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Devenir normalien : tout ce qu’il faut savoir sur le concours d’entrée 2026/2027

Le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique annonce l’ouverture d’un concours sur dossier et épreuves pour l’admission à l’École normale supérieure  (ENS ) dans les spécialités Lettres et Sciences humaines et Sciences fondamentales, au titre de l’année universitaire 2026/2027.

Conformément à l’arrêté ministériel du 23 mars 2026, le ministère fixe la capacité d’accueil à 110 places, réparties comme suit : 50 places en Langues et Lettres (arabe, français et anglais), 30 places en Sciences humaines (histoire, géographie et philosophie) et 30 places en Sciences fondamentales (mathématiques et physique).

Le concours est ouvert aux étudiants tunisiens âgés de 24 ans au plus à la date du concours, inscrits en deuxième année de licence nationale ou en deuxième année de classe préparatoire aux études littéraires et sciences humaines, ainsi qu’aux étudiants de classe préparatoire aux études d’ingénieurs dans les spécialités mathématiques-physique et physique-chimie.

Le dépôt des candidatures est ouvert du 18 janvier 2026 au 12 juin 2026. Les dossiers sont à adresser exclusivement par courrier recommandé avec accusé de réception ou à déposer directement au bureau d’ordre de l’École normale supérieure de Tunis.

Le dossier de candidature comprend un formulaire à télécharger sur le site institutionnel de l’établissement — www.ens.rnu.tn — accompagné de copies de la carte d’identité nationale, du diplôme du baccalauréat et d’une attestation de présence universitaire, ainsi que d’un reçu de mandat postal d’un montant de 220 dinars, à l’ordre du receveur de l’École normale supérieure.

Les épreuves écrites du concours se tiendront les 2, 3 et 4 juillet 2026 au siège de l’École normale supérieure ou dans des établissements universitaires voisins. Le calendrier des épreuves orales destinées aux candidats admissibles à l’issue du premier tour sera communiqué ultérieurement.

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Surendettement en Tunisie : un vide juridique persistant face à des solutions qui existent

Une loi adoptée en Conseil des ministres en décembre 2020 attend toujours d’être promulguée. Aucun observatoire, aucun crédit bureau, aucune définition légale du surendettement : la Tunisie accuse un retard institutionnel considérable face à une crise financière documentée. Une note de l’IACE intitulée « Le surendettement des ménages : une urgence nationale » propose une feuille de route en trois phases s’inspirant des meilleures pratiques internationales.

Le surendettement des ménages tunisiens atteint des niveaux structurellement préoccupants. Pourtant, l’État n’a mis en place aucune réponse institutionnelle. La Tunisie ne dispose d’aucune définition légale du surendettement, d’aucun observatoire dédié, d’aucun crédit bureau centralisé et d’aucune commission spécialisée. Ce vide laisse les banques, les institutions de microfinance et les prêteurs informels seuls juges des situations de détresse financière.

Un projet de loi pourtant existe. Le texte n° 113/2020, qu’un Conseil des ministres a adopté en décembre 2020, propose une définition adaptée au contexte tunisien. Il retient le critère de l’incapacité manifeste du débiteur à honorer ses dettes non professionnelles dans un délai raisonnable. Il introduit également le critère de bonne foi. Objectif : écarter toute stigmatisation morale et privilégier la logique de rétablissement sur celle de sanction. Plus de cinq ans après son adoption, ce texte attend toujours sa promulgation.

L’opacité des dettes, un risque systémique invisible

L’absence de crédit bureau centralisé aggrave encore la situation. Un ménage peut aujourd’hui contracter des crédits auprès de plusieurs banques, de multiples institutions de microfinance, d’opérateurs télécom et de commerçants en même temps. Aucun créancier ne voit l’endettement total de son client. Cette opacité empêche toute évaluation fiable de la capacité de remboursement. Elle favorise l’accumulation silencieuse de dettes.

Ce que font les autres pays

Le contraste avec des pays comparables est saisissant. En France, la Banque de France publie chaque année des enquêtes typologiques rigoureuses. Elle traite les dossiers de surendettement en six mois en moyenne. En 2024, elle a traité 134 803 dossiers. Dans 34,7% des cas, les débiteurs ont obtenu un effacement total de leurs dettes. Aux Pays-Bas, les municipalités déclenchent automatiquement une aide budgétaire dès le premier impayé signalé. En Italie, depuis 2019, un débiteur insolvable de bonne foi peut obtenir l’effacement total de ses dettes, même sans actif liquidable. Ce dispositif présente un intérêt particulier pour les ménages ruraux tunisiens exclus du système bancaire.

Une feuille de route en trois phases

Face à ce constat, l’IACE formule des recommandations opérationnelles organisées en trois horizons temporels.

Sur les six premiers mois, le rapport préconise deux mesures d’urgence. D’abord, la création d’un observatoire national du surendettement, que la Banque centrale de Tunisie et le ministère des Affaires sociales piloteraient conjointement. Avec un budget de 500 000 dinars pour sa première année, il publierait chaque trimestre un baromètre public pour identifier les gouvernorats les plus vulnérables. Ensuite, le lancement d’un crédit bureau national que la BCT gérerait directement. Son coût atteint sept millions de dinars sur trois ans. La BCT en assumerait 50%, les bailleurs internationaux 30%, et le secteur bancaire les 20% restants.

Entre six et dix-huit mois, des réformes structurelles suivraient. L’État instaurerait des ratios prudentiels contraignants : 40% maximum de ratio dette/revenu pour les crédits à la consommation, 50% pour les crédits immobiliers. Les établissements de crédit généraliseraient un document standardisé de transparence contractuelle pour tout prêt supérieur à 1 000 dinars. Le gouvernement promulguerait enfin la loi n° 113/2020, avec des ajustements sur la protection des actifs essentiels et des incitations fiscales pour les créanciers participants. Chaque gouvernorat accueillerait une commission de surendettement avec trois niveaux de réponse : un plan de redressement sur sept ans maximum, un effacement partiel avec engagement de réinsertion, ou un effacement total assorti d’une interdiction temporaire de crédit de trois ans.

Sur un horizon de dix-huit mois à cinq ans, le rapport appelle à une transformation systémique. Les établissements scolaires intégreraient l’éducation financière dès la cinquième année du primaire jusqu’au lycée. Une amnistie fiscale temporaire de dix-huit mois permettrait de régulariser progressivement le crédit informel. Le Qatar, le Koweït et la Belgique l’ont démontré : on résout le surendettement par la régulation, la transparence et la réhabilitation, jamais par la sanction ou la stigmatisation.

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Surendettement en Tunisie : la crise financière devient fracture sociale

79 000 enfants supplémentaires sont tombés sous le seuil de pauvreté entre 2021 et 2023. Dans le Centre-Ouest, le taux de pauvreté a atteint 40% en 2023. Derrière les chiffres macroéconomiques du surendettement tunisien se cachent des réalités humaines et territoriales qui révèlent une fracture sociale profonde et des conséquences intergénérationnelles durables. C’est ce qu’on peut lire dans la dernière note de l’IACE intitulée « Le surendettement des ménages : une urgence nationale », publiée sur son site officiel le 26 mars 2026. 

Le surendettement des ménages en Tunisie ne se lit pas uniquement dans les statistiques bancaires. Il se manifeste aussi dans la géographie du pays et dans le quotidien des familles les plus vulnérables, révélant des inégalités territoriales profondes et des conséquences sociales qui dépassent la seule question de la solvabilité.

L’analyse régionale dresse un tableau contrasté. Le Centre-Ouest concentre les indicateurs les plus alarmants : avec un taux de pauvreté de 37% en 2021, porté à 40% en 2023, et une dépense annuelle moyenne par personne de 3 614 dinars, la plus faible du pays, cette région illustre une forme extrême de vulnérabilité financière. Faute d’accès au système bancaire formel, les ménages y ont massivement recours au crédit informel à des taux usuraires pour couvrir des besoins essentiels, s’enfermant dans un cercle vicieux d’endettement difficile à briser.

À l’opposé, le Grand Tunis affiche le taux de pauvreté le plus faible du pays, à 4,7% en 2021, avec une dépense annuelle moyenne par personne atteignant 6 874 dinars. Mais cette apparente prospérité masque une vulnérabilité croissante des classes moyennes urbaines, exposées à un coût de la vie élevé en matière de logement, de transport et d’éducation, et dont l’endettement repose sur le crédit formel pour des biens durables ou immobiliers. Un choc économique ponctuel suffit à faire basculer ces ménages dans une fragilité financière que les indicateurs traditionnels ne capturent pas.

Entre ces deux extrêmes, d’autres régions illustrent des logiques d’endettement spécifiques. Le Nord-Est présente un taux de pauvreté élevé de 15,2% mais une dépense par personne modeste à 5 057 dinars, révélant une forme d’exclusion financière où les ménages, pauvres mais peu endettés, n’ont accès ni au système bancaire ni au microcrédit structuré. Le Sud-Ouest, avec un taux de pauvreté de 18,1% mais une dépense par personne relativement élevée à 4 847 dinars, dissimule quant à lui une précarité structurelle masquée par des transferts familiaux ou des revenus saisonniers.

Au niveau national, la situation sociale s’est significativement dégradée. Le taux de pauvreté est passé de 16,6% en 2021 à 18,4% en 2023, tandis que la pauvreté extrême atteignait 3,2% contre 2,9% deux ans plus tôt. L’impact est particulièrement sévère pour les familles nombreuses : les ménages de cinq à six personnes ont enregistré une hausse de leur taux de pauvreté de 2,8 points entre 2021 et 2023, contre seulement 1,1 point pour les ménages de trois à quatre personnes. Leur exclusion fréquente du système bancaire les oriente vers des prêts informels à taux usuraires, accélérant leur basculement dans un surendettement difficile à résorber.

Les conséquences intergénérationnelles sont particulièrement préoccupantes. Entre 2021 et 2023, 79 000 enfants supplémentaires sont tombés sous le seuil de pauvreté, portant le taux de pauvreté infantile à 28,4%, contre 26% en 2021. Le taux de pauvreté extrême des enfants a lui aussi progressé, passant de 5,1 à 5,8%, soit 21 000 enfants supplémentaires en situation de dénuement. Ces enfants, souvent issus de ménages surendettés, subissent des retards scolaires, une malnutrition latente et un stress familial chronique qui compromettent leur avenir économique, alimentant un cycle de précarité transgénérationnel.

Les disparités se lisent également dans la structure des dépenses. En 2021, l’écart entre la dépense annuelle moyenne par ménage, établie à 20 328 dinars, et la médiane, à 16 627 dinars, révèle une forte concentration des dépenses chez les 20% les plus aisés. Plus de la moitié des ménages tunisiens dépensent ainsi moins que la moyenne nationale, limitant drastiquement leur capacité à absorber un choc économique. Les disparités urbain-rural restent par ailleurs marquées, avec une dépense annuelle moyenne par personne de 6 141 dinars en milieu urbain contre 4 041 dinars en milieu rural, soit un écart de 52%, alors même que le taux de pauvreté rurale, à 24,8%, est près de deux fois supérieur à celui des zones urbaines.

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Surendettement en Tunisie : une bombe à retardement financière

En dix ans, la dette moyenne par habitant a bondi de 65,9% pendant que les revenus stagnaient à +3,7%. Avec un taux de fragilité budgétaire atteignant 171% en 2024, soit plus de quatre fois le seuil de viabilité internationalement reconnu, un rapport de l’Institut arabe des chefs d’entreprises (IACE) révèle l’ampleur d’une crise financière qui frappe des centaines de milliers de ménages tunisiens.

La Tunisie traverse une crise silencieuse de surendettement des ménages. Les indicateurs atteignent des niveaux préoccupants. Entre 2014 et 2024, la dette financière moyenne par habitant est passée de 1 619 à 2 686 dinars, soit une progression de 65,9%. Dans le même temps, le revenu disponible brut moyen par habitant n’évoluait que de 1 512 à 1 568 dinars. Une hausse de 3,7% seulement. Ce décalage structurel entre stagnation des revenus et accumulation rapide des dettes constitue le cœur du problème.

Un endettement massif dominé par les banques

L’encours total de la dette des ménages s’établissait à 32,162 milliards de dinars en 2024, selon la Banque centrale de Tunisie. Sur ce montant, 91,4% proviennent des établissements bancaires et 8,6% des institutions de microfinance. La dette moyenne par ménage atteint 9 263 dinars. La dette moyenne par habitant s’élève, elle, à 2 686 dinars pour un revenu disponible brut moyen de 1 568 dinars. Cela correspond à un taux de fragilité budgétaire de 171%. Ce niveau dépasse largement le seuil de viabilité internationalement reconnu, fixé à 40%.

La composition de cette dette renforce la vulnérabilité des ménages. Sur l’encours bancaire total, 59,7% relèvent de crédits à la consommation : aménagement du logement, véhicules, études et dépenses courantes. Les crédits immobiliers ne représentent que 40,3%. Cette prédominance de l’endettement non productif est préoccupante. Dépourvu de capacité de remboursement intrinsèque, chaque nouveau prêt devient un risque cumulatif de basculement dans l’insolvabilité.

Le contexte macroéconomique a considérablement amplifié ces tensions entre 2021 et 2024. L’inflation annuelle a progressé de 5,7% en 2021 à un pic de 9,3% en 2023, avant de se modérer à 7,1% en 2024. La hausse des prix alimentaires a été particulièrement marquée. Entre 2021 et 2023, elle a atteint 21,2%. Les ménages ont été contraints de consacrer plus de 40% de leur budget à l’alimentation, contre 30,1% en 2021. Cette compression budgétaire réduit la marge disponible pour rembourser les dettes ou constituer une épargne de précaution.

Un marché du travail qui ferme les perspectives

Le chômage s’est maintenu à un niveau structurellement élevé. Il oscillait entre 15,2% en 2022 et 16,4% en 2023, avant de se stabiliser à 15,7% en 2024. Cette fragilité persistante du marché du travail limite les perspectives de régularisation financière. Elle rend tout nouveau crédit particulièrement risqué. Le ralentissement de la croissance de la dette bancaire des ménages illustre cette réalité. Tombée à 2,3% en 2024 contre 4,8% en 2022, elle traduit deux phénomènes simultanés : les ménages atteignent les limites de leur capacité d’emprunt, et les banques restreignent leur offre face aux risques de défaut croissants.

Le recours massif au crédit informel constitue une dimension supplémentaire du problème. En l’absence de sociétés de crédit régulées couvrant l’ensemble du territoire, une part significative des prêts reste informelle. Les taux pratiqués sont souvent usuraires. Cette réalité complique toute évaluation fiable de l’endettement réel des ménages et rend toute politique de régulation efficace difficile à mettre en œuvre.

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Importations non prioritaires : la BCT impose le financement sur fonds propres

La BCT vient de durcir les conditions de financement des importations pour certains produits, jugés non prioritaires, à travers une nouvelle circulaire publiée le 26 mars 2026. Cette mesure impose désormais aux importateurs de mobiliser l’intégralité de la valeur de leurs opérations sur leurs fonds propres avant toute transaction.

L’autorité monétaire interdit formellement aux intermédiaires agréés d’accorder des concours financiers, sous forme de crédits, d’avances ou de garanties bancaires, pour l’acquisition des marchandises figurant sur une liste restrictive établie par le ministère du Commerce. Les opérateurs économiques sont ainsi tenus de constituer des dépôts en numéraire couvrant la totalité du montant de l’importation, et ce, quel que soit le mode de règlement choisi, qu’il s’agisse d’un crédit documentaire, d’une remise documentaire ou d’un simple virement.

Le texte précise que les banques doivent impérativement vérifier la conformité des codes de nomenclature des produits avant de procéder à toute domiciliation. Cette rigueur procédurale vise à assurer une application stricte de la nouvelle réglementation dès sa publication, tout en engageant la responsabilité des intermédiaires financiers dans le contrôle des flux de marchandises.

Des dérogations spécifiques sont toutefois prévues pour préserver l’activité économique stratégique et les engagements de l’État. Les importations réalisées dans le cadre de marchés publics, celles dont le financement était déjà engagé avant la circulaire, ainsi que les achats des entreprises industrielles directement liés à leur production bénéficient d’une dispense. Les opérations effectuées sous le régime du perfectionnement actif sont également exclues de ces restrictions, sous réserve de la présentation des autorisations douanières requises.

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UIB : Mondher Benzarti élu représentant des actionnaires minoritaires

L’Union Internationale de Banque (UIB)  intègre Mondher Benzarti au sein de son conseil d’administration en qualité de représentant des actionnaires minoritaires. Cette décision découle de l’assemblée générale élective tenue le 06 mars 2026 au cours de laquelle les actionnaires ont adopté cette nomination à l’unanimité des membres présents ou représentés.

Le nouveau mandat de Mondher Benzarti s’étendra sur une période de trois ans. Ses fonctions prendront fin lors de l’assemblée générale ordinaire appelée à statuer sur les comptes de l’exercice 2028. La candidature sera désormais soumise à l’examen du Conseil du Marché Financier ainsi qu’à celui de la BCT pour la validation.

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Tunis Re : un saut de 100 millions de dinars pour doubler le capital

La Société Tunisienne de Réassurance (Tunis Re) franchit un cap stratégique majeur. L’assureur annonce un doublement de son capital social ainsi qu’une progression de son résultat net à 26,980 millions de dinars pour l’exercice 2025. Le conseil d’administration propose désormais la distribution d’un dividende de 0,550 dinar par action. Il prévoit aussi la création de 20 millions d’actions nouvelles pour porter le capital à 200 millions de dinars.

Les états financiers de la compagnie affichent une solide santé. Le chiffre d’affaires combiné atteint 243,176 millions de dinars. L’assureur national optimise ainsi sa gestion technique. La sinistralité s’améliore de 23 %; tandis que le ratio net de sinistralité s’établit à 44 %. Cette maîtrise des risques permet au résultat technique net de doubler. Ce dernier atteint un excédent de 30 millions de dinars. Le ratio combiné gagne 12 points pour s’établir à 83,7 %.

Des indicateurs financiers au vert

La rentabilité des fonds propres (ROE) ressort à 10,9 %. Cette performance s’appuie sur une croissance de 9 % des placements financiers. Le résultat global avant impôt s’élève à 48,843 millions de dinars pour l’année écoulée. Ces indicateurs témoignent d’une structure de bilan renforcée. Le taux de rétention des primes se maintient à 72 %.

Modalités de l’augmentation de capital

Le déploiement du nouveau capital s’organisera autour de deux axes principaux lors de l’assemblée générale extraordinaire du 24 avril 2026. La société attribuera une première tranche de 5 millions d’actions gratuites aux actionnaires actuels. Cette opération prévoit une action nouvelle pour quatre anciennes. Parallèlement une augmentation par souscription en numéraire concernera 15 millions de titres. Le ratio sera de trois actions nouvelles pour quatre anciennes.

Les actionnaires se réuniront au siège de la société à Montplaisir pour valider ces résolutions. Les assemblées successives débuteront à partir de 09h00 le 24 avril prochain. L’assemblée générale extraordinaire fixera le prix d’émission des nouvelles actions lors de cette rencontre. Ces nouveaux titres bénéficieront d’une jouissance à compter du 1er janvier 2026.

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Objectif 2026 : le plaidoyer de Raoua Tlili pour sauver le handisport

L’athlète tunisienne, Raoua Tlili, figure de proue du lancer du poids et du disque au sein de la sélection nationale, a brisé le silence le 26 mars 2026 à travers une intervention vidéo diffusée sur les réseaux sociaux. Ce témoignage public intervient dans un contexte de préparation critique pour les Jeux méditerranéens de 2026, révélant une situation de précarité extrême qui paralyse les sportifs de haut niveau engagés dans les disciplines individuelles.

La championne tunisienne (12 médailles d’or aux Jeux paralympiques et aux Championnats du monde) décrit une impasse financière et administrative sans précédent, marquée par l’absence totale de rémunération ou de contrat formel depuis le début de l’année 2025. Cette carence de treize mois consécutifs persiste alors même que l’athlète a récemment honoré les couleurs nationales en décrochant une médaille de bronze lors des Championnats du monde de para-athlétisme en Inde. Elle précise à ce sujet avoir dû assumer personnellement l’intégralité de ses frais d’inscription pour cette compétition mondiale.

Cette détresse matérielle s’accompagne d’une dégradation profonde du cadre de préparation technique. Actuellement basée à Londres pour collaborer avec un nouvel entraîneur dont le dispositif avait pourtant reçu l’aval du ministère de la Jeunesse et des Sports, Raoua Tlili affirme que ce technicien exerce ses fonctions sans aucune rétribution depuis plus de trois semaines. Elle précise que, bien que le ministre ait donné son accord de principe lors d’une rencontre directe, l’exécution administrative n’a pas suivi, empêchant toute planification sportive cohérente. L’athlète déplore également une révision unilatérale à la baisse de son programme d’entraînement, lequel avait pourtant été conçu pour respecter les contraintes budgétaires de l’État.

Un bilan alarmant

Au-delà de son parcours individuel, la lanceuse dresse un constat alarmant sur l’état psychologique de ses pairs dans les sports individuels. Elle évoque des trajectoires marquées par l’abandon ou une détresse émotionnelle sévère, citant le cas du taekwondoïste Khalil Jendoubi qui a déjà tenté d’alerter l’opinion sans obtenir de changements tangibles. Face à ces obstacles, Raoua Tlili dénonce des tentatives de pression l’incitant à représenter une autre nation, une éventualité qu’elle rejette catégoriquement par attachement à la Tunisie. Elle souligne d’ailleurs que ses revendications ne portent pas sur des primes de résultats, qu’elle affirme ne pas avoir perçues, mais sur le rétablissement d’une activité institutionnelle financée et fonctionnelle.

Dans un appel direct aux autorités, notamment au président de la République, Kaïs Saïed, l’athlète rappelle que le sport a été érigé en priorité nationale. Elle souligne l’urgence de la situation alors que les Jeux méditerranéens approchent, notant l’absence actuelle de qualifications mondiales dans sa discipline. Pour la championne, la période actuelle sans compétition majeure doit impérativement être mise à profit par les responsables pour régulariser les contrats et apaiser les conflits, afin de sécuriser les cycles de préparation menant aux Mondiaux 2027 et aux Jeux paralympiques de 2028. Malgré l’éloignement et les sacrifices personnels, elle maintient ses objectifs sportifs et exhorte les médias ainsi que ses homologues à ne pas laisser s’éteindre ce débat sur l’avenir de l’élite sportive tunisienne.

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Dattes bio : exportations en forte hausse, recettes en bond de 39 %

Durant les cinq premiers mois de la campagne 2025/2026, la Tunisie a exporté 94 100 tonnes de dattes. Ce qui constitue une hausse de 4,2 % par rapport au volume exporté lors de la campagne précédente. Ces données sont issues du bulletin de suivi publié jeudi par l’Observatoire national de l’agriculture (ONAGRI).

En valeur, les recettes des exportations de dattes s’établissent à 607,8 millions de dinars. Ce qui correspond à une progression de 4,5 % par rapport aux 581,8 millions de dinars enregistrés un an auparavant.  

Bien évidemment, la variété « Deglet Ennour » représente 85,2 % du volume total exporté. Son prix moyen s’établit à 7,15 DT/kg. Le prix moyen toutes variétés confondues est de 6,46 DT/kg.

Destinations

L’Union européenne absorbe 44,2 % du volume des exportations des dattes. L’Afrique suit avec 23,3 % et l’Asie avec 22,5 %. Par pays, le Maroc est le premier importateur avec 17,1 % des quantités exportées. L’Italie arrive en deuxième position avec 11,9 %. L’Allemagne occupe la troisième place avec 9,7 %.

Dattes biologiques

Un peu plus de 4 716 tonnes de dattes biologiques ont été exportées durant les cinq premiers mois de la campagne. Leur valeur atteint 48,6 millions de dinars. Le volume a progressé de 26,1 % par rapport à la même période de la campagne précédente. Les recettes ont quant à elles augmenté de 38,9 %. La part des dattes biologiques dans le volume total des exportations reste limitée à 5,0 %.

Le prix moyen des dattes biologiques s’élève à 10,31 DT/kg. Ce prix varie selon le type. Les produits dérivés atteignent 10,90 DT/kg. Les dattes biologiques standards s’établissent à 9,13 DT/kg. Les dattes biologiques à caractère industriel sont valorisées à 4,53 DT/kg.

L’Allemagne est la première destination des dattes biologiques avec 35 % du volume exporté, suivie des Pays-Bas (13 %.) et de la France (9 %).

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Frida Dahmani n’est plus

Le monde du journalisme tunisien et africain est en deuil. Frida Dahmani, correspondante de Jeune Afrique à Tunis depuis 2008, s’est éteinte ce jeudi 26 mars 2026. 

Biologiste de formation, Frida Dahmani avait choisi de réorienter sa trajectoire vers la communication et l’édition, avant que le journalisme ne devienne sa vocation profonde. Elle s’était imposée au sein de la rédaction du magazine panafricain comme une correspondante au spectre large : politique, économie, culture.

Que son âme repose en paix.

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Pénuries de médicaments : Kaïs Saïed inspecte la CNSS et instruit la Pharmacie centrale

Lors d’une visite surprise à la clinique d’El Omrane et à la Pharmacie centrale, le président de la République Kaïs Saïed a ordonné des mesures d’urgence. Elles ont pour objectif de pallier les pénuries de médicaments essentiels et d’améliorer l’accès aux soins pour les assurés sociaux.

Le président Kaïs Saïed a ordonné, mercredi, la constitution d’un stock stratégique de médicaments prioritaires  notamment pour le diabète, l’hypertension et les maladies thyroïdiennes. Et ce, après avoir constaté de visu les insuffisances de la clinique d’El Omrane, établissement de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS). La visite s’est prolongée au siège de la Pharmacie centrale d’El Menzah, où il a directement instruit les responsables en ce sens.

Sur place, le chef de l’État a relevé des lacunes sérieuses dans la qualité des services et l’approvisionnement en médicaments spécifiques, dont certains produits destinés aux patients dialysés. Il a notamment pointé les conditions d’attente imposées aux assurés, contraints de se présenter dès l’aube pour obtenir leurs médicaments. Face à ce constat, il a préconisé la mise en place d’un système de livraison à domicile par véhicules dédiés pour les patients dont l’état ne requiert pas de déplacement.

Kaïs Saïed a réaffirmé que la santé constitue un droit fondamental et que la couverture sociale doit être garantie à l’ensemble des citoyens, sur tout le territoire national. Il a également rencontré des usagers de la clinique, recueillant leurs doléances. Tout en précisant que nombre de situations individuelles relèvent d’une réforme systémique globale, actuellement en cours.

La clinique d’El Omrane fait partie d’un réseau de six établissements gérés par la CNSS, aux côtés de ceux de Cité El Khadra, Bizerte, Sousse, Sfax et Métlaoui. Les pénuries récentes de médicaments de base ont alimenté une vive tension parmi les assurés sociaux, plaçant la gestion pharmaceutique publique sous pression croissante.

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Salaires en hausse, prix incontrôlés : attention à la marche !

Abderrazak Houas, porte-parole de l’Association nationale des petites et moyennes entreprises, évoque les augmentations salariales décidées dans le cadre de la loi de finances 2026. Si ces mesures répondent à une demande sociale légitime, elles pourraient comporter, selon lui, des effets négatifs sur le tissu productif et sur le niveau des prix, faute d’une stratégie d’accompagnement cohérente.

Dans une déclaration à L’Économiste maghrébin, Abderrazak Houas estime que ces augmentations suscitent un débat de fond sur leur réelle portée économique et sociale, et que ces mesures, tout en présentant des aspects positifs, sont à même de constituer de risques réels qui méritent d’être examinés avec rigueur.

Sur le plan des entreprises, la hausse de la masse salariale alourdit mécaniquement les coûts de production, comprimant ainsi les marges bénéficiaires. Cette réalité affecte particulièrement les petites structures. Confrontée à une augmentation de ses charges, une entreprise qui employait trois personnes pourrait être contrainte de n’en garder que deux, redistribuant la charge de travail entre eux. Par ricochet, cette pression sur les coûts pousse les employeurs à répercuter la hausse sur leurs prix de vente, alimentant ainsi une spirale inflationniste.

Pour Houas, la clé réside dans une politique de maîtrise des prix. «Il faut une stratégie pour bloquer la hausse des prix tout en améliorant les revenus», affirme-t-il, citant en exemple des pays comme la Turquie, la France ou le Royaume-Uni, qui ont su mettre en place des mécanismes efficaces de régulation face à l’inflation. Sans un tel dispositif, l’augmentation salariale se trouvera neutralisée : une hausse de cent dinars par mois est immédiatement absorbée voire dépassée par la montée des loyers et du coût de la vie.

Sur le plan social, la hausse des salaires devrait théoriquement stimuler la consommation, soutenir la demande intérieure et dynamiser les secteurs productifs. Mais cet effet vertueux reste conditionné à une maîtrise simultanée des prix. Le porte-parole de l’association souligne à cet égard que l’une des causes profondes des déséquilibres actuels réside dans la dégradation du tissu productif et dans la concentration du marché au profit de quelques grands opérateurs, au détriment des petits producteurs et des petits agriculteurs qui ont progressivement disparu de la scène économique. Ces monopoles de fait permettent à certains acteurs de dicter les prix sans contrainte, rendant toute politique de soutien au pouvoir d’achat largement inopérante.

En définitive, Abderrazak Houas affirme que toute amélioration durable du pouvoir d’achat nécessite la mise en œuvre simultanée de deux mesures complémentaires. La première est une revalorisation des salaires ; la seconde, indissociable de la première, est un mécanisme effectif de contrôle des prix. En l’absence de ce second levier, toute augmentation salariale risque d’être immédiatement neutralisée par la hausse des prix, laissant les ménages tunisiens dans une situation aussi précaire, voire plus dégradée qu’auparavant.

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Amen Bank lève 60 millions de dinars en une seule journée

L’emprunt obligataire subordonné « Amen Bank Subordonné 2026-1 » a été intégralement souscrit le 23 mars 2026, dès le premier jour d’ouverture au public. 

Le montant ciblé de 60 millions de dinars a été atteint en quelques heures, entraînant la clôture anticipée des souscriptions le jour même de leur lancement. L’opération, réalisée par appel public à l’épargne, a été conduite par MAC SA, intermédiaire en bourse chargé de l’opération.

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La BVMT écarte UADH du marché faute d’activité réelle attestée

La BVMT a annoncé la suspension de la cotation des titres de la société UADH à compter du mercredi 25 mars 2026.

Cette décision fait suite à plusieurs manquements graves constatés à l’encontre de la société, dont le non-respect des obligations réglementaires en matière de publication d’informations financières et de communication au marché, l’absence d’informations fiables sur ses responsables ainsi que l’impossibilité pour les structures du marché financier d’identifier des interlocuteurs au sein de la société, et l’absence d’éléments probants attestant de l’existence d’une activité réelle.

La Bourse de Tunis a précisé que cette mesure conservatoire vise à garantir l’intégrité et la transparence du marché ainsi qu’à assurer la protection des investisseurs. La reprise de la cotation reste conditionnée à la régularisation par UADH des manquements qui lui sont reprochés.

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Le titre SOTUVER reprend sa cotation le 25 mars 2026

Le Conseil du marché financier (CMF) a annoncé la reprise de la cotation du titre de la Société Tunisienne de Verreries (SOTUVER) à partir du mercredi 25 mars 2026.

Cette reprise intervient alors que l’instruction du dossier relatif à une demande d’autorisation d’acquisition d’un bloc de titres susceptible de conférer le contrôle majoritaire des droits de vote se poursuit.

Pour rappel, cette demande a été déposée le 10 mars 2026, conformément aux dispositions de l’article 6 de la loi n°94-117 du 14 novembre 1994 portant réorganisation du marché financier et de l’article 166 du règlement général de la Bourse des valeurs mobilières de Tunis. Le CMF a indiqué que le marché sera tenu informé de toute évolution significative relative à ce dossier.

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La BT améliore ses profits et distribuera 0,350 dinar par action

La Banque de Tunisie annonce que son Conseil d’administration, réuni le 23 mars 2026, a arrêté les états financiers individuels et consolidés de l’exercice clos le 31 décembre 2025. Les résultats font ressortir une progression modérée du bénéfice, confirmant la stabilité de la performance de l’établissement.

Au terme de l’exercice 2025, la banque a dégagé un résultat net individuel de 190,3 millions de dinars, contre 188,4 millions de dinars un an auparavant, soit une légère amélioration dans un contexte économique marqué par des incertitudes.

Au niveau consolidé, le résultat net part du groupe s’établit à 202,8 millions de dinars, contre 199,4 millions de dinars à la fin de l’exercice précédent, confirmant une évolution positive de l’activité à l’échelle du groupe.

Le Conseil d’administration a également décidé de convoquer une Assemblée générale ordinaire le 28 avril 2026 à 9h. À cette occasion, il proposera aux actionnaires la distribution d’un dividende de 0,350 dinar par action au titre de l’exercice 2025. Cette proposition s’inscrit dans la continuité de la politique de rémunération régulière des actionnaires adoptée par la banque, souligne-t-on.

Ces résultats témoignent de la résilience de la Banque de Tunisie, qui poursuit une trajectoire de croissance maîtrisée tout en maintenant une politique de distribution attractive pour ses investisseurs.

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Khalil Laabidi : « l’instabilité au Moyen-Orient redistribue la carte mondiale des investissements »

Dans un contexte géopolitique marqué par l’instabilité croissante au Moyen-Orient, la Tunisie dispose d’atouts comparatifs susceptibles d’attirer les entreprises qui quittent Dubaï et les pays du Golfe, mais elle doit lever de toute urgence les obstacles structurels qui freinent son attractivité. C’est ce qu’a estimé Khalil Laabidi, conseiller en investissement et fiscal et ancien directeur général de la FIPA, dans une déclaration accordée à L’Économiste maghrébin.

Selon notre interlocuteur, les crises géopolitiques majeures, si elles constituent des tragédies humaines, redistribuent également la carte mondiale des investissements. Il observe ainsi un mouvement de départ d’entreprises établies à Dubaï et dans les pays du Golfe, des pays historiquement perçus comme stables mais désormais considérés comme des zones à risque de contagion. Ces entreprises, précise-t-il, activent leurs plans de contingence et cherchent des destinations alternatives, parmi lesquelles Singapour occupe une place de choix en tant que cinquième écosystème mondial de startups. Khalil Laabidi rappelle à cet égard que la Tunisie s’était trouvée dans une situation comparable lors du déclenchement du conflit russo-ukrainien, et que le phénomène actuel est d’une ampleur et d’une dangerosité supérieure.

Face à cette recomposition, l’ancien directeur général de la FIPA identifie trois piliers sur lesquels la Tunisie doit s’appuyer pour capter ces flux d’investissement. Le premier est la proximité géographique. Le pays se situe à deux heures à deux heures trente de vol en moyenne des capitales européennes, ce qu’il qualifie d’avantage comparatif considérable par rapport à des destinations asiatiques. Toutefois, explique-t-il, cet atout naturel risque d’être neutralisé par les faiblesses logistiques du pays. Il cite à ce titre le Chandler Good Government Index 2025 (CGGI), qui classe la Tunisie au 106e rang sur 120 pays en matière de logistique, soulignant que ce classement constitue un signal d’alarme tout autant qu’une marge de progression importante, à condition de consentir des investissements significatifs dans les ports, les routes, les autoroutes et les services diplomatiques économiques.

 

Il s’appuie sur le Global Startup Ecosystem Index 2025, qui place la Tunisie au 82e rang mondial et au 7e rang africain, avec une croissance de l’écosystème startup de 15,3 % par an, et au 4e rang continental en matière d’entrepreneuriat numérique.

 

Le deuxième pilier mis en avant par notre interlocuteur est le capital humain et le dynamisme de l’écosystème des startups. Il s’appuie sur le Global Startup Ecosystem Index 2025, qui place la Tunisie au 82e rang mondial et au 7e rang africain, avec une croissance de l’écosystème startup de 15,3 % par an, et au 4e rang continental en matière d’entrepreneuriat numérique. Ces performances constituent, selon lui, un argument de poids que le pays ne valorise pas suffisamment, faute d’une diplomatie économique active et de budgets de communication adéquats.

Le troisième pilier évoqué est le cadre juridique. Khalil Laabidi reconnaît que la Tunisie dispose d’un arsenal législatif destiné à attirer les investisseurs étrangers, mais il pointe une distorsion profonde entre les textes et leur application sur le terrain. Il cite le rapport Business Ready 2025 de la Banque mondiale, selon lequel le problème tunisien n’est pas l’absence de lois mais la lenteur de leur exécution. Le conseiller fiscal mentionne notamment des textes d’application du code de l’investissement toujours en attente, ainsi que la non-création d’une instance unique d’investissement pourtant attendue.

 

« La guerre au Moyen-Orient est une tragédie certes, mais elle crée un appel d’air. La Tunisie a les ailes pour voler, mais faut-il urgemment dégager les obstacles sur la piste de décollage. »

 

L’ancien directeur général de la FIPA s’étend également sur d’autres facteurs de fragilité. Il note la dégradation de l’indice de liberté des affaires, passé de 85 dans les années 1990 à 57 % aujourd’hui, ainsi que les lourdeurs bureaucratiques et la lenteur de la digitalisation des services publics. Notre invité contraste cette situation avec celle de Singapour, qui traite un dossier d’investissement en vingt-quatre heures. Sur le plan continental, il rappelle que la concurrence est vive : le Rwanda occupe la première place africaine dans le classement Business Ready avec un score de 67,94, suivi du Maroc.

Pour saisir cette opportunité, selon notre interlocuteur, des actions immédiates s’imposent : le lancement de missions économiques ciblées vers les pays du Golfe, la mise en place d’un traitement prioritaire et effectif des dossiers d’investissement en provenance de ces zones, ainsi que des efforts de communication sur la stabilité macroéconomique et la qualité des fondamentaux institutionnels du pays. Khalil Laabidi conclut en résumant la situation par une formule : « la guerre au Moyen-Orient est une tragédie certes, mais elle crée un appel d’air. La Tunisie a les ailes pour voler, mais faut-il urgemment dégager les obstacles sur la piste de décollage. »

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Dans la francophonie de 2050, la Tunisie occupe déjà une place de choix

Neuf francophones sur dix vivront en Afrique d’ici 2050. Ce chiffre, extrait du rapport La langue française dans le monde 2026, résume à lui seul le déplacement de gravité qui redessine la géographie mondiale d’une langue parlée aujourd’hui par 396 millions de personnes, dont les deux tiers résident déjà sur le continent africain.

La projection à 590 millions de locuteurs pour 2050 n’est pas une extrapolation abstraite. Elle repose sur une réalité documentée. En effet, entre 2010 et 2025, l’Afrique a généré 92 % de la progression du nombre de personnes naissant et grandissant en français. Démographie soutenue et maintien du français comme langue d’enseignement dans les systèmes scolaires nationaux constituent les deux moteurs de cette trajectoire. La francophonie de demain sera ainsi majoritairement jeune, urbaine, mobile et marquée par des pratiques linguistiques mixtes.

Dans ce tableau continental, la Tunisie se distingue par un taux de 63 % de francophones au sein de sa population, l’un des plus élevés de l’ensemble maghrébin. Le français y remplit plusieurs fonctions simultanées : langue de formation scolaire et universitaire, outil opérationnel dans de nombreux secteurs économiques, marqueur de positionnement social et pilier d’une partie substantielle de la production intellectuelle et médiatique nationale.

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SITEX placée sous règlement judiciaire par le tribunal de Monastir

Le tribunal de première instance de Monastir a prononcé, le 2 mars 2026, l’ouverture d’une procédure de règlement judiciaire à l’encontre de SITEX, société textile anonyme basée à Ksar Hellal et dotée d’un capital d’environ 23 millions de dinars.

Cette décision judiciaire fait suite à des difficultés financières traversées par l’entreprise au cours de la période récente. Elle ouvre la voie à l’élaboration d’un plan de redressement placé sous la supervision des autorités judiciaires compétentes, dont l’objectif est d’assurer la continuité de l’activité, de préserver les emplois et d’apurer le passif de la société.

Le tribunal a désigné Chiraz Tebra en qualité d’administratrice judiciaire. Elle sera chargée d’accompagner SITEX dans la conduite de cette procédure et dans la recherche de solutions de redressement adaptées.

Dans son communiqué publié sur le site officiel de la BVMT, la société s’est engagée à coopérer pleinement avec les autorités judiciaires et à tenir régulièrement informés ses actionnaires, partenaires, investisseurs et collaborateurs de toute évolution significative relative à cette procédure.

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