollars.

Rappelons que Trump a menacé de déchaîner l’enfer sur Téhéran si le pays ne respectait pas son ultimatum fixé à mardi 7 avril à 20 heures (heure de Washington) pour la réouverture du détroit d’Ormuz. Il a averti que l’Iran pourrait être « anéanti »…

Mais le régime des mollahs ne se laisse pas intimider. En effet, en réponse à une proposition américaine transmise par le Pakistan, qui joue le rôle de médiateur, Téhéran a rejeté la proposition de cessez-le-feu américaine, selon laquelle la guerre devait prendre fin définitivement.

En attendant, Tim Waters, analyste de marché en chef chez KCM Trade, estime que « le temps joue désormais un rôle aussi important sur les marchés pétroliers que les facteurs fondamentaux eux-mêmes, à l’approche de l’échéance brandie par Trump. » Et d’ajouter : « La perspective d’un accord de cessez-le-feu offre un certain contrepoids et pourrait entraîner une baisse des prix si elle prend de l’ampleur, mais les inquiétudes persistantes concernant le passage des approvisionnements à travers l’étroit détroit d’Ormuz et les installations énergétiques endommagées maintiennent les prix à un niveau inférieur. »…

Par ailleurs, des diplomates ont indiqué que le Conseil de sécurité de l’ONU devrait voter mardi s7 avril sur une résolution visant à débloquer la navigation commerciale dans le détroit d’Ormuz, mais dans une version considérablement édulcorée après que la Chine, qui dispose d’un droit de veto, se soit opposée à l’autorisation du recours à la force.

Ainsi, Saudi Aramco a déclaré que l’Arabie saoudite avait fixé le prix de vente officiel du pétrole brut Arab Light pour livraison en mai en Asie à une prime sans précédent de 19,50 dollars le baril au-dessus de la moyenne Oman/Dubaï…

L’alliance OPEP+ a convenu dimanche d’une modeste augmentation de production de 206 000 barils par jour pour le mois de mai, mais cette augmentation restera largement hypothétique, car les principaux membres ne peuvent pas augmenter leur production en raison de la fermeture du détroit qui limite les exportations.

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Trump menace d’« anéantir » l’Iran, Téhéran tient tête

La confrontation entre Washington et Téhéran s’intensifie dangereusement. L’Iran a rejeté lundi 6 avril au soir toute proposition de cessez-le-feu temporaire, réclamant une fin définitive du conflit. Tandis que le président américain Donald Trump a menacé d’« anéantir » le pays en cas d’échec des négociations avant l’ultimatum fixé à mardi soir.

Selon l’agence officielle iranienne (IRAN), Téhéran a répondu à une initiative américaine transmise par le Pakistan en tant que médiateur, en rejetant toute trêve provisoire au profit d’un règlement global et durable. La proposition iranienne s’articule autour de dix conditions, incluant la fin des hostilités régionales, la levée des sanctions, un passage sécurisé dans le détroit d’Ormuz et un programme de reconstruction.

Face à cette fin de non-recevoir, Donald Trump a durci le ton. Il a réaffirmé que son ultimatum (exigeant la réouverture du détroit d’Ormuz, artère stratégique de l’approvisionnement énergétique mondial) restait « définitif ». À défaut d’accord, il a menacé de lancer des frappes massives contre les infrastructures iraniennes.

Lors d’une conférence de presse tenue lundi 6 avril vers 19 heures (heure de Tunis), Trump a déclaré que l’Iran pourrait être « neutralisé en une nuit », évoquant explicitement la destruction de ponts et de centrales électriques. « Tous les ponts seront détruits » et « toutes les centrales seront hors service », a-t-il affirmé…

Escalade verbale et mobilisation en Iran

À Téhéran, la réaction ne s’est pas fait attendre. Le haut commandement militaire iranien a qualifié ces propos de « délirants » et dénoncé une « rhétorique arrogante », rapporte la télévision d’État par son porte-parole.

Dans un geste symbolique, le vice-ministre des Sports, Alireza Rahimi, a appelé la population à former des chaînes humaines autour des infrastructures énergétiques, afin de dénoncer toute attaque visant des installations civiles.

Des experts indépendants abondent dans ce sens, rappelant que cibler des infrastructures civiles comme des centrales électriques ou des ponts pourrait constituer une violation grave du droit international humanitaire.

Enjeu énergétique et pression maximale

Au cœur de l’impasse diplomatique se trouve le détroit d’Ormuz, point de passage stratégique pour une part essentielle du pétrole mondial. Sa fermeture partielle continue d’alimenter les tensions sur les marchés énergétiques et renforce la pression internationale pour un règlement rapide.

Malgré l’escalade, Donald Trump maintient une ligne mêlant menace et contrainte, affirmant que la population iranienne serait prête à supporter ces actions « pour obtenir la liberté ». À mesure que l’échéance approche, la perspective de mise en exécution des menaces fait planer le risque d’un embrasement régional aux conséquences économiques et humaines majeures.

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L’Algérie à l’assaut du marché mondial du zinc et du plomb

Dans un contexte mondial marqué par une compétition accrue pour les ressources naturelles, l’Algérie accélère sa stratégie de diversification économique; et ce, en misant sur ses richesses minières. Le projet de mine de zinc et de plomb de Oued Amizour, également connu sous le nom de Tala Hamza, s’impose comme l’un des piliers de cette ambition.

Situé dans la wilaya de Béjaïa, ce gisement figure parmi les plus importants au monde en termes de réserves inexploitées de zinc et de plomb. Les estimations évoquent plusieurs dizaines de millions de tonnes, avec une capacité de production annuelle pouvant atteindre environ 170 000 tonnes de zinc et 30 000 tonnes de plomb.

Selon un rapport de GlobalData publié par ‘Energy’, il existe plus de 377 mines de zinc en exploitation dans le monde, avec des projets largement répartis en Asie, en Amérique et en Australie.

Voici une liste élargie des plus grandes mines de plomb et de zinc en termes de production annuelle, l’Algérie y figure en septième position:

  1. Mine Rampura Agucha – Inde (677 000 tonnes);
  2. Mine de Red Dog – États-Unis (529 000 tonnes);
  3. Mine Century – Australie (515 000 tonnes – Fermée en 2015);
  4. Mine de Mount Isa – Australie (390 000 tonnes);
  5. Mine Antamina – Pérou (235 000 tonnes);
  6. Mine de MacArthur River – Australie (202 000 tonnes);
  7. Mine de Tala Hamza – Algérie (170 000 tonnes – prévisions);
  8. Mine de Tara – Irlande (170 000 tonnes – Fermée en 2017).

Les données montrent que la mine de Tala Hamza fait partie des principaux producteurs en termes de capacité de production prévue. Ce qui renforce d’emblée la position du pays, avant même d’atteindre sa capacité maximale.

Un tournant stratégique pour l’économie algérienne

Longtemps dépendante des hydrocarbures, l’économie algérienne cherche à diversifier ses sources de revenus. Le développement de ce projet minier s’inscrit donc dans une volonté de valorisation des ressources nationales et de montée en gamme industrielle.

Au-delà de l’extraction, les autorités ambitionnent de structurer une véritable filière métallurgique locale, afin de capter davantage de valeur ajoutée. Cette stratégie vise également à réduire la dépendance aux importations de produits transformés et à renforcer l’autonomie économique du pays.

Un projet à forte dimension géopolitique

Dans un marché mondial où la demande en zinc – essentiel pour la galvanisation de l’acier – reste soutenue, l’entrée en production d’un gisement de cette ampleur pourrait repositionner l’Algérie sur l’échiquier minier international.

Le projet attire déjà l’attention d’investisseurs étrangers, illustrant l’intérêt croissant pour les ressources africaines. Il s’inscrit aussi dans une dynamique régionale plus large, où plusieurs pays cherchent à exploiter leurs minerais stratégiques pour peser davantage dans les chaînes de valeur mondiales.

Entre opportunités et défis

Malgré son potentiel, le projet de Tala Hamza-Oued Amizour fait face tout de même à plusieurs défis, notamment environnementaux et sociaux. La gestion durable des ressources, la protection des écosystèmes et l’acceptabilité locale seront déterminantes pour assurer la viabilité à long terme du site.

Dans ce contexte, l’Algérie joue une carte majeure : celle de transformer une richesse géologique en levier de puissance économique et industrielle.

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La flambée de l’essence relance l’inflation aux États-Unis

La hausse des prix de l’essence aux États-Unis devrait se traduire dans les prochaines données sur l’inflation attendues cette semaine.

Selon les prévisions d’économistes interrogés par Bloomberg, l’indice des prix à la consommation pourrait enregistrer une progression mensuelle de 1 % en mars. Il s’agirait alors de la plus forte hausse aux USA depuis 2022. La porte principalement l’envolée des prix du carburant et de l’essence en particulier.

En cause, les répercussions de la guerre en Iran, qui ont entraîné une augmentation d’environ 1 dollar par gallon dans les stations-service à travers le pays. Ce qui accentue la pression sur le pouvoir d’achat des ménages américains.

En parallèle, l’inflation sous-jacente (qui exclut les prix volatils de l’alimentation et de l’énergie) devrait rester plus modérée, avec une hausse estimée à 0,3 % sur un mois.

Ce décalage illustre le rôle déterminant de l’énergie dans la dynamique inflationniste actuelle; alors que les tensions géopolitiques continuent d’alimenter la volatilité des marchés.

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La guerre fait grimper les rendements obligataires européens

La guerre au Moyen-Orient a engendré d’importantes pertes collatérales pour l’économie mondiale. Et ce, principalement dans les pays européens importateurs d’énergie.

Une inflation plus élevée contraint les banques centrales à adopter une trajectoire de hausse des taux d’intérêt. Ce qui pèsera directement sur les emprunteurs et indirectement sur l’ensemble de l’économie européenne en limitant la croissance. C’est ce qu’a relevé dimanche 5 avril l’agence de presse APE.

La perspective d’une hausse des taux d’intérêt, à son tour, fait grimper les rendements des obligations d’État sur le marché secondaire, augmentant ainsi les coûts d’emprunt des gouvernements. Les rendements de toutes les obligations d’État, d’Amérique, d’Europe et d’Asie, ont commencé à augmenter immédiatement après le début de la guerre à la fin du mois de février, avec des fluctuations importantes dans leur trajectoire ascendante.

Sur le marché secondaire des obligations d’État de la zone euro, les rendements étaient passés, le 2 avril, d’environ 30 points de base (0,3 point de pourcentage) pour les obligations allemandes à 10 ans à environ 50 points de base pour les obligations italiennes. Fin mars, la hausse a été toutefois encore plus marquée, atteignant les 75 points de base pour l’Italie. Et ce, après que le président Trump a manqué le premier ultimatum de cinq jours imposé à l’Iran pour parvenir à un accord de fin à la guerre, sous peine de représailles massives contre les centrales électriques du pays.

Le rendement des obligations d’État grecques à 10 ans s’établissait à 3,79 % jeudi 2 avril, contre 3,35 % le 2 mars. Soit une hausse de 44 points de base en un mois. Cette augmentation est inférieure à celle des obligations italiennes et légèrement inférieure à celle des obligations britanniques (45 points de base).

Dans sa recommandation adressée à l’Eurogroupe le 27 mars, la Commission européenne a fait référence à l’évolution du marché obligataire et a conseillé aux ministres des Finances de la zone euro de faire preuve de prudence dans l’élaboration des mesures de soutien aux ménages et aux entreprises touchés par les conséquences de la guerre.

Au final, « l’incertitude récente a contribué à une volatilité accrue et à une pression à la hausse sur les rendements des obligations d’État en Europe. Si les pressions inflationnistes liées aux prix de l’énergie persistent, les coûts d’emprunt des États pourraient rester élevés. Dans ce contexte, la mise en œuvre du cadre budgétaire de l’UE constitue un élément essentiel pour préserver la crédibilité des finances publiques des pays et limiter l’impact sur les coûts d’emprunt », a souligné la Commission.

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Guerre en Iran : l’alerte économique des banques centrales régionales

Face à l’aggravation des retombées économiques de la guerre en Iran, plusieurs banques centrales arabes ont enclenché des mesures d’urgence. Et ce, pour préserver la stabilité financière et amortir l’impact de la crise sur leurs économies.

Dans un environnement régional dominé par une forte incertitude géopolitique et des tensions persistantes sur les marchés énergétiques, les autorités monétaires redoublent de vigilance. Leur priorité : contenir les risques d’inflation, limiter la volatilité des devises et éviter un ralentissement brutal de la croissance. Parmi les principaux leviers activés figurent l’injection de liquidités dans les systèmes bancaires, l’ajustement des politiques monétaires et des interventions ciblées sur les marchés financiers. Plusieurs banques centrales ont également affirmé leur capacité à défendre leurs monnaies nationales en cas de pressions accrues.

Ces décisions interviennent alors que les économies arabes subissent déjà un choc d’ampleur. Les pertes économiques liées au conflit sont estimées à plus de 180 milliards de dollars en l’espace d’un mois, affectant directement la croissance, l’emploi et les conditions sociales dans la région.

Dans ce contexte tendu, les banques centrales des pays du Golfe, ainsi que celles de la Jordanie et de l’Égypte, adoptent une stratégie mêlant prudence et réactivité afin d’anticiper d’éventuelles secousses supplémentaires. L’objectif est double : préserver les équilibres macroéconomiques tout en soutenant les secteurs les plus vulnérables.

Des réponses différenciées…

Les réponses varient toutefois selon la solidité financière et le degré d’exposition de chaque économie. En Arabie saoudite, la Banque centrale saoudienne mise sur l’abondance de ses réserves pour renforcer la liquidité bancaire et maintenir la stabilité du riyal, étroitement lié au dollar. Aux Émirats arabes unis, la Banque centrale se tient prête à intervenir rapidement pour soutenir le système financier et préserver la confiance des investisseurs, dans une économie fortement intégrée aux marchés mondiaux.

La Banque centrale du Qatar s’appuie, quant à elle, sur ses importantes recettes gazières pour absorber les chocs extérieurs et garantir la stabilité monétaire. Au Koweït, la Banque centrale surveille de près les pressions inflationnistes importées… Plus fragile, la Banque centrale d’Oman privilégie une gestion prudente de la liquidité et des mesures préventives pour protéger son système bancaire. La Banque centrale de Bahreïn quant à elle concentre ses efforts sur la stabilité du secteur financier, pilier de son économie.

Hors du Golfe, la Banque centrale d’Égypte fait face à une équation plus complexe, marquée par une inflation élevée et des tensions sur la monnaie, nécessitant d’éventuels ajustements de taux. Enfin, la Banque centrale de Jordanie s’attache à préserver l’ancrage du dinar au dollar, tout en subissant de plein fouet la hausse des coûts énergétiques.

Une région sous pression mais résiliente

Malgré des situations contrastées, plusieurs tendances communes émergent : soutien accru aux systèmes bancaires, défense des taux de change et vigilance face à l’inflation alimentée par les prix de l’énergie.

Les pays du Golfe apparaissent globalement mieux armés grâce à leurs importantes réserves financières et à leurs revenus d’hydrocarbures. À l’inverse, les économies importatrices d’énergie, comme l’Égypte ou la Jordanie, restent plus vulnérables aux chocs externes.

Dans ce contexte, les responsables monétaires soulignent l’importance d’une coordination régionale renforcée pour faire face à une crise aux ramifications globales. Alors que la guerre continue de peser lourdement sur les équilibres économiques et financiers internationaux.

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Huit pays de l’OPEP+ relancent la production

Les membres de l’OPEP+ ont convenu dimanche 5 avril d’augmenter leurs taux de production de pétrole pour le mois de mai 2026. Il s’agit d’une mesure essentiellement symbolique, car le conflit au Moyen-Orient restreint la production et les expéditions de certains des plus grands producteurs de l’alliance.

Les principaux producteurs, menés par l’Arabie saoudite et la Russie, ont convenu, lors d’une conférence téléphonique dimanche, de relever leurs objectifs d’environ 206 000 barils par jour à partir de mai, selon un communiqué. Le 1er mars, ce groupe avait déjà augmenté ses quotas de production de pétrole de 206 000 barils par jour pour le mois d’avril.

Par ailleurs, l’alliance a averti que les réparations des installations énergétiques endommagées par la guerre au Moyen-Orient seront « coûteuses » et prendraient « beaucoup de temps ». Ce qui pourrait aggraver les difficultés d’approvisionnement mondial en pétrole.

Cette déclaration intervient alors que le président américain, Donald Trump, menace, insultes à l’appui, de s’en prendre aux infrastructures iraniennes dans un dernier ultimatum qui expire mardi à 20 heures (heure de Washington) si l’Iran ne rouvre pas le détroit d’Ormuz.

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40 milliards de dollars pour rouvrir Ormuz

Les États-Unis doublent leur engagement à fournir des garanties de réassurance aux navires souhaitant traverser le détroit d’Ormuz, le portant à 40 milliards de dollars, grâce à l’ajout de nouveaux partenaires d’assurance, dont AIG et Berkshire Hathaway.

La mesure annoncée vendredi 3 avril est la dernière tentative des États-Unis pour apaiser les inquiétudes concernant cette voie maritime vitale et encourager la reprise du trafic maritime…

La Société américaine de financement du développement international (DFC) a annoncé le mois dernier un programme de réassurance de 20 milliards de dollars. Elle e a indiqué, vendredi, que Travelers, Liberty Mutual Insurance, Berkshire Hathaway, AIG, Starr et CNA se joindraient à Chubb pour fournir 20 milliards de dollars supplémentaires de réassurance à son programme.

Cette annonce constitue la première divulgation publique d’informations importantes par DFC concernant le programme de réassurance depuis sa mise en place il y a près d’un mois. La quasi-fermeture du détroit d’Ormuz, par lequel transite habituellement environ un cinquième du pétrole et du gaz naturel liquéfié mondiaux, a bouleversé les marchés et déclenché une crise énergétique généralisée. Dans la foulée, Trump a réitéré sa frustration face à la fermeture du détroit et au refus des alliés à aider les États-Unis à rouvrir cette voie maritime.

« Avec un peu plus de temps, nous pourrons facilement OUVRIR LE DÉTROIT D’ORMUZ, PRENDRE LE PÉTROLE ET FAIRE FORTUNE », a déclaré Trump dans un message publié sur les réseaux sociaux. On ignore pour l’instant quelles actions le président américain envisage. En tout cas, les compagnies maritimes restent réticentes à un retour complet au détroit d’Ormuz, malgré la promesse de Trump de protéger les navires et son allocution télévisée… La principale préoccupation concernant le transit de cette voie maritime est qu’il met en danger la vie des équipages, l’Iran continuant de menacer les navires par des attaques de drones, des missiles et des mines marines.

Dans son communiqué, la DFC a également indiqué que l’agence et ses partenaires assureurs détermineront quels navires sont éligibles au dispositif de réassurance. Pour être éligibles, les candidats doivent notamment fournir le pays d’origine et de destination du navire, l’identité des principaux bénéficiaires effectifs et leur domicile, le propriétaire de la cargaison et son domicile, ainsi que des informations sur les organismes de financement.

Rétablir la confiance des compagnies maritimes disposées à emprunter le détroit d’Ormuz est l’un des objectifs les plus urgents des États-Unis. Les prix mondiaux de l’énergie augmentent, les pays étant privés d’une voie d’approvisionnement pétrolière essentielle. L’Inde, troisième consommateur mondial de pétrole et important acheteur de gaz naturel, est particulièrement touchée par la crise.

Aux États-Unis, le prix de l’essence a dépassé 4 dollars le gallon pour la première fois depuis 2022, alourdissant encore le fardeau des consommateurs américains déjà confrontés à la hausse du coût de la vie.

Bien que le doublement de l’engagement en matière de réassurance renforce les garanties financières, le programme ne prévoit toujours aucune escorte navale susceptible d’assurer la protection des équipages. Et même avec une telle escorte, il est peu probable que cela suffise à convaincre les navires de reprendre leurs routes à travers les détroits.

« Les primes d’assurance baisseront – et la volonté des opérateurs commerciaux d’assurer et d’expédier des marchandises à travers le détroit augmentera – seulement après l’affaiblissement des capacités militaires de l’Iran », a déclaré Bob McNally, président de Rapidan Energy Group, une société de conseil basée à Washington, cité par Bloomberg.

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La Russie veut briser l’isolement énergétique de Cuba

La Russie prévoit d’envoyer un second navire chargé de pétrole à Cuba, selon l’agence AP, citant le ministre russe de l’Énergie, Sergueï Tsivilyov, réaffirmant la solidarité de son pays avec cette nation caribéenne, malgré les pressions exercées par les États-Unis pour limiter les approvisionnements énergétiques de l’île.

L’annonce de cette livraison intervient après l’arrivée, le 31 mars, d’un premier pétrolier russe transportant 730 000 barils de pétrole, dans un contexte de crise énergétique aiguë à Cuba, marquée par des pénuries de carburant et des coupures d’électricité.

À noter que Washington a renforcé ces derniers mois ses sanctions contre La Havane, ciblant notamment les circuits d’approvisionnement en pétrole. Les autorités américaines cherchent à dissuader les partenaires étrangers de soutenir l’île. Depuis plusieurs mois, Cuba est confrontée à une crise énergétique sévère, caractérisée par des coupures d’électricité prolongées, des pénuries de carburant et une paralysie partielle des infrastructures. Cette situation s’explique en partie par la baisse des livraisons en provenance du Venezuela, partenaire historique fragilisé par ses propres difficultés économiques et politiques.

Face à cette vulnérabilité, Washington a intensifié sa politique de sanctions, visant à dissuader tout acteur international de soutenir La Havane. Mais Moscou semble déterminé à transformer cette contrainte en opportunité stratégique. En multipliant les livraisons de pétrole, la Russie consolide son influence dans la région tout en envoyant un signal clair : elle est prête à défier frontalement la pression américaine.

Ce bras de fer dépasse largement le cadre bilatéral. Il illustre une tendance plus large à la fragmentation du système international, où les ressources énergétiques deviennent des instruments de puissance et d’alignement politique. Dans ce contexte, Cuba apparaît comme un point de cristallisation des rivalités entre grandes puissances, rappelant par certains aspects les tensions de la guerre froide.

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La guerre en Iran fait flamber les prix alimentaires mondiaux, alerte la FAO

L’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) tire la sonnette d’alarme concernant les prix alimentaires. En mars dernier, souligne-t-elle, ces derniers ont atteint leurs plus hauts niveaux depuis septembre 2025, ajoutant que si la guerre au Moyen-Orient se poursuivait, cela pourrait entraîner une nouvelle augmentation des coûts. 

« Les hausses de prix enregistrées depuis le début du conflit (28 février 2026) sont restées modestes, principalement en raison de la hausse des prix du pétrole et atténuées par l’abondance des approvisionnements mondiaux en céréales », a toutefois tenu à expliquer, vendredi 3 avril, Maximo Torero, économiste en chef de la FAO, dans un communiqué.

Mais si le conflit dure plus de 40 jours et que les coûts d’importation restent élevés, les agriculteurs pourraient réduire leurs importations, planter moins de cultures ou se tourner vers des cultures moins gourmandes en engrais, a-t-il souligné. « Ces choix auront une incidence sur les rendements futurs et façonneront l’approvisionnement alimentaire et les prix des matières premières pour le reste de cette année et pour toute l’année prochaine », a-t-il ajouté.

L’indice FAO des prix alimentaires, qui mesure les variations d’un panier de produits alimentaires échangeables dans le monde, a augmenté de 2,4 % par rapport aux niveaux révisés de février et était supérieur de 1 % à celui d’il y a un an, bien qu’il soit inférieur de près de 20 % à son pic de mars 2022, qui était survenu après le déclenchement de la guerre en Ukraine.

L’indice des prix des céréales a augmenté de 1,5 % par rapport à février, sous l’effet d’une hausse de 4,3 % des prix internationaux du blé, dans un contexte de détérioration des perspectives de récolte aux États-Unis et de prévisions de baisse des semis en Australie en raison de la hausse des coûts des engrais.

Les prix du riz ont baissé de 3,0 % en raison du calendrier des récoltes et d’une demande d’importations plus faible.

Parallèlement, les prix des huiles végétales ont augmenté de 5,1 %, enregistrant ainsi leur troisième hausse mensuelle consécutive. La hausse des prix des huiles de palme, de soja, de tournesol et de colza reflète l’impact de la flambée des prix mondiaux de l’énergie et les anticipations d’une demande accrue de biocarburants.

Enfin, les prix de la viande ont augmenté de 1 %, en raison de la hausse des prix du porc dans l’Union européenne et du bœuf au Brésil, tandis que les prix de la volaille ont diminué.

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Guerre avec l’Iran : la chute de deux avions américains fait monter la tension

La destruction d’un chasseur américain F-15E par l’Iran et le crash d’un second appareil près du détroit d’Ormuz marquent un tournant dans le conflit, alors que ces incidents militaires jettent une nouvelle ombre sur les négociations et font craindre une escalade régionale.

Ces derniers développements s’ajoutent aux nouvelles attaques menées par l’Iran vendredi, qui a ciblé des installations énergétiques et industrielles dans la région et au cœur de Tel-Aviv dans la matinée du samedi 4 avril, quelques heures seulement après que le président américain Donald Trump a proféré de nouvelles menaces contre les infrastructures iraniennes.

Les États-Unis ont secouru un membre d’équipage d’un avion de chasse F-15E, a déclaré un responsable américain. Une opération de recherche et de sauvetage est en cours pour retrouver le second membre d’équipage…

Dans une interview accordée à NBC News, Trump a refusé de commenter les opérations de recherche et de sauvetage, mais a indiqué que ces événements n’affecteraient pas les négociations avec l’Iran. En tout cas, les dernières informations indiquent que Téhéran avait rejeté une proposition américaine de cessez-le-feu de 48 heures, ainsi qu’une réunion au Pakistan, les efforts de médiation étant dans l’impasse, selon le Wall Street Journal.

Par ailleurs, un deuxième avion de chasse, un A-10 Warthog, s’est écrasé vendredi dans le Golfe, le pilote, seul à bord, a été secouru sain et sauf, selon le New York Times, citant deux responsables américains.

Les perspectives d’un accord de paix s’éloignent

La première perte connue d’un avion de chasse (américain ou israélien) dans cette guerre est considérée comme un coup dur pour l’alliance américano-israélienne et compromet les perspectives fragiles d’un éventuel accord entre les États-Unis et l’Iran pour mettre fin à la guerre.

Parallèlement, la plus grande usine de traitement de gaz naturel des Émirats arabes unis, Habshan, a suspendu ses activités après un incendie provoqué par des débris d’interception de missile. Quelques heures plus tôt, une attaque de drone avait incendié la raffinerie de pétrole Mina Al Ahmadi au Koweït, le pays signalant également des dégâts sur une centrale électrique et une usine de dessalement d’eau…

Pour leur part, plusieurs grandes villes ont été touchées ces dernières 48 heures, notamment Tel-Aviv, centre économique du pays, Jérusalem, cœur politique et symbolique, la baie de Haïfa, ainsi que Dimona, située à proximité d’installations sensibles dans le sud.

Cette situation survient alors que le détroit d’Ormuz demeure en grande partie fermé. Jeudi 2 avril, l’Iran semblait renforcer son emprise sur la région, les médias internationaux rapportant que le gouvernement travaillait à un protocole avec Oman pour contrôler le trafic maritime. Ce protocole obligerait les transporteurs maritimes à payer des droits de passage à l’Iran, selon le vice-ministre iranien des Affaires étrangères.

Bahreïn, avec le soutien de la Jordanie et des États arabes du Golfe, a proposé une résolution du Conseil de sécurité des Nations unies visant à faciliter l’ouverture du détroit d’Ormuz, qui fournirait « une base juridique claire permettant à tous les États de se mobiliser et de soutenir un passage sûr », y compris par la force.

La Russie, alliée de l’Iran, a rejeté la proposition. Pour le ministre des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, la mesure « légitimerait l’agression contre l’Iran »…

Rappelons enfin que l’armée américaine a confirmé lundi la mort de treize militaires américains : six au Koweït, six dans le crash d’un avion ravitailleur en Irak et un autre en Arabie saoudite.

Elle avait recensé environ 200 militaires blessés, dont 10 « sérieusement », dans sept pays différents depuis le début de la guerre contre l’Iran.

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Tourisme méditerranéen : des gagnants et des perdants de la guerre en Iran

Entre annulations massives, flambée des prix du carburant et fermetures d’espaces aériens, le conflit iranien fait vaciller l’économie touristique de toute la Méditerranée orientale. Chypre, la Grèce, la Turquie et l’Égypte paient un lourd tribut. Tandis que l’Espagne et Malte profitent d’un report inattendu des flux de voyageurs.

La guerre qui embrase l’Iran n’épargne pas le secteur touristique méditerranéen. Alors que les combats s’intensifient, les répercussions se font sentir jusqu’aux côtes chypriotes, grecques et égyptiennes. En quelques semaines, la confiance des voyageurs s’est effondrée, les vols ont été annulés par milliers, et les prix du kérosène ont explosé, plongeant une partie de la région dans une crise inédite.

Chypre, territoire le plus touché

L’île de Chypre, située à moins de 300 kilomètres des côtes libanaises et syriennes, paie le plus lourd tribut. Selon un rapport de l’Association des hôteliers publié par le site ThePrint le 26 mars, le taux d’annulation des réservations de courte durée a atteint 100 % au lendemain des premières frappes, avant de retomber autour de 45 % quelques semaines après.

La Banque centrale de Chypre a déjà revu à la baisse ses prévisions de croissance pour 2026, passant de 3,0 % à 2,7 %, en citant explicitement l’impact de la guerre.

La Grèce et la Turquie sur la corde raide

En Grèce, Aegean Airlines, la première compagnie du pays, enregistre une baisse à deux chiffres des réservations pour l’été. Même tendance en Turquie, où les hôteliers d’Antalya et d’Izmir voient les précommandes fondre. « Les clients nordiques et américains se reportent vers l’ouest. Ils ont peur d’un embrasement régional », explique Melih Özbek, consultant en tourisme à Istanbul.

Les deux pays, dont l’économie dépend fortement des recettes estivales, redoutent une saison blanche. Le ministre grec du Tourisme a annoncé la semaine dernière un plan d’aide d’urgence de 50 millions d’euros pour les petites îles de l’Égée orientale.

L’Égypte asphyxiée par la hausse des billets d’avion

En Égypte, le problème est différent mais tout aussi grave : la flambée du prix du pétrole rend le voyage inabordable. Le baril de Brent a franchi à nouveau le seuil des 110 dollars, du jamais-vu depuis juillet 2022. Résultat : les tarifs aériens vers Charm el-Cheikh et Le Caire ont bondi de plus de 200 %, selon le site 22-med.com. « Les familles européennes qui venaient passer une semaine à la mer Rouge renoncent. Le billet d’avion coûte désormais plus que le séjour », déplore Samir Fawzi, directeur d’une agence au Caire.

L’occupation hôtelière a chuté de 20 à 25 % par rapport à l’année dernière, selon la fédération égyptienne du tourisme.

Des gagnants inattendus : le Maroc et la Tunisie comme destination de repli

Toute crise crée des opportunités. La Méditerranée occidentale profite pleinement du mouvement de repli. L’Espagne enregistre une hausse notable des réservations en provenance du Royaume-Uni, d’Allemagne et de France. Malte tire également son épingle du jeu, vantant sa neutralité et sa sécurité.

Le conflit profite toutefois à certains pays d’Afrique du Nord qui deviennent des destinations de substitution : le Maroc et la Tunisie sont cités parmi les destinations qui attirent les voyageurs initialement destinés au Moyen-Orient.

Par ailleurs, l’aéroport d’Istanbul, lui, se positionne comme une plaque tournante alternative au Golfe. « Le trafic de transit vers l’Asie et l’Europe emprunte désormais la route du Bosphore », constate un analyste du cabinet OAG.

Selon le Conseil mondial du voyage et du tourisme (WTTC), le conflit coûte chaque jour 550 millions d’euros de recettes touristiques au seul Moyen-Orient. Un manque à gagner que la Méditerranée orientale commence à mesurer, angoisse après angoisse, annulation après annulation.

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Médicaments : Washington durcit le ton contre les laboratoires étrangers

L’administration Trump se prépare à imposer de nouveaux droits de douane. Ils concernent les produits des sociétés pharmaceutiques qui n’ont pas conclu d’accords avec le président américain pour réduire le prix de leurs médicaments aux États-Unis. C’est ce que rapporte la chaîne CNBC.

Selon un projet de document obtenu par CNBC, les médicaments brevetés et leurs principes actifs se verront imposer des droits de douane de 100 %. Toutefois, les entreprises pharmaceutiques ont la possibilité de réduire ou d’éviter les nouveaux droits de douane. Deux offres leur sont proposées : délocaliser leur production aux États-Unis ou être en négociations avec le gouvernement.

Depuis novembre 2025, plus d’une douzaine de grands laboratoires pharmaceutiques, dont Eli Lilly, Pfizer et Novo Nordisk, ont signé des accords avec Trump pour baisser les prix des médicaments nouveaux et existants. Sachant que ces entreprises bénéficiaient d’une exemption de droits de douane durant une période de trois ans.

La même source relève que le projet de loi prévoit que le gouvernement imposerait un droit de douane de 20 % aux entreprises qui envisagent de relocaliser leur production aux États-Unis. Et il porterait ce droit de douane à 100 % pour ces mêmes entreprises après quatre ans.

En outre, des taux distincts seront appliqués à l’UE, au Japon, à la Corée du Sud, à la Suisse et au Royaume-Uni; et ce, conformément aux accords bilatéraux. Enfin ce document prévoit qu’aucun droit de douane supplémentaire ne sera appliqué aux médicaments génériques.

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Une chute record des exportations pétrolières du Golfe 

Les exportations de pétrole des pays du Golfe ont enregistré une chute historique de 49 % en mars par rapport à février 2026, sur fond de guerre persistante au Moyen-Orient. La fermeture prolongée du détroit d’Ormuz, axe stratégique du commerce mondial d’hydrocarbures, a fortement réduit les flux transitant par cette route essentielle.

La majorité des grands exportateurs de la région ont été durement touchés. Cinq pays du Moyen-Orient, dont l’Irak, l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis, ont vu leurs exportations maritimes de brut reculer nettement. À contre-courant, seul le sultanat d’Oman a enregistré une progression de ses ventes.

Selon les données de l’Energy Research Unit, basée à Washington, les exportations totales de pétrole du Golfe (hors Iran) ont été quasiment divisées par deux, tombant à 8,44 millions de barils par jour en mars, contre 16,58 millions en février.

Malgré son contrôle stratégique du détroit d’Ormuz, l’Iran n’a pas échappé à ce trend baissier. Ses exportations ont reculé, même si la hausse des prix du pétrole, au-delà de 100 dollars le baril, a permis à Téhéran de compenser en partie la baisse des volumes…

Des baisses généralisées, l’Irak particulièrement touché

L’Irak apparaît comme le pays le plus affecté, avec une chute spectaculaire de 83,3 %, ses exportations tombant à 561 000 barils par jour, soit une baisse de 2,8 millions par rapport au mois précédent.

Dans ce contexte, Bagdad a décidé de recourir à une solution exceptionnelle : relancer les exportations de pétrole par voie terrestre via la Syrie. Cette option, abandonnée depuis des décennies, vise à compenser la paralysie du détroit d’Ormuz et à garantir des recettes indispensables au budget de l’État. Les flux devraient reprendre progressivement, avec un transport assuré par camions citernes.

L’Arabie saoudite et les Émirats amortissent le choc

L’Arabie saoudite a vu ses exportations reculer de 38,6 % en mars, à 4,388 millions de barils par jour, soit une baisse de 2,76 millions de barils. De leur côté, les Émirats arabes unis ont enregistré un repli de 37 %, à 2,132 millions de barils par jour.

Pour limiter l’impact de la crise, Riyad s’est appuyé sur l’oléoduc Est-ouest, qui permet de contourner le détroit d’Ormuz et fonctionne actuellement à pleine capacité, soit environ 7 millions de barils par jour. Les Émirats ont, quant à eux, renforcé leur utilisation de l’oléoduc Habshan-Fujairah, réduisant partiellement leur dépendance à la voie maritime.

Koweït et Qatar en forte baisse, Oman fait exception

Le Koweït et le Qatar ont également subi de lourdes pertes. Les exportations koweïtiennes ont chuté de 76,4 %, à 280 000 barils par jour. Tandis que celles du Qatar ont reculé de 77,7 %, à 135 000 barils par jour.

À l’inverse, Oman se distingue comme le seul pays de la région à avoir augmenté ses exportations, en hausse de 6 % à 940 000 barils par jour. Cette résilience s’explique par sa position géographique : ses ports, situés sur la mer d’Arabie, échappent au passage par le détroit d’Ormuz.

L’Iran également affecté

Les exportations iraniennes ont elles aussi diminué en mars, atteignant environ 1,79 million de barils par jour, soit une baisse de 16,6 % par rapport à février.

Le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz montre des signes timides de reprise, mais reste inférieur de 95 % à ses niveaux d’avant-guerre, illustrant l’ampleur des perturbations.

Une crise aux implications géopolitiques majeures

La fermeture du détroit d’Ormuz, l’un des points névralgiques du commerce énergétique mondial, suscite de vives interrogations quant à ses responsabilités et à ses conséquences à long terme.

Selon l’économiste de l’énergie, Anas Al-Hajji, attribuer la responsabilité de cette fermeture dépend largement de la lecture stratégique du conflit. Les intérêts de l’Iran et des États-Unis pouvant se croiser, la situation reste particulièrement complexe.

L’expert souligne que les implications seraient radicalement différentes selon l’origine de la fermeture : une initiative américaine pourrait traduire une stratégie globale de recomposition de l’ordre mondial. Tandis qu’une action iranienne mettrait en lumière les limites de la stratégie de sécurité des États-Unis dans la région.

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Guerre en Iran : Pékin revoit sa stratégie énergétique

La région industrielle du Guangdong, dans le sud de la Chine, a demandé aux producteurs d’électricité locaux de reconstituer leurs réserves de charbon, de limiter leur consommation de gaz naturel et d’accélérer le développement de l’énergie nucléaire – signe que la deuxième économie mondiale commence à ressentir les effets de la guerre au Moyen-Orient.

Guangdong, la région du pays qui consomme le plus d’énergie — particulièrement exposée aux turbulences des marchés internationaux en raison de sa forte dépendance aux importations et des conditions météorologiques sèches dues à l’utilisation de l’énergie hydroélectrique —, a demandé aux gestionnaires de réseau de se préparer activement au pic de demande estival, selon des sources proches du dossier qui s’exprimaient sous couvert d’anonymat et rapportées par Bloomberg.

Les compagnies d’électricité ont reçu l’ordre d’augmenter leurs réserves de charbon afin de couvrir au moins 20 jours de consommation, et idéalement 25 jours par mesure de précaution.

Selon les données de l’Association chinoise du transport et de la distribution du charbon, les réserves moyennes de charbon dans le Guangdong sont tombées à environ 12,6 jours, en dessous de la limite de base de 15 jours d’utilisation.

Nucléaire…

La production d’électricité à partir de gaz a diminué dans les régions côtières chinoises depuis le début de la guerre, notamment après les frappes iraniennes contre l’usine de GNL de Ras Laffan, un site stratégique au Qatar, faisant craindre des perturbations prolongées du marché. La province limitera sa consommation de gaz naturel pour la production d’électricité à 19 milliards de mètres cubes cette année, contre 21 milliards de mètres cubes l’an dernier, relèvent des sources proches du dossier.

Les autorités de régulation ont également demandé à China General Nuclear Power Group de redémarrer un réacteur nucléaire en maintenance et de mettre en service deux nouvelles unités d’ici juillet.

Jusqu’à présent, les marchés énergétiques chinois ont fait preuve d’une relative résilience face aux perturbations causées par la guerre en Iran, notamment grâce à une politique de longue date d’autosuffisance et de diversification. L’approvisionnement énergétique du pays est également renforcé par ses vastes réserves et sa production record de charbon.

Cependant, la hausse des prix du charbon laisse présager un resserrement de l’approvisionnement en ce combustible essentiel. En Chine, l’indice des prix du charbon thermique a progressé de 1,5 % en mars, atteignant son plus haut niveau en trois mois.

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Le déficit commercial des États-Unis baisse plus que prévu

Le déficit commercial américain s’est moins creusé que prévu en février, les importations et les exportations ayant toutes deux augmenté.

Le déficit commercial des biens et services s’est creusé de 4,9 % par rapport pour atteindre 57,3 milliards de dollars, selon les données publiées jeudi 2 avril par le département du Commerce. Les économistes interrogés par Bloomberg tablaient sur un déficit de près de 61 milliards de dollars.

Les exportations ont progressé de 4,2 % en février, tirées par les expéditions d’or et de gaz naturel. Pour leur part, les importations ont augmenté de 4,3 %, principalement grâce à la hausse des arrivages d’ordinateurs, de semi-conducteurs et d’automobiles.

Les revenus tirés de l’utilisation des droits de propriété intellectuelle ont également augmenté, ce qui pourrait refléter un coup de pouce temporaire dû aux droits de diffusion liés aux Jeux olympiques d’hiver.

Un an après que Donald Trump a dévoilé son régime tarifaire agressif, les fluctuations mensuelles de la balance commerciale continuent de refléter la mise en œuvre erratique de cette politique.

Les importations fluctuent fortement d’un mois à l’autre, même si les investissements dans l’intelligence artificielle stimulent la demande de microprocesseurs et autres équipements importés.

Avec des droits de douane désormais à leur plus bas niveau depuis avril 2025, suite à l’invalidation de nombreuses mesures par la Cour suprême, une question cruciale se pose : les entreprises augmenteront-elles leurs importations ou privilégieront-elles davantage la production nationale cette année ?

Les données de février permettront aux économistes d’établir des estimations plus précises du PIB du premier trimestre. Avant leur publication, les prévisions de GDPNow de la Réserve fédérale d’Atlanta indiquent que les exportations nettes amputeraient le PIB du premier trimestre d’environ un quart de point de pourcentage, un chiffre similaire à celui du quatrième trimestre de 2025.

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