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Huang Yiping met en garde contre une « inflation importée » en Chine

Huang Yiping, conseiller de la Banque populaire de Chine, a déclaré que « l’inflation importée » exercerait une pression sur l’économie de son pays. Mais que Pékin dispose de la flexibilité politique nécessaire pour absorber le choc de la hausse des prix du pétrole si le conflit au Moyen-Orient prend fin prochainement.

Lors d’une réunion à Pékin, M. Huang – membre du Comité de politique monétaire de la Banque populaire de Chine – a fait part de son inquiétude aux médias. Et ce, concernant le choc subi par la rentabilité des entreprises en raison de la hausse des prix du pétrole. Tout en affirmant que cette pression serait extrêmement dommageable pour l’économie réelle.

Certaines des plus grandes banques américaines ont revu à la hausse leurs prévisions d’inflation pour la Chine cette année. De même qu’elles ont abaissé leurs attentes concernant une baisse des taux d’intérêt chinois. Car l’escalade du conflit entre les États-Unis et Israël contre l’Iran d’autre a entraîné une hausse des prix du pétrole.

Selon un rapport publié lundi 30 mars, Bank of America s’est jointe à d’autres banques de Wall Street telles que Citigroup et Goldman Sachs pour prévoir une hausse plus rapide des prix à la consommation et de gros en Chine cette année, par rapport aux prévisions précédentes.

La forte hausse des coûts de l’énergie réduit également la probabilité d’un assouplissement monétaire dans les prochains mois. Les économistes de Bank of America renonçant à leurs prévisions de deux baisses de taux d’intérêt totalisant 20 points de base cette année.

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Guerre au Moyen-Orient : l’alerte du FMI sur l’économie mondiale

Le monde fait face à un nouveau choc majeur. La guerre au Moyen-Orient ne se limite pas à ses conséquences humaines : elle fragilise profondément l’économie mondiale déjà éprouvée par des crises successives, alerte le Fonds monétaire international (FMI), lundi 30 mars 2026. Dans une analyse récente, l’institution insistait sur le caractère « mondial mais asymétrique » de ce choc, qui frappe plus durement les pays importateurs d’énergie, les économies pauvres et celles disposant de faibles réserves.

Dans les pays directement touchés, les destructions d’infrastructures et les perturbations industrielles pèsent lourdement sur les perspectives de croissance à court terme. Mais l’impact dépasse largement la région. Les grandes économies importatrices d’énergie en Asie et en Europe subissent de plein fouet la flambée des coûts, dans un contexte où une part cruciale du pétrole et du gaz transite par le détroit d’Ormuz, décrit le FMI.

Cette dépendance expose particulièrement les économies d’Afrique et d’Asie, déjà fragiles, à des difficultés d’approvisionnement croissantes. Parallèlement, la hausse des prix des denrées alimentaires et des engrais accentue les risques d’insécurité alimentaire, notamment dans les pays à faible revenu, où les marges budgétaires sont limitées.

Quel que soit le scénario – conflit bref, prolongé ou tensions persistantes – les effets convergent : hausse des prix de l’énergie, inflation accrue et ralentissement de la croissance mondiale. La durée et l’intensité du conflit seront déterminantes pour l’ampleur du choc.

L’énergie constitue le principal canal de transmission de la crise. La perturbation du trafic dans le Golfe et la fermeture de facto du détroit d’Ormuz ont provoqué un choc sans précédent sur le marché pétrolier, selon l’Agence internationale de l’énergie. Pour les pays importateurs, cela se traduit par une explosion des factures énergétiques, pesant sur les finances publiques, les entreprises et le pouvoir d’achat des ménages.

Les répercussions sont multiples. En Asie, la hausse des coûts de production affaiblit l’activité industrielle. En Europe, elle ravive les craintes d’une nouvelle crise énergétique. Dans les économies émergentes, elle accentue les déséquilibres extérieurs et la pression sur les monnaies. À l’inverse, certains pays exportateurs de pétrole tirent profit de la hausse des prix, renforçant leurs recettes budgétaires; à condition de pouvoir maintenir leurs exportations.

La guerre perturbe également les chaînes d’approvisionnement mondiales. Le détournement des flux maritimes allonge les délais de livraison et renchérit les coûts logistiques. Les perturbations touchent aussi des produits essentiels comme les engrais, dont une part importante transite par le Golfe. Faisant craindre une hausse durable des prix alimentaires et des tensions sur les récoltes.

Dans ce contexte, les populations les plus vulnérables sont les premières touchées. Dans les pays à faible revenu, où l’alimentation représente une part importante des dépenses, toute hausse des prix se traduit par des conséquences sociales immédiates, susceptibles de provoquer des tensions politiques.

L’inflation constitue un autre risque majeur. La persistance de prix élevés de l’énergie et de l’alimentation pourrait ancrer des anticipations inflationnistes durables, compliquant la tâche des banques centrales et augmentant le risque d’un ralentissement économique plus marqué.

Les marchés financiers ne sont pas épargnés : baisse des actions, hausse des rendements obligataires et volatilité accrue témoignent d’un resserrement des conditions financières mondiales. Les pays les plus endettés ou disposant de faibles réserves sont particulièrement exposés, notamment en Afrique subsaharienne et dans certaines régions d’Asie et du Moyen-Orient.

Face à ce choc global et inégal, le Fonds monétaire international appelle à des réponses adaptées à chaque pays. De même qu’il renforce son soutien aux économies les plus vulnérables, via des conseils, une assistance technique et des financements. Comme l’a souligné sa directrice générale Kristalina Georgieva, dans un contexte d’incertitude croissante, un nombre grandissant de pays aura besoin d’un appui international renforcé.

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Dangote prête à approvisionner l’Europe en carburant

La raffinerie nigériane Dangote est prête à accroître ses exportations de carburant vers l’Europe, notamment les Pays-Bas, en raison des perturbations sur les marchés pétroliers mondiaux liées au conflit israélo-américain avec l’Iran. C’est ce que rapporte le quotidien néerlandais De Telegraaf.

L’article cite Anthony Chiejina, porte-parole du groupe Dangote, qui affirme que la raffinerie est en mesure d’approvisionner des pays situés au-delà de l’Afrique après avoir déjà exporté 450 000 tonnes de carburant vers 12 États africains confrontés à des pénuries. « Nous sommes prêts à faire face à une demande accrue en provenance d’Europe », a expliqué M. Chiejina, qui ajoute que la raffinerie produit et fournit à la fois de l’essence et du diesel en quantités égales.

A noter que les pays de l’Union européenne (UE) recherchent activement des sources d’approvisionnement en carburant moins exposées aux perturbations du détroit d’Ormuz, dont la demande dépasse les 10 millions de barils par jour, relève encore De Telegraaf.

Le trafic routier représente plus de cinq millions de barils par jour, précise le journal. Tandis que l’aviation et le transport maritime en consomment près de deux millions à eux deux; alors que l’industrie et la pétrochimie consomment 3,5 millions supplémentaires.

La raffinerie Dangote, située à Lagos, a une capacité de 650 000 barils par jour. Ce qui en fait la plus grande raffinerie d’Afrique. En 2024, elle aurait expédié du kérosène à Rotterdam, aux Pays-Bas. Les acheteurs de l’UE recherchant des alternatives aux approvisionnements russes en carburants raffinés.

Sjaak Poppe, porte-parole de l’Autorité portuaire de Rotterdam, a qualifié la taille de l’usine d’« impressionnante », mais a souligné qu’elle ne suffirait pas à satisfaire la demande européenne globale.

« Elle est une fois et demie plus grande que Shell Pernis. Leur contribution apporte un soulagement, mais elle est malheureusement faible par rapport à la demande totale des Pays-Bas et de l’Europe. Tout le monde est à la recherche de carburants », a déclaré Poppe au De Telegraaf.

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L’or s’apprête à enregistrer sa pire performance mensuelle en 17 ans

Les cours de l’or ont légèrement progressé ce 31 mars, soutenus par la faiblesse du dollar, mais s’orientent vers leur pire performance mensuelle en plus de 17 ans. La hausse des prix de l’énergie ayant freiné les espoirs d’une baisse des taux d’intérêt américains cette année.

L’or au comptant a progressé de 0,8 % à 4 544,19 dollars l’once ce matin. Tandis que les contrats à terme sur l’or américain pour livraison en avril ont grimpé de 0,3 % à 4 573,20 dollars. Selon Reuters, le dollar s’est affaibli, rendant les matières premières libellées en dollars moins chères pour les détenteurs d’autres devises.

Dans cet ordre d’idées, l’or a perdu environ 14 % de sa valeur depuis le début du mois, s’orientant vers sa plus forte baisse depuis octobre 2008…

Les opérateurs de marché ont quasiment exclu toute possibilité de baisse des taux d’intérêt par la Réserve fédérale (la banque centrale américaine) cette année, car la hausse des prix de l’énergie menace d’alimenter une inflation plus généralisée. Avant le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient, on s’attendait à ce que le taux d’intérêt américain soit abaissé deux fois cette année.

Le président de la Réserve fédérale, Jerome Powell, a déclaré lundi 30 mars que la banque centrale pourrait attendre de voir comment une guerre avec l’Iran affecterait l’économie et l’inflation. Tout en notant que les décideurs politiques ignorent souvent les chocs tels que ceux provoqués par la hausse des prix du pétrole.

Quant aux autres métaux précieux, l’argent a progressé de 1,2 % pour atteindre 70,81 dollars l’once sur le marché au comptant, le platine a grimpé de 0,1 % à 1 901,95 dollars et le palladium a gagné 1,1 % à 1 421,45 dollars.

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Guerre au Moyen-Orient : l’eau prise pour cible

Dans un Moyen-Orient marqué par des tensions croissantes, l’eau s’impose désormais comme un enjeu stratégique central, au même titre que les ressources énergétiques. Dans cette région extrêmement aride du Golfe, plusieurs personnes dépendent quasi entièrement de centaines d’usines de dessalement pour assurer leur approvisionnement en eau potable.

Ces infrastructures, vitales pour près de 61 millions d’habitants, sont aujourd’hui directement exposées aux conflits. Lundi 30 mars 2026, une usine de dessalement au Koweït a été ciblée par une attaque de drone, faisant un mort. Accusé d’être à l’origine de cette frappe, l’Iran a toutefois rejeté toute responsabilité, pointant du doigt Israël.

Cet épisode s’inscrit dans une escalade préoccupante. Depuis le début des hostilités, au moins quatre installations de dessalement ont été visées, notamment en Iran, à Bahreïn, aux Émirats arabes unis et au Koweït. Or, ces sites constituent des infrastructures civiles essentielles, dont la destruction ou la mise hors service peut provoquer des pénuries d’eau à grande échelle.

Au-delà de l’impact humanitaire immédiat, ces attaques soulignent une mutation des stratégies militaires : l’eau devient une arme. En ciblant des installations hydrauliques, les belligérants fragilisent non seulement les populations, mais aussi l’ensemble des économies nationales dépendantes de cette ressource pour l’industrie, l’agriculture et les services.

Ces frappes contre des infrastructures civiles pourraient, par ailleurs, être qualifiées de crimes de guerre au regard du droit international humanitaire…

Ainsi, la « guerre de l’eau » au Moyen-Orient n’est plus une simple hypothèse : elle est désormais une réalité tangible, aux conséquences potentiellement durables pour la stabilité régionale.

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Ormuz à l’arrêt : l’Égypte sollicite le pétrole libyen

L’Égypte s’oriente vers l’importation d’au moins un million de barils de pétrole libyen par mois. Et ce, pour compenser l’arrêt des flux de pétrole brut koweïtien, suite à la fermeture de facto du détroit d’Ormuz.

Bloomberg affirme que cet accord fait suite à une demande de la compagnie pétrolière publique égyptienne General Petroleum Corporation auprès de la Compagnie nationale de pétrole libyenne (NOC).

De leur côté, des sources anonymes indiquent que l’information n’a pas encore été annoncée officiellement. Cependant, le nouvel accord prévoirait que la Libye, membre de l’OPEP, enverrait deux cargaisons par mois à l’Égypte, pour un total de 1,2 million de barils.

Cette décision intervient à un moment où l’Égypte, pays le plus peuplé du Moyen-Orient et important importateur de marchandises, subit une pression croissante sur sa facture énergétique. Et ce, en raison de la guerre israélo-américaine contre l’Iran, qui entre dans sa cinquième semaine.

En effet, les raffineries égyptiennes dépendent en partie du pétrole koweïtien, entre un et deux millions de barils par mois. En plus d’environ un million de barils en provenance de Saudi Aramco…

L’Égypte consomme environ 12 millions de tonnes de diesel et 6,7 millions de tonnes d’essence par an. De même qu’elle est importatrice nette de gaz naturel. Le pays s’oriente actuellement vers une rationalisation de sa consommation. Ainsi, dès cette semaine, entrent en application des horaires de fermeture anticipée aux cafés et aux magasins.

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Fonderies d’aluminium du Golfe à l’arrêt : choc pour l’économie mondiale

L’Iran a revendiqué dimanche 29 mars la responsabilité des attaques contre deux des plus grandes usines d’aluminium au monde, à Bahreïn et aux Émirats arabes unis. Ravivant ainsi les craintes que la guerre au Moyen-Orient, qui entre dans son deuxième mois, n’ait de graves conséquences pour l’économie mondiale.

Les Gardiens de la révolution d’Iran ont confirmé dans un communiqué diffusé par les médias d’État iraniens avoir lancé des attaques de missiles et de drones qui ont endommagé les usines Aluminium Bahrain (ALBA) et Emirates Global Aluminium (EGA).

Ils indiquent que ces attaques étaient une réponse aux frappes israélo-américaines contre deux aciéries iraniennes. Tout en faisant référence aux liens de ces entreprises avec des sociétés militaires et aérospatiales américaines. « Grâce aux investissements et aux participations d’entreprises américaines, ces deux sociétés jouent un rôle important dans l’approvisionnement des industries militaires qui fournissent l’armée américaine », ont déclaré les Gardiens de la révolution dans leur communiqué.

De son côté, ALBA, qui possède l’une des plus grandes usines d’aluminium au monde, a déclaré lundi 30 mars qu’elle évaluait les dégâts causés par ces attaques iraniennes contre ses installations.

Quant à Emirates Global Aluminium (EGA), elle a également signalé d’importants dégâts suite à des attaques de missiles et de drones iraniens. EGA a précisé aujourd’hui que son usine de Tawila, à Abou Dhabi, l’une de ses deux unités aux Émirats arabes unis, a subi des « dégâts majeurs » et que six personnes ont été blessées.

Dans ce contexte, la plupart des producteurs d’aluminium du Golfe, qui représentent environ 9 % de l’offre mondiale, ont interrompu leurs livraisons aux marchés mondiaux par leurs canaux habituels depuis le début de la guerre israélo-américaine contre l’Iran; et ce, en raison de la fermeture du détroit d’Ormuz.

A cet égard, notons que les deux entreprises sont des fournisseurs majeurs du secteur aérospatial mondial. EGA produisant des alliages de haute qualité utilisés par des géants de l’aviation tels que Boeing et Airbus.

Les attaques contre les fonderies s’inscrivent dans une offensive iranienne plus large contre les infrastructures économiques critiques du Golfe, qui a ciblé les raffineries de pétrole, les ports commerciaux, les aéroports et les voies maritimes…

Pour sa part, l’usine d’Al Tawilah d’EGA a produit 1,6 million de tonnes métriques de métal en fusion en 2025. La société possède également une raffinerie d’alumine adjacente à El Tawilah qui a produit l’année dernière 2,4 millions de tonnes de matière première d’aluminium.

L’industrie sidérurgique de Bahreïn déclare un cas de force majeure

Enfin, Foulath Holding, la société mère de BahrainSteel, a également déclaré un cas de force majeure dans ses activités, en raison des problèmes engendrés par la guerre.

Sachant que les États-Unis importent 10 % de leur aluminium primaire des pays du Golfe, soit 171 400 tonnes. Les Émirats arabes unis sont leur troisième fournisseur après le Canada et l’Afrique du Sud.

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Quadrilatère au Pakistan : projet pour le détroit d’Ormuz sur le modèle du canal de Suez

Le Pakistan a accueilli dimanche 29 mars des pourparlers avec la Turquie, l’Égypte et l’Arabie saoudite dans le cadre de ses efforts de médiation pour mettre fin à la guerre en Iran. Les premières discussions ont porté sur des propositions visant à rouvrir le détroit d’Ormuz à la navigation, selon des sources proches du dossier.

Les ministres des Affaires étrangères des trois puissances régionales ont atterri à l’aéroport d’Islamabad pour les pourparlers, alors que l’Iran a averti les États-Unis de ne pas lancer d’attaque terrestre et que les prix mondiaux du pétrole ont grimpé en flèche. Selon cinq sources proches du dossier qui se sont confiées à Reuters, les pays réunis au Pakistan ont soumis des propositions à Washington concernant le trafic maritime et l’ouverture du détroit d’Ormuz, dans le cadre d’efforts plus larges visant à stabiliser les flux maritimes.

Environ un cinquième du commerce mondial de pétrole et de gaz naturel liquéfié transitait chaque jour par le détroit d’Ormuz, mais l’Iran a effectivement bloqué le trafic maritime à cet endroit en réponse aux frappes aériennes américano-israéliennes qui ont débuté il y a un mois.

Propositions pour l’ouverture d’Ormuz

Le Pakistan qui, comme la Turquie, partage une frontière avec l’Iran, a mis à profit ses liens étroits avec Téhéran et Washington pour devenir un acteur diplomatique clé dans ce conflit, aux côtés d’Ankara et du Caire. Des propositions, notamment celles de l’Égypte, avaient été transmises à la Maison Blanche par le Pakistan avant la réunion de dimanche et prévoyaient des redevances similaires à celles du canal de Suez. Deux autres sources pakistanaises ont indiqué que la Turquie, l’Égypte et l’Arabie saoudite pourraient former un consortium pour gérer le flux de pétrole transitant par cette voie navigable et ont invité le Pakistan à y participer.

La proposition de création d’un consortium de gestion conjointe a été discutée avec les États-Unis et l’Iran, selon les sources. Une première source pakistanaise a indiqué que le chef d’état-major de l’armée pakistanaise, Asim Munir, est en contact régulier avec le vice-président américain J.D. Vance.

De son côté, une source diplomatique turque a indiqué qu’Ankara avait pour priorité d’obtenir un cessez-le-feu. « Garantir le passage sûr des navires pourrait constituer une mesure importante pour instaurer la confiance dans ce dossier », a déclaré une personne, qui a souhaité garder l’anonymat…

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Nouvelle escalade au Moyen-Orient : le pétrole franchit les 115 dollars

Les prix du baril du pétrole ont fortement augmenté lundi 30 mars, portés par une nouvelle escalade du conflit au Moyen-Orient après l’entrée en scène des rebelles houthis du Yémen contre Israël. Le Brent a dépassé les 115 dollars le baril, poursuivant une hausse spectaculaire entamée depuis plusieurs semaines. Tandis que le brut américain WTI a lui aussi franchi les 100 dollars.

Plus précisément, le prix du pétrole brut Brent a bondi de 3,09 dollars, soit 2,74 %, à 115,66 dollars le baril après avoir clôturé en hausse de 4,2 % vendredi. Le West Texas Intermediate américain s’établissait à 102,56 $ le baril, en hausse de 2,92 $, soit 2,93 %, après un gain de 5,5 % lors de la séance précédente.

Cette flambée s’explique par l’élargissement du conflit entre l’Iran, Israël, les Etats-Unis mais aussi leurs alliés, faisant craindre des perturbations majeures de l’approvisionnement mondial.

En effet, durant le week-end, les Houthis, soutenus par l’Iran, ont lancé des attaques contre Israël, marquant une extension géographique du conflit vers la mer Rouge et le détroit stratégique de Bab el-Mandeb, axe clé du transport pétrolier mondial.

Parallèlement, la fermeture du détroit d’Ormuz — par où transite environ 20 % du pétrole mondial — accentue les tensions sur les marchés énergétiques…

Face à ces risques, certains producteurs, notamment en Arabie saoudite, ont commencé à réorganiser leurs flux d’exportation pour limiter les perturbations. Mais les analystes redoutent qu’une intensification militaire, voire une intervention terrestre américaine, ne provoque une nouvelle envolée des prix.

Les exportations de pétrole brut saoudien redirigées du détroit d’Ormuz vers le port de Yanbu en mer Rouge ont atteint 4 658 millions de barils par jour la semaine dernière, selon les données de la société d’analyse Kpler.

A rappeler enfin que depuis le début du conflit, le 28 février 2026, le pétrole a enregistré une hausse exceptionnelle, dépassant déjà les niveaux observés lors de précédentes crises majeures, signe d’une inquiétude croissante des marchés face à une guerre régionale prolongée.

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Les voitures chinoises gagnent du terrain en Europe

Les constructeurs automobiles chinois ont repris du terrain en Europe en février, accentuant la pression sur les constructeurs occidentaux après un bref ralentissement de leurs ventes en début d’année.

Dataforce, une société de données et de recherche, a indiqué vendredi 27 mars que les marques menées par BYD et Zhejiang Lipmotor Technology représentaient 16 % des immatriculations de voitures hybrides en Europe le mois dernier, soit une hausse de 1 % par rapport à janvier. Leur part parmi les véhicules entièrement électriques a augmenté de deux points de pourcentage pour atteindre 14 %, selon Bloomberg News.

Ces gains font suite à une année record en 2025, où des modèles tels que l’Omoda 5 et le Gaico 7 se sont davantage répandus en Europe.

Dataforce ajoute que les constructeurs automobiles chinois développent leurs réseaux de concessionnaires et proposent d’importantes remises, profitant ainsi de la sensibilité des consommateurs aux prix et captant 8 % du marché total en février, soit près du double de leur part de marché de 4,2 % l’année dernière.

Les prévisions de ventes des constructeurs automobiles chinois en Europe en 2026 restent positives malgré les tensions géopolitiques, notamment la guerre au Moyen-Orient, selon les analystes…

Le Moyen-Orient, qui a absorbé 17 % des exportations chinoises en 2025, pourrait aussi influencer les flux logistiques, mais pas nécessairement freiner la pénétration européenne. Les constructeurs européens, quant à eux, signalent des perturbations, mais pas d’effondrement du marché.

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Croissance freinée, inflation en hausse : Fitch revoit ses prévisions pour l’Égypte

L’agence Fitch Solutions a revu à la baisse vendredi 27 mars ses prévisions de croissance pour l’économie égyptienne, pointant les effets persistants des tensions géopolitiques et des déséquilibres macroéconomiques.

Pour l’exercice en cours, la croissance est désormais attendue à 4,9 %, contre 5,2 % précédemment. Les perspectives pour l’exercice suivant ont également été ajustées à 5,2 %, en dessous des objectifs du gouvernement (5,4 %). En cas de prolongation du conflit régional, la croissance pourrait même tomber à 4,5 %.

Malgré ce ralentissement, les performances restent supérieures à la moyenne de la décennie passée (4,3 %), signe d’une reprise encore fragile mais réelle.

La révision s’explique principalement par l’érosion du pouvoir d’achat des ménages, entraînant un ralentissement de la consommation. Fitch anticipe une inflation plus élevée en 2026, autour de 13 %, portée par la hausse des prix de l’énergie, des transports et potentiellement de l’électricité.

La dépréciation de la livre égyptienne et l’augmentation des coûts d’importation accentuent ces pressions inflationnistes.

Tourisme et canal de Suez fragilisés

Les recettes extérieures seront elles aussi affectées. Le tourisme, pilier de l’économie (10 à 12 % des entrées), devrait ralentir fortement en raison des inquiétudes sécuritaires et des perturbations aériennes. Le canal de Suez continue de souffrir du détournement des routes maritimes, avec un trafic limité à 30–35 % des niveaux d’avant-crise.

Résultat selon Fitch : la contribution des exportations nettes devrait devenir légèrement négative.

Par ailleurs, la croissance des investissements est revue à la baisse (5,8 %), freinée par la hausse des coûts de production, des taux d’intérêt élevés (14–15 %) et un ralentissement des investissements étrangers, notamment en provenance du Golfe.

Par ailleurs, des sorties de capitaux estimées entre 8 et 9 milliards de dollars depuis février accentuent la pression sur les réserves en devises.

Déficit courant en hausse

Le déficit du compte courant est désormais attendu à 3,4 % du PIB en 2025/2026, contre 2,2 % auparavant. Cette dégradation s’explique par une facture énergétique plus élevée (prix du pétrole revu à 72 dollars), une hausse des importations, et une reprise lente des recettes du tourisme et du canal de Suez.

Ainsi, les perspectives restent orientées à la baisse. Une aggravation du conflit dans la région pourrait faire bondir les prix du pétrole jusqu’à 110–130 dollars, accentuer l’inflation et creuser le déficit courant jusqu’à 4,4 % du PIB, selon l’agence.

Des perturbations d’approvisionnement en gaz pourraient affecter des secteurs industriels clés (engrais, acier, ciment).

Malgré ces tensions, les échanges commerciaux avec les pays du Golfe devraient rester relativement solides, ces derniers représentant environ 20 % des exportations égyptiennes.

Enfin, Fitch souligne que les capacités de financement extérieur de l’Égypte se réduisent en raison de la dépendance accrue au FMI, la baisse des émissions obligataires, et les contraintes de liquidité chez les partenaires du Golfe.

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G7 sous tension : face à l’Iran, Washington bouscule ses alliés

Le secrétaire d’État américain Marco Rubio a affiché une position ferme sur la crise iranienne lors de la réunion du G7, vendredi 27 mars en France. Il a exhorté les alliés de Washington à clarifier leur stratégie et à renforcer leur engagement face à Téhéran.

À l’issue des discussions, Rubio a estimé que les opérations contre l’Iran pourraient s’achever « dans les deux prochaines semaines », affirmant que le pays (Iran) en sortirait « plus affaibli qu’il ne l’a été dans l’histoire récente ». Il a également insisté sur la nécessité de l’empêcher de mettre en place un système de contrôle du trafic dans le stratégique détroit d’Ormuz, qualifiant cette éventualité d’« illégale » et de « dangereuse pour le monde ».

Depuis l’aéroport du Bourget, près de Paris, le chef de la diplomatie américaine a assuré avoir constaté un certain soutien parmi les membres du G7 pour contenir les ambitions iraniennes. Il a toutefois appelé ses partenaires à « s’engager davantage », y compris sur le plan militaire, afin de sécuriser cette voie maritime essentielle au commerce énergétique mondial.

Malgré ces déclarations, des divergences sont apparues au sein de l’alliance. Les partenaires européens ont plaidé pour une désescalade rapide et ont demandé des clarifications sur la stratégie américaine…

Le communiqué final du G7 a ainsi appelé à une cessation immédiate des attaques contre les civils, marquant une certaine distance avec la posture de Washington…

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Guerre en Iran : le pétrole poursuit sa hausse

Les prix du pétrole ont fortement augmenté à la fin de la séance du vendredi 27 mars 2026, continuant à enregistrer des gains pour la deuxième séance consécutive.

Les prix du pétrole brut ont enregistré de légères hausses hebdomadaires après que le président américain, Donald Trump, a prolongé de dix jours le moratoire sur les attaques contre les centrales électriques iraniennes. Mais les investisseurs doutent qu’une solution au conflit soit imminente.

En effet, la guerre a retiré 11 millions de barils de pétrole par jour des approvisionnements mondiaux, l’Agence internationale de l’énergie (AIE) décrivant même la crise comme la pire que les deux chocs pétroliers des années 1970 et la guerre du gaz russo-ukrainienne réunis.

À la clôture de la séance du vendredi 27 mars, les contrats à terme sur le pétrole brut Brent pour livraison en mai 2026 ont augmenté de 4,2 % pour atteindre 112,57 dollars le baril. Et selon les sites spécialisés, le baril du pétrole a atteint ce matin du 28 mars 114 dollars.

Parallèlement, les prix à terme du pétrole brut américain West Texas Intermediate, pour livraison en mai 2026, ont augmenté de 5,46 % pour atteindre 99,64 dollars le baril, selon les chiffres suivis en temps réel par la plateforme énergétique spécialisée (basée à Washington).

Les contrats à terme sur le pétrole brut West Texas Intermediate, qui ont bondi de 40 % depuis les frappes américaines et israéliennes contre l’Iran le 28 février, ont progressé de 1,3 % cette semaine.

Analyse des prix du pétrole

« Malgré les discours sur la désescalade, les prix du pétrole sont affectés par la durée du conflit, et pas seulement par les gros titres », a déclaré Priyanka Sachdeva, analyste chez Philip Nova. « Tout dommage direct aux infrastructures pétrolières ou un conflit prolongé pourrait contraindre les marchés à réévaluer rapidement le prix du pétrole à des niveaux plus élevés », a-t-elle ajouté.

Alors que Trump a prolongé jusqu’au 6 avril l’ultimatum donné à l’Iran pour rouvrir le détroit d’Ormuz sous peine de voir son infrastructure énergétique détruite, les États-Unis sont également en train d’envoyer des milliers de soldats au Moyen-Orient.

À noter que les États-Unis demandent un cessez-le-feu d’un mois pour discuter d’un plan en 15 points, qui comprend le démantèlement du programme nucléaire iranien, la fin du soutien aux groupes islamistes par procuration et la réouverture du détroit d’Ormuz…

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Les pays asiatiques « font la queue » pour le pétrole russe

Des pays asiatiques, dont le Vietnam, la Thaïlande, les Philippines, l’Indonésie et le Sri Lanka, se bousculent pour acheter du pétrole russe, car la guerre en Iran perturbe les approvisionnements, ce qui fait craindre que la demande ne dépasse l’offre.

Depuis que la guerre en Ukraine a contraint les consommateurs européens – autrefois les principaux acheteurs de pétrole et de gaz russes – à se détourner de Moscou, l’Inde et la Chine absorbent environ 80 % des exportations de pétrole russe. La Turquie est également un acheteur important.

Mais ces dernières semaines, une multitude de pays se sont positionnés, selon diverses sources, dont des médias et la Russie.

« La demande est forte, notamment pour les destinations alternatives. Par conséquent, il pourrait arriver un moment où il deviendra difficile de satisfaire cette demande supplémentaire », a déclaré, jeudi 26 mars 2026, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov…

Un cinquième de la production mondiale de pétrole est de fait bloqué sur le marché en raison de la guerre menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran, qui a interrompu le trafic dans le détroit d’Ormuz.

La Russie a profité des prix élevés du pétrole et d’une exemption de 30 jours des sanctions américaines pour les achats de pétrole russe transporté par voie maritime. Les recettes pétrolières et les ventes de gaz naturel génèrent environ un quart des recettes publiques du pays…

Ainsi, les Philippines ont acheté deux cargaisons de pétrole brut russe ESPO (pétrole exporté via l’oléoduc Sibérie orientale-océan Pacifique) totalisant environ 1,5 million de barils, reprenant ainsi leurs achats de pétrole russe pour la première fois en cinq ans, selon les données du LSEG (London Stock Exchange Group).

Les pétroliers Sara Sky et Tiger Wings transportaient du pétrole vers le port de Limay, où se trouve le terminal de la raffinerie de Bataan.

La Thaïlande a également tenu des discussions avec la Russie au sujet d’éventuels achats de pétrole brut, selon le vice-Premier ministre, Pipat Ratchakitprakarn.

Le Premier ministre vietnamien Pham Minh Chinh s’est rendu à Moscou cette semaine, demandant à la compagnie pétrolière et gazière russe Zarubezhneft d’accroître ses investissements au Vietnam et de fournir du pétrole brut à ce pays d’Asie du Sud-Est sur le long terme.

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Accord UE–États-Unis : une approbation conditionnelle

Le Parlement européen a donné son accord conditionnel à la mise en œuvre de l’accord commercial conclu l’été dernier entre l’UE et les États-Unis. Ce qui ouvre la voie à la prochaine phase des négociations avec les États membres.

Les députés européens ont conforté jeudi 26 mars leur position en faveur de la suppression des droits de douane sur la plupart des importations américaines vers l’UE. Et ce, comme la Commission européenne s’y était engagée dans le cadre de l’accord conclu à Turnberry, en Écosse, en août 2025. Cependant, cette approbation s’accompagne d’un certain nombre de garanties claires.

Le rapporteur Bernd Lange (S&D, Allemagne) a déclaré : « Le vote d’aujourd’hui (jeudi) nous confère un mandat fort pour les négociations avec le Conseil et nous comptons bien l’exploiter pleinement. Les députés européens ne pourront approuver les conditions commerciales de l’accord que si le règlement comporte des garanties très solides et claires. Et seulement après que les États-Unis aient pleinement respecté les termes de l’accord. J’entends défendre vigoureusement ce mandat lors des négociations. »

Plus précisément, le Parlement européen demande que la mise en œuvre de l’accord soit assortie de trois conditions fondamentales. A savoir :

  • Une clause de suspension, au cas où les États-Unis imposeraient de nouveaux droits de douane.
  • La clause d’entrée en vigueur. Laquelle stipule que le règlement ne sera pas mis en œuvre sans le respect intégral des conditions par la partie américaine.
  • Une clause d’extinction automatique. Elle garantit un contrôle parlementaire complet de toute prolongation potentielle de l’accord.

En particulier, concernant la clause de suspension, le Parlement européen demande la possibilité de geler tout ou partie des préférences tarifaires envers les États-Unis, si Washington impose de nouveaux droits de douane sur les produits européens ou met en œuvre des droits commerciaux supplémentaires dépassant la limite maximale convenue de 15 %.

De même, cette clause pourrait être déclenchée si les États-Unis compromettent les principaux objectifs de l’accord, discriminent les opérateurs économiques de l’UE ou exercent des pressions économiques sur l’Union et ses États membres. Parallèlement, une attention particulière est portée aux droits de douane américains sur les produits dérivés de l’acier et de l’aluminium. Les eurodéputés appelant à une réduction drastique de ces droits comme condition essentielle à la pleine mise en œuvre de l’accord.

Limite jusqu’en 2028 et sans prolongation automatique

Selon le texte adopté, les préférences tarifaires s’appliqueront jusqu’au 31 mars 2028, sauf renouvellement. Les députés européens précisent toutefois que la prolongation de ce règlement ne peut être automatique. Mais qu’elle ne peut avoir lieu que par le biais d’une nouvelle proposition législative et après une évaluation approfondie de l’impact de l’accord sur le marché et la production européens.

Mécanisme de sauvegarde pour l’industrie européenne 

Un mécanisme de sauvegarde est prévu, permettant à la Commission européenne de suspendre temporairement l’application des nouvelles dispositions tarifaires si les importations en provenance des États-Unis augmentent au point de causer un préjudice grave à l’industrie de l’UE. Le Parlement européen entend ainsi conserver un outil d’intervention directe au cas où l’accord exercerait une forte pression sur les secteurs de production européens.

Les prochaines étapes

Suite à son approbation jeudi, le Parlement européen devrait entamer des négociations avec le Conseil de l’UE (États membres) afin de déterminer la forme définitive des dispositions de l’accord.

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Trump repousse son ultimatum sur l’Iran

Donald Trump a prolongé, jeudi 26 mars, de dix jours le délai des négociations avec l’Iran et suspendu sa menace de frapper les installations énergétiques iraniennes.

L’administration Trump, par l’intermédiaire d’un groupe de médiateurs (Pakistan, Égypte et Turquie), a demandé à Téhéran de tenir une réunion de haut niveau cette semaine pour discuter d’une proposition américaine visant à mettre fin à la guerre.

Dans un contexte de forte escalade militaire au Moyen-Orient, Donald Trump a toutefois affirmé que l’Iran serait désormais disposé à négocier un accord pour mettre fin au conflit. Une déclaration qui tranche avec la poursuite des affrontements sur le terrain… Mais du côté iranien, le discours est tout autre. Les autorités démentent toute volonté de négocier dans les conditions actuelles et continuent d’afficher une posture de fermeté. Des attaques et ripostes se poursuivent, illustrant l’écart entre les déclarations politiques et la réalité du terrain.

Dans ce climat de tension, les déclarations de Donald Trump apparaissent aussi comme un message adressé à l’opinion publique et aux marchés, cherchant à accréditer l’idée d’une désescalade possible; malgré une situation militaire toujours explosive.

La guerre a fortement perturbé le transport maritime. Elle a entraîné une hausse d’environ 40 % du prix du pétrole brut et une augmentation de près des deux tiers des livraisons de gaz naturel liquéfié à l’Asie. Pour sa part, le prix des engraiss azotés, essentiels à la production alimentaire, a quant à lui progressé d’environ 50 %.

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Ukraine : des armes pourraient être redirigées vers le Moyen-Orient

Le Pentagone envisage de redéployer une partie de l’aide militaire destinée à l’Ukraine vers le Moyen-Orient, selon des informations du Washington Post et reprises par Reuters.

Cette option est actuellement à l’étude dans un contexte de forte intensification des opérations américaines contre l’Iran, qui mettent sous pression les stocks de munitions stratégiques de l’armée américaine.

Parmi les équipements concernés figurent notamment des missiles intercepteurs de défense aérienne financés via un programme de l’OTAN, initialement destinés à renforcer les capacités de Kiev face à la Russie.

Cette réorientation potentielle intervient alors que les forces américaines multiplient les frappes dans la région. Le commandement central américain (CENTCOM) affirme avoir déjà visé des milliers de cibles en Iran afin de réduire ses capacités militaires et son influence régionale.

Face à ces tensions, le Pentagone assure vouloir garantir que les forces américaines et leurs alliés disposent des ressources nécessaires pour mener leurs opérations, sans toutefois préciser si cette réallocation se fera au détriment direct de l’Ukraine…

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La CCI s’inquiète de « la pire crise industrielle de mémoire d’homme »

« Une guerre au Moyen-Orient pourrait provoquer la pire crise industrielle de mémoire d’homme », a averti mercredi 25 mars John Denton, président de la Chambre de commerce internationale (CCI), à la veille de la conférence ministérielle de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) à Yaoundé, au Cameroun.

« Il est impossible de discuter de l’avenir du système commercial sans reconnaître l’ampleur du choc qui frappe actuellement l’économie réelle », a déclaré M. Denton, qui participait à une table ronde avec la directrice générale de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), Ngozi Okonjo-Iweala.

Les conséquences de la guerre au Moyen-Orient affectent déjà de nombreux secteurs, bien au-delà de la région. « D’un point de vue économique, nous pensons que cela pourrait bien devenir la pire crise industrielle de mémoire d’homme. Non seulement à cause de la hausse des prix de l’énergie, mais aussi parce que la production industrielle elle-même est perturbée et désorganisée par les pénuries de gaz naturel et d’autres intrants essentiels », a-t-il estimé.

« Nous constatons déjà que de grandes entreprises invoquent la « force majeure » dans leurs contrats d’approvisionnement et réduisent leur production. Tandis que les pénuries affectent l’énergie, les produits chimiques et d’autres chaînes d’approvisionnement essentielles », a souligné M. Denton.

John Denton a souligné que les effets de la crise ne se limitent pas à l’industrie, mais affectent également l’agriculture par le biais des engrais. En effet, et selon l’OMC, le blocus du détroit d’Ormuz a effectivement perturbé l’approvisionnement en engrais, essentiels à l’agriculture mondiale, car environ un tiers des exportations mondiales d’engrais transitent par cette voie maritime.

« Il est vital que la communauté internationale fasse tout son possible pour rétablir la sécurité du transport maritime commercial dans le Golfe, tout en agissant rapidement pour atténuer les dommages prévisibles à l’économie réelle », a-t-il insisté.

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L’inflation grimpe à 3 % en février au Royaume-Uni

L’inflation au Royaume-Uni est restée stable à 3 % en février, selon les derniers chiffres de l’Office for National Statistics (ONS) publiées mercredi 25 mars. Les économistes interrogés par Reuters s’attendaient à ce que l’indice des prix à la consommation reste inchangé par rapport au mois précédent.

L’inflation sous-jacente, qui exclut l’énergie, l’alimentation, l’alcool et le tabac, s’est établie à 3,2 % en février, contre 3,1 % en janvier.

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