Lese-Ansicht

Es gibt neue verfügbare Artikel. Klicken Sie, um die Seite zu aktualisieren.

La BIAT propose à ses actionnaires un dividende de 6 Tnd par action

La Banque internationale arabe de Tunisie – BIAT a informé ses actionnaires et le public que son conseil d’administration a arrêté les états financiers individuels et consolidés relatifs à l’exercice clos le 31 décembre 2025 et les a soumis aux commissaires aux comptes.

Les comptes sociaux font ressortir un résultat net de 385,3 MTND, contre 357,8 MTND au titre de l’exercice 2024.

Le résultat net consolidé s’est élevé à 467,1 MTND, contre 379,4 MTND au titre de l’année précédente.

Le conseil d’administration a décidé de convoquer une Assemblée générale ordinaire, qui se tiendra le vendredi 24 avril 2026. Le dividende proposé est de 6 Tnd par action, et ce, sous réserve de l’accord de la Banque centrale de Tunisie. La rémunération des actionnaires serait ainsi stable par rapport à l’année précédente.

Le yield, de 3,7% par rapport au cours de la veille, peut paraître moyen mais il ne faut pas oublier qu’il s’agit de la première capitalisation boursière et du leader du secteur bancaire. En dépit d’un contexte opérationnel compliqué, l’établissement de crédit est parvenu à améliorer ses bénéfices, prouvant sa capacité à offrir des services à forte valeur ajoutée. Le marché lui accorde une confiance et le rendement du titre de 30,63% depuis le début de l’année en est témoin.

Dans les trois prochaines semaines, et avant l’Assemblée générale ordinaire, il y aura la publication des indicateurs d’activité du premier quart de l’exercice. Ils donneront une première image sur la qualité de l’exercice 2026.

L’article La BIAT propose à ses actionnaires un dividende de 6 Tnd par action est apparu en premier sur Managers.

El Fouladh creuse ses pertes, mais le redressement est possible

El Fouladh a publié ses comptes relatifs à l’exercice 2024. L’entreprise publique a affiché une nouvelle perte (après modifications comptables) de -69,215 MTND. Ce montant devrait s’ajouter aux résultats reportés de -448,311 MTND. Les fonds propres avant affectation sont déjà à -451,666 MTND.

La société a réalisé un chiffre d’affaires de 113,229 MTND, en baisse de 22,2% en glissement annuel. Cela est expliqué par le repli du prix du fer de 14% depuis fin 2023 et la baisse des ventes de ce produit. Le chiffre d’affaires généré par les ventes des structures métalliques a suivi la même tendance, baissant de 9,1 MTND.

Les charges n’ont pas suivi le même rythme de baisse et se sont établies à 140,553 MTND. En partie, cela est dû à la forte hausse des dotations aux amortissements et aux provisions, qui sont passées de 3,020 MTND fin 2023 à 12,850 MTND fin 2024.

Les charges financières ajoutent une autre couche de difficultés, totalisant 43,062 MTND. À la fin de l’année, El Fouladh affiche des concours bancaires de 308,506 MTND. Pourtant, elle ne parvient pas à rembourser la CNSS (60,9 MTND de principal et des pénalités de 85,1 MTND), la STEG (177 MTND) et AGIL Energy (10,7 MTND). La société est en train de trouver des solutions avec ses créanciers. Elle compte reprendre le paiement des cotisations sociales à partir du premier trimestre 2026 et a signé un accord avec la caisse sociale, lui permettant de payer ses dettes, sans pénalités, sur une période de 7 ans. Avec AGIL Energy, un accord a été finalisé pour payer cet encours mensuellement jusqu’à août 2029, à raison de 0,200 MTND.

El Fouladh compte sur le projet de restructuration, avec la construction d’une nouvelle usine, financée par des fonds étrangers et garantie par l’État. Le potentiel est important, vu les besoins du marché local assurés actuellement par des importations. Théoriquement, c’est l’une des sociétés publiques qui ont le plus de chances de sortir de la situation actuelle.

L’article El Fouladh creuse ses pertes, mais le redressement est possible est apparu en premier sur Managers.

La crise au Moyen-Orient fait flamber les prix des engrais

Alors que le monde entier s’intéresse au pétrole et au gaz qui transitent par le détroit d’Ormuz; il y a d’autres matières essentielles qui se retrouvent également bloquées, comme les engrais.

Pour ceux qui ne le savent pas, environ un tiers du commerce maritime mondial d’engrais transite par le détroit d’Ormuz. Cette route critique a été gravement perturbée depuis le début de la guerre, le 28 février 2026. Le trafic s’arrêtant pratiquement et plusieurs navires ayant été touchés par des projectiles dans ou à proximité de la voie navigable.

Crise au mauvais moment

Et le moment est critique. Les agriculteurs de l’hémisphère nord entrent dans les mois critiques du printemps, période durant laquelle les principaux travaux agricoles doivent commencer. Leurs homologues de l’hémisphère sud, quant à eux, s’occupent à récolter les cultures avant l’arrivée de l’hiver. Cependant, leur travail se déroule désormais alors que la guerre en Iran crée d’importantes contraintes d’approvisionnement pour les produits fertilisants essentiels. Ce qui provoque des flambées de prix spectaculaires et des avertissements concernant une insécurité alimentaire imminente.

Les contrats à terme sur les engrais sont moins liquides que d’autres matières premières. Ce qui rend les prix plus opaques. Les prix de l’urée et de l’ammoniac ont déjà bondi, respectivement d’environ 50 % et 20 %, depuis le début des hostilités. D’autres engrais, comme la potasse et le soufre, voient également leur prix augmenter. Au-delà de l’Arabie saoudite, du Koweït, du Qatar et des Émirats arabes unis, l’Iran est un producteur important d’engrais azotés et l’un des plus grands exportateurs mondiaux.

C’est donc une longue chaîne d’approvisionnement sur laquelle pèse une menace. Si les agriculteurs ne peuvent pas obtenir l’urée dont ils ont besoin, les rendements agricoles diminueront inévitablement. Il y aura des stocks qu’on pourraient utiliser, de sorte que l’on ne verra pas vraiment d’impact sur les rendements agricoles et une perte de production agricole avant la fin de l’année.

Pas de craintes pour la sécurité alimentaire

Toutefois, sauter une saison de production de certains fertilisants est un exercice qui comporte des risques. L’azote est par exemple un élément indispensable qu’il faut apporter à la plante chaque année. L’urée s’utilise pour la croissance de diverses cultures, notamment le maïs, le blé, le colza et certains fruits et légumes. La corrélation est directe entre l’application de ces engrais et le rendement agricole final.

Les marchés étaient entrés en 2026 avec des stocks relativement élevés de produits alimentaires de base dépendant des livraisons d’engrais. Ce qui signifie qu’il existe des stocks tampons qui pourraient aider à compenser certaines pénuries de maïs, de blé, de soja et de riz. Certes, il n’y aura pas de famine, mais les circonstances actuelles provoqueraient une inflation alimentaire. Les pays émergents et en développement sont plus susceptibles de ressentir le plus fort de l’impact. L’Afrique est avertie.

L’article La crise au Moyen-Orient fait flamber les prix des engrais est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Attijari Bank: performances stables dans un contexte opérationnel rude

Attijari Bank avait déjà annoncé son résultat et son dividende proposé depuis presque deux semaines. Ses états viennent d’être publiés, révélant plus de détails.

Les comptes sociaux montrent que le bénéfice de l’exercice 2025 s’est établi à 232,101 MTND, quasiment stable par rapport à 2024. La banque a terminé l’année avec un PNB de 709,632 MTND, en légère hausse de 0,2% en glissement annuel.

Le coût du risque s’est élevé à 17,887 MTND contre 37,680 MTND, témoignant d’une meilleure qualité de l’actif.

En même temps, les charges générales d’exploitation ont augmenté de 10,5% à 87,947 MTND. Idem pour les frais du personnel, qui sont passées de 240,754 MTND en 2024 à 259,222 MTND l’année dernière. Cela a conduit à un résultat d’exploitation en repli de 2,2% à 339,959 MTND.

Le ratio de solvabilité de la banque s’est établi à 13,79%, en amélioration de 98 points de base par rapport à 2024 (un minimum réglementaire de 10%). Le ratio Tier I a gagné 9 points de base à 11,26% (un minimum réglementaire de 7%).

Au niveau des comptes consolidés, le Groupe Attijari Bank affiche un résultat net part du groupe de 235,336 MTND, en baisse de 1,8% en glissement annuel.

En Bourse, le titre a déjà réalisé un rendement annuel de 10,66% depuis le début de l’année. Au cours de clôture d’hier, le yield s’élève à 5,1%, ce qui offre toujours une belle opportunité de placement pour ceux qui ont un horizon d’investissement moyen, voire long.

 

 

 

L’article Attijari Bank: performances stables dans un contexte opérationnel rude est apparu en premier sur Managers.

OpenAI mobilise 10 milliards de dollars additionnels

OpenAI a mobilisé 10 milliards de dollars auprès d’investisseurs dans le cadre d’une levée de fonds historique. Les souscripteurs ont divers profils, avec des capital-risqueurs, des acteurs du capital-investissement, de fonds privés et souverains. Les investisseurs croient en cette révolution de l’IA et ils veulent y investir leur argent. L’IA va être présente partout et elle transforme l’ensemble de l’économie, et le monde a besoin d’une puissance de calcul collective considérable pour répondre à la demande.

OpenAI, fondée en 2015, a connu une croissance sans précédent depuis le lancement de ChatGPT fin 2022, qui a pu atteindre 900 millions d’utilisateurs actifs par semaine et générer des recettes de plus de 13 milliards de dollars en 2025, dont 60% sont issus de consommateurs personnes physiques. Le potentiel de croissance est encore énorme du côté des entreprises.

Il s’agit probablement de sa dernière levée de fonds privée avant une éventuelle introduction en Bourse. La valorisation pré-money d’OpenAI est de 730 milliards de dollars. À moyen terme, il y aura un besoin intensif en ressources pour confronter le manque de puissance de calcul, la priorité actuelle de la société. Elle a déjà fait le choix d’y concentrer ses investissements, en le priorisant par rapport aux domaines de la créativité. C’est dans ce cadre qu’elle a mis fin à son application de vidéo courte Sora. Un choix qui montre que même s’il s’agit des plus grandes startups au monde, la rentabilité reste le facteur essentiel dans tout projet de levée de fonds.

L’article OpenAI mobilise 10 milliards de dollars additionnels est apparu en premier sur Managers.

At-Takafulia augmente ses bénéfices de 56,2% en 2025

La Tunisienne des Assurances Takaful – At-Takafulia, passée dans le giron de Wifak Bank, est le premier assureur qui publie ses états financiers relatifs à l’exercice 2025.

Les comptes techniques montrent un chiffre d’affaires Vie de 29,315 MTND et un surplus du fonds Takaful familial de 1,551 MTND, contre 0,595 MTND une année auparavant. Depuis son appartenance à une banque, les performances de la branche Vie se sont améliorées et les primes émises ont quasiment quintuplé en 3 ans. L’essentiel des primes provient du segment Épargne (27,921 MTND), celui de la prévoyance a généré un chiffre d’affaires de 1,393 MTND.

En Non-Vie, les primes émises ont totalisé 45,690 Mtnd et le surplus du fonds Takaful général s’est établi à 1,332 MTND contre 2,405 MTND en 2024. L’Automobile est au cœur de cette profitabilité, avec un résultat technique de 1,141 MTND. Le résultat net 2025 s’est élevé à 1,596 MTND, en hausse de 56,2% en glissement annuel.

Les synergies avec Wifak Bank sont claires. Les agences de la banque servent de points de vente pour l’assureur. En contrepartie, la banque a offert des opportunités de placements rentables pour l’assureur dans un marché où les possibilités de placements conformes aux règles de la finance islamique se font rares. At-Takafulia a souscrit aux emprunts obligataires émis par la banque l’année dernière à hauteur de 48 MTND.

Elle a également souscrit plusieurs contrats Istithmar et Izdihar, qui ont été affectés aux différents bénéficiaires (actionnaires, adhérents Vie et adhérents Non-Vie). Elle a libéré 0,980 MTND au profit de Wifak Sicar, ce qui lui permet une optimisation fiscale et une rentabilité à long terme. Cela permet d’offrir une grande flexibilité dans les placements dans un environnement où les opportunités d’investissement conformes à la charia se font rares.

L’article At-Takafulia augmente ses bénéfices de 56,2% en 2025 est apparu en premier sur Managers.

QNB Tunisie réduit ses pertes et se rapproche de l’équilibre

QNB Tunisie a publié ses états financiers relatifs à l’exercice 2025. La banque a soldé son exercice par une perte de 17,406 MTND, une amélioration par rapport aux -44,176 MTND enregistrés une année auparavant. L’établissement continue son plan d’assainissement lancé depuis près de six ans. L’amélioration de la qualité de l’actif est matérialisée par un coût du risque de 14,024 MTND, en nette baisse en rythme annuel (41,451 MTND en 2024).

Le produit net bancaire s’est établi à 78,622 MTND, une hausse de 11,8% en glissement annuel. La marge d’intérêt a totalisé 14,674 MTND, en progression par rapport à 2024 (12,205 MTND). Avec le contexte actuel, il ne s’agit pas d’une tendance qu’on observerait beaucoup au sein du secteur cette année. La QNB a augmenté l’encours net des créances sur les clients, qui est passé de 1 024,740 MTND fin 2024 à 1 157,247 MTND une année plus tard. Sur le volet commercial, les dépôts se sont stabilisés à 1 549,279 MTND. Les commissions nettes ont reculé de 17,5%, à 4,328 MTND. Quant aux revenus de portefeuilles, ils ont atteint 59,620 MTND. Le résultat d’exploitation ressort à -16,994 MTND (-43,786 MTND en 2024).

Nous pensons que la banque va poursuivre son redressement, surtout qu’elle bénéficie de l’appui de sa banque mère, le géant QNB. Elle a le potentiel de profiter de toute reprise économique, surtout que son expertise et sa force de frappe financière lui permettent de se positionner sur les grandes affaires. L’exercice 2026 serait probablement celui du retour au territoire positif.

L’article QNB Tunisie réduit ses pertes et se rapproche de l’équilibre est apparu en premier sur Managers.

L’or à l’épreuve de la volatilité

Après une hausse record de l’or et de l’argent, les investisseurs sont désormais confrontés à un paysage plus complexe, façonné par la volatilité des rendements réels, des valorisations tendues des sociétés minières et l’évolution des risques macroéconomiques.

 

La performance récente de l’or a été, tout simplement, extraordinaire. En 2025, il a réalisé un sprint, enregistrant 53 nouveaux sommets historiques. Cette flambée s’est traduite par une valeur de demande historique de 555 milliards de dollars, en hausse de 45 % sur un an, marquant pour la première fois que la demande annuelle d’or dépasse également les 5 000 tonnes.

Mais le parcours a été loin d’être sans heurts. Les fortes fluctuations des rendements réels ont alimenté la volatilité sur les métaux précieux, forçant les investisseurs à faire face à un dilemme : rester sur le métal ou se tenir en liquidités en attendant un point d’entrée plus attractif.

Pour naviguer dans cet environnement, il est utile d’examiner comment l’or a tendance à se comporter lorsque les rendements réels (rendements nominaux moins l’inflation) sont instables et comment les investisseurs peuvent réfléchir de manière plus stratégique à l’allocation entre l’or et les liquidités.

 

Pourquoi les rendements réels sont importants pour l’or

Les rendements réels restent un levier macroéconomique important pour l’or dans le temps. L’or ne générant pas de revenu, des rendements réels plus élevés augmentent le coût d’opportunité de sa détention, tandis que des rendements réels plus bas ou négatifs rendent l’or « à rendement nul » plus attrayant.

Il est bien connu qu’il y a une forte corrélation négative entre l’or et les rendements réels. Ce qui signifie que le métal précieux a tendance à monter lorsque les rendements réels diminuent et vice versa.

Cependant, ces deux dernières années ont apporté quelques nuances à cette histoire. L’or a progressé et les rendements réels ont augmenté, alors que les chocs géopolitiques, les préoccupations budgétaires et les achats des banques centrales ont stimulé la demande de valeurs refuges. Néanmoins, ces épisodes sont l’exception et n’invalident pas la règle. Lorsque les risques politiques, financiers ou budgétaires sont élevés, les investisseurs recherchent des réserves de valeur perçues comme telles. Cela favorise les prix de l’or. Dans tous les cas, pour un positionnement à long terme, les rendements réels restent la meilleure boussole pour l’or.

Jusqu’à présent en 2026, le prix de l’or s’est maintenu, des sources crédibles prévoyant une poursuite de la hausse. Lesquelles s’appuyant sur la demande des banques centrales, les risques géopolitiques élevés, la volatilité des marchés et une politique budgétaire structurellement plus souple.

 

Se positionner face à la volatilité des rendements réels

Alors, comment les investisseurs devraient-ils se positionner lorsque les rendements réels sont instables ?

Premièrement, l’or reste l’ancre d’une allocation aux métaux précieux. Les rendements réels peuvent être élevés, mais ils sont également vulnérables à un nouvel assouplissement des politiques ou à des pressions inflationnistes inattendues. Dans cet environnement, le rôle de l’or en tant qu’assurance macroéconomique reste intact. Avec des taux d’intérêt qui devraient tendre à la baisse en 2026, le contexte général pourrait continuer à soutenir les métaux précieux ; même si le rythme des gains se modère par rapport à l’envolée explosive observée en 2025.

Pour les allocateurs à long terme, cela favorise une exposition stratégique de type « acheter et conserver » à l’or ou aux instruments adossés à l’or. Le potentiel de hausse à court terme peut être plus mesuré, mais le cas structurel en faveur de la détention d’or comme stabilisateur de portefeuille est loin d’être épuisé.

Deuxièmement, les liquidités méritent toujours une place à la table, en particulier pour les investisseurs sensibles à la valorisation. Avec des taux directeurs et des rendements réels élevés, les instruments à courte durée offrent un rendement réel authentique tout en préservant la flexibilité. Conserver des liquidités fournit une poudre sèche à déployer lors des replis inévitables de l’or ou des actions minières.

Le cycle des métaux précieux a déjà récompensé les premiers investisseurs haussiers, mais il n’a pas nécessairement atteint son terme. La résilience de l’or par rapport aux rendements réels suggère que les investisseurs sont toujours prêts à payer pour une protection dans un régime macroéconomique volatil.

L’article L’or à l’épreuve de la volatilité est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Diplômés mais exclus: 93% des demandeurs d’emploi sont issus de trois filières seulement

Le nombre total de demandeurs d’emploi est passé de 117 705 avant 2021 à 130 612 actuellement. Les diplômés des sciences et technologies représentent 39,4% du total des demandeurs, contre 30,3% de titulaires de diplômes en gestion et droit. Ceux des lettres et sciences humaines représentent 24,1% des demandeurs d’emploi. Ces trois filières représentent à elles seules 93,8% de l’ensemble des demandeurs d’emploi. Il est clair que ces filières scientifiques sont les plus exposés au chômage. Par contre, les domaines les moins représentés sont l’agriculture et la pêche, la médecine et le paramédical, et le tourisme et restauration.

Par ailleurs, la majorité des demandeurs d’emploi se concentre dans les tranches d’âge 30-40 ans (44,9%) et 40-50 ans (42,1%). Les jeunes de 20-30 ans ne représentent que 10,9% du total, ce qui est étonnamment faible. Bien que cela puisse indiquer une insertion professionnelle rapide après le diplôme, nous pensons que c’est plutôt le résultat de la non-inscription des jeunes comme demandeurs d’emploi.

Les titulaires d’une licence et/ou maîtrise représentent le plus grand nombre de demandeurs d’emploi (95 440 personnes) et sont donc le diplôme le plus concerné par le chômage. Les diplômes techniques sont également très représentés, notamment dans les tranches d’âge 30-50 ans. Les ingénieurs et les architectes ont une présence modérée mais non négligeable parmi cette population (surtout entre 30 et 50 ans). Par contre, les titulaires de doctorat en pharmacie et médecine sont les plus faibles demandeurs d’emploi, ce qui est normal compte tenu de la spécificité et de la meilleure employabilité de ces filières.

Globalement, ces chiffres montrent qu’il y a un décalage entre l’offre de formation et les besoins économiques. La présence importante de demandeurs d’emploi âgés (40-50 ans) reflète des difficultés de reconversion ou de maintien dans l’emploi. Le chômage en Tunisie est structurel et il faut un effort national pour l’atténuer.

L’article Diplômés mais exclus: 93% des demandeurs d’emploi sont issus de trois filières seulement est apparu en premier sur Managers.

Tunisiens résidant à l’étranger: attention aux solutions d’IPTV!

De nombreux Tunisiens résidant à l’étranger ont pris l’habitude de s’abonner à des services IPTV lors de leurs passages en Tunisie, afin de bénéficier d’un accès à de nombreuses chaînes de télévision pour un coût bien inférieur à ce qu’ils devraient payer ailleurs. Cela vaut en particulier pour le football européen, dont les droits de diffusion sont élevés.

En France, par exemple, il n’est pas possible de regarder l’intégralité du football européen avec un seul abonnement légal, tant les droits sont répartis entre plusieurs opérateurs (Canal+, DAZN, beIN Sports, etc.). Le coût total peut rapidement atteindre plusieurs centaines d’euros par mois, ce qui pousse certains à se tourner vers des alternatives illégales.

Toutefois, il convient désormais d’être vigilant, car cette pratique peut exposer ses utilisateurs à des risques juridiques. En France, des utilisateurs et des revendeurs viennent d’être condamnés à des amendes pour avoir utilisé un service IPTV illégal afin de regarder des matchs de Ligue 1. C’est une première dans l’Hexagone.

C’est la LFP qui vient de signaler un réseau pirate présumé et une enquête pénale ouverte a conduit à ces personnes. En identifiant les revendeurs, la liste des acheteurs a été obtenue. Les abonnés ont payé une amende de 300 à 400 euros, mais les revendeurs, eux, seront jugés en avril devant le tribunal.

L’attrait des IPTV à bas coût est compréhensible face à la multiplication des abonnements et à l’éclatement des droits sportifs. Mais ne vous attirez pas d’ennuis pour quelques centaines d’euros. Les risques juridiques sont désormais trop importants pour être ignorés. Mieux vaut investir dans une solution légale et sécurisée que de devoir payer bien plus cher en argent, en temps ou en tracas judiciaires pour avoir voulu économiser à court terme.

L’article Tunisiens résidant à l’étranger: attention aux solutions d’IPTV! est apparu en premier sur Managers.

Maghrebia et Maghrebia Vie: les dividendes 2025 sont connus

Les deux sociétés cotées du Groupe Assurances Maghrebia ont annoncé les principaux chiffres relatifs à l’exercice 2025.

Le chiffre d’affaires des Assurances Maghrebia a évolué de 10,5%, à 300,654 MTND. Le résultat avant impôt s’est établi à 38,293 MTND contre 35,597 MTND une année auparavant, une amélioration de 7.5%. Le résultat net s’est élevé à 26,093 MTND contre 28,362 MTND, en repli annuel de 8%.

Le conseil d’administration a décidé de proposer la distribution d’un dividende de 2,900 Tnd par action (3,150 Tnd par action au titre de l’exercice 2024), distribuable à partir du 8 juin 2026 et de convoquer les actionnaires de la société pour une réunion de l’Assemblée générale ordinaire le 15 mai 2026.

Les actionnaires seront également convoqués en une Assemblée générale extraordinaire à la même date en vue de proposer une augmentation du capital social par incorporation des réserves portant le capital de 45 à 55 Mtnd. Cette augmentation de capital donnera lieu à l’émission de 1 000 000 d’actions gratuites d’une valeur nominale de 10 Tnd chacune, attribuées à raison de 2 actions nouvelles gratuites pour 9 actions anciennes avec jouissance à compter du 1er janvier 2026.

Quant à Maghrebia Vie, son chiffre d’affaires a progressé de 11,6% à 145,033 Mtnd. Le résultat avant impôt est de 29,346 Mtnd, une amélioration de 17,8%. Le résultat net est de 23,363 Mtnd contre 20,180 Mtnd en 2024, soit une amélioration de 15,7%.

Le conseil a décidé de proposer la distribution d’un dividende de 0,421 Tnd (0,363 Tnd au titre de l’exercice 2024) par action et de convoquer les actionnaires de la société pour une réunion de l’Assemblée générale ordinaire le 15 mai 2026.

L’article Maghrebia et Maghrebia Vie: les dividendes 2025 sont connus est apparu en premier sur Managers.

Les comptes bancaires débiteurs franchissent la barre des 10 milliards de dinars

Le contexte économique tendu et l’érosion du pouvoir d’achat en Tunisie se lisent, entre autres, dans l’évolution des comptes courants bancaires débiteurs, communément appelé « le rouge ».

 

À fin novembre 2025, dernière statistique disponible, leur encours a atteint 10,240 milliards de dinars, un montant loin d’être anodin. Il représente 8,9 % du total des crédits accordés à l’économie à la même période.

La progression des volumes des comptes débiteurs, dans un environnement où les taux d’intérêt restent élevés, met en lumière quatre réalités structurelles.

Premièrement, l’investissement, qu’il émane des entreprises ou des ménages, est à l’arrêt. L’ensemble des ressources des entreprises est désormais absorbé par l’exploitation courante et les charges de fonctionnement. Avec des frais financiers alourdis, plus aucune marge significative ne subsiste pour créer de l’emploi ou envisager un développement de l’activité. Il suffit d’observer les chiffres du chômage et de la croissance pour constater que cette photographie correspond à la réalité actuelle.

Deuxièmement, les délais de paiement entre clients et fournisseurs s’allongent. Une banque n’accorde de dépassement qu’à condition que son client justifie d’une capacité avérée à régulariser sa situation, généralement par des créances en attente d’encaissement. Or, avec la trésorerie serrée pour la majorité des acteurs économiques, ces délais ne cessent de se distendre.

Troisièmement, la faiblesse chronique de la capitalisation des entreprises tunisienne constitue un handicap majeur. Dès leur création, nombre d’entités économiques fonctionnent essentiellement grâce au crédit bancaire, se contentant d’un capital social minimal. Les actionnaires préfèrent apporter des garanties immobilières plutôt que d’injecter des fonds propres suffisants. Cette observation vaut pour la petite entreprise comme pour les plus grandes structures. Toutes ont urgemment besoin d’être recapitalisées.

Quatrièmement, les ménages utilisent désormais la totalité des facilités de découvert que les banques peuvent leur consentir. La succession des échéances annuelles (saison estivale, rentrée scolaire, fêtes de fin d’année, mois de Ramadan et autres célébrations religieuses), sans oublier le remboursement des crédits, absorbent des salaires déjà insuffisants pour boucler les fins de mois.

Cette situation prouve la vulnérabilité financière de tous les acteurs économiques, pris dans un cercle vicieux dont il devient chaque jour plus difficile de sortir. Les ménages sont asphyxiés par des fins de mois de plus en plus difficiles à boucler. Les entreprises renoncent à investir et à embaucher, et les banques, pourtant garantes de la distribution du crédit, se retrouvent elles-mêmes fragilisées par l’accumulation des risques. C’est toute la chaîne économique qui vacille.

L’article Les comptes bancaires débiteurs franchissent la barre des 10 milliards de dinars est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Les infrastructures énergétiques menacées de frappes, le pétrole s’envole

Il paraît que l’année sera compliquée pour l’économie mondiale sur le front des prix de l’énergie. Les cours du pétrole ont continué à grimper, alors que l’escalade des menaces entre Israël et l’Iran visant les infrastructures énergétiques du Moyen-Orient risque d’aggraver les perturbations de l’approvisionnement mondial déclenchées par l’effondrement du trafic de pétroliers dans le détroit d’Ormuz. Le Brent, référence internationale, continue à surfer au-dessus de 110 dollars le baril.

Israël a attaqué la plus grande installation de traitement de gaz d’Iran, située dans la province de Bushehr. Téhéran a menacé de frapper des installations pétrolières en Arabie saoudite, aux Émirats arabes unis et au Qatar. Le Corps des Gardiens de la Révolution a averti la population de s’éloigner de plusieurs installations qu’il a décrites comme des cibles légitimes et de premier choix. Ces installations sont la raffinerie de Samref et le complexe pétrochimique d’Al-Jubail en Arabie saoudite, le champ gazier d’Al Hosn aux Émirats arabes unis ainsi que le complexe pétrochimique de Mesaieed et la société holding de Mesaieed au Qatar.

Dans un scénario où des attaques généralisées sur les infrastructures énergétiques se produiraient et où le détroit resterait fermé pendant une période prolongée, les prix du Brent pourraient atteindre de nouveaux pics, selon toutes les grandes banques internationales.

Avec l’escalade des tensions au Moyen-Orient, l’impact sur notre quotidien ne va pas tarder à se faire sentir. L’inflation repartirait mécaniquement à la hausse sous l’effet des produits importés, qu’ils soient finis ou semi-finis. Le prix de l’énergie, et notamment du pétrole, flamberait en premier lieu, entraînant dans son sillage une hausse généralisée des coûts de transport et de production. Très vite, ce choc pétrolier se répercuterait sur les biens de consommation courante, fragilisant un peu plus le pouvoir d’achat des ménages.

 

L’article Les infrastructures énergétiques menacées de frappes, le pétrole s’envole est apparu en premier sur Managers.

Tunisie-Allemagne: un nouveau programme de Facilité Investissements pour l’emploi

Le programme de la Facilité Investissements pour l’emploi fait partie de l’initiative “Emploi décent pour une transition juste” – il a été créé par la Banque de développement (KfW) pour le compte du ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement (BMZ) – vient de lancer un nouvel appel à projets. Il concerne la Côte d’Ivoire, l’Égypte, le Ghana, le Maroc, le Sénégal et la Tunisie.

L’objectif principal de ce programme est la création d’emplois dans le secteur privé. Les emplois créés dans le secteur public ne sont pas acceptés, à l’exception des entreprises publiques dotées de la personnalité juridique et à vocation commerciale.

L’appel à projets est ouvert à tous les secteurs d’activité. Les subventions ne sont disponibles que pour les projets qui créeront de nouveaux emplois dans le secteur privé. La préférence est accordée aux projets combinant la création d’emplois et le renforcement de la migration de la main-d’œuvre vers l’Allemagne.

Le programme offre, pour le volet création d’emplois, des subventions comprises entre 800 000 et 10 000 000 d’euros par projet, applicable à tous les pays concernés.

Pour les candidats du secteur privé, le montant de la subvention demandée ne peut pas dépasser 200% du chiffre d’affaires moyen au cours des 3 dernières années.

Pour les candidats publics, de la société civile et les organisations non gouvernementales, le montant de subvention demandée ne peut pas dépasser 400% du budget moyen au cours des 3 dernières années.

Le coup d’envoi des appels à projets est fixé au 20 mars 2026 pour le Ghana, le Sénégal et la Tunisie, alors que ce sera le 15 avril 2026 pour la Côte d’Ivoire, l’Égypte et le Maroc. La date limite de soumission est fixée au 1er juin pour les trois premiers pays et au 30 juin pour les seconds.

Si vous êtes intéressés, vous pouvez trouver tout ce dont vous avez besoin dans le document suivant: https://invest-for-jobs.com/assets/media/dateien/Guide-dintructions-CfP-2026-Migration-de-main-d%C5%93uvre_03-2026.pdf

L’article Tunisie-Allemagne: un nouveau programme de Facilité Investissements pour l’emploi est apparu en premier sur Managers.

Le gouvernement décide de sauver les Ciments de Bizerte

Les Ciments de Bizerte est l’une des rares sociétés cotées qui n’a jamais atteint son cours d’introduction en Bourse. Aujourd’hui, elle pèse moins de 21 MTND comme capitalisation et ses chiffres récents sont parmi les plus décevants.

L’année 2025 fut marquée par la suspension continue de la production de clinker à cause de l’absence du coke de pétrole, seule source d’énergie permettant le fonctionnement du four. Cette situation résulte des difficultés financières rencontrées par la société, lesquelles l’ont empêchée d’assurer l’importation de cette matière première. Le cimentier se limite à la production de ciment à partir de clinker importé ou acquis localement.

Financièrement, les résultats reportés négatifs totalisent -230,184 MTND, un montant auquel il faudra ajouter les pertes de cette année. Déjà, les six premiers mois 2025 montrent une perte de 26,685 MTND. Toutefois, les fonds propres demeurent positifs, à 116,482 MTND, grâce à trois opérations de réévaluation d’immobilisations qui ont permis d’inscrire 288,246 MTND dans les capitaux propres. C’est donc le moment ou jamais de démarrer un plan de redressement avant que l’impact de ces opérations sur les fonds propres ne s’évapore.

Le gouvernement s’est fixé un plan structuré sur trois phases. À court terme, l’acquisition et la transformation du clinker se poursuivront, tout en essayant de maintenir une marge bénéficiaire positive et de réduire les coûts de production. Un appui financier sera assuré pour permettre à l’entreprise de couvrir son cycle d’exploitation et de financer ses investissements prioritaires.

À moyen terme, les mesures envisagées portent sur la réactivation du transport ferroviaire pour alléger les coûts logistiques, la promotion de l’utilisation du ciment en vrac pour ses avantages économiques et environnementaux, ainsi que la création d’une antenne commerciale à Tunis.

Sur le long terme, les réformes visent à renforcer l’activité du port commercial de l’entreprise, à accroître les exportations de clinker et de ciment, à diversifier les produits et à conquérir de nouveaux marchés extérieurs.

La tendance du titre sur le marché dans les prochains jours montrera si les investisseurs croient vraiment en ce programme qui s’étendra sur plusieurs années. En Bourse, ces histoires de recovery sont bien accueillies et le cours de l’action anticipe généralement la concrétisation du plan envisagé. À suivre de près.

L’article Le gouvernement décide de sauver les Ciments de Bizerte est apparu en premier sur Managers.

La 5G a bien stimulé l’activité des opérateurs télécoms en Tunisie

Selon les KPI clés post-lancement de la 5G, relatifs au mois de janvier 2026 et publiés par l’Instance nationale des télécommunications, il est clair que cette technologie a contribué à stimuler l’activité des opérateurs. Le chiffre d’affaires global, y compris les activités de FSI, est passé à 323,2 MTND contre 255,1 MTND une année auparavant.

La 5G a été un accélérateur majeur pour l’accès internet fixe via le réseau mobile (FWA). Le nombre d’abonnements FWA a connu une croissance exponentielle, passant de 9 425 en février 2025 à 238 477 en janvier 2026.

L’arrivée de la 5G a également transformé les habitudes de consommation des abonnés FWA. La consommation mensuelle moyenne de données par abonné a plus que doublé en moins d’un an, passant de 175 Go en février 2025 à 361 Go en janvier 2026, soit une augmentation spectaculaire de 107%. Cette hausse traduit l’utilisation de la 5G pour des usages plus intensifs comme le streaming vidéo en haute définition, le gaming ou le télétravail, rendus possibles par des débits plus élevés.

L’impact de la 5G se fait également sentir sur les usages mobiles, avec un basculement vers les offres haut débit. Les revenus des activations data mobile pour les forfaits supérieurs à 25Go ont totalisé 54 MTND, dépassant ainsi ceux inférieurs à cette limite pour la première fois. Cette tendance se confirme dans le nombre d’activations, avec le parc de forfaits supérieurs à 25Go de 1,7 million en janvier 2026, tandis que les forfaits inférieurs à cette limite ont diminué.

Le lancement de la 5G en Tunisie a été un catalyseur puissant pour les opérateurs, entraînant une modernisation des usages, une explosion de la consommation de données (fixe et mobile) et une transformation des revenus des opérateurs vers les services à plus forte valeur ajoutée.

L’article La 5G a bien stimulé l’activité des opérateurs télécoms en Tunisie est apparu en premier sur Managers.

Yassir achète Kawarizmi et s’attaque à la publicité programmatique

Yassir, une application bien connue des Tunisiens, a annoncé l’acquisition de Kawarizmi, une agence spécialisée dans la publicité programmatique. Les modalités de l’accord n’ont pas été divulguées.

Le business model de Yassir est bâti sur une application dédiée aux services quotidiens à la demande, couvrant le transport (VTC), la livraison de repas et de courses via Yassir Express, ainsi que des services financiers via Yassir Cash. Avec cette nouvelle acquisition, elle cherche à se développer dans les médias et la publicité.

Sur le plan opérationnel, il n’y aura pas de changements. Kawarizmi continuera à fonctionner en tant qu’unité indépendante au sein du groupe Yassir, tout en poursuivant son expansion à travers l’Afrique, la région MENA (Moyen-Orient et Afrique du Nord) et auprès des publics de la diaspora.

Pour Yassir, posséder l’infrastructure publicitaire signifie répliquer le modèle d’Amazon Advertising, celui de construire un réseau de médias de vente au détail en circuit fermé, contrôler les données propriétaires issues des paiements, du transport et de la livraison, ainsi que l’infrastructure programmatique pour les monétiser.

L’opération représente une intégration verticale des données et de la publicité au sein du marché africain. Yassir évolue, passant d’une plateforme de paiements et de services à la demande à un fournisseur de médias, absorbant les capacités programmatiques de Kawarizmi pour construire un écosystème de médias de vente au détail et de publicité au sein d’un même produit. Le résultat mettra sous pression les agences médias locales, qui souffrent déjà d’un marché très concurrentiel. Elles sont averties.

L’article Yassir achète Kawarizmi et s’attaque à la publicité programmatique est apparu en premier sur Managers.

Repli des bénéfices d’Attijari Bank, mais dividende ajusté stable

Dans un communiqué de presse, Attijari Bank a annoncé que son conseil d’administration a arrêté les états financiers individuels et consolidés relatifs à l’exercice 2025 qui ont été soumis aux commissaires aux comptes.

L’année 2025 a été clôturée avec un bénéfice de 232,101 Mtnd, contre 232,388 Mtnd une année auparavant. Le conseil a décidé de convoquer une Assemblée générale ordinaire pour le vendredi 10 avril 2026 et de proposer aux actionnaires la distribution d’un dividende de 4,200 Tnd par action, pour un total de 50 000 000 d’actions, contre 5 Tnd par action l’exercice précédent pour 42 000 000 d’actions. En ajusté, le dividende est donc stable.

Le repli n’est pas surprenant et ne traduit pas une sous-performance opérationnelle propre à Attijari Bank. C’est tout l’environnement des banques qui fait que rares sont celles qui pourraient échapper à cette tendance cette année. 

En parallèle, le coût de fonctionnement demeure haut et nous pensons que le secteur afficherait l’un des coefficients d’exploitation moyens les plus élevés de son histoire récente. Si l’on ajoute la pression fiscale, cela ne peut donner qu’une baisse des profits.

Faut-il acheter ou conserver les titres des banques dans son portefeuille? La réponse est oui. Ce sont des entités qui vont poursuivre à distribuer des dividendes. De plus, le secteur détient toujours un potentiel de croissance, surtout dans la digitalisation et l’offre de services à forte valeur ajoutée. Historiquement, les banques ont toujours résisté aux changements, même si le cocktail de ces dernières années semble plus complexe à gérer.

L’article Repli des bénéfices d’Attijari Bank, mais dividende ajusté stable est apparu en premier sur Managers.

Orca, la fintech sud-africaine de détection de fraude, lève 2,35 millions de dollars

Orca, une fintech sud-africaine spécialisée dans la détection de fraude, a levé 2,35 millions de dollars lors d’un tour de table d’amorçage. Sa plateforme, spécialement conçue pour les systèmes de paiement africains majoritairement mobiles, a intéressé les investisseurs.

Ce financement permettra à la pépite de renforcer ses capacités techniques et de s’étendre sur les marchés émergents, où les outils de lutte contre la fraude actuels peinent à suivre le rythme des portefeuilles mobiles, des services bancaires par agents et des tactiques de fraude en évolution rapide.

Orca surveille un volume de transactions mensuel de plus de 5 milliards de dollars dans plus de 70 pays grâce à sa coopération avec les principaux opérateurs télécoms, banques et fournisseurs de paiement à travers le continent.

Ce qui a fait la différence, c’est la prise en compte des spécificités africaines. Les systèmes de détection de fraude développés en Europe ou aux États-Unis fonctionnent avec un comportement utilisateur prévisible et des délais de rétroaction plus longs. Ces systèmes dépendent fortement de la vérification de l’identité lors de l’inscription et partent du principe que des identifiants statiques suffisent pour arrêter la fraude. Le paysage de la fraude en Afrique est totalement différent. Il se caractérise par des économies informelles, une croissance numérique rapide et des règles différentes selon les endroits.

Ainsi, ces outils importés mettent les entreprises africaines dans une position difficile, soit en bloquant des transactions légitimes, soit en risquant de laisser passer d’énormes fraudes. Orca, qui a le privilège d’accéder aux données de paiement africaines, parvient à capter les tactiques des fraudeurs en intégrant l’intelligence artificielle. Son modèle a prouvé que l’avenir appartient aux startups qui conçoivent des solutions locales.

L’article Orca, la fintech sud-africaine de détection de fraude, lève 2,35 millions de dollars est apparu en premier sur Managers.

❌