Lese-Ansicht

Es gibt neue verfügbare Artikel. Klicken Sie, um die Seite zu aktualisieren.

BCT : interdiction du crédit-import, leçon de 2017 ou boomerang économique ?

La Banque centrale de Tunisie (BCT) a interdit aux banques de financer le fonds de roulement des entreprises pour l’importation de produits non prioritaires. Cette mesure s’inscrit dans un train de régulations renforcées, après la loi sur les chèques et l’interdiction des contrats à durée déterminée (CDD). Elle remet en cause une fonction traditionnelle des banques : le crédit au commerce. Désormais, les importateurs doivent bloquer, sur leurs fonds propres, des dépôts couvrant 100 % de la valeur des biens importés. Que pense l’expert économique-développement du secteur privé et des PME, Mounir Ben Guirat de cette circulaire ?

Joint par téléphone, l’expert économique  Mounir Ben Guirat y voit un retour d’expérience : « Cette mesure fait écho à une décision identique de 2017, visant à soulager les pressions sur la balance des paiements en limitant volume et valeur des importations, dans un contexte économique tendu où la rationalisation des devises est impérative. »

Théoriquement efficace, pratiquement limitée

Théoriquement, elle porte ses fruits, selon lui : « Une bonne partie des importateurs, sans fonds propres suffisants, cesseront ces activités. » Mais practiquement, le risque d’échec plane : « Elle reproduira l’échec de 2017 sans mesures complémentaires. A savoir, un contrôle rigoureux des importations, des sanctions strictes et la maîtrise du marché parallèle. Des produits comme les fruits secs, chocolats ou parfums y affluent illégalement. »

Conséquences et risques internationaux

Alors quelles seront les retombées ? Mounir Ben Guirat alerte : « Les grands importateurs, bien capitalisés, accapareront le marché et doperont le circuit noir. Pire, cette barrière non tarifaire exposera la Tunisie à des litiges avec les instances internationales; malgré sa solidité juridique. »

Pour un impact positif : une stratégie holistique

Il plaide pour une vision globale : « La circulaire doit s’appuyer sur un contrôle renforcé des importateurs et une lutte accrue contre le marché noir, via une rationalisation des devises, une supervision accrue et des incitations aux secteurs prioritaires. Ainsi, on évite les effets boomerang sur l’économie réelle. »

L’article BCT : interdiction du crédit-import, leçon de 2017 ou boomerang économique ? est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

❌