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Un récital virtuose qui illumine la scène avec un programme éclectique

Entre joie et chagrin d’amour au violon : telle est la signature du récital nippo-européen en hommage à Tomoko Mayeda, qui se tiendra le 31 mars à la Cité de la Culture à 19h, en partenariat avec le Théâtre de l’Opéra de Tunis et l’Ambassade du Japon à Tunis.

Ce concert propose un programme captivant, mêlant œuvres japonaises, classiques européennes et perles du répertoire romantique.

Dédié à la mémoire de Tomoko Mayeda, ce récital célèbre la beauté intemporelle de la musique de chambre, où le violon dialogue avec le piano dans une symphonie d’émotions pures.

La soirée s’ouvre avec la Sonate pour violon n°1 en mi bémol majeur de Nobu Koda. Les notes évoquent la poésie japonaise et s’entrelacent comme des pétales de cerisier.

Le cœur du programme est l’Adagio en mi majeur K.261 de Mozart, enrichi d’une cadenza par Paul Badura-Skoda, dédiée à Tomoko Mayeda. Cette méditation touche l’âme par sa pureté angélique.

La soirée culmine avec le premier mouvement de la Sonate pour violon n°1 en sol majeur de Brahms, où lyrisme et puissance fusionnent dans une architecture musicale magistrale.

Ce récital unit Orient et Occident: Nobu Koda offre un violon ardent, tandis que Yuumi Yamaguchi maîtrise un piano nuancé. La musique transcende les frontières, unit les cœurs et offre une joie intemporelle.

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UGTT : victoire de la liste « de la stabilité et du défi »

À l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), la compétition fait rage entre la liste « de la stabilité et du défi », menée par Slaheddine Selmi, et la liste « de l’indépendance et de la lutte » pilotée par Farouk Elouari.

Les résultats pour les commissions de contrôle financier et du règlement intérieur sont tombés : triomphe total pour les candidats de la liste de Slaheddine Selmi.

Pour la commission nationale du règlement intérieur, les syndicats ont élu Saleh Jalel, Arbi Yaakoubi, Mihoub Bouarrouj, Sonia Fathali et Sabri Mansi. Ils assureront le respect des statuts et la bonne marche des activités syndicales.

Côté commission nationale de contrôle financier, Anouar Chaibi, Habiba Wada, Mohamed Hedi Tarchouni, Mohamed Halim et Mourad Hammouda prendront les rênes. Ils piloteront les comptes, auditeront les opérations, prépareront les rapports congressuels et veilleront à une gouvernance irréprochable des fonds syndicaux.

Ce bureau de 15 membres (au moins 2 femmes, au maximum 4 retraités) est le dernier du genre : le prochain en comptera 13, avec une reconduction limitée à une seule fois (contre trois auparavant) pour tous les postes, y compris secrétaire général.

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Le Nigeria veut investir 900 millions de dollars dans une filière avicole intégrée

 Le Nigeria prépare, avec l’appui de partenaires chinois, un projet de 900 millions de dollars pour développer six grandes fermes avicoles intégrées à travers le pays. Chaque unité devrait produire environ 1 million d’œufs par jour et disposer de ses propres infrastructures, notamment une centrale électrique, un abattoir et un couvoir, afin de renforcer la sécurité alimentaire et réduire le déficit en protéines animales.

Le financement sera étalé sur dix ans : les deux premières fermes seront entièrement prises en charge par l’État nigérian, tandis que les quatre suivantes seront cofinancées avec des investisseurs chinois. Le projet prévoit aussi des exploitations agricoles de 10 000 hectares pour fournir le maïs et le soja nécessaires à l’alimentation des volailles.

Cette initiative intervient alors que la filière avicole nigériane fait face à plusieurs obstacles, dont le coût élevé des intrants, les maladies animales et l’accès limité au financement. Malgré une interdiction des importations de viande de poulet depuis 2003, le marché reste alimenté par des flux illégaux, signe d’une production locale encore insuffisante pour couvrir la demande.

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Le transport aérien domestique reste hors de portée pour une grande partie des Africains

Malgré l’ouverture de nouvelles liaisons, comme celle du Bénin avec Amazone Airlines, les vols intérieurs restent trop chers pour la majorité des Africains. C’est ce qu’a révélé l’agence Ecofin.

Le prix des billets, ajouté aux taxes, au carburant et aux coûts opérationnels, dépasse souvent largement le pouvoir d’achat local.

Dans plusieurs pays, un billet coûte l’équivalent de plusieurs jours, voire de plusieurs semaines de salaire. Cela explique que le problème n’est pas seulement lié aux prix, mais à une structure économique qui rend l’avion encore inaccessible sur le continent.

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L’Iran ferme le détroit d’Ormuz aux navires liés aux « ennemis »

Les Gardiens de la Révolution ont forcé trois navires à faire demi-tour vendredi, interdisant le détroit aux alliés de l’« ennemi » malgré Donald Trump.  Toutefois, il y a eu des autorisations exceptionnelles pour 26 navires amis  en provenance de la Chine, Grèce, etc.) via un itinéraire alternatif.

Ainsi la première tentative ratée de COSCO depuis la guerre. Ce qui fait que Téhéran assure passages sécurisés aux alliés. Alors que la question pour Donald Trump, il  y voit un signe de négociations.

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L’huile d’olive fait bondir les échanges tuniso-jordaniens

Les exportations tunisiennes vers la Jordanie ont bondi à près de 59 millions de dinars en janvier-février 2026, dopées par l’huile d’olive (4 182 tonnes) fin février. Ce dynamisme a propulsé les échanges bilatéraux à 69,5 millions de dinars, en hausse de 135%, avec des perspectives positives pour fin d’année, selon le Centre de promotion des exportations (CEPEX).

Les produits phares comme les médicaments, consommables médicaux, aliments et déchets minéraux captent 70% des exportations tunisiennes vers ce marché.

Lors d’une rencontre entre Mourad Ben Hassine, PDG du Cepex, et l’ambassadeur de la Jordanie en Tunisie, Abdallah Aburman, les deux parties ont plaidé pour un renforcement de la coopération. Elles visent à exploiter les potentialités dans les secteurs à haute valeur ajoutée, à savoir : agroalimentaire, pharmacie, textile-habillement, et technologies de l’information.

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La famille à l’épreuve du numérique

Parler aujourd’hui du numérique dans la famille, ce n’est pas seulement évoquer un sujet de modernité ; c’est poser une question essentielle, presque existentielle : quelle place voulons-nous accorder à la technologie dans nos vies, dans nos foyers, et surtout dans l’éducation de nos enfants ? Nous vivons à une époque où les écrans sont omniprésents, où le virtuel s’invite à toute heure dans nos maisons, souvent sans que nous ayons pris le temps d’en définir les limites ni d’en mesurer les effets.

Or, une famille qui ne réfléchit pas à son usage du numérique risque progressivement de perdre ce qui fait sa force : le dialogue, la présence, l’écoute, et ce lien humain irremplaçable qui se construit à travers les gestes simples du quotidien.

Dans ce contexte, le rôle de la femme arabe, et plus particulièrement de la femme tunisienne, apparaît fondamental. C’est ce qui ressort du forum intellectuel intitulé « Le rôle de la femme arabe dans la conscience numérique de la famille », organisé par la docteure Hanane Youssef en parallèle avec sa 76e édition, dans le cadre d’une coopération avec l’initiative « Une journée sans écrans », fondée par la professeure docteure Mona Al-Hadidi.

Dans son intervention, la professeure docteure Hanan Youssef, professeure des médias et présidente de l’Organisation arabe pour le dialogue et la coopération internationale, a indiqué que ce forum s’inscrivait dans le cadre de la clôture des célébrations de la Journée de la femme, organisées tout au long du mois de mars. Elle a souligné que cette rencontre visait à renforcer le rôle de la femme arabe dans la promotion de la conscience numérique au sein de la famille, face aux défis posés par l’usage excessif des écrans, notamment chez les enfants et les jeunes, afin de favoriser une culture numérique responsable dans la société.

La docteure Hanan Youssef a également mis en avant l’importance de ce forum comme espace de dialogue et d’échange d’expériences entre les élites arabes, tout en rappelant la nécessité de doter la femme des outils lui permettant d’accompagner la famille dans un environnement technologique en constante évolution.

De son côté, la professeure docteure Mona Al-Hadidi, fondatrice de l’initiative « Une journée sans écrans », s’est félicitée de l’écho rencontré par cette initiative, qui contribue, selon elle, à promouvoir la conscience numérique en Égypte auprès de plusieurs institutions. Ont pris part à cette rencontre plusieurs personnalités issues des médias, de l’éducation et du monde académique, dont la présentatrice Inas Gouhar, Samiha Ragheb, la journaliste Nadia Al-Nachar, la professeure docteure Intissar Soghayroun, la professeure docteure Bouchra Al-Hamdani, ainsi que d’autres figures venues de plusieurs pays arabes, parmi lesquels la Tunisie, l’Égypte, la Palestine, le Liban, l’Arabie saoudite, la Syrie et le Yémen  Les intervenants ont présenté plusieurs propositions autour de la conscience numérique et du renforcement du rôle de la femme dans le numérique, tout en appelant à l’élargissement de l’initiative « Une journée sans écrans » à l’échelle arabe.

Les débats ont également été marqués par une forte participation des jeunes, tandis que les participants ont recommandé de soumettre les conclusions du forum aux décideurs et aux institutions concernées, notamment les ministères de l’Éducation, de la Culture et de l’Information.

Une chose est certaine:  la femme se trouve aussi en première ligne pour transmettre une culture du discernement, du juste usage et de la responsabilité. Elle n’est pas seulement celle qui accompagne ; elle est aussi celle qui éclaire. Elle n’est pas seulement celle qui protège ; elle est celle qui éduque, qui oriente et qui alerte, avec douceur, mais aussi avec fermeté lorsque cela s’impose. Dans l’espace familial, elle demeure cette voix qui rappelle que la technologie doit rester un outil au service de l’être humain, et non l’inverse.

La Tunisie, de son côté, porte une responsabilité particulière. Forte de son histoire, de son attachement à l’éducation et de son engagement en faveur de la place de la femme dans la société, elle peut et doit être un modèle dans la construction d’une citoyenneté numérique lucide et équilibrée. Cela suppose une mobilisation collective : celle de la famille, bien sûr, mais aussi de l’école, des médias, des associations et de l’ensemble des acteurs sociaux.

Car l’enjeu n’est pas seulement technique ; il est aussi culturel, éducatif et profondément humain. C’est précisément le sens de l’initiative « Un jour sans écrans ». Non pas pour diaboliser le progrès, ni pour s’enfermer dans la nostalgie d’un passé révolu, mais pour offrir un temps de respiration, de recul et de rééquilibrage.

Un jour sans écrans, c’est un jour pour se retrouver, pour se parler, pour lire, pour jouer, pour regarder autrement ceux qui nous entourent. C’est une invitation à redonner toute sa valeur à l’instant partagé, à la présence réelle et à la parole vivante.

Pour relever ce défi, il faut des femmes conscientes, des mères engagées, des familles vigilantes, des éducateurs présents et une société tout entière décidée à préserver l’équilibre entre l’ouverture au monde et la fidélité aux valeurs qui la construisent.

La rencontre s’est achevée par une prestation de l’assistante Neda Al-Mansi, qui a interprété les chansons « Noss El Donia » et « Watani Habibi Al-Watan Al-Akbar ».

 

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BCT : le taux Directeur demeure inchangé à 7%

La Banque centrale de Tunisie (BCT) dévoile ses derniers indicateurs monétaires au 26 mars 2026. Ils témoignent d’une politique prudente dans un environnement économique tendu.

Le Taux du Marché Monétaire (TM) se fixe à 6,99 %, en légère hausse. Tandis que le Taux Directeur demeure inchangé à 7,00 %. Sur un mois, le Taux Moyen Mensuel (TMM) de février culmine à 6,99 %. Et le Taux de Rémunération de l’Épargne (TRE) pour mars s’établit à 6,00 %, relève la BCT.

Côté changes, les cours moyens des principales devises au 25 mars confirment une fermeté du dinar : 1 USD à 2,9199 TND; 1 EUR à 3,3903 TND; 1 GBP à 3,9251 TND; 1 CAD à 2,1305 TND; 1 000 JPY à 18,4515 TND; 10 MAD à 3,1501 TND; et 1 LYD à 0,4608 TND. Ces niveaux, accessibles via TUNIBOR et la courbe des taux, reflètent une gestion serrée des flux.

Ainsi, les principaux indicateurs macroéconomiques inspirent confiance. En effet, le compte courant du Trésor affiche un solde positif de 2 236 MDT. Tandis que les avoirs nets en devises atteignent 25 103 MDT couvrant 106 jours d’importations. Alors que les billets en circulation s’élèvent à 28 448 MDT et le volume de refinancement global totalise 11 109 MDT.

Ces chiffres solides, au cœur des débats sur la circularité récente limitant les importations non prioritaires, renforcent la résilience tunisienne face aux chocs externes.

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Sami Jallouli plaide pour un portefeuille structuré de projets

La diplomatie tunisienne doit revoir sa posture face à des questions clés telles que celle de l’immigration et bien d’autres. Ainsi le politologue Sami Jallouli appelle, via sa page fb, à une transition de la diplomatie tunisienne passant d’une posture défensive à une logique offensive, centrée sur les intérêts concrets et la stratégie; plutôt que sur l’émotion ou la dépendance à un seul partenaire.

Sami Jallouli critique l’approche réactive de Tunis qui laisse systématiquement l’autre partie prendre l’initiative des visites et des agendas. Ce qui conforte une vision héritée de la supériorité de l’Europe, notamment italienne, en tant que donateur ou investisseur.

Face à la peur européenne sur deux dossiers clés, notamment sur les questions d’immigration et de sécurité énergétique, il insiste sur le fait que la Tunisie possède des leviers stratégiques majeurs (position géographique, transit, énergie solaire) et doit les transformer en conditions explicites de coopération : reconversion de la dette en projets de développement, investissements directs, ouverture des marchés, contreparties sur les frontières et la sécurité.  Il rejette catégoriquement le rôle de gardien de frontières de l’Europe.

A cet effet, il conclut que la Tunisie doit imposer une contrepartie claire à Rome, Bruxelles et Paris, mais aussi à la Libye et l’Algérie, en fondant ces relations sur le principe de « énergie contre sécurité » et une intégration économique régionale.

Il plaide « pour une diversification stratégique vers les États‑Unis, afin de briser le monopole européen et de durcir notre position dans les négociations ». Enfin, il appelle à la mise en place d’un portefeuille de projets structuré, l’activation de l’influence tunisienne à l’étranger et une relation réinventée avec le voisinage, où la Tunisie impose ses propres priorités plutôt que de subir les agendas des autres.

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Afreximbank mise sur huit startups pour bâtir les rails du commerce africain

Afreximbank a lancé au Caire la première promotion de son programme accélérateur numérique (23 au 27 mars 2026) destiné à soutenir huit startups africaines et de la diaspora actives dans les paiements transfrontaliers, la logistique, l’IA, l’export agricole et le financement commercial.

Sélectionnées parmi plus de 1 600 candidatures, ces jeunes entreprises bénéficieront d’un accompagnement stratégique, d’un accès au marché et d’un financement pouvant aller jusqu’à 250 000 dollars, sous réserve d’évaluation. L’initiative vise à renforcer les infrastructures numériques du commerce intra-africain et à accélérer la mise en œuvre de la ZLECAf.

Rappelons que la ZLECAf dispose déjà de son cadre juridique, adopté et ratifié par 49 pays. Ce qui est un progrès considérable.
Il s’agit désormais de mettre en place des mécanismes concrets, en collaboration avec le secteur privé, les entrepreneurs, innovateurs et start-ups.

Lire aussi – Cynthia Gnassingbé-Essonam : « La ZLECAf, unique chance pour bâtir le marché africain du futur »

Afreximbank veut ainsi se positionner comme un acteur central de l’intégration économique du continent, en reliant innovation technologique, commerce et expansion régionale.

 

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UGTT: entre revendications sociales et bataille interne

La phase des débats généraux du congrès de l’UGTT a pris fin  avant le vote des rapports et des résolutions ainsi que le lancement de l’élection d’un nouveau bureau exécutif. 

Au-delà des informations circulées, le congrès se déroule dans un climat de fortes tensions internes et de revendications sociales marquées, avec 46 candidats pour 15 sièges au bureau exécutif.

Les délégués appellent notamment à rouvrir le dialogue social national, à lever les restrictions qui touchent l’action syndicale, à relancer les négociations salariales et à défendre le pouvoir d’achat. 

Lire aussi: L’UGTT revient à la règle des deux mandats consécutifs

Toujours selon les informations fournies, le texte soumis au congrès réclame aussi le rétablissement du droit au détachement syndical et à la retenue directe, ainsi que des mesures plus favorables pour les retraités, les salariés du privé et les diplômés au chômage.

En somme, le retour à la règle des deux mandats consécutifs pour le bureau exécutif a mis fin aux tensions internes et ce via  une logique de recomposition de la gouvernance syndicale.

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Amnesty International appelle à la libération de Abir Moussi

Amnesty International a appelé les autorités tunisiennes à libérer immédiatement Abir Moussi et à abandonner toutes les poursuites engagées contre elle. L’organisation estime qu’elle est détenue arbitrairement et poursuivie uniquement pour avoir exercé pacifiquement ses droits à la liberté d’expression et de réunion.

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L’Iran émerge-t-il comme nouvelle puissance régionale au Moyen-Orient ?

Les conflits Iran-Israël, englobant le Moyen-Orient et les États-Unis, commencent à prendre la forme d’un affrontement sans fin.  Leur issue reste incertaine. La question clé est de savoir si la guerre au Moyen-Orient s’arrêtera, et à quel prix ?

Pour Ezzeddine Zayani, ancien diplomate, la réponse n’est pas évidente. Sur sa page Facebook officielle, il observe que le duo Donald Trump et Netanyahou n’a pas réussi, un mois après le début des hostilités, à imposer son plan. De son côté, l’Iran a résisté aux attaques visant ses infrastructures civiles et militaires, et semble désormais chercher à poser ses conditions pour un cessez-le-feu.

Ezzeddine Zayani, photo prise dans les locaux de l’Economiste Maghrebin

En d’autres termes, Donald Trump, engagé dans un conflit rapidement déclenché depuis Tel Aviv, parviendra-t-il à en sortir sans affaiblir sa position ?


Selon lui, “ une issue sera trouvée à cette guerre, mais elle entraînera inévitablement l’émergence d’une grande puissance régionale : l’Iran. Grâce à la réponse ferme du couple américano-israélien, l’Iran a démontré ses capacités militaires, plaçant l’empire perse jusque-là en retrait  au rang des puissances majeures. Contrairement à la Turquie, sollicitée par l’Occident pour des missions régionales en échange de contreparties, l’Iran pourrait jouer un rôle central dans la reconfiguration de la région”, poursuit-il.

Il souligne que les acteurs déterminés inspirent le respect, plus que les discours populistes. Les pays du Golfe devraient réévaluer leurs relations sécuritaires avec l’Iran, malgré leur discrétion sur le sujet.

Avant d’ajouter: “ Ils ne renonceront pas forcément au soutien sécuritaire occidental, notamment américain, mais cette guerre leur a permis de tester son efficacité et de réaliser que l’Occident n’est pas une solution infaillible. Un meilleur traitement des populations chiites dans les pays du Golfe pourrait favoriser de nouvelles relations avec cette puissance iranienne en ascension, facilement touchée par les missiles iraniens.”.

Au-delà des faits actuels, quelle lecture complémentaire peut-on proposer, bien que non définitive ?

Ezzeddine Zayani note que “Israël, malgré les revers subis qui remettent en cause son image d’invincibilité, ne restera pas inactif et pourrait susciter d’autres conflits pour restaurer sa position”. Selon lui, ce pays est associé à une stratégie de tensions récurrentes.

Il ajoute : “À mon sens, Israël ne capitulera pas. Les pays de la région doivent donc renforcer leur coopération et établir une entente pour contrer ces dynamiques. Par ailleurs, le régime iranien devrait assouplir sa politique intérieure. »

Et de conclure : « L’autoritarisme religieux et les mesures répressives ont été exploitées par les adversaires de l’Iran pour le déstabiliser, notamment via des mercenaires recrutés par des services de renseignement étrangers. Cette guerre pourrait-elle marquer un réveil et une prise de conscience pour une région souvent influencée de l’extérieur ? “

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L’UE durcit le ton sur l’immigration

Les eurodéputés ont approuvé jeudi un durcissement des sanctions contre les migrants irréguliers. Cela ouvre la porte à leur transfert vers des « centres de retour » installés en dehors de l’Union européenne. C’est ce que rapporte les différents médias occidentaux. 

Critiquées par les défenseurs des droits humains, ces dispositions s’inscrivent dans une vague de resserrement législatif. Et ce, en réponse aux pressions pour freiner les arrivées des migrants irréguliers dans les 27 pays de l’UE.  

Ce feu vert lance des négociations pour un texte final. Ainsi, la réforme autorise l’ouverture de centres de réadmission hors UE pour les demandeurs d’asile déboutés. De même qu’elle impose des peines plus lourdes de détention et l’interdiction d’entrée aux réfractaires au départ.

Les divisions persistent : la France et l’Espagne doutent de leur efficacité; tandis que l’International Rescue Committee (IRC) les qualifie de « failles juridiques insurmontables ».  » Hors du territoire européen, rien ne garantit le respect des droits humains », alerte Marta Welander de l’ONG.

Pourtant, le Danemark, l’Autriche, la Grèce, l’Allemagne et les Pays-Bas explorent déjà des options, selon une source diplomatique. Les partisans de ces mesures y voient un frein aux traversées irrégulières. Les opposants rappellent les échecs passés : le plan britannique vers le Rwanda abandonné; ou les centres italiens en Albanie freinés par des blocages juridiques et un faible recours.

Proposé par la Commission en décembre 2025, ce paquet a reçu l’aval des États membres. Les pourparlers porteront sur les pouvoirs d’inspection des forces de l’ordre.

70 ONG avaient mis en garde en février contre une dérive vers un modèle « à l’américaine », comparable aux pratiques répressives de l’ICE sous Donald Trump.

Face au durcissement de l’opinion publique boostant l’extrême droite aux élections, les gouvernements européens serrent la vis; malgré une baisse des arrivées en 2025. Bruxelles vise désormais à booster les retours effectifs : seuls 20% des ordonnances de quitter le territoire sont exécutées aujourd’hui.

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Melania Trump et le robot Figure 03 : une première à la Maison-Blanche

La Première Dame des Etats Unis, Melania Trump a fait sensation en apparaissant aux côtés du robot humanoïde “Figure 03”, propulsé par l’intelligence artificielle. Et ce, lors du Sommet de la Maison Blanche sur l’éducation et la technologie. C’est ce qu’a révélé Euronews.

Ce dernier a marché à ses côtés jusqu’à un sommet mondial sur la tech, salué les invités en plusieurs langues et s’est présenté comme un système humanoïde 100 % made in USA.

Les robots humanoïdes sortent des labos pour investir les plus hautes sphères de l’État. Ainsi la machine s’est exprimée devant le public, déclarant être « honorée » de participer à cette réunion et « reconnaissante » d’intégrer « ce mouvement historique pour enseigner aux enfants via la technologie et l’éducation ». Après avoir accueilli les invités, le robot a discrètement quitté la salle et n’y est plus réapparu.

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World Happiness Report 2026 : la Tunisie à la 8e place en Afrique

La Tunisie figure dans le Top 10 africain du World Happiness Report 2026. Elle y occupe la 8ème place continentale (mais 10ème en 2025) et le 105ème rang mondial. Le rapport, publié le 19 mars 2026, place la République de l’ile Maurice en tête du classement africain pour la deuxième année consécutive. Tandis que la Sierra Leone ferme la marche sur le continent. Ce classement relève que la Tunisie se distingue parmi les pays africains les mieux classés, aux côtés de la Côte d’Ivoire, du Cameroun, de l’Afrique du Sud et du Niger.

Le World Happiness Report s’appuie sur les évaluations subjectives des personnes interrogées par le Gallup World Poll, à travers l’échelle de Cantril. Laquelle mesure la perception de la vie sur une échelle de 0 à 10. L’analyse prend aussi en compte six variables clés : le PIB par habitant; l’espérance de vie en bonne santé; le soutien social; la liberté de faire des choix de vie; la générosité; et la perception de la corruption.

À l’échelle mondiale, la Finlande reste en tête pour la neuvième année consécutive, devant l’Islande, le Danemark, le Costa Rica et la Suède. Le rapport souligne également, pour la première fois, que l’usage intensif des réseaux sociaux est associé à un bien-être plus faible chez les jeunes.

Top 10 africain du World Happiness Report (2025)

  1. Maurice
  2. Libye
  3. Algérie
  4. Mozambique
  5. Gabon
  6. Côte d’Ivoire
  7. Cameroun
  8. Afrique du Sud
  9. Niger
  10. Tunisie

La Tunisie confirme ainsi sa place dans le peloton de tête africain.

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L’UGTT revient à la règle des deux mandats consécutifs

Le congrès de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) a décidé d’abroger l’article 20, ayant suscité des tensions au sein des syndicalistes en autorisant les membres du bureau exécutif à briguer trois mandats consécutifs. 

L’UGTT revient ainsi à l’article 10 de ses statuts, qui limite à deux mandats consécutifs les membres du bureau exécutif et le secrétaire général.

Le congrès a également fixé la nouvelle composition du bureau exécutif national à 13 membres, avec un maximum de 4 retraités, renouvelables une seule fois, et un minimum de deux femmes.

Lire aussi: L’UGTT entame un congrès décisif

De ce fait, les congressistes ont validé la possibilité pour les fédérations et les unions régionales de renouveler leur candidature pour trois mandats consécutifs.

En revanche, la proposition visant à lever le gel des responsables syndicaux n’a pas été soumise au vote et son examen a été renvoyé à plus tard.

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Nabila Hamza: « Toute révision du CSP doit se faire dans le sens du progrès »

La Tunisie a accompli des avancées majeures en matière de droits des femmes, mais de nouveaux défis imposent d’actualiser l’arsenal juridique. Entre cyberviolence, ratification des conventions internationales et réforme du Code du statut personnel, Nabila Hamza appelle à consolider les acquis sans céder à la régression.

Rencontrée en marge d’un événement sur la cyberviolence  organisé par le  Front pour l’égalité et les droits des femmes (FEDEF), avec le soutien d’ONU Femmes Tunisie, Nabila Hamza, sociologue, experte en genre et militante féministe estime  dans une déclaration exclusive à leconomistemaghrebin.com que la Tunisie a réalisé des progrès remarquables en matière d’égalité de genre. Le pays demeure une référence dans le monde arabe, notamment depuis l’adoption de la loi organique n° 2017-58 relative à l’élimination de la violence à l’égard des femmes, considérée comme une avancée historique.

Elle ajoute: « Mais ces acquis doivent aujourd’hui être consolidés face à l’émergence de nouvelles formes de violence, en particulier la cyberviolence. Harcèlement, menaces, diffusion d’images sans consentement ou diffamation en ligne touchent de plus en plus de femmes. Or, lors de l’adoption de la loi de 2017, cette violence numérique n’avait pas encore pris l’ampleur qu’elle connaît aujourd’hui. Il devient donc nécessaire de compléter le dispositif juridique ».

Plusieurs conventions internationales offrent déjà des références utiles, dont la CEDAW, la Convention d’Istanbul et la Convention de Budapest sur la cybercriminalité. Mais la nouvelle Convention africaine sur la violence à l’égard des femmes et des filles se distingue par la prise en compte explicite de la cyberviolence fondée sur le genre. Elle prévoit des mécanismes de suivi, des voies de recours, une cour spécialisée et une plus grande responsabilité des plateformes numériques dans la suppression des contenus sexistes et la lutte contre les harceleurs.

La Tunisie, en tant que membre de l’Union africaine, a soutenu cette convention. Sa ratification serait donc cohérente avec son engagement historique en faveur des droits des femmes et permettrait de renforcer davantage le cadre législatif national.

Cette convention tient aussi compte des spécificités africaines. Contrairement à certains pays subsahariens, la Tunisie est moins confrontée à des pratiques comme l’excision, plus répandues dans la région sahélienne. Le texte adopte ainsi une approche adaptée aux réalités du continent, au-delà des violences patriarcales communes à plusieurs sociétés.

Un manuel de plaidoyer est en préparation avec l’Union africaine, et la Tunisie y contribue. Toutefois, la ratification reste en suspens. Selon Nabila Hamza, il faut relancer le dialogue avec le ministère des Affaires étrangères et celui de la Femme, dont les relations avec la société civile se sont distendues après les changements de direction.

En conclusion, il faut parachever l’arsenal juridique  et rétablir un dialogue régulier avec la société civile, qui a toujours été en première ligne sur les questions liées aux droits des femmes.

Quant au Code du statut personnel, une réforme apparaît nécessaire pour en éliminer les dispositions discriminatoires et aller vers une égalité plus réelle. « Toute révision doit se faire dans le sens du progrès, non du recul », conclut-elle.

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