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Algérie : Tabarka, salle d’attente de l’allocation algérienne de 750 euros ?

Depuis plusieurs jours, les villes frontalières tunisiennes, notamment Tabarka, connaissent un afflux inhabituel de ressortissants algériens. Un phénomène visible dans les rues, aux abords des mosquées et sur les parkings, qui interroge sur la nature réelle de ces déplacements.

Loin de l’image classique du touriste, une partie importante de ces visiteurs ne vient ni pour les plages ni pour l’hôtellerie, mais pour satisfaire une condition administrative : passer sept jours à l’étranger afin de bénéficier du droit de change de 750 euros accordé par l’État algérien.

Selon plusieurs témoignages recueillis à travers les réseaux sociaux, cette mesure, qui remplace un plafond longtemps limité à environ 95 euros, a provoqué un déplacement massif vers la Tunisie, perçue comme la destination la plus accessible.

Toutefois, l’objectif n’est pas la consommation touristique. Une fois les devises obtenues, nombre de bénéficiaires repartent vers l’Algérie pour les écouler sur le marché parallèle, où leur valeur en dinars algériens est nettement supérieure au taux officiel.

Cette dynamique a rapidement attiré l’attention de réseaux informels de change. Des intermédiaires exploiteraient les failles du dispositif en envoyant des personnes, souvent sans emploi, effectuer le séjour requis en échange d’une commission, transformant ainsi le droit de change en activité quasi organisée.

Une situation qui, selon des sources concordantes, a conduit les autorités algériennes à renforcer les contrôles et à suspendre temporairement l’octroi de devises à certains demandeurs, le temps de vérifier leur éligibilité réelle.

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Ces visiteurs dépensent peu !

Sur le terrain tunisien, les retombées économiques attendues restent limitées. À Tabarka, plusieurs acteurs locaux constatent que ces visiteurs dépensent peu : nourriture apportée depuis l’Algérie, nuits passées dans des voitures, à l’air libre ou parfois dans des mosquées, et très faible recours aux services touristiques. La présence est réelle, mais la consommation quasi inexistante.

Au final, le paradoxe est double. L’Algérie, qui espérait canaliser et encadrer l’accès aux devises, se retrouve confrontée à des détournements du dispositif. La Tunisie, de son côté, voit transiter sur son territoire un flux humain important sans bénéfice économique tangible, transformant certaines villes frontalières en simples zones d’attente administrative.

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750 euros par touriste algérien : La Tunisie se frotte les mains !

La décision des autorités algériennes de revaloriser l’allocation touristique annuelle, portée à environ 750 euros par adulte, a produit des effets tangibles au-delà des frontières algériennes. La Tunisie figure parmi les principaux bénéficiaires de cette mesure, qui a contribué à redynamiser les flux touristiques et les dépenses des visiteurs algériens.

Destination de proximité, accessible sans visa et à des coûts globalement compatibles avec le plafond de l’allocation, la Tunisie s’est imposée comme un choix naturel pour de nombreux voyageurs algériens. Les postes frontaliers terrestres de l’Ouest et du Nord-Ouest ont enregistré une hausse record des entrées, notamment lors des périodes de vacances et des fêtes de fin d’année et surtout dans le gouvernorat de Jendouba. A Tunis également la présence des touristes algériens se fait remarquer de manière exceptionnelle pour cette année.

Cette revalorisation du droit de change a eu un effet direct sur le comportement des touristes algériens. Le pouvoir de dépense plus élevé a favorisé des séjours plus longs et un retour vers l’hébergement hôtelier, la restauration, les transports intérieurs et les loisirs. Dans plusieurs régions, en particulier les zones frontalières et certaines villes côtières, la clientèle algérienne est redevenue un moteur essentiel de l’activité économique.

Au-delà du secteur touristique au sens strict, les retombées se sont étendues au commerce et aux services. Achats de biens de consommation, fréquentation des cliniques privées, locations saisonnières et consommation dans les marchés locaux ont bénéficié de cette dynamique, contribuant à une circulation accrue de liquidités dans l’économie nationale.

Besoin en devises

Dans un contexte marqué par la pression sur les finances publiques et le besoin en devises, cette évolution a constitué un apport non négligeable pour la Tunisie. Même si les dépenses sont effectuées en dinars, leur origine en devises obtenues légalement renforce indirectement les recettes extérieures et soutient la balance des paiements.

Cet impact positif reste toutefois conditionné à plusieurs facteurs, dont la qualité de l’accueil, la fluidité aux frontières et la maîtrise des prix. Toute dégradation de ces éléments pourrait atténuer les bénéfices observés.

La revalorisation de l’allocation touristique algérienne illustre ainsi l’interdépendance économique entre les deux pays. Pour la Tunisie, elle a agi comme un levier conjoncturel de relance touristique, confirmant le rôle stratégique du marché algérien dans l’équilibre du secteur.

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