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Dette publique: entre gestion prudente et pressions budgétaires

Le mois d’avril 2026 s’annonce relativement calme sur le front de la dette interne. Une seule ligne de bons du Trésor à court terme (BTCT) à 52 semaines arrive à échéance le 10 avril 2026, pour un montant de 100 MTND. Une adjudication de BTCT a d’ores et déjà été annoncée, visant à mobiliser un montant équivalent, dans une logique de refinancement.

Toutefois, le Trésor ne procède pas à des émissions uniquement pour faire face à ses échéances de remboursement. Une autre adjudication, cette fois-ci de bons du Trésor assimilables (BTA), est programmée pour le 7 avril, également pour un montant de 100 MTND. Cette opération s’inscrit dans une stratégie plus large de gestion active de la dette.

Au début de cette semaine, le 31 mars, l’État a déjà levé avec succès 144 MTND lors d’une émission de BTCT. Dans le contexte mondial actuel, marqué par l’incertitude économique et la volatilité des marchés, l’exécutif aura très probablement besoin de constituer une trésorerie confortable pour faire face aux différents aléas.

Par ailleurs, plusieurs signaux laissent espérer que les augmentations salariales pourraient être effectives à la fin du mois d’avril, avec un effet rétroactif à compter de janvier 2026. Une telle mesure, bien que socialement attendue, pèsera lourdement sur les finances publiques et nécessitera des ressources supplémentaires. À cela s’ajoutent les engagements récurrents de l’État envers des entreprises publiques en difficulté, telles que la Pharmacie centrale de Tunisie, ainsi que des secteurs essentiels comme la santé et le transport. Ces besoins structurels imposent de sécuriser des liquidités suffisantes pour que cette période critique sur le plan budgétaire soit gérée de manière convenable.

Pour la dette extérieure, le calendrier d’avril 2026 devrait se limiter au remboursement d’une tranche du financement accordé par le Fonds monétaire international (FMI), dans le cadre du Mécanisme élargi de crédit (MEDC) conclu pour la période 2016-2019. Ce remboursement, estimé à 26 MUSD, reste modeste mais rappelle la pression continue qu’exerce la dette extérieure sur la balance des paiements.

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