Phosphate : la Tunisie décroche un prêt de 52 millions de dollars
La Tunisie mise sur la modernisation de son réseau ferroviaire pour redonner de l’élan à sa filière phosphate, fortement pénalisée par des contraintes logistiques persistantes.
Ainsi la commission des Finances de l’ARP a approuvé un prêt de 16 millions de dinars koweïtiens, soit environ 51,9 millions de dollars, via le Fonds arabe pour le développement économique et social (FADES), destiné à financer des infrastructures ferroviaires liées au transport du phosphate.
Ce financement s’inscrit dans un programme plus large de réhabilitation du réseau en deux phases. La première phase prévoit le renouvellement de 190 km de voies sur plusieurs lignes stratégiques, dont la ligne 21. La seconde phase comprend la réhabilitation de 415 km supplémentaires, la modernisation des tunnels et des gares, ainsi que l’installation d’un nouveau système de signalisation.
L’enjeu est de taille. Car il faut rappeler que les difficultés de transport ont fortement réduit la capacité de production et d’exportation du secteur, la CPG n’ayant exploité qu’environ 40 % de ses capacités en 2025.
Le projet devrait aussi soutenir l’activité de la SNCFT, dont une part importante des revenus dépend du transport du phosphate. Reste toutefois à sécuriser les financements complémentaires et à maîtriser les délais d’exécution.
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