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Guerre en Iran : Pékin revoit sa stratégie énergétique

La région industrielle du Guangdong, dans le sud de la Chine, a demandé aux producteurs d’électricité locaux de reconstituer leurs réserves de charbon, de limiter leur consommation de gaz naturel et d’accélérer le développement de l’énergie nucléaire – signe que la deuxième économie mondiale commence à ressentir les effets de la guerre au Moyen-Orient.

Guangdong, la région du pays qui consomme le plus d’énergie — particulièrement exposée aux turbulences des marchés internationaux en raison de sa forte dépendance aux importations et des conditions météorologiques sèches dues à l’utilisation de l’énergie hydroélectrique —, a demandé aux gestionnaires de réseau de se préparer activement au pic de demande estival, selon des sources proches du dossier qui s’exprimaient sous couvert d’anonymat et rapportées par Bloomberg.

Les compagnies d’électricité ont reçu l’ordre d’augmenter leurs réserves de charbon afin de couvrir au moins 20 jours de consommation, et idéalement 25 jours par mesure de précaution.

Selon les données de l’Association chinoise du transport et de la distribution du charbon, les réserves moyennes de charbon dans le Guangdong sont tombées à environ 12,6 jours, en dessous de la limite de base de 15 jours d’utilisation.

Nucléaire…

La production d’électricité à partir de gaz a diminué dans les régions côtières chinoises depuis le début de la guerre, notamment après les frappes iraniennes contre l’usine de GNL de Ras Laffan, un site stratégique au Qatar, faisant craindre des perturbations prolongées du marché. La province limitera sa consommation de gaz naturel pour la production d’électricité à 19 milliards de mètres cubes cette année, contre 21 milliards de mètres cubes l’an dernier, relèvent des sources proches du dossier.

Les autorités de régulation ont également demandé à China General Nuclear Power Group de redémarrer un réacteur nucléaire en maintenance et de mettre en service deux nouvelles unités d’ici juillet.

Jusqu’à présent, les marchés énergétiques chinois ont fait preuve d’une relative résilience face aux perturbations causées par la guerre en Iran, notamment grâce à une politique de longue date d’autosuffisance et de diversification. L’approvisionnement énergétique du pays est également renforcé par ses vastes réserves et sa production record de charbon.

Cependant, la hausse des prix du charbon laisse présager un resserrement de l’approvisionnement en ce combustible essentiel. En Chine, l’indice des prix du charbon thermique a progressé de 1,5 % en mars, atteignant son plus haut niveau en trois mois.

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‘‘Target Iran’’ | L’administration Bush projetait déjà d’abattre le régime iranien

L’auteur de ‘‘Target Iran’’, Scott Ritter, est un ex-officier des services de renseignements des Marines américains, en Irak lors de la guerre du Golfe, devenu inspecteur des Nations-Unies en Irak entre 1994 et 1998. Son livre publié en 2006, s’est avéré prophétique. Ainsi la campagne militaire actuelle américano-sioniste contre l’Iran avait déjà été envisagée dans ses moindres détails par l’administration du président Bush fils immédiatement après les attaques du 11 septembre 2001, lorsqu’il avait désigné les pays composant l’axe du mal, l’Irak, l’Iran, et la Corée du Nord, puis défini la nouvelle doctrine américaine de défense, celle de la guerre préventive, qu’Israël n’avait jamais cessé d’appliquer depuis sa création en 1948.

Dr Mounir Hanablia *

Le premier élément de l’axe du mal de Bush, la Corée du Nord, finit par quitter le traité de non-prolifération nucléaire lorsqu’il apparut évident à son président que l’aide économique promise à son pays contre l’abandon de son programme nucléaire n’était qu’un chantage déguisé destiné à lui faire quitter le pouvoir. 

Il faut dire que la Corée du Nord n’étant pas un Etat riche n’intéressait que peu l’administration américaine qui estimait les troupes dont elle disposait en Corée du Sud suffisantes pour brider les gesticulations belliqueuses du voisin nordiste dont on avait appris à s’accommoder des quelques essais balistiques ou nucléaires comme autant de nuisances ennuyeuses mais sans conséquences.

L’Iran dans le viseur depuis 1994

Les Etats Unis et Israël avaient déjà l’Iran dans le viseur depuis 1994 lorsque les Iraniens avaient tenté de se fournir en missiles sur le marché ex soviétique après l’implosion de l’Union Soviétique, puis essayé une collaboration dans les domaines balistique et nucléaire avec la Corée du Nord qui avait finalement tourné court.

En fait, l’Etat sioniste depuis cette époque, grâce à ses puissants relais américains, en utilisant comme relais un soi-disant Conseil de la résistance iranienne pourtant investi par une organisation labellisée terroriste par le Département d’Etat , Mujahedin Khalq, n’a cessé d’attirer l’attention sur les dangers selon lui représentés par le programme nucléaire iranien visant à développer la bombe atomique, particulièrement lorsque l’administration américaine a commencé en 2002 à préparer son opinion publique à une prochaine campagne militaire contre l’Irak de Saddam Hussein.

En fait, les Israéliens étaient parfaitement conscients que l’Irak ne représentait plus aucune menace militaire crédible, mais les gesticulations guerrières de leur puissant allié dans l’après 11-Septembre et la frénésie de la guerre mondiale contre le terrorisme concordaient avec leurs desseins, non seulement d’interrompre le programme nucléaire iranien, mais aussi et surtout d’abattre le régime des Mollahs. Et à ce titre l’invasion de l’Irak en 2003 et la chute de Saddam Hussein avaient constitué le précédent nécessaire, par l’usage d’une campagne de désinformation aussi massive que les armes de destruction en servant de prétexte et finalement demeurées introuvables.

Or depuis l’occupation de ce pays, il apparaissait que le régime iranien voisin de l’Irak constituerait inévitablement la prochaine cible du bellicisme américain. D’autant que l’Iran, signataire du traité de non-prolifération nucléaire, commençait sur la question de l’enrichissement de son uranium à avoir maille à partir avec les inspecteurs de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), aiguillonnés par l’administration américaine et son bouillant représentant à l’Onu, le néo-conservateur John Bolton, auteur de la fameuse étude dite ‘‘American New Century’’.

L’Iran avait accepté de se soumettre aux inspections de l’AIEA parce que la Troïka européenne composée de la France, la Grande-Bretagne, et l’Allemagne, lui avaient reconnu par la déclaration de Téhéran le droit à disposer du nucléaire, conformément aux lois internationales qui n’excluaient pas l’enrichissement du combustible. Néanmoins, ils en avaient demandé l’arrêt, étant susceptible de conduire à la production de la bombe atomique, en assurant qu’en échange ils collaboreraient au programme nucléaire iranien, qu’ils établiraient avec le pays des relations commerciales sans restriction, tout en facilitant son adhésion à l’Organisation internationale du commerce (OIC).

Mais c’était compter sans la détermination américano-israélienne de torpiller tout effort de conciliation, d’abord en niant les droits de l’Iran, en prenant comme prétexte l’existence d’un programme nucléaire secret dont l’AIEA n’aurait pas connaissance, avec pour preuves les traces d’uranium fortement enrichi détectés par les inspecteurs ainsi que la disparition d’un kilo et demi de combustible.

Le tandem américano-israélien exigeait de l’AIEA le transfert du dossier au Conseil de Sécurité de l’Onu afin que ce dernier prenne les mesures de rétorsion nécessaires, pouvant aller comme dans le cas de l’Irak à l’intervention militaire.

Or pour l’Agence l’Iran avait certes tenté de dissimuler certains aspects de son programme, mais rien dans le droit international ne lui faisait obligation de se soumettre aux inspections auxquelles d’une manière générale il avait collaboré sans jamais renoncer à la possibilité d’y mettre fin.

Néanmoins ce que demandaient les Américains c’était d’apporter la preuve que l’Iran n’était pas en train d’acquérir l’arme nucléaire, et naturellement l’Agence n’était pas en mesure de le faire.

Un climat de défiance générale

En fait, il est apparu que l’intransigeance américano-israélienne sur le nucléaire avait pour objectif d’instaurer le climat de défiance générale qui conduirait comme dans le cas précédent à l’intervention militaire et au remplacement du régime iranien par un autre, soumis et prooccidental ; au nom de la libération du peuple de ses oppresseurs.

Cependant ce plan de déstabilisation fut mis à mal par les difficultés rencontrées par les occupations en Irak et en Afghanistan, devenues rapidement impopulaires en Amérique même et occasionnant des pertes humaines et matérielles exorbitantes.

Dans ces conditions il est apparu que la campagne envisagée contre le troisième élément de l’axe du mal était au-dessus des forces à la disposition d’une administration aussi belliciste que celle de Bush fils.

Néanmoins la résistance en Irak fut portée au passif du régime iranien qui en fut tenu pour responsable, tout comme il le fut lorsque le Hezbollah s’opposa victorieusement à l’invasion israélienne, d’abord en obligeant les envahisseurs à évacuer le sud Liban après 18 ans d’occupation en 2000, ensuite en les empêchant de le réoccuper en 2006 lors de la guerre des 33 jours.

C’est ainsi que l’Iran, en plus du contentieux sur le nucléaire fut dès lors considéré par le Lobby sioniste et ses alliés néoconservateurs américains comme la tête de tous les mouvements de résistance contre l’occupation américano-sioniste, dans les différents pays occupés, qu’il conviendrait d’écraser préalablement pour établir le nouveau Moyen-Orient sous pavillon israélien.

Le monde vers l’abime

Le livre s’est conclu sur la nécessité pour l’Amérique de dissocier ses intérêts de ceux d’Israël et de mettre un terme à l’influence néfaste du lobby pro-israélien sur la politique américaine.

Cependant, c’est en tenant compte de l’importance de l’Iran que le président Obama préféra en 2015, en collaborant avec les Européens, résoudre la question du nucléaire dans ce pays par le Plan d’action globale conjoint, un contrôle international en échange d’une levée progressive des sanctions économiques, en dépit des véhémentes protestations de Netanyahou. Ce à quoi Obama aurait répondu ; «si on ne le fait pas ce sera la guerre et les missiles iraniens pleuvront sur Israël».

Le premier ministre israélien eut le dernier mot lorsque Donald Trump se retira de l’accord conclu par son prédécesseur en aggravant les sanctions internationales. Et il finit par l’entraîner dans une guerre qu’aucun intérêt américain ne justifiait.

Nous en sommes actuellement à une trêve de cinq jours dont rien ne dit qu’elle sera définitive et à de nouvelles négociations. Lorsqu’on a vu la tournure prise par les précédentes, on ne peut pas être très optimistes.

Le président américain aurait-il pris la mesure des dégâts causés à l’économie de son propre pays par la hausse vertigineuse des prix des hydrocarbures consécutive à la fermeture du Détroit d’Ormuz ? Même le bombardement de la centrale nucléaire de Dimona ne semble pas avoir mis fin à la folie meurtrière d’un premier ministre israélien probablement en proie à un syndrome de Massada évolué. Jusqu’à quand une poignée de sionistes criminels auront ils toute latitude de conduire le monde vers l’abime ? 

‘‘Target Iran: The Truth About the White House’s Plans for Regime Change’’, de Scott Ritter, Nation Books, 12 septembre 2006, 316 pages.

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Santé : La médecine nucléaire devient une spécialité médicale à part entière

La Tunisie franchit un cap stratégique dans le domaine de la santé en érigeant la médecine nucléaire en spécialité médicale indépendante. Cette décision s’inscrit dans un plan national visant à moderniser le diagnostic, renforcer l’offre de soins et réduire les inégalités régionales.

Le gouvernement tunisien a acté un tournant majeur dans l’organisation des soins spécialisés en consacrant la médecine nucléaire comme discipline médicale autonome. L’annonce a été faite à l’issue d’une séance de travail présidée hier par le ministre de la Santé, Mustapha Ferjani, consacrée à la structuration et au développement de ce secteur à haute valeur technologique.

Déploiement des technologies de pointe

Cette orientation vise à doter la médecine nucléaire d’un socle scientifique et institutionnel clair. Un comité technique spécialisé sera mis en place afin d’assurer la coordination, la planification et l’encadrement du développement de la discipline, en concertation avec les structures concernées et les professionnels du secteur.

Le plan prévoit la généralisation progressive des techniques modernes de médecine nucléaire sur l’ensemble du territoire. L’extension du réseau national de tomographie par émission de positons (TEP – PET Scan) figure parmi les priorités, avec pour objectif de réduire significativement les délais d’attente et d’améliorer l’accès au diagnostic de précision.

Vers l’autosuffisance en radiopharmaceutiques

Les autorités sanitaires entendent également renforcer la production nationale de radiopharmaceutiques afin d’atteindre l’autosuffisance et de sécuriser l’approvisionnement des structures hospitalières. Cette démarche s’inscrit dans une logique de souveraineté sanitaire et de réduction de la dépendance extérieure.

La création de services spécialisés dans les régions de l’intérieur constitue un autre axe central du plan. L’objectif est de corriger les disparités régionales et de garantir un accès équitable aux examens et traitements relevant de la médecine nucléaire.

Numérisation et suivi des patients

Un système d’information radiologique (RIS), intégrant des solutions de téléradiologie, sera déployé pour optimiser le parcours du patient. Ce dispositif vise à améliorer la coordination des soins, assurer un suivi continu et renforcer la qualité et la rapidité des prestations médicales.

Le ministère de la Santé a réaffirmé son engagement total en faveur de ce chantier, soulignant le rôle central de la médecine nucléaire dans l’amélioration du diagnostic et l’élaboration de stratégies thérapeutiques avancées. Cette réforme s’inscrit dans une dynamique plus large de modernisation du système de santé et de consolidation de la souveraineté médicale nationale.

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Trump relance la guerre de l’atome : du deal Westinghouse aux essais nucléaires

En quelques jours, Donald Trump a replacé le nucléaire au centre du pouvoir américain — civil et militaire à la fois.
D’un côté, un accord à 80 milliards de dollars entre Washington et Westinghouse Electric, soutenu par les Canadiens Cameco et Brookfield, pour financer et accélérer la construction de nouveaux réacteurs civils.
De l’autre, la possibilité d’une reprise des essais nucléaires souterrains, interrompus depuis 33 ans.

Le message est clair : dans l’ère de l’intelligence artificielle et de la rivalité mondiale, la puissance se mesure désormais en mégawatts et en ogives.

Un “New Deal” atomique à 80 milliards de dollars

Selon les termes de l’accord, l’État américain facilitera le financement et les autorisations de réacteurs Westinghouse pour un montant global de 80 milliards de dollars, en échange d’une participation de 20 % dans les bénéfices futurs et d’une prise de participation potentielle dans l’entreprise si sa valeur dépasse 30 milliards d’ici 2029.
Une structure inédite qui fait du gouvernement un acteur financier direct du nucléaire, brouillant la frontière entre régulateur et bénéficiaire.

Ce partenariat incarne la stratégie de Trump : maximiser la production énergétique pour répondre à la soif électrique des data centers et de l’IA, tout en réaffirmant la suprématie industrielle américaine face à la Chine et à la Russie.

Les experts alertent sur les risques d’une dérégulation sous pression. “Les catastrophes de Three Mile Island, Tchernobyl et Fukushima ont toutes une cause commune : le manque d’indépendance du régulateur”, avertit Greg Jaczko, ex-président de la Nuclear Regulatory Commission.

Westinghouse, dont le dernier chantier à Vogtle (Géorgie) a provoqué une faillite en 2017 après sept ans de retard et un coût final de 35 milliards de dollars, veut désormais tourner la page avec ses nouveaux réacteurs AP1000.
Mais les défenseurs de l’environnement rappellent que la crise climatique — sécheresses, réchauffement des eaux — pourrait rendre la production nucléaire encore plus instable.

“You’ll find out very soon” : le retour du nucléaire militaire

Interrogé vendredi à bord d’Air Force One sur la reprise possible des essais nucléaires, Trump a simplement répondu : “You’ll find out very soon.”

Selon Reuters, cette déclaration vise autant à rassurer les partisans d’une Amérique forte qu’à envoyer un signal à Pékin et Moscou, accusés de moderniser leurs arsenaux.
Trump a ordonné au Pentagone de “reprendre immédiatement le processus de tests”, une annonce qui met fin à trois décennies de moratoire et réveille les réflexes de la Guerre froide.

Les experts restent prudents. “Ni la Chine ni la Russie n’ont effectué de tests explosifs”, rappelle l’amiral Richard Correll, chef du Strategic Command.
Mais le discours présidentiel, lui, relance la spirale symbolique de la dissuasion.

Une guerre de puissance totale

En mariant le nucléaire civil de profit et le nucléaire militaire de menace, Donald Trump redéfinit la doctrine américaine :
l’atome redevient un outil de souveraineté absolue, un levier économique autant qu’un instrument psychologique.
Les analystes parlent déjà d’un “New Atomic Age”, où la conquête énergétique et la stratégie militaire avancent main dans la main.

“Nous sommes revenus à la dynamique de la Guerre froide”, note Jon Wolfsthal, ancien conseiller de Barack Obama.

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