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« Brader la destination Tunisie serait une erreur irréversible »

À la suite des informations parfois inquiétantes et souvent contradictoires concernant l’impact de la guerre au Moyen-Orient sur la Tunisie, nous avons voulu en avoir le cœur net en sondant la perception des professionnels du secteur. Le premier d’entre eux est un confrère, fondateur d’une revue spécialisée dans le secteur touristique (avant de recueillir d’autres témoignages). Tout de go, il tire la sonnette d’alarme.

Dans un contexte marqué par la guerre au Moyen-Orient et un climat anxiogène persistant, il appelle les hôteliers tunisiens à résister aux pressions tarifaires des tour-opérateurs. Tout en pointant un facteur de compétitivité perdu : l’obligation du passeport pour les touristes étrangers.

Interrogé sur l’impact du conflit au Moyen-Orient sur la destination tunisienne, il n’a pas manqué de souligner l’opacité qui règne autour des données officielles sur le tourisme en Tunisie. Pour étayer ses dires, il indique que les chiffres du tourisme en Tunisie, de la saison 2024-2025, n’ont toujours pas été publiés…

 

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Sur le fond, le journaliste a tenu à rappeler un argument géographique essentiel : la Tunisie est loin de la zone de conflit. Le vrai problème, estime-t-il, réside dans l’amalgame persistant qui affecte une partie de l’opinion publique européenne, peu au fait de la géographie, et qui tend à assimiler l’ensemble des pays arabes et musulmans dans une même perception de danger. Face à cela, il reconnaît qu’un certain freinage des réservations a bien eu lieu, les tour-opérateurs eux-mêmes le confirment. Mais il distingue ce ralentissement d’un refus catégoriel. À ses yeux, il s’agit avant tout d’une conséquence du climat anxiogène généré par la surexposition médiatique à la guerre. Lequel retarde la prise de décision du touriste sans l’annuler.

 

La saison sera sans doute celle du last minute. Les voyageurs se décideront tard, très tard. D’où la tentation, pour les tour-opérateurs en situation de panique face à des carnets de réservation insuffisants, de faire pression sur les hôteliers tunisiens pour qu’ils baissent leurs tarifs, dans l’espoir d’attirer la clientèle par le prix.

 

Quel que soit le scénario – poursuite ou cessation des hostilités au Moyen-Orient -, notre confrère, au fait des données sur le secteur touristique, prédit une saison placée sous le signe du last minute. Les voyageurs se décideront tard, très tard. C’est dans ce contexte qu’il identifie le principal danger : la tentation, pour les tour-opérateurs en situation de panique face à des carnets de réservation insuffisants, de faire pression sur les hôteliers tunisiens pour qu’ils baissent leurs tarifs, dans l’espoir d’attirer la clientèle par le prix. Mais notre interlocuteur s’y oppose catégoriquement : il s’agirait là d’une erreur fatale. « Céder aux sirènes du discount, prévient-il, compromettrait durablement l’image de la destination et rendrait le relèvement tarifaire ultérieur quasiment impossible ».

À ce défi s’ajoute un facteur aggravant d’ordre international : la flambée du prix du kérosène, dont le coût a doublé sur les marchés mondiaux. Le transport aérien sera frappé de plein fouet, entraînant mécaniquement une hausse des coûts pour le voyageur. Notre interlocuteur note toutefois que la Tunisie conserve une carte à jouer face à ses concurrents directs. L’Égypte et la Turquie, bien qu’elles s’efforcent de rassurer leur clientèle, seront elles aussi affectées par le même phénomène d’amalgame géographique, la Turquie ayant déjà par ailleurs essuyé des impacts directs du conflit.

Sur le plan de la communication institutionnelle, le journaliste décrit un débat non encore tranché : d’un côté, ceux qui plaident pour une communication proactive destinée à rassurer ; de l’autre, ceux qui craignent qu’elle ne donne l’impression de se justifier face à une menace qui ne concerne pas la Tunisie. Une troisième voix prône le profil bas, dans l’attente d’une accalmie avant de relancer les campagnes traditionnelles. En attendant, les professionnels du secteur préparent la saison estivale avec une relative sérénité, conscients des turbulences possibles mais déterminés à avancer.

 

Sur le plan de la communication institutionnelle, le journaliste décrit un débat non encore tranché : d’un côté, ceux qui plaident pour une communication proactive destinée à rassurer ; de l’autre, ceux qui craignent qu’elle ne donne l’impression de se justifier face à une menace qui ne concerne pas la Tunisie.

 

L’obligation du passeport

In fine, notre spécialiste aborde un autre handicap compétitif, apparu dès la saison précédente : l’obligation faite aux touristes étrangers voyageant en formule tout compris de se présenter munis d’un passeport. Une mesure qui, selon lui, a considérablement freiné certains marchés. Et notamment le marché italien, où la tradition du séjour qui se décide à la dernière minute est bien ancrée. Le coût du passeport, pouvant atteindre 90 à 100 euros selon les pays, représente une charge dissuasive pour une famille : quatre passeports à renouveler, c’est jusqu’à 400 euros supplémentaires avant même de boucler sa valise.

 

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Autant de raisons, conclut-il, de choisir la Turquie, le Maroc, l’Égypte, la Grèce ou l’Espagne, des destinations qui, elles, continuent d’accepter la carte d’identité. La Tunisie aurait ainsi perdu un facteur de compétitivité majeur. Quand bien même les autorités soutiendraient que les chiffres globaux n’en ont pas souffert ; sans cette décision, ils auraient été meilleurs, assure-t-il.

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Tourisme alternatif : en finir avec la niche pour conquérir le grand public

Parce que le tourisme alternatif doit profiter au plus grand nombre de touristes au-delà du cercle des initiés, la Fi2T veut compter sur les agences de voyage pour la démocratisation du tourisme d’expérience.

Comment vulgariser le tourisme alternatif en Tunisie ? Partant du constat évident qu’il s’agit d’un gisement touristique à fort potentiel, la Fédération Interprofessionnelle du Tourisme Tunisien (Fi2T) veut amorcer un rapprochement porteur de sens entre les hébergements de charme et les agences de voyages classiques spécialisées dans l’organisation de circuits et excursions.

L’objectif étant de structurer l’offre alternative pour l’intégrer durablement dans les circuits de distribution traditionnels d’une part et lever d’autre part les verrous réglementaires qui freinent encore l’essor du secteur.

Un déficit d’information malgré une offre d’excellence

La destination peut s’enorgueillir de disposer désormais d’un parc particulièrement riche et diversifié d’hébergements alternatifs.

Des maisons d’hôtes en bord de mer ou au cœur des médinas et des villes aux gîtes ruraux nichés dans les montagnes, ces structures ne se contentent plus d’offrir un toit pour les visiteurs de passage ; elles vendent une immersion.

Ateliers de poterie, démonstrations culinaires ou récolte de miel : l’expérience est au cœur du produit.

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Pourtant, un décalage persiste. Si les agences de voyages sont en quête perpétuelle de renouvellement pour leurs portefeuilles clients, elles se heurtent à un déficit d’information du segment.

D’où la nouvelle orientation qui a été lancée hier à Tunis dans le cadre d’une action intitulée Tunisia Slow Travel. « Il s’agit d’une initiative destinée à renforcer les relations commerciales entre acteurs pour connaître les structures agréées et leurs capacités », explique Ahmed Oubaia, président du groupement des agences de voyages au sein de la Fi2T.

L’urgence des nouveaux cahiers des charges

Le principal frein à cette synergie reste d’ordre administratif. Pour intégrer une étape « alternative » dans un circuit, les agences doivent obtenir des visas préalables, souvent impossibles à obtenir pour des sites non encore homologués. Cette zone grise juridique place de nombreuses unités dans une situation d’illégalité involontaire.

Nebil Sinaoui, président du Groupement professionnel des hébergements alternatifs à la Fi2T, ne cache pas les enjeux : « Les hébergements alternatifs peuvent apporter des résultats exceptionnels aux opérateurs traditionnels. Au-delà des difficultés, il faut résister pour relever les défis ». Le salut viendra sans aucun doute de la publication, attendue avec impatience par toute la profession, des nouveaux cahiers des charges qui seraient actuellement au niveau de la Présidence du Gouvernement.

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Nebil Sinaoui (au micro) et Houssen Ben Azouz lors de l’ouverture de la rencontre nationale BtoB avec les agences de voyage.

Une plateforme vitrine

Pour pallier le manque de visibilité, la fédération passe à l’offensive numérique. Dans une quinzaine de jours, une plateforme internet regroupant l’ensemble de l’offre (maisons, gîtes et tables d’hôtes) sera mise en ligne. Soutenu par le projet Bioted et le ministère de l’Agriculture, cet outil est présenté par Marwen Noureddine comme le futur hub de référence du secteur.

Houssem Ben Azouz, président de la Fi2T, précise la feuille de route : « Dans une première étape, il s’agira d’un site vitrine, avec pour ambition future d’y intégrer les transactions (réservation et paiement) ».

Sortir du « mass market »  

Le constat des experts de terrain est sans appel. Amel Jaiet, propriétaire de Dar Jebel et consultante auprès de la Fi2T, pointe l’obsolescence de certains modèles : « Nos circuits sont les mêmes, pourtant la Tunisie et les touristes ont changé. Le nouveau voyageur ne veut plus seulement voir, il veut vivre et se connecter ».

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Amel Jaiet lors du workshop de Networking a proposé de « designer des expériences, ouvrir une académie de la maison d’hôtes ou encore créer une banque d’expériences partagées.»

Dans la foulée, elle alerte également sur une sous-valorisation flagrante du produit tunisien. À titre de comparaison, elle évoque l’exemple d’une excursion vendue 20 DT à Tozeur qui se négocie l’équivalent de 170 DT à Dubaï. « Des marqueurs de notre ADN nous échappent », prévient-elle, citant des pays comme le Maroc ou le Portugal qui ont su faire évoluer leur récit touristique au cours de la dernière décennie notamment.

En voulant se rapprocher des agences de voyages, les acteurs de l’alternatif, à travers leur syndicat patronal, espèrent créer un contrepoids suffisant pour inciter les autorités à libérer le secteur de ses contraintes institutionnelles. L’enjeu est clair : transformer le potentiel en produit, et le produit en croissance pérenne.

©Destination Tunisie

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Tunis, la renaissance qui séduit le monde

Tunis s’impose aujourd’hui comme l’une des destinations les plus en vue en Méditerranée. Saluée par The New York Times, la capitale tunisienne est décrite comme une ville qui « se réinvente en temps réel ».

Portée par des prix attractifs, une accessibilité renforcée et une scène créative dynamique; Tunis attire un nombre croissant de voyageurs en quête d’authenticité. C’est ce que rapporte le site algérien spécialisé VVA.

A l’appui de cela, le journal américains cite des chiffres qu’il juge éloquents voire flatteurs. Ainsi, « après 6,4 millions de visiteurs en 2022, la Tunisie a dépassé les 11 millions de touristes en 2025. Elle renoue avec son attractivité d’avant crise. Vols courts depuis l’Europe, formalités simplifiées et coût de la vie compétitif expliquent en partie cet engouement ».

Et ce n’est pas tout. Car Tunis séduit également par sa transformation. C’est le cas à Sidi Bou Saïd, souligne le média, « les façades traditionnelles côtoient concept stores et initiatives durables. Cette modernité s’ancre dans un riche héritage, notamment à Carthage, dont les vestiges restent accessibles, ou au musée du Bardo, célèbre pour ses mosaïques ».

Entre cafés hybrides, gastronomie revisitée et vie nocturne animée, Tunis conjugue passé et présent. Une alchimie qui fait de la capitale une destination à la fois vivante, culturelle et résolument contemporaine, conclut The New York Times.

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Les leaders du tourisme s’unissent contre le gaspillage alimentaire

À l’occasion de la Journée internationale du zéro déchet, le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) et ONU Tourisme ont lancé «Recipe of Change», une initiative mondiale pour réduire le gaspillage alimentaire dans le secteur du tourisme.

Cette mobilisation regroupe les principales entreprises touristiques, représentant plus de 600 millions de clients et 56,5 milliards de dollars de revenus annuels.

L’objectif est de mesurer le gaspillage, adopter des solutions pratiques et influencer les comportements des consommateurs afin d’atteindre l’objectif 12.3 des Nations unies : réduire de moitié le gaspillage alimentaire d’ici 2030.

Des groupes comme Accor, Hilton, Club Med ou TUI participent déjà, inspirés par des projets pilotes réussis comme « Green Ramadan » qui a permis une baisse de 60 % du gaspillage dans plusieurs hôtels. ONU Tourisme et le PNUE encouragent davantage d’acteurs à rejoindre cette initiative pour un tourisme plus durable et responsable.

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Saison touristique 2026 en Tunisie : faut-il anticiper une stratégie de crise ?

La guerre au Moyen-Orient réveille de vieux démons: amalgames, peur de voyager, risque d’explosion des coûts du transport aérien. Un type de crise qui ne connaît pas les frontières et qui pourrait impacter lourdement une destination touristique comme la Tunisie.

Passée la phase d’hébétement et d’attentisme provoquée par la conjonction d’un contexte géopolitique explosif au Moyen-Orient et d’un calendrier marqué par le Ramadan, le tourisme tunisien ne peut plus se permettre d’observer. Le temps de la contemplation doit céder la place à celui de l’action.

Car les signaux s’accumulent et convergent: les amalgames, bien connus du secteur, refont surface sur certains marchés émetteurs, alimentant un climat de défiance. Dans ce contexte, le silence et le déni constituent des facteurs aggravants. L’expérience l’a démontré : en matière touristique, l’absence de discours est souvent interprétée comme un aveu de fragilité.

Niveau de booking inquiétant

Les premières remontées de terrain sont préoccupantes. Les niveaux de réservation enregistrés sur plusieurs marchés affichent un net recul par rapport à la même période de l’an dernier. On parle même de certaines annulations. Cette tendance, si elle se confirme, pourrait annoncer une saison estivale sous tension. Le climat anxiogène qui prévaut actuellement agit comme un puissant inhibiteur de la décision de voyage, particulièrement sur les destinations perçues, à tort ou à raison, comme exposées à des risques régionaux.

À cette incertitude s’ajoute une contrainte économique majeure : la hausse des prix de l’énergie. La flambée du baril de pétrole aura mécaniquement un impact sur le transport aérien, avec des répercussions attendues sur les tarifs des billets et des affrètements. Une telle évolution risque d’éroder davantage la compétitivité-prix qui constitue l’atout majeur de la destination tunisienne.

Dans ce contexte, le risque est réel de voir la Tunisie subir, une fois encore, les conséquences d’événements exogènes, comme ce fut le cas lors de la guerre du Golfe en 1991 ou après les attentats du 11 septembre 2001. Ces précédents doivent servir de rappel : l’inaction ou les réponses tardives se paient durablement.

L’Europe du sud comme valeur refuge

Plus préoccupant encore, les arbitrages des clientèles européennes pourraient se faire au détriment de la Tunisie. En période d’incertitude, les flux touristiques ont tendance à se replier vers des valeurs refuges. Les grandes destinations balnéaires du sud de l’Europe, notamment Espagne et Grèce, disposent d’un avantage comparatif en termes de perception de sécurité et de proximité. Positionnées sur un segment similaire, elles pourraient capter une partie des reports de clientèle au détriment de la Tunisie.

Face à cette situation, la mise en place urgente d’un dispositif de veille et de pilotage de crise apparaît indispensable. Un comité dédié, capable d’analyser en temps réel les évolutions de la demande et d’ajuster les réponses, permettrait d’éviter une dégradation incontrôlée de la saison.

Rassurer la clientèle

La stratégie à adopter doit également évoluer en profondeur. Il ne s’agit plus uniquement de promouvoir une destination, mais de rassurer, de démontrer et de créer un lien de proximité avec les marchés. Le tourisme, dans le contexte actuel, ne vend plus seulement un produit ou une expérience : il vend avant tout une tranquillité d’esprit.

Cela implique des actions immédiates et ciblées : renforcer la communication de réassurance, mobiliser les prescripteurs de voyage, intensifier la présence sur les marchés prioritaires et clarifier le positionnement de la destination. Les moyens qui existent doivent être engagés sans délai. Et plus si nécessaire.

Sur le plan du transport aérien, des mesures d’accompagnement devront également être envisagées pour préserver l’accessibilité de la destination, quitte à dépasser certains cadres habituels. L’enjeu est d’éviter une rupture de compétitivité qui serait difficilement rattrapable à court terme. Tourisme et Transport doivent donc converger vers une stratégie unique et concertée.

Attention au bradage

En revanche, une ligne rouge doit être clairement posée : celle du bradage dans l’hôtellerie. Recourir à une baisse massive des prix pour compenser un déficit de demande serait une erreur stratégique. L’histoire du tourisme tunisien a toujours montrer que ces pratiques fragilisent durablement la valeur de la destination et enferment le secteur dans une logique de dépendance dont il est difficile de sortir.

La saison 2026 se joue dès maintenant. L’anticipation, la réactivité et la cohérence des actions seront déterminantes. À défaut, le secteur pourrait se retrouver, une fois encore, en position de subir, contraint de gérer l’urgence plutôt que de maîtriser sa trajectoire.

Hédi HAMDI

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Pourquoi la Tunisie entre dans le Top 50 mondial du tourisme… et pourquoi elle reste en bas du classement

En intégrant le Top 50 mondial des destinations à visiter en 2026 selon Travel and Tour World, la Tunisie signe un retour symbolique sur la carte touristique internationale. Une reconnaissance fondée sur une dynamique de reprise, un changement des attentes des voyageurs et un positionnement géographique stratégique, mais qui révèle aussi les limites structurelles du secteur.

Le premier facteur expliquant l’entrée de la Tunisie dans le classement de Travel and Tour World tient à la dynamique de reprise progressive du secteur touristique. Après des années marquées par l’instabilité politique, les crises sanitaires et le recul des marchés traditionnels, la destination tunisienne renoue peu à peu avec les flux internationaux.

Ce type de classement ne récompense pas uniquement les destinations déjà saturées, mais aussi celles qui affichent un potentiel de rebond crédible. La Tunisie apparaît aujourd’hui comme une destination « en reconstruction », qui retrouve une fréquentation plus stable, regagne la confiance de certains marchés européens et réintègre progressivement les catalogues de plusieurs tour-opérateurs internationaux.

Cette trajectoire de redressement pèse lourd dans l’appréciation de plateformes spécialisées comme Travel and Tour World, qui valorisent autant la dynamique que le niveau absolu de performance.

Une offre en phase avec les nouvelles attentes des voyageurs

Le second élément déterminant réside dans l’évolution du comportement des touristes internationaux. Les voyageurs recherchent de plus en plus des expériences, de l’authenticité, du dépaysement et des destinations moins saturées que les grands pôles européens classiques.

Sur ce terrain, la Tunisie dispose d’un avantage comparatif réel. Le pays offre encore une expérience perçue comme accessible, relativement abordable et culturellement dépaysante. Le rapport qualité-prix, la proximité humaine, la diversité des expériences et le sentiment de « destination à découvrir » correspondent pleinement aux nouvelles tendances du tourisme mondial.

Dans un marché mondial de plus en plus standardisé, cet argument pèse désormais presque autant que les performances chiffrées.

Un positionnement géographique et logistique toujours stratégique

Le troisième facteur tient au positionnement structurel du pays. La Tunisie bénéficie d’une proximité immédiate avec l’Europe, d’un réseau d’infrastructures touristiques déjà existant et d’une capacité d’accueil importante.

Contrairement à de nombreuses destinations émergentes, elle n’a pas besoin de bâtir un secteur touristique à partir de zéro : hôtels, aéroports, stations balnéaires et circuits sont déjà en place. Cette capacité de redémarrage rapide constitue un atout majeur aux yeux des analystes internationaux, notamment dans un contexte où les flux touristiques se recomposent rapidement après chaque crise.

Une richesse touristique exceptionnelle sur un espace réduit

Ce n’est qu’ensuite qu’intervient l’argument le plus évident, mais pas forcément le plus décisif : la diversité de l’offre touristique. Sur un territoire relativement restreint, la Tunisie concentre un patrimoine archéologique majeur, des sites historiques de premier plan, un littoral méditerranéen étendu, un désert saharien, des oasis, des médinas classées et une forte identité culturelle.

Peu de destinations peuvent proposer, dans un même voyage, ruines romaines, villes historiques, plages, désert et circuits culturels. Cette densité d’expériences reste l’un des principaux atouts structurels du pays et justifie sa présence dans un classement mondial.

Un classement qui révèle aussi de sérieuses faiblesses

Si la Tunisie apparaît dans le Top 50, elle n’en occupe que la dernière marche. Cette position traduit autant une reconnaissance qu’une limite. Plusieurs handicaps continuent de peser lourdement sur son image et sa compétitivité : instabilité de la communication internationale, faiblesse du marketing touristique, qualité de services inégale, lenteur de la modernisation des infrastructures et persistance d’une perception de risque chez certains marchés.

À cela s’ajoutent des problèmes structurels bien connus : dépendance excessive au tourisme balnéaire, faible valorisation du tourisme culturel et saharien, gouvernance fragmentée du secteur et manque de vision stratégique lisible à l’international.

En clair, la Tunisie est perçue comme une destination à fort potentiel, mais encore incomplètement exploitée et insuffisamment transformée.

L’entrée dans le Top 50 mondial constitue moins une consécration qu’un signal. Celui d’un pays qui revient progressivement dans le radar touristique international, mais qui reste encore loin des destinations de tête. Pour transformer cette reconnaissance en véritable succès durable, la Tunisie devra dépasser la logique du simple redémarrage et engager une refonte profonde de son modèle touristique.

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Tunisie : Pour la première fois, le cap symbolique des 11 millions de visiteurs franchi

En dépassant pour la première fois de son histoire le seuil des 11 millions de touristes, la Tunisie affirme la relance de son secteur touristique. Un tournant que le ministre du Tourisme, Sofiane Taqia, présente comme le point de départ d’une nouvelle phase fondée sur l’innovation, la diversification et la transformation numérique.

Le ministre du Tourisme, Sofiane Taqia, a affirmé, lundi 22 décembre 2025 au soir, que la Tunisie traverse une phase charnière pour son secteur touristique, marquant à la fois une dynamique de relance et l’ouverture d’un nouveau cycle de développement. S’exprimant au Théâtre municipal de Tunis, il a souligné que cette étape constitue une occasion fédératrice pour l’ensemble des acteurs du secteur, appelé à jouer un rôle stratégique dans les trajectoires de croissance, d’emploi et de développement.

Selon le ministre, la Tunisie a enregistré en 2025 un résultat inédit en franchissant le seuil des 11 millions de visiteurs, un niveau jamais atteint jusque-là. Cette performance, obtenue dans un contexte régional et international instable, témoigne, d’après lui, d’une reprise effective du secteur et de la pertinence d’une approche axée à la fois sur le développement quantitatif et l’amélioration qualitative de l’offre touristique.

Positionnement international

Au-delà des chiffres, Sofiane Taqia a mis en avant les avancées enregistrées en matière de positionnement international. La Tunisie s’est ainsi classée première destination privilégiée par les touristes chinois, une distinction qui illustre, selon le ministère, la capacité du pays à s’imposer sur des marchés lointains et hautement concurrentiels.

Face à une concurrence mondiale de plus en plus intense, le ministre a insisté sur la nécessité de poursuivre les efforts de modernisation du secteur. Il a annoncé, dans ce cadre, le lancement d’une nouvelle stratégie touristique reposant sur l’innovation, le renouvellement du produit et l’amélioration de l’environnement touristique.

Cette stratégie s’appuiera notamment sur une campagne promotionnelle inédite intégrant les outils du numérique et de l’intelligence artificielle. L’objectif affiché consiste à renforcer la visibilité digitale de la destination Tunisie, améliorer la gouvernance et la performance du secteur, tout en simplifiant les parcours touristiques et en optimisant l’expérience des visiteurs.

À travers cette orientation, les autorités ambitionnent de consolider le leadership régional de la Tunisie, de gagner en efficacité et en attractivité, et de positionner durablement le tourisme comme un levier central de l’économie nationale.

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Tunisie – Tabarka : Une bouffée d’oxygène pour relancer le mégaprojet touristique Costa Coralis

Le ministre du Tourisme, Sofiane Tekaya, a souligné l’importance d’intégrer la dimension régionale dans la mise en œuvre des investissements touristiques, lors d’une séance de travail tenue jeudi au siège du ministère, consacrée au suivi de l’avancement du projet « Costa Coralis ». Cette approche vise, selon lui, à assurer une répartition plus équilibrée de l’activité touristique entre les différentes zones relevant de l’espace régional concerné.

Le ministre a expliqué que cette orientation repose sur la valorisation conjointe des ressources naturelles, des sites archéologiques et du patrimoine culturel propres à chaque zone, dans l’objectif de dynamiser l’économie locale et de renforcer l’attractivité des territoires. Il a également insisté sur la nécessité d’une exploitation rationnelle des ressources disponibles, tout en accordant une place centrale au soutien des industries traditionnelles, considérées comme un levier de développement durable et inclusif.

La réunion s’est déroulée en présence des représentants de la société porteuse du projet, avec à leur tête le président du conseil d’administration, Mohamed Fawzi Drissi, ainsi que du président du Conseil d’affaires tuniso-africain, Anis Jaziri, et de plusieurs cadres du ministère. À cette occasion, une présentation détaillée du projet a été faite, mettant en avant son caractère intégré et son ancrage régional, en tant qu’initiative d’investissement issue de la région elle-même.

Financement et procédures administratives

Les discussions ont également porté sur les différentes contraintes ayant retardé la concrétisation du projet jusqu’à présent, notamment celles liées au financement et aux procédures administratives. Les participants ont examiné les mécanismes susceptibles de lever ces obstacles et d’accélérer les démarches, afin de permettre le lancement effectif du projet dans les meilleurs délais.

Dans ce contexte, Anis Jaziri a indiqué que des contacts sont en cours avec plusieurs bailleurs de fonds, aussi bien en Tunisie qu’à l’étranger, en vue de mobiliser les ressources financières nécessaires. Il a précisé que les autorités concernées, notamment le ministère du Tourisme, seront régulièrement informées de l’évolution de ces négociations.

La rencontre s’est conclue par un accord sur plusieurs mesures opérationnelles, dont la tenue prochaine d’une réunion élargie regroupant l’ensemble des parties prenantes, en particulier l’Agence foncière touristique, afin de trancher les questions liées au foncier. Les participants ont, par ailleurs, réaffirmé l’importance d’intégrer les dimensions environnementale et écologique dans toutes les composantes du projet, à travers le recours aux énergies renouvelables et la valorisation des déchets.

Retour sur le projet

Imaginé en décembre 2016, Costa Coralis est le fruit d’une initiative collective d’investisseurs locaux et régionaux réunis au sein de la société Haifa for Development and Investment (Haifa HDI), créée spécifiquement pour gérer ce mégaprojet touristique intégré dans le gouvernorat de Jendouba. Le projet s’étend sur 140 hectares de terrains appartenant à l’État, qui doivent être transférés à l’Agence Foncière Touristique avant toute opération de construction.

 Après des études de faisabilité menées par des cabinets réputés comme Deloitte, et plusieurs approbations préliminaires, son lancement est toujours freiné par des blocages administratifs. Cette frustration, mise en lumière par l’agence italienne Nova, est largement partagée par les investisseurs locaux.Au-delà de la multiplicité des acteurs institutionnels, le projet fait face à plusieurs freins :

  • Contraintes environnementales : la région de Tabarka, riche en biodiversité et partiellement protégée, nécessite des études d’impact strictes et l’application de normes environnementales rigoureuses.
  • Cadre réglementaire complexe : les règles encadrant l’aménagement touristique sur des terrains publics impliquent une coordination délicate entre différentes agences étatiques.
  • Procédures foncières longues : le transfert des terrains de l’État vers l’Agence Foncière Touristique fait l’objet de démarches juridiques lourdes, sensibles dans le contexte tunisien.
  • Contexte post-révolutionnaire : depuis 2011, l’incertitude économique et politique ralentit parfois les grandes opérations d’investissement, notamment dans des régions périphériques.

Aspects techniques du projet

Nature et typologie du projet
Le projet « Costa Coralis » est conçu comme un projet touristique intégré. Il ne s’agit pas d’une simple unité hôtelière, mais d’un ensemble structuré combinant hébergement, services, loisirs et valorisation du territoire. Sa conception repose sur une logique de destination plutôt que sur une infrastructure isolée.

Approche territoriale et régionale
Le projet s’inscrit dans une approche régionale, visant à connecter plusieurs zones du premier district touristique. Sur le plan technique, cela implique une planification spatiale intégrée, tenant compte des flux touristiques, de l’accessibilité, des infrastructures existantes et de la complémentarité entre les sites naturels, culturels et archéologiques environnants.

Composantes fonctionnelles
Le projet devrait comprendre :
– Des unités d’hébergement touristique diversifiées (hôtels, résidences touristiques, écolodges).
– Des espaces de loisirs et d’animation à faible impact environnemental.
– Des zones dédiées à l’artisanat et aux produits du terroir, intégrées dans le parcours touristique.
– Des équipements de services (restauration, espaces culturels, circuits de découverte).

Infrastructures et accessibilité
La mise en œuvre du projet nécessite :
– Des aménagements d’accès routier et de signalisation touristique.
– Une connexion fonctionnelle avec les réseaux existants (électricité, eau, télécommunications).
– Une coordination avec les autorités locales pour l’aménagement des espaces publics et des zones périphériques.

Cadre foncier et réglementaire
Techniquement, le projet dépend de :
– La clarification de la situation foncière en coordination avec l’Agence foncière touristique.
– Le respect des cahiers des charges touristiques et environnementaux en vigueur.
– L’obtention des autorisations administratives liées à l’urbanisme, à l’environnement et à l’investissement.

Schéma de financement et phasage
Le projet repose sur un montage financier mixte, associant des financements nationaux et internationaux. Sur le plan technique, cela implique un phasage de réalisation, avec un démarrage par les infrastructures de base, suivi du développement progressif des différentes composantes du complexe.

Lire aussi : Tabarka : L’impatience grandit chez les investisseurs du mégaprojet Costa Coralis

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« Voyager en Tunisie me coûte moins cher que passer Noël chez moi »

Sur le plateau de l’émission française Estelle Midi, diffusée sur RMC, un témoignage a récemment retenu l’attention. Mathieu, citoyen français, y raconte sans détour son choix de destination pour les fêtes de fin d’année : la Tunisie.

« A Noël, je pars en Tunisie. On est à 700 euros par personne dans un club all-inclusive avec nourriture à volonté et le vol d’avion. Quand on voit qu’un repas du Nouvel An coûte 160 euros, moins cher que de rester chez moi… Je pars 4 à 5 fois par an », explique-t-il, illustrant une réalité de plus en plus marquée dans le tourisme méditerranéen.

Ce type de discours, largement relayé sur les plateaux de télévision européens, renforce l’image d’une Tunisie perçue comme un eldorado touristique à bas coût, particulièrement attractif pour les classes moyennes européennes confrontées à la flambée des prix dans leurs propres pays.

Une destination compétitive sur le plan des prix

Il faut le reconnaître : la Tunisie dispose d’atouts indéniables. Proximité géographique avec l’Europe, climat clément, infrastructures hôtelières abondantes, savoir-faire dans l’accueil touristique et une offre tarifaire difficilement concurrençable. Dans un contexte inflationniste en Europe, les formules « tout compris » proposées par les tour-opérateurs font mouche.

Pour de nombreux voyageurs, la comparaison est implacable : le coût d’un séjour d’une semaine en Tunisie peut être inférieur à celui d’un simple dîner festif dans une grande capitale européenne. Cette compétitivité contribue largement à la relance du secteur touristique et à l’augmentation des flux de visiteurs.

Mais derrière cette attractivité se cache une réalité plus nuancée. Le modèle all-inclusive, s’il garantit des taux de remplissage élevés pour les hôtels, ne profite pas pleinement à l’économie locale. Les dépenses des touristes restent majoritairement confinées à l’intérieur des complexes hôteliers, souvent contrôlés par des chaînes ou des partenaires étrangers.

Le revers du modèle all-inclusive

Résultat : peu de retombées pour les commerçants, artisans, restaurants indépendants, guides touristiques ou transports locaux. La valeur ajoutée créée sur place demeure limitée, tandis que la pression sur les ressources, l’environnement et les infrastructures locales continue de s’accentuer.

Cette logique entretient également une dépendance excessive aux tour-opérateurs internationaux, qui imposent leurs prix et compressent les marges des hôteliers tunisiens. À long terme, cela fragilise le tissu économique du secteur et limite les capacités d’investissement, d’innovation et de montée en gamme.

Plus encore, cette image de destination « bon marché » peut freiner le développement d’un tourisme à plus forte valeur ajoutée, culturel, écologique ou expérientiel, pourtant porteur de meilleures retombées économiques et sociales.

Vers un nouveau modèle touristique ?

Le témoignage de Mathieu, aussi révélateur soit-il, pose donc une question centrale : la Tunisie veut-elle rester une destination low cost pour l’Europe ou ambitionne-t-elle un tourisme plus équilibré et durable ?

Les professionnels du secteur s’accordent sur la nécessité de diversifier l’offre, d’encourager les séjours hors des hôtels, de valoriser les régions de l’intérieur et de mieux intégrer les acteurs locaux dans la chaîne de valeur touristique.

La Tunisie séduit, indéniablement. Mais pour que le tourisme devienne un véritable levier de développement, l’enjeu n’est plus seulement d’attirer des visiteurs, mais de mieux capter la richesse qu’ils génèrent.

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Tunis 2027 : un titre arabe stratégique pour franchir les 11 millions après cinq ans de démarches

L’annonce, faite à Bagdad lors de la 28ᵉ session du Conseil ministériel arabe du Tourisme, marque un moment important pour le secteur tunisien : Tunis a été officiellement désignée « capitale arabe du tourisme 2027 ». Une distinction qui intervient alors que la Tunisie tente de franchir durablement le seuil des 11 millions de visiteurs et de consolider une reprise encore fragile.

Un label au service d’une stratégie de montée en gamme

Cette désignation intervient à un moment où le tourisme tunisien cherche à diversifier ses marchés et à repositionner son offre au-delà du balnéaire. Après avoir accueilli plus de 9,05 millions de touristes entre le 1ᵉʳ janvier et le 20 octobre 2025, en hausse de 9,2 % sur un an, le pays poursuit une dynamique progressive qui replace Tunis au centre de sa stratégie : médina classée, proximité de Carthage et Sidi Bou Saïd, dynamisme culturel, intégration au réseau UNESCO des villes créatives en 2026.

Le titre 2027 constitue un accélérateur. Il renforce la visibilité régionale de Tunis, attire les investisseurs du Golfe et des pays arabes, stimule les projets hôteliers et culturels, et facilite la négociation de nouvelles liaisons aériennes. L’expérience récente d’Al Ain, capitale arabe du tourisme 2026, illustre à quel point ce label est devenu un outil stratégique dans la région.

Une consécration préparée depuis 2022

Cette désignation n’est pas le fruit du hasard. En décembre 2022, la Tunisie avait officiellement présenté la candidature de sa capitale au Caire, lors de la 25ᵉ session du Conseil des ministres arabes du Tourisme. Le pays plaidait déjà pour un réseau arabe valorisant le patrimoine matériel et immatériel des grandes capitales, tout en inscrivant Tunis dans une stratégie de coopération régionale.

Depuis, Tunis a investi dans la promotion numérique, la valorisation culturelle et la participation diplomatique aux réunions sectorielles, jusqu’à obtenir en 2025 un siège au bureau exécutif et la vice-présidence du Conseil ministériel arabe du Tourisme.

La capitale dispose désormais de deux années pour transformer cette distinction en véritable projet de modernisation : mobilité, accueil, restauration patrimoniale, événements urbains, montée en gamme de l’offre. Si ces chantiers avancent de manière cohérente, 2027 pourrait devenir plus qu’un titre : la séquence qui réinstalle Tunis au cœur du tourisme arabe et soutient durablement la trajectoire de croissance du secteur tunisien.

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Tunisie : Création d’une nouvelle zone touristique à Aïn Draham

Le gouverneur de Jendouba, Taieb Dridi, a annoncé la création d’une nouvelle zone touristique à Aïn Draham, à l’issue d’une visite sur le terrain. Ce projet ambitieux vise à transformer l’offre touristique locale, stimuler les investissements et générer des emplois permanents et saisonniers tout en contribuant au développement régional.

Un site stratégique

Le terrain sélectionné pour ce projet couvre 52 hectares, bénéficie d’un accès facile via une route locale et dispose des réseaux d’eau potable et d’électricité. Il présente des atouts naturels et esthétiques remarquables, permettant le développement de services touristiques tout au long de l’année, y compris en hiver.

Hébergement et dynamisation de l’économie locale

Cette nouvelle zone touristique entend proposer des infrastructures complètes pour diversifier l’offre, augmenter la capacité d’hébergement et encourager les investisseurs à participer au développement du secteur. L’ambition est de créer un modèle touristique durable et attractif, qui profite à l’ensemble de la région.

Le gouverneur Taieb Dridi a donné ses instructions pour engager rapidement toutes les procédures légales et organisationnelles, en coopération avec les ministères de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche, ainsi que des Domaines de l’État et des Affaires foncières.

Une collaboration étroite avec la municipalité locale est prévue pour élaborer un plan d’aménagement détaillé, afin que le projet puisse se concrétiser dans les meilleurs délais.

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La Saison Bleue: la Méditerranée en crise, quels risques pour le tourisme

La Saison Bleue se penche une nouvelle fois sur l’état de la Méditerranée qu’elle estime en grave crise. Une position qui devrait inquiéter une destination comme la Tunisie qui a fait du balnéaire son principal produit touristique.

Face à la grave crise que traverse la mer Méditerranée, La Saison Bleue et Blue Mission Med invitent tous celles et ceux qui croient en l’importance d’un avenir durable pour ce berceau de civilisations abritant aujourd’hui plus de 500 millions de citoyens, à rejoindre la 8ème édition du Forum Mondial de la Mer – Bizerte.

Premier grand forum maritime organisé après la Conférence Océan des Nations Unies à Nice en juin 2025, le Forum de Bizerte sera le cœur battant de la mobilisation méditerranéenne. Leaders politiques, chercheurs, acteurs économiques visionnaires et citoyens engagés se réuniront pour transformer les défis en opportunités et les  constats en actions concrètes.

Cette convergence d’expertises permettra d’évaluer l’impact des engagements pris à Nice, notamment concernant la protection de la biodiversité, la lutte contre la pollution plastique, la promotion d’une économie bleue durable et la gestion des ressources maritimes.

Au programme : des discussions approfondies sur la gouvernance de l’océan, le rôle des communautés locales, les stratégies de financement innovantes, ainsi que les avancées scientifiques et technologiques au service de la préservation de la Méditerranée. Une attention particulière sera accordée à la voix de la jeunesse, au rôle des femmes, à l’innovation des start-ups, et à l’urgence d’intégrer les enjeux environnementaux et sociaux dans les modèles de développement.

Quels sont les pays méditerranéens les plus engagés pour la protection de la biodiversité, les bons et mauvais élèves ? 

Comment l’Europe, notamment à travers la mission Blue Mission Med, s’engage-t-elle à leurs côtés ? Alors que la Convention de Barcelone célèbre son 50ème anniversaire avec l’adoption, par ses 22 parties, d’une déclaration politique ambitieuse, quels seront les effets sur les populations littorales et les acteurs de la société civile et du monde économique de ce sursaut collectif bienvenu ?  Et comment, évidemment, s’assurer que les engagements seront tenus ?

Parmi les thématiques centrales abordées, le renforcement de la coopération régionale pour une gestion durable des ressources, la diplomatie bleue, la promotion des aires marines protégées, et l’investissement dans les communautés locales seront également au cœur des échanges.

Ce forum sera une occasion privilégiée de faire un état des lieux et définir les engagements nécessaires pour une Méditerranée durable. Ces recommandations seront présentées dans la Déclaration de Bizerte.

« La Méditerranée exige des réponses coordonnées et ambitieuses : scientifiques, politiques et citoyennes. À Bizerte nous voulons transformer l’urgence en action partagée », déclare Rym Benzina, Présidente de La Saison Bleue.

 

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Avec la réouverture de l’hôtel « La Forêt », Aïn Draham retrouve une adresse mythique

 Après une parenthèse de dix années, l’hôtel « La Forêt » situé à Aïn Draham rouvre enfin ses portes. Cette réouverture signe la renaissance d’un établissement emblématique qui, tout en conservant son ADN d’origine, s’offre un nouveau visage résolument contemporain.

L’inauguration officielle de l’hôtel La Forêt à Aïn Draham a eu lieu le 20 juin 2025 par Soufiane Tekaya, ministre du Tourisme et de l’Artisanat, et Taieb Dridi, gouverneur de Jendouba, en présence notamment du directeur général de l’ONTT, Mohamed Mehdi Haloui, et de la présidente de la Fédération tunisienne de l’hôtellerie (FTH), Dora Milad.

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Cérémonie d’inauguration de l’hôtel le 20 juin 2025.

À l’abri des forêts denses et au cœur des reliefs verdoyants d’Aïn Draham, l’établissement se repositionne aujourd’hui comme une destination de choix, ouvert toute l’année, pour les séjours nature, les groupes sportifs, les familles ainsi que le tourisme d’affaires.« L’hôtel La Forêt offre un produit pour toutes les saisons, pour les familles, les événements d’affaires mais aussi les groupes sportifs », confirme Sahbi Akkari, promoteur du projet, qui souligne également un choix stratégique : « Les tarifs sont linéaires sur toute l’année, afin de garantir une accessibilité constante, sans variation saisonnière. »

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Photo souvenir de la délégation officielle venue à l’hôtel pour son inauguration.

La Forêt ou la montée en gamme

Entièrement rénové, l’hôtel désormais classé 4 étoiles propose 58 chambres, en plus de 3 suites junior et 2 suites senior supérieures. Ces dernières disposent d’un jacuzzi privé sur balcon, inspiré de l’esprit des bains russes, offrant une vue panoramique sur les montagnes. L’ensemble représente une capacité totale de 134 lits.

Parmi les nouveautés majeures, l’établissement dispose désormais de deux piscines : une piscine extérieure avec vue dégagée sur les reliefs boisés, et une piscine intérieure chauffée, permettant aux clients de profiter de ce service en toute saison. Le tout est complété par un centre spa de qualité, intégrant cabines de massage, hammam et salon de coiffure pour une expérience de détente complète.

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Le nouveau hammam de l’hôtel.

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L’offre culinaire a également été enrichie avec un restaurant buffet et un second restaurant à la carte, ce dernier mettant à l’honneur une cuisine du terroir, authentique et généreuse, avec notamment des recettes traditionnelles de la région et des plats à base de gibier local issu de la chasse. Un bar-lounge vient compléter l’ensemble, offrant une ambiance cosy et animée en soirée, en parfaite harmonie avec le caractère du lieu.

Multi-segments

Pensé comme un espace proposant une expérience à 360°, l’hôtel répond en effet aussi aux exigences du tourisme d’affaires et du segment MICE. Il dispose d’une salle polyvalente pouvant accueillir jusqu’à 130 personnes, ainsi que de deux salles de réunion d’une capacité de 35 à 40 personnes chacune, toutes équipées pour des rencontres professionnelles, team buildings ou séminaires d’entreprise.

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Des salles de réunion de différentes capacités pour répondre notamment aux besoins des entreprises.

Situé à seulement 300 mètres d’un centre sportif international, l’hôtel La Forêt représente également une solution idéale pour les groupes sportifs, qu’il s’agisse de préparation physique, de récupération ou de séjour en altitude. À cette vocation multiple s’ajoute une position stratégique, entre fraîcheur montagnarde et accessibilité.

Empreinte carbone

Par ailleurs et dans une volonté de conjuguer hospitalité et responsabilité, l’hôtel s’engage activement dans une démarche durable. Les travaux d’installation d’une centrale photovoltaïque et de bornes de recharge pour véhicules électriques ont déjà débuté, marquant une étape clé vers une réduction significative de son empreinte carbone. À terme, ces infrastructures permettront à l’établissement de produire une partie de son énergie de manière propre et renouvelable, tout en répondant aux besoins de mobilité électrique de ses clients. Un pas de plus vers un tourisme plus respectueux de l’environnement.

L’hôtel a une capacité de 134 lits entre chambres classiques, suites junior et senior supérieures.

Plus qu’un simple hôtel rénové, La Forêt vient consolider l’offre touristique de la région à travers un produit qui incarne une renaissance harmonieuse entre patrimoine, confort et modernité. Un lieu où l’on vient autant pour se retrouver que pour se ressourcer à pleins poumons au cœur de la nature.

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Port El Kantaoui : une concentration stratégique pour les hôtels El Mouradi

Avec cinq établissements situés à Port El Kantaoui, dans la région touristique de Sousse, El Mouradi maintient une présence stratégique sur l’un des pôles majeurs du tourisme tunisien.

La chaîne El Mouradi, qui opère 16 hôtels à l’échelle nationale, représente aujourd’hui la plus grande capacité d’hébergement touristique du pays, avec 16 000 lits répartis dans neuf régions. S’adossant sur ses 30 ans d’expérience dans le secteur à l’intention à la fois d’une clientèle nationale et internationale, elle tient à démontrer qu’elle propose des prestations en constante évolution. Ses offres vont du bien-être au sport en passant par la nature, la détente, les loisirs, le segment affaires, les découvertes, etc.

Une offre diversifiée adaptée aux différents segments

Les cinq établissements exploités par El Mouradi à Port El Kantaoui illustrent la diversité de son offre hôtelière. Le Palace, classé 5 étoiles, dispose de 517 chambres et bénéficie d’un accès direct à la plage. Il est situé à proximité d’un parcours de golf et d’un centre de thalassothérapie, ce qui en fait un choix privilégié pour les séjours de détente comme pour les déplacements professionnels. Le Palm Marina, pour sa part, également classé 5 étoiles, propose 389 chambres dans un cadre architectural inspiré du style arabo-mauresque, avec une plage privée, un centre de thalassothérapie et plusieurs espaces de restauration.

Le Club Kantaoui, établissement 4 étoiles de 794 chambres, s’adresse à une clientèle familiale ou en groupe, avec une offre axée sur l’animation, les loisirs et un mini-club dédié aux enfants. À proximité de la marina, l’hôtel Port El Kantaoui, également classé 4 étoiles, comprend 493 chambres et conjugue tourisme balnéaire et activités de découverte.

Enfin, le Club Selima, établissement 3 étoiles de 572 chambres, mise sur une formule accessible avec une ambiance conviviale, des bungalows, une plage privée et des équipements de loisirs comme des toboggans aquatiques.

Positionnement MICE et infrastructures sportives

El Mouradi se démarque également sur le marché des événements professionnels. Le centre de congrès situé à Port El Kantaoui constitue l’un des plus importants du pays, avec une salle plénière de 1 200 places, 7 salles de commission et un accès direct aux services hôteliers.

La chaîne a également développé une infrastructure sportive destinée à l’accueil d’équipes en stage ou de groupes sportifs : terrains de football, piscine couverte, centre de remise en forme, et accès à la thalassothérapie.

Une stratégie d’ancrage local et de montée en gamme

À travers cette implantation concentrée, El Mouradi capitalise sur les atouts de la station balnéaire de Port El Kantaoui pour maintenir sa compétitivité sur le marché domestique et international. L’optimisation de ses services, la diversification des clientèles cibles et le développement de l’offre MICE et sportive traduisent une volonté de structuration durable de son modèle économique.

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Hébergements touristiques alternatifs : les dernières retouches avant l’adoption du nouveau cadre juridique  

La préparation des cahiers des charges relatifs à la création et à l’exploitation des maisons d’hôtes, des gîtes ruraux, des motels et des campements arrive au stade final. Les dernières modifications apportées dans le cadre d’une concertation entre les professionnels et les représentants des ministères concernés seront examinées avant l’adoption finale et leur mise en application.

Les promoteurs et les investisseurs dans l’hébergement touristique alternatif vont-ils finalement voir le bout du tunnel ? Depuis de nombreuses années, ils souffrent de l’absence d’un cadre juridique propre à eux facilitant l’investissement dans ce secteur ou l’exploitation de leurs établissements. Plusieurs parmi eux ont été contraints d’exercer hors du secteur formel. D’autres ont vu leurs activités suspendues à cause de la complexité des procédures administratives ou d’une fausse interprétation des textes juridiques éparpillés, voire contradictoires parfois.

Voulant mettre fin à leur galère, l’administration en contribution avec les professionnels se penche depuis des mois sur la préparation des nouveaux cahiers des charges régissant les activités notamment des chambres d’hôtes, des gîtes ruraux, des campements touristiques et des motels. Leur préparation arrive à la dernière étape avant leur mise en application.

Une conférence nationale s’est tenue le 16 avril à Tunis en présence du ministre du Tourisme et de l’Artisanat, Sofiène Tekaya, du nouveau directeur général de l’ONTT, Mohamed Mehdi Haloui, et des représentants des fédérations professionnelles du tourisme et des différents ministères concernés, autour de ce sujet. L’événement s’est consacré à la discussion des dernières modifications à apporter aux cahiers des charges avant de les adopter et de leur mise en application. Quatre ateliers composés chacun des représentants des différentes parties prenantes se sont donc penchés sur l’examen des différents articles et la relecture des divers textes suggérés.

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Le ministre du Tourisme lors du coup d’envoi des travaux du séminaire réunissant les responsables de l’ONTT avec les promoteurs d’hébergements alternatifs.

16 autorisations seront supprimées

Le ministre du tourisme est revenu dans son intervention lors de la conférence sur les difficultés rencontrées par de nombreux promoteurs dans l’hébergement touristique alternatif à cause de l’absence d’un cadre juridique clair relatif à l’exercice de leurs activités. Il a rappelé, par la même occasion, que des commissions ont été créées au niveau national et régional pour travailler sur le projet des cahiers des charges relatifs à l’hébergement touristique alternatif avec une approche participative entre le public et le privé.

Pour le ministre, le nouveau cadre juridique devra prendre en considération les exigences actuelles de l’hébergement touristiques afin de libérer le potentiel des jeunes promoteurs, de leur fournir un climat favorable et pour qu’ils puissent lancer des initiatives susceptibles de satisfaire les attentes des touristes et des investisseurs. « Environ 16 autorisations seront supprimées avec la mise en application de ce nouveau cadre juridique », a-t-il déclaré.

Invitation aux promoteurs pour rejoindre le secteur formel

Un appel a été, en outre, lancé par le ministre aux promoteurs travaillant hors du cadre réglementaire afin de déclarer leurs activités et de régulariser leur situation. « Une liste de procédures à entreprendre pour rejoindre le secteur organisé sera publiée prochainement », a-t-il ajouté. Dans la même politique portant sur la simplification des procédures, une nouvelle plateforme digitale interactive dédiée au secteur touristique est en phase de préparation au niveau du ministère dans le but de développer le secteur et de promouvoir les établissements touristiques.

Le directeur général de l’ONTT a, de son côté, indiqué que l’objectif ultime des nouveaux cahiers des charges est de simplifier les procédures et d’inciter l’investissement dans le secteur touristique. Il s’agira de même de développer l’hébergement touristique particulièrement alternatif.

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Quant aux représentants des fédérations professionnelles, ils ont exprimé leur engagement dans ce nouveau processus en soulignant l’importance du tourisme alternatif qui fait l’objet d’une croissance accélérée en considérant que le cadre juridique est tenu de s’aligner sur cette évolution.

Recommandations

Suite aux travaux des ateliers, plusieurs recommandations ont été formulées afin d’améliorer les articles proposés dans le cadre du projet des cahiers des charges. Les modifications proposées portent essentiellement sur la clarification de certains concepts et afin d’apporter certaines précisions par rapport aux textes pour qu’ils ne soient pas interprétés de différentes manières ou qu’ils soient flous ou inexécutables.

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Travaux entre les responsables de l’administration du Tourisme et les professionnels du secteur du tourisme alternatif à Tunis le 16 avril 2025.

Maisons d’hôtes

Parmi les principales propositions afin d’améliorer les différentes dispositions du cahier des charges dédié aux maisons d’hôtes, on évoque la question de l’exploitation de la même personne de plus d’une maison d’hôtes à la fois et de définir le nombre maximum autorisé pour chaque promoteur. Il s’agirait également d’inclure dans le cahier des charges les maisons d’hôtes installés sur des sites archéologiques ou dans les régions montagneuses.

L’autre proposition concerne l’introduction d’un nouvel article permettant de valoriser les produits d’artisanat local avec la possibilité d’en disposer un point de vente. La suppression de la clause imposant la nécessité d’un diplôme universitaire pour exploiter un hébergement alternatif a fait également l’objet de discussions. Les participants ont suggéré de se contenter d’un diplôme de formation touristique ou d’une certification prouvant l’expérience dans le secteur touristique.

Inclure le milieu forestier parmi les zones concernées pour l’exploitation des maisons d’hôtes est l’autre point qui a été soulevé durant les discussions dans le but de faciliter la mise en place des maisons d’hôtes dans des régions comme Tabarka et Aïn Draham.

Ils ont, par ailleurs, souligné l’importance de respecter les caractéristiques de certains hébergements historiques à l’instar des Ksour dans le sud dont les dimensions des chambres ne correspondent pas à la taille de 9 mètres exigée dans le cahier des charges.

Gîtes ruraux

Concernant les gîtes ruraux, les représentants des ministères et les professionnels se sont mis d’accord pour remplacer le terme des produits alcoolisés locaux par les produits de terroir. Ils ont suggéré également d’augmenter la capacité maximale d’accueil du gîte rural en passant de 35 à 45 lits. Quant à l’exploitation des anciennes fermes et le problème lié à la nécessité de présenter un permis de bâtir, ils ont proposé le remplacement de celui-ci par un certificat délivré par un cabinet de contrôle.

Motels

S’agissant d’une nouvelle activité, les participants à l’atelier du cahier des charges relatif aux motels ont notamment demandé de définir clairement le motel et les différentes activités qui y sont autorisées. Il s’agirait de même de définir les axes routiers concernés par l’installation de ce type d’hébergement touristique et si son exploitation sera conditionnée  par l’activité de distribution du carburant ou non. Ils ont aussi appelé à fixer le nombre des chambres, des lits et des places de parking autorisés pour chaque motel exploité.

Campement touristique  

Les participants à cet atelier ont demandé notamment la révision du décret 307 de 2007 qui définit le campement touristique en tant que type d’hébergement exclusivement installé hors des zones urbaines étant donné que les campements sont installés dans et hors des zones urbaines. Ils ont également suggéré d’ajouter un article relatif à la nécessité de valoriser le patrimoine matériel et immatériel et d’exploiter d’une manière durable les ressources naturelles.

Ils font également remarquer que la réservation de 20% de la superficie du campement aux espaces communs est énorme étant donné que certains hébergements notamment au Sahara dans sud s’étendent sur plusieurs hectares. L’intégration des campements mobiles dans le cahier des charges est l’autre revendication des participants.

Dans son discours de clôture des travaux des ateliers, le ministre du tourisme s’est engagé à accélérer la mise en application des nouveaux cahiers des charges  et à réduire au maximum les délais. Il a, par ailleurs, considéré que leur mise en application va coïncider avec la publication de la nouvelle loi horizontale sur l’investissement qui va lui aussi simplifier les procédures pour les investisseurs.

Kemel CHEBBI

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Septembre 2022: Maisons d’hôtes : les propriétaires disent NON! au contenu du nouveau cahier des charges

Février 2023: Maisons d’hôtes, hôtels de charme et gîtes ruraux : comment ils tirent le tourisme vers le haut

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