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Médenine renforce son mix énergétique avec 4 nouvelles centrales solaires

Source: ministère de l’Industrie

Quatre centrales solaires photovoltaïques d’une capacité de 2 MW chacune ont été inaugurées à Médenine, dans le cadre du système de licences pour les projets d’énergie renouvelable, d’après un communiqué du ministère de l’Industrie. Le 4 avril, la cérémonie a été présidée par Wael Chouchane, secrétaire d’État chargé de la Transition énergétique, en présence des autorités locales et des responsables du secteur électrique.

Ces installations, d’un coût total de 16 millions de dinars, permettent non seulement de réduire les coûts de production de l’électricité d’environ 1,5 million de dinars par an, mais aussi de diminuer les importations de gaz naturel de 4,5 millions de dinars annuellement. À dire vrai, elles s’inscrivent dans la stratégie nationale visant à produire 35% de l’électricité à partir des énergies renouvelables d’ici 2030, et 50% d’ici 2035, contribuant ainsi à un modèle énergétique durable et résilient, conforme aux standards ESG.

Un autre projet énergétique en cours…

Dans le même temps, une station de transformation haute/moyenne tension est en cours de construction à Ben Guerdane, incluant :

  • une station 33/225 kV avec transformateurs de 80 MVA;

  • une ligne aérienne 225 kV reliant les centrales de Médenine et Abu Kammash à la Libye.

Le projet, qui a coûté 17 millions de dinars et avancé à 82%, vise à sécuriser l’approvisionnement électrique de la région, soutenant la croissance économique locale et l’attractivité pour les entreprises et investisseurs.

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Tunisie | L’ingénierie, un impératif de souveraineté nationale

À l’heure où la Tunisie peaufine son plan de développement 2026-2030, le pays se trouve à la croisée des chemins. Entre une machine économique grippée par des déséquilibres macroéconomiques persistants et une pression asphyxiante sur les finances publiques, un levier stratégique semble encore tragiquement sous-estimé : la valorisation de nos ressources humaines, et plus particulièrement de nos ingénieurs, souvent tentés par l’émigration pour trouver de meilleures opportunités personnelles et professionnelles : une hémorragie de capital gris et un naufrage économique annoncé ?

Abdelwaheb Ben Moussa *

Le constat est brutal, presque insoutenable pour une nation qui mise sur l’innovation et la montée en gamme industrielle. Chaque année, la Tunisie diplôme environ 8 000 ingénieurs, mais en voit s’envoler entre 6 000 et 6 500 vers d’autres cieux.

Ce n’est plus de la mobilité professionnelle, c’est une véritable hémorragie. En 2022, ce chiffre a même atteint le pic alarmant de 6 500 départs, selon l’Ordre des ingénieurs tunisiens (OIT).

Cette fuite massive ne vide pas seulement nos bureaux d’études ; elle érode les fondements mêmes de notre souveraineté nationale.

Comment prétendre à une autonomie technologique, à une transition énergétique réussie ou à une cybersécurité digne de ce nom quand nos cerveaux les plus brillants vont construire l’avenir des économies du Nord ?

Chaque départ est une subvention déguisée que la Tunisie, malgré ses difficultés, offre aux nations les plus riches, perdant ainsi le bénéfice de décennies d’investissement dans l’éducation publique.

Défi énergétique : l’ingénierie comme bouclier

L’un des enjeux majeurs du plan 2026-2030 réside dans notre capacité à briser la dépendance aux énergies fossiles importées, qui grèvent structurellement notre budget. La transition vers les énergies renouvelables et l’hydrogène vert n’est pas une option esthétique, c’est une nécessité de survie. Cependant, installer des panneaux photovoltaïques ou des éoliennes ne suffit pas à créer de la souveraineté si nous restons de simples importateurs de technologies et de maintenance.

Le véritable défi est d’ordre intellectuel : maîtriser le mix énergétique, optimiser les réseaux intelligents (Smart Grids) et concevoir des solutions de stockage adaptées à notre climat. Sans une armée d’ingénieurs spécialisés, nous passerons d’une dépendance au gaz étranger à une dépendance technologique étrangère. L’ingénierie tunisienne doit être le fer de lance de cette «indépendance énergétique 2.0», capable de transformer nos contraintes climatiques en avantages compétitifs.

Un écosystème qui rejette ses talents

Pourquoi nos talents partent-ils ? La réponse est connue, mais les remèdes tardent. Des perspectives salariales dérisoires face à une inflation galopante, des structures économiques sclérosées et un manque criant de projets stimulants à l’échelle nationale. L’environnement productif tunisien actuel semble incapable d’absorber cette matière grise, créant un cercle vicieux où le manque d’innovation décourage l’investissement, lequel finit par pousser les talents à l’exil.

Plus grave encore, la déconnexion entre le monde académique et le secteur productif reste une plaie ouverte. Les collaborations sont fragmentaires, et la recherche appliquée, parent pauvre des politiques publiques, peine à devenir ce moteur de croissance tant espéré. Nos ingénieurs se retrouvent souvent confinés à des rôles de maintenance ou de gestion de processus obsolètes, loin des frontières technologiques où se joue la compétition mondiale.

Rétention des compétences ou résistance souveraine ?

Pour le plan 2026-2030, il ne s’agit plus de saupoudrer quelques incitations fiscales. Il faut un changement de paradigme radical. La rétention des talents et l’établissement de conditions attractives doivent être érigés en piliers de la sécurité nationale. Sans une masse critique d’ingénieurs installés durablement sur le territoire, la Tunisie restera condamnée à la dépendance et à la sous-traitance à faible valeur ajoutée.

Les réformes doivent être systémiques et s’articuler autour de trois axes majeurs :

Soutien massif à l’innovation et à la R&D : il est impératif de multiplier les fonds de capital-risque dédiés aux projets industriels innovants. La propriété intellectuelle doit devenir un indicateur de performance national ;

Facilitation des investissements de rupture : le cadre législatif doit être assoupli pour permettre une intégration rapide de l’IA et de la Green-Tech dans le tissu industriel et financier ;

Refonte du lien université-entreprise : le passage à une économie de la connaissance exige que les universités deviennent de véritables laboratoires pour les entreprises, avec des doctorats industriels généralisés.

Façonner notre propre destin

L’intégration des ingénieurs dans les grands chantiers nationaux — de la gestion du stress hydrique à la modernisation des services financiers — doit être le cœur battant du prochain plan quinquennal. Il ne s’agit pas d’un débat corporatiste, mais d’une question de survie économique.

Si la Tunisie veut cesser d’être la pépinière gratuite du monde pour enfin redevenir un pôle de décision souverain, elle doit comprendre qu’investir massivement dans ses ingénieurs coûte infiniment moins cher que de subir leur absence. Car à force de former des talents pour les autres, nous finirons par n’être que les spectateurs de notre propre déclin, importateurs de solutions que nos propres enfants ont conçues ailleurs. Affirmer la place stratégique de l’ingénieur, c’est choisir, enfin, de piloter notre avenir plutôt que de le laisser s’exporter irrémédiablement.**

* Ingénieur en informatique, cadre d’une banque publique.

** Ce texte a été élaboré avec l’assistance d’un outil d’IA.

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Pétrole à 115 dollars : la Tunisie face à l’urgence énergétique

Face à la situation de crise énergétique à laquelle est confrontée la Tunisie, leconomistemaghebin.com a pris le pouls des économistes et autres spécialistes du secteur de l’énergie pour recueillir leurs analyses et avis quant à des solutions pour notre pays.

Pour le cas présent, Ezzedine Khalfallah, consultant international en énergie et ancien PDG de l’ETAP, analyse la situation et propose quelques pistes concrètes. Alors que le budget 2026 a été bâti sur un prix du baril à 63,3 dollars, le brut dépasse désormais les 115 dollars. Un écart qui fragilise dangereusement les finances publiques tunisiennes, s’inquiète-t-il.

Il poursuit son propos en soulignant que la Tunisie est un pays structurellement vulnérable. En effet, « la Tunisie, importatrice nette d’énergie, subit de plein fouet la flambée des cours ». M. Khalfallah note encore que trois indicateurs se dégradent simultanément : la facture énergétique; le déficit énergétique commercial; et le montant des subventions. « Chaque hausse au-delà du seuil budgétaire contraint l’État à reporter ou supprimer d’autres projets », rappelle le consultant.

Une feuille de route en quatre temps

Face à cette crise, l’expert structure sa réponse selon quatre horizons. À très court terme, il préconise des campagnes de sensibilisation à la sobriété énergétique. Mais il insiste : la sensibilisation ne suffit pas. « Des décisions courageuses s’imposent, comme l’ajustement progressif des tarifs de l’énergie et un meilleur ciblage des subventions vers les ménages les plus vulnérables », préconise-t-il.

À court terme, il appelle à prioriser l’accélération des projets d’énergies renouvelables déjà lancés. Au-delà de 100 dollars le baril, chaque kilowattheure renouvelable produit permet à la STEG de réduire ses importations de gaz. Il appelle aussi à élargir l’autoproduction pour les industriels et à renforcer les interconnexions électriques régionales.

À moyen terme, M. Khalfallah plaide pour un déploiement massif des renouvelables avec stockage, la digitalisation du réseau via les Smart Grids et une réforme en profondeur du système de subventions. Il juge également nécessaire de relancer l’exploration d’hydrocarbures, y compris non conventionnels (pétrole et gaz de schiste).

Lire aussi — Signature de contrats de réalisation de la première phase du projet « SMART GRID »

À l’horizon 2050, il vise 80 % de renouvelables dans le mix électrique, une électrification généralisée des usages – notamment dans le transport – et le développement de technologies bas carbone pour les industries les plus émettrices.

Sa conclusion est sans ambiguïté : « La transition énergétique n’est plus un choix. C’est une obligation nationale ».

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La Tunisie s’apprête à lancer la 6ᵉ phase des projets d’énergie renouvelable

La sixième phase du système d’autorisations pour les nouveaux projets d’énergie renouvelable, d’une capacité de 1, 2 et 10 mégawatts, sera lancé dans le courant de ce mois. (Photo : Centrale-solaire-photovoltaïque à Metbasta – Kairouan).

C’est ce qu’a annoncé le secrétaire d’État à la Transition énergétique, Wael Chouchane, qui s’exprimait, samedi 4 avril 2026, lors de la clôture de la deuxième édition du Salon de l’Agriculture, de l’Eau, de l’Irrigation et des Énergies renouvelables, destiné aux gouvernorats de Médenine, Tataouine, Gabès et Kébili.

Ces projets permettront d’élargir la base d’investisseurs et de renforcer les initiatives privées, a souligné Chouchane, en rappelant que la cinquième phase de ce système avait abouti à l’octroi de 186 autorisations préliminaires pour des projets solaires, représentant une capacité totale d’environ 286 MW.

La Stratégie nationale de l’énergie à l’horizon 2035 repose sur le renforcement de la souveraineté et de la sécurité énergétiques, ainsi que sur la mise en place de services énergétiques modernes, fiables et compétitifs, a précisé le secrétaire d’État.

Selon lui, la Tunisie vise à produire 35 % de son électricité à partir de sources renouvelables d’ici 2030, puis à porter cette part à 50 % d’ici 2035. «Ces objectifs nationaux ne pourront être atteints que par des projets concrets dans les régions, ce qui souligne le rôle essentiel du développement régional dans la transition énergétique», a-t-il souligné.

Chouchane a ajouté que le mix énergétique tunisien était constitué d’environ 9 % d’énergies renouvelables jusqu’en mars 2026, avec un objectif de 10 à 11 % d’ici la fin de l’année. «Cette part pourrait atteindre 20 à 25 % d’ici fin 2027, grâce à la mise en service de plusieurs nouveaux projets», a-t-il affirmé.

I. B. (avec Tap).

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Transition énergétique : l’impératif d’un électrochoc face à la dépendance nationale

La crise actuelle doit servir de catalyseur pour réduire la dépendance énergétique de la Tunisie. Pour ce faire, il est indispensable d’enclencher un désengagement progressif des énergies fossiles au profit d’un investissement massif dans le renouvelable, ouvert aux partenariats internationaux.

Des économistes, que L’Economie Maghrébin a sondés, qualifient la crise énergétique actuelle de révélatrice et estiment qu’elle constitue l’ultime alerte pour que la Tunisie réduise ses dépendances. Ils dressent un constat sévère sur les quinze dernières années, marquées par une absence quasi totale de prospection pétrolière, de nouvelles découvertes et d’investissements dans le secteur. Ils soulignent que ce désintérêt pour les ressources fossiles nationales devrait imposer aujourd’hui un redéploiement stratégique vers les énergies propres.

Ils jugent d’ailleurs paradoxal, voire « scandaleux », le retard accumulé par le pays dans ce domaine. Alors que la Tunisie bénéficie d’un ensoleillement exceptionnel dépassant les 250 à 300 jours par an. Selon leurs analyses, le pays a délibérément gâché un potentiel précieux, se retrouvant aujourd’hui avec une part de renouvelables dérisoire – moins de 3 % – loin de l’objectif de 30 % initialement projeté pour 2030.

Un arbitrage financier en faveur de l’investissement

Face à l’argument du coût élevé des infrastructures vertes, les économistes soutiennent que le maintien du statu quo est financièrement plus onéreux. Ils soulignent que l’achat de gaz et de carburants aux conditions actuelles du marché international mobilise des ressources colossales. Et d’estimer qu’un arbitrage s’impose. Tout en reconnaissant que la phase de transition nécessite de financer simultanément les importations de carburants et les nouveaux investissements; ils rappellent qu’une activité productrice génère nécessairement un retour sur investissement.

Et de préciser qu’en investissant massivement dans le solaire et l’éolien, la Tunisie pourrait réduire sa facture pétrolière d’ici quatre à cinq ans. Les devises ainsi économisées permettraient alors d’assurer le remboursement de la dette extérieure. Dans cette perspective, ils estiment que la question n’est pas l’endettement en soi, mais l’usage qui est fait des fonds empruntés. Un emprunt destiné à l’investissement productif s’inscrit, expliquent-ils, dans la trajectoire historique classique des pays en développement qui, en devenant matures, parviennent à assainir leur position financière.

Ouverture au privé et ambition à l’export

Pour atténuer la charge financière de cette transition, ils préconisent de ne pas limiter l’effort d’investissement aux seuls acteurs tunisiens. Ils plaident pour une ouverture accrue aux partenariats public-privé (PPP), incluant des investisseurs étrangers.

Ils suggèrent également d’encourager les entreprises internationales à produire de l’énergie propre sur le sol tunisien à des fins d’exportation. Ils ne voient aucun obstacle à ce que ce secteur suive le modèle des industries électriques, mécaniques ou des composants automobiles. Une telle stratégie permettrait à l’État de percevoir des recettes d’exportation et de générer des rentrées de devises supplémentaires.

In fine, les économistes interrogés appellent à ce que cette crise serve de leçon pour engager, sans plus tarder, une transition énergétique dont le retard devient critique pour l’économie nationale.

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«Biat O’Vert» | La Biat s’engage davantage dans la finance durable

La Biat lance «Biat O’Vert», une nouvelle offre dédiée au financement de la consommation et des projets responsables et à impact environnemental positif. Cette nouvelle offre s’inscrit pleinement dans la démarche de développement durable de la banque et consolide son engagement en faveur de la transition énergétique.

Dans un contexte où la transition écologique constitue un enjeu majeur, la demande en solutions de financement responsables continue de progresser de manière soutenue en Tunisie, portée par une volonté croissante de réduire l’empreinte carbone, par le développement des énergies renouvelables et par l’adoption de modes de consommation plus respectueux de l’environnement.

Face à ces enjeux, la Biat met à la disposition de ses clients, particuliers, professionnels et entreprises, sa nouvelle offre «Biat O’Vert» destinée à accompagner la réalisation de leurs projets à valeur environnementale.

Cette initiative traduit la volonté de la banque de proposer des solutions concrètes en réponse aux nouveaux besoins du marché.

Des conditions de financement avantageuses

Dédiée au financement d’un large éventail de projets, «Biat O’Vert» repose sur des conditions de financement avantageuses et adaptées aux spécificités de chacun d’entre eux, permettant ainsi de faciliter l’accès à des investissements durables.

Pour les particuliers et les professionnels, «Biat O’Vert» se décline en deux variantes :
«Biat O’Vert Rénov» facilite la réalisation de travaux liés à la réduction de la consommation d’énergie des logements et à l’amélioration de la gestion de l’eau, la modernisation d’équipements à fort impact environnemental et l’installation d’équipements utilisant des énergies renouvelables, tandis que ««Biat O’Vert Auto» favorise l’adoption de solutions de mobilité plus respectueuses de l’environnement à travers l’acquisition de véhicules hybrides ou électriques.

Cette offre accompagne également les entreprises dans leurs projets de transformation durable, de modernisation énergétique et de réduction de leur impact environnemental grâce à la variante «Biat O’Vert Entreprises».

Avec «Biat O’Vert», la Biat franchit une nouvelle étape en transformant ses financements en leviers de durabilité et en apportant des réponses adaptées aux attentes du marché.

A travers cette initiative, elle renforce son positionnement de banque citoyenne, innovante et confirme son engagement à soutenir la transition énergétique et à promouvoir les projets écoresponsables pour un avenir plus durable.

Acteur de référence en Tunisie

Banque universelle, acteur de référence en Tunisie, la Biat constitue aujourd’hui un groupe bancaire solide avec ses filiales dans les domaines de l’assurance, de la gestion d’actifs, du capital-investissement, de l’intermédiation boursière et du conseil.

Implantée sur tout le territoire, la Biat compte aujourd’hui 206 agences à travers toute la Tunisie. Près de 2500 collaborateurs travaillent au service de tous ses clients : particuliers, professionnels, PME, grandes entreprises et institutionnels.

Très attentive à sa responsabilité sociétale, la Biat a traduit son positionnement citoyen par de nombreux engagements. La création de la Fondation BIAT pour la jeunesse tunisienne, au printemps 2014, en est emblématique et ancre cet engagement de façon pérenne.

Communiqué.

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Transition énergétique | Kairouan s’illumine avec 850 nouveaux points LED

Grâce à l’installation de 850 lampes LED, la municipalité de Kairouan transforme son paysage urbain au profit de plus de 107 000 habitants pour une ville durable et sûre.

Cette initiative est le fruit d’une collaboration entre la municipalité de Kairouan, le ministère de l’Environnement et le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), en vue d’améliorer les conditions de vie des citoyens tout en intégrant des solutions d’efficacité énergétique performantes.

Au-delà du simple éclairage, ce projet s’inscrit dans une stratégie globale visant à rendre les villes tunisiennes plus sûres, plus résilientes et plus respectueuses de l’environnement, indique la municipalité.

La technologie LED à Kairouan ne se limite pas à une amélioration esthétique mais permet aussi une baisse significative de la consommation d’énergie, souligne la même source.

Y. N.

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Quand l’État “rabaisse” le prix de l’huile d’olive, la Tunisie pénalise ses agriculteurs

Moktar Lamari
Moktar Lamari

C’est officiel, depuis hier, le prix de référence de l’huile d’olive est administré de nouveau, fixé à 10 dinars le litre cette saison. Moins que 3 euros le litre, un prix en deçà des coûts de production moyens. Un prix cassé favorisant l’exportation en vrac et en masse. Un cadeau pour les exportateurs, un drame pour les agriculteurs et les investisseurs dans le secteur. La colère sociale monte et pas pour rien. La Tunisie ne dispose pas de tribunal de Commerce, pour éventuellement recevoir les plaintes légitimes des producteurs. Un procès, pour spoliation des ruraux par les urbains…

L’Etat contre ses paysans ?

Chaque saison oléicole en Tunisie commence par le même rituel. Le ministère du Commerce, le ministère de l’Agriculture, l’ONH (Office National de l’Huile) et le CEPEX montent sur scène, chiffres à la main, sourire jaune mais satisfait et enrobé de discours démagogique. Annonçant, d’une seule voix, que « les productions d’huile d’olive sont en hausse », que « la Tunisie confirme son rang mondial », mais que « les prix de cet or vert sont divisés par deux ».

Rideau tombé et applaudissements nourris des intermédiaires, banques et autres intrus dans la filière. Les médias reproduisent les discours, sans comprendre et sans expliquer les vrais enjeux, les perdants et les gagnants.

Sur le terrain, le producteur regarde ses bidons et barils partir à des prix cassés qui insultent son travail et volent son produit, par ce mécanisme d’administration indue des prix. Mais ça, ce n’est pas dans le communiqué des ministères et organes officiels. Ils s’en balancent.

L’État tunisien ne ment probablement pas : c’est les fonctionnaires incompétents qui trichent par omission. Ils parlent toujours de volumes, jamais de valeur. De tonnes, jamais de prix. De classement mondial, jamais de revenus pour ceux qui produisent réellement l’huile.

L’olive et l’huile d’olives deviennent des chiffres abstraits, utiles pour les rapports et les discours, inutiles pour la reproduction des fermes oléicoles et et les oliviers comment tels.

Langue de bois pressée à froid

L’Office National de l’Huile se présente comme régulateur. En réalité, il agit comme un agent d’écoulement rapide. Quand les prix chutent, on n’entend jamais un discours sur la protection du producteur ou la limitation de la vente en vrac. On entend plutôt des formules recyclées :

« Il faut s’adapter aux conditions du marché international »
« La conjoncture mondiale est difficile »
« L’Espagne influence les prix »

Traduction : l’État abdique, mais avec hypocrisie bureautique, élégance technocratique, qui fait au final saigner les producteurs, et ruinent l’espoir des investisseurs.

Le ministère du Commerce parle de compétitivité, comme si vendre moins cher que tout le monde était une stratégie et non un aveu d’échec.

Le ministère de l’Agriculture, lui, invoque la tradition, la qualité, le terroir… tout ce qu’il refuse ensuite de défendre concrètement par une politique de marque, de conditionnement et de prix plancher.

Quant au CEPEX, il exporte. Peu importe quoi. Peu importe comment. Peu importe sous quel nom. L’essentiel, c’est que ça sorte du territoire et que les tableaux Excel soient verts.

L’huile d’olive tunisienne devient un simple flux logistique. Un liquide qui coule, qui fuit et qui tâche, mais dans l’intérêt des intermédiaires, pas des producteurs.

Les élites parlent, les médias radotent et les producteurs encaissent les pertes et les déceptions.

Les économistes universitaires restent à l’écart, ils ne veulent pas toucher à un sujet explosif, qui dévoilera leurs incompréhensions des enjeux. Probablement, leur incapacité des politiques d’administration des prix, et régulations des marchés de la Tunisie profonde de Sidi Bouzid à Zarzis, en passant par Kairoaun ou Akkouda.

Dans les salons climatisés des hôtels étoilés et des conférences des diplomates, on entend toujours les mêmes phrases, le même refrain prononcés par les mêmes profils :

« On ne peut pas aller contre le marché »
« Il faut être réaliste »
« L’État ne peut pas tout faire »

Curieusement, ces élites trouvent toujours le réalisme quand il s’agit de baisser les prix, jamais quand il s’agit de construire une stratégie nationale ambitieuse. Elles savent expliquer pourquoi on ne peut pas protéger le producteur, mais jamais pourquoi l’Italie peut vendre notre huile trois fois plus cher que nous.

Le syndicat des agriculteurs parle des deux coins de la même bouche, chacun dit son discours. Supposément au nom des agriculteurs, mais reste souvent coincé entre communication institutionnelle forcément en langue de bois , double discours et impuissance réelle.

Le producteur, lui, n’a ni micro ni plateau télé. Il a juste ses olives, ses dettes et un État qui lui demande de comprendre et de redoubler d’effort dans l’intérêt des politiciens en place. Les larmes pour pleurer et la prière pour se oublier.

Un État qui vend vite, ses caisses étant vides

La vérité est brutale : l’État tunisien traite l’huile d’olive comme un produit éternellement en crise, pas comme un pilier stratégique. Les envolées lyriques de certains journalistes engraissés par la publicité mensongère ne changent rien à la réalité.

L’huile d’olive tunisienne est simplement bradée, probablement pour combler un trou budgétaire urgent, des revenus en devises, mais pas pour construire une richesse durable. Le court terme l’emporte sur le moyen terme.

On la brade comme quand on liquide tout ce qu’on n’a pas eu le courage de défendre. On la brade, parce que l’Etat n’a pas investi dans les infrastructures de stockage, les technologies de traçabilité, ou l’innovation de produit.

Pas de marque nationale forte. Pas de mesure pour contrôler la qualité et vérifier la traçabilité. Pas de politique sérieuse contre la domination du vrac. Pas de protection réelle des prix à la production.

Mais beaucoup de discours. Beaucoup de conférences. Beaucoup de “succès”. Les médias du sérail applaudissent les gagnants et oublient les producteurs de la Tunisie profonde. Eux, les journalistes préfèrent les réceptions des ambassades aux investigations de terrains et sondages des producteurs et acteurs de la filière oleicole.

Mais, ce faisant l’Etat transfère volontairement les surplus des producteurs, vers celui des intermédiaires et autres rentiers liés aux marchés de l’exportation.

L’incompétence extra vierge

Le bradage de l’huile d’olive tunisienne n’est ni une fatalité ni un accident. C’est le résultat d’un choix institutionnel répété, maquillé par des mots creux et des chiffres flatteurs. L’État tunisien ne manque ni d’experts ni de rapports. Il manque de volonté politique et de respect pour ce qu’il possède.

Un État qui vend son meilleur produit comme un surplus ne mérite pas de parler de souveraineté économique. Un État qui célèbre les volumes mais ignore les prix ne protège rien, il administre le déclin.

L’huile d’olive tunisienne continuera d’être excellente.

La question est : jusqu’à quand la gouvernance de la filière oléicole continuera-t-il à être médiocre ?

Par Moktar Lamari -Economics for Tunisia 

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Véhicules électriques : l’ISGI de Sfax installe la première borne de recharge universitaire en Tunisie

L’Institut supérieur de gestion industrielle (ISGI) de Sfax a installé une borne de recharge des véhicules électriques, d’une capacité de 22 kilowatts (KW), dans le cadre du programme pilote visant l’installation de 60 stations de recharge des voitures électroniques, dans différentes régions du pays, géré par l’Agence nationale pour la maîtrise de l’énergie (ANME).

L’Institut supérieur de gestion industrielle (ISGI) de Sfax est le premier établissement universitaire publique en Tunisie qui a installé une borne de recharge des véhicules électriques, une initiative qui reflète l’engagement des institutions publiques à soutenir le développement et la mobilité durable, d’autant plus que la station de recharge est raccordée à une centrale solaire photovoltaïque, ce qui contribue à réduire les émissions du gaz.

Selon les données publiées par l’ANME, cette initiative représente une étape cruciale dans la promotion de l’utilisation des voitures électriques et la diffusion d’une culture de la mobilité durable, notamment dans les espaces universitaires. Cela renforce l’orientation nationale vers une économie verte et durable.

Actuellement, les travaux sont en cours pour achever l’installation des stations de recharge restantes, en collaboration avec plusieurs municipalités et institutions publiques, dans le cadre de la mise en place d’un réseau national de borne de recharge des véhicules électriques, qui sont à même de répondre aux besoins des utilisateurs et de soutenir l’orientation nationale vers la mobilité durable et la transition énergétique, selon l’ANME .

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Transition énergétique : l’ANME lance des formations en comptabilité carbone au profit des universités tunisiennes

L’Agence nationale de la maîtrise de l’énergie (ANME) a lancé mercredi à Tunis trois cycles de formation spécialisés en comptabilité carbone, destinés aux enseignants universitaires, dans le cadre du Programme carbone incorporé et du projet d’« Appui à une transition énergétique tunisienne accélérée » (TETA).

L’objectif principal de cette initiative, explique l’ANME sur sa page Facebook, est de renforcer le rôle des universités tunisiennes dans la lutte contre les changements climatiques, en intégrant les enjeux de décarbonation et de transition énergétique dans les cursus académiques. Ces formations visent à doter les enseignants des compétences nécessaires pour enseigner la comptabilité carbone, actualiser les contenus pédagogiques, créer des unités d’enseignement dédiées à l’économie verte et constituer un réseau national de formateurs référents.

Lors de l’ouverture du premier cycle, le directeur général de l’ANME, Nafaa Baccari, a souligné le rôle central de l’enseignement supérieur dans la réponse aux défis climatiques. « La comptabilité carbone est désormais un outil incontournable de mesure et de gestion des émissions de gaz à effet de serre, mais aussi un levier d’employabilité dans un marché du travail en pleine mutation vers les métiers verts », a-t-il affirmé.

L’ANME a réaffirmé son engagement à faire de l’université tunisienne une « locomotive » de la transition énergétique et un pilier de la construction d’une économie nationale durable et décarbonée.

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Transition énergétique : L’Europe promet de nouveaux projets et réaffirme son soutien au virage vert tunisien

À la veille du Sommet UA-UE de Luanda, Ursula von der Leyen assure que la Tunisie peut accélérer sa mutation en misant sur les renouvelables.

A l’occasion des 25 ans du partenariat Union africaine–Union européenne, le Sommet de Luanda (24–25 novembre) s’ouvre sur des ambitions renouvelées.

Les dirigeants des deux continents, réunis autour du thème « Promouvoir la paix et la prospérité grâce à un multilatéralisme effectif », doivent annoncer de nouveaux projets liés à la transformation énergétique et numérique.

Pour la Tunisie, l’Union européenne se dit prête à renforcer son soutien, notamment dans les énergies renouvelables, secteur jugé déterminant pour l’avenir du pays.

Une nouvelle vague d’investissements

Dans une déclaration exclusive à l’agence TAP, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a présenté ce sommet comme un « tournant » destiné à ouvrir « une nouvelle ère de commerce et de coopération véritable ».

Elle a rappelé que plusieurs initiatives seront dévoilées dans le cadre de Global Gateway, le plan européen d’investissement destiné à améliorer les interconnexions et à soutenir le développement durable en Afrique.

Le ministre tunisien des Affaires étrangères, Mohamed Ali Nafti, représente la Tunisie à ce 7e sommet UA-UE, où seront lancés de nouveaux programmes dans l’énergie, le numérique et les matières premières critiques. L’Europe insiste sur son rôle de voisin direct et de premier partenaire commercial de l’Afrique, affirmant vouloir porter ce partenariat « à un niveau supérieur ».

Interconnexion avec l’Italie et expansion du solaire

Pour Ursula von der Leyen, la transition énergétique constitue un enjeu stratégique pour Tunis. Elle a mis en avant le projet d’interconnexion électrique sous-marine Tunisie–Italie, soutenu par l’UE, comme un levier crucial pour renforcer la sécurité énergétique, intégrer davantage d’énergies renouvelables et stabiliser les approvisionnements des deux rives.

L’Europe assure également accompagner les projets tunisiens d’extension du solaire et de l’éolien, affirmant que cette diversification permettra de réduire les coûts de production énergétique, de créer des « dizaines de milliers d’emplois » et d’offrir au pays une croissance plus durable.

Selon elle, la réduction de la dépendance aux énergies fossiles pourrait transformer le système énergétique tunisien et diminuer ses émissions de gaz à effet de serre.

Un avenir énergétique

Au-delà du cadre bilatéral, von der Leyen a souligné que l’UE souhaite intensifier la coopération avec l’Union africaine autour des énergies renouvelables propres et des matières premières stratégiques, dans l’objectif de créer davantage de valeur ajoutée sur le sol africain et de générer des emplois pour les populations locales.

Elle a rappelé la campagne « Scaling Up Renewables in Africa », lancée avec l’Afrique du Sud il y a un an, destinée à mobiliser des investissements pour l’accès à l’électricité et l’expansion de l’énergie propre. L’Union européenne vient d’y consacrer 15,5 milliards d’euros supplémentaires, afin de soutenir les réseaux, attirer les investisseurs et aider les 600 millions d’Africains dépourvus d’électricité.

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