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Tunisie | L’ingénierie, un impératif de souveraineté nationale

À l’heure où la Tunisie peaufine son plan de développement 2026-2030, le pays se trouve à la croisée des chemins. Entre une machine économique grippée par des déséquilibres macroéconomiques persistants et une pression asphyxiante sur les finances publiques, un levier stratégique semble encore tragiquement sous-estimé : la valorisation de nos ressources humaines, et plus particulièrement de nos ingénieurs, souvent tentés par l’émigration pour trouver de meilleures opportunités personnelles et professionnelles : une hémorragie de capital gris et un naufrage économique annoncé ?

Abdelwaheb Ben Moussa *

Le constat est brutal, presque insoutenable pour une nation qui mise sur l’innovation et la montée en gamme industrielle. Chaque année, la Tunisie diplôme environ 8 000 ingénieurs, mais en voit s’envoler entre 6 000 et 6 500 vers d’autres cieux.

Ce n’est plus de la mobilité professionnelle, c’est une véritable hémorragie. En 2022, ce chiffre a même atteint le pic alarmant de 6 500 départs, selon l’Ordre des ingénieurs tunisiens (OIT).

Cette fuite massive ne vide pas seulement nos bureaux d’études ; elle érode les fondements mêmes de notre souveraineté nationale.

Comment prétendre à une autonomie technologique, à une transition énergétique réussie ou à une cybersécurité digne de ce nom quand nos cerveaux les plus brillants vont construire l’avenir des économies du Nord ?

Chaque départ est une subvention déguisée que la Tunisie, malgré ses difficultés, offre aux nations les plus riches, perdant ainsi le bénéfice de décennies d’investissement dans l’éducation publique.

Défi énergétique : l’ingénierie comme bouclier

L’un des enjeux majeurs du plan 2026-2030 réside dans notre capacité à briser la dépendance aux énergies fossiles importées, qui grèvent structurellement notre budget. La transition vers les énergies renouvelables et l’hydrogène vert n’est pas une option esthétique, c’est une nécessité de survie. Cependant, installer des panneaux photovoltaïques ou des éoliennes ne suffit pas à créer de la souveraineté si nous restons de simples importateurs de technologies et de maintenance.

Le véritable défi est d’ordre intellectuel : maîtriser le mix énergétique, optimiser les réseaux intelligents (Smart Grids) et concevoir des solutions de stockage adaptées à notre climat. Sans une armée d’ingénieurs spécialisés, nous passerons d’une dépendance au gaz étranger à une dépendance technologique étrangère. L’ingénierie tunisienne doit être le fer de lance de cette «indépendance énergétique 2.0», capable de transformer nos contraintes climatiques en avantages compétitifs.

Un écosystème qui rejette ses talents

Pourquoi nos talents partent-ils ? La réponse est connue, mais les remèdes tardent. Des perspectives salariales dérisoires face à une inflation galopante, des structures économiques sclérosées et un manque criant de projets stimulants à l’échelle nationale. L’environnement productif tunisien actuel semble incapable d’absorber cette matière grise, créant un cercle vicieux où le manque d’innovation décourage l’investissement, lequel finit par pousser les talents à l’exil.

Plus grave encore, la déconnexion entre le monde académique et le secteur productif reste une plaie ouverte. Les collaborations sont fragmentaires, et la recherche appliquée, parent pauvre des politiques publiques, peine à devenir ce moteur de croissance tant espéré. Nos ingénieurs se retrouvent souvent confinés à des rôles de maintenance ou de gestion de processus obsolètes, loin des frontières technologiques où se joue la compétition mondiale.

Rétention des compétences ou résistance souveraine ?

Pour le plan 2026-2030, il ne s’agit plus de saupoudrer quelques incitations fiscales. Il faut un changement de paradigme radical. La rétention des talents et l’établissement de conditions attractives doivent être érigés en piliers de la sécurité nationale. Sans une masse critique d’ingénieurs installés durablement sur le territoire, la Tunisie restera condamnée à la dépendance et à la sous-traitance à faible valeur ajoutée.

Les réformes doivent être systémiques et s’articuler autour de trois axes majeurs :

Soutien massif à l’innovation et à la R&D : il est impératif de multiplier les fonds de capital-risque dédiés aux projets industriels innovants. La propriété intellectuelle doit devenir un indicateur de performance national ;

Facilitation des investissements de rupture : le cadre législatif doit être assoupli pour permettre une intégration rapide de l’IA et de la Green-Tech dans le tissu industriel et financier ;

Refonte du lien université-entreprise : le passage à une économie de la connaissance exige que les universités deviennent de véritables laboratoires pour les entreprises, avec des doctorats industriels généralisés.

Façonner notre propre destin

L’intégration des ingénieurs dans les grands chantiers nationaux — de la gestion du stress hydrique à la modernisation des services financiers — doit être le cœur battant du prochain plan quinquennal. Il ne s’agit pas d’un débat corporatiste, mais d’une question de survie économique.

Si la Tunisie veut cesser d’être la pépinière gratuite du monde pour enfin redevenir un pôle de décision souverain, elle doit comprendre qu’investir massivement dans ses ingénieurs coûte infiniment moins cher que de subir leur absence. Car à force de former des talents pour les autres, nous finirons par n’être que les spectateurs de notre propre déclin, importateurs de solutions que nos propres enfants ont conçues ailleurs. Affirmer la place stratégique de l’ingénieur, c’est choisir, enfin, de piloter notre avenir plutôt que de le laisser s’exporter irrémédiablement.**

* Ingénieur en informatique, cadre d’une banque publique.

** Ce texte a été élaboré avec l’assistance d’un outil d’IA.

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Bourguiba, un destin hors du commun

Le 6 avril 2000, Habib Bourguiba, premier président de la Tunisie indépendante, tira sa révérence. Il fut le libérateur de la nation, le 20 mars 1956, et le fondateur de la république, le 25 juillet 1957, le jour où l’assemblée nationale constituante abolit la monarchie fondée par Hussein Ben Ali, le 15 juillet 1705. Un destin hors du commun qui mérite d’être mis en exergue et médité.

Raouf Chatty *

Pour ses nombreux admirateurs comme pour ses détracteurs, il fut un grand leader qui a donné un statut à son pays sur la scène régionale et internationale et œuvré pour la construction d’un État laïque, libéré du tribalisme, respectueux des droits de la femme et porté sur la modernité et le progrès.

Vingt-six ans après la disparition du «Combattant suprême», les Tunisiens, ou une écrasante majorité d’entre eux, invoquent son œuvre colossale. Ils le considèrent comme le père de la nation, un homme d’État, un visionnaire, un bâtisseur et un homme de progrès, même s’il a été autoritaire, comme la plupart des dirigeants du tiers-monde à son époque.

D’aucuns affirment que Bourguiba était un véritable animal politique. Il privilégiait le pragmatisme, le travail de terrain et la lecture lucide des réalités, loin des idéologies qui foisonnaient à son époque. On évoque aujourd’hui encore ses discours prémonitoires et quasi-prophétiques, comme celui prononcé à Jéricho, en Jordanie, en 1965, appelant les Palestiniens à accepter la résolution des Nations Unies sur le partage de la Palestine en deux États, l’un pour les Palestiniens, l’autre pour les Israéliens, comme une étape dans la lutte pour libération totale du territoire, tout comme celui prononcé au Palmarium, à Tunis, en 1972, au cours duquel il a recadré sèchement le colonel Mouammer Kadhafi…

Une véritable boule de feu

Comme tout grand homme politique, Bourguiba était un fin connaisseur de l’histoire de son pays et des autres nations. Ceux qui l’avaient côtoyé de près durant le combat pour l’indépendance et la construction de l’Etat postindépendance, se souviennent d’un homme dynamique et toujours en mouvement, une véritable boule de feu.

Durant sa vie, comme élève au collège Sadiki, étudiant en droit et sciences politiques à Paris, militant nationaliste, journaliste, politicien et homme d’État, il a brillé par sa vivacité intellectuelle et son charisme irrésistible. Il avait sillonné la Tunisie en long et en large et plus d’une fois, instauré la méthode du contact direct dont il a fait sa devise et sa méthode, organisé des centaines de meetings populaires, rencontré des dizaines de milliers de gens, tissé de fortes relations avec les notables locaux pour les associer à son combat. Il avait aussi visité des dizaines de pays à travers le monde pour défendre la cause de la Tunisie durant la période coloniale, comme après l’indépendance, pour défendre les intérêts de la jeune nation.

Bourguiba s’était lié d’amitié avec des dizaines d’hommes d’État et de hauts responsables politiques à travers le monde : De Gaulle, Mendes France, Mitterrand, Chirac, Nasser, Sadate, Mohamed V, Hassan II, Boumediene, Senghor, Arafat, Helmut Kohl, Willy Brant et bin d’autres sommités de son époque…

Habib Chatty, son ministre des Affaires étrangères entre 1974 et 1977, souligne dans ses mémoires publiés en France en 2022 que Bourguiba, soucieux du statut international de la Tunisie, avait décliné en dernière minute l’invitation du président de l’Union Soviétique Léonid Brejenev, exigeant d’être reçu par son homologue à l’aéroport et non par le ministre des Affaires étrangères André Gromyko comme le voulait le protocole soviétique, refusant d’être traité comme certains chefs d’État africains à l’époque.

Consécration de l’autorité de l’Etat

Avec le temps, grâce à la force de ses idées, la clarté de ses objectifs, la puissance de sa détermination et la rigueur de sa démarche, il avait réussi à bâtir un nouvel État et à faire resusciter une nation trois fois millénaire : la Tunisie, l’héritière de Carthage…

Lucide, Bourguiba a misé, depuis son accession à la magistrature suprême, sur la consécration de l’autorité de l’Etat, l’émancipation de la femme, la généralisation de l’éducation et l’instauration du planning familial et du contrôle des naissances, afin de garantir les conditions d’un développement équilibré. Sans cette vision stratégique, la Tunisie compterait aujourd’hui 26 millions d’habitants, soit plus que le double de sa population actuelle : 12,5 millions.

Rien que sur ce plan, l’homme mérite d’être célébré comme un grand bâtisseur à l’échelle de sa petite nation qu’il a sauvée des affres du sous-développement.

Bourguiba savait également s’entourer de responsables très compétents comme le furent Hedi Nouira, Mongi Slim, Mahmoud Messadi, Chedly Klibi, Idriss Guiga, Lassaad Ben Osman, Mansour Molla, Chedly Ayari….

L’homme est aujourd’hui cité dans les annales politiques et diplomatiques parmi les grands chefs d’État au vingtième siècle. Il restera toujours une source de fierté pour notre pays. *

* Ancien ambassadeur.

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El Fouladh | De l’asphyxie financière à la refonte stratégique

Réuni le 17 mars 2026 sous la présidence de la cheffe du gouvernement, Sarra Zaafrani Zenzeri, un conseil ministériel restreint a tranché : Société tunisienne de sidérurgie El Fouladh (Menzel Bourguiba, Bizerte) sera restructurée en profondeur, sans ouverture du capital. Tout en réaffirmant le principe de la préservation du patrimoine public, le gouvernement a établi un plan de sauvetage et de restructuration inscrit dans une logique de valorisation des ressources locales.

Lotfi Sahli

El Fouladh, acteur historique de l’industrie nationale, traverse la plus grave crise de son histoire. L’exercice 2024 a accouché de résultats alarmants : un chiffre d’affaires en chute libre de 25 % (113,5 millions de dinars contre 145,7 millions en 2023) et une perte nette qui s’est creusée à 69,2 millions de dinars, contre 42 millions l’année précédente.

Le rapport des commissaires aux comptes ne laisse aucun doute : la société souffre d’une «accumulation des pertes et d’un alourdissement de l’endettement» qui appelle une «intervention urgente».

Situation financière et opérationnelle intenable

Les causes de cette dégradation sont multiples. Sur le plan commercial, les ventes de ronds à béton, qui représentaient encore récemment l’essentiel de l’activité, ont chuté de 17,5 % en volume. La production industrielle a suivi la même pente descendante, avec un recul global de 11 % en 2024 par rapport à 2023. L’aciérie n’a fonctionné qu’à 68 % de ses objectifs, la tréfilerie à 22 % et les structures métalliques à 34 %. Des arrêts à répétition – manque de personnel, ruptures d’électrodes, coupures d’eau, vétusté des équipements – ont paralysé les ateliers.

À cela s’ajoute un endettement colossal : plus de 308 millions de dinars de concours bancaires, des arriérés de 146 millions de dinars envers la CNSS (principal et pénalités) et 177 millions de dinars dus à la Steg. Des accords de paiement ont été conclus avec certains créanciers, mais ils ne suffisent pas à enrayer l’hémorragie.

Pourtant, El Fouladh dispose d’atouts indéniables : une maîtrise technique, des certifications de qualité (Innorpi, Afcab), et un positionnement stratégique dans un secteur où la Tunisie importe encore pour plus de 300 millions de dollars d’acier par an. C’est sur cette base que l’État a décidé un processus de restructuration de l’entreprise.

Le président Saïed en visite à l’usine El Fouladh en décembre 2023.

Devise de l’Etat : sauver sans privatiser

Réuni le 17 mars 2026 sous la présidence de la cheffe du gouvernement, Sarra Zaafrani Zenzeri, un conseil ministériel restreint a tranché : El Fouladh sera restructurée en profondeur, sans ouverture du capital. La préservation du patrimoine public est un principe affirmé. Le plan de sauvetage repose sur quatre piliers, dévoilés par la presse :  

1. Un nouveau modèle économique pour sortir de la monoculture du fer à béton : jusqu’ici, les ronds à béton contribuaient à près de 75 % du chiffre d’affaires. Désormais, ce taux sera ramené à moins de 10 %. Le cœur de métier deviendra la fabrication de billettes d’acier, qui représentera plus de 90 % du chiffre d’affaires.

L’objectif industriel est ambitieux : porter la capacité de production à 600 000 tonnes de billettes par an (en deux étapes : 300 000 tonnes puis 600 000 tonnes), permettant d’alimenter l’ensemble des laminoirs privés tunisiens et de substituer progressivement les importations.

2. Souveraineté industrielle et réduction des importations : la restructuration s’inscrit dans une logique de valorisation des ressources locales. La Tunisie génère chaque année environ 300 000 tonnes de ferraille, jusqu’ici en partie exportée ou sous-exploitée.

Le nouveau programme prévoit de recycler cette matière localement, réduisant ainsi la facture des importations de billettes, qui grève lourdement la balance commerciale de notre pays.

La production de billettes destinées aux transformateurs locaux contribuera également à sécuriser les chaînes d’approvisionnement nationales contre la forte volatilité du marché mondial de l’acier.

3. Un volet social et d’assainissement financier : le gouvernement a intégré des objectifs sociaux clairs : la montée en puissance du nouveau modèle devrait permettre la création de 6 600 emplois, directs et indirects.

Parallèlement, le plan d’affaires vise à générer des flux de trésorerie suffisants pour honorer les dettes accumulées, selon des échéanciers déjà négociés avec la CNSS et les fournisseurs d’énergie.

L’assainissement passe aussi par un programme d’investissement dans de nouvelles infrastructures, avec le soutien de financements étrangers garantis par l’État.

4. Exclusion de toute privatisation : la cheffe du gouvernement a tenu à clarifier la ligne politique : «sauver sans privatiser». Conformément aux orientations présidentielles, El Fouladh restera une entreprise publique, placée sous la tutelle du ministère de l’Industrie, et son capital ne sera pas ouvert à des actionnaires privés. L’objectif est de restaurer sa place de pilier de l’industrie sidérurgique nationale tout en préservant son statut d’établissement public.

Vers une renaissance industrielle ?

Le programme de restructuration est ambitieux et rend le projet potentiellement porteur. La modernisation de l’outil productif, la spécialisation dans les billettes et la sécurisation de l’approvisionnement en ferraille locale pourraient faire d’El Fouladh un fournisseur incontournable, réduisant durablement la dépendance extérieure du pays.

L’assemblée générale ordinaire du 31 mars 2026, qui doit nommer de nouveaux administrateurs, marquera la première étape de cette refonte.

Reste à concrétiser les financements, à mener à bien les projets de dépollution et de mise aux normes environnementales (notamment dans le cadre du programme Ecopact), et à mobiliser les compétences internes pour que l’industrie sidérurgique tunisienne redevienne un fleuron.

Si le projet de restructuration se concrétise, El Fouladh pourra passer du statut d’entreprise sinistrée à celui de locomotive de la souveraineté industrielle.

Pour espérer réussir cette restructuration, ont doit :

– accélérer l’assainissement financier;

– accélérer la modernisation des installations de production ;

– consentir un effort supplémentaire pour rendre l’activité industrielle rentable à l’instar des années 2021 (+14,4 MDT) et 2022 (+31,1 MDT).

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Tunisie | Décès de la mère de Abdelhamid Jelassi

Monia Ibrahim, l’épouse du «prisonnier politique» Abdelhamid Jelassi, condamné dans l’affaire dite de «complot contre l’Etat», a annoncé sur sa page Facebook, le décès de la mère de ce dernier, Mabrouka Chabaane, dans la nuit du samedi 4 et dimanche 5 avril 2026.

«Abdelhamid n’a pas vu sa mère depuis trois ans. La dernière fois qu’il l’avait vue, il avait eu un douloureux pressentiment qu’il ne la reverrait plus et ne serait pas à ses côtés le jour de sa mort», a écrit l’épouse de M. Jelassi, en rappelant que ce dernier n’avait pas assisté aux obsèques de son père, décédé quelques mois avant sa sortie de prison, en 2007.         

I. B.

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Festival MCM 2026 | Nour Ben Salem et ‘‘Zohra sans permis’’ au palmarès

Entre la domination de ‘‘White Snail’’, la visibilité offerte à Nour Ben Salem et le coup de cœur du public ‘‘Zohra sans permis’’, le festival international Music & Cinema Marseille (MCM), tenu du 30 mars au 4 avril 2026, a célébré des voix fortes et des œuvres audacieuses, plaçant le festival au cœur de la création internationale.

Djamal Guettala 

Le festival a rassemblé plus de 30 000 spectateurs et 1 000 professionnels autour de 350 films venus du monde entier.

Entre projections, rencontres et événements musicaux, cette 27e édition a confirmé le rôle du MCM comme plateforme incontournable pour la rencontre entre cinéma et musique.

Le long métrage ‘‘White Snail’’ s’est imposé comme le grand gagnant de cette édition, raflant le prix du meilleur long métrage, le Grand Prix de la musique originale et le prix Pass Culture. La musique, composée par John Gürtler et Jan Miserre, a été saluée pour son atmosphère immersive et son pouvoir narratif.

Dans la même catégorie, ‘‘Perla’’ d’Alexandra Makarová a été distingué pour la mise en scène, avec la musique de Rusanda Panfili et Johannes Winkler soulignant la sensibilité et la précision de l’œuvre.

Parmi les moments forts, ‘‘Palestine Islands’’, coréalisé par Nour Ben Salem et Julien Menanteau, a marqué le festival dans la catégorie scolaire, remportant les prix Jacques Prévert/Stéphane Mallarmé, Edgar Quinet et Collège/Lycée (film et musique).

Porté par la musique de Jack Bartman et Nassim Kouti, le film offre un regard sensible et engagé sur des réalités complexes, tout en restant accessible aux jeunes publics.

Le public a quant à lui plébiscité ‘‘Zohra sans permis’’ de Pierre-Loup Docteur. Porté par la musique de Louis Chenu, le film se distingue par son réalisme et sa proximité avec les personnages, offrant une lecture humaine et profondément juste de situations contemporaines.

Cette reconnaissance souligne l’importance de la relation entre le cinéma et le spectateur, où les récits incarnés trouvent un écho immédiat.

La compétition des courts métrages a mis en lumière des œuvres originales et audacieuses. ‘‘Spermatheca’’ de Silje Baer a remporté le Grand Prix de la meilleure musique originale, tandis que ‘‘Dancing Pigeons’’ de Christofer Nilsson a été salué pour sa créativité musicale. Dans la fiction, ‘‘What If They Bomb Here Tonight?’’ de Samir Syriani s’est distingué pour la puissance et la pertinence de son récit.

Le documentaire ‘‘Pedro Tomas Explains the World’’ a été récompensé pour la finesse de son regard et la qualité de sa narration.

De plus, lors de la dernière journée du festival, une projection hors compétition a permis au public de découvrir ‘‘La Voix de Hind Rajab’’ de la Tunisienne Kaouther Ben Hania, inspiré d’un fait réel à Gaza. À travers le récit d’une enfant prise au piège sous les tirs, le film a suscité une forte émotion, rappelant combien le cinéma peut donner voix à celles et ceux que l’actualité peine à faire entendre.

Le Grand Prix Sirar, destiné à soutenir la création émergente, a été remis à‘‘Dans ce monde et dans tous les autres’’, avec une aide à la composition musicale attribuée par Méridiens. Cette distinction confirme l’engagement du festival pour accompagner les jeunes auteurs, scénaristes et compositeurs dans le développement de leurs projets. Cette 27e édition du MCM aura une nouvelle fois démontré la vitalité du cinéma contemporain et son lien intime avec la musique.

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La Tunisie s’apprête à lancer la 6ᵉ phase des projets d’énergie renouvelable

La sixième phase du système d’autorisations pour les nouveaux projets d’énergie renouvelable, d’une capacité de 1, 2 et 10 mégawatts, sera lancé dans le courant de ce mois. (Photo : Centrale-solaire-photovoltaïque à Metbasta – Kairouan).

C’est ce qu’a annoncé le secrétaire d’État à la Transition énergétique, Wael Chouchane, qui s’exprimait, samedi 4 avril 2026, lors de la clôture de la deuxième édition du Salon de l’Agriculture, de l’Eau, de l’Irrigation et des Énergies renouvelables, destiné aux gouvernorats de Médenine, Tataouine, Gabès et Kébili.

Ces projets permettront d’élargir la base d’investisseurs et de renforcer les initiatives privées, a souligné Chouchane, en rappelant que la cinquième phase de ce système avait abouti à l’octroi de 186 autorisations préliminaires pour des projets solaires, représentant une capacité totale d’environ 286 MW.

La Stratégie nationale de l’énergie à l’horizon 2035 repose sur le renforcement de la souveraineté et de la sécurité énergétiques, ainsi que sur la mise en place de services énergétiques modernes, fiables et compétitifs, a précisé le secrétaire d’État.

Selon lui, la Tunisie vise à produire 35 % de son électricité à partir de sources renouvelables d’ici 2030, puis à porter cette part à 50 % d’ici 2035. «Ces objectifs nationaux ne pourront être atteints que par des projets concrets dans les régions, ce qui souligne le rôle essentiel du développement régional dans la transition énergétique», a-t-il souligné.

Chouchane a ajouté que le mix énergétique tunisien était constitué d’environ 9 % d’énergies renouvelables jusqu’en mars 2026, avec un objectif de 10 à 11 % d’ici la fin de l’année. «Cette part pourrait atteindre 20 à 25 % d’ici fin 2027, grâce à la mise en service de plusieurs nouveaux projets», a-t-il affirmé.

I. B. (avec Tap).

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Tunisie | Ouverture des concours d’entrée aux écoles d’ingénieurs

Ouverture des concours nationaux d’entrée aux cycles de formation d’ingénieurs pour l’année universitaire 2026-2027. Au total, 3 238 places sont ouvertes, toutes spécialités confondues.

L’ouverture de ces concours ont été annoncée par un arrêté conjoint des ministres de l’Enseignement supérieur, de l’Agriculture et des Technologies de la communication, daté du 1er avril 2026 et publié au Jort du 3 avril.

Quatre concours sont prévus : Mathématiques-Physique (M-P), Physique-Chimie (P-C), Technologie (T) et Biologie-Géologie (B-G).

Les épreuves débuteront le lundi 1er juin 2026 et se poursuivront les jours suivants.

Les inscriptions se font exclusivement en ligne via la plateforme dédiée, avec une date limite fixée au 20 avril 2026.

Les étudiants inscrits dans une institution préparatoire publique pour l’année 2025-2026 devront obligatoirement passer les épreuves dans leur établissement.

Les autres candidats devront choisir deux centres d’examen lors de leur inscription, l’affectation finale relevant de la direction générale des études technologiques, selon les capacités d’accueil.

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Expansion du système éducatif français en Tunisie

Alors que des voix s’élèvent pour appeler à renforcer l’usage de la langue anglaise dans les cursus éducatifs en Tunisie, considérant le français comme une langue très secondaire dans le monde d’aujourd’hui, l’intérêt des parents tunisiens pour le système éducatif français n’a jamais été aussi important, au grand bonheur des établissements proposant un enseignement conforme au programme français.

Le système éducatif français en Tunisie, qui attire près de 20 000 élèves en Tunisie, a connu une expansion remarquable, avec un nombre d’établissements qui s’élève aujourd’hui à 32, contre seulement 9 en 2018 et 12 il y a deux ans. Ces établissements, qui proposent un enseignement conforme au programme français, sont répartis dans différentes régions de Tunisie.

Christine Jacquemin, directrice du Réseau des établissements d’enseignement français en Tunisie, l’a confirmé samedi 4 avril 2026 dans une déclaration à l’agence Tunis Afrique Presse (Tap), à l’occasion du Forum de l’enseignement du français en Tunisie, consacré à la présentation des établissements proposant ce modèle éducatif, organisée par l’Institut français de Tunisie (IFT).

Outre la découverte de l’offre linguistique variée offerte par le système éducatif français aux élèves dès le plus jeune âge, les participants ont eu droit à des échanges autour des pratiques pédagogiques innovantes, des rencontres avec des experts et acteurs du secteur et des ateliers interactifs pour les plus petits.

Pour Mme Jacquemin, la demande pour les établissements d’enseignement français est en constante augmentation, portée par la volonté croissante des familles tunisiennes d’offrir une éducation de qualité offrant des perspectives internationales.

Cette expansion ne se concentre plus dans la région du Grand Tunis, mais s’étend désormais à d’autres villes comme Sousse, Bizerte, Sfax, Gabès et Djerba, dans le but de rapprocher les services éducatifs des parents et de réduire les contraintes liées aux déplacements, ce qui a contribué à porter le pourcentage d’élèves tunisiens dans ces établissements à environ 95 %, selon les déclarations de Mme Jacquemin.

Cette augmentation du nombre d’établissements d’enseignement accrédités pour le cursus français s’accompagne d’une évolution des contenus pédagogiques. Véronique Doutreleau, directrice de l’éducation nationale française en poste à Tunis, souligne le recours croissant à l’apprentissage par projets, incluant des projets écrits et interactifs qui favorisent l’autonomie des élèves et développent leur esprit critique, leurs capacités d’analyse et leur aptitude au travail d’équipe.

Ce modèle éducatif repose également sur une approche multilingue, qui ne se limite pas au français, mais inclut aussi l’arabe et l’anglais, ainsi que d’autres langues comme l’espagnol et l’allemand. Il offre ainsi aux élèves de plus larges perspectives pour poursuivre leurs études dans des contextes internationaux variés.
Malgré la présence croissante de l’anglais à l’échelle mondiale, les deux responsables affirment que le français conserve toute sa place en Tunisie, grâce à un intérêt constant et à une confiance renouvelée des familles. Le principal défi, selon eux, demeure de trouver un équilibre entre l’expansion géographique et la préservation de la qualité de l’enseignement, notamment par la formation des enseignants et la mise à disposition des ressources nécessaires pour pérenniser cette progression.

Seul bémol souvent évoqué par les parents : les frais d’inscription des élèves restent élevés, dépassant 20 000 dinars par élève et par, et pouvant atteindre, dans certains établissements, 30 000 dinars.

I. B.

 

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Yasmine Hammamet ouvre son Carnaval international

La 11e édition du Carnaval international de Yasmine Hammamet se tient du 3 au 5 avril 2026, avec la participation de 800 artistes venus de 10 pays européens et de groupes folkloriques du nord, du sud et de la presqu’île du Cap Bon en Tunisie.

Ils ont présenté des spectacles artistiques (chorégraphies, chants et concerts musicaux) dans les rues principales de la ville.

Le directeur du carnaval, Walid Darwish, estimait à 40 000 le nombre de visiteurs, indique Diwan FM.

Le Carnaval international de Yasmine Hammamet est considéré comme une opportunité pour promouvoir le tourisme culturel et les loisirs dans cette zone balnéaire huppée.

I. B.

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Guerre d’Iran | Le second pilote américain secouru  

Les forces spéciales américaines ont secouru le second pilote du F-15 abattu au-dessus de l’Iran, ont indiqué, ce dimanche 5 avril 2026, trois responsables américains à Axios.

La destruction de l’appareil a été un véritable cauchemar pour l’armée américaine, d’autant plus que le Corps des gardiens de la révolution islamique iranien avait lancé des recherches dans le sud-ouest du pays au cours des 36 dernières heures pour retrouver le pilote américain disparu.

Grâce à cette annonce, les deux membres de l’équipage du chasseur américain sont désormais libérés des mains des Iraniens.

Un responsable américain a précisé que l’opération avait été menée par une unité commando spécialisée, appuyée par une importante couverture aérienne, et a confirmé que toutes les forces avaient quitté l’Iran.

Le premier pilote a été secouru plusieurs heures après que son avion a été abattu. Il a fallu plus d’une journée pour localiser et secourir le second membre d’équipage.

Des forces spéciales américaines ont été déployées au sol en Iran, vendredi 3 et samedi 4, dans le cadre de la mission de recherche et de sauvetage.

Selon des sources citées par Axios, l’US Air Force a mené des frappes aériennes contre les forces iraniennes afin de les empêcher d’atteindre la zone.

Le New York Times a rapporté qu’après le sauvetage de l’officier, deux avions de transport ont été immobilisés sur une base isolée en Iran. Trois appareils supplémentaires ont été dépêchés pour évacuer tout le personnel militaire américain, et les deux avions immobilisés ont ensuite été détruits.

I. B.

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Iran | Un des deux pilotes de F-15 secouru (sources américaines)

L’un des deux pilotes du chasseur biplace américain F-15E abattu en Iran a été secouru par les forces américaines. Deux responsables américains l’ont confirmé à CBS News. Les opérations de recherche et de sauvetage se poursuivent pour retrouver le second membre d’équipage, ont indiqué à Axios des sources proches du dossier.

«Au cours des dernières heures, l’armée américaine a mené à bien l’une des opérations de recherche et de sauvetage les plus audacieuses de l’histoire des États-Unis, pour venir en aide à l’un de nos incroyables officiers d’équipage, qui se trouve également être un colonel très respecté», a écrit le président américain sur son réseau Truth Social, précisant que le militaire avait été blessé et que l’opération de sauvetage avait mobilisé «des dizaines d’appareils».

Les Gardiens de la révolution iraniens ont annoncé, samedi 4 avril 2026, avoir abattu un F-35 américain au-dessus du centre de l’Iran, publiant sur Twitter des images du siège du pilote «intact» comme preuve qu’il était vivant.

Cependant, selon une analyse d’expert citée par CNN, la photo du siège «correspond» à celle du F-15E.

La chaîne de télévision iranienne Irib a diffusé un message s’adressant aux habitants de Kohgiluyeh et Boyer-Ahmad : «Capturez le ou les pilotes ennemis et remettez-les vivants aux autorités contre une forte récompense.»

Les États-Unis ont confirmé la destruction d’un avion de chasse américain au-dessus de l’Iran, rapporte le New York Times, citant des responsables américains. Il s’agit du premier incident de ce type contre les États-Unis depuis le début de la guerre contre l’Iran le 28 février.

I. B.

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Tunisie | Un potentiel économique freiné par la bureaucratie

La bureaucratie n’est pas un détail de gestion. C’est le premier obstacle à l’emploi, à l’investissement et à l’avenir des jeunes. La Tunisie a du potentiel. Tout le monde le dit depuis trente ans — les institutions internationales, les économistes, les hommes politiques. Et ce potentiel, pendant ce temps, s’érode. Les jeunes diplômés partent. Les investisseurs hésitent. Les projets dorment dans des tiroirs en attendant des autorisations qui n’arrivent jamais. (Siège du gouvernement à la Kasbah: la bureaucratie contre l’économie).

Abdelwaheb Ben Moussa *

Le problème n’est pas le manque de ressources naturelles ni l’absence de compétences. Il est administratif. Il est structurel. Et il est évitable.

Entre 2012 et 2018, la Tunisie a perdu 46 places au classement Doing Business de la Banque mondiale. Ce n’est pas une statistique abstraite : c’est la traduction chiffrée de milliers de projets abandonnés.

Des chiffres qui ne mentent pas

Créer une entreprise en Tunisie nécessite en moyenne 9 procédures distinctes — contre moins de 5 dans la plupart des pays développés. Obtenir un permis de construction mobilise 18 démarches, contre 13 au Maroc et 9 en France. Exporter un produit tunisien vers l’Europe coûte 50 heures de démarches administratives — contre 13 heures dans les économies avancées.

Ce ne sont pas des chiffres de think tank. Ce sont des données de la Banque mondiale, confirmées par la Banque africaine de développement en 2024 et par le FMI dans ses consultations les plus récentes.

La Tunisie est aujourd’hui classée comme le pays «le plus risqué» du continent africain pour les entreprises, selon le Country Risk Atlas 2026.

Chaque procédure en trop est une raison de plus de ne pas investir. Chaque délai inutile est un emploi non créé. L’administration tunisienne, telle qu’elle fonctionne aujourd’hui, n’est pas neutre : elle est activement défavorable à l’activité économique.

Un potentiel réel, une économie bloquée

La Tunisie n’est pas un pays sans atouts. Son tissu industriel, son secteur agricole, sa main-d’œuvre qualifiée et sa position géographique en font un candidat naturel à une croissance soutenue. Les secteurs porteurs existent : énergies renouvelables, industrie technologique, numérique, agro-industrie.

Mais ces secteurs ne se développeront pas dans un environnement où les autorisations mettent des mois, où l’accès au foncier industriel relève du parcours d’obstacle, et où l’incertitude réglementaire décourage les investisseurs avant même qu’ils ne déposent un dossier.

La dette publique atteint 81 % du PIB en 2024. Le chômage des jeunes dépasse 30 % dans plusieurs régions de l’intérieur. La croissance économique n’a été que de 1,4 % en 2024. Ces chiffres ne sont pas le résultat d’une malchance conjoncturelle. Ils sont le résultat d’une gouvernance économique qui n’a pas rompu avec ses blocages structurels.

L’économie informelle représente entre 40 et 60 % de l’activité totale en Tunisie. C’est la mesure exacte de l’échec du cadre formel à offrir des conditions viables à ceux qui veulent entreprendre légalement.

Trois réformes concrètes, pas une de plus

Le diagnostic est posé depuis longtemps. Ce qui manque, c’est l’action. Trois réformes précises, immédiatement réalisables, permettraient de changer la donne sans attendre une hypothétique révolution administrative globale.

Première réforme : la digitalisation réelle des services aux entreprises. Pas les portails en ligne qui reproduisent les formulaires papier en PDF. Un service numérique vrai, avec des délais légaux contraignants, une traçabilité des dossiers et une obligation de réponse. La Banque mondiale a identifié ce levier comme prioritaire pour la Tunisie dans sa stratégie pays 2025. Plusieurs pays africains moins bien dotés ont déjà franchi ce pas.

Deuxième réforme : la mise en place d’un guichet unique opérationnel pour les investisseurs — avec une autorité réelle sur les administrations sectorielles. Les guichets uniques tunisiens existent sur le papier. Ils n’ont pas le pouvoir de débloquer les dossiers quand une administration sectorielle oppose un refus ou simplement n’est pas réactive.

C’est précisément ce pouvoir de coordination qui leur fait défaut.

Troisième réforme : l’instauration de délais légaux opposables pour toute décision administrative à incidence économique. Pas de réponse dans les 30 jours : accord tacite. Ce mécanisme, appliqué dans plusieurs pays méditerranéens, a prouvé son efficacité pour réduire les délais sans dégrader la qualité des décisions.

La question politique que personne ne pose

Ces réformes ne sont pas complexes sur le plan technique. Elles sont complexes sur le plan politique — parce qu’elles remettent en cause des pratiques, des positions de pouvoir et des habitudes institutionnelles solidement ancrées.

La vraie question n’est donc pas «Que faut-il faire ?». Elle est : «Qui a intérêt à ce que rien ne change ?» La réponse à cette question explique pourquoi les diagnostics se succèdent depuis quinze ans sans que les réformes suivent.

La Tunisie n’est pas condamnée à l’inertie administrative. D’autres pays, avec des points de départ similaires, ont réformé leur environnement des affaires en moins de cinq ans — le Rwanda, la Géorgie, le Maroc sur certains segments — et en ont tiré des gains de croissance mesurables.

Le potentiel de la Tunisie n’est pas une promesse d’avenir. C’est une réalité présente que l’administration empêche de se concrétiser. Changer cela, c’est possible. La question est de savoir si c’est voulu.

L’ingénierie avant les discours

Chaque grande réforme administrative commence par une décision politique claire, suivie d’un calendrier précis et d’indicateurs de résultat opposables. Pas d’un comité de réflexion de plus. Pas d’un rapport supplémentaire. Une décision, un calendrier, une obligation de résultat.

La Tunisie a aujourd’hui tous les éléments pour construire cela. Les modèles existent. Les compétences techniques sont disponibles. L’urgence est réelle — et croissante.

D’autres pays ont transformé en moins d’une décennie une administration pesante en avantage compétitif. La Tunisie peut faire de même. Mais l’histoire économique ne retient pas les pays qui avaient du potentiel — elle retient ceux qui ont eu le courage de s’en saisir.

Les rapports s’accumulent. Les diagnostics sont posés. Ce qui manque désormais, ce n’est ni l’expertise ni les modèles : c’est la décision. Et le temps presse. **

* Ingénieur en informatique, cadre d’une banque publique.

** Cet article a été rédigé avec l’appui d’un outil d’intelligence artificielle pour la structuration du texte et la vérification de la cohérence des données. Les analyses, les choix éditoriaux et les prises de position sont ceux de l’auteur.

Sources : Banque mondiale (Doing Business, rapports pays 2024-2025) ; Banque africaine de développement (2024-2025) ; FMI (consultations Article IV) ; Country Risk Atlas 2026 ; PNUD (déclarations Abdallah Dardari, 2025).

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Le poème du dimanche | ‘‘Asra’’* de Heinrich  Heine

Né en 1797 à Düsseldorf, Heinrich Heine est poète, journaliste, critique, essayiste et polémiste. Il est considéré comme l’une des voix importantes du romantisme allemand.  

Heine s’engage peu à peu dans les idéaux politiques qu’il découvre dans la révolution française de 1830. Ce qui lui draine les foudres de la censure et les attaques, de toutes sortes, y compris pour des raisons confessionnelles. Il se convertit au christianisme et quitte l’Allemagne, s’installe en France, en 1831, jusqu’à son décès, en 1856, à Paris, où il est enterré sous le nom de Henri Heine.

Marquée par des voyages, surtout en Italie, sa poésie ne manquera pas de s’ouvrir à des imaginaires du sud. En témoigne le poème suivant.

Tahar Bekri

Chaque jour au crépuscule

La divine fille du Sultan

Flânait près de la fontaine

Jaillissante d’eau blanche et d’écume.

Chaque jour au crépuscule

Se tenait le jeune esclave à la fontaine

Jaillissante d’eau blanche et d’écume,

Chaque jour un peu plus pâle.

Un soir s’approcha la Princesse

Et, de quelques mots brefs :

«  Je veux savoir ton nom,

Ton pays, ta tribu : »

Et le jeune esclave parla :

« Je m’appelle Mohamed,

Je viens du Yémen, de la tribu des Asra,

Ceux qui meurent quand ils aiment. »

* Asra : esclaves ? NDR

‘‘Romancero’’, traduit de l’allemand par  Serge Dinerstein

(Remerciements site La Cave à poèmes).

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La Tunisie interdit les «faux verrous de ceinture de sécurité»

Les «faux verrous de ceinture de sécurité» et autres produits susceptibles de neutraliser les dispositifs de sécurité dans les véhicules dans le but de tromper la vigilance des agents de la circulation sont désormais interdits en Tunisie.    

Le Journal officiel du 3 avril 2026 a publié un arrêté interdisant la fabrication, l’importation, le stockage, la mise en vente ou la distribution, gratuite ou payante, de tout produit susceptible de neutraliser les dispositifs de sécurité dans les véhicules.

L’arrêté prévoit la saisie et la destruction de ces produits aux frais du fournisseur, ainsi que le retrait des produits non conformes des circuits de distribution, dont les coûts incombent aux fabricants, fournisseurs et distributeurs.

Cette décision fait suite à la diffusion du «faux verrou de ceinture de sécurité», inséré dans la boucle de la ceinture pour tromper le système électronique du véhicule, et à la gravité de son impact sur le comportement des conducteurs et sur les dispositifs de protection intégrés aux véhicules.

I. B.

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Tunisie | Calendrier des examens nationaux 2025/2026

Le ministère de l’Éducation a annoncé ce samedi 4 avril 2026 le calendrier des examens nationaux pour l’année scolaire 2025/2026. Il s’établit comme suit…

Baccalauréat :

– l’examen de fin d’année d’éducation physique se déroulera du 13 au 25 avril, les épreuves pratiques et orales ayant lieu du 14 au 23 mai ;

– les épreuves écrites se tiendront pendant la session principale, les 3, 4, 5, 8, 9 et 10 juin, et les résultats seront publiés le mardi 23 juin;

– les épreuves de rattrapage auront lieu les 29 et 30 juin, ainsi que le 1er et 2 juillet, et les résultats seront publiés le 12 juillet.

Certificat d’études générales et Certificat d’études techniques :

Les épreuves écrites se dérouleront les 18, 19 et 20 juin 2026. Les résultats seront publiés le 6 juillet.

Concours d’entrée en classes préparatoires :

Les épreuves écrites se dérouleront les 22, 23 et 24 juin 2026 et les résultats seront publiés le 10 juillet.

I. B.

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Migrants sur une plateforme abandonnée au large de Gabès

Le navire Aurora de l’ONG Sea Watch a récemment quitté le port de Lampedusa, en Sicile (Italie) et s’est dirigé vers la plateforme offshore abandonnée de Didon, située dans les eaux entre la Tunisie et la Libye, pour secourir des migrants qui y ont trouvé refuge.  

Selon Alarm Phone, 47 personnes se sont réfugiées à bord de la structure abandonnée depuis plusieurs jours «pour survivre à la tempête avec très peu de nourriture et d’eau». «Aucun pays ne leur est venu en aide», a expliqué Sea Watch, citée par l’agence italienne Ansamed.

Le champ pétrolier Didon est situé à 78 km au large du Golfe de Gabès. Découvert en 1975 et foré en 1985. Suite à la baisse de la production journalière, l’Etap, l’entreprise publique tunisienne qui en est propriétaire, a décidé de suspendre la production fin 2017. Une étude et technico-économique, réalisée en 2019, a conclu que le champs pourrait encore être exploité pour une période de 15 ans. Encore faut-il que l’Etap trouve les investissements nécessaires. En attendant, la plateforme est à l’abandon, comme de nombreux projets rentables en Tunisie. Cherchez l’erreur !

I. B.  

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Libye | Le pétrole creuse la fracture entre Tripoli et Benghazi

La question du pétrole et des dépenses publiques en Libye entre les gouvernements en place à Tripoli et Benghazi entre dans une nouvelle phase de conflit politique. Le Fonds libyen pour le développement et la reconstruction, dirigé par Belgassem Haftar, ayant annoncé, le 31 mars 2026, son rejet anticipé des conclusions des réunions du comité économique réuni récemment en Tunisie.

Les participants à la réunion, présentés comme représentant l’Est et le Sud, ne sont pas réellement représentatifs et leurs conclusions ne sont pas contraignantes pour ledit Fonds, a tranché Haftar. Alors que l’agence de presse officielle libyenne Lana et The Libya Observer ont notamment pointé du doigt Rifaat al-Abbar et Fakher Boufrane.

Ce différend porte sur des négociations qui, selon des sources libyennes citées par les médias locaux, se déroulent ou sont en voie de finalisation à Tunis sous l’égide des États-Unis.

Ces négociations porteront sur le suivi de la mise en œuvre du programme de développement unifié et aborderont l’élaboration d’un budget national unique, sujet qui demeure le véritable nœud du conflit entre Tripoli et Benghazi.

L’économie pour baliser le dialogue politique

Le 28 mars, le président du Conseil présidentiel, Mohamed al-Menfi, a rencontré Belgassem Haftar à Derna, appelant à l’unification des institutions, à une gestion financière saine et à un budget général unique.

La rencontre de Tunis fait suite à une série de contacts déjà tenus à Rome et à Paris, dont l’existence a été confirmée ces derniers mois par des sources américaines et des médias libyens.

La voie économique promue par la Manul ne surgit pas de nulle part. En janvier, la mission onusienne avait identifié l’unification du budget national et la réforme de la gouvernance des recettes pétrolières comme des priorités du dialogue structuré.

Cette même ligne a été réitérée par les partenaires internationaux, notamment l’Italie, qui, en novembre, a salué l’accord du 18 novembre sur le «Programme unifié de développement» comme un outil pour renforcer la Compagnie nationale de pétrole, la Banque centrale et la stabilité financière.

Le 26 mars, l’ambassade des États-Unis a également insisté sur la pleine mise en œuvre de ce programme et la nécessité d’un budget unifié, a rapporté Libya Herald. Il s’agit d’un enjeu économique plutôt qu’institutionnel.

Le 22 février, le Premier ministre Abdulhamid Dbeibah a demandé à la Banque centrale de geler tous les financements de projets pour 2026, dénonçant le fait que les dépenses parallèles avaient dépassé 70 milliards de dinars.

Quelques jours auparavant, devant le Conseil de sécurité, la Représentante spéciale des Nations Unies pour la Libye, Hanna Serwaa Tetteh, avait averti que l’absence de budget unifié, le manque de coordination des dépenses et la baisse des recettes pétrolières fragilisaient les réserves, le dinar et le niveau de vie, dans un contexte d’inflation, de pénuries de carburant et de mécontentement social croissant.

Absence d’accord sur le contrôle des flux pétroliers

En toile de fond, la question d’Arkenu Oil pèse lourdement : cette compagnie privée a mis fin au monopole historique de la Compagnie nationale de pétrole (NOC) sur les exportations de pétrole brut et, selon un rapport de l’Onu de décembre 2025, était indirectement contrôlée par Saddam Haftar, qui demandait des paiements vers des comptes étrangers en dehors des circuits habituels de la Banque centrale.

Parallèlement, le Libya Observer a rapporté que Dbeibah avait demandé à la NOC de suspendre un accord de développement controversé avec Arkenu, signe d’une nouvelle répression sur la question énergétique la plus sensible du pays.

Pour la Tunisie, qui avait déjà accueilli en janvier le mécanisme consultatif tripartite avec l’Algérie et l’Égypte sur la crise libyenne, la perspective d’une table ronde à Tunis confirme son rôle de plateforme de médiation régionale. Mais le signal en provenance de Benghazi est clair : sans accord sur le contrôle des flux pétroliers, des fonds de développement et du processus décisionnel entre la NOC, la Banque centrale et les centres de pouvoir locaux, la question économique risque de rester le principal facteur de fragmentation de la Libye.

D’après Ansamed.

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Tunisie | Hommage à la romancière Souad Guellouz

La Bibliothèque nationale de Tunisie a organisé, aujourd’hui, samedi 4 avril 2026, une rencontre d’hommage à la mémoire de la poétesse Souad Guellouz décédée le 27 janvier dernier.

Née en 1937 à l’Ariana, Souad Guellouz peut être considérée comme la pionnière du roman féminin de langue française en Tunisie, a noté le poète Tahar Bekri dans sa page Facebook.  

«‘‘La vie simple’’, son premier roman, écrit en 1958, à peine à vingt ans, ne sera publié qu’en 1975, à la MTE, il aura attendu 18 ans pour voir le jour. Je ne sais si l’auteure s’est expliquée là-dessus», a-t-il rappelé. Et d’ajouter : «Roman de la ruralité, les Guellouz sont originaires de Métline, c’est aussi le roman d’émancipation, l’auteure est issue d’un milieu de lettrés, formés à l’école bilingue.»

Enseignante de français au Lycée rue de Russie à Tunis, Guellouz s’est essayée au roman, à la nouvelle et à la poésie. Elle est l’auteure de ‘‘Jardins du nord’’, ‘‘Salammbô’’, 1982, ‘‘Myriam ou le rendez-vous de Beyrouth’’, 1998, et d’un recueil de poésie ‘‘Comme un arc-en-ciel’’, 2003.

«Je ne me souviens pas l’avoir rencontrée, c’est par son frère, feu Si Ezzedine Guellouz, qui fut ambassadeur à l’Unesco, à Paris, et auquel elle dédie le livre, que j’ai entendu parler d’elle . Je l’ai lue, apprenant beaucoup sur le Nord de la Tunisie, étant du sud», note encore Bekri.  

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Guerre d’Iran | La pénurie d’hélium affecte les industries de pointe

La guerre d’Iran affecte l’approvisionnement en hélium, gaz essentiel pour la fabrication des semi-conducteurs, le bon fonctionnement des appareils d’IRM et dont dépend aussi fortement l’IA. Dans une enquête publiée dans le Wall Street Journal, Georgi Kantchev indique que les acheteurs d’hélium ont été avertis de possibles réductions d’approvisionnement étant donné que les livraisons en provenance du Golfe persique étant fortement réduites par le conflit. (Photo : Les frappes iraniennes contre l’usine de GNL de Ras Laffan au Qatar ont affecté les exportations d’hélium.)

Imed Bahri

Cette crise exerce une pression immense sur un marché où l’offre ne peut être augmentée rapidement, menaçant de perturber la production de nombreux composants, des semi-conducteurs aux pièces détachées pour drones militaires et fusées spatiales.

L’hélium est le deuxième élément le plus abondant de l’univers après l’hydrogène mais il est rare sur Terre où on ne le trouve qu’en petites quantités dans des poches de gaz naturel. Les entreprises énergétiques le séparent du méthane, de l’azote et d’autres gaz puis le transportent sous forme de liquide cryogénique.

Si de nombreux fabricants de puces et entreprises de défense ne seront pas immédiatement touchés, les fournisseurs ont déjà commencé à informer certains clients de possibles réductions d’approvisionnement selon des acteurs du secteur.

Livraisons limitées sur un marché au comptant

Les utilisateurs d’hélium s’appuient généralement sur des contrats à long terme mais se démènent désormais pour obtenir des livraisons limitées sur le marché au comptant*, ce qui a engendré une surenchère et plus que doublé les prix, selon les observateurs. La Corée du Sud, grand fabricant de puces fortement dépendant des approvisionnements qataris s’est tournée vers les producteurs américains pour obtenir des quantités supplémentaires.

«C’est le scénario que nous redoutions depuis toujours», a déclaré Cliff Keane, directeur commercial de Pulsar Helium Exploration qui avertit : «C’est un événement rare et dangereux. Nous allons assister à une escalade progressive de la concurrence pour l’accès à ce gaz».

L’hélium est essentiel à de nombreuses industries modernes en raison de sa conductivité thermique élevée, ce qui le rend idéal pour un refroidissement rapide. Les fabricants de puces l’utilisent pour maintenir des températures stables lors de la fabrication de semi-conducteurs de pointe.

Dans de nombreuses applications de refroidissement de puces, il n’existe pas de substitut facile à l’hélium. Il est également utilisé en médecine pour refroidir les aimants supraconducteurs des appareils d’IRM et soutient les technologies spatiales, notamment les missions de la Nasa où il est utilisé pour nettoyer les réservoirs de carburant des fusées. Il joue également un rôle crucial dans la fabrication des fibres optiques et les applications de défense.

«La pénurie d’hélium révèle une vulnérabilité plus profonde du développement de l’IA: sa forte dépendance à un nombre limité de sites sensibles aux tensions géopolitiques», a déclaré Ralph Gobler, directeur de recherche chez S&P Global.

Essentiel à de nombreuses industries modernes

Ce gaz non renouvelable est produit par la désintégration radioactive dans les profondeurs du sous-sol et s’échappe dans l’espace une fois libéré. ​​La production mondiale l’an dernier s’élevait à environ 190 millions de mètres cubes, soit l’équivalent de 76 000 piscines olympiques.

Les perturbations des livraisons de gaz naturel liquéfié (GNL) en provenance du Qatar ont réduit les approvisionnements en hélium, Doha exportant la majeure partie de sa production via le détroit d’Ormuz dont la navigation est perturbée par le conflit.

Même si la guerre prend fin rapidement et que le détroit rouvre, certaines pertes seront difficiles à compenser. Le Qatar a annoncé que les frappes iraniennes contre son usine de Ras Laffan ont causé d’importants dégâts, réduisant ses exportations d’hélium de 14% et que les réparations pourraient prendre jusqu’à cinq ans.

Certains fournisseurs ont déjà commencé à rationner leurs approvisionnements. La société américaine AirGas a invoqué la force majeure, informant l’un de ses clients qu’elle ne serait en mesure de couvrir que la moitié de ses besoins mensuels habituels, moyennant un supplément de 13,50 $ par tranche de 100 pieds cubes au-delà du prix convenu.

Ken a indiqué que des acheteurs en Inde et au Brésil avaient également reçu des notifications similaires de leurs fournisseurs.

En raison de l’utilisation généralisée de l’hélium, les effets de la pénurie se propagent rapidement à de nombreux secteurs et pays. La Corée du Sud a averti qu’une crise persistante nuirait à sa production de semi-conducteurs car elle a importé environ les deux tiers de ses besoins du Qatar l’année dernière.

Taïwan est confrontée à des risques similaires en raison de sa forte dépendance aux approvisionnements qataris, tandis que l’industrie chimique allemande a mis en garde contre des pénuries de matières premières, notamment d’hélium.

Les États-Unis, premier producteur mondial d’hélium, sont actuellement moins touchés, mais les analystes estiment qu’une crise qatarie persistante aura également des répercussions sur ce pays.

Les fabricants de puces disposent de stocks d’hélium et des cargaisons étaient déjà en route vers l’Asie lorsque le conflit a éclaté, ce qui pourrait retarder le début de la crise. GlobalFoundries a déclaré suivre la situation de près mais ne prévoit pas d’impact immédiat.

Un autre problème réside dans la durée de conservation limitée de l’hélium, notamment sous sa forme liquide cryogénique. Il absorbe progressivement la chaleur et se transforme en gaz, ce qui augmente la pression à l’intérieur des conteneurs et provoque des fuites, un phénomène appelé «ébullition»

Des centaines de conteneurs actuellement bloqués

La durée de conservation effective de la plupart des conteneurs est de 35 à 48 jours avant que des pertes de gaz importantes ne commencent. Des centaines de conteneurs spécialisés, d’une valeur d’environ un million de dollars chacun, sont actuellement bloqués au Moyen-Orient.

Les entreprises se préparent au pire et les principales entreprises asiatiques procèdent à un examen approfondi de leurs stocks d’hélium.

* Le marché au comptant (ou spot market) est un marché financier ou de matières premières où les transactions sont conclues et réglées immédiatement (ou sous 2 jours ouvrables, T+2), avec une livraison immédiate de l’actif au prix actuel.

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