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Une réponse contrainte à un choc externe : la BCT choisit le ciblage du crédit pour endiguer l’inflation importée

La circulaire de la Banque centrale de Tunisie (BCT) n°2026-4, publiée le 26 mars 2026, impose aux importateurs de produits non prioritaires de financer la totalité de leurs achats sur fonds propres, sans recours aux concours bancaires.

 

Cette décision intervient dans un contexte où la BCT ne dispose pas réellement d’une grande marge de manœuvre. Certes, mettre des entraves aux flux normaux de commerce n’est pas la meilleure option, mais l’équation macroéconomique actuelle peut expliquer une telle mesure.

 

Ciblage du crédit

À notre avis, cette mesure est l’équivalent d’un communiqué dans lequel le taux directeur est stabilisé. C’est important pour ne pas pénaliser davantage l’investissement privé et la consommation des ménages dans un climat économique déjà fragile.

Il paraît que malgré les tensions sur les marchés internationaux de l’énergie, l’État n’aurait pas l’intention de répercuter la hausse des cours sur les prix à la pompe, limitant ainsi l’inflation. Toutefois, la pression sur les réserves en devises est concrète, ce qui a poussé le régulateur à se montrer proactif afin de les protéger.

Face à cette double contrainte, préserver la demande intérieure tout en maîtrisant l’inflation est la ligne directrice de l’action de la BCT. Elle a donc opté pour une mesure administrative de ciblage du crédit, qui agit directement sur le canal du commerce extérieur.

 

Freinage de l’inflation importée

La liste des produits concernés est éloquente : boissons alcoolisées, eaux gazeuses sucrées, produits cosmétiques, parfums, sacs à main, pneus pour motos et vélos, articles de papeterie, vaisselle en plastique, etc. Il s’agit majoritairement de biens de consommation non essentiels, dont la demande est élastique et pour lesquels l’importation pèse sur la facture commerciale sans contribuer à la capacité productive nationale.

En rendant leur financement bancaire impossible, la BCT vise trois objectifs. Le premier est la réduction de la demande de devises pour ces produits, soulageant ainsi les réserves.

Le deuxième est le freinage de la transmission de l’inflation externe. En limitant les importations de biens dont les prix internationaux ont fortement augmenté, la BCT réduit l’impact des chocs des prix mondiaux sur l’indice des prix à la consommation.

Le troisième est l’orientation du crédit vers des secteurs prioritaires, comme les entreprises industrielles et les marchés publics, ce qui protège l’outil productif.

Mais au-delà de ces objectifs immédiats, la circulaire s’inscrit dans une logique plus profonde de substitution entre financement externe et mobilisation de l’épargne intérieure. En imposant aux importateurs de mobiliser leurs fonds propres, donc des ressources déjà disponibles dans le circuit financier local, la BCT opère un transfert forcé de la charge de financement. Là où auparavant les importations de produits non prioritaires étaient souvent couvertes par des crédits documentaires adossés à des lignes de financement en devises ou à des concours bancaires alimentés par la liquidité du système, elles doivent désormais être préfinancées par l’épargne nationale préexistante.

 

L’économie de devises et la réduction de l’endettement extérieur pour répondre à la crise

Cette circulaire s’inscrit également dans une stratégie de préservation des réserves de change, face à un environnement international marqué par la persistance de tensions géopolitiques, la volatilité des prix des matières premières et un durcissement des conditions de financement extérieur pour les pays émergents.

En imposant un dépôt préalable en dinars pour l’intégralité de la valeur importée, la BCT décourage structurellement les importations de produits non essentiels, sans avoir à recourir à une dévaluation compétitive qui nourrirait l’inflation. Elle renforce aussi la position de liquidité des banques, en captant une partie des dépôts pour financer des opérations d’importation désormais autofinancées.

La BCT envoie aussi un signal aux opérateurs économiques : la priorité est donnée à la soutenabilité externe, au détriment de la liberté de financement des importations de confort.

Mais surtout, cette mesure traduit une volonté explicite de poursuivre la politique de compter sur ses propres ressources et de rompre avec la logique d’endettement extérieur qui a longtemps prévalu. Traditionnellement, une partie significative du financement du commerce extérieur tunisien reposait sur des crédits documentaires en devises, des lignes de financement accordées par des correspondants étrangers, ou encore sur des emprunts bancaires indexés sur les devises.

En substituant à ces mécanismes une mobilisation de fonds propres en dinars, la BCT réduit mécaniquement le recours à l’endettement en devises des importateurs et, par ricochet, des banques elles-mêmes. Elle maîtrise de la sorte l’accumulation de la dette extérieure privée, qui constitue une source de vulnérabilité en cas de retournement des marchés financiers internationaux.

Cette orientation s’inscrit dans une stratégie plus large de désendettement extérieur par le haut. Plutôt que de chercher à attirer des capitaux étrangers pour financer des importations de biens non essentiels, la BCT impose aux acteurs économiques de mobiliser leurs propres ressources ou de renoncer à l’importation. C’est une inversion du modèle de financement, en passant d’une logique où « l’importation crée la dette » à celle où « l’épargne préalable conditionne l’importation ».

 

Mesure positive ou négative ?

Du côté positif, cette circulaire constitue un ciblage assez efficace puisque la majorité absolue des produits identifiés n’est pas effectivement prioritaire. Les exemptions protectrices pour l’industrie locale et les secteurs stratégiques sont également un élément positif.

En revanche, le risque de contournement est concret. Certains importateurs pourraient tenter de contourner la mesure en recourant à des circuits informels ou à des pays voisins, ce qui priverait l’économie nationale de recettes fiscales et douanières. Les PME seront sous pression, car l’obligation de mobiliser 100 % des fonds propres peut exclure du marché les petits opérateurs, qui ne disposent pas de l’épargne préalable nécessaire.

De plus, il y a un effet inflationniste indirect. La raréfaction de certains produits importés pourrait entraîner une hausse des prix sur le marché local, si l’offre domestique ne peut les remplacer.

La vraie question est celle de savoir si cette mesure est temporaire ou durable ? Le caractère administratif du dispositif laisse planer une incertitude sur sa pérennité, ce qui complique la visibilité pour les importateurs.

Cette circulaire illustre une forme de politique macroprudentielle asymétrique. Elle protège les réserves de change et tente de casser la spirale de l’inflation importée, mais au prix d’une rigidité administrative accrue.

Pour les entreprises et les investisseurs, cette décision confirme que la gestion des devises reste le principal point d’ancrage de la politique monétaire tunisienne, et que les instruments non conventionnels (encadrement du crédit, listes négatives) sont désormais pleinement intégrés dans la boîte à outils de la BCT face aux chocs externes.

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Amen Bank: résilience, croissance et dividende au rendez-vous

Amen Bank a annoncé un résultat net 2025 de 248,7 MTND, en hausse de 8,1% par rapport à 2024. Les capitaux propres ont ainsi atteint 1 707,4 MTND. Les ratios de capital et Tier 1 s’établissent respectivement à 16,85% (contre un minimum réglementaire de 10%) et 12,47% (pour un minimum de 7%).

Les états financiers consolidés font apparaître un résultat net part du groupe de 264,8 MTND, en progression de 8,7% en glissement annuel. Le Conseil de surveillance a décidé de convoquer l’Assemblée générale ordinaire pour le jeudi 30 avril 2026 et de lui proposer, sous réserve de l’accord de la Banque centrale de Tunisie conformément à la circulaire n°2026-03 du 29 janvier 2026, la distribution d’un dividende de 3,600 TND par action, soit 72% du nominal. L’année dernière, la banque avait distribué 3,300 TND par action, confirmant ainsi son statut d’un des meilleurs placements bancaires de ces dernières années.

Au-delà d’un yield de 5,38% calculé sur la base du cours de clôture, le titre affiche un rendement boursier de 20,40%. Les actionnaires ont par ailleurs bénéficié d’une double augmentation de capital en 2023 et 2024. Les performances de l’établissement de crédit sont solides, lui permettant d’afficher une croissance malgré un contexte économique et opérationnel tendu. L’appartenance d’Amen Bank à un groupe diversifié lui permet de bénéficier de synergies stratégiques, d’un partage d’expertises et d’une mutualisation des risques qui renforcent sa capacité à naviguer dans un environnement contraignant. Cette assise lui offre une résilience accrue, non seulement pour absorber les chocs conjoncturels, mais surtout pour poursuivre ses investissements et saisir des opportunités de développement que des acteurs plus isolés peineraient à concrétiser.

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City Cars et la STAR font leur entrée dans le Tunindex20

La Bourse de Tunis a mis à jour la composition de son indice Tunindex20. Deux valeurs ont quitté, à savoir Euro-Cycles et MPBS, et ont été remplacées par City Cars et la STAR. Aucun facteur de plafonnement ne leur est appliqué.

Pour rappel, la composition de l’indice fait l’objet d’une révision régulière effectuée annuellement en décembre, et de révisions exceptionnelles effectuées trimestriellement en mars, juin et septembre afin de garantir une bonne représentativité de l’indice. L’univers de l’indice est celui des 25 premières capitalisations boursières flottantes admises au marché principal des titres de capital de la Bourse, dont la période de séjour est supérieure à un mois, cotées en continu et qui resteront cotées en continu lors de la répartition annuelle des titres de capital cotés.

Cette révision vise à refléter l’évolution réelle du marché en termes de liquidité et de capitalisation flottante. L’arrivée de la STAR renforce la représentation du secteur financier, déjà présent avec huit banques et une compagnie de leasing. L’intégration de City Cars, un concessionnaire automobile, diversifie l’indice vers la consommation et les services, en remplacement d’un industriel et d’un spécialiste en matériaux de construction.

La mise à jour est une opération technique courante qui n’a pas d’impact sur les prix des actions. Néanmoins, pour les investisseurs, ce mouvement confirme que la liquidité de certaines positions est un élément important surtout lorsque le marché traverse de mauvaises périodes. Ce qui est très utile pour les investisseurs étrangers qui incorporent ce facteur dès leur décision initiale de placement. Il crée des fenêtres d’arbitrage à court terme, permettant de dynamiser les échanges.

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Best Lease augmente ses bénéfices et stabilise son dividende

Lors de sa réunion, le conseil d’administration de Best Lease a arrêté les états financiers relatifs à l’exercice 2025. Le résultat net au 31 décembre 2025 s’établit à 11,010 MTND, contre 10,261 MTND un an plus tôt.

Ces performances sont globalement conformes aux attentes, notamment au regard des indicateurs d’activité annuels. Le produit net locatif (PNL) a progressé de 13,0% pour atteindre 31,019 MTND, tandis que les charges d’exploitation ont augmenté de 10,6%, à 8,401 MTND. Par ailleurs, la qualité de l’actif est restée stable. Pour rappel, au premier semestre, le résultat était quasiment stable, à 3,229 MTND.

Le conseil d’administration a décidé de convoquer une Assemblée générale ordinaire pour le samedi 25 avril 2026 et de lui proposer, sous réserve de l’accord préalable de la Banque centrale de Tunisie, la distribution d’un dividende de 0,150 TND par action, stable par comparaison avec l’année dernière. Il y a donc une certaine prudence, vu le contexte, en dépit d’une capacité de distribution de bénéfice plus élevée.

Sur le marché, le titre est à l’équilibre depuis le début de l’année, affichant un rendement de 3,18%. La rémunération proposée aux actionnaires représente quant à elle un rendement net de 5,9%, ce qui constitue une opportunité très attractive.

La compagnie demeure une bonne opportunité d’investissement à moyen et long terme. Bien positionnée sur son marché, elle bénéficie de son appartenance au groupe Al Baraka Bank, qui lui permet de générer un flux d’affaires régulier. Son dividende est récurrent et aucun risque opérationnel propre à la société n’est à signaler.

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La BIAT propose à ses actionnaires un dividende de 6 Tnd par action

La Banque internationale arabe de Tunisie – BIAT a informé ses actionnaires et le public que son conseil d’administration a arrêté les états financiers individuels et consolidés relatifs à l’exercice clos le 31 décembre 2025 et les a soumis aux commissaires aux comptes.

Les comptes sociaux font ressortir un résultat net de 385,3 MTND, contre 357,8 MTND au titre de l’exercice 2024.

Le résultat net consolidé s’est élevé à 467,1 MTND, contre 379,4 MTND au titre de l’année précédente.

Le conseil d’administration a décidé de convoquer une Assemblée générale ordinaire, qui se tiendra le vendredi 24 avril 2026. Le dividende proposé est de 6 Tnd par action, et ce, sous réserve de l’accord de la Banque centrale de Tunisie. La rémunération des actionnaires serait ainsi stable par rapport à l’année précédente.

Le yield, de 3,7% par rapport au cours de la veille, peut paraître moyen mais il ne faut pas oublier qu’il s’agit de la première capitalisation boursière et du leader du secteur bancaire. En dépit d’un contexte opérationnel compliqué, l’établissement de crédit est parvenu à améliorer ses bénéfices, prouvant sa capacité à offrir des services à forte valeur ajoutée. Le marché lui accorde une confiance et le rendement du titre de 30,63% depuis le début de l’année en est témoin.

Dans les trois prochaines semaines, et avant l’Assemblée générale ordinaire, il y aura la publication des indicateurs d’activité du premier quart de l’exercice. Ils donneront une première image sur la qualité de l’exercice 2026.

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El Fouladh creuse ses pertes, mais le redressement est possible

El Fouladh a publié ses comptes relatifs à l’exercice 2024. L’entreprise publique a affiché une nouvelle perte (après modifications comptables) de -69,215 MTND. Ce montant devrait s’ajouter aux résultats reportés de -448,311 MTND. Les fonds propres avant affectation sont déjà à -451,666 MTND.

La société a réalisé un chiffre d’affaires de 113,229 MTND, en baisse de 22,2% en glissement annuel. Cela est expliqué par le repli du prix du fer de 14% depuis fin 2023 et la baisse des ventes de ce produit. Le chiffre d’affaires généré par les ventes des structures métalliques a suivi la même tendance, baissant de 9,1 MTND.

Les charges n’ont pas suivi le même rythme de baisse et se sont établies à 140,553 MTND. En partie, cela est dû à la forte hausse des dotations aux amortissements et aux provisions, qui sont passées de 3,020 MTND fin 2023 à 12,850 MTND fin 2024.

Les charges financières ajoutent une autre couche de difficultés, totalisant 43,062 MTND. À la fin de l’année, El Fouladh affiche des concours bancaires de 308,506 MTND. Pourtant, elle ne parvient pas à rembourser la CNSS (60,9 MTND de principal et des pénalités de 85,1 MTND), la STEG (177 MTND) et AGIL Energy (10,7 MTND). La société est en train de trouver des solutions avec ses créanciers. Elle compte reprendre le paiement des cotisations sociales à partir du premier trimestre 2026 et a signé un accord avec la caisse sociale, lui permettant de payer ses dettes, sans pénalités, sur une période de 7 ans. Avec AGIL Energy, un accord a été finalisé pour payer cet encours mensuellement jusqu’à août 2029, à raison de 0,200 MTND.

El Fouladh compte sur le projet de restructuration, avec la construction d’une nouvelle usine, financée par des fonds étrangers et garantie par l’État. Le potentiel est important, vu les besoins du marché local assurés actuellement par des importations. Théoriquement, c’est l’une des sociétés publiques qui ont le plus de chances de sortir de la situation actuelle.

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La crise au Moyen-Orient fait flamber les prix des engrais

Alors que le monde entier s’intéresse au pétrole et au gaz qui transitent par le détroit d’Ormuz; il y a d’autres matières essentielles qui se retrouvent également bloquées, comme les engrais.

Pour ceux qui ne le savent pas, environ un tiers du commerce maritime mondial d’engrais transite par le détroit d’Ormuz. Cette route critique a été gravement perturbée depuis le début de la guerre, le 28 février 2026. Le trafic s’arrêtant pratiquement et plusieurs navires ayant été touchés par des projectiles dans ou à proximité de la voie navigable.

Crise au mauvais moment

Et le moment est critique. Les agriculteurs de l’hémisphère nord entrent dans les mois critiques du printemps, période durant laquelle les principaux travaux agricoles doivent commencer. Leurs homologues de l’hémisphère sud, quant à eux, s’occupent à récolter les cultures avant l’arrivée de l’hiver. Cependant, leur travail se déroule désormais alors que la guerre en Iran crée d’importantes contraintes d’approvisionnement pour les produits fertilisants essentiels. Ce qui provoque des flambées de prix spectaculaires et des avertissements concernant une insécurité alimentaire imminente.

Les contrats à terme sur les engrais sont moins liquides que d’autres matières premières. Ce qui rend les prix plus opaques. Les prix de l’urée et de l’ammoniac ont déjà bondi, respectivement d’environ 50 % et 20 %, depuis le début des hostilités. D’autres engrais, comme la potasse et le soufre, voient également leur prix augmenter. Au-delà de l’Arabie saoudite, du Koweït, du Qatar et des Émirats arabes unis, l’Iran est un producteur important d’engrais azotés et l’un des plus grands exportateurs mondiaux.

C’est donc une longue chaîne d’approvisionnement sur laquelle pèse une menace. Si les agriculteurs ne peuvent pas obtenir l’urée dont ils ont besoin, les rendements agricoles diminueront inévitablement. Il y aura des stocks qu’on pourraient utiliser, de sorte que l’on ne verra pas vraiment d’impact sur les rendements agricoles et une perte de production agricole avant la fin de l’année.

Pas de craintes pour la sécurité alimentaire

Toutefois, sauter une saison de production de certains fertilisants est un exercice qui comporte des risques. L’azote est par exemple un élément indispensable qu’il faut apporter à la plante chaque année. L’urée s’utilise pour la croissance de diverses cultures, notamment le maïs, le blé, le colza et certains fruits et légumes. La corrélation est directe entre l’application de ces engrais et le rendement agricole final.

Les marchés étaient entrés en 2026 avec des stocks relativement élevés de produits alimentaires de base dépendant des livraisons d’engrais. Ce qui signifie qu’il existe des stocks tampons qui pourraient aider à compenser certaines pénuries de maïs, de blé, de soja et de riz. Certes, il n’y aura pas de famine, mais les circonstances actuelles provoqueraient une inflation alimentaire. Les pays émergents et en développement sont plus susceptibles de ressentir le plus fort de l’impact. L’Afrique est avertie.

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Attijari Bank: performances stables dans un contexte opérationnel rude

Attijari Bank avait déjà annoncé son résultat et son dividende proposé depuis presque deux semaines. Ses états viennent d’être publiés, révélant plus de détails.

Les comptes sociaux montrent que le bénéfice de l’exercice 2025 s’est établi à 232,101 MTND, quasiment stable par rapport à 2024. La banque a terminé l’année avec un PNB de 709,632 MTND, en légère hausse de 0,2% en glissement annuel.

Le coût du risque s’est élevé à 17,887 MTND contre 37,680 MTND, témoignant d’une meilleure qualité de l’actif.

En même temps, les charges générales d’exploitation ont augmenté de 10,5% à 87,947 MTND. Idem pour les frais du personnel, qui sont passées de 240,754 MTND en 2024 à 259,222 MTND l’année dernière. Cela a conduit à un résultat d’exploitation en repli de 2,2% à 339,959 MTND.

Le ratio de solvabilité de la banque s’est établi à 13,79%, en amélioration de 98 points de base par rapport à 2024 (un minimum réglementaire de 10%). Le ratio Tier I a gagné 9 points de base à 11,26% (un minimum réglementaire de 7%).

Au niveau des comptes consolidés, le Groupe Attijari Bank affiche un résultat net part du groupe de 235,336 MTND, en baisse de 1,8% en glissement annuel.

En Bourse, le titre a déjà réalisé un rendement annuel de 10,66% depuis le début de l’année. Au cours de clôture d’hier, le yield s’élève à 5,1%, ce qui offre toujours une belle opportunité de placement pour ceux qui ont un horizon d’investissement moyen, voire long.

 

 

 

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OpenAI mobilise 10 milliards de dollars additionnels

OpenAI a mobilisé 10 milliards de dollars auprès d’investisseurs dans le cadre d’une levée de fonds historique. Les souscripteurs ont divers profils, avec des capital-risqueurs, des acteurs du capital-investissement, de fonds privés et souverains. Les investisseurs croient en cette révolution de l’IA et ils veulent y investir leur argent. L’IA va être présente partout et elle transforme l’ensemble de l’économie, et le monde a besoin d’une puissance de calcul collective considérable pour répondre à la demande.

OpenAI, fondée en 2015, a connu une croissance sans précédent depuis le lancement de ChatGPT fin 2022, qui a pu atteindre 900 millions d’utilisateurs actifs par semaine et générer des recettes de plus de 13 milliards de dollars en 2025, dont 60% sont issus de consommateurs personnes physiques. Le potentiel de croissance est encore énorme du côté des entreprises.

Il s’agit probablement de sa dernière levée de fonds privée avant une éventuelle introduction en Bourse. La valorisation pré-money d’OpenAI est de 730 milliards de dollars. À moyen terme, il y aura un besoin intensif en ressources pour confronter le manque de puissance de calcul, la priorité actuelle de la société. Elle a déjà fait le choix d’y concentrer ses investissements, en le priorisant par rapport aux domaines de la créativité. C’est dans ce cadre qu’elle a mis fin à son application de vidéo courte Sora. Un choix qui montre que même s’il s’agit des plus grandes startups au monde, la rentabilité reste le facteur essentiel dans tout projet de levée de fonds.

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At-Takafulia augmente ses bénéfices de 56,2% en 2025

La Tunisienne des Assurances Takaful – At-Takafulia, passée dans le giron de Wifak Bank, est le premier assureur qui publie ses états financiers relatifs à l’exercice 2025.

Les comptes techniques montrent un chiffre d’affaires Vie de 29,315 MTND et un surplus du fonds Takaful familial de 1,551 MTND, contre 0,595 MTND une année auparavant. Depuis son appartenance à une banque, les performances de la branche Vie se sont améliorées et les primes émises ont quasiment quintuplé en 3 ans. L’essentiel des primes provient du segment Épargne (27,921 MTND), celui de la prévoyance a généré un chiffre d’affaires de 1,393 MTND.

En Non-Vie, les primes émises ont totalisé 45,690 Mtnd et le surplus du fonds Takaful général s’est établi à 1,332 MTND contre 2,405 MTND en 2024. L’Automobile est au cœur de cette profitabilité, avec un résultat technique de 1,141 MTND. Le résultat net 2025 s’est élevé à 1,596 MTND, en hausse de 56,2% en glissement annuel.

Les synergies avec Wifak Bank sont claires. Les agences de la banque servent de points de vente pour l’assureur. En contrepartie, la banque a offert des opportunités de placements rentables pour l’assureur dans un marché où les possibilités de placements conformes aux règles de la finance islamique se font rares. At-Takafulia a souscrit aux emprunts obligataires émis par la banque l’année dernière à hauteur de 48 MTND.

Elle a également souscrit plusieurs contrats Istithmar et Izdihar, qui ont été affectés aux différents bénéficiaires (actionnaires, adhérents Vie et adhérents Non-Vie). Elle a libéré 0,980 MTND au profit de Wifak Sicar, ce qui lui permet une optimisation fiscale et une rentabilité à long terme. Cela permet d’offrir une grande flexibilité dans les placements dans un environnement où les opportunités d’investissement conformes à la charia se font rares.

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QNB Tunisie réduit ses pertes et se rapproche de l’équilibre

QNB Tunisie a publié ses états financiers relatifs à l’exercice 2025. La banque a soldé son exercice par une perte de 17,406 MTND, une amélioration par rapport aux -44,176 MTND enregistrés une année auparavant. L’établissement continue son plan d’assainissement lancé depuis près de six ans. L’amélioration de la qualité de l’actif est matérialisée par un coût du risque de 14,024 MTND, en nette baisse en rythme annuel (41,451 MTND en 2024).

Le produit net bancaire s’est établi à 78,622 MTND, une hausse de 11,8% en glissement annuel. La marge d’intérêt a totalisé 14,674 MTND, en progression par rapport à 2024 (12,205 MTND). Avec le contexte actuel, il ne s’agit pas d’une tendance qu’on observerait beaucoup au sein du secteur cette année. La QNB a augmenté l’encours net des créances sur les clients, qui est passé de 1 024,740 MTND fin 2024 à 1 157,247 MTND une année plus tard. Sur le volet commercial, les dépôts se sont stabilisés à 1 549,279 MTND. Les commissions nettes ont reculé de 17,5%, à 4,328 MTND. Quant aux revenus de portefeuilles, ils ont atteint 59,620 MTND. Le résultat d’exploitation ressort à -16,994 MTND (-43,786 MTND en 2024).

Nous pensons que la banque va poursuivre son redressement, surtout qu’elle bénéficie de l’appui de sa banque mère, le géant QNB. Elle a le potentiel de profiter de toute reprise économique, surtout que son expertise et sa force de frappe financière lui permettent de se positionner sur les grandes affaires. L’exercice 2026 serait probablement celui du retour au territoire positif.

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L’or à l’épreuve de la volatilité

Après une hausse record de l’or et de l’argent, les investisseurs sont désormais confrontés à un paysage plus complexe, façonné par la volatilité des rendements réels, des valorisations tendues des sociétés minières et l’évolution des risques macroéconomiques.

 

La performance récente de l’or a été, tout simplement, extraordinaire. En 2025, il a réalisé un sprint, enregistrant 53 nouveaux sommets historiques. Cette flambée s’est traduite par une valeur de demande historique de 555 milliards de dollars, en hausse de 45 % sur un an, marquant pour la première fois que la demande annuelle d’or dépasse également les 5 000 tonnes.

Mais le parcours a été loin d’être sans heurts. Les fortes fluctuations des rendements réels ont alimenté la volatilité sur les métaux précieux, forçant les investisseurs à faire face à un dilemme : rester sur le métal ou se tenir en liquidités en attendant un point d’entrée plus attractif.

Pour naviguer dans cet environnement, il est utile d’examiner comment l’or a tendance à se comporter lorsque les rendements réels (rendements nominaux moins l’inflation) sont instables et comment les investisseurs peuvent réfléchir de manière plus stratégique à l’allocation entre l’or et les liquidités.

 

Pourquoi les rendements réels sont importants pour l’or

Les rendements réels restent un levier macroéconomique important pour l’or dans le temps. L’or ne générant pas de revenu, des rendements réels plus élevés augmentent le coût d’opportunité de sa détention, tandis que des rendements réels plus bas ou négatifs rendent l’or « à rendement nul » plus attrayant.

Il est bien connu qu’il y a une forte corrélation négative entre l’or et les rendements réels. Ce qui signifie que le métal précieux a tendance à monter lorsque les rendements réels diminuent et vice versa.

Cependant, ces deux dernières années ont apporté quelques nuances à cette histoire. L’or a progressé et les rendements réels ont augmenté, alors que les chocs géopolitiques, les préoccupations budgétaires et les achats des banques centrales ont stimulé la demande de valeurs refuges. Néanmoins, ces épisodes sont l’exception et n’invalident pas la règle. Lorsque les risques politiques, financiers ou budgétaires sont élevés, les investisseurs recherchent des réserves de valeur perçues comme telles. Cela favorise les prix de l’or. Dans tous les cas, pour un positionnement à long terme, les rendements réels restent la meilleure boussole pour l’or.

Jusqu’à présent en 2026, le prix de l’or s’est maintenu, des sources crédibles prévoyant une poursuite de la hausse. Lesquelles s’appuyant sur la demande des banques centrales, les risques géopolitiques élevés, la volatilité des marchés et une politique budgétaire structurellement plus souple.

 

Se positionner face à la volatilité des rendements réels

Alors, comment les investisseurs devraient-ils se positionner lorsque les rendements réels sont instables ?

Premièrement, l’or reste l’ancre d’une allocation aux métaux précieux. Les rendements réels peuvent être élevés, mais ils sont également vulnérables à un nouvel assouplissement des politiques ou à des pressions inflationnistes inattendues. Dans cet environnement, le rôle de l’or en tant qu’assurance macroéconomique reste intact. Avec des taux d’intérêt qui devraient tendre à la baisse en 2026, le contexte général pourrait continuer à soutenir les métaux précieux ; même si le rythme des gains se modère par rapport à l’envolée explosive observée en 2025.

Pour les allocateurs à long terme, cela favorise une exposition stratégique de type « acheter et conserver » à l’or ou aux instruments adossés à l’or. Le potentiel de hausse à court terme peut être plus mesuré, mais le cas structurel en faveur de la détention d’or comme stabilisateur de portefeuille est loin d’être épuisé.

Deuxièmement, les liquidités méritent toujours une place à la table, en particulier pour les investisseurs sensibles à la valorisation. Avec des taux directeurs et des rendements réels élevés, les instruments à courte durée offrent un rendement réel authentique tout en préservant la flexibilité. Conserver des liquidités fournit une poudre sèche à déployer lors des replis inévitables de l’or ou des actions minières.

Le cycle des métaux précieux a déjà récompensé les premiers investisseurs haussiers, mais il n’a pas nécessairement atteint son terme. La résilience de l’or par rapport aux rendements réels suggère que les investisseurs sont toujours prêts à payer pour une protection dans un régime macroéconomique volatil.

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Diplômés mais exclus: 93% des demandeurs d’emploi sont issus de trois filières seulement

Le nombre total de demandeurs d’emploi est passé de 117 705 avant 2021 à 130 612 actuellement. Les diplômés des sciences et technologies représentent 39,4% du total des demandeurs, contre 30,3% de titulaires de diplômes en gestion et droit. Ceux des lettres et sciences humaines représentent 24,1% des demandeurs d’emploi. Ces trois filières représentent à elles seules 93,8% de l’ensemble des demandeurs d’emploi. Il est clair que ces filières scientifiques sont les plus exposés au chômage. Par contre, les domaines les moins représentés sont l’agriculture et la pêche, la médecine et le paramédical, et le tourisme et restauration.

Par ailleurs, la majorité des demandeurs d’emploi se concentre dans les tranches d’âge 30-40 ans (44,9%) et 40-50 ans (42,1%). Les jeunes de 20-30 ans ne représentent que 10,9% du total, ce qui est étonnamment faible. Bien que cela puisse indiquer une insertion professionnelle rapide après le diplôme, nous pensons que c’est plutôt le résultat de la non-inscription des jeunes comme demandeurs d’emploi.

Les titulaires d’une licence et/ou maîtrise représentent le plus grand nombre de demandeurs d’emploi (95 440 personnes) et sont donc le diplôme le plus concerné par le chômage. Les diplômes techniques sont également très représentés, notamment dans les tranches d’âge 30-50 ans. Les ingénieurs et les architectes ont une présence modérée mais non négligeable parmi cette population (surtout entre 30 et 50 ans). Par contre, les titulaires de doctorat en pharmacie et médecine sont les plus faibles demandeurs d’emploi, ce qui est normal compte tenu de la spécificité et de la meilleure employabilité de ces filières.

Globalement, ces chiffres montrent qu’il y a un décalage entre l’offre de formation et les besoins économiques. La présence importante de demandeurs d’emploi âgés (40-50 ans) reflète des difficultés de reconversion ou de maintien dans l’emploi. Le chômage en Tunisie est structurel et il faut un effort national pour l’atténuer.

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Tunisiens résidant à l’étranger: attention aux solutions d’IPTV!

De nombreux Tunisiens résidant à l’étranger ont pris l’habitude de s’abonner à des services IPTV lors de leurs passages en Tunisie, afin de bénéficier d’un accès à de nombreuses chaînes de télévision pour un coût bien inférieur à ce qu’ils devraient payer ailleurs. Cela vaut en particulier pour le football européen, dont les droits de diffusion sont élevés.

En France, par exemple, il n’est pas possible de regarder l’intégralité du football européen avec un seul abonnement légal, tant les droits sont répartis entre plusieurs opérateurs (Canal+, DAZN, beIN Sports, etc.). Le coût total peut rapidement atteindre plusieurs centaines d’euros par mois, ce qui pousse certains à se tourner vers des alternatives illégales.

Toutefois, il convient désormais d’être vigilant, car cette pratique peut exposer ses utilisateurs à des risques juridiques. En France, des utilisateurs et des revendeurs viennent d’être condamnés à des amendes pour avoir utilisé un service IPTV illégal afin de regarder des matchs de Ligue 1. C’est une première dans l’Hexagone.

C’est la LFP qui vient de signaler un réseau pirate présumé et une enquête pénale ouverte a conduit à ces personnes. En identifiant les revendeurs, la liste des acheteurs a été obtenue. Les abonnés ont payé une amende de 300 à 400 euros, mais les revendeurs, eux, seront jugés en avril devant le tribunal.

L’attrait des IPTV à bas coût est compréhensible face à la multiplication des abonnements et à l’éclatement des droits sportifs. Mais ne vous attirez pas d’ennuis pour quelques centaines d’euros. Les risques juridiques sont désormais trop importants pour être ignorés. Mieux vaut investir dans une solution légale et sécurisée que de devoir payer bien plus cher en argent, en temps ou en tracas judiciaires pour avoir voulu économiser à court terme.

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Maghrebia et Maghrebia Vie: les dividendes 2025 sont connus

Les deux sociétés cotées du Groupe Assurances Maghrebia ont annoncé les principaux chiffres relatifs à l’exercice 2025.

Le chiffre d’affaires des Assurances Maghrebia a évolué de 10,5%, à 300,654 MTND. Le résultat avant impôt s’est établi à 38,293 MTND contre 35,597 MTND une année auparavant, une amélioration de 7.5%. Le résultat net s’est élevé à 26,093 MTND contre 28,362 MTND, en repli annuel de 8%.

Le conseil d’administration a décidé de proposer la distribution d’un dividende de 2,900 Tnd par action (3,150 Tnd par action au titre de l’exercice 2024), distribuable à partir du 8 juin 2026 et de convoquer les actionnaires de la société pour une réunion de l’Assemblée générale ordinaire le 15 mai 2026.

Les actionnaires seront également convoqués en une Assemblée générale extraordinaire à la même date en vue de proposer une augmentation du capital social par incorporation des réserves portant le capital de 45 à 55 Mtnd. Cette augmentation de capital donnera lieu à l’émission de 1 000 000 d’actions gratuites d’une valeur nominale de 10 Tnd chacune, attribuées à raison de 2 actions nouvelles gratuites pour 9 actions anciennes avec jouissance à compter du 1er janvier 2026.

Quant à Maghrebia Vie, son chiffre d’affaires a progressé de 11,6% à 145,033 Mtnd. Le résultat avant impôt est de 29,346 Mtnd, une amélioration de 17,8%. Le résultat net est de 23,363 Mtnd contre 20,180 Mtnd en 2024, soit une amélioration de 15,7%.

Le conseil a décidé de proposer la distribution d’un dividende de 0,421 Tnd (0,363 Tnd au titre de l’exercice 2024) par action et de convoquer les actionnaires de la société pour une réunion de l’Assemblée générale ordinaire le 15 mai 2026.

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Les comptes bancaires débiteurs franchissent la barre des 10 milliards de dinars

Le contexte économique tendu et l’érosion du pouvoir d’achat en Tunisie se lisent, entre autres, dans l’évolution des comptes courants bancaires débiteurs, communément appelé « le rouge ».

 

À fin novembre 2025, dernière statistique disponible, leur encours a atteint 10,240 milliards de dinars, un montant loin d’être anodin. Il représente 8,9 % du total des crédits accordés à l’économie à la même période.

La progression des volumes des comptes débiteurs, dans un environnement où les taux d’intérêt restent élevés, met en lumière quatre réalités structurelles.

Premièrement, l’investissement, qu’il émane des entreprises ou des ménages, est à l’arrêt. L’ensemble des ressources des entreprises est désormais absorbé par l’exploitation courante et les charges de fonctionnement. Avec des frais financiers alourdis, plus aucune marge significative ne subsiste pour créer de l’emploi ou envisager un développement de l’activité. Il suffit d’observer les chiffres du chômage et de la croissance pour constater que cette photographie correspond à la réalité actuelle.

Deuxièmement, les délais de paiement entre clients et fournisseurs s’allongent. Une banque n’accorde de dépassement qu’à condition que son client justifie d’une capacité avérée à régulariser sa situation, généralement par des créances en attente d’encaissement. Or, avec la trésorerie serrée pour la majorité des acteurs économiques, ces délais ne cessent de se distendre.

Troisièmement, la faiblesse chronique de la capitalisation des entreprises tunisienne constitue un handicap majeur. Dès leur création, nombre d’entités économiques fonctionnent essentiellement grâce au crédit bancaire, se contentant d’un capital social minimal. Les actionnaires préfèrent apporter des garanties immobilières plutôt que d’injecter des fonds propres suffisants. Cette observation vaut pour la petite entreprise comme pour les plus grandes structures. Toutes ont urgemment besoin d’être recapitalisées.

Quatrièmement, les ménages utilisent désormais la totalité des facilités de découvert que les banques peuvent leur consentir. La succession des échéances annuelles (saison estivale, rentrée scolaire, fêtes de fin d’année, mois de Ramadan et autres célébrations religieuses), sans oublier le remboursement des crédits, absorbent des salaires déjà insuffisants pour boucler les fins de mois.

Cette situation prouve la vulnérabilité financière de tous les acteurs économiques, pris dans un cercle vicieux dont il devient chaque jour plus difficile de sortir. Les ménages sont asphyxiés par des fins de mois de plus en plus difficiles à boucler. Les entreprises renoncent à investir et à embaucher, et les banques, pourtant garantes de la distribution du crédit, se retrouvent elles-mêmes fragilisées par l’accumulation des risques. C’est toute la chaîne économique qui vacille.

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Les infrastructures énergétiques menacées de frappes, le pétrole s’envole

Il paraît que l’année sera compliquée pour l’économie mondiale sur le front des prix de l’énergie. Les cours du pétrole ont continué à grimper, alors que l’escalade des menaces entre Israël et l’Iran visant les infrastructures énergétiques du Moyen-Orient risque d’aggraver les perturbations de l’approvisionnement mondial déclenchées par l’effondrement du trafic de pétroliers dans le détroit d’Ormuz. Le Brent, référence internationale, continue à surfer au-dessus de 110 dollars le baril.

Israël a attaqué la plus grande installation de traitement de gaz d’Iran, située dans la province de Bushehr. Téhéran a menacé de frapper des installations pétrolières en Arabie saoudite, aux Émirats arabes unis et au Qatar. Le Corps des Gardiens de la Révolution a averti la population de s’éloigner de plusieurs installations qu’il a décrites comme des cibles légitimes et de premier choix. Ces installations sont la raffinerie de Samref et le complexe pétrochimique d’Al-Jubail en Arabie saoudite, le champ gazier d’Al Hosn aux Émirats arabes unis ainsi que le complexe pétrochimique de Mesaieed et la société holding de Mesaieed au Qatar.

Dans un scénario où des attaques généralisées sur les infrastructures énergétiques se produiraient et où le détroit resterait fermé pendant une période prolongée, les prix du Brent pourraient atteindre de nouveaux pics, selon toutes les grandes banques internationales.

Avec l’escalade des tensions au Moyen-Orient, l’impact sur notre quotidien ne va pas tarder à se faire sentir. L’inflation repartirait mécaniquement à la hausse sous l’effet des produits importés, qu’ils soient finis ou semi-finis. Le prix de l’énergie, et notamment du pétrole, flamberait en premier lieu, entraînant dans son sillage une hausse généralisée des coûts de transport et de production. Très vite, ce choc pétrolier se répercuterait sur les biens de consommation courante, fragilisant un peu plus le pouvoir d’achat des ménages.

 

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Tunisie-Allemagne: un nouveau programme de Facilité Investissements pour l’emploi

Le programme de la Facilité Investissements pour l’emploi fait partie de l’initiative “Emploi décent pour une transition juste” – il a été créé par la Banque de développement (KfW) pour le compte du ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement (BMZ) – vient de lancer un nouvel appel à projets. Il concerne la Côte d’Ivoire, l’Égypte, le Ghana, le Maroc, le Sénégal et la Tunisie.

L’objectif principal de ce programme est la création d’emplois dans le secteur privé. Les emplois créés dans le secteur public ne sont pas acceptés, à l’exception des entreprises publiques dotées de la personnalité juridique et à vocation commerciale.

L’appel à projets est ouvert à tous les secteurs d’activité. Les subventions ne sont disponibles que pour les projets qui créeront de nouveaux emplois dans le secteur privé. La préférence est accordée aux projets combinant la création d’emplois et le renforcement de la migration de la main-d’œuvre vers l’Allemagne.

Le programme offre, pour le volet création d’emplois, des subventions comprises entre 800 000 et 10 000 000 d’euros par projet, applicable à tous les pays concernés.

Pour les candidats du secteur privé, le montant de la subvention demandée ne peut pas dépasser 200% du chiffre d’affaires moyen au cours des 3 dernières années.

Pour les candidats publics, de la société civile et les organisations non gouvernementales, le montant de subvention demandée ne peut pas dépasser 400% du budget moyen au cours des 3 dernières années.

Le coup d’envoi des appels à projets est fixé au 20 mars 2026 pour le Ghana, le Sénégal et la Tunisie, alors que ce sera le 15 avril 2026 pour la Côte d’Ivoire, l’Égypte et le Maroc. La date limite de soumission est fixée au 1er juin pour les trois premiers pays et au 30 juin pour les seconds.

Si vous êtes intéressés, vous pouvez trouver tout ce dont vous avez besoin dans le document suivant: https://invest-for-jobs.com/assets/media/dateien/Guide-dintructions-CfP-2026-Migration-de-main-d%C5%93uvre_03-2026.pdf

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Le gouvernement décide de sauver les Ciments de Bizerte

Les Ciments de Bizerte est l’une des rares sociétés cotées qui n’a jamais atteint son cours d’introduction en Bourse. Aujourd’hui, elle pèse moins de 21 MTND comme capitalisation et ses chiffres récents sont parmi les plus décevants.

L’année 2025 fut marquée par la suspension continue de la production de clinker à cause de l’absence du coke de pétrole, seule source d’énergie permettant le fonctionnement du four. Cette situation résulte des difficultés financières rencontrées par la société, lesquelles l’ont empêchée d’assurer l’importation de cette matière première. Le cimentier se limite à la production de ciment à partir de clinker importé ou acquis localement.

Financièrement, les résultats reportés négatifs totalisent -230,184 MTND, un montant auquel il faudra ajouter les pertes de cette année. Déjà, les six premiers mois 2025 montrent une perte de 26,685 MTND. Toutefois, les fonds propres demeurent positifs, à 116,482 MTND, grâce à trois opérations de réévaluation d’immobilisations qui ont permis d’inscrire 288,246 MTND dans les capitaux propres. C’est donc le moment ou jamais de démarrer un plan de redressement avant que l’impact de ces opérations sur les fonds propres ne s’évapore.

Le gouvernement s’est fixé un plan structuré sur trois phases. À court terme, l’acquisition et la transformation du clinker se poursuivront, tout en essayant de maintenir une marge bénéficiaire positive et de réduire les coûts de production. Un appui financier sera assuré pour permettre à l’entreprise de couvrir son cycle d’exploitation et de financer ses investissements prioritaires.

À moyen terme, les mesures envisagées portent sur la réactivation du transport ferroviaire pour alléger les coûts logistiques, la promotion de l’utilisation du ciment en vrac pour ses avantages économiques et environnementaux, ainsi que la création d’une antenne commerciale à Tunis.

Sur le long terme, les réformes visent à renforcer l’activité du port commercial de l’entreprise, à accroître les exportations de clinker et de ciment, à diversifier les produits et à conquérir de nouveaux marchés extérieurs.

La tendance du titre sur le marché dans les prochains jours montrera si les investisseurs croient vraiment en ce programme qui s’étendra sur plusieurs années. En Bourse, ces histoires de recovery sont bien accueillies et le cours de l’action anticipe généralement la concrétisation du plan envisagé. À suivre de près.

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