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Tunisie: six échéances fiscales à ne pas manquer en avril 2026

Le mois d’avril s’annonce chargé pour les contribuables tunisiens. La Direction générale des impôts (DGI) a fixé six échéances fiscales majeures que particuliers et entreprises doivent respecter pour éviter toute pénalité.

Le calendrier s’ouvre dès le 6 avril avec le paiement de la taxe de circulation, communément appelée vignette, due par les propriétaires de véhicules dont le numéro d’immatriculation est impair.

Le 15 avril concerne les personnes physiques soumises à la déclaration mensuelle, ainsi que les contribuables relevant du régime forfaitaire ou du régime réel, tenus de déposer leur déclaration trimestrielle.

Le 20 avril, les personnes morales adhérentes au système de télédéclaration et de télépaiement doivent à leur tour s’exécuter.

Le 27 avril est réservé aux commerçants pour le dépôt de leur déclaration annuelle de l’impôt sur le revenu, qu’ils relèvent du régime réel ou du régime forfaitaire.

Le 28 avril constitue la date limite pour les personnes morales non soumises à l’obligation de télédéclaration, tandis que le 30 avril clôture le calendrier avec le dépôt de la déclaration de l’employeur.

La DGI rappelle que ces dates représentent le dernier jour légal de dépôt. Elle encourage les contribuables à anticiper leurs démarches afin d’éviter l’engorgement des services en fin de délai.

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UGTT: entre revendications sociales et bataille interne

La phase des débats généraux du congrès de l’UGTT a pris fin  avant le vote des rapports et des résolutions ainsi que le lancement de l’élection d’un nouveau bureau exécutif. 

Au-delà des informations circulées, le congrès se déroule dans un climat de fortes tensions internes et de revendications sociales marquées, avec 46 candidats pour 15 sièges au bureau exécutif.

Les délégués appellent notamment à rouvrir le dialogue social national, à lever les restrictions qui touchent l’action syndicale, à relancer les négociations salariales et à défendre le pouvoir d’achat. 

Lire aussi: L’UGTT revient à la règle des deux mandats consécutifs

Toujours selon les informations fournies, le texte soumis au congrès réclame aussi le rétablissement du droit au détachement syndical et à la retenue directe, ainsi que des mesures plus favorables pour les retraités, les salariés du privé et les diplômés au chômage.

En somme, le retour à la règle des deux mandats consécutifs pour le bureau exécutif a mis fin aux tensions internes et ce via  une logique de recomposition de la gouvernance syndicale.

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IACE | Mesures pour atténuer l’impact du conflit en Iran sur la Tunisie  

L’Institut arabe des chefs d’entreprise (IACE), un groupe de réflexion international basé à Tunis, a alerté sur les risques que la guerre au Moyen-Orient pourrait faire peser sur l’économie tunisienne, exhortant les autorités à mettre en œuvre des mesures d’atténuation à court et moyen terme afin de renforcer la résilience nationale face à de telles répercussions.

Dans son rapport intitulé «Guerre au Moyen-Orient : Défis et impacts sur l’économie tunisienne», l’IACE souligne que cette crise pourrait affecter divers aspects de l’économie, notamment les finances publiques, la balance des paiements, l’inflation et la croissance, dans un contexte où la Tunisie demeure fortement dépendante des importations d’énergie.

Une économie très exposée

Dans un contexte international caractérisé par une forte incertitude, la Tunisie figure parmi les économies les plus exposées aux chocs externes, en particulier en raison de sa dépendance aux importations d’énergie.

Le rapport note que la production nationale ne couvre qu’environ 35 % des besoins et que toute hausse prolongée des prix des hydrocarbures ou toute perturbation des flux d’approvisionnement a un impact direct sur les équilibres macroéconomiques.

Selon l’IACE, chaque augmentation de 1 dollar du prix du pétrole pourrait engendrer un coût supplémentaire estimé à 164 millions de dinars.

Le premier impact concerne les finances publiques. La hausse des prix des carburants et du transport international risque d’accroître les charges d’exploitation et d’aggraver les déséquilibres financiers. Des entreprises comme la Société tunisienne d’électricité et de gaz (Steg) et la Société tunisienne des industries de raffinage (Stir), déjà dépendantes des subventions publiques, pourraient voir leurs problèmes de liquidités s’accentuer, ce qui pourrait impacter les engagements de l’État. La guerre pourrait renchérir les importations.

Sur le plan extérieur, la balance des paiements constitue un autre point faible. Selon l’institut, près de 98 % du commerce extérieur tunisien s’effectue par voie maritime ; toute perturbation des chaînes logistiques ou augmentation des coûts de transport se traduit donc par des importations plus onéreuses. Conjuguée à la hausse des prix de l’énergie, cette situation pourrait alourdir la facture énergétique et creuser le déficit commercial. Ceci exercerait une pression supplémentaire sur les réserves de change, dans un contexte de faible mobilisation des financements extérieurs.

Le bol d’oxygène du tourisme  

L’IACE souligne toutefois certains facteurs atténuants, notamment la relative stabilité des transferts de fonds des Tunisiens résidant dans les pays du Golfe et la croissance continue des réservations touristiques, qui pourraient contribuer à limiter l’impact à court terme.

Le rapport de l’IACE met également en lumière les risques inflationnistes. L’augmentation des importations de biens et de matières premières industrielles, conjuguée aux anticipations d’inflation, pourrait entraîner une hausse des prix à la consommation. Le recours à la finance monétaire pour répondre aux besoins budgétaires pourrait accentuer ces pressions.

Concernant la croissance, l’organisation estime que les effets pourraient se manifester par un ralentissement de la demande étrangère, notamment en provenance de la zone euro, principal partenaire économique de la Tunisie. Des secteurs comme le textile, l’habillement et les industries mécanique et électrique semblent particulièrement vulnérables.

Le tourisme pourrait également être affecté par les incertitudes géopolitiques, de même que le transport aérien, susceptible de subir des perturbations liées à la situation régionale.

Par ailleurs, des secteurs stratégiques tels que l’agriculture et l’industrie chimique pourraient rencontrer des difficultés d’approvisionnement en matières premières essentielles.

Afin de renforcer la résilience de l’économie tunisienne face aux chocs externes, l’IACE recommande une série de mesures stratégiques organisées par horizon temporel.

À court terme, une action immédiate est nécessaire pour atténuer l’impact direct du conflit au Moyen-Orient, notamment la constitution et la gestion de stocks stratégiques de produits alimentaires et d’hydrocarbures afin d’amortir les perturbations des chaînes d’approvisionnement mondiales.

Un soutien ciblé aux petits exploitants agricoles est également essentiel pour maintenir la production locale et garantir l’approvisionnement national.

Des mesures opérationnelles concrètes

Dans le même temps, l’IACE recommande le lancement d’un programme d’économies d’énergie dans le secteur public, visant à maîtriser la consommation d’énergie par des mesures opérationnelles concrètes. La possibilité d’encourager le télétravail dans certains secteurs est également envisagée, afin de réduire les coûts énergétiques et de transport.

À moyen terme, la sécurité alimentaire doit être renforcée, notamment par le développement de filières céréalières permettant d’atteindre l’autosuffisance en blé dur, grâce à des investissements ciblés visant à améliorer les rendements et à moderniser les techniques agricoles.

L’IACE préconise également une accélération de la transition énergétique, avec un accroissement des investissements dans les énergies renouvelables afin de réduire la dépendance aux importations et d’améliorer l’efficacité énergétique.

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L’ATFD plaide pour l’égalité homme-femme au sein de l’UGTT  

Dans cet appel aux délégué.e.s au congrès de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), qui se réuniront à partir de demain, mercredi 25 mars 2026, à Monastir, l’Association tunisienne des femmes démocrates (ATFD), plaide pour une direction inclusive qui garantisse l’égalité entre les femmes et les hommes.

Mesdames et Messieurs les délégués,

À l’occasion de la tenue du Congrès national de l’UGTT (Monastir, 25-27-2026), l’Association tunisienne des femmes démocrates, dans le prolongement du mouvement féministe indépendant qui a créé en 1982 le Comité d’étude des questions relatives aux travailleuses au sein de l’UGTT, et qui a toujours entretenu un partenariat étroit avec elle, et se fondant sur  ses principes et sa lutte constante pour la défense de l’égalité, de l’égalité des chances et de la parité, elle se voit appelée à adresser cet appel à tous les membres du syndicat et aux participant.e.s à la conférence afin de les inciter à faire des choix cruciaux qui détermineront l’avenir de l’organisation syndicale en tant qu’instrument du mouvement social et en tant qu’avancée historique majeure dans l’histoire de notre pays, à renforcer son rôle historique dans la défense et la promotion des droits économiques et sociaux des travailleurs et travailleuses, et à impliquer autant de syndicalistes femmes que possible dans les instances décisionnelles.

Dans ce contexte, l’ATFD rappelle la Constitution tunisienne, qui a établi le principe d’égalité entre les citoyens masculins et féminins, ainsi que les principes d’égalité des chances et de parité entre les femmes et les hommes dans l’exercice de diverses responsabilités dans tous les domaines, et les lois régissant le travail syndical, notamment le Code du travail, qui a établi la non-discrimination entre les sexes dans son chapitre cinq. L’ATFD fait également référence aux statuts de l’organisation, qui stipulent qu’au moins deux sièges doivent être réservés aux femmes au sein du Bureau exécutif national, ainsi que dans les directions sectorielles et régionales, et qu’au moins un siège doit leur être attribué au sein des instances de contrôle nationales, sectorielles et régionales et autres structures syndicales. L’organisation estime que la situation actuelle exige une nouvelle étape, visant à instaurer davantage de justice, une meilleure représentation des femmes, une plus grande indépendance et une démocratie renforcée au sein des structures de l’UGTT.

Les femmes syndiquées constituent une part importante de la base syndicale et contribuent quotidiennement à l’activité syndicale malgré les difficultés et les obstacles des luttes sociales ; toutefois, elles ne sont pas suffisamment représentées aux postes de décision.

Au vu de ce qui précède, l’ATFD appelle à :

• Renforcer l’égalité des chances afin de garantir l’accès effectif des femmes aux postes de direction ;

• Apporter un soutien concret aux candidates ;

• Reconnaître la compétence et l’engagement des militantes syndicales et leur contribution essentielle à la lutte syndicale ;

• Œuvrer pour que le prochain Bureau exécutif de l’UGTT serve de modèle pour la mise en œuvre de la parité et l’instauration de l’égalité entre les femmes et les hommes, renforçant ainsi la démocratie.

Renforcer la présence des femmes au sein de la direction de l’UGTT n’est pas seulement une question d’égalité, mais un choix stratégique pour une organisation syndicale plus forte, plus représentative et plus alignée sur les aspirations de la société tunisienne dans son ensemble.

Nous vous souhaitons plein succès lors de votre congrès : pour une UGTT inclusive, démocratique et indépendante, qui garantisse l’égalité entre les femmes et les hommes et soit tournée vers l’avenir.

Présidente de l’ATFD

Raja Dahmani

Tunis, le 23 mars 2026.

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Le 1er workshop tunisien sur la rhéologie  

L’Association tunisienne de rhéologie (Trheos), présidée par Professeure Dorra Ghorbel, organise son 1er workshop international sur le thème : «Rhéologie et développement durable».

Ce workshop, qui se tiendra les 10 et 11 avril 2026 à l’Institut national des sciences appliquées de Tunis (Insat), mettra l’accent sur la manière dont la rhéologie, la science de l’écoulement et de la déformation de la matière, peut révolutionner les matériaux et les processus industriels respectueux de l’environnement.   

Organisé sous le patronage de Professeure Nadia Mzoughi Aguir, présidente de l’Université de Carthage, en collaboration avec l’Insat, l’Institut national de recherche agronomique de Tunisie (Inrat) et son projet PR2I-D4P2 MIFASG, l’Ecole supérieure des industries alimentaires de Tunis (Esiat), Symbio Club et Chem Club Insat, et avec les support des sociétés NETZSCH, HTDS, Anton Paar, LED, TA Instruments, Pharmalabo, Esilab et Brookfield, vise à combler le fossé entre la recherche en rhéologie et les objectifs urgents en matière de durabilité. 

Le Workshop international Trheos 2026 facilitera les discussions entre experts internationaux sur les sujets suivants : conception de matériaux écoresponsables ; bioéconomie et biopolymères ; durabilité alimentaire, produits de santé et de soins durables ; mise en œuvre et durabilité ; efficacité énergétique et gestion des ressources et des déchets.

Il s’agit pour les participants d’aller au-delà de la théorie pour présenter des applications concrètes dans lesquelles la rhéologie contribue à une économie verte et circulaire, à l’utilisation rationnelle des ressources, à une consommation responsable et à la réduction de l’impact environnemental.

Site web officiel de l’association Trheos.  

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Ligue des champions d’Afrique | L’Espérance est de retour

Curieux match, hier soir, samedi 21 mars 2026, au stade du Caire, qui a vu l’Espérance de Tunis plier dangereusement, en première mi-temps, face aux assauts répétés d’Al Ahly d’Egypte, avant de reprendre du poil de la bête, en seconde période, et terrasser l’ogre cairote en lui infligeant 3 buts et en terminant sur le score de 2-3 (4-2 sur les rencontres aller et retour).

Latif Belhedi

Curieux match, en effet, car les Egyptiens l’ont démarré sur les chapeaux de roue, inscrivant un but libérateur dès la 10e minutes par l’inévitable Mahmoud Trezeguet et en créant pas moins de 3 ou 4 occasions nettes annihilées par le brave Bechir Ben Saïd, dans un grand jour, et qui fut indiscutablement l’homme du match.

Avec un retard d’un seul but, cette première mi-temps s’est terminée avec le moindre dégât pour les protégés de Patrice Beaumelle, curieusement timorés et regroupés en défense, se laissant outrageusement dominer par des Cairotes à la fois entreprenants et fins techniciens.

La seconde mi-temps a commencé avec la même configuration avant que les Espérantistes ne se réorganisent pour faire monter le bloc et presser haut la défense adversaire. Et c’est là où le match a basculé : la défense d’Al Ahly, qui a montré beaucoup de fébrilité, n’a pas tardé à commettre des fautes que les Danho, Boualia, Tka et Sasse n’ont pas manqué d’exploiter.

Les Egyptiens, qui ont fourni d’énormes efforts en première mi-temps, ont vu leur condition physique baisser au fil des minutes et les changements effectués par leur coach danois n’ont pas réussi à inverser la tendance et à faire redémarrer une machine en baisse de régime.

A l’image du capitaine Mohamed Amine Ben Hamida, l’Espérance a plié devant Al Ahly avant de terrasser le club cairote.

Finalement, l’Espérance de Tunis a, méritoirement, validé son billet pour les demi-finales de la Ligue des champions de la CAF, en concrétisant sa supériorité à la 68e minute grâce à Florian Danho avant de doubler la mise, sur penalty indiscutable, obtenu par Houssem Tka et transformé par Mohamed Amine Tougaï (79e) et un heading dans la lucarne de Mostafa Shobeir, imparablement exécuté par Hamza Jelassi sur un corner dans le temps additionnel.

C’est la première fois de l’histoire des deux clubs que l’Espérance bat Al Ahly dans son fief du Caire et c’est aussi la première victoire des Espérantistes contre les Ahlaouis depuis six ans. Il était temps !

Les Sang et Or, qui ont terminé la rencontre en apothéose sous les acclamations de leurs supporters rassemblés hors de l’enceinte du stade (le match se déroulant à huis clos), affronteront en demi-finale le vainqueur de l’opposition entre Mamelodi Sundowns et le Stade malien. Avec la victoire du Caire, ils mettent fin à une longue période d’incertitude et lancent un défi aux autres grands d’Afrique : l’ogre Sang et or est sorti de sa tanière et retrouve toute son appétit.   

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«Où va aujourd’hui la poésie?»

Ce samedi 21 mars 2026, à Vérone (Italie), l’Académie mondiale de poésie célèbre la Journée mondiale de poésie proclamée par l’Unesco, lors de sa 30e Conférence générale qui s’était tenue en 1999 à Paris. Le thème général choisi cette année pour cette célébration qui coïncide avec la commémoration du 25e anniversaire de la fondation de l’Académie, est «Où va aujourd’hui la poésie?» pour un échange entre des poètes, membres correspondants de l’Académie, en provenance de 10 pays. Nous reproduisons ci-dessous un résumé de l’intervention du Chancelier fondateur de l’Académie, le Prof. Mohamed Nadir Aziza connu sous son pseudonyme littéraire, Shams Nadir.

Mohamed Nadir Aziza

Chers amis, Nous voici, aujourd’hui, réunis à la veille de la commémoration du 25e anniversaire de l’Académie mondiale de Poésie pour essayer de répondre à une difficile question :«Que peut la poésie, aujourd’hui, au seuil de ce siècle brutalisé et de ce présent bousculé par la perte du sens, la montée des violences et des inégalités, l’uniformisation des comportements et des modes de vie, quand ce n’est pas par la stridence des bombes, des missiles et des drones qui détruisent bâtiments et habitants et étranglent le chant des oiseaux ?».

Deux Prix Nobel de littérature s’étaient déjà posé la question : Eugenio Montale se demandait : «La poésie est-elle encore possible ?» A quoi Jean-Marie Gustave Le Clézio répondait : «Le flot de la poésie continuera de couler ?»

Il est vrai que, malgré les épreuves, la poésie demeure, cette «animatrice du songe des vivants et cette gardienne de l’héritage des morts» comme la définissait Saint John Perse. Aux mots qui se sclérosent dans la vie quotidienne, la poésie répond en venant les tirer de leur assoupissement et de leur torpeur.

Dans son célèbre discours prononcé à Stockholm, lors de la remise du Prix Nobel de littérature, le grand écrivain, Albert Camus dont il est difficile de distinguer la poésie de la prose dans son écriture cristalline, disait : «Chaque génération se croit vouée à refaire le monde ; la mienne sait pourtant qu’elle ne le refera pas. Mais sa tâche est peut-être plus grande : elle consiste à empêcher que le monde se défasse.»

Quel rôle pour nous, les poètes, dans ce monde où le radeau de l’humanité tangue et où chancelle l’espérance ?

Comment clore l’histoire tribale des hommes marquée par les luttes entre les nations et les communautés ethniques ou religieuses ? Comment reprendre le fil d’Ariane pour nous aider à retrouver la sortie du Labyrinthe ? Comment réapprendre à jouer de la lyre d’Orphée pour redonner vie à notre terre meurtrie, empoisonnée par les pollutions de diverses natures et délivrer Eurydice des Enfers.

Pour essayer de peindre, avec les couleurs de l’arc-en-ciel, les murs gris de notre monde blême, mettons-nous à l’écoute de la leçon que nous prodigue un grand poète : le colibri des légendes amérindiennes, le plus petit oiseau du monde.

Un jour, disent ces légendes, il y eut un immense incendie de forêt. Tous les animaux terrifiés observaient impuissants le désastre. Seul, le petit colibri s’activait, allant chercher inlassablement quelques gouttes d’eau avec son bec pour les répandre sur le feu.

Agacé par cette agitation qui lui semblait dérisoire, le tatou sort de sa carapace et interpelle le petit oiseau : «Colibri, tu n’es pas fou. Ce n’est pas avec ces gouttes d’eau que tu vas éteindre pareil feu !». Le colibri lui répondit : «Je le sais, mais je fais ma part».

A l’instar de ce sage des forêts, sur les débris de la violence déchaînée par la déraison qui nous encercle, sachons retrouver le geste ample du semeur pour parsemer de graines, de fleurs multicolores la terre, sève nourricière, afin de faire refleurir le printemps.

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Guerre au Moyen-Orient : le succès discret des agences de voyage tunisiennes vers l’Arabie saoudite

Dans des déclarations accordées à L’Économiste Maghrébin, des professionnels d’agences de voyage et de tourisme dressent un tableau nuancé de la situation des voyages religieux au départ de la Tunisie : une exposition géopolitique limitée; des routes aériennes directes privilégiées. Mais aussi des pratiques commerciales permettant à certains opérateurs de proposer des tarifs deux fois inférieurs à ceux du marché.

Lorsqu’on leur a posé la question d’un éventuel impact du conflit régional (la guerre opposant l’Iran aux États-Unis et à Israël) sur les flux de pèlerins et de voyageurs tunisiens à destination des lieux saints de l’islam en Arabie Saoudite (Djeddah, La Mecque et Médine), certains ont tenu à se montrer rassurants. Selon eux, les pays du Maghreb (Mauritanie, Maroc, Algérie et Tunisie), mais aussi l’Égypte, ne sont pas directement concernés par les tensions qui agitent la zone du détroit d’Ormuz et de la mer d’Arabie. En tout cas, pas pour le moment.

L’un de nos interlocuteurs a expliqué cette situation par le fait que le théâtre des affrontements se situe sur le front entre l’Iran, les Émirats arabes unis, le Qatar et les autres pays riverains du Golfe, une zone géographiquement très éloignée des lieux saints. « Le conflit est là, mais n’est pas là », résume-t-il. Soulignant que La Mecque et Médine se trouvent sur la côte ouest de la péninsule arabique, à grande distance des zones de tension concentrées à l’est.

Il poursuit en indiquant que cette configuration géographique explique pourquoi les annulations de vols ont été le fait exclusif des compagnies opérant dans le Golfe, Emirates et Qatar Airways principalement, et non des transporteurs tunisiens, égyptiens ou saoudiens. Il précise que Tunisair, Saudia et leurs homologues n’ont enregistré aucune perturbation significative sur leurs liaisons avec les lieux saints, et que les flux de pèlerins se maintiennent à un niveau normal. « Tu ouvres La Mecque, tu as plein de monde », illustre-t-il, carte à l’appui, pour souligner la continuité de l’affluence sur les sites religieux.

Nos interlocuteurs ont également souhaité aborder la question des routes aériennes. L’un d’eux, manifestement plus consciencieux que la moyenne, s’est montré critique à l’égard des itinéraires avec escale dans les hubs du Golfe, qu’il déconseille à ses clients pour des raisons à la fois pratiques et tarifaires. Selon lui, un vol Tunis-Médine via Dubaï ou Doha implique une durée totale de l’ordre de douze heures trente, soit sept heures de vol, deux heures d’escale et deux heures trente de trajet final, sans compter le temps d’acheminement vers l’aéroport de Carthage, contre seulement quatre heures pour un vol direct à destination de Djeddah. « Pourquoi faire tout ça ? », interroge-t-il, exprimant ainsi son refus professionnel de ces options allongées.

Mais au-delà de la durée, c’est la logique tarifaire sous-jacente à ces itinéraires détournés qu’il décrypte avec précision. Certains agents de voyage, explique-t-il, concluent des accords avec des compagnies du Golfe durant les périodes creuses (août, septembre, octobre) pour négocier des sièges à prix réduit, parfois autour de 1 000 dinars, qu’ils revendent ensuite en période de haute saison à des tarifs pouvant atteindre 2 500 dinars, voire davantage. Cette pratique, qu’il qualifie de « coup de pick-pocket entre l’agent de voyage et la compagnie aérienne », repose sur un engagement de volume : l’opérateur garantit un quota de passagers sur des vols habituellement peu remplis en échange d’une tarification préférentielle. Notre interlocuteur illustre ce différentiel en comparant le prix de 1 200 dinars obtenu en amont à celui de 2 500 dinars pratiqué en période de Ramadan, soit plus du double.

Il oppose à cette mécanique sa propre philosophie commerciale, fondée sur le recours aux liaisons directes opérées par Tunisair et Saudia. Selon lui, cette approche, moins spéculative, garantit à ses clients une meilleure qualité de service ainsi qu’une cohérence tarifaire, dès lors que l’agence s’engage sur des volumes suffisants (citant des blocs de vingt à quarante-cinq sièges) pour obtenir des conditions négociées auprès des transporteurs. « Si tu as une bonne intention et un bon professionnel, tu travailles avec Saudia Airlines et Tunisair », affirme-t-il. Résumant ainsi sa conviction que la transparence et la relation directe avec les compagnies constituent le gage d’un service fiable pour le pèlerin.

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« Emna », une tortue verte sauvée grâce à la vigilance des pêcheurs (Photos)

​L’association Notre Grand Bleu a annonce, ce samedi 12 mars 2026 le sauvetage d’une tortue verte (Chelonia mydas), espèce particulièrement rare et menacée.

Baptisée Emna, la tortue a été sauvée, hier, d’une capture accidentelle grâce à la réactivité de pêcheurs locaux  dans le golfe de Monastir, précise l’association, en remerciant les marins-pêcheurs Rihda Kouki et Lotfi Rahim, qui ont fait preuve d’un civisme exemplaire en signalant immédiatement, en coordination avec Salem Makhlouf, la présence de l’animal pris accidentellement dans leurs engins de pêche.

L’équipe de l’association est intervenue rapidement et a assuré le transfert de la tortue au Centre de soins des tortues marines de l’Institut national des sciences et technologies de la mer (INSTM), pour y recevoir les soins nécessaires et pour une récupération complète avant de retrouver, dès que son état le permettra, les eaux de la Méditerranée.

Y. N.

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Yassir achète Kawarizmi et s’attaque à la publicité programmatique

Yassir, une application bien connue des Tunisiens, a annoncé l’acquisition de Kawarizmi, une agence spécialisée dans la publicité programmatique. Les modalités de l’accord n’ont pas été divulguées.

Le business model de Yassir est bâti sur une application dédiée aux services quotidiens à la demande, couvrant le transport (VTC), la livraison de repas et de courses via Yassir Express, ainsi que des services financiers via Yassir Cash. Avec cette nouvelle acquisition, elle cherche à se développer dans les médias et la publicité.

Sur le plan opérationnel, il n’y aura pas de changements. Kawarizmi continuera à fonctionner en tant qu’unité indépendante au sein du groupe Yassir, tout en poursuivant son expansion à travers l’Afrique, la région MENA (Moyen-Orient et Afrique du Nord) et auprès des publics de la diaspora.

Pour Yassir, posséder l’infrastructure publicitaire signifie répliquer le modèle d’Amazon Advertising, celui de construire un réseau de médias de vente au détail en circuit fermé, contrôler les données propriétaires issues des paiements, du transport et de la livraison, ainsi que l’infrastructure programmatique pour les monétiser.

L’opération représente une intégration verticale des données et de la publicité au sein du marché africain. Yassir évolue, passant d’une plateforme de paiements et de services à la demande à un fournisseur de médias, absorbant les capacités programmatiques de Kawarizmi pour construire un écosystème de médias de vente au détail et de publicité au sein d’un même produit. Le résultat mettra sous pression les agences médias locales, qui souffrent déjà d’un marché très concurrentiel. Elles sont averties.

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Tunisair: Assemblée générale élective le 31 mars

Tunisair vient d’annoncer, dans un communiqué publié sur la BVMT, la tenue d’une Assemblée générale élective pour ses actionnaires minoritaires, prévue le mardi 31 mars 2026 à 10h00, au siège social de la compagnie. 

L’enjeu principal? L’élection d’un représentant des actionnaires minoritaires au conseil d’administration, pour un mandat de 3 ans. Au-delà du symbole, cette élection permet de donner voix et influence à ceux qui détiennent une part modeste du capital, soit les individus possédant 0,5% ou moins et les institutions jusqu’à 5%.

Alors pourquoi cette représentation revêt-elle de l’importance? Parce qu’elle offre aux petits actionnaires la possibilité de peser sur les décisions stratégiques, de suivre de près les grandes orientations de la compagnie et de défendre leurs intérêts face aux actionnaires majoritaires. Une démarche qui s’inscrit parfaitement dans la volonté de Tunisair de renforcer la transparence et la gouvernance partagée.

Par ailleurs, “les actionnaires peuvent consulter toutes les informations prévues par l’article 22 de la décision générale du Conseil du marché financier n°23, disponibles en ligne sur le site officiel de Tunisair et au siège social”, indique la compagnie. 

 

 

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Tunisair prépare un appel d’offres pour accélérer sa restructuration

La compagnie nationale Tunisair prépare un tournant stratégique dans son plan de transformation. Elle élabore actuellement un cahier des charges pour un appel d’offres visant à choisir des experts internationaux spécialisés dans la restructuration et l’accompagnement des compagnies aériennes.

Cette initiative s’inscrit dans les orientations du ministère du Transport, qui encourage Tunisair à repenser son modèle opérationnel. Selon l’agence TAP, dans une réponse à une question écrite du député Halim Boussema, le ministère rappelle que cette démarche fait suite aux décisions du conseil ministériel restreint du 31 janvier 2025, qui avait fixé comme échéance la fin du mois de mars 2025 pour la présentation d’un plan de restructuration.

En effet, Tunisair avait transmis une première version du programme en mars 2025. Une seconde version a ensuite été préparée, intégrant les observations de la présidence du gouvernement et du ministère du Transport, selon la réponse publiée sur le site de l’Assemblée des représentants du peuple.

Le plan prévoit des mesures concrètes pour améliorer l’efficacité opérationnelle, rationaliser la gestion et renforcer la compétitivité de la compagnie. Il doit également s’aligner sur la réglementation nationale tout en adoptant les meilleures pratiques internationales en matière de gouvernance.

Par ailleurs, le cahier des charges définira les critères techniques et professionnels pour sélectionner le cabinet d’expertise qui accompagnera Tunisair dans cette phase cruciale, un appui clé pour consolider la trajectoire de transformation de la compagnie.

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Tunisair en code share avec Etihad pour consolider sa présence sur le Golfe

Tunisair et Etihad Airways ont conclu le 16 janvier 2026, un accord de partage de codes portant sur la liaison Tunis–Abu Dhabi.

Tunisair se consolide pour sécuriser l’accès au marché du Golfe à ses passagers. Dans la foulée du code share déjà existant avec Emirates, c’est avec l’autre compagnie émiratie qu’elle vient de signer, en l’occurrence Etihad Airways.

L’accord a été signé par Halima Ibrahim Khouaja, chargée de la direction générale de la compagnie nationale, et Antonoaldo Neves, directeur général d’Etihad Airways.

Concrètement, les vols opérés par Etihad entre les deux capitales pourront désormais être commercialisés sous code Tunisair. Les passagers bénéficieront d’un parcours unifié (billet unique, enregistrement et acheminement des bagages jusqu’à destination), sans modification des opérations aériennes, qui restent assurées par la compagnie émiratie.

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La compagnie Etihad Airways a entamé ses vols entre Abou Dhabi et Tunis en novembre 2025 à raison de trois vols par semaine.

Pour Tunisair, cette coopération vise avant tout à améliorer son accès aux marchés du Golfe, un segment à forte croissance, tout en élargissant indirectement son offre de correspondances vers l’Asie et le Moyen-Orient via le hub d’Abu Dhabi. La compagnie cherche ainsi à compenser les limites de son réseau long-courrier par des accords ciblés avec des transporteurs disposant d’une forte capacité internationale.

De son côté, Etihad renforce sa présence commerciale sur le marché tunisien, à un moment où les flux touristiques et économiques entre la Tunisie et les Émirats arabes unis connaissent une reprise progressive.

Cet accord s’inscrit dans une logique de partenariats plutôt que d’expansion directe pour Tunisair, qui mise sur les alliances commerciales pour maintenir sa connectivité internationale dans un environnement concurrentiel marqué par la montée en puissance des grands hubs du Moyen-Orient.

À travers ce codeshare, la compagnie nationale cherche moins à afficher une ambition de croissance qu’à consolider son positionnement régional et à préserver sa visibilité sur des marchés stratégiques, sans engager d’investissements opérationnels lourds.

©Destination Tunisie

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Intempéries en France : Des vols Tunisair vers Paris perturbés

Les conditions météorologiques exceptionnelles en France entraînent mercredi 7 janvier 2026 des réductions importantes des programmes de vols sur les aéroports parisiens. Plusieurs vols de plusieurs compagnies sont perturbés. Tunisair appelle, dans un communiqué, ses passagers à suivre l’évolution des horaires pour éviter tout désagrément.

Réduction des vols sur Paris

Les autorités aéroportuaires françaises ont décidé de réduire de 25 à 40% le programme de vols sur les principaux aéroports parisiens, Paris-Orly (ORY) et Paris-Charles de Gaulle (CDG). Cette mesure vise à limiter les impacts des conditions météorologiques exceptionnelles sur la sécurité des opérations.

Certaines rotations opérées par Tunisair pourraient donc être reportées, annulées ou retardées. Tunisair recommande vigilance et suivi et conseille à ses passagers de vérifier régulièrement le statut de leur vol sur le site officiel de Tunisair ou via l’application mobile et de suivre les canaux d’information officiels pour les mises à jour concernant les horaires et changements éventuels.

Cette vigilance permettra de réduire les désagréments liés aux perturbations et de mieux organiser les déplacements.

Conditions exceptionnelles en Europe

Ces mesures interviennent dans un contexte de météo exceptionnelle en Europe, avec des intempéries particulièrement marquées en France. Les autorités locales ajustent régulièrement le trafic aérien pour garantir la sécurité des passagers et du personnel aéronautique.

Pour toute information concernant les vols un centre d’appel a été mis à la disposition des passagers par Tunisair : Depuis la Tunisie : 81 10 77 77 / De l’étranger : +216 70 019 180 / France : +33 1 85 15 07 81.

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Un avion Tunisair contraint de se poser en urgence à Alger après un malaise à bord

Un avion de la compagnie Tunisair a dû interrompre son trajet et se poser en urgence à l’aéroport international d’Alger à la suite d’un grave problème de santé touchant une passagère. La voyageuse, de nationalité marocaine, a été immédiatement prise en charge par les secours avant d’être transférée vers un hôpital de la capitale algérienne. L’incident n’a pas affecté la sécurité des autres passagers.

Un vol de la compagnie nationale tunisienne Tunisair reliant Casablanca à Tunis, a été contraint d’effectuer un atterrissage d’urgence à l’aéroport international d’Alger après la dégradation soudaine de l’état de santé d’une passagère à bord.

Selon des sources médiatiques algériennes, l’équipage a pris la décision d’interrompre le vol afin de permettre une prise en charge médicale rapide, conformément aux procédures en vigueur en cas d’urgence sanitaire en plein trajet.

Une intervention médicale immédiate sur le tarmac

Dès l’atterrissage, les services de secours de l’aéroport ont pris en charge la passagère, une ressortissante marocaine, dont l’état nécessitait une intervention rapide. Elle a ensuite été évacuée par les équipes de la protection civile vers l’hôpital universitaire Mustapha Pacha d’Alger pour y recevoir les soins nécessaires.

Les autorités aéroportuaires ont indiqué que l’intervention s’est déroulée dans des conditions normales et que la coordination entre l’équipage et les services de secours a permis une prise en charge rapide et efficace.

Un dispositif d’urgence activé sans incident majeur

L’aéroport international d’Alger dispose d’une équipe médicale permanente, mobilisable à tout moment pour faire face aux situations critiques. Ce dispositif a une nouvelle fois été activé sans perturbation majeure du trafic aérien, l’incident n’ayant pas entraîné de conséquences pour les autres passagers du vol.

Cet épisode rappelle les protocoles stricts appliqués par les compagnies aériennes et les aéroports en matière de sécurité et de santé des voyageurs. La décision de déroutement, bien que contraignante sur le plan opérationnel, a permis d’assurer une prise en charge médicale rapide de la passagère concernée.

Aucune information n’a été communiquée à ce stade sur la suite du vol ni sur l’évolution de l’état de santé de la voyageuse.

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Arts populaires et soufisme au cœur du Festival des oasis de Tozeur

La 46ème édition du festival international des oasis de Tozeur a démarré vendredi dans une ambiance festive marquée par un carnaval qui a défilé de la zone touristique passant par la place de Palestine et la place de l’Indépendance, face au siège du gouvernorat, animé par de troupes soufis et folkloriques de la région, par le groupe Baraket des arts populaires de Libye et par la troupe Laghouat d’Algérie.

Ces spectacles ont attiré un public venu nombreux composé d’habitants de Tozeur et de touristes tunisiens, marquant ainsi le coup d’envoi de cette édition du festival, qui se tient du 26 au 29 décembre courant.

D’autres événements ont également débuté en même temps à savoir le forum de la calligraphie arabe et une exposition de sculptures sur bois de palmier au centre-ville de Tozeur.

Le directeur du festival, Badreddine Chaabani, a déclaré que cette édition a œuvré à diversifier la programmation en proposant des activités tout au long de la journée et en soirée, afin d’animer la ville et d’offrir un large choix de divertissements pour tous les goûts.

Chaabani a déclaré à TAP que le festival demeure fidèle à son cachet unique avec le grand défilé ” Rythmes des oasis ” sur la place centrale de l’oasis de Tozeur, près de la zone touristique.

Les festivités se poursuivront durant quatre jours avec un carnaval quotidien qui défilera dans les artères principales, et chaque jour étant consacré à un aspect différent du patrimoine oasien, qu’il s’agisse d’arts populaires ou soufis. Des soirées musicales auront également lieu à la place de l’Indépendance (place Bab El H’wa).

Le festival propose des soirées et des spectacles artistiques d’envergure afin d’attirer un public appréciant les divertissements nocturnes.

La première soirée mettra en vedette Mohamed Beskri avec son spectacle “Nafhet Eddeyna” ( Souffle du monde), suivi d’un spectacle animé par un bouquet d’artistes tunisiens avec Hamda Fellah, Wafa Salem et Aymen Ghazel qui seront réunis dans un spectacle concocté. Des animations pour enfants seront également proposées en soirée.

Badredddine Chaabani a souligné que le festival vise, dans cette édition, à valoriser et à mettre en lumière le patrimoine de la région de Djerid en présentant le patrimoine matériel et immatériel afin de le sauvegarder et le promouvoir, ce qui qui se reflète à travers le thème de cette édition qui met en relief la dimension intellectuelle également, avec la programmation d’une soirée poétique et d’un séminaire sur la valorisation du patrimoine d’une manière durable.

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Nadia Dhab expose « À pleins tubes » à la galerie Kalysté

L’exposition “À pleins tubes” de la designer graphique, dessinatrice, illustratrice Nadia Dhab, est un véritable une échappée dans le bonheur, la couleur et l’émotion que le public composé de petits et de grands, peut découvrir la galerie Kalysté jusqu’au 3 janvier 2026 en ces vacances de fin d’année.

Pour sa première exposition personnelle, l’artiste a choisi de dévoiler 52 œuvres de divers formats, exclusivement des acryliques, pour exprimer son ressenti envers la famille, la musique, la danse, l’amour et la liberté, avec un hommage délicat à la femme et à son enfant, dans un travail marqué par une très grande sensibilité avec des titres tels que ” Danseur éperdu “, ” Douce transe ” ou ” Love me tender “.

” C’est un travail qui m’a pris deux ans pour arriver à cette exposition ” déclare Nadia Dhab à l’agence TAP.  C’est une échappée dans le bonheur et une manière d’y rentrer, malgré le deuil et la guerre qui nous entoure la vie “.

Au sujet de la place de la mère et de l’enfants que l’on retrouve des œuvres à l’instar de ” Ange ou démon !” ou “Loumima”, elle explique l’influence symbolique de sa mère, Claudine Lavigne, professeure de lettres français à Paris, qui a n’a cessé de l’encourager depuis son enfance dans sa lecture de livres illustrés, ainsi que la place centrale qu’occupe sa famille et ses enfants dans son processus de création.

Une exposition marquée par l’harmonie des couleurs et l’influence de son entourage

Nadia Dhab dévoile une sublime exposition marquée par un équilibre harmonieux entre les couleurs vibrantes et chatoyantes de la vie, les personnages puisés de son entourage et son amour pour la musique, sachant qu’elle est également une saxophoniste amateure.

Alors que ses tableaux sont peints uniquement à l’acrylique, certains de ses œuvres semblent pourtant être des aquarelles, car elles sont marquées par beaucoup de transparence et aussi baignées de fluorescence dans un arc-en-ciel chromatique.

Les couleurs vibrantes qu’elle choisit sont un véritable hymne à la vie. Ses tableaux sont influencés par le dessin qu’elle pratique dans sa carrière de designer et d’illustratrice, ce qui distingue sa “marque de fabrique” des autres artistes.

Elle explore avec tendresse, passion et émotion l’univers des bonheurs simples, des sentiments humains, des émotions intenses et des sensations exaltées, dans un hymne coloré d’espoir exalté de la vie dans toutes ses notes de couleurs et de musique.

Cette exposition, qui a démarré le 13 décembre, à la différence de nombreuses autres, peut véritablement être visitée par les petits autant que les grands, car l’empreinte de la designer graphique, dessinatrice et illustratrice donnent vie à cette exposition dans un langage universel de beauté qui peut être apprécié de toutes et tous.

L’artiste et universitaire Kaouther Kassou Jellazi a suggéré ce titre ” A plein tubes ” choisi pour l’exposition et a apporté un soutien inconditionnels au suivi de la création des œuvres de Nadia Dhab.

” C’est un peu la marraine de l’exposition ” note à l’agence TAP, l’artiste, qui souligne l’amitié profonde liant les deux personnes qui s’encouragent mutuellement dans leur processus de création.

A ce sujet, Kaouther Kassou Jellazi a décrit, dans le catalogue illustré de textes et de photos des œuvres exposées, Nadia Dhab comme étant l’expression d’une ” chorégraphie lumineuse “.

Elle explique que ” la couleur s’avance comme un souffle. Elle éclaire un geste, frôle une épaule, traverse un regard d’une lueur qui hésite entre l’élan et le silence ”.

” Rien en elle n’est décor : elle agit, elle appelle, elle dévoile ce qui, autrement, resterait enfoui dans l’ombre des corps. Les œuvres deviennent des territoires de lumière où adultes et enfants se tiennent dans une même pulsation. Entre eux, pas d’histoire construite, mais une présence partagée : légère, mouvante, presque chuchotée. On y sent le passage d’une émotion, le frémissement d’un lien, la rencontre discrète entre un âge qui retient et un âge qui s’élance. ”

Dans cette exposition, ” la danse y circule comme un murmure. Elle n’exhibe rien : elle traverse.

Une inclinaison, une suspension, un souffle qui cherche son rythme. Une lueur fluo, telle un fil d’énergie, relie les silhouettes à la manière d’un chant lumineux. Les notes dispersées deviennent les balises d’un monde intérieur : elles donnent aux images leur respiration, leur tremblement, leur secret battement de cœur. Dans les visages, dans les mains, une précision presque tendre se révèle “.

En effet, “les figures apparaissent comme des éclats de présence : ni pleinement affirmées, ni prêtes à s’effacer. Elles forment un entre-deux vibrant, un seuil où la lumière sculpte le vivant avant qu’il ne devienne geste. Elles ne décrivent pas : elles sentent, elles portent, elles annoncent. C’est dans cet espace vibrant que l’artiste inscrit son geste là où la couleur devient souffle, où la peinture fait naître la lumière au cœur du mouvement”.

Ainsi ” s’élève À pleins tubes, exposition personnelle de Nadia Dhab :  dans un univers qui nous accompagne et nous relève, tant que la couleur nous tient “, conclut la pétillante Kassou.

Une carrière professionnelle puriforme

Nadia Dhab pour ceux qui ne la connaissent pas encore, est artiste tunisienne et française est née à Paris en 1970 qui baigné entre deux cultures. Elle s’installe en Tunisie et suit le cursus des Beaux-Arts de Tunis pour se spécialiser dans le design graphique après des études de Communication en France.

Diplômes en poche, elle débute sa carrière professionnelle dans le secteur du cinéma, et travaille sur les décors de films tunisiens et internationaux durant quelques années et crée ensuite son propre studio en tant que designer graphique-directrice artistique, illustratrice freelance, métier qu’elle exerce depuis. Elle développe en parallèle la pratique de la peinture, essentiellement figurative, et prend part régulièrement à des expositions collectives d’art depuis 2001.

Dès 2012, Nadia Dhab se lance dans le dessin de presse, l’illustration et la bande dessinée, et participe à plusieurs projets, recueils et festivals autour de ces activités. Elle anime, dans ce cadre, périodiquement des ateliers en milieu scolaire, et participe à des expositions, en Tunisie et à l’international.

Elle est présente dans de très nombreuses expositions de groupe de peinture, dessins de presse et de bande dessinée, telles que l’exposition collective itinérante internationale de bandes dessinées organisées par Koshk Comics intitulée « World War III », qui a débuté à Malmö (Suède) en octobre 2017, l’exposition collective itinérante « Dessinons pour la Paix »(dans les lycées et collèges tunisiens), organisée par Cartooning for Peace en partenariat avec l’Institut Arabe des Droits de l’Homme de Tunis (IADH) et l’Organisation Mondiale Contre la Torture (OMCT-Tunisie), en septembre 2017.

Parmi les évènements auxquels elle a pris part, figure l’exposition de groupe d’artistes arabes ” North African-Middle Eastern Women Resisting with Art ” organisée à Little Gallery Oregon State University (USA), (3 juillet- 14 septembre 2017) outre   son exposition personnelle de dessins au Centre Socio-Culturel Tunisien de Bruxelles (Belgique) du 13 au 20 mai 2017, organisée par le Comité de Vigilance pour la Démocratie en Tunisie dans le cadre du Premier Printemps Culturel Tunisien en Belgique.

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