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33 ans au service du monde : LIFE, 3ème meilleure ONG humanitaire

Selon les rapports publiés pour l’année 2026, Life For Relief and Development (LIFE) obtient la troisième place parmi les meilleures organisations humanitaires mondiales. Et ce, pour sa rapidité d’intervention en cas d’urgence. Elle est aussi la cinquième des meilleures organisations luttant contre la pauvreté dans le monde. De même qu’elle se classe à la cinquième place des meilleures organisations opérant en Palestine.

Fondée il y a plus de 33 ans aux États-Unis, LIFE bénéficie d’un statut consultatif auprès du Conseil économique et social des Nations unies. Ces classements reflètent sa préparation constante face aux catastrophes et urgences mondiales, ainsi que son expansion et sa présence dans plus de 60 pays à travers des projets exécutifs complets menés par ses 14 bureaux dans le monde.

Au cours de ces années, LIFE a distribué plus de 624 millions de dollars d’aide humanitaire. Ce qui lui a également valu une note de 96 % par le jury de Charity Navigator. Elle est recommandée par l’Agence des États-Unis pour le développement international (USAID) et a reçu le Prix humanitaire de Dubaï en avril 2025 pour le partenariat humanitaire le plus impactant. Il concernait son projet de camps d’hébergement des déplacés dans la bande de Gaza. Ces camps protégeaient les habitants du froid et de la pluie en hiver, de la chaleur, de l’humidité et des insectes en été; ainsi que des incendies pendant leur sommeil dus aux bombardements continus.

Secours d’urgence pour les catastrophes sismiques en Tunisie, en Algérie et en Afrique du Nord

L’Afrique et le Moyen-Orient comptent parmi les régions les plus touchées par les guerres et les catastrophes environnementales continues. LIFE a veillé à ce que ses équipes soient préparées et prêtes à intervenir en cas d’urgence. Cela a été particulièrement visible en Afrique du Nord en 1994, lorsque LIFE a commence ses opérations en Tunisie après un séisme, dont les répliques ont duré plus de cinq ans. Pendant cette période, les équipes ont soutenu les familles déplacées dont les maisons avaient été endommagées par des constructions fragile en Tunisie et en Algérie.

LIFE a également répondu à l’appel de secours après le séisme majeur de 2003 en Algérie, dont les conséquences se font encore sentir aujourd’hui, non seulement dans la mémoire des victimes, mais aussi dans la nécessité d’aider 95 000 personnes ayant perdu leur logement et nécessitant un hébergement d’urgence, puis une relocalisation. Les équipes de LIFE ont fourni une aide comprenant nourriture, eau, abris temporaires, soins de santé et médicaments, tout en suivant les déplacés des zones sinistrées vers les États voisins pour leur permettre de reconstruire une vie stable.

Le soutien a continué pendant la pandémie de COVID-19 (2020–2022), puis lors des inondations touchant plusieurs pays africains en 2022. LIFE a été en état d’alerte, avec des équipes sur le terrain immédiatement pour fournir une aide d’urgence et des fournitures médicales en Gambie, Mali, Sénégal, Nigeria, Ouganda, Côte d’Ivoire et Sri Lanka. Ensuite, lors des vagues de sécheresse et de famine touchant la région, LIFE a fourni une assistance urgente en Éthiopie, Kenya, Somalie, Somaliland et Soudan.

Projets saisonniers et parrainage des orphelins

LIFE a mené des projets saisonniers fournissant des paniers alimentaires pour le Ramadan, de la viande sacrificielle et des fournitures hivernales telles que couvertures et moyens de chauffage pour les déplacés et les familles nécessiteuses en Algérie et dans 22 autres pays africains. LIFE a aussi développé des projets d’eau potable en Afrique et dans d’autres pays, avec un total de 1 473 puits au cours de ces années, dont 267 en 2025.

L’organisation soutient 13 100 orphelins en Afrique et dans 22 pays à travers le monde. En 2025, LIFE a aidé près de 29 000 élèves orphelins en finançant leurs frais scolaires et fournitures dans 28 pays. Elle offre également des bourses universitaires et, pour lutter contre la malnutrition, a fourni des aliments enrichis en vitamines à 19 000 familles en Afrique, au Moyen-Orient et à Gaza.

Faire face à la plus grande vague de déplacement d’enfants en Afrique

LIFE est intervenue lors de la plus grande vague de déplacement d’enfants au Soudan après les conflits, opérant au cœur de la crise, malgré les risqué sécuritaires, pour fournir un hébergement d’urgence, un soutien médical et humanitaire aux populations touchées par la guerre. LIFE a également soutenu les réfugiés soudanais en Égypte et dans les pays africains voisins avec une aide d’urgence essentielle, en se concentrant sur les groupes les plus vulnérables, notamment les femmes et les enfants, victimes d’intimidation et de perte de biens et de familles. L’organisation a fourni des soins médicaux, des médicaments, des produits d’hygiène et de désinfection, de soins personnels, ainsi que des services de santé pour les femmes enceintes, les personnes âgées et les enfants.

Solidarité et secours humanitaire

Malgré les défis des années précédentes, LIFE a poursuivi ses projets parallèlement à son aide à Gaza. L’organisation a fourni de la nourriture et une assistance humanitaire à 1,2 million de réfugiés dans le monde et des soins de santé à 30 000 d’entre eux. Environ 27 millions de dollars ont été dépensés pour des programmes de santé et des fournitures médicales à travers le monde.

Les projets saisonniers ont inclus la distribution de 11 millions de repas pendant le Ramadan dans 36 pays et la distribution de viande sacrificielle à 450 000 personnes dans 38 pays, dont 50 000 à Gaza. LIFE a fourni des vêtements d’hiver, des appareils de chauffage et du bois de chauffage à 9 000 familles et a creusé 267 puits l’année dernière dans 18 pays, portant le total à 1 476 puits.

Tasneem Elridi,

Journaliste indépendante

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Affaire « Tunisie, terre d’asile » : Deux ans de procédure avant la libération sous sursis

Après environ vingt mois de détention et une longue bataille judiciaire, cinq responsables de l’association « Tunisie, terre d’asile », ont quitté la prison à la suite d’une condamnation à deux ans avec sursis. L’affaire a connu de multiples rebondissements depuis les premières interpellations jusqu’au verdict final rendu hier soir.

La Chambre criminelle du Tribunal de première instance de Tunis a mis fin à l’un des dossiers judiciaires les plus controversés de ces deux dernières années en ordonnant la remise en liberté de cinq responsables de l’association « Tunisie, terre d’asile », condamnés à deux ans de prison avec sursis après une longue période de détention préventive.

Chronologie d’un dossier sensible

L’affaire éclate dans un contexte de durcissement du discours officiel autour de la question migratoire et du rôle des ONG actives dans ce domaine. Une enquête est ouverte sur les activités de l’association « Tunisie, terre d’asile », branche locale d’une organisation internationale œuvrant dans l’accompagnement des migrants et des demandeurs d’asile.

Plusieurs responsables de l’association sont interpellés puis placés en détention provisoire. Les chefs d’accusation portent notamment sur la constitution d’une association de malfaiteurs, l’abus de fonction et l’obtention d’avantages indus.

L’affaire concerne l’ancienne présidente de l’association Sherifa Riahi ; l’actuel président, Yadh Bousselmi, en poste depuis 2023 ; Mohamed Ikbal Khaled, ancien maire de la ville de Sousse ; Imen Ouardani, ancienne adjointe au maire de Sousse ; et Mohamed Jouou.

Au fil des mois, l’instruction s’élargit et le dossier prend une dimension à la fois judiciaire et politique. Les prévenus restent en détention, tandis que leurs avocats dénoncent une lecture pénale d’activités qu’ils considèrent comme strictement humanitaires et conformes aux missions de l’association.

La durée de la détention préventive – qui finira par atteindre près de vingt mois – devient elle-même un sujet de controverse dans les milieux juridiques et associatifs.

Condamnation avec sursis et remise en liberté

Le procès s’ouvre devant la Chambre criminelle du Tribunal de première instance de Tunis dans un climat de forte attention médiatique. La décision tombe finalement : les cinq responsables sont condamnés chacun à deux ans de prison avec sursis. Cette peine, non assortie d’exécution ferme, entraîne leur libération immédiate après près de deux ans passés derrière les barreaux.

Le tribunal met ainsi un terme à la détention, tout en retenant la responsabilité pénale des accusés.

Un dossier clos, un débat loin d’être terminé

Tout au long de la procédure, l’affaire « Tunisie, terre d’asile » a dépassé le strict cadre judiciaire pour devenir un symbole du débat sur la place des organisations humanitaires en Tunisie, sur la gestion du dossier migratoire et sur les limites entre action associative et cadre légal.

Des organisations de défense des droits humains et plusieurs acteurs de la société civile ont dénoncé ce qu’ils considèrent comme une criminalisation du travail humanitaire, tandis que les autorités ont toujours affirmé qu’il s’agissait d’une affaire relevant exclusivement de la justice.

Si le verdict marque la fin judiciaire de cette séquence, il ne referme pas pour autant le débat de fond. La question du rôle des ONG, de leur encadrement légal et de leur relation avec l’État reste plus que jamais au cœur des tensions politiques et sociales.

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Aide humanitaire : Des responsables dont Sherifa Riahi comparaissent devant la justice

Accusés d’avoir facilité le séjour de migrants en situation irrégulière, des acteurs humanitaires et municipaux comparaissent devant la justice tunisienne.

La justice ouvre un procès très attendu visant d’anciens responsables de l’ONG Terre d’Asile et des élus municipaux de Sousse, poursuivis pour leur rôle dans l’aide humanitaire apportée à des migrants subsahariens. Au cœur de l’affaire, Sherifa Riahi, ex-directrice de Terre d’Asile Tunisie. La société civile et des ONG internationales réclament la libération des détenus.

Des acteurs humanitaires et municipaux devant la justice

Sherifa Riahi comparaît aux côtés de Yadh Bousselmi, directeur actuel de Terre d’Asile Tunisie, du directeur financier Mohamed Joo, ainsi que de l’ancien maire de Sousse Mohamed Ikbal Khaled et de son adjointe Imen Ouardani. Les faits reprochés s’inscrivent dans un partenariat conclu en 2022 entre la municipalité de Sousse et l’ONG.

Les prévenus sont poursuivis pour hébergement de personnes entrées illégalement sur le territoire, et pour facilitation de l’entrée, de la circulation ou du séjour irrégulier d’étrangers. Des accusations rejetées en bloc par la défense, qui affirme que les actions menées relevaient strictement de l’assistance humanitaire.

Pour Me Seiffallah Ben Meftah, avocat de Sherifa Riahi, « le dossier est vide sur le fond », a-t-il déclaré à rfi. Il affirme que «Terre d’Asile a déjà été blanchie dans cette affaire et juge incohérente la poursuite de ses salariés. Selon lui, l’issue judiciaire reste incertaine, même s’il se dit convaincu de l’innocence des accusés.

Un précédent récent alimente l’espoir des proches : deux cadres humanitaires travaillant sur la migration ont été libérés après deux ans de détention, décision perçue comme un signal positif.

Mobilisation de la société civile

Le procès intervient dans un contexte de mobilisation accrue de la société civile. Amnesty International qualifie la procédure de « procès fallacieux » et exige la libération de personnes détenues depuis un an et huit mois.

Selon l’ONG, les accusés sont poursuivis uniquement pour avoir fourni une aide et une protection vitales à des réfugiés, demandeurs d’asile et migrants en situation de grande vulnérabilité.

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