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Au Caire, la Tunisie réitère son appui aux droits des Palestiniens

La mission permanente de la République tunisienne a participé, ce jeudi 2 avril 2026, à la réunion d’urgence du Conseil de la Ligue des États arabes, tenue au niveau des représentants à la demande de l’État de Palestine, afin d’examiner les moyens de faire face aux crimes et aux violations commis par l’entité occupante dans la ville occupée de Jérusalem et ses lieux saints islamiques et chrétiens, ainsi qu’à l’adoption par la « Knesset » de l’occupation d’une loi raciste relative à l’exécution des prisonniers palestiniens.

À cette occasion, Dhouha Chaouikh, représentante permanente par intérim, a affirmé la position de la Tunisie, opposée aux graves violations subies par les lieux saints islamiques, et son rejet catégorique de l’adoption de cette loi raciste sur l’exécution des prisonniers palestiniens.

Elle a également réaffirmé, dans ce cadre, la position de principe constante de la Tunisie, qui soutient les droits inaliénables du peuple palestinien, au premier rang desquels l’établissement de son État indépendant et souverain sur l’ensemble de la terre de Palestine, avec El Qods Echarrif pour capitale.

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Afrique : un potentiel renouvelable immense, mais une transition encore freinée

L’agence Ecofin a mis en lumière l’écart persistant entre l’énorme potentiel des énergies renouvelables en Afrique et la faiblesse des capacités réellement installées, de la production électrique et de l’accès à l’énergie. Malgré des ressources solaires, éoliennes et géothermiques parmi les plus importantes au monde, le continent demeure freiné par le manque d’investissements, la fragmentation des marchés et l’insuffisance des infrastructures.

Toujours selon Ecofin, cela montre aussi l’existence de deux dynamiques distinctes : d’un côté, quelques pays engagés dans une transition plus structurée, souvent à travers des projets de grande envergure ; de l’autre, une grande partie de l’Afrique subsaharienne qui avance plus lentement, en s’appuyant sur des solutions décentralisées et sur l’appui de financements internationaux.
Enfin, cela prouve que la transition énergétique africaine est de plus en plus orientée vers l’exportation, notamment à travers l’hydrogène vert, ce qui relance le débat entre satisfaction des besoins internes et ambitions sur les marchés extérieurs.

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Le recensement de 2025 à l’épreuve de la question féminine

Dans le cadre de la célébration de la Journée internationale des droits de la femme, l’Association tunisienne pour les Nations Unies (ATNU), en partenariat avec l’Université Centrale (UCT), a organisé une rencontre-débat. Elle s’intitulait « Le Recensement général de la population de 2025 : quels changements pour les femmes? »

L’événement s’est tenu ce jeudi 2 avril 2026 au siège de l’UCT, à Tunis. Cette rencontre a été rythmée par plusieurs interventions et analyses. Elle a réuni des experts des questions démographiques, ainsi que le professeur Hafedh Chekir. Celui-ci a proposé une lecture socio-économique du sujet. Et Dorra Mahfoudh a été invitée à apporter un éclairage sur les dimensions sociales.

À travers cette initiative, les organisateurs ont souhaité sensibiliser les étudiants à une cause fondamentale, profondément ancrée dans l’histoire tunisienne. La Tunisie figure en effet parmi les rares pays à célébrer une Journée nationale de la femme, le 13 août. Et ce, tout en marquant également la Journée internationale des droits des femmes. Le report de cette rencontre au mois d’avril s’explique par le calendrier du Ramadan.

Les organisateurs se sont également félicités de ce partenariat avec l’Université Centrale, dont les préoccupations rejoignent celles de l’ATNU.


Moncef Baati, président de l’association, a souligné que l’évolution de la société tunisienne et la place de la jeunesse, en particulier des étudiantes, occupent une place centrale dans cette démarche. Il a précisé dans ce contexte : « Cette rencontre s’inscrit dans une réflexion plus large sur la valorisation des acquis des femmes tunisiennes, consolidés depuis l’indépendance. Si des avancées importantes ont été réalisées depuis les années 1950, il est nécessaire de préserver ces acquis, de les renforcer et d’ouvrir de nouvelles perspectives de progrès. »

En somme, l’objectif est de nourrir une réflexion collective sur les avancées accomplies, mais aussi sur les efforts qu’il reste à entreprendre. À travers cette initiative, l’ATNU et l’UCT entendent favoriser le dialogue entre le monde académique et la société civile, au service d’une Tunisie plus juste et plus inclusive.

Il a enfin conclu : « Il existe des acquis qu’il faut consolider, tout en identifiant les pistes qui permettent d’aller plus loin. Je crois avoir ainsi résumé l’esprit de cette rencontre. Il s’agit donc, d’une part, d’un partenariat académique avec l’université; et, d’autre part, d’une mobilisation de la société civile pour une Tunisie meilleure. »

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Tunisie-Libye : un corridor terrestre vers l’Afrique subsaharienne, quels impacts économiques ?

En coordination avec la partie libyenne, le ministre du Commerce et du développement des exportations, Samir Abid, a annoncé le lancement des travaux de préparation d’un projet de corridor terrestre continental vers les pays d’Afrique subsaharienne, visant principalement le Niger, le Tchad, le Mali, le Burkina Faso et la République centrafricaine. Sur le plan économique, la question qui se pose pour la Tunisie est : quel en sera l’impact ?

Un tel projet de corridor terrestre tuniso-libyen vers l’Afrique subsaharienne pourrait avoir un impact économique important pour la Tunisie, à condition qu’il soit concrétisé et sécurisé sur le plan logistique, diplomatique et sécuritaire.

Ce que cela change pour la Tunisie

Le CEPEX, dans un communiqué, souligne que cela ouvre vers de nouveaux marchés. En effet, ce corridor donnerait à la Tunisie un accès plus direct à des marchés africains encore peu exploités, notamment au Sahel et en Afrique centrale.

Quant au ministre du Commerce, Samir Abid, il estime que ce projet contribuera à réduire les coûts et les délais des opérations d’exportation, à atténuer les difficultés liées au transport et à la logistique. Et ce, tout en favorisant l’intégration africaine. Ce qui permet en l’occurrence de renforcer le rôle logistique de la Tunisie. Ainsi, elle pourrait devenir un point de transit, de redistribution et de services pour les échanges entre la Méditerranée et l’Afrique intérieure.

Un soutien à l’intégration africaine : cela s’inscrirait dans la logique de la ZLECAf et pourrait renforcer la présence tunisienne sur le continent.

Pour la Tunisie, l’intérêt principal est stratégique : ce corridor peut transformer le pays en hub commercial entre la Méditerranée et l’Afrique subsaharienne. Sur le plan économique, cela contribuerait à stimuler les exportations, la logistique et l’investissement.

Mais le succès dépendra de la mise en œuvre réelle du projet et de la stabilité régionale. Autrement dit, la Tunisie pourrait devenir un hub entre la Méditerranée et l’Afrique.

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Moyen-Orient : le dollar rebondit, le pétrole s’envole

Sky News rapporte que le dollar a rebondi jeudi face aux principales devises, porté par les propos du président américain Donald Trump sur l’Iran, qui ont ravivé les craintes d’une escalade au Moyen-Orient et renforcé l’appétit pour les actifs refuges.

Après deux jours de recul, le dollar s’est redressé de 0,3%, porté par la hausse des tensions au Moyen-Orient. L’indice du dollar a atteint 99,925 avant de se stabiliser à 99,861.

Dans le même temps, les marchés pétroliers ont bondi, avec le Brent et le WTI en forte hausse. Alors que l’or et l’argent ont reculé nettement.

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Tunisie : la Banque mondiale mobilise 332,5 millions de dollars pour l’eau et l’emploi

La Banque mondiale a approuvé deux projets d’un montant total de 332,5 millions de dollars soit  965 millions de dinars pour renforcer la sécurité hydrique en Tunisie. L’objectif est double : améliorer l’accès à l’eau potable pour des millions de personnes et moderniser l’agriculture irriguée, afin de soutenir l’économie rurale.

La première opération, consacrée à l’irrigation, vise à réhabiliter des infrastructures dans plusieurs gouvernorats, à renforcer la gestion des services et à aider les agriculteurs à adopter des techniques plus résilientes au climat. La seconde porte sur l’eau potable et prévoit notamment l’extension de l’usine de dessalement de Zarat, le déploiement de compteurs intelligents et la réduction des pertes d’eau dans plusieurs régions.

Ainsi, la Banque mondiale précise que ce programme devrait créer plus de 4 000 emplois permanents et plus de 13 000 emplois temporaires. Et ce, tout en améliorant durablement la qualité et la fiabilité des services d’eau. Il s’inscrit dans une stratégie de long terme, conçue en plusieurs phases, avec un financement global estimé à 700 millions de dollars sur dix ans.

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Houbeb Ajmi : « Fédérer l’innovation face à l’inconnu de demain »

Comment se construit la science aujourd’hui ? Et quels nouveaux modes de collaboration peuvent stimuler l’innovation et la créativité scientifiques ? C’est ce qui ressort de la rencontre-débat du cycle de conférences « Science et Société », organisé par le Centre de recherche collaborative et d’innovation (CRCI) de l’Université Centrale Group, visant à présenter l’ouvrage La science autrement : les sociabilités créatives de l’École-laboratoire des Houches. L’événement s’est tenu mardi 31 mars 2026, en présence du Pr Armand Hatchuel, professeur émérite à Mines Paris-PSL Université et membre de l’Académie des technologies. La discussion a été animée par Khaled Abdeljaoued et Youssef Ben Othman.

Rencontrée à l’issue de l’événement, Houbeb Ajmi, directrice générale d’Université Centrale, a souligné que l’annonce de la création du CRCI n’était pas un choix impulsif, mais le fruit d’une réflexion stratégique face à une situation qui s’impose d’elle-même. “En réalité, nous avons créé le Centre de recherche collaborative et d’innovation (CRCI), dont la mission est d’être un catalyseur pour la production de science en Tunisie”, a-t-elle déclaré.

Chez les entreprises, “nous atteignons nos limites ; du côté des universitaires, les publications foisonnent sans valorisation ni impact concret des résultats. Ce sont des éléments d’un écosystème dispersé. Le CRCI vise donc à les fédérer pour contribuer à un pacte transformateur des entreprises, de l’économie et de la société tunisienne”, a-t-elle poursuivi.

Ses axes de travail, transition numérique, transition écologique, RSE, santé et recherche clinique, gouvernance et ressources humaines  sont essentiels pour la Tunisie de demain. Au-delà des projets de recherche, le centre organisera des rencontres pour stimuler les acteurs, les nourrir intellectuellement et booster la créativité collective. Comme l’a souligné Houbeb Ajmi : “Nous manquons d’occasions en Tunisie pour des débats qui sortent du quotidien, pour explorer l’inconnu du monde de demain, non pas avec fierté, mais en toute connaissance de cause, comme l’évoquait Armand”.

Et de conclure : “C’est indispensable pour affronter cet inconnu et trouver des alternatives. Nous prévoyons des rencontres de haut niveau tous les deux mois d’ici la fin de l’année, avec un calendrier déjà établi, et un autre pour l’année prochaine”.

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La CONECT alerte sur les effets de la nouvelle restriction du financement des importations

La CONECT a vivement critiqué la circulaire de la Banque centrale de Tunisie imposant aux importateurs de produits jugés non prioritaires de financer leurs achats sur fonds propres, sans recours au crédit bancaire.

Selon le communiqué de la CONECT, elle estime que cette mesure risque de fragiliser les PME, de réduire la concurrence, de menacer l’emploi et de perturber certaines chaînes d’approvisionnement, y compris dans les secteurs industriels et médicaux.

Toujours selon le communiqué, la CONECT rappelle que ce type de restriction avait déjà été appliqué en 2017 avant d’être abandonné en 2019, faute de résultats jugés convaincants. Elle considère que les grandes entreprises seront mieux armées pour absorber cette contrainte, contrairement aux PME et aux commerçants de taille moyenne, qui pourraient en être de facto exclus.

L’organisation met également en garde contre un impact social et économique plus large, notamment dans le commerce, la distribution, la logistique et les services. Elle souligne aussi que certains produits concernés, à usage médical ou paramédical, pourraient devenir plus rares ou plus coûteux, avec des conséquences sur la santé publique.

La CONECT redoute par ailleurs une perturbation des intrants industriels, susceptible de ralentir la production locale et de pénaliser les exportations. Elle estime enfin que la mesure pourrait favoriser l’informel et la contrebande, tout en alourdissant les procédures administratives pour les entreprises.

Tout en disant comprendre l’objectif de préservation des réserves de change, il est d’autant plus important d’établir un dialogue avec les autorités et les acteurs économiques. Elle plaide pour une révision de la liste des produits concernés, l’exclusion des biens médicaux, une simplification des procédures pour les industriels et une approche plus progressive et concertée.

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L’École des Houches, un modèle de création scientifique toujours inspirant

Dans le cadre du cycle de conférences « Science et Société », organisé par le Centre de recherche collaborative et d’innovation (CRCI) de l’Université Centrale Group, une rencontre-débat a été consacrée à l’ouvrage La science autrement : les sociabilités créatives de l’École-laboratoire des Houches. L’événement s’est tenu mardi 31 mars 2026 à 18h, en présence du Pr Armand Hatchuel, professeur émérite à Mines Paris-PSL Université et membre de l’Académie des technologies. La discussion a été animée par  Khaled Abdeljaoued et Youssef Ben Othman.

À travers son intervention, le Pr Hatchuel a livré une lecture originale d’un modèle de création scientifique fondé sur l’expérience singulière de l’École de physique des Houches. La rencontre a réuni enseignants-chercheurs, étudiants et acteurs socio-économiques autour d’une double interrogation : comment se construit la science aujourd’hui ? Et quels nouveaux modes de collaboration peuvent stimuler l’innovation et la créativité scientifiques ?

À l’issue de cet événement, le Pr Hatchuel a souligné que le modèle des Houches n’est pas facilement transposable en tant que tel, mais on peut s’y inspirer. 

En revanche, il estime qu’il offre un enseignement précieux sur la manière dont peut s’élaborer une science féconde : « La possibilité de faire avancer une science ou une réflexion profonde suppose à la fois une très grande rigueur dans la description du connu, dans l’exposition de ce que l’on sait, et, à partir de cette première exposition, l’identification des énigmes et des inconnues, à partir desquelles une créativité collective peut se déployer ».

Selon lui, les Houches incarnent à la fois l’exigence académique la plus stricte et un espace d’expérimentation intellectuelle, fait de débats, de séminaires transversaux et de sociabilités montagnardes. “C’est un endroit absolument magique”, a-t-il décrit, rappelant que les participants y vivent ensemble pendant un mois dans des conditions difficiles, entre ascension du Mont-Blanc et travail collectif. Il souligne aussi que la relation traditionnelle entre maîtres et étudiants s’y efface au profit d’une dynamique de recherche commune, souvent prolongée bien au-delà du séjour.

Interrogé sur l’évolution de ces formes de créativité collective à l’heure de l’intelligence artificielle, le Pr Hatchuel a exprimé une certaine réserve quant à la capacité des machines à reproduire une telle dynamique. “Une fois qu’on aura transféré tout un savoir aux robots, rien ne garantit qu’ils seront capables de recréer un nouveau savoir avec autant d’imaginaire et autant de puissance que les Houches”, a-t-il estimé. Et de rappeler que la création scientifique ne se limite pas à produire des idées, mais suppose aussi de bâtir des collectifs capables de les développer dans la durée.

Pour lui, la question du monde scientifique de demain ne se résume pas à une opposition simple entre humains et humanoïdes. “L’avenir est d’autant plus difficile à prévoir qu’on se contente de grandes oppositions simples”, a-t-il observé, refusant les scénarios d’extase ou d’effroi souvent associés à l’IA. Il considère au contraire que chaque transformation technique ouvre de nouveaux espaces de pensée, de nouveaux usages et, surtout, de nouvelles formes d’appropriation par les humains.

Le Pr Hatchuel s’est également montré critique à l’égard des discours catastrophistes. À ses yeux, les annonces répétées sur la fin du travail ou la disparition massive d’emplois relèvent davantage de la rhétorique que de la prospective. “Je pense que ce sont des discours qui servent soit à faire peur, soit à justifier les investissements massifs consacrés à l’IA”, a-t-il affirmé.

En conclusion, il a tenu à rappeler l’enjeu central de l’expérience des Houches : faire dialoguer la rigueur scientifique, la créativité collective et la transmission des savoirs. “J’espère qu’en racontant cette histoire, les gens comprennent le lien entre le collectif, la créativité et la science”, a-t-il résumé, avant de souligner que cette dynamique dépasse largement le seul champ de la physique théorique.

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Le Brent plonge sous les 100 dollars

Les prix du pétrole brut ont chuté le 1er avril 2026, avec le Brent à 100,64 $ le baril (-3,2%) et le WTI à 98,04 $ (-3,3%), après une session volatile marquée par des prises de bénéfices en séance asiatique. C’est ce qu’annoncent des médias occidentaux. 

Il faut dire que le contexte géopolitique y est pour quelque chose. Car on a vu au delà des tensions persistantes au Moyen-Orient, les marchés anticipent une désescalade. Ils parient sur la fin du conflit entre l’Iran, les USA, et le Moyen-Orient qu’ils jugent probable. 

Toutefois, les risques d’approvisionnement élevés maintiendront la prudence des marchés. Ce qui fait que l’évolution des prix dépendra de la rapidité du rétablissement des chaînes d’approvisionnement et de la stabilité du détroit d’Ormuz.

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Moncef Achour: « Pour une relance lucide du dialogue social »

Dans l’ombre du congrès de l’UGTT à Monastir, l’analyse de Moncef Achour, revient sur l’importance du dialogue tripartite: État, syndicat, patronat  qui n’est pas une formalité, mais un levier vital contre les crises. Atténuant les clivages idéologiques, cette nouvelle direction syndicale ouvre une opportunité inédite : repenser les relations sociales dans un esprit de co-construction, loin des crispations stériles, pour restaurer la confiance et affronter les défis économiques actuels.

La nouvelle direction syndicale gagne en légitimité. L’enjeu ? « Une recomposition globale des relations tripartites, dans un esprit de responsabilité partagée. Depuis l’indépendance, la Tunisie brille par sa tradition de dialogue et de compromis. Même en temps de crise, un minimum  de reconnaissance mutuelle perdure. Ce patrimoine reste un levier clé pour un climat apaisé », a fait savoir Moncef Achour.

Le congrès révèle une évolution : atténuation des clivages idéologiques et des alignements partisans. Cela pave la voie à un syndicalisme recentré sur les vrais enjeux socio-économiques, loin de la polarisation politique.

L’État, via le ministère des Affaires sociales, doit jouer les médiateurs actifs  non des gestionnaires passifs. Comme l’affirmait Moncef Achour : « Le dialogue social n’est pas une concession, mais le socle de la stabilité nationale ».
L’urgence : des rencontres régulières entre gouvernement, UGTT et patronat, pour apaiser les tensions et rebâtir la confiance. À l’approche des réunions de l’OIT, une cohésion tunisienne renforcerait notre image ; une fragmentation l’affaiblirait.
L’histoire l’enseigne : Bourguiba et Hached, Nouira et Achour ont progressé par convergences intelligentes.

Moncef Achour le soulignait : « Les pactes contractuels triomphent des affrontements ; ils construisent l’avenir ». À l’inverse, les crispations génèrent des blocages coûteux, intenable en ces temps de crises économiques. À qui profite une relation dégradée ? Quel coût pour un dialogue affaibli à long terme ?

En somme, la Tunisie appelle un dialogue vivant, tourné vers les solutions. Passer de la méfiance à la co-construction : un choix stratégique, non nostalgique, pour sauvegarder notre modèle unique.

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BCT : interdiction du crédit-import, leçon de 2017 ou boomerang économique ?

La Banque centrale de Tunisie (BCT) a interdit aux banques de financer le fonds de roulement des entreprises pour l’importation de produits non prioritaires. Cette mesure s’inscrit dans un train de régulations renforcées, après la loi sur les chèques et l’interdiction des contrats à durée déterminée (CDD). Elle remet en cause une fonction traditionnelle des banques : le crédit au commerce. Désormais, les importateurs doivent bloquer, sur leurs fonds propres, des dépôts couvrant 100 % de la valeur des biens importés. Que pense l’expert économique-développement du secteur privé et des PME, Mounir Ben Guirat de cette circulaire ?

Joint par téléphone, l’expert économique  Mounir Ben Guirat y voit un retour d’expérience : « Cette mesure fait écho à une décision identique de 2017, visant à soulager les pressions sur la balance des paiements en limitant volume et valeur des importations, dans un contexte économique tendu où la rationalisation des devises est impérative. »

Théoriquement efficace, pratiquement limitée

Théoriquement, elle porte ses fruits, selon lui : « Une bonne partie des importateurs, sans fonds propres suffisants, cesseront ces activités. » Mais practiquement, le risque d’échec plane : « Elle reproduira l’échec de 2017 sans mesures complémentaires. A savoir, un contrôle rigoureux des importations, des sanctions strictes et la maîtrise du marché parallèle. Des produits comme les fruits secs, chocolats ou parfums y affluent illégalement. »

Conséquences et risques internationaux

Alors quelles seront les retombées ? Mounir Ben Guirat alerte : « Les grands importateurs, bien capitalisés, accapareront le marché et doperont le circuit noir. Pire, cette barrière non tarifaire exposera la Tunisie à des litiges avec les instances internationales; malgré sa solidité juridique. »

Pour un impact positif : une stratégie holistique

Il plaide pour une vision globale : « La circulaire doit s’appuyer sur un contrôle renforcé des importateurs et une lutte accrue contre le marché noir, via une rationalisation des devises, une supervision accrue et des incitations aux secteurs prioritaires. Ainsi, on évite les effets boomerang sur l’économie réelle. »

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BCT : fin du crédit fonds de roulement, quelles parades pour les commerçants ?

La Banque centrale de Tunisie (BCT) a récemment interdit aux banques de financer le fonds de roulement des entreprises. Cette mesure s’inscrit dans un contexte de régulations renforcées. Et ce, après la loi sur les chèques et l’interdiction des contrats à durée déterminée (CDD). Elle limite ainsi une fonction traditionnelle des banques : le financement du commerce par le crédit.

Walid Belhaj Amor, expert en développement économique, évoque via sa page officielle les derniers développements liés à cette décision de la BCT. « Cette décision soulève des interrogations sur les impacts potentiels, dans un contexte où les conséquences de la guerre ne sont pas publiquement débattues avec les acteurs économiques » affirme-t-il.

Parmi les effets attendus, on note :

  • Une précarisation accrue des petites structures.
  • Le renforcement des acteurs les plus solides.
  • La réduction de la concurrence.
  • Et le risque d’essor de la rente et de la contrebande.

En interdisant le crédit pour le fonds de roulement, cette mesure, estime Walid Belhaj Amor, pourrait ériger une barrière à l’entrée dans l’activité commerciale. Ce dont l’économie tunisienne ne semble pas avoir besoin actuellement.

Avant d’ajouter : « Du point de vue du ministère des Finances, elle pourrait entraîner une baisse des importations, donc de la consommation – principal moteur de la croissance actuelle –, et une réduction des recettes fiscales issues des droits de consommation et de la TVA. »

Cependant, des contournements possibles ont été identifiés, comme le crédit personnel. Un commerçant en bonne santé financière auprès de sa banque pourrait donc contracter un crédit personnel pour alimenter le compte courant de sa société et obtenir une autorisation d’importation.

Et de fournirt un autre exemple. A savoir celui des sociétés d’import-export. Dans ce cas, le commerçant pourrait externaliser l’opération auprès de telles sociétés.

Ainsi, « cette mesure, adoptée sans concertation apparente, pourrait produire des résultats incertains. Elle intervient alors que le pays fait face à une hausse des prix du pétrole et du fret, avec des marges de manœuvre budgétaires et sociales limitées. En l’absence de stratégie claire, la résilience reste la principale réponse. Ces dynamiques pourraient générer des coûts, entraînant de l’inflation, une hausse des taux d’intérêt, et donc un surcoût global », conclut-il.

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Leith Ben Becher : « Il aurait fallu davantage de clarté et de concertation autour des mesures de la BCT »

La nouvelle circulaire de la Banque centrale de Tunisie sur le financement des importations non prioritaires suscite des interrogations sur ses effets réels sur l’approvisionnement et sur le marché parallèle.

Joint par téléphone, Leith Ben Becher, agriculteur fondateur de SYNAGRI (Syndicat national des agriculteurs de Tunisie) estime que la circulaire de la Banque centrale de Tunisie sur le financement des importations de produits dits non prioritaires ne devrait pas, en l’état, fragiliser l’approvisionnement en produits de consommation courante. Il estime que la mesure vise surtout certaines catégories de fruits frais ou secs, ainsi que d’autres produits importés jugés non essentiels, sans remettre en cause la sécurité alimentaire nationale.

En tant qu’agriculteur, il précise que cette mesure n’a pas d’impact direct sur son secteur. Il n’a pas non plus relevé d’interdiction ni de restriction concernant les activités agricoles, d’autant qu’il ne s’agit pas, à proprement parler, d’une interdiction totale. Les pièces détachées ne semblent pas explicitement concernées. En revanche, la mesure pourrait compliquer l’activité de certains professionnels, comme les restaurateurs, les traiteurs ou les pâtissiers.

Sur le fond, il juge cette décision problématique à la fois sur le plan juridique et institutionnel. À ses yeux, la Banque centrale n’est pas dans son rôle de fixer ce type de restrictions, qui relèveraient plutôt du gouvernement et du ministère du Commerce.

Il s’interroge aussi sur l’efficacité réelle d’une telle mesure. La question que beaucoup se posent est simple : est-il nécessaire d’appliquer une telle circulaire aujourd’hui ? Est-elle opportune, au regard des contraintes du moment ?

À cette interrogation, il répond que la décision pose problème à deux niveaux. Le premier est un niveau que l’on pourrait qualifier de philosophico-politico-juridique. S’il s’agit d’interdire l’importation de tel ou tel produit, il faut rappeler que la Tunisie est liée par des engagements internationaux avec l’Union européenne, les pays africains, les pays du Maghreb et d’autres partenaires encore. On ne peut donc plus procéder à ce type de limitation de manière aussi directe.

Certains objecteront qu’il ne s’agit pas d’une interdiction, mais d’une limitation. En pratique, cependant, la différence est souvent minime. La vraie question est donc la suivante : est-ce vraiment à la Banque centrale de prendre ce genre de décision ? Ne revient-il pas plutôt à l’autorité gouvernementale, notamment au ministère du Commerce, d’édicter ce type de normes ou de listes restrictives ? À son sens, la Banque centrale n’a pas vocation directe à fixer de telles restrictions.

Cela nous amène au second point : cette limitation est-elle réellement pertinente ? Au-delà de la question des compétences réglementaires, est-elle réellement opportune ? Ne risque-t-elle pas, au contraire, d’encourager certaines dérives, notamment le commerce illégal ou la contrebande, alors même que l’État cherche justement à les combattre ?

Alors que le pays  dispose de 106 jours de réserves en devises. Sans être spécialiste, on comprend bien qu’en limitant l’importation de framboises séchées, par exemple, on ne soutiendra pas durablement la monnaie nationale ni les réserves en devises.

La mesure est jugée peu opportune, car elle risque de perturber un marché déjà très encadré, notamment celui des véhicules à usage personnel. Leith Ben Becher estime qu’il aurait mieux valu adopter des politiques favorisant le commerce et les exportations, plutôt que des restrictions susceptibles de freiner l’activité économique et d’être mal perçues à l’étranger.

Il souligne aussi que la Tunisie devrait davantage miser sur ses secteurs exportateurs, comme l’agroalimentaire, le textile, la restauration et l’hôtellerie. Il estime aussi que limiter certaines importations tout en demandant l’augmentation des exportations manque de cohérence économique.

Il précise : « Ce sont des décisions d’un autre temps. Personnellement, en tant qu’agriculteur et représentant d’autres agriculteurs, j’estime qu’il aurait été préférable d’adopter des mesures qui stimulent le commerce et renforcent nos exportations dans plusieurs secteurs, notamment le textile, l’habillement, la restauration et l’hôtellerie; mais aussi les exportations de produits agricoles et agroalimentaires phares, comme l’huile d’olive, les produits de la pêche ou les produits transformés. »

Il rappelle que La Tunisie dispose d’un véritable savoir-faire dans plusieurs secteurs, mais que celui-ci reste insuffisamment valorisé. Selon ce point de vue, il serait préférable de soutenir davantage les filières exportatrices plutôt que d’adopter des mesures susceptibles d’être mal perçues à l’étranger. D’autant qu’il serait incohérent de réclamer plus d’exportations tunisiennes tout en limitant, par souci d’économie à court terme, les exportations des autres vers la Tunisie.

Leith Ben Becher conclut que cette décision a des effets bien plus larges qu’une simple mesure technique. Car elle touche directement les consommateurs, les professionnels et les acteurs économiques. Il avertit surtout qu’en voulant encadrer certaines importations, on risque de pousser une partie du commerce vers le marché parallèle et les circuits informels. Il conclut : « Et c’est bien là le danger : alors qu’on pensait bien faire; on peut finir par transférer la demande vers des circuits informels. »

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Phosphate : la Tunisie décroche un prêt de 52 millions de dollars

La Tunisie mise sur la modernisation de son réseau ferroviaire pour redonner de l’élan à sa filière phosphate, fortement pénalisée par des contraintes logistiques persistantes.

Ainsi la commission des Finances de l’ARP a approuvé un prêt de 16 millions de dinars koweïtiens, soit environ 51,9 millions de dollars, via le Fonds arabe pour le développement économique et social (FADES), destiné à financer des infrastructures ferroviaires liées au transport du phosphate.

Ce financement s’inscrit dans un programme plus large de réhabilitation du réseau en deux phases. La première phase  prévoit le renouvellement de 190 km de voies sur plusieurs lignes stratégiques, dont la ligne 21. La seconde phase comprend la réhabilitation de 415 km supplémentaires, la modernisation des tunnels et des gares, ainsi que l’installation d’un nouveau système de signalisation.

L’enjeu est de taille. Car il faut rappeler que les difficultés de transport ont fortement réduit la capacité de production et d’exportation du secteur, la CPG n’ayant exploité qu’environ 40 % de ses capacités en 2025.

Le projet devrait aussi soutenir l’activité de la SNCFT, dont une part importante des revenus dépend du transport du phosphate. Reste toutefois à sécuriser les financements complémentaires et à maîtriser les délais d’exécution.

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Nabil Fahmi, le nouveau secrétaire général de la Ligue arabe

Le diplomate égyptien Nabil Fahmi a refait surface sur la scène arabe après l’annonce, dimanche, de l’approbation unanime par les ministres arabes des Affaires étrangères au poste de secrétaire général de la Ligue arabe, en succession d’Ahmed Aboul Gheit, en fonction depuis mars 2016 et dont le mandat prendra fin en juin prochain.

Nabil Fahmi devrait prendre ses fonctions le 1er juillet 2026 pour un mandat de cinq ans.

Qui est Nabil Fahmi? 

Nabil Fahmi est né en 1951 dans l’État de New York, alors que son père, Ismaïl Fahmi, exerçait des fonctions diplomatiques aux États-Unis. Ce dernier deviendra plus tard ministre égyptien des Affaires étrangères en 1973, avant de démissionner en 1977 pour protester contre la visite du président Anouar el-Sadate à Jérusalem.

Nabil Fahmi a entamé sa carrière au sein de l’appareil d’État égyptien en 1974, au bureau du président Anouar el-Sadate. Il a ensuite occupé plusieurs postes diplomatiques, notamment auprès des Nations unies, avant d’être nommé ambassadeur d’Égypte au Japon de 1997 à 1999, puis aux États-Unis de 1999 à 2008.

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Un récital virtuose qui illumine la scène avec un programme éclectique

Entre joie et chagrin d’amour au violon : telle est la signature du récital nippo-européen en hommage à Tomoko Mayeda, qui se tiendra le 31 mars à la Cité de la Culture à 19h, en partenariat avec le Théâtre de l’Opéra de Tunis et l’Ambassade du Japon à Tunis.

Ce concert propose un programme captivant, mêlant œuvres japonaises, classiques européennes et perles du répertoire romantique.

Dédié à la mémoire de Tomoko Mayeda, ce récital célèbre la beauté intemporelle de la musique de chambre, où le violon dialogue avec le piano dans une symphonie d’émotions pures.

La soirée s’ouvre avec la Sonate pour violon n°1 en mi bémol majeur de Nobu Koda. Les notes évoquent la poésie japonaise et s’entrelacent comme des pétales de cerisier.

Le cœur du programme est l’Adagio en mi majeur K.261 de Mozart, enrichi d’une cadenza par Paul Badura-Skoda, dédiée à Tomoko Mayeda. Cette méditation touche l’âme par sa pureté angélique.

La soirée culmine avec le premier mouvement de la Sonate pour violon n°1 en sol majeur de Brahms, où lyrisme et puissance fusionnent dans une architecture musicale magistrale.

Ce récital unit Orient et Occident: Nobu Koda offre un violon ardent, tandis que Yuumi Yamaguchi maîtrise un piano nuancé. La musique transcende les frontières, unit les cœurs et offre une joie intemporelle.

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