Lese-Ansicht

Es gibt neue verfügbare Artikel. Klicken Sie, um die Seite zu aktualisieren.

Tunis | Arrestation de deux repris de justice au Bardo

La police judiciaire du Bardo, ville située à l’ouest de Tunis, a appréhendé un individu qualifié d’«extrêmement dangereux», recherché en vertu de plus de 40 mandats d’arrêt émis par diverses instances sécuritaires et judiciaires pour son implication dans de nombreux délits graves, selon une source sécuritaire citée par Mosaique FM.

Par ailleurs, la même unité, a arrêté, dans le quartier de Ksar Said, un détenu récemment libéré qui avait rapidement replongé dans le crime, cette fois-ci dans le trafic de stupéfiants.

L’opération a permis la saisie d’une quantité de stupéfiants en sa possession, ainsi que d’une somme d’argent provenant probablement du trafic de drogue. L’enquête se poursuit et des poursuites judiciaires seront engagées à son encontre.

I. B.

L’article Tunis | Arrestation de deux repris de justice au Bardo est apparu en premier sur Kapitalis.

‘‘Inside Gaza’’ | Des reporters de l’AFP au cœur du conflit

‘‘Inside Gaza’’ est l’un des films qui a attiré l’attention du public pendant le Festival international Music & Cinema Marseille (MCM), tenu du 30 mars au 4 avril 2026. Ce documentaire d’Hélène Lam Trong évoque la guerre israélienne contre Gaza à travers le regard des journalistes permanents de l’AFP, qui sont parmi les rares à avoir vécu le conflit de l’intérieur.

Djamal Guettala 

La réalisatrice était présente, accompagnée de Thibault Cohade, compositeur et ancien résident du MCM en 2013, dont la musique originale épouse chaque image et intensifie la tension, les tirs de roquettes et les instants de peur.

Dès l’ouverture, Hélène a averti le public : certaines scènes sont violentes, mais elles reflètent la réalité brute de Gaza, où la guerre ne fait aucun compromis.

Le film offre un témoignage rare et précieux. Depuis le 7 octobre 2023, date des attentats du Hamas et du début de la riposte israélienne, la quasi-totalité des médias internationaux n’a pas eu accès librement à Gaza. Les journalistes permanents de l’AFP sont parmi les rares à avoir vécu le conflit de l’intérieur. Au péril de leur vie, ils continuent à informer, documenter et protéger leurs proches, tout en restant exposés aux tirs et aux bombardements.

Mai Yaghi, Adel Zaanoun, Mohammed Abed, Mahmoud Hams et Yahya Hassouna racontent des mois de tension extrême. Habitués aux zones de guerre, ils se retrouvent confrontés à un événement inédit. Déchirés entre leur devoir d’informer et la lutte pour leur survie, ils relatent, depuis leur exil temporaire en Grande-Bretagne, au Qatar, en Égypte, en Belgique ou en France, les heures les plus sombres de leur existence, celles où chaque décision pouvait déterminer la vie ou la mort.

Le documentaire, long de 72 minutes, saisit chaque détail : bureaux détruits, rues bombardées, abris improvisés. Chaque plan illustre l’équilibre fragile entre témoigner et survivre. Les reporters doivent gérer l’urgence, la peur constante et l’organisation de leur sécurité, tout en poursuivant leur mission : rendre compte, informer, documenter l’histoire qui se déroule sous leurs yeux. Comme le souligne Hélène Lam Trong : «Informer au cœur d’un conflit où chaque image peut devenir une cible, c’est un défi qui dépasse le simple reportage.»

La musique de Thibault Cohade, composée spécialement pour ce film, intensifie chaque émotion et chaque tension. Elle accompagne la vie quotidienne des reporters, entre chaos, horreur et moments d’humanité fugace.

La projection s’est conclue par un débat avec le public, réunissant Hélène Lam Trong et Thibault Cohade. Les spectateurs ont échangé avec eux sur la création du film, les choix narratifs et la conception musicale. La réalisatrice a confié qu’elle aurait aimé voir Inside Gaza en compétition, mais que sa diffusion précédente sur Arte l’en avait empêchée. Pour ceux qui n’ont pas pu assister, la séance Ils-Elles repassera prochainement, offrant une nouvelle chance de découvrir ce document essentiel.

Inside Gaza dépasse le simple documentaire. Il est une immersion dans le quotidien de journalistes pris dans la tourmente, un récit de courage, de fragilité et de responsabilité. Il montre comment, au cœur d’un conflit violent et complexe, des professionnels continuent de tenir le miroir du monde, même au prix de leur vie. La puissance des images, combinée à la musique de Thibault Cohade, rend palpable l’urgence, la peur et l’humanité de ceux qui, au cœur de Gaza, continuent de témoigner pour nous tous.

L’article ‘‘Inside Gaza’’ | Des reporters de l’AFP au cœur du conflit est apparu en premier sur Kapitalis.

Tunisie | Ajbouni succède à Hajji à la tête du Courant démocrate

C’est dans un contexte de crise de la société civile et de rétrécissement du champ de l’action politique en Tunisie que s’est tenu le quatrième congrès national du Parti du Courant Démocrate (Attayar), les 3, 4 et 5 avril 2026 à Sousse. Au terme des travaux, Hichem Ajbouni a été porté au poste de secrétaire général, succédant ainsi à Nabil Hajji, qui a conduit le parti depuis 2023. Et Wassim Hammadi a été élu coordinateur général du parti.

Outre le renouvellement de la composition du Bureau politique et du Conseil national, les congressistes ont examiné les programmes politique, économique et social u parti.

Né le 18 juin 1971, Hichem Ajbouni est expert-comptable diplômé de l’Institut des hautes études commerciales de Carthage. Originaire de Kairouan, il a commencé sa carrière politique en intégrant le Congrès pour la République (CPR), avant d’intégrer le Courant démocrate et d’en devenir l’un des dirigeants.

Elu à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) lors des élections législatives de 2019, il y préside le «bloc démocrate» à partir de mars 2020, succédant ainsi à Ghazi Chaouachi devenu ministre (en prison depuis février 2023 dans le cadre de l’affaire dite de «complot contre l’Etat»).

I. B.

L’article Tunisie | Ajbouni succède à Hajji à la tête du Courant démocrate est apparu en premier sur Kapitalis.

Mission économique tunisienne à Madagascar

La mission économique tunisienne à Madagascar et le Forum économique tuniso-malgache, organisés par le Tunisia Africa Business Council (TABC), en partenariat avec la Chambre de commerce Tunisie Madagascar (CCTM) et l’Economic Development Board of Madagascar (EDBM), du 31 mars au 4 avril 2026, à Antananarivo, marque un véritable tournant dans les relations économiques entre les deux pays.

Cet événement, qui a vu la participation de plus de 200 opérateurs économiques malgaches, confirme une volonté commune d’accélérer les échanges, de stimuler les investissements et de développer des partenariats concrets.

Au cours de cette mission, la délégation tunisienne a rencontré plusieurs membres du gouvernement malgache et, notamment Haingotiana Michela Andriamadison, ministre du Commerce et de la Consommation, et Ny Riana Nampoina Raharimanjato, ministre de l’Industrialisation et du Développement du secteur privé. Les discussions ont porté sur les moyens d’augmenter le volume des échanges entre les deux pays, qui reste encore limité, s’établissant autour de 15 millions de dollars par an.

Cette première mission ouvre des perspectives prometteuses pour dynamiser ces échanges, notamment dans les secteurs de l’agroalimentaire, de l’industrie et des services.

Un hommage particulier a été adressé à Habib Ben Romdhane, président de la CCTM, ainsi qu’à toute son équipe, pour la qualité de l’organisation et leur engagement déterminant dans la réussite de cette mission.

La mission a permis d’ouvrir de nouveaux horizons, de connecter directement les opérateurs économiques tunisiens et malgaches ; de créer de nouvelles opportunités d’investissement et de co-développement ; de poser les bases de partenariats structurants et durables ; d’identifier des projets prioritaires et des secteurs à fort potentiel.

Plusieurs projets structurants ont été identifiés dans des domaines clés tels que les infrastructures, l’énergie, l’eau et l’assainissement, l’agroalimentaire, l’industrie pharmaceutique et la formation. Ces projets feront l’objet d’un suivi dans les prochaines étapes. 

Ce fut une première, certes, mais certainement pas la dernière. Car une importante délégation malgache conduite par CCTM et EDBM sera présente à la conférence internationale Fita2026, les 28 et 29 avril, à Tunis, pour continuer la connexion des opérateurs économiques et le développement des échanges entre les deux pays.

Grâce aux avantages tarifaires du Comesa, qui améliorent la rentabilité des exportations, les discussions pourraient aboutir à la signature prochaine de protocoles d’accord, la création de coentreprises et des financements croisés.

Pour les investisseurs internationaux, cela pourrait ouvrir la voie à de nouvelles chaînes d’approvisionnement, à des contrats EPC (ingénierie, approvisionnement et construction) et à des opérations de financement du commerce liées à des opérateurs tunisiens expérimentés et au portefeuille de projets malgaches.

Les avantages tarifaires du Comesa permettent de réduire, voire de supprimer, les droits de douane sur les marchandises éligibles, sous réserve du respect des règles d’origine. Cela peut diminuer les coûts d’importation des intrants en provenance de Tunisie et à destination de Madagascar, améliorant ainsi les marges des stratégies de transformation et de réexportation.

I. B.

L’article Mission économique tunisienne à Madagascar est apparu en premier sur Kapitalis.

Tunisie | L’ingénierie, un impératif de souveraineté nationale

À l’heure où la Tunisie peaufine son plan de développement 2026-2030, le pays se trouve à la croisée des chemins. Entre une machine économique grippée par des déséquilibres macroéconomiques persistants et une pression asphyxiante sur les finances publiques, un levier stratégique semble encore tragiquement sous-estimé : la valorisation de nos ressources humaines, et plus particulièrement de nos ingénieurs, souvent tentés par l’émigration pour trouver de meilleures opportunités personnelles et professionnelles : une hémorragie de capital gris et un naufrage économique annoncé ?

Abdelwaheb Ben Moussa *

Le constat est brutal, presque insoutenable pour une nation qui mise sur l’innovation et la montée en gamme industrielle. Chaque année, la Tunisie diplôme environ 8 000 ingénieurs, mais en voit s’envoler entre 6 000 et 6 500 vers d’autres cieux.

Ce n’est plus de la mobilité professionnelle, c’est une véritable hémorragie. En 2022, ce chiffre a même atteint le pic alarmant de 6 500 départs, selon l’Ordre des ingénieurs tunisiens (OIT).

Cette fuite massive ne vide pas seulement nos bureaux d’études ; elle érode les fondements mêmes de notre souveraineté nationale.

Comment prétendre à une autonomie technologique, à une transition énergétique réussie ou à une cybersécurité digne de ce nom quand nos cerveaux les plus brillants vont construire l’avenir des économies du Nord ?

Chaque départ est une subvention déguisée que la Tunisie, malgré ses difficultés, offre aux nations les plus riches, perdant ainsi le bénéfice de décennies d’investissement dans l’éducation publique.

Défi énergétique : l’ingénierie comme bouclier

L’un des enjeux majeurs du plan 2026-2030 réside dans notre capacité à briser la dépendance aux énergies fossiles importées, qui grèvent structurellement notre budget. La transition vers les énergies renouvelables et l’hydrogène vert n’est pas une option esthétique, c’est une nécessité de survie. Cependant, installer des panneaux photovoltaïques ou des éoliennes ne suffit pas à créer de la souveraineté si nous restons de simples importateurs de technologies et de maintenance.

Le véritable défi est d’ordre intellectuel : maîtriser le mix énergétique, optimiser les réseaux intelligents (Smart Grids) et concevoir des solutions de stockage adaptées à notre climat. Sans une armée d’ingénieurs spécialisés, nous passerons d’une dépendance au gaz étranger à une dépendance technologique étrangère. L’ingénierie tunisienne doit être le fer de lance de cette «indépendance énergétique 2.0», capable de transformer nos contraintes climatiques en avantages compétitifs.

Un écosystème qui rejette ses talents

Pourquoi nos talents partent-ils ? La réponse est connue, mais les remèdes tardent. Des perspectives salariales dérisoires face à une inflation galopante, des structures économiques sclérosées et un manque criant de projets stimulants à l’échelle nationale. L’environnement productif tunisien actuel semble incapable d’absorber cette matière grise, créant un cercle vicieux où le manque d’innovation décourage l’investissement, lequel finit par pousser les talents à l’exil.

Plus grave encore, la déconnexion entre le monde académique et le secteur productif reste une plaie ouverte. Les collaborations sont fragmentaires, et la recherche appliquée, parent pauvre des politiques publiques, peine à devenir ce moteur de croissance tant espéré. Nos ingénieurs se retrouvent souvent confinés à des rôles de maintenance ou de gestion de processus obsolètes, loin des frontières technologiques où se joue la compétition mondiale.

Rétention des compétences ou résistance souveraine ?

Pour le plan 2026-2030, il ne s’agit plus de saupoudrer quelques incitations fiscales. Il faut un changement de paradigme radical. La rétention des talents et l’établissement de conditions attractives doivent être érigés en piliers de la sécurité nationale. Sans une masse critique d’ingénieurs installés durablement sur le territoire, la Tunisie restera condamnée à la dépendance et à la sous-traitance à faible valeur ajoutée.

Les réformes doivent être systémiques et s’articuler autour de trois axes majeurs :

Soutien massif à l’innovation et à la R&D : il est impératif de multiplier les fonds de capital-risque dédiés aux projets industriels innovants. La propriété intellectuelle doit devenir un indicateur de performance national ;

Facilitation des investissements de rupture : le cadre législatif doit être assoupli pour permettre une intégration rapide de l’IA et de la Green-Tech dans le tissu industriel et financier ;

Refonte du lien université-entreprise : le passage à une économie de la connaissance exige que les universités deviennent de véritables laboratoires pour les entreprises, avec des doctorats industriels généralisés.

Façonner notre propre destin

L’intégration des ingénieurs dans les grands chantiers nationaux — de la gestion du stress hydrique à la modernisation des services financiers — doit être le cœur battant du prochain plan quinquennal. Il ne s’agit pas d’un débat corporatiste, mais d’une question de survie économique.

Si la Tunisie veut cesser d’être la pépinière gratuite du monde pour enfin redevenir un pôle de décision souverain, elle doit comprendre qu’investir massivement dans ses ingénieurs coûte infiniment moins cher que de subir leur absence. Car à force de former des talents pour les autres, nous finirons par n’être que les spectateurs de notre propre déclin, importateurs de solutions que nos propres enfants ont conçues ailleurs. Affirmer la place stratégique de l’ingénieur, c’est choisir, enfin, de piloter notre avenir plutôt que de le laisser s’exporter irrémédiablement.**

* Ingénieur en informatique, cadre d’une banque publique.

** Ce texte a été élaboré avec l’assistance d’un outil d’IA.

L’article Tunisie | L’ingénierie, un impératif de souveraineté nationale est apparu en premier sur Kapitalis.

Bourguiba, un destin hors du commun

Le 6 avril 2000, Habib Bourguiba, premier président de la Tunisie indépendante, tira sa révérence. Il fut le libérateur de la nation, le 20 mars 1956, et le fondateur de la république, le 25 juillet 1957, le jour où l’assemblée nationale constituante abolit la monarchie fondée par Hussein Ben Ali, le 15 juillet 1705. Un destin hors du commun qui mérite d’être mis en exergue et médité.

Raouf Chatty *

Pour ses nombreux admirateurs comme pour ses détracteurs, il fut un grand leader qui a donné un statut à son pays sur la scène régionale et internationale et œuvré pour la construction d’un État laïque, libéré du tribalisme, respectueux des droits de la femme et porté sur la modernité et le progrès.

Vingt-six ans après la disparition du «Combattant suprême», les Tunisiens, ou une écrasante majorité d’entre eux, invoquent son œuvre colossale. Ils le considèrent comme le père de la nation, un homme d’État, un visionnaire, un bâtisseur et un homme de progrès, même s’il a été autoritaire, comme la plupart des dirigeants du tiers-monde à son époque.

D’aucuns affirment que Bourguiba était un véritable animal politique. Il privilégiait le pragmatisme, le travail de terrain et la lecture lucide des réalités, loin des idéologies qui foisonnaient à son époque. On évoque aujourd’hui encore ses discours prémonitoires et quasi-prophétiques, comme celui prononcé à Jéricho, en Jordanie, en 1965, appelant les Palestiniens à accepter la résolution des Nations Unies sur le partage de la Palestine en deux États, l’un pour les Palestiniens, l’autre pour les Israéliens, comme une étape dans la lutte pour libération totale du territoire, tout comme celui prononcé au Palmarium, à Tunis, en 1972, au cours duquel il a recadré sèchement le colonel Mouammer Kadhafi…

Une véritable boule de feu

Comme tout grand homme politique, Bourguiba était un fin connaisseur de l’histoire de son pays et des autres nations. Ceux qui l’avaient côtoyé de près durant le combat pour l’indépendance et la construction de l’Etat postindépendance, se souviennent d’un homme dynamique et toujours en mouvement, une véritable boule de feu.

Durant sa vie, comme élève au collège Sadiki, étudiant en droit et sciences politiques à Paris, militant nationaliste, journaliste, politicien et homme d’État, il a brillé par sa vivacité intellectuelle et son charisme irrésistible. Il avait sillonné la Tunisie en long et en large et plus d’une fois, instauré la méthode du contact direct dont il a fait sa devise et sa méthode, organisé des centaines de meetings populaires, rencontré des dizaines de milliers de gens, tissé de fortes relations avec les notables locaux pour les associer à son combat. Il avait aussi visité des dizaines de pays à travers le monde pour défendre la cause de la Tunisie durant la période coloniale, comme après l’indépendance, pour défendre les intérêts de la jeune nation.

Bourguiba s’était lié d’amitié avec des dizaines d’hommes d’État et de hauts responsables politiques à travers le monde : De Gaulle, Mendes France, Mitterrand, Chirac, Nasser, Sadate, Mohamed V, Hassan II, Boumediene, Senghor, Arafat, Helmut Kohl, Willy Brant et bin d’autres sommités de son époque…

Habib Chatty, son ministre des Affaires étrangères entre 1974 et 1977, souligne dans ses mémoires publiés en France en 2022 que Bourguiba, soucieux du statut international de la Tunisie, avait décliné en dernière minute l’invitation du président de l’Union Soviétique Léonid Brejenev, exigeant d’être reçu par son homologue à l’aéroport et non par le ministre des Affaires étrangères André Gromyko comme le voulait le protocole soviétique, refusant d’être traité comme certains chefs d’État africains à l’époque.

Consécration de l’autorité de l’Etat

Avec le temps, grâce à la force de ses idées, la clarté de ses objectifs, la puissance de sa détermination et la rigueur de sa démarche, il avait réussi à bâtir un nouvel État et à faire resusciter une nation trois fois millénaire : la Tunisie, l’héritière de Carthage…

Lucide, Bourguiba a misé, depuis son accession à la magistrature suprême, sur la consécration de l’autorité de l’Etat, l’émancipation de la femme, la généralisation de l’éducation et l’instauration du planning familial et du contrôle des naissances, afin de garantir les conditions d’un développement équilibré. Sans cette vision stratégique, la Tunisie compterait aujourd’hui 26 millions d’habitants, soit plus que le double de sa population actuelle : 12,5 millions.

Rien que sur ce plan, l’homme mérite d’être célébré comme un grand bâtisseur à l’échelle de sa petite nation qu’il a sauvée des affres du sous-développement.

Bourguiba savait également s’entourer de responsables très compétents comme le furent Hedi Nouira, Mongi Slim, Mahmoud Messadi, Chedly Klibi, Idriss Guiga, Lassaad Ben Osman, Mansour Molla, Chedly Ayari….

L’homme est aujourd’hui cité dans les annales politiques et diplomatiques parmi les grands chefs d’État au vingtième siècle. Il restera toujours une source de fierté pour notre pays. *

* Ancien ambassadeur.

L’article Bourguiba, un destin hors du commun est apparu en premier sur Kapitalis.

El Fouladh | De l’asphyxie financière à la refonte stratégique

Réuni le 17 mars 2026 sous la présidence de la cheffe du gouvernement, Sarra Zaafrani Zenzeri, un conseil ministériel restreint a tranché : Société tunisienne de sidérurgie El Fouladh (Menzel Bourguiba, Bizerte) sera restructurée en profondeur, sans ouverture du capital. Tout en réaffirmant le principe de la préservation du patrimoine public, le gouvernement a établi un plan de sauvetage et de restructuration inscrit dans une logique de valorisation des ressources locales.

Lotfi Sahli

El Fouladh, acteur historique de l’industrie nationale, traverse la plus grave crise de son histoire. L’exercice 2024 a accouché de résultats alarmants : un chiffre d’affaires en chute libre de 25 % (113,5 millions de dinars contre 145,7 millions en 2023) et une perte nette qui s’est creusée à 69,2 millions de dinars, contre 42 millions l’année précédente.

Le rapport des commissaires aux comptes ne laisse aucun doute : la société souffre d’une «accumulation des pertes et d’un alourdissement de l’endettement» qui appelle une «intervention urgente».

Situation financière et opérationnelle intenable

Les causes de cette dégradation sont multiples. Sur le plan commercial, les ventes de ronds à béton, qui représentaient encore récemment l’essentiel de l’activité, ont chuté de 17,5 % en volume. La production industrielle a suivi la même pente descendante, avec un recul global de 11 % en 2024 par rapport à 2023. L’aciérie n’a fonctionné qu’à 68 % de ses objectifs, la tréfilerie à 22 % et les structures métalliques à 34 %. Des arrêts à répétition – manque de personnel, ruptures d’électrodes, coupures d’eau, vétusté des équipements – ont paralysé les ateliers.

À cela s’ajoute un endettement colossal : plus de 308 millions de dinars de concours bancaires, des arriérés de 146 millions de dinars envers la CNSS (principal et pénalités) et 177 millions de dinars dus à la Steg. Des accords de paiement ont été conclus avec certains créanciers, mais ils ne suffisent pas à enrayer l’hémorragie.

Pourtant, El Fouladh dispose d’atouts indéniables : une maîtrise technique, des certifications de qualité (Innorpi, Afcab), et un positionnement stratégique dans un secteur où la Tunisie importe encore pour plus de 300 millions de dollars d’acier par an. C’est sur cette base que l’État a décidé un processus de restructuration de l’entreprise.

Le président Saïed en visite à l’usine El Fouladh en décembre 2023.

Devise de l’Etat : sauver sans privatiser

Réuni le 17 mars 2026 sous la présidence de la cheffe du gouvernement, Sarra Zaafrani Zenzeri, un conseil ministériel restreint a tranché : El Fouladh sera restructurée en profondeur, sans ouverture du capital. La préservation du patrimoine public est un principe affirmé. Le plan de sauvetage repose sur quatre piliers, dévoilés par la presse :  

1. Un nouveau modèle économique pour sortir de la monoculture du fer à béton : jusqu’ici, les ronds à béton contribuaient à près de 75 % du chiffre d’affaires. Désormais, ce taux sera ramené à moins de 10 %. Le cœur de métier deviendra la fabrication de billettes d’acier, qui représentera plus de 90 % du chiffre d’affaires.

L’objectif industriel est ambitieux : porter la capacité de production à 600 000 tonnes de billettes par an (en deux étapes : 300 000 tonnes puis 600 000 tonnes), permettant d’alimenter l’ensemble des laminoirs privés tunisiens et de substituer progressivement les importations.

2. Souveraineté industrielle et réduction des importations : la restructuration s’inscrit dans une logique de valorisation des ressources locales. La Tunisie génère chaque année environ 300 000 tonnes de ferraille, jusqu’ici en partie exportée ou sous-exploitée.

Le nouveau programme prévoit de recycler cette matière localement, réduisant ainsi la facture des importations de billettes, qui grève lourdement la balance commerciale de notre pays.

La production de billettes destinées aux transformateurs locaux contribuera également à sécuriser les chaînes d’approvisionnement nationales contre la forte volatilité du marché mondial de l’acier.

3. Un volet social et d’assainissement financier : le gouvernement a intégré des objectifs sociaux clairs : la montée en puissance du nouveau modèle devrait permettre la création de 6 600 emplois, directs et indirects.

Parallèlement, le plan d’affaires vise à générer des flux de trésorerie suffisants pour honorer les dettes accumulées, selon des échéanciers déjà négociés avec la CNSS et les fournisseurs d’énergie.

L’assainissement passe aussi par un programme d’investissement dans de nouvelles infrastructures, avec le soutien de financements étrangers garantis par l’État.

4. Exclusion de toute privatisation : la cheffe du gouvernement a tenu à clarifier la ligne politique : «sauver sans privatiser». Conformément aux orientations présidentielles, El Fouladh restera une entreprise publique, placée sous la tutelle du ministère de l’Industrie, et son capital ne sera pas ouvert à des actionnaires privés. L’objectif est de restaurer sa place de pilier de l’industrie sidérurgique nationale tout en préservant son statut d’établissement public.

Vers une renaissance industrielle ?

Le programme de restructuration est ambitieux et rend le projet potentiellement porteur. La modernisation de l’outil productif, la spécialisation dans les billettes et la sécurisation de l’approvisionnement en ferraille locale pourraient faire d’El Fouladh un fournisseur incontournable, réduisant durablement la dépendance extérieure du pays.

L’assemblée générale ordinaire du 31 mars 2026, qui doit nommer de nouveaux administrateurs, marquera la première étape de cette refonte.

Reste à concrétiser les financements, à mener à bien les projets de dépollution et de mise aux normes environnementales (notamment dans le cadre du programme Ecopact), et à mobiliser les compétences internes pour que l’industrie sidérurgique tunisienne redevienne un fleuron.

Si le projet de restructuration se concrétise, El Fouladh pourra passer du statut d’entreprise sinistrée à celui de locomotive de la souveraineté industrielle.

Pour espérer réussir cette restructuration, ont doit :

– accélérer l’assainissement financier;

– accélérer la modernisation des installations de production ;

– consentir un effort supplémentaire pour rendre l’activité industrielle rentable à l’instar des années 2021 (+14,4 MDT) et 2022 (+31,1 MDT).

L’article El Fouladh | De l’asphyxie financière à la refonte stratégique est apparu en premier sur Kapitalis.

Tunisie | Décès de la mère de Abdelhamid Jelassi

Monia Ibrahim, l’épouse du «prisonnier politique» Abdelhamid Jelassi, condamné dans l’affaire dite de «complot contre l’Etat», a annoncé sur sa page Facebook, le décès de la mère de ce dernier, Mabrouka Chabaane, dans la nuit du samedi 4 et dimanche 5 avril 2026.

«Abdelhamid n’a pas vu sa mère depuis trois ans. La dernière fois qu’il l’avait vue, il avait eu un douloureux pressentiment qu’il ne la reverrait plus et ne serait pas à ses côtés le jour de sa mort», a écrit l’épouse de M. Jelassi, en rappelant que ce dernier n’avait pas assisté aux obsèques de son père, décédé quelques mois avant sa sortie de prison, en 2007.         

I. B.

L’article Tunisie | Décès de la mère de Abdelhamid Jelassi est apparu en premier sur Kapitalis.

Festival MCM 2026 | Nour Ben Salem et ‘‘Zohra sans permis’’ au palmarès

Entre la domination de ‘‘White Snail’’, la visibilité offerte à Nour Ben Salem et le coup de cœur du public ‘‘Zohra sans permis’’, le festival international Music & Cinema Marseille (MCM), tenu du 30 mars au 4 avril 2026, a célébré des voix fortes et des œuvres audacieuses, plaçant le festival au cœur de la création internationale.

Djamal Guettala 

Le festival a rassemblé plus de 30 000 spectateurs et 1 000 professionnels autour de 350 films venus du monde entier.

Entre projections, rencontres et événements musicaux, cette 27e édition a confirmé le rôle du MCM comme plateforme incontournable pour la rencontre entre cinéma et musique.

Le long métrage ‘‘White Snail’’ s’est imposé comme le grand gagnant de cette édition, raflant le prix du meilleur long métrage, le Grand Prix de la musique originale et le prix Pass Culture. La musique, composée par John Gürtler et Jan Miserre, a été saluée pour son atmosphère immersive et son pouvoir narratif.

Dans la même catégorie, ‘‘Perla’’ d’Alexandra Makarová a été distingué pour la mise en scène, avec la musique de Rusanda Panfili et Johannes Winkler soulignant la sensibilité et la précision de l’œuvre.

Parmi les moments forts, ‘‘Palestine Islands’’, coréalisé par Nour Ben Salem et Julien Menanteau, a marqué le festival dans la catégorie scolaire, remportant les prix Jacques Prévert/Stéphane Mallarmé, Edgar Quinet et Collège/Lycée (film et musique).

Porté par la musique de Jack Bartman et Nassim Kouti, le film offre un regard sensible et engagé sur des réalités complexes, tout en restant accessible aux jeunes publics.

Le public a quant à lui plébiscité ‘‘Zohra sans permis’’ de Pierre-Loup Docteur. Porté par la musique de Louis Chenu, le film se distingue par son réalisme et sa proximité avec les personnages, offrant une lecture humaine et profondément juste de situations contemporaines.

Cette reconnaissance souligne l’importance de la relation entre le cinéma et le spectateur, où les récits incarnés trouvent un écho immédiat.

La compétition des courts métrages a mis en lumière des œuvres originales et audacieuses. ‘‘Spermatheca’’ de Silje Baer a remporté le Grand Prix de la meilleure musique originale, tandis que ‘‘Dancing Pigeons’’ de Christofer Nilsson a été salué pour sa créativité musicale. Dans la fiction, ‘‘What If They Bomb Here Tonight?’’ de Samir Syriani s’est distingué pour la puissance et la pertinence de son récit.

Le documentaire ‘‘Pedro Tomas Explains the World’’ a été récompensé pour la finesse de son regard et la qualité de sa narration.

De plus, lors de la dernière journée du festival, une projection hors compétition a permis au public de découvrir ‘‘La Voix de Hind Rajab’’ de la Tunisienne Kaouther Ben Hania, inspiré d’un fait réel à Gaza. À travers le récit d’une enfant prise au piège sous les tirs, le film a suscité une forte émotion, rappelant combien le cinéma peut donner voix à celles et ceux que l’actualité peine à faire entendre.

Le Grand Prix Sirar, destiné à soutenir la création émergente, a été remis à‘‘Dans ce monde et dans tous les autres’’, avec une aide à la composition musicale attribuée par Méridiens. Cette distinction confirme l’engagement du festival pour accompagner les jeunes auteurs, scénaristes et compositeurs dans le développement de leurs projets. Cette 27e édition du MCM aura une nouvelle fois démontré la vitalité du cinéma contemporain et son lien intime avec la musique.

L’article Festival MCM 2026 | Nour Ben Salem et ‘‘Zohra sans permis’’ au palmarès est apparu en premier sur Kapitalis.

La Tunisie s’apprête à lancer la 6ᵉ phase des projets d’énergie renouvelable

La sixième phase du système d’autorisations pour les nouveaux projets d’énergie renouvelable, d’une capacité de 1, 2 et 10 mégawatts, sera lancé dans le courant de ce mois. (Photo : Centrale-solaire-photovoltaïque à Metbasta – Kairouan).

C’est ce qu’a annoncé le secrétaire d’État à la Transition énergétique, Wael Chouchane, qui s’exprimait, samedi 4 avril 2026, lors de la clôture de la deuxième édition du Salon de l’Agriculture, de l’Eau, de l’Irrigation et des Énergies renouvelables, destiné aux gouvernorats de Médenine, Tataouine, Gabès et Kébili.

Ces projets permettront d’élargir la base d’investisseurs et de renforcer les initiatives privées, a souligné Chouchane, en rappelant que la cinquième phase de ce système avait abouti à l’octroi de 186 autorisations préliminaires pour des projets solaires, représentant une capacité totale d’environ 286 MW.

La Stratégie nationale de l’énergie à l’horizon 2035 repose sur le renforcement de la souveraineté et de la sécurité énergétiques, ainsi que sur la mise en place de services énergétiques modernes, fiables et compétitifs, a précisé le secrétaire d’État.

Selon lui, la Tunisie vise à produire 35 % de son électricité à partir de sources renouvelables d’ici 2030, puis à porter cette part à 50 % d’ici 2035. «Ces objectifs nationaux ne pourront être atteints que par des projets concrets dans les régions, ce qui souligne le rôle essentiel du développement régional dans la transition énergétique», a-t-il souligné.

Chouchane a ajouté que le mix énergétique tunisien était constitué d’environ 9 % d’énergies renouvelables jusqu’en mars 2026, avec un objectif de 10 à 11 % d’ici la fin de l’année. «Cette part pourrait atteindre 20 à 25 % d’ici fin 2027, grâce à la mise en service de plusieurs nouveaux projets», a-t-il affirmé.

I. B. (avec Tap).

L’article La Tunisie s’apprête à lancer la 6ᵉ phase des projets d’énergie renouvelable est apparu en premier sur Kapitalis.

Tunisie | Ouverture des concours d’entrée aux écoles d’ingénieurs

Ouverture des concours nationaux d’entrée aux cycles de formation d’ingénieurs pour l’année universitaire 2026-2027. Au total, 3 238 places sont ouvertes, toutes spécialités confondues.

L’ouverture de ces concours ont été annoncée par un arrêté conjoint des ministres de l’Enseignement supérieur, de l’Agriculture et des Technologies de la communication, daté du 1er avril 2026 et publié au Jort du 3 avril.

Quatre concours sont prévus : Mathématiques-Physique (M-P), Physique-Chimie (P-C), Technologie (T) et Biologie-Géologie (B-G).

Les épreuves débuteront le lundi 1er juin 2026 et se poursuivront les jours suivants.

Les inscriptions se font exclusivement en ligne via la plateforme dédiée, avec une date limite fixée au 20 avril 2026.

Les étudiants inscrits dans une institution préparatoire publique pour l’année 2025-2026 devront obligatoirement passer les épreuves dans leur établissement.

Les autres candidats devront choisir deux centres d’examen lors de leur inscription, l’affectation finale relevant de la direction générale des études technologiques, selon les capacités d’accueil.

L’article Tunisie | Ouverture des concours d’entrée aux écoles d’ingénieurs est apparu en premier sur Kapitalis.

Expansion du système éducatif français en Tunisie

Alors que des voix s’élèvent pour appeler à renforcer l’usage de la langue anglaise dans les cursus éducatifs en Tunisie, considérant le français comme une langue très secondaire dans le monde d’aujourd’hui, l’intérêt des parents tunisiens pour le système éducatif français n’a jamais été aussi important, au grand bonheur des établissements proposant un enseignement conforme au programme français.

Le système éducatif français en Tunisie, qui attire près de 20 000 élèves en Tunisie, a connu une expansion remarquable, avec un nombre d’établissements qui s’élève aujourd’hui à 32, contre seulement 9 en 2018 et 12 il y a deux ans. Ces établissements, qui proposent un enseignement conforme au programme français, sont répartis dans différentes régions de Tunisie.

Christine Jacquemin, directrice du Réseau des établissements d’enseignement français en Tunisie, l’a confirmé samedi 4 avril 2026 dans une déclaration à l’agence Tunis Afrique Presse (Tap), à l’occasion du Forum de l’enseignement du français en Tunisie, consacré à la présentation des établissements proposant ce modèle éducatif, organisée par l’Institut français de Tunisie (IFT).

Outre la découverte de l’offre linguistique variée offerte par le système éducatif français aux élèves dès le plus jeune âge, les participants ont eu droit à des échanges autour des pratiques pédagogiques innovantes, des rencontres avec des experts et acteurs du secteur et des ateliers interactifs pour les plus petits.

Pour Mme Jacquemin, la demande pour les établissements d’enseignement français est en constante augmentation, portée par la volonté croissante des familles tunisiennes d’offrir une éducation de qualité offrant des perspectives internationales.

Cette expansion ne se concentre plus dans la région du Grand Tunis, mais s’étend désormais à d’autres villes comme Sousse, Bizerte, Sfax, Gabès et Djerba, dans le but de rapprocher les services éducatifs des parents et de réduire les contraintes liées aux déplacements, ce qui a contribué à porter le pourcentage d’élèves tunisiens dans ces établissements à environ 95 %, selon les déclarations de Mme Jacquemin.

Cette augmentation du nombre d’établissements d’enseignement accrédités pour le cursus français s’accompagne d’une évolution des contenus pédagogiques. Véronique Doutreleau, directrice de l’éducation nationale française en poste à Tunis, souligne le recours croissant à l’apprentissage par projets, incluant des projets écrits et interactifs qui favorisent l’autonomie des élèves et développent leur esprit critique, leurs capacités d’analyse et leur aptitude au travail d’équipe.

Ce modèle éducatif repose également sur une approche multilingue, qui ne se limite pas au français, mais inclut aussi l’arabe et l’anglais, ainsi que d’autres langues comme l’espagnol et l’allemand. Il offre ainsi aux élèves de plus larges perspectives pour poursuivre leurs études dans des contextes internationaux variés.
Malgré la présence croissante de l’anglais à l’échelle mondiale, les deux responsables affirment que le français conserve toute sa place en Tunisie, grâce à un intérêt constant et à une confiance renouvelée des familles. Le principal défi, selon eux, demeure de trouver un équilibre entre l’expansion géographique et la préservation de la qualité de l’enseignement, notamment par la formation des enseignants et la mise à disposition des ressources nécessaires pour pérenniser cette progression.

Seul bémol souvent évoqué par les parents : les frais d’inscription des élèves restent élevés, dépassant 20 000 dinars par élève et par, et pouvant atteindre, dans certains établissements, 30 000 dinars.

I. B.

 

L’article Expansion du système éducatif français en Tunisie est apparu en premier sur Kapitalis.

Yasmine Hammamet ouvre son Carnaval international

La 11e édition du Carnaval international de Yasmine Hammamet se tient du 3 au 5 avril 2026, avec la participation de 800 artistes venus de 10 pays européens et de groupes folkloriques du nord, du sud et de la presqu’île du Cap Bon en Tunisie.

Ils ont présenté des spectacles artistiques (chorégraphies, chants et concerts musicaux) dans les rues principales de la ville.

Le directeur du carnaval, Walid Darwish, estimait à 40 000 le nombre de visiteurs, indique Diwan FM.

Le Carnaval international de Yasmine Hammamet est considéré comme une opportunité pour promouvoir le tourisme culturel et les loisirs dans cette zone balnéaire huppée.

I. B.

L’article Yasmine Hammamet ouvre son Carnaval international est apparu en premier sur Kapitalis.

Guerre d’Iran | Le second pilote américain secouru  

Les forces spéciales américaines ont secouru le second pilote du F-15 abattu au-dessus de l’Iran, ont indiqué, ce dimanche 5 avril 2026, trois responsables américains à Axios.

La destruction de l’appareil a été un véritable cauchemar pour l’armée américaine, d’autant plus que le Corps des gardiens de la révolution islamique iranien avait lancé des recherches dans le sud-ouest du pays au cours des 36 dernières heures pour retrouver le pilote américain disparu.

Grâce à cette annonce, les deux membres de l’équipage du chasseur américain sont désormais libérés des mains des Iraniens.

Un responsable américain a précisé que l’opération avait été menée par une unité commando spécialisée, appuyée par une importante couverture aérienne, et a confirmé que toutes les forces avaient quitté l’Iran.

Le premier pilote a été secouru plusieurs heures après que son avion a été abattu. Il a fallu plus d’une journée pour localiser et secourir le second membre d’équipage.

Des forces spéciales américaines ont été déployées au sol en Iran, vendredi 3 et samedi 4, dans le cadre de la mission de recherche et de sauvetage.

Selon des sources citées par Axios, l’US Air Force a mené des frappes aériennes contre les forces iraniennes afin de les empêcher d’atteindre la zone.

Le New York Times a rapporté qu’après le sauvetage de l’officier, deux avions de transport ont été immobilisés sur une base isolée en Iran. Trois appareils supplémentaires ont été dépêchés pour évacuer tout le personnel militaire américain, et les deux avions immobilisés ont ensuite été détruits.

I. B.

L’article Guerre d’Iran | Le second pilote américain secouru   est apparu en premier sur Kapitalis.

Iran | Un des deux pilotes de F-15 secouru (sources américaines)

L’un des deux pilotes du chasseur biplace américain F-15E abattu en Iran a été secouru par les forces américaines. Deux responsables américains l’ont confirmé à CBS News. Les opérations de recherche et de sauvetage se poursuivent pour retrouver le second membre d’équipage, ont indiqué à Axios des sources proches du dossier.

«Au cours des dernières heures, l’armée américaine a mené à bien l’une des opérations de recherche et de sauvetage les plus audacieuses de l’histoire des États-Unis, pour venir en aide à l’un de nos incroyables officiers d’équipage, qui se trouve également être un colonel très respecté», a écrit le président américain sur son réseau Truth Social, précisant que le militaire avait été blessé et que l’opération de sauvetage avait mobilisé «des dizaines d’appareils».

Les Gardiens de la révolution iraniens ont annoncé, samedi 4 avril 2026, avoir abattu un F-35 américain au-dessus du centre de l’Iran, publiant sur Twitter des images du siège du pilote «intact» comme preuve qu’il était vivant.

Cependant, selon une analyse d’expert citée par CNN, la photo du siège «correspond» à celle du F-15E.

La chaîne de télévision iranienne Irib a diffusé un message s’adressant aux habitants de Kohgiluyeh et Boyer-Ahmad : «Capturez le ou les pilotes ennemis et remettez-les vivants aux autorités contre une forte récompense.»

Les États-Unis ont confirmé la destruction d’un avion de chasse américain au-dessus de l’Iran, rapporte le New York Times, citant des responsables américains. Il s’agit du premier incident de ce type contre les États-Unis depuis le début de la guerre contre l’Iran le 28 février.

I. B.

L’article Iran | Un des deux pilotes de F-15 secouru (sources américaines) est apparu en premier sur Kapitalis.

Tunisie | Un potentiel économique freiné par la bureaucratie

La bureaucratie n’est pas un détail de gestion. C’est le premier obstacle à l’emploi, à l’investissement et à l’avenir des jeunes. La Tunisie a du potentiel. Tout le monde le dit depuis trente ans — les institutions internationales, les économistes, les hommes politiques. Et ce potentiel, pendant ce temps, s’érode. Les jeunes diplômés partent. Les investisseurs hésitent. Les projets dorment dans des tiroirs en attendant des autorisations qui n’arrivent jamais. (Siège du gouvernement à la Kasbah: la bureaucratie contre l’économie).

Abdelwaheb Ben Moussa *

Le problème n’est pas le manque de ressources naturelles ni l’absence de compétences. Il est administratif. Il est structurel. Et il est évitable.

Entre 2012 et 2018, la Tunisie a perdu 46 places au classement Doing Business de la Banque mondiale. Ce n’est pas une statistique abstraite : c’est la traduction chiffrée de milliers de projets abandonnés.

Des chiffres qui ne mentent pas

Créer une entreprise en Tunisie nécessite en moyenne 9 procédures distinctes — contre moins de 5 dans la plupart des pays développés. Obtenir un permis de construction mobilise 18 démarches, contre 13 au Maroc et 9 en France. Exporter un produit tunisien vers l’Europe coûte 50 heures de démarches administratives — contre 13 heures dans les économies avancées.

Ce ne sont pas des chiffres de think tank. Ce sont des données de la Banque mondiale, confirmées par la Banque africaine de développement en 2024 et par le FMI dans ses consultations les plus récentes.

La Tunisie est aujourd’hui classée comme le pays «le plus risqué» du continent africain pour les entreprises, selon le Country Risk Atlas 2026.

Chaque procédure en trop est une raison de plus de ne pas investir. Chaque délai inutile est un emploi non créé. L’administration tunisienne, telle qu’elle fonctionne aujourd’hui, n’est pas neutre : elle est activement défavorable à l’activité économique.

Un potentiel réel, une économie bloquée

La Tunisie n’est pas un pays sans atouts. Son tissu industriel, son secteur agricole, sa main-d’œuvre qualifiée et sa position géographique en font un candidat naturel à une croissance soutenue. Les secteurs porteurs existent : énergies renouvelables, industrie technologique, numérique, agro-industrie.

Mais ces secteurs ne se développeront pas dans un environnement où les autorisations mettent des mois, où l’accès au foncier industriel relève du parcours d’obstacle, et où l’incertitude réglementaire décourage les investisseurs avant même qu’ils ne déposent un dossier.

La dette publique atteint 81 % du PIB en 2024. Le chômage des jeunes dépasse 30 % dans plusieurs régions de l’intérieur. La croissance économique n’a été que de 1,4 % en 2024. Ces chiffres ne sont pas le résultat d’une malchance conjoncturelle. Ils sont le résultat d’une gouvernance économique qui n’a pas rompu avec ses blocages structurels.

L’économie informelle représente entre 40 et 60 % de l’activité totale en Tunisie. C’est la mesure exacte de l’échec du cadre formel à offrir des conditions viables à ceux qui veulent entreprendre légalement.

Trois réformes concrètes, pas une de plus

Le diagnostic est posé depuis longtemps. Ce qui manque, c’est l’action. Trois réformes précises, immédiatement réalisables, permettraient de changer la donne sans attendre une hypothétique révolution administrative globale.

Première réforme : la digitalisation réelle des services aux entreprises. Pas les portails en ligne qui reproduisent les formulaires papier en PDF. Un service numérique vrai, avec des délais légaux contraignants, une traçabilité des dossiers et une obligation de réponse. La Banque mondiale a identifié ce levier comme prioritaire pour la Tunisie dans sa stratégie pays 2025. Plusieurs pays africains moins bien dotés ont déjà franchi ce pas.

Deuxième réforme : la mise en place d’un guichet unique opérationnel pour les investisseurs — avec une autorité réelle sur les administrations sectorielles. Les guichets uniques tunisiens existent sur le papier. Ils n’ont pas le pouvoir de débloquer les dossiers quand une administration sectorielle oppose un refus ou simplement n’est pas réactive.

C’est précisément ce pouvoir de coordination qui leur fait défaut.

Troisième réforme : l’instauration de délais légaux opposables pour toute décision administrative à incidence économique. Pas de réponse dans les 30 jours : accord tacite. Ce mécanisme, appliqué dans plusieurs pays méditerranéens, a prouvé son efficacité pour réduire les délais sans dégrader la qualité des décisions.

La question politique que personne ne pose

Ces réformes ne sont pas complexes sur le plan technique. Elles sont complexes sur le plan politique — parce qu’elles remettent en cause des pratiques, des positions de pouvoir et des habitudes institutionnelles solidement ancrées.

La vraie question n’est donc pas «Que faut-il faire ?». Elle est : «Qui a intérêt à ce que rien ne change ?» La réponse à cette question explique pourquoi les diagnostics se succèdent depuis quinze ans sans que les réformes suivent.

La Tunisie n’est pas condamnée à l’inertie administrative. D’autres pays, avec des points de départ similaires, ont réformé leur environnement des affaires en moins de cinq ans — le Rwanda, la Géorgie, le Maroc sur certains segments — et en ont tiré des gains de croissance mesurables.

Le potentiel de la Tunisie n’est pas une promesse d’avenir. C’est une réalité présente que l’administration empêche de se concrétiser. Changer cela, c’est possible. La question est de savoir si c’est voulu.

L’ingénierie avant les discours

Chaque grande réforme administrative commence par une décision politique claire, suivie d’un calendrier précis et d’indicateurs de résultat opposables. Pas d’un comité de réflexion de plus. Pas d’un rapport supplémentaire. Une décision, un calendrier, une obligation de résultat.

La Tunisie a aujourd’hui tous les éléments pour construire cela. Les modèles existent. Les compétences techniques sont disponibles. L’urgence est réelle — et croissante.

D’autres pays ont transformé en moins d’une décennie une administration pesante en avantage compétitif. La Tunisie peut faire de même. Mais l’histoire économique ne retient pas les pays qui avaient du potentiel — elle retient ceux qui ont eu le courage de s’en saisir.

Les rapports s’accumulent. Les diagnostics sont posés. Ce qui manque désormais, ce n’est ni l’expertise ni les modèles : c’est la décision. Et le temps presse. **

* Ingénieur en informatique, cadre d’une banque publique.

** Cet article a été rédigé avec l’appui d’un outil d’intelligence artificielle pour la structuration du texte et la vérification de la cohérence des données. Les analyses, les choix éditoriaux et les prises de position sont ceux de l’auteur.

Sources : Banque mondiale (Doing Business, rapports pays 2024-2025) ; Banque africaine de développement (2024-2025) ; FMI (consultations Article IV) ; Country Risk Atlas 2026 ; PNUD (déclarations Abdallah Dardari, 2025).

L’article Tunisie | Un potentiel économique freiné par la bureaucratie est apparu en premier sur Kapitalis.

Le poème du dimanche | ‘‘Asra’’* de Heinrich  Heine

Né en 1797 à Düsseldorf, Heinrich Heine est poète, journaliste, critique, essayiste et polémiste. Il est considéré comme l’une des voix importantes du romantisme allemand.  

Heine s’engage peu à peu dans les idéaux politiques qu’il découvre dans la révolution française de 1830. Ce qui lui draine les foudres de la censure et les attaques, de toutes sortes, y compris pour des raisons confessionnelles. Il se convertit au christianisme et quitte l’Allemagne, s’installe en France, en 1831, jusqu’à son décès, en 1856, à Paris, où il est enterré sous le nom de Henri Heine.

Marquée par des voyages, surtout en Italie, sa poésie ne manquera pas de s’ouvrir à des imaginaires du sud. En témoigne le poème suivant.

Tahar Bekri

Chaque jour au crépuscule

La divine fille du Sultan

Flânait près de la fontaine

Jaillissante d’eau blanche et d’écume.

Chaque jour au crépuscule

Se tenait le jeune esclave à la fontaine

Jaillissante d’eau blanche et d’écume,

Chaque jour un peu plus pâle.

Un soir s’approcha la Princesse

Et, de quelques mots brefs :

«  Je veux savoir ton nom,

Ton pays, ta tribu : »

Et le jeune esclave parla :

« Je m’appelle Mohamed,

Je viens du Yémen, de la tribu des Asra,

Ceux qui meurent quand ils aiment. »

* Asra : esclaves ? NDR

‘‘Romancero’’, traduit de l’allemand par  Serge Dinerstein

(Remerciements site La Cave à poèmes).

L’article Le poème du dimanche | ‘‘Asra’’* de Heinrich  Heine est apparu en premier sur Kapitalis.

La Tunisie interdit les «faux verrous de ceinture de sécurité»

Les «faux verrous de ceinture de sécurité» et autres produits susceptibles de neutraliser les dispositifs de sécurité dans les véhicules dans le but de tromper la vigilance des agents de la circulation sont désormais interdits en Tunisie.    

Le Journal officiel du 3 avril 2026 a publié un arrêté interdisant la fabrication, l’importation, le stockage, la mise en vente ou la distribution, gratuite ou payante, de tout produit susceptible de neutraliser les dispositifs de sécurité dans les véhicules.

L’arrêté prévoit la saisie et la destruction de ces produits aux frais du fournisseur, ainsi que le retrait des produits non conformes des circuits de distribution, dont les coûts incombent aux fabricants, fournisseurs et distributeurs.

Cette décision fait suite à la diffusion du «faux verrou de ceinture de sécurité», inséré dans la boucle de la ceinture pour tromper le système électronique du véhicule, et à la gravité de son impact sur le comportement des conducteurs et sur les dispositifs de protection intégrés aux véhicules.

I. B.

L’article La Tunisie interdit les «faux verrous de ceinture de sécurité» est apparu en premier sur Kapitalis.

Tunisie | Calendrier des examens nationaux 2025/2026

Le ministère de l’Éducation a annoncé ce samedi 4 avril 2026 le calendrier des examens nationaux pour l’année scolaire 2025/2026. Il s’établit comme suit…

Baccalauréat :

– l’examen de fin d’année d’éducation physique se déroulera du 13 au 25 avril, les épreuves pratiques et orales ayant lieu du 14 au 23 mai ;

– les épreuves écrites se tiendront pendant la session principale, les 3, 4, 5, 8, 9 et 10 juin, et les résultats seront publiés le mardi 23 juin;

– les épreuves de rattrapage auront lieu les 29 et 30 juin, ainsi que le 1er et 2 juillet, et les résultats seront publiés le 12 juillet.

Certificat d’études générales et Certificat d’études techniques :

Les épreuves écrites se dérouleront les 18, 19 et 20 juin 2026. Les résultats seront publiés le 6 juillet.

Concours d’entrée en classes préparatoires :

Les épreuves écrites se dérouleront les 22, 23 et 24 juin 2026 et les résultats seront publiés le 10 juillet.

I. B.

L’article Tunisie | Calendrier des examens nationaux 2025/2026 est apparu en premier sur Kapitalis.

❌